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FATIMA: LA COMMUNION REPARATRICE DES 1ERS SAMEDIS DU MOIS

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FATIMA: LA COMMUNION REPARATRICE DES 1ERS SAMEDIS DU MOIS

Message par azais le Mer 31 Mai 2017 - 23:58


  • Les premiers samedis du mois


Le 13 juillet 1917, Notre-Dame confia aux petits voyants qu'elle viendrait demander la communion réparatrice des premiers samedis du mois dans le but de sauver les pécheurs.
Effectivement, le 10 décembre 1925, elle apparût à sœur Lucie pour lui confirmer cette demande et en préciser les pratiques.


Notre-Dame a demandé ce jour-là :

  • de se confesser
  • de communier
  • de réciter un chapelet
  • de méditer 15 mn sur les mystères du rosaire
  • le tout en esprit de réparation pour les outrages commis envers le Cœur Immaculé de Marie


Vous trouverez ci-après :http://www.fatima100.fr/les-premiers-samedis-du-mois

  • une fiche détaillant les demandes de Notre-Dame
  • une liste de quelques lieux où il est possible d'avoir une messe
  • un texte sur la façon de se confesser
  • 15 méditations pour vous aider à faire le quart d'heure de méditation sur les mystères du rosaire.


Nota : Pour la méditation des mystères du rosaire, il n'est pas nécessaire de méditer tous les mystères. On peut ne méditer qu'un mystère ou quelques uns. Sœur Lucie avait pour habitude d'en méditer un seul et de changer chaque mois. (Voir l'introduction des méditations)


 Titre                                                                           clics           .
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La communion réparatrice des premiers samedis du mois12775
Méditations pour les 1ers samedis du mois5381
Messes le 1er samedi du mois (lieux)5764
L'art de se confesser2870
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Re: FATIMA: LA COMMUNION REPARATRICE DES 1ERS SAMEDIS DU MOIS

Message par azais le Jeu 1 Juin 2017 - 0:05

La communion réparatrice des premiers samedis du mois


La communion réparatrice des premiers samedis du mois

Les demandes de Notre-Dame

C’est au cours de l’apparition du 13 juillet 1917 que Notre-Dame parla pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » 
Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n’est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu’elle le fera. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entendit ce jour-là (tirées d’une lettre à son confesseur, le père Aparicio) : 


Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,
- pendant cinq mois, le premier samedi,
- se confesseront,
- recevront la sainte Communion,
- réciteront un chapelet
- et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire
- en esprit de réparation,
je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme.

Les assouplissements de l’Enfant-Jésus

Deux mois plus tard, le 15 février 1926, l’Enfant Jésus apparut à sœur Lucie et assouplit les conditions posées par Notre-Dame. Voici un extrait du dialogue qui s’établit entre eux (tiré d’une lettre à Mgr Pereira Lopès, un de ces anciens confesseurs) :

— Mon confesseur disait dans sa lettre que cette dévotion ne faisait pas défaut dans le monde, parce qu’il y avait déjà beaucoup d’âmes qui Vous recevaient chaque premier samedi, en l’honneur de Notre-Dame et des quinze mystères du Rosaire.
— C’est vrai ma fille, que beaucoup d’âmes commencent, mais peu vont jusqu’au bout et celles qui persévèrent, le font pour recevoir les grâces qui y sont promises. Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel me plaisent davantage que celles qui en font quinze, tièdes et indifférents.
— Mon Jésus ! Bien des âmes ont de la difficulté à se confesser le samedi. Si vous permettiez que la confession dans les huit jours soit valide ?
— Oui. Elle peut être faite même au-delà, pourvu que les âmes soient en état de grâce le premier samedi lorsqu’elles me recevront, et que, dans cette confession antérieure, elles aient l’intention de faire ainsi réparation au Sacré-Cœur de Marie.
— Mon Jésus ! Et celles qui oublieront de formuler cette intention ?
— Elles pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu’elles auront pour se confesser.

Les précisions de Notre-Seigneur

Quatre ans plus tard, le père Gonçalvès, qui avait remplacé le père Aparicio comme confesseur, demanda à sœur Lucie de répondre par écrit à cinq questions sur la dévotion des premiers samedis du mois. Voici ses réponses (extrait de la lettre envoyée au père Gonzalès) :

1. Quand ? Le 10 décembre 1925.
Comment ? Par une apparition de Notre-Seigneur et de la Très Sainte Vierge qui me montra son Cœur Immaculé entouré d’épines et demandant réparation.
Où ? À Pontevedra (Passage Isabelle II). La première apparition (eut lieu) dans ma chambre, la seconde près du portail du jardin où je travaillais.
2. Les conditions requises ?
Durant cinq mois, le premier samedi, recevoir la Sainte Communion, dire le chapelet, tenir compagnie quinze minutes à Notre-Dame en méditant les mystères du Rosaire, et se confesser avec la même intention. La confession peut se faire un autre jour, pourvu qu’on soit en état de grâce en recevant la Sainte Communion.
3. Avantages ou promesses.
« Aux âmes qui chercheront à me faire réparation de cette manière (dit Notre-Dame), je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires au salut ».
4. Pourquoi cinq samedis et non neuf, ou sept en l’honneur des douleurs de Notre-Dame ?
Me trouvant dans la chapelle avec Notre-Seigneur une partie de la nuit du 29 au 30 de ce mois de mai 1930, et parlant à Notre-Seigneur des questions quatre et cinq, je me sentis soudain possédée plus intimement par la divine présence et, si je ne me trompe, voici ce qui m’a été révélé :
« Ma fille, le motif en est simple. Il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie :
1) les blasphèmes contre l’Immaculée Conception,
2) les blasphèmes contre sa virginité,
3) les blasphèmes contre sa maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes,
4) les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine à l’égard de cette Mère Immaculée,
5) les offenses de ceux qui l’outragent directement dans ses saintes images.
Voilà, ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m’a inspiré de demander cette petite réparation, et, en considération de celle-ci, d’émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l’offenser. Quant à toi, cherche sans cesse, par tes prières et tes sacrifices, à émouvoir ma miséricorde à l’égard de ces pauvres âmes ».
5. Ceux qui ne pourront accomplir les conditions le samedi, ne peuvent-ils y satisfaire le dimanche ?
« La pratique de cette dévotion sera également acceptée le dimanche qui suit le premier samedi, quand mes prêtres, pour de justes motifs, le permettront aux âmes ».

L’esprit de la dévotion

Pour bien comprendre le but des premiers samedis du mois, il est important de bien noter les points suivants.

Dans la réponse à la quatrième question, Notre-Seigneur dit à sœur Lucie que c’est Lui qui demande cette dévotion : « … le Cœur Immaculé de Marie M’a inspiré de demander cette petite réparation et, en considération de celle-ci, d’émouvoir Ma miséricorde ».

Si la possibilité de choisir un autre jour que le premier samedi pour la confession est laissé au libre arbitre de chacun, la possibilité de communier le lendemain ne peut être accordée que par un prêtre. Toutefois, il est clair que ce ne sont que des exceptions : la règle générale fixée par le Ciel est de se confesser et de communier le samedi. Pour pouvoir le faire un autre jour, il faut un empêchement réel.

Le point le plus important, celui du quel cette dévotion tire toute son efficacité, c’est la volonté de réparer les outrages subis par Notre-Dame de la part des pécheurs. C’est l’un des points essentiels du message de Fatima : réparer les offenses commises envers les saints cœurs de Jésus et Marie. En octobre 1928, dans une lettre adressée à son évêque, Mgr da Silva, sœur Lucie écrivit :

Le bon Dieu, dans son infinie miséricorde, se plaint de ne pouvoir supporter plus longtemps les offenses qui se commettent contre l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge. Il dit qu’à cause de ce péché, un grand nombre d’âmes tombent en enfer, et il promet de les sauver, dans la mesure où l’on pratiquera la dévotion suivante [les premiers samedis du mois], avec l’intention de faire réparation au Cœur Immaculé de notre très Sainte Mère.

Sœur Lucie confia également au père Aparicio (lettre du 19 mars 1939) :

De la pratique de cette dévotion, unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. C’est pourquoi j’ai tant désiré sa propagation ; et puis, surtout parce que telle est la volonté de notre bon Dieu et de notre si chère Mère du Ciel.

Plus tard, sœur Lucie indiqua qu’il fallait pratiquer cette dévotion chaque premier samedi du mois, car à chaque fois, nous pouvions obtenir la conversion d’un plus grand nombre de pécheurs :

Voici ma façon de faire les méditations sur les mystères du rosaire, les premiers samedis. Premier mystère : l’annonciation de l’ange Gabriel à Notre-Dame. (…) [Ici, sœur Lucie donne sa méthode pour méditer sur un mystère.]
Le deuxième mois, je fais la méditation du deuxième mystère joyeux. Le troisième, du troisième et ainsi de suite, en suivant la même méthode pour méditer. Quand j’ai fini ces cinq premiers samedis, j’en recommence cinq autres et je médite les mystères douloureux, ensuite les glorieux et, quand je les ai terminés, je recommence les joyeux.

Cette précision de sœur Lucie indique bien qu’il faut accomplir cette dévotion chaque premier samedi du mois et non pas uniquement cinq fois, car cette pratique est avant tout pour sauver des âmes. C’est d’ailleurs le sens de la première demande de Notre-Dame le 13 juillet 1917 : « Je viendrai demander (…) la communion réparatrice des premiers samedis du mois ».
La pratique des cinq samedis successifs accorde une grâce supplémentaire, celle de l’assistance de Notre-Dame au moment de notre mort. Mais il ne faut pas confondre la pratique générale et la grâce supplémentaire accordée à ceux qui la font cinq premiers samedis de suite. Cette grâce si extraordinaire est avant tout la marque que le Ciel attache une très grande importance à cette dévotion.


  (source http://www.fatima100.fr/les-premiers-samedis-du-mois/18-la-communion-reparatrice-des-premiers-samedis-du-mois)
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Re: FATIMA: LA COMMUNION REPARATRICE DES 1ERS SAMEDIS DU MOIS

Message par azais le Jeu 1 Juin 2017 - 0:12

 Méditations pour les 1ers samedis du mois



méditations rédigées par l'abbé Delagneau et publiées ici ( source :http://www.fatima100.fr/les-premiers-samedis-du-mois/meditations) avec son aimable autorisation: vous êtes vivement encouragé à vous procurer les petits livrets d'où elles ont été tirées et que vous pouvez commander sur la page Fatima Centenaire du site Livres en Famille.

Ces méditations sont destinées à aider à faire les 15 minutes  demandées par Notre-Dame pour la communion réparatrice des premiers samedis du mois.
Il suffit de choisir un mystère et de lire en méditant les quelques pages qui lui sont dédiées. Il n'est pas nécessaire de faire tous les mystères. Voici comment faisait sœur Lucie (tiré d'une lettre au père Martins) :

Voici ma façon de faire les méditations sur les mystères du rosaire, les premiers samedis.
 Premier mystère : l’annonciation de l’ange Gabriel à Notre-Dame. 

Premier préambule : me représenter, voir et entendre l’ange saluer Notre-Dame avec ces paroles : « Je vous salue Marie, pleine de grâce ». `
Deuxième préambule : je demande à Notre-Dame qu’elle infuse dans mon âme un profond sentiment d’humilité. 

Premier point : Je méditerai la manière dont le Ciel proclame que la très Sainte Vierge est pleine de grâce, bénie entre toutes les femmes et destinée à être la Mère de Dieu. 
Deuxième point : L’humilité de Notre-Dame se reconnaissant et se disant la servante du Seigneur. 
Troisième point : comment je dois imiter Notre-Dame dans son humilité, quelles sont les fautes d’orgueil et de superbe par lesquelles j’ai l’habitude de déplaire à Notre-Seigneur, et quels sont les moyens que je dois employer pour les éviter, etc.

Le deuxième mois, je fais la méditation du deuxième mystère joyeux. 
Le troisième, du troisième et ainsi de suite, en suivant la même méthode pour méditer. 
Quand j’ai fini ces cinq premiers samedis, j’en recommence cinq autres et je médite les mystères douloureux,
 ensuite les glorieux 
Et, quand je les ai terminés, je recommence les joyeux.
Mystères joyeux 1er mystère : L'Annonciation
 2e mystère : La Visitation
 3e mystère : La Nativité
 4e mystère : La présentation de Jésus au temple
 5e mystère : Le recouvrement de Jésus au temple
Mystères douloureux 1er mystère : L'agonie de Jésus au jardin des oliviers
 2e mystère : La flagellation
 3e mystère : Le couronnement d'épines
 4e mystère :Le portement de croix
5e mystère : La crucifixion
Mystères glorieux 1er mystère : La Résurrection
 2e mystère: L'Ascension
 3e mystère : La Pentecôte
 4e mystère : L'Assomption
 5e mystère : Le couronnement de la Sainte Vierge au Ciel
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Re: FATIMA: LA COMMUNION REPARATRICE DES 1ERS SAMEDIS DU MOIS

Message par azais le Jeu 1 Juin 2017 - 0:17

Messes le 1er samedi du mois (lieux)

Vous trouverez sur cette page différents lieux où il est possible d'avoir une messe le 1[size=9]er samedi du mois dans l'esprit de réparation demandée par la Sainte Vierge.
Si vous connaissez un lieu qui ne se trouve pas dans cette liste, veuillez nous le signaler en envoyant un mail à contact@fatima100.fr
[/size]

FRANCE


 AJACCIO (2A Corse du Sud)
Chapelle Notre-Dame de Lorette, Chemin du Loreto.
17 h 30 : Salut du Saint-Sacrement avec récitation du chapelet médité en esprit de réparation.
18 h 00 : Messe lue (forme extraordinaire du rite romain) avec prédication sur les Apparitions de la Sainte Vierge.


BASTIA (2B Haute Corse)
Eglise Notre-Dame de Lourdes, 4 rue du Commandant Luc de Casabianca
09h00 : Messe.


SAINTES (17 Charente Maritime)
Église Sainte Colombe, 3 rue Urbain Loyer
-18h00 : Confessions
-18h30 : Messe de Saint Pie V
-19h15 : Méditation


BOURGES (18 Cher)
Ecole Sainte-Jeanne de France, 18 rue de la Chappe
- 17h30 : Chapelet
- 18h00 : Messe de saint Pie V
- 18h45 : Méditation.


BESANCON (25 Doubs)
Église Saint Hypolite (paroisse Saint Fergeux )
11h00 : Messe suivie de l'adoration du Saint Sacrement


MONTPELLIER (34 Hérault)
Villa Sainte-Christine, 334, Rue du Pioch de Boutonnet
De février à juin : 12h30 : Messe en forme extraordinaire ; repas tiré du sac ; Chapelet ; Conférence pour les adultes et jeux pour les enfants ; Temps d’oraison devant le Saint Sacrement exposé et Salut du TS Sacrement. Fin : 16h30.
A partir de juillet : 11h00 : messe en forme extraordinaire
Contact : Chanoine Joseph Amadieu - 06 21 13 95 97 - chn.amadieu@icrsp.org


SAINT-LOUANS, Chinon (37 Indre et Loire)
08h30 : Messe


SAINT ETIENNE (42 Loire)
Patronage St Joseph, 13 rue Victor Duchamp
08h45 : Messe (Sonner pour se faire ouvrir le portail)


Chapelle St Bernard (FSSP) - 9, rue Buisson
10h30 : Messe votive du Cœur Immaculé de Marie en forme extraordinaire
11h15 : Récitation du Chapelet & 1/4 h de méditation sur les mystères du Rosaire
12h00 : Litanies de la Sainte Vierge, Acte de Réparation & Angélus
Permanence de confession de 11h15 à 12h15


NANTES (44 Loire Atlantique)
Chapelle de la Visitation Sainte Marie, 8 rue du Maréchal Joffre
09h00 : Messe (en forme ordinaire), chapelet, 1/4 d'heure méditation silencieuse ; confessions possibles
(en accord avec Monseigneur James, évêque de Nantes)


VALOGNES (50 Manche)
Chapelle Royale de Notre Dame de Protection (Rue du Huit Mai 1945)
17h00 : Messe en forme extraordinaire


LA SELLE CRAONNAISE (53 Mayenne)
de novembre à mars et LA ROË d'avril à octobre
11h00 : Messe précédée à partir de 10h par l'adoration du Saint Sacrement avec chapelet pour les âmes du Purgatoire (confessions possibles)


LAVAL (53 Mayenne)
Oratoire de l'église Saint Pierre
09h30 : messe (rit ordinaire avec grégorien)
de 10h00 à 12h00 : confessions au presbytère


VANNES (56 Morbihan)
Chapelle saint Catherine à coté de la paroisse Saint Patern
12h00 : Messe en forme extraordinaire.


SAINT ANDRE DE MARZY (58 Nièvres)
10h00 : Récitation du chapelet
10h30 : Messe (forme extraordinaire)


La Chapelle d'Armentières (59 Nord)
Chapelle Notre Dame de Fatima, 201 chemin de la Patinerie
06h30 (à l'issue de la nuit d'adoration) : Messe (rit extraordinaire)


COMPIÈGNE (60 Oise)
Eglise Sainte Thérèse, 85 rue du Bataillon de France
18 h 30 : messe de saint Pie V


BAYONNE (64 Pyrénées Atlantiques)
Eglise saint Laurent de Billère de la paroisse Sainte Marie de Billère
11h00 : Messe du Cœur Immaculé de Marie
La veille, messe pour le 1[size=9]er vendredi du mois à 18h30, suivi de l'adoration nocturne jusqu'à la messe du lendemain à 
11 h [/size]

TARBES (65 Hautes Pyrénées)
Chapelle Sainte Bernadette (51 rue Traynès)
10h30 : Confessions
11h00 : Chapelet
11h15 : Quart d'heure de méditation
11h30 : Messe


SELESTAT (67 Bas Rhin)
Couvent saint Antoine, 4 rue saint Antoine
14h15 :  Chapelet médité
15h00 : Messe 
Possibilité de confession


STRASBOURG (67 Bas Rhin)
Paroise Saint-Louis/La Croix Glorieuse, 1 rue Saint Louis
09h00 : Messe (rit extraordinaire)
09h30 : chapelet médité


LYON (69 Rhône)
Église de l'Immaculée Conception,  94  avenue  Maréchal  de  Saxe (3e arrondissement)
10h00 : Messe (en forme ordinaire), chapelet, 1/4 d'heure de méditation silencieuse ; confessions possibles
(en accord avec son Éminence le cardinal Barbarin, primat des Gaules)


 PARIS (75 Seine)
Paroisse Notre-Dame du Lys (7, rue Blomet, 15e) : (sauf en août et septembre)
- 17 h 30 : Méditation des mystères du rosaire
- 17 h 50 : Récitation du chapelet
- 18 h 30 : Messe en forme extraordinaire
Renseignements : chapitrendlys@gmail.com


Centre Saint Paul, IBP
Messe en forme extraordinaire à 7h du matin, après une nuit complète d'adoration, vendredi soir.


ROUEN (76 Seine maritime)
Eglise Saint Patrice, 22 rue Saint Patrice 
11h00 : messe puis chapelet
Renseignements : 06 30 70 77 53 (Chanoine Waché de Corbie).


MEAUX (77 Seine et Marne)
Carmel de Meaux
11h00 : Messe en forme extraordinaire


PORT-MARLY (78 Yvelines)
Maison Saint François de Sales, 47 ter rue de l'Abreuvoir, Marly le Roi.
07H00 : messe.
11H00 : messe. 
Renseignements : Maison Saint François de Sales : 01 39 16 64 05, ou le prieur (Chanoine Guitard) :  06 50 88 19 14 


BESSE-SUR-ISSOLE (83 Var)
16 h00 : Chapelet médité, confessions, suivi à 17 h de la Sainte Messe (rit ordinaire)


RIANS (83 Var)
Messe à 10h (rit ordinaire)


TOULON (83 Var)
Cathédrale Notre-Dame de la Seds
11h30 : Messe en forme ordinaire.
Confession de 09h30 à 11h30


Paroisse Saint Pie X (quartier de La Rode) :
07h00 : messe en forme extraordinaire suivie d'une heure d'adoration avec possibilité de se confesser.


POITIERS (86 Vienne) (Sauf juillet et août)
Sanctuaire Marie Reine des Cœurs, 2 rue de Montbernage
14h30 : enseignement
15h30 : chapelet médité et confessions 
16h30 : messe en l'honneur du Cœur Immaculé de Marie
Renseignement : 06 12 35 20 32


VICQ SUR GARTEMPE (86 Vienne)
Église de Saint Léger
14h30 : Chapelet Médité,Confessions,Consécration a Marie, suivi de la Messe en l'honneur du Coeur Immaculé de Marie


SAVIGNY SUR CLAIRIS (89 Yonne)
Eglise Saint Pierre
17h10 : Confessions
17h30 : Messe
18h00 : Chapelet devant le Saint Sacrement exposé puis adoration
18h45 : Bénédiction du Saint Sacrement
ATTENTION : En horaire d'hiver, ces heures sont avancées d'une heure : 16h10 confessions, 16h30 messe, etc.


SENS (89 Yonne)
Famille missionnaire de Notre-Dame des Neiges (105 rue Victore Guichard)
10h00 : Chapelet médité
11h00 : messe. Confession possible.
Renseignements: http://fmnd.org/activites.php?id_lieu=10&id_type=7 


Plus généralement, dans les églises desservies par la Famille Missionnaire de Notre-Dame, à Bergerac, Grand Fougeray, Lyon, Sélestat, Sens et Vannes.
Renseignements : https://fmnd.org/activites.php?id_type=7


 JUVISY SUR ORGE (91 Essonne)  (De janvier à mai 2017)
09h00 : Messe (rit extraordinaire), chapelet, méditation, confession.      
Renseignements : fr.sumpont@gmail.com


SARCELLES (95 Val d'Oise) (De janvier à mai 2017)
Église Saint Pierre et saint Paul : messe à 8h30
Renseignement : jbarmnius@free.fr


CANADA


MONTREAL (QUEBEC)
Cathédrale Marie Reine du Monde : messe à midi.




 (source :http://www.fatima100.fr/les-premiers-samedis-du-mois/lieux-de-messe)
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Re: FATIMA: LA COMMUNION REPARATRICE DES 1ERS SAMEDIS DU MOIS

Message par azais le Jeu 1 Juin 2017 - 0:20

L'art de se confesser

L'art de se confesser Par Henri-Charles CHÉRY O.P.
 Ces lignes ne s'adressent pas aux « grands pécheurs » qui viennent se décharger auprès du Christ d'un lourd fardeau. Et pas même aux catholiques de l'unique confession pascale.
Mais peut-être pourront-elles offrir quelque utilité aux personnes qui ont « l'habitude » de la confession, hebdomadaire, bimensuelle ou mensuelle.
« L'habitude » : mot sans couleur s'il désigne simplement une louable régularité ; mot tristement gris s'il désigne une routine. Et malheureusement, chacun sait qu'une louable régularité dégénère facilement en routine. La plupart des pénitents se désolent sur la misérable banalité de leurs confessions, sur le peu de fruit qu'ils en retirent, et même parfois sur le peu d'intérêt de l'exhortation que le confesseur leur adresse quand ils viennent le trouver. Plusieurs en prennent le dégoût, ne se confessent plus que par coutume, ou, finalement, arrivent à espacer leurs recours au sacrement de pénitence d'une manière qui est préjudiciable à leur progrès spirituel.
Ce dégoût et ses conséquences ne viennent-ils pas de ce qu'ils ne savent pas se confesser ? Il y a une manière, un « art », qui ferait de cet exercice régulier un sérieux moyen de sanctification. En écrivant ces lignes, nous avons songé particulièrement à cette nombreuse jeunesse - jeunesse d'action catholique, jeunesse des foyers nouveaux -, qui cherche à vivre un christianisme vrai, dans un généreux effort de sincérité. Point encore « habituée », elle souffre de toute menace de sclérose, elle a horreur des routines et rejette les formalités. Elle a raison. Mais il faut qu'elle sache que le formalisme s'introduit par la faute des « usagers », si j'ose dire, et qu'il dépend d'elle de garder intacte sa vitalité religieuse ou de la laisser s'étioler, faute d'un effort personnel.
Les rites sont porteurs de vie, mais aux seuls vivants.
L'usage de la confession, si elle est bien comprise, peut être un sérieux appui pour le développement de la vie spirituelle.
Mais d'abord, puisque nous allons parler de la confession et rien que de la confession, il faut noter soigneusement qu'elle n'est pas tout le sacrement de pénitence, qu'elle n'en est même pas l'élément principal. Celui-ci comporte un regret, un aveu, une absolution, une réparation. Le sacrement est constitué essentiellement par une absolution effaçant la faute d'un cœur qui se repent. Qu'un pénitent - sur son lit de mort, par exemple - ne puisse exprimer son aveu, le sacrement peut se passer de cet aveu ; il ne peut se passer du regret. Dieu, de son côté, peut se passer du sacrement (en l'absence de tout prêtre qualifié pour le donner) : il ne peut sauver une âme malgré elle, remettre un péché qu'on refuse obstinément de regretter.
Feront bien de s'en souvenir ces personnes pour qui l'essentiel semble être leur accusation. Que le prêtre les exhorte à la contrition, aux moyens à envisager pour ne pas retomber dans leur faute, elles paraissent ne pas le suivre, distraites qu'elles sont, une fois leur accusation faite, par le souci d'énoncer encore tel ou tel péché qui n'est pas d'abord venu sur leurs lèvres. S'il s'agissait d'une faute grave, il serait normal qu'on ne voulût pas se retirer avant de l'avoir exprimée ; mais le plus souvent il s'agit de fautes vénielles. On s'inquiète surtout d'être complet ; il faut s'inquiéter surtout d'être contrit.
Et on en tirera cette conséquence que, dans les quelques instants que l'on consacre d'ordinaire à se préparer immédiatement à sa confession, on fera bien de ne pas tout donner à « l'examen de conscience », mais plus encore d'implorer la grâce de Dieu, pour obtenir un sincère regret de ses fautes, d'exprimer par avance sa contrition, son intention de ne pas retomber.
 
- I -
A qui vais-je m'adresser pour me confesser ?
Première réponse : à un prêtre. J'emploie à dessein ce terme général pour souligner que l'importance primordiale, dans l'usage du sacrement de pénitence, doit être accordée, non aux qualités de l'homme qui entend la confession, mais à sa qualité de ministre du Christ. Parce que nous manquons de foi, nous nous attachons exagérément à la valeur humaine du confesseur, valeur réelle, objective, ou valeur que lui attribuent notre sympathie et notre confiance. Qu'elle soit à prendre en considération, c'est indéniable, mais à un point de vue qui se situe pour ainsi dire en marge du sacrement. Elle va jouer pour les conseils qui suivront l'accusation et précéderont l'absolution. Mais le sacrement n'est pas constitué par ces conseils ; il peut même s'en passer totalement. L'important est d'avoir affaire au Christ qui détient le pardon, au Christ vivant et agissant dans son Église. Tout prêtre ayant reçu de l'Église les pouvoirs de vous absoudre validement, agit in persona Christi, au nom du Christ. Il ouvre pour votre âme la source du pardon qui est le sang du Christ Rédempteur et il la lave dans ce sang.
Erronée par manque de foi est donc l'attitude de ces pénitents qui diffèrent de se libérer d'un péché grave ou qui retardent indéfiniment une confession qui les sortirait d'un malaise grandissant (en les purifiant des foyers d'infection qui se propagent peu à peu) parce que « leur confesseur » n'est pas là. S'ils avaient la compréhension de ce qu'est le sacrement, souverainement valable dans son œuvre purificatrice indépendamment de la qualité du prêtre qui l'administre, s'ils comprenaient que le confesseur est avant tout « ministre du Christ », c'est-à-dire oreille du Christ pour entendre l'aveu, sagesse du Christ pour juger, bouche du Christ pour prononcer l'effacement, ils s'attacheraient moins aux apparences humaines et ne différeraient point.
C'est le lieu de dire d'un mot pourquoi je dois avouer mes fautes à un prêtre, au lieu de me contenter d'un aveu directement exprimé à Dieu dans l'intime de mon cœur. C'est parce que je suis membre de l'Église.
Ma faute a offensé Dieu et m'a abîmé moi-même : manquement à l'amour que je dois à mon Créateur et au vertueux amour que je dois porter à cet enfant de Dieu que je suis. Mais elle a aussi porté atteinte à l'Église, au Corps mystique. « Toute âme qui s'élève élève le monde. » Tout chrétien qui déchoit contrarie la perfection de la communauté chrétienne. Le plus obscur des péchés cause une blessure à cet arbre dont je suis un rameau. Que je me détache de l'arbre complètement par le péché mortel ou que je m'en sépare un peu seulement, l'arbre entier souffre. Je relève de l'Église dans ma vitalité, car Dieu a confié pour moi ses grâces à l'Église, corps du Christ. J'en dois donc aussi relever pour sortir de ma faute. Aux premiers siècles, cette responsabilité devant l'Église apparaissait plus manifestement, lorsque l'accusation était publique, faite devant la communauté réunie. Actuellement, la discipline est adoucie, mais c'est toujours devant l'Église que je m'accuse en la personne du prêtre qui m'entend, de l'Église que je reçois la réconciliation par le ministère du prêtre qui m'absout.
Je me confesse donc au prêtre parce qu'il est prêtre. Cela ne m'interdit pas de le choisir humainement capable de me comprendre et de me conseiller. Ne parlons pas ici, puisque ce n'est pas notre objet, de ce qu'on appelle (un peu improprement, peut-être) la « direction ». Même en restant strictement sur le plan de la confession, il vaut sûrement mieux, pour les progrès de l'âme, qu'elle s'adresse habituellement au même confesseur. Au bout de quelque temps (pourvu qu'on ait suivi, dans la manière de s'accuser, les conseils que nous donnerons plus loin), il sait à qui il a affaire. Il connaît vos tendances, vos faiblesses habituelles. Même si vous avez peu de choses à dire, il sait sur quel point il est bon d'insister dans son exhortation. Vous avez dévoilé peu à peu les difficultés dans lesquelles vous vous débattiez, votre situation particulière : il ne risque pas, comme un étranger qui vous comprendrait mal, de vous dérouter par quelque remarque intempestive. A un moment difficile de votre vie, il peut vous arrêter à temps sur une pente dangereuse. Et à tout moment il est à même de vous suggérer les décisions opportunes, de vous tirer de votre torpeur si vous vous laissez endormir.
Comment le choisirez-vous ? Avant tout de sens droit, de jugement sûr. Saint s'il est possible, c'est bien clair, mais un prêtre équilibré et perspicace sera toujours préférable à un autre d'une vie plus fervente mais d'un jugement moins pondéré. N'oubliez pas qu'il s'agit d'un conseiller, et que, tant vaut la sagesse du conseiller, tant vaut le conseil. Mais il s'agit aussi d'un entraîneur, et vous devez le souhaiter exigeant : un confesseur bonasse, qui se contenterait de vous bercer de paroles lénitives ou de vous renvoyer avec l'absolution et une exhortation générale, risquerait de vous laisser croupir dans votre péché ou vos graves imperfections. C'est pourquoi il faut, au besoin, provoquer le confesseur à cette exigence bienfaisante et accepter humblement ses invitations à l'effort. Vous vous souviendrez que la première condition à réaliser pour qu'il vous soit utile, c'est que vous lui fassiez confiance. Ayez le meilleur confesseur de la ville : s'il vous est impossible de vous ouvrir à lui franchement, il ne pourra rien pour vous. Vous le choisirez donc tel que vous ne vous sentiez pas paralysé en sa présence et que volontiers vous le considériez comme un père, compréhensif, capable de réaliser votre cas et de s'y intéresser, ouvert aux réalités de la vie, sûr dans ses diagnostics, et d'une bonté ferme dans ses conseils.
Si vous ne le trouvez pas, ne vous désolez pas pour autant ; allez à un prêtre : il a la grâce d'état, l'Esprit-Saint se servira de lui quand même pour votre meilleur bien, pourvu que vous soyez à l'écoute.
Si vous le trouvez, n'en changez pas facilement. Tout en restant pleinement libre d'un autre choix, ne vous laissez pas démonter par quelques impressions, à plus forte raison par quelques froissements d'amour-propre ou par quelques exigences ; persévérez jusqu'à preuve évidente que vous ne faites aucun progrès à son école, malgré un effort loyal et constant de votre part.
 
- II -
Me voici auprès du confessionnal, commençant mon examen de conscience. Quels péchés vais-je accuser ?
La question se pose, c'est clair. Car je ne saurais prétendre accuser toutes mes fautes. « Le juste pèche sept fois le jour », dit l'Écriture. Moi qui ne suis pas juste, combien de péchés m'échappent chaque jour ? Être complet, faire un total aussi exact que possible : rêve irréalisable - et d'ailleurs inutile. Il faut choisir. Que choisir ?
Évidemment d'abord tous les péchés mortels. Refuser volontairement d'accuser un péché mortel, même si l'on en accuse d'autres d'une égale gravité, serait rendre la confession nulle et sacrilège. Cet acte par lequel nous nous sommes détournés de Dieu, notre fin dernière, en lui disant équivalemment et bien consciemment qu'il nous était égal de lui désobéir en une matière grave, pourvu que nous puissions satisfaire l'une ou l'autre de nos tendances désordonnées - comment pourrions-nous rentrer en grâce avec Dieu sans le renier et donc l'avouer ? Nous ne pouvons à la fois être en amitié et en hostilité avec lui.
La difficulté, pour certains, est de savoir quand il y a péché mortel. Théoriquement, chacun le sait: matière grave, pleine advertance, plein consentement. Pratiquement, on se demande souvent: la matière était-elle grave ? Et plus communément encore : ai-je bien consenti ? Sur la première question, il est aisé de se renseigner auprès de son confesseur. Quant à la seconde, du fait qu'on se la pose « en conscience », loyalement, du fait qu'on n'est pas absolument sûr, elle est réglée : il n'y a pas eu plein consentement.
Est-ce à dire qu'il ne faut pas accuser ce péché « douteux » ou plutôt « douteusement commis » ? Certes non ! On peut s'autoriser légitimement du doute pour s'approcher du sacrement d'eucharistie ; en rigueur de termes, on n'est même pas obligé de s'accuser de ce péché ; mais on aurait tort, si l'on veut progresser dans la vie spirituelle, de se réfugier derrière cette non-obligation pour conserver une conscience douteuse. Pratiquement, la règle est bien simple. On ne vous demande pas de dire: je m'accuse d'avoir commis un péché mortel, mais : je m'accuse d'avoir commis tel péché, d'avoir accompli tel acte. Qu'on ajoute, si c'est le cas : je ne sais pas si j'ai pleinement consenti, et tout sera dans l'ordre. Nous serons toujours à temps de répondre selon notre conscience, si le confesseur nous demande : croyez-vous avoir, en agissant ainsi, péché mortellement ?
Que penser de la formule, si chère à certains qu'ils l'emploient constamment et quasi automatiquement: «Je m'en accuse comme Dieu m'en reconnaît coupable » ? Utilisable à bon droit quand on hésite sur le caractère de sa culpabilité, elle me paraît trop facile et quelque peu hypocrite quand on sait fort bien à quoi s'en tenir.
Disons en revanche, à l'usage de certaines âmes, qu'il ne faut pas voir du « mortel » partout... Un péché qui mérite, de soi, la séparation d'avec Dieu pendant l'éternité et les peines de l'enfer, cela ne se commet pas sans qu'on en ait une claire conscience ! Si cette conscience a besoin d'être formée, on demandera la lumière à son confesseur et on s'en tiendra strictement à ses indications. Cette formation de la conscience devrait être faite dans le jeune âge. On est stupéfié, en entendant des confessions d'enfants, de leur aptitude à croire mortelles des fautes qui ne sont que des peccadilles... N'y a-t-il pas là (soit dit en passant) une responsabilité qui remonte aux éducateurs, qui ne savent pas proportionner leurs gronderies à la valeur réelle (morale) des fautes enfantines ? En tout cas, ce problème de la formation de la conscience chez l'enfant devrait faire l'objet d'un examen attentif et individuel de la part des parents et des confesseurs habituels, car il est aussi dangereux de laisser les enfants croire à la gravité de fautes légères que de les laisser commettre, comme indifférents, des actes gravement répréhensibles. Une conscience scrupuleuse, angoissée, dans le jeune âge, prépare un adulte faible, replié, sans virilité, ou, par contre-coup, un adolescent qui se « libère » brutalement d'une contrainte insupportable.
Mortels ou non, on fera bien de s'habituer à accuser d'abord, en tout premier lieu, les fautes qui pèsent le plus sur la conscience, au lieu de les glisser comme par mégarde au milieu d'une longue liste de péchés sans importance... Ainsi se libérera-t-on à coup sûr de fautes qu'autrement on risquerait, cédant à une crainte sotte, de ne pas dire finalement.
Mais c'est surtout sur l'examen et l'accusation des péchés véniels que je voudrais insister ici. N'est-ce pas là que la plupart des « habitués » de la confession sont le plus déficients ?
Quelle est la doléance qu'on entend le plus souvent dans la bouche de ceux qui se confessent fréquemment ? - « La confession m'ennuie, parce que j'ai toujours à dire la même chose... » Ou encore cette autre, qui vise le confesseur : « Il ne me dit rien... » entendez : rien qui sorte de l'ordinaire et qui m'oblige à me secouer.
Or, ces deux défauts qui rendent la confession psychologiquement fastidieuse, la cause est la même : vous ne savez pas vous accuser.
Comment s'accusent la plupart des pénitents ?
Les uns (le petit nombre, il est vrai) oublient que le péché est un acte, non un état, et ils présentent (ou croient présenter) la couleur de leur âme en disant: «Je suis menteur, je suis coléreux, je suis impatient, etc. » Cette manière de dire n'est pas celle qui convient. Vous signalez ainsi une tendance de votre âme ; mais la confession n'est pas un exposé de vos tendances : c'est l'aveu d'actes précis, résultats sans doute de vos tendances, mais différents d'elles comme le fruit l'est de l'arbre. On peut très bien avoir une tendance au mensonge (être menteur) et n'avoir pas commis de mensonges, de fait, dans les quinze jours qui ont suivi la dernière confession. Si on en a commis, c'est « j'ai menti » qu'il faut dire, et non « je suis menteur ».
Ainsi disent d'ailleurs la plupart: «J'ai menti, j'ai manqué à la charité, j'ai été paresseux, j'ai été vaniteux, etc... » Cette forme est plus correcte, mais l'accusation n'est guère meilleure, j'entends guère plus profitable à votre âme, guère plus susceptible de vous attirer des conseils utiles de la part de votre confesseur. Pourquoi ? Parce qu'elle est incolore. Elle ne vous a demandé aucune réflexion particulière, aucun effort de mise au point. Elle n'apporte au confesseur aucun « signalement particulier » qui lui permette de voir en quoi votre âme diffère de celle qu'il a eu à juger et à conseiller avant la vôtre. Sur dix pénitents qui se succèdent, neuf au moins pourraient présenter la même liste - et, de fait, hélas ! la présentent... Pourquoi (à moins qu'il ne vous connaisse par ailleurs) voulez-vous que votre confesseur vous donne exactement les conseils dont vous avez besoin, vous et non pas un autre ? Votre cas particulier ne lui est pas révélé par cette accusation ; elle ne lui offre aucune prise. Il faudrait qu'il fût merveilleusement psychologue et intuitif pour deviner, à travers ce rapide défilé de fautes « standards », à travers cette grille où il ne voit même pas votre visage, les mots qu'il doit dire pour vous atteindre et vous inciter à l'effort que vous, personnellement, devriez entreprendre ! On ne peut demander à tous les confesseurs d'être des Curés d'Ars. Normalement, il ne vous rendra que ce que vous lui aurez apporté.
Si, par surcroît, le pénitent se lance, comme cela arrive, dans une énumération qu'il veut rendre exhaustive, s'il prétend tout dire et débite à peu près tous les péchés véniels qui se peuvent commettre (qu'il a sans doute commis, en fait), de telle sorte que cette énumération, faite à un rythme accéléré, dure parfois plusieurs minutes, voilà le confesseur complètement noyé : « Qu'y a-t-il de caractéristique dans tout cela ? » se demande-t-il en vain. Et, ne trouvant rien, il se contente d'une exhortation générale qui vous sert peu. A qui la faute ?
Alors, comment s'accuser ?
Soulignons tout d'abord que le péché véniel est matière libre de confession. On n'est pas tenu de l'accuser. Un acte de contrition bien fait, un acte vrai d'amour de Dieu, l'usage d'un sacramental avec foi et humilité suffisent à en obtenir le pardon. Une confession qui ne comporte que des péchés véniels est donc, non une démarche nécessaire au salut, mais un moyen de sanctification. C'est un recours au sacrement, c'est-à-dire au sang purificateur de Jésus, par lequel nous sommes assainis et fortifiés ; c'est aussi, secondairement, un exercice d'humilité fondé sur la connaissance de soi et l'aveu de ce qui gêne le progrès spirituel. Parmi les péchés véniels commis, on sera donc libre de choisir ceux que l'on veut accuser.
Est-ce à dire qu'on va choisir les plus anodins, en reléguant dans l'oubli ceux qui gênent ? Non ! Ce sera exactement le contraire. Un examen de conscience bien fait tendra à faire émerger de la foule des fautes quotidiennes celles qui, du fait de leur fréquence ou du fait de leur malice, sont les plus dangereuses pour la vitalité de l'âme. La physionomie propre de mon âme pécheresse n'est pas plus semblable à celle d'une autre âme que mon visage n'est semblable à un autre visage; en gros, nous commettons à peu près les mêmes fautes, de même que nous avons tous un nez, une bouche, des oreilles... ; mais l'importance, pour moi, de telle faute, la place qu'elle tient dans ma vie spirituelle, son voisinage avec d'autres fautes de la même famille, voilà ce qui compose mon visage de pécheur. Voilà donc ce qu'un examen de conscience intelligent tendra à mettre en valeur. Inutile d'accumuler une multitude de péchés: cinq ou six, bien choisis, suffiront à se voir et à se montrer tel qu'on est sous le regard de Dieu.
Mais ces péchés (et cette remarque est sans doute la plus pratique de toutes), il s'agira de les faire émerger avec la couleur propre que nous leur avons donnée, - «J'ai menti... » : Cela ne signifie rien... Omnis homo mendax, dit le Psaume, tout homme est menteur. De quelle manière ai-je menti ? A qui ? Dans quelles circonstances ? Pourquoi ? «J'ai menti à une amie malade qui comptait sur ma visite, parce que cela m'ennuyait d'aller la voir » : qui ne voit que cela constitue un mensonge d'une qualité spéciale ? «J'ai menti dans un salon en m'attribuant des relations que je n'avais pas ; j'ai menti à mes chefs pour obtenir un congé auquel je n'avais pas droit ; j'ai trompé un client sur la qualité de mon travail afin de pouvoir le lui compter plus cher... »: Autant de mensonges différents dont l'accusation « j'ai menti » n'aurait donné aucune idée. - « Manquer à la charité » : le péché le plus courant. Pourquoi employer cette expression qui n'a aucune couleur? Dites plutôt: «J'ai dit une parole blessante à quelqu'un que je n'aime pas, avec l'intention de lui faire de la peine » ou « j'ai témoigné du mépris à un camarade peu intelligent », ou « j'ai refusé un secours que j'aurais pu donner à un ami dans le besoin », ou «je me suis moqué d'un infirme »... - Il y a cent façons d'être vaniteux. Quelle est la vôtre ? Est-ce de passer un temps exagéré à votre toilette ? Est-ce de vous regarder dans la glace à tout propos ? Est-ce de faire la roue dans les groupes où vous vous trouvez, en essayant de capter toute l'attention par votre brillante conversation ?... - Et votre paresse, comme se manifeste-t-elle ? Par votre obstination à rester au lit quand l'heure est venue de vous lever ? Par votre négligence au devoir d'état, bâclé, à moitié fini ? Par votre nonchalance dans l'attitude ou un amour exagéré des fauteuils ?
On comprend par ces quelques exemples (qu'il serait aisé de multiplier) ce que nous voulons dire quand nous disons: accusez des actes précis, déterminez les circonstances dans lesquelles vous les avez commis, cherchez les mots les plus capables d'exprimer votre faute telle qu'elle a été dans la réalité, en tant qu'elle fut votre faute à vous et non celle de n'importe qui. Ce sera tout profit pour vous. D'abord parce que cela vous obligera à vous voir tel que vous êtes ; ensuite parce que ce vous sera salutaire humiliation (il est plus humiliant de dire : «J'ai passé chaque jour une demi-heure à me farder » que de dire : «J'ai été vaniteuse »...) ; enfin parce que, d'après ces données précises, votre confesseur pourra voir l'état de votre âme et en tirer des conseils appropriés.
Vous n'êtes pas invité pour autant au bavardage. S'accuser avec précision n'est pas « raconter des histoires ». La confession ne doit pas être noyée dans un flux de récits, d'explications, de digressions, où le pénitent perd de vue qu'il s'accuse et où le confesseur ne saisit plus ce que vous avouez être péché. Parfois on entend cette prétendue confession se transformer en apologie, tout au moins en plaidoyer ; parfois en appréciations sur le compte d'autrui ; parfois en lamentations sur le malheur des temps... Que vous ayez besoin de décharger un cœur trop lourd et de recevoir quelques consolations, ou que vous désiriez certains éclaircissements pour la conduite à tenir, rien de plus légitime. Mais séparez donc nettement les deux ordres de propos : faites votre confession proprement dite en vous en tenant strictement aux fautes ; puis avertissez le confesseur que vous avez quelque chose d'autre à lui dire.
- III -
 
Ainsi ne risquera-t-on pas d'oublier, comme nous l'avons déjà, au passage, noté plusieurs fois, que, dans le sacrement de pénitence, la primauté de valeur revient à la purification par le sang du Christ, non à l'exhortation du confesseur. Et que cette purification est obtenue par le regret. Cette vérité engendre une conséquence pour la manière dont vous devez apporter vos fautes au tribunal de la pénitence : à savoir qu'il ne s'agit pas d'énumérer ses péchés, mais de les avouer.
Pourtant, tout prêtre qui confesse est frappé chaque jour par l'espèce d'indifférence, au moins apparente, avec laquelle nombre de pénitents énoncent leurs fautes. Ils font une énumération, ils dressent une liste : qu'elle soit bien au point, il leur semble alors qu'ils ont accompli tout ce que l'Église attend d'eux. Il n'y a plus qu'à recevoir l'absolution et à s'en aller, libérés désormais. La formalité est accomplie.
Or, il n'en est rien. Rien n'est « formalité » dans le domaine des actes religieux, pas plus la messe, dont il ne s'agit pas de « s'acquitter », mais à laquelle il faut participer, que la confession, qui est essentiellement rétractation, reniement du mal qu'on a commis, pour obtenir le pardon. Affaire d'amour, affaire de cœur (c'est-à-dire de volonté). On vient reconnaître qu'on a mal fait, qu'on a manqué à l'amour qu'on devait à Dieu en refusant d'accomplir l'une ou l'autre de ses volontés (volonté que nous soyons loyaux, ou justes, ou purs, ou aimants, etc...). Cela doit se traduire dans la manière dont on dit ses péchés. Confiteor..., dit la formule qu'il est recommandé de dire avant l'accusation : «Je confesse », je reconnais, j'avoue : c'est ma faute, je suis coupable, je me frappe la poitrine. Il faut que votre accusation soit dans la ligne de cette formule. Il ne s'agit pas de « constater » que vous avez été mauvais et de porter cette constatation à la connaissance du prêtre ; il s'agit d'exprimer un regret d'avoir été mauvais.
Il sera donc bon (et ce sera facile si on n'accuse qu'un nombre restreint de péchés) de répéter à propos de chaque faute : «Je m'accuse de... ». Cela empêchera, pourvu qu'on y mette son cœur, de tomber dans la sécheresse indifférente de celui qui se contente de raconter ses fautes, au lieu de les avouer.
Convient-il d'accuser des péchés de la vie passée déjà pardonnés dans des confessions antérieures ?
Comme exercice d'humilité, il peut être bon, si cela n'apporte aucun trouble à la conscience, de se reconnaître coupable une fois de plus d'un péché ancien déjà absout. Et non seulement comme exercice d'humilité, mais parce que le sacrement portera sa grâce d'assainissement d'une manière spéciale sur le foyer d'infection d'où est sorti jadis ce péché et qui, peut-être, n'est pas entièrement nettoyé.
Aux mêmes titres, il peut être bon, en certaines circonstances graves de la vie (avant le mariage, l'entrée en religion, pendant une retraite, etc...) de faire ce qu'on appelle une « confession générale » portant, soit sur une année, soit sur une période plus longue. Mais à une condition : que ce ne soit pas en vertu d'une convention, mais d'un besoin, qu'on s'y sente poussé par une nécessité intérieure, non par l'argument: « Cela se fait. » (Et cette remarque vaut surtout pour les confessions de retraites).
Pourtant il y a des personnes qui devront s'abstenir de tout retour sur la vie passée : les scrupuleux. Les scrupuleux sont des malades, et leur maladie consiste précisément dans une inquiétude qui les rend incapables de juger s'ils ont fait ou non, s'ils ont bien fait ou mal fait telle ou telle action. Ils voudraient « être sûrs », et, plus ils cherchent cette certitude, plus elle les fuit. Au confessionnal, ils veulent être sûrs d'avoir bien tout dit, ou d'avoir bien eu une vraie contrition ; et, n'étant jamais sûrs, ils répètent, indéfiniment. Épuisante recherche, qui augmente leur maladie en prétendant l'apaiser. Un seul moyen de se guérir leur reste : obéir sans discuter au confesseur, qui leur donnera l'ordre de fermer les yeux d'une manière absolue sur tout passé proche ou lointain.
- IV -
Une forme d'inquiétude que ne connaissent pas seulement les scrupuleux mais les sincères, et qui porte sur la qualité de la contrition, s'exprime souvent ainsi : à quoi bon accuser tel péché ? Je n'en ai sûrement pas le regret puisque je sais que j'y retomberai.
Nous sommes là sur le chapitre du ferme propos.
Distinguons soigneusement : « Prévoir qu'on retombera » et « vouloir retomber ».
Assurément, le pénitent qui veut retomber, qui est décidé, à la première occasion, à renouveler sa faute, n'est pas un « pénitent ». Il n'a aucune contrition. Il abuse du sacrement et se fait illusion sur l'efficacité de l'absolution qui ne peut effacer un péché sans qu'il soit désavoué par son auteur. Mais ce n'est pas, Dieu merci ! le cas habituel. La plupart ont simplement un sentiment aigu de leur faiblesse, sentiment justifié par la malheureuse expérience des rechutes ; ils croient savoir que leur bonne intention, mise à l'épreuve une fois de plus, ne sera pas plus efficace à l'avenir qu'elle ne le fut dans le passé. Et ils concluent : je n'ai pas la contrition... C'est une erreur. Dans le fond, ils appellent « mal » le mal qu'ils ont fait; ils voudraient bien ne pas l'avoir fait, et être capables de ne jamais y retomber. Mais c'est cela, la contrition ! Dieu ne nous demande pas, pour nous pardonner, que nous soyons sûrs de ne pas retomber ! (Cette certitude ressemblerait fort à la présomption). Il nous demande d'avoir l'intention de faire ce qui est en nous, avec l'appui promis de sa grâce, pour éviter le péché à nouveau. Cette intention est-elle en nous ? Alors nous n'avons pas à redouter l'hypocrisie et l'insincérité. Nos sombres pronostics ne la modifient pas. D'autant qu'ils reposent sur une défiance blâmable à l'égard de la grâce du sacrement. Si le sacrement de pénitence est un moyen de progrès, ce n'est pas tellement par l'effort psychologique qu'il demande de nous: c'est parce qu'il applique à notre âme malade le sang expiatoire et méritoire de Jésus-Christ qui est son remède. Non seulement Jésus nous accorde le pardon qu'il a obtenu à notre bénéfice par sa passion, mais il nous donne des grâces d'assainissement et de force pour les luttes nouvelles à soutenir ; et précisément sur le plan des péchés que nous avons soumis à l'absolution. C'est en ces grâces qu'il faut mettre notre confiance, non dans les problématiques capacités de résistance de notre bonne volonté.
Ne vous inquiétez donc pas de « demain ». La grâce de demain suffira à demain, pourvu que vous restiez en confiance et en prière. Aujourd'hui, vous avez la grâce d'aujourd'hui, une grâce de contrition. Vouloir porter en imagination la tentation de demain, c'est vouloir porter un fardeau pour lequel vous n'êtes pas aidés: rien d'étonnant qu'il vous paraisse trop lourd et par avance écrasant.
Dire ainsi n'est d'ailleurs pas inviter à l'insouciance. L'accusation doit se compléter par une résolution. Une résolution dont on confiera l'exécution au secours divin, mais que la volonté travaillera à tenir. Pour qu'elle soit efficace, il la faut prendre précise, portant sur un tel péché à éviter, non sur l'ensemble des fautes accusées ni même habituellement sur plusieurs. Mieux encore: nous nous attacherons à prévoir, d'après l'expérience du passé, les circonstances qui pourraient nous amener à la chute, les « occasions » au milieu desquelles, si nous nous y plaçons, nous risquons d'être entraînés à retomber. Et nous ferons porter la résolution sur ces occasions à éviter. Nous savons que telle compagnie nous entraîne à la médisance, que telles lectures nous orientent vers l'impureté, que tel tiroir ouvert réveille des rancunes mal endormies, que tel genre de conversation excite notre bile : la résolution sera de fuir cette compagnie, de nous interdire ces lectures, de laisser fermé ce tiroir, d'éviter ce thème de conversation. Agir ainsi, c'est se prendre tel qu'on est, capable de succomber là où un autre resterait fort ; c'est ne pas « tenter Dieu » en s'exposant présomptueusement ; c'est donc être logique avec sa contrition.
Pourquoi, de temps en temps, ne pas garantir sa résolution en la soumettant au confesseur à la fin de son accusation ? Cela aiderait certainement à la mieux tenir.
Ainsi pratiquée, la confession ne sera plus cette répétition fastidieuse de péchés « standards » qu'elle est trop souvent et qui est une corvée. Elle prendra place, comme un des plus puissants, dans les moyens de sanctification que l'Église du Christ met à notre disposition. En allant au tribunal de la pénitence, nous aurons conscience d'aller au Christ en croix, qui tient en ses mains crucifiées le pardon qu'il a obtenu à notre bénéfice, le sang dont il veut nous laver. Conscients de notre misère, et d'autant plus que nous aurons été plus lucides dans le regard porté sur nos faiblesses quotidiennes, confiants dans sa miséricorde, et d'autant plus que nous l'aurons supplié de nous faire détester notre péché, nous franchirons le seuil du confessionnal dans l'humble disposition de l'enfant prodigue : « Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi : je ne suis pas digne d'être appelé ton fils. »
C'est pourquoi nous pourrons nous retirer avec une force nouvelle, fondée sur l'assurance libératrice : « Va en paix, mon fils, ta foi t'a sauvé. »
Le sang rédempteur du Christ recueilli par L’Église, d'après un vitrail de Bourges
(source : http://www.fatima100.fr/les-premiers-samedis-du-mois/la-confession)
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