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Prier avec le Frère Charles De Foucauld

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Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Dim 14 Mai 2017 - 11:12

PRIER AVEC LE FRÈRE CHARLES DE FOUCAULD




LE RÉSUMÉ

Tu veux apprendre à prier, tu désires cheminer dans la foi ?

Le frère Charles est l'homme de foi pour répondre à tes besoins. Découvre le sens profond qui motive ta vie avec Sa simplicité !


https://vimeo.com/213560130
Pourquoi apprendre à prier avec le Frère Charles de Foucauld ?
Charles est le frère universel de tous et Il peut aider chacun, peu importe l'endroit ou la profondeur de sa foi à cheminer dans l'intériorité vers la liberté de tous les enfants de Dieu !  

Charles ne connaissait pas Dieu.  Mais du moment où il vécut sa conversion, il dut apprendre à prier !  Il peut donc être un Maître pour te conduire vers ton coeur et te montrer le chemin de la prière.

Qui est le frère Charles de Foucauld ?


Il est le Bienheureux frère Charles de Jésus !
Quelle est son histoire de vie ?  C'est une histoire incroyable que nous découvrirons ensemble...
Pourquoi le nomme-t-on le frère universel ?  Il y a une très bonne raison !  Tu veux la connaître ?
Comment peut-il nous apprendre à prier ? Parce qu'adulte, Il a du l'apprendre lui-même !
Peut-on prier avec Lui ? Certainement et nous le ferons !




 





Au programme:


Entreprendre un voyage de foi merveilleux dans le pays du coeur d'un homme d'une rare intensité d'amour et peu commun pour notre temps !  Un Frère qui a des paroles importantes à nous livrer, des moyens à nous enseigner, des prières à nous partager... et des secrets à nous livrer !

Publications régulières !
Moyens didactiques divers : vidéos, écrits d'auteurs sérieux...
Apprendre à connaître le Bx frère Charles !
Découvrir sa spiritualité !
Tenter de saisir le mystère d'Amour qui l'habite !
Apprendre à prier avec notre Frère à tous !
Méditer à partir des écrits spirituels que le frère Charles nous a laissés en héritage !


Ce qu'il m'apporte:


Le frère Charles s'est vraiment révélé à moi comme Celui qui m'enseigne à vivre et à prier dans la simplicité de tous les jours.  Il m'a aussi montré  comment je dois me laisser déranger dans la joie du don de moi-même selon la Volonté de Dieu.

Pour moi, son témoignage est actuel et toujours vivant, il est mon frère, et sa vie un acte d'Amour qui va jusqu'au bout à la manière de Jésus.



Jesus Caritas







Prière


Mon Père, je m’abandonne à Vous (Bx Charles de Foucauld)
Mon Père, je m’abandonne à Vous,
faites de moi tout ce qu’il vous plaira.
Quoique vous fassiez de moi, je vous remercie.
Je suis prêt à tout.
J’accepte tout,
pourvu que votre volonté se fasse en moi,
en toutes vos créatures ;
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre vos mains,
je vous la donne, ô mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je vous aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner,
de me remettre entre vos mains, sans mesure,
avec une infinie confiance
car vous êtes mon Père !

suite...
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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Dim 14 Mai 2017 - 11:35

Jour 1: Avance au large !










Voyons qui était donc notre ami le vicomte de Foucauld !

D’une famille aisée, il perd la foi à l’adolescence. Séducteur, se laissant vivre, bohème, déserteur et carriériste, il sort dernier de sa promotion militaire. Il recherche les plaisirs de la vie… jusqu’où jour où il ne peut plus mener la vie de garnison et démissionne.

 Il est suspendu de ses fonctions de sous-lieutenant pour avoir dénoncer ce qu’il croit. Il a le goût débridé du risque et une volonté de bouger sans cesse.  Son comportement est plutôt non conformiste et un peu provocateur, démontrant qu’il prend des distances avec les valeurs et les normes de son milieu.

Jusqu'à maintenant rien de bien reluisant et d’édifiant pour nous !

Mais peut-on lui lancer la pierre ?

Que sait-on sur ses sentiments ?

 Après la perte de ses parents, la question de l’attitude adoptée par sa propre famille mériterait d’être posée même si nous n’avons peu d’éléments de réponse, en dehors que son grand-père a choisi la nationalité française pour Charles et sa sœur et s’installe avec eux à Nancy.

 Son enfance dans une Alsace allemande, de ses origines et ses péripéties politico-religieuse son derrière lui maintenant. Il est laissé seul à lui-même dans des écoles de luxe à l’adolescence... Et que d’autres questions sur sa vie émotionnelle pourrions-nous poser sur ses origines où dans sa carrière militaire ou autre ?  Qu'a-t-il  pu vivre intéieurement avant sa conversion  ?

Il est notre frère universel parce qu’au fond, quelque chose en Lui nous ressemble un peu….



Si je réfléchis, quel aspect de sa vie avant sa conversion me rejoint le plus ?


« Ayons pitié, c’est-à-dire ayons bonté… Que le besoin, la souffrance ne nous laissent pas indifférents, mais qu’ils nous inclinent aussitôt à le secourir. » ( Nazareth, méditation)







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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Lun 15 Mai 2017 - 8:51

Sa conversion !









Après avoir entrevu une première partie de la vie extérieure de Charles de Foucauld, qui se révèle jusqu’à maintenant comme étant un homme plutôt provocateur, aimant les jouissances de la vie, anticonformiste…, approfondissons davantage notre regard!





À travers tous ses voyages, le Frère Charles, ancien officier, a dû vaincre diverses objections philosophiques avant de s’engager sur le chemin de la conversion.

 La rencontre de croyants musulmans lors de son exploration au Maroc a certes joué un rôle dans sa mise en route vers son retournement intérieur, au moins en lui faisant découvrir que Dieu existait pour eux.  Dans sa lettre à Henry de Castries, le 8 juillet 1901 il dit :

« L’Islam a produit en moi un profond bouleversement… la vue de cette foi, de ces âmes vivant dans la continuelle présence de Dieu, m’a       fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines. »

Charles a commencé à ce moment à entrevoir la possibilité que Dieu seul peut importer et que la vie d’un homme saurait être très simple : elle devrait consister à se vouer totalement au Très-Grand : Allah akbar ; ainsi l’unification de l’existence s’opère par le don inconditionné à Dieu.








Souvenons-nous que Charles possède des racines chrétiennes de par sa famille.

 C’est peut-être la raison pour laquelle celui-ci a été si vivement touché dans son voyage en Islam, car sa soif de vérité avait été creusée par une longue attente de Dieu.

 Ce souvenir va l’envahir lors d’une de ses retraites à Nazareth en novembre 1897 :



« Ah !  Mon Dieu, nous avons tous à chanter vos miséricordes […] mais si tous nous le devons combien moi !

Moi qui ai été dès mon enfance entouré de toutes les grâces, fils d’une sainte mère, ayant d’elle à Vous connaître, à Vous aimer et à Vous prier aussitôt que j’ai pu comprendre une parole : mon premier souvenir n’est-il pas la prière qu’elle me faisait réciter matin et soir : « Mon Dieu, bénissez papa, maman, grand-papa, grand-maman, grand-maman Foucauld et petite sœur » ? […]
 Et cette pieuse éducation ! Ces visites aux églises, ces bouquets au pied des croix, ces crèches de Noël, ces mois de Marie… […]
Je me vois allant à l’église avec mon père (que cela est loin !), avec mon grand-père […]

Et cette première communion faite tard, après une longue préparation, entouré de prières et des encouragements de toute une famille chrétienne, sous les yeux des êtres que je chérissais le plus au monde, afin que tout fût réuni en ce jour pour m’y faire goûter toutes les douceurs […]


C’est lorsqu’il rentre à Paris de retour de son voyage en Islam, que Charles de Foucauld va se confier à sœur Marie (devenue Marie de Bondy, épouse du vicomte Olivier de Bondy), qu’elle lui suggère une rencontre avec le conseiller spirituel de la famille : l’abbé Huvelin, vicaire de paroisse Saint-Augustin.  

Cette rencontre sera déterminante pour Charles de Foucauld



« En me faisant entrer dans son confessionnal, un des derniers jours d’octobre, entre le 27 et le 30, je pense, vous m’avez donné tous les biens, mon Dieu […].

Vous m’avez mis sous les ailes de ce saint et j’y suis resté : vous m’avez porté par ses mains depuis ce temps ce n’a été que grâce sur grâce : je demandais des leçons de religion : il me fit mettre à genoux et me fit confesser, et m’envoya communier séance tenante. »

Le pas décisif de la conversion est dorénavant franchi !  Charles va devoir maintenant en déployer tout le contenu et en découvrir les exigences pour l’orientation de sa vie.  Le 14 août 1901, il écrira :

« Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui : ma vocation date de la même heure que ma foi : Dieu est si grand !  Il y a une telle différence entre Dieu et tout ce qui n’est pas Lui.»

PRIONS :

«Ô mon Dieu qu’Il vous est facile de changer la douleur en joie, d’aplanir les montagnes, de rendre facile ce qui semble presque impossible ! »                                                                                          










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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Mar 16 Mai 2017 - 10:26


Changer de Vie !



Charles de Foucauld est converti !


Mais ce n’est pas vraiment le point de vue de l’abbé Huvelin au lendemain de cette conversion.  

Celui-ci, partageant l’opinion de la famille, aurait bien vu Charles marié !  Charles ne l’entend pas ainsi mais il se soumet au souhait exprimé par l’abbé, qui, pour gagner du temps, l’invite fortement à un pèlerinage en terre sainte.  Il l’effectue de la fin du mois de novembre 1888 à févier 1889.



À Nazareth, il découvre « l’existence humble et obscure du divin ouvrier ».  Il marche heureux de voir en Jésus qui a habité ce village « ce Dieu qui a marché parmi les hommes.

 Il le rencontre à la fontaine, avec Marie; il le voit en regardant les artisans travailler. »  Il s’attache à découvrir l’histoire avec les moyens de son temps.

 Charles a puisé dans cette référence permanente à la vie concrète de Jésus, tout ce qu’il fallait pour organiser son projet personnel, qui était d’abord celui de changer de vie. Comme le souligne Antoine Chatelard :

« S’il veut changer de vie, il ne peut se contenter de mener la vie de tout le monde, cette vie nouvelle doit être à l’extrême opposé de ce qu’a été la sienne […]. Pour l’explorateur déjà célèbre, changer de vie ce sera non seulement sans célébrité ni notoriété, mais inconnu, méconnu, dans l’oubli, le mépris. »


Revenu en France et désireux de se faire moine, il séjourne dans trois monastères successivement : à l’abbaye bénédictine de Solesmes, à la trappe de Soligny et à l’abbaye de Notre-Dame-des-Neiges à partir du 20 octobre 1880; c’est là qu’il prend des renseignements sur la petite et pauvre fondation que ce monastère vient de faire loin de France, près d’Akbès, en Syrie.

 À la suite d’une retraite, il présente une demande d’admission au père abbé de Notre-Dame-des-Neiges pour aller en Syrie.  Le 26 janvier 1890, il prend l’habit de novice de chœur et reçoit le nom de frère Marie-Albéric.



Il s’initie à la vie monastique trappiste et progresse dans la vie chrétienne et contemplative comme il en fait foi dans ces deux prochaines lettres après sa profession du 2 février 1892.  Il écrit à Don Martin :



« Priez beaucoup pour moi : le bon Dieu m’a fait passer mon noviciat dans une paix, une consolation indicible; Il a nourri de lait ma faiblesse indicible; Il m’a fait des grâces infinies, la conversion, la vocation religieuse, les vœux, tant de douceurs, tant de bienfaits dans toute ma vie !  Que ne lui dois-je ?  Quelle fidélité spéciale ?

 Celui qui a plus reçu ne doit-il pas plus aimer ?  Je voudrais plus aimer, mais hélas !  Priez donc pour moi pour que j’aime plus : priez pour que j’aime, que je commence à aimer et à servir ce divin Maître humilié et crucifié […]. »


Et la seconde lettre pour Marie de Bondy, sa seconde mère :



« Depuis hier je suis tout à fait à Notre-Seigneur. […]  

Et voici que je ne m’appartiens plus en quoi que ce soit. […] Je suis dans un état que je n’ai jamais éprouvé, si ce n’est un peu à mon retour de Jérusalem […].



C’est un besoin de recueillement, de silence, d’être aux pieds du bon Dieu et de Le regarder presque en silence. On sent, on voudrait rester indéfiniment à sentir, sans le dire même, que l’on est tout au bon Dieu, qu’Il est tout à nous.

 Le « n’est-ce donc rien d’être tout à Dieu ? » de sainte Thérèse fait les frais de l’oraison […]
 


Prions :

Dieu, notre Père, Tu as appelé le bienheureux Charles de Foucauld, prêtre, à vivre de ton amour dans l'intimité de ton Fils, Jésus de Nazareth.

Accorde-nous de trouver dans l'Évangile le fondement d'une vie chrétienne de plus en plus rayonnante et dans l'Eucharistie la source d'une véritable fraternité universelle.

Nous Te supplions tout particulièrement de nous accorder par l'intercession du bienheureux Charles de Foucauld, si cela est conforme à ta sainte volonté, la grâce de nous rendre meilleur, de changer de vie pour l’amour de Toi.

Nous Te le demandons par Jésus, ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur.

Amen.




« Faites-moi être et faire à tout instant ce qui Vous plaît le plus que je sois et fasse, ce qui Vous glorifie le plus de ma part, ce que votre CŒUR demande de moi ! »

                                                                           



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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Mer 17 Mai 2017 - 8:45

LA PRIÈRE D'ABANDON #1















On a souvent oublié le contexte original de cette prière :

son origine est d’abord une méditation.  On en viendra à croire qu’elle a été léguée directement par Charles qui l’aurait utilisée lui-même durant toute sa vie.

En fait, c'est après sa mort que les premières congrégations nées de sa spiritualité vont publier  quelques écrits...dont cette méditation.

En fait, elle est extraite des "méditations sur l’Évangile au sujet des principales vertus", dont on possède deux manuscrits autographes et dont un a probablement été écrit à la fin du séjour à Akbès par frère Marie-Albéric, en 1896, et non à Nazareth, en 1898.

Ces méditations portent comme sous-titre :

« Paroles et exemples de Notre-Seigneur Jésus-Christ » touchant la prière, la foi. Suivent douze autres titres, mais seuls les deux premiers seront traités.

Dans chaque Évangile, le frère Marie-Albéric prend d’abord les versets qui parlent de la prière.
Il recommencera sur le thème de la foi.

Le passage qui nous intéresse vient des commentaires des versets 34 et 46 du chapitre 23 de St Luc.

Nous pouvons lire le texte manuscrit de la méditation, tel qu'il a été écrit par Charles lui-même (et publié dans Charles de Foucauld, Le chemin vers Tamanrasset, Karthala, 2002, p.71. 23, 46... « Mon Père, je remets mon esprit entre Vos mains » ...)

« C’est la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-aimé... puisse-t-elle être la nôtre ... Et qu’elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants :

Mon Père, je me remets entre Vos mains ;
Mon Père, je me confie à Vous ;
Mon Père, je m’abandonne à Vous ;
Mon Père, faites de moi ce qu’il Vous plaira ;
Quoi que Vous fassiez de moi, je Vous remercie ;
Merci de tout ; je suis prêt, à tout ; j’accepte tout ; je Vous remercie de tout ;
Pourvu que Votre Volonté́ se fasse en moi, mon Dieu,
Pourvu que Votre Volonté́ se fasse en toutes Vos créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux   que Votre cœur aime,
Je ne désire rien d’autre, mon Dieu ;
Je remets mon âme entre Vos mains ;
Je Vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je Vous aime,
Et que ce m’est un besoin d’amour de me donner,
De me remettre en Vos mains sans mesure ;
Je me remets entre Vos mains avec une infinie confiance,
Car Vous êtes mon Père ».



Comme je vous le disais, ce texte ne peut pas être la prière du Père de Foucauld, parce que d'une part elle a été écrite alors qu’il n’était pas Père mais un simple moine en instance de quitter la Trappe et d’autre part, rien ne permet de penser qu’il l’aurait utilisée lui-même comme prière et encore moins qu’il aurait eu l’intention de la transmettre comme telle à des disciples.

On ne retrouve aucune allusion à cette prière dans le reste de ses écrits.

Il semble qu’il n’a jamais eu l’idée de composer une prière à un moment ou l’autre de sa vie.

Ceci dit, reconnaissons quand-même qu’en reprenant ce texte comme prière, on reste fidèle à la pensée du frère Marie-Albéric.

Mais en simplifiant le texte répétitif écrit par lui, chacune des composantes de cette prière n’apparaît plus à sa place et perd beaucoup de la force que lui donnaient les répétitions.

Alors, pour en retrouver toute la signification, j’aimerais m’en tenir au texte intégral qui fait mieux ressortir la richesse du contenu et permet de nuancer ce que la sécheresse d’un résumé́ durcit trop facilement.

Cependant nous garderons le tutoiement devenu habituel en français.




LA PRIÈRE DU FILS

L’originalité́ de cette méditation, c’est que le frère Marie-Albéric ne commente pas une prière de Jésus.

Il ne s’adresse pas à lui comme d’habitude. Il ne fait pas un commentaire mais une paraphrase: cas unique pour lui.  

Ici, Il se tient avec Jésus devant le Père : « Ô Jesus ... c’est avec Vous que je me tiens devant votre Père en oraison muette ».  Pour sentir toute la force de cette prière filiale, reprenons le texte original où la répétition de l’invocation a plus d’importance que l’attitude exprimée :

Mon Père, je me remets entre Tes mains

  Mon Père, je me confie à Toi
  Mon Père, je m’abandonne à Toi
  Mon Père, fais de moi ce qu’Il Te plaira
et en finale :
  car Tu es mon Père ».

Quatre fois « mon Père » au commencement et une fois à la fin. Voilà  l’invocation qui donne son sens à tout le reste. Les mains dans lesquelles se jette celui qui prie, sont celles d’un père, son père, le Père.

Mais cette prière n’est pas n’importe quelle prière ! C’est la prière de Jésus, la prière du Fils, c’est sa dernière prière, son dernier cri… Le dernier spasme de son être que Jésus nous donne ce Souffle qui nous rend capable de répéter maintenant cette même prière. (Jean 19,30).




UNE PRIÈRE D'OFFRANDE

« Mon Père, je me remets entre Tes mains »



A-t-on oublié cet acte d’offrande de Jésus qui est l’essentiel !  « Ceci est mon corps livré pour vous ».

Ce que le Fils remet entre les mains de son Père, c’est tout son être, son souffle, son âme, sa vie, sa personne.

Chaque mot utilisé donne une note particulière pour exprimer le don total de Celui qui s’offre, se donne, se remet entre les mains du Père.

C’est l’offrande d’une volonté́ libre : « Ma vie nul ne la prend c’est moi qui la donne ».

Mais, nous l’avons dit, c’est la dernière prière de Jésus. Ce n’est pas la prière du Jardin des Oliviers, c’est bien la même volonté́ qui s’exprime, mais il y a une grande différence entre les deux situations.

C’est la prière d’un condamné livré au pouvoir des hommes. Ce n’est pas la prière d’un moine en sécurité́ dans sa cellule.




UNE PRIÈRE DE CONFIANCE

« Mon Père, je me confie à Toi »

Si cette seconde phrase n’avait pas été supprimée, la prière serait devenue une prière de confiance.

On retrouve cette « infinie confiance » en finale, mais il ne faudrait pas oublier qu’elle est aussi au début.

C’est la démarche de l’enfant qui se jette dans les bras de son père.

La confiance c’est le sentiment qui anéantit la crainte et bannit la peur de l’avenir, cette peur qui paralyse l’adulte.

Devant la mort, dans la souffrance et face à toutes les épreuves de la vie, l’acte de foi devient un acte de confiance.

Faire confiance et compter sur quelqu’un à ces moments-là tient de cette folie qui fait partie de l’acte de foi.




UNE PRIÈRE D'ABANDON

« Mon Père, je m’abandonne à Toi »

Parce qu’elle commence par ces mots, cette prière est devenue « La Prière d’Abandon ». Ce n’est pas sans conséquence, pour une bonne compréhension, à cause de l’ambiguïté́ du sens qu’a pris ce mot.

Dans le psaume 22 :

« Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Et quand on dit que Jésus est mort abandonné (par ses disciples) ou que la tante de Charles de Foucauld, est morte « toute abandonnée » (à Dieu), il est clair que le sens est différent.

Il faut donc, pour comprendre donner à l’abandon le sens que lui donnait le frère Marie-Albéric à cette époque de sa vie :

« Le tendre abandon d’un fils qui se sait aimé .... C’est un fils qui parle avec un familier et tendre abandon à son Père ».  L’abandon à la divine Providence quand il écrivait cette méditation.




PRIONS:

« Et qu'était cette prière qui faisait la moitié de votre vie à Nazareth ?  

C'était d'abord et surtout l'adoration, c'est-à-dire la contemplation, l'admiration muette qui est la plus éloquente des louanges, cette admiration muette qui renferme la plus passionnée des déclarations d'amour, comme l'amour d'admiration est le plus ardent des amours. »





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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Jeu 18 Mai 2017 - 9:58

LA PRÈRE D'ABANDON #2











Un bref rappel avant de poursuivre !


Cette prière est d’abord une méditation qui est devenue une prière officiellement connue grâce aux premières Communautés qui se sont formées autour de sa spiritualité, après sa mort.

Cette prière aurait été la prière de la confiance si la confiance n’avait pas été reléguée  vers la fin de celle-ci.

Pourtant la confiance précède l’abandon… Comment s’abandonner dans les bras d’une personne en qui on n’a pas confiance ?

Charles n’a jamais eu l’idée d’en faire une prière.

La méditation du frère Marie-Albéric est un moment où il fait parler Jésus. (C’est d’ailleurs une habitude qu’il gardera tout au long de sa vie) Cette méditation est donc une prière de Jésus. C’est la prière du Fils.

C’est une prière d’offrande.
C’est une prière de confiance.
C’est une prière d’abandon.
 


LE BON PLAISIR DU PÈRE

« Mon Père, fais de moi ce qu’Il Te plaira »

Ici, on change de registre !

Ce n’est plus la prière de Jésus mourant.

« Fais se réaliser Ta volonté́ ». Il s’agit de ce qui nous est fait et non de ce que nous faisons.

Ce sont surtout les événements que nous subissons, les contradictions, la maladie, la souffrance, la mort.

C’est entrer dans la prière de Jésus : « Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux ». C’est désirer cette volonté́ aimante comme on désire une nourriture.

La perfection de l’amour est dans la coïncidence parfaite entre la volonté́ du Père, son désir sur moi et mon propre désir :

« Je ne désire rien d’autre, mon Dieu ».

« Pourvu que Ta volonté́ se fasse en moi, en toutes Tes créatures, en tous Tes enfants, en tous ceux que Ton cœur aime ».

Ce cœur de Dieu qui aime ses enfants et désire leur bonheur nous touche plus que le Dieu Créateur et Providence qui aurait tout réglé́ d’avance et à qui tout doit se soumettre dans une acceptation servile.

Le bon plaisir du Père, dont parle Jésus dans sa prière, c’est la bienveillance de Dieu manifestée à la fois dans la personne de Jésus, en qui le Père a mis tout son amour, et dans le privilège des « petits » à qui il est donné de reconnaître et d’accueillir la révélation de cet amour. « Oui, Père, car tel a été́ ton bon plaisir » (Matthieu 11,26).




UNE PRIÈRE D’ACTION DE GRÂCE

C’est une prière de louange : « Je Te bénis Père ... ». Qui pense à faire de cette prière d’abandon une prière de remerciement ?

« Quoi que Tu fasses de moi, je Te remercie ; merci de tout ... je Te remercie de tout ».

Trois mercis pour ce qui a été́, ce qui est en train de se passer et pour ce qui va arriver.

S’il n’en reste qu’un dans notre prière, il faut lui garder toute son importance. Rendre grâce pour le présent c’est y découvrir l’amour du Père. Dire merci pour un futur insaisissable, c’est redire sa confiance à ce Père qui nous aime, ce n’est pas seulement accepter et se résigner.




UNE DÉCLARATION D’AMOUR

Charles de Foucauld ne pouvait s’empêcher de mettre un « Je T’aime » dans la bouche de Jésus, c’est son propre besoin, son besoin d’amour, qui est un besoin de se donner et de l’exprimer.

Aux dires de l’abbé́ Huvelin, il avait « fait de la religion un amour ».

Un jour il écrira à l’abbé́ Caron : « Oh ! oui, Jésus seul mérite d’être aimé de passion ».

Il sait que ce « besoin d’amour » qui presse l’amoureux à se donner n’est pas toujours senti.

Il dira qu’il existe des « déclarations d’amour avec preuves » qui ne sont pas des paroles et des sentiments.

Et le jour même de sa mort, reprenant les derniers mots prononcés par l’abbé́ Huvelin avant de mourir : « Je n’aimerai jamais assez, il écrit :

« Quand on peut souffrir et aimer, on peut beaucoup, on peut le plus qu’on puisse en ce monde : on sent qu’on souffre, on ne sent pas toujours qu’on aime et c’est une grande souffrance de plus !

Mais on sait qu’on voudrait aimer, et vouloir aimer c’est aimer.

On trouve qu’on n’aime pas assez ; comme c’est vrai, on n’aimera jamais assez, mais le bon Dieu qui sait de quelle boue Il nous a pétris et qui nous aime bien plus qu’une mère ne peut aimer son enfant, nous a dit, lui qui ne ment pas, qu’Il ne repousserait pas celui qui vient à lui »
Un jour ou l’autre, on comprend qu’on n’a pas le choix.

Si je veux suivre le Christ je dois choisir et, à cause de son amour, moi aussi je dois et je peux l’aimer. Il n’y a pas de chemin de libération en dehors de cet amour purifiant qui est comme un feu au- dedans de moi. Il n’y a de libération de moi-même qu’en aimant Dieu.

Et aimer Dieu, c’est prendre le même chemin que Jésus ... perdre sa vie.

Quelques mois avant sa mort, Charles de Foucauld relèvera dans son carnet cette phrase de l’Imitation :

« QUI N’EST PAS PRÊT À TOUT SOUFFRIR ET À S’ABANDONNER ENTIÈREMENT À LA VOLONTÉ́ DE SON BIEN-AIMÉ́ NE SAIT PAS CE QUE C’EST D’AIMER ».

Mais qu’est-ce qu’aimer ? Le frère Marie-Albéric à bien voulu répondre à cette question dans cette méditation.

On lit encore sa réponse sous forme de note marginale dans son cahier : « Aimer quelqu’un, c’est : l’admirer, l’imiter, le respecter, craindre de lui déplaire, désirer lui plaire, désirer le voir, désirer le posséder, désirer lui donner tout ce qu’on a et soi-même, donner son bien, désirer lui obéir ».




LA MESURE DE L’AMOUR

Charles de Foucauld n’était pas un homme de mesure.

Ne vivre que pour Dieu, tout quitter, se donner sans mesure. « Tout, rien d’autre » et de multiples expressions totalisantes. Mais cet absolu, qui semble si simple, se complique quand il faut le faire passer dans des actes.

Car, pour nous, le tout n’est que relatif. Seul Dieu est simple et le priant approche de lui à travers des actes successifs, répétés, des engagements limités et partiels.

Les répétitions, huit fois le mot « tout » dans cette courte méditation, l’abondance des mots dans sa prière en sont l’illustration.

Elles sont comme les expirations successives qui vident les poumons plus complètement et permettent au souffle vivifiant de pénétrer au plus profond.

Comme si c’était impossible d’exprimer le désir le plus profond de nous d’un seul coup, sans tâtonnements, sans hésitations. Il a dit Oui, mais qui peut dire sans présomption : « Je suis prêt à tout, j’accepte tout » ?

C’est pour cela que l’aujourd’hui ajouté par les premières utilisatrices de cette prière lui donnait une dimension plus humaine, plus humblement réaliste, celle de l’horizon quotidien, celle du moment présent.

Heureusement qu’il y a aussi ce « pourvu que » qui limite un peu l’affirmation et ramène la prétention à un niveau humain, non celui du surhomme mais celui de la personne en marche, en cheminement, de l’enfant qui se sait aimé par son Père. « Quoi que Tu fasses de moi », cela veut dire aussi « quoi que je fasse » car le but de la prière est uniquement de me faire faire avec amour ce que Dieu veut me voir faire librement.

 


LA PRIÈRE SE TERMINE COMME ELLE A COMMENCÉ́ :


« ... Car tu es mon Père »

Un seul mot la contient tout entière « Abba ».

Souvenons-nous que cette prière n’est pas n’importe quelle prière de Jésus.

Cette prière est pour Jésus l’acte suprême, le moment de l’union mystique dans l’extase, l’acte de "sortie de soi" dans l’Autre.

Et cela se passe dans la douleur insupportable du supplice de la Croix.
« L’acte le plus grand de la vie de Jésus, la plus grande preuve de son Amour, l’acte qui sauva le monde ne s’est pas accompli dans le repos et l’épanouissement d’une oraison paisible – comme cela aurait pu être – mais dans le douloureux effort d’une prière qui ne trouvait plus un chemin facile à travers les fatigues d’un corps brisé de souffrances ».

À ce moment l’homme est seul, quelle que soit l’affection de ceux qui l’entourent. Il ne dit plus « notre Père », mais seulement « Abba, mon Père » expression de cette solitude dans laquelle s’épanouit en plénitude la relation du Fils avec son Père, de l’homme avec Dieu.

C’est l’heure où le voile se déchire. Seule compte l’union des deux personnes dans l’anéantissement de l’humain.

Toute vraie prière n’est-elle pas à l’image de cette dernière prière ? Elle se situe dans le secret du lieu où le Père seul nous voit, secret de la chambre fermée ou secret du cœur ouvert.

Elle est perte de soi dans l’Autre et ressemble à une mort. Ainsi cette prière de Jésus peut-elle devenir notre prière de tous nos instants.

 


PRIERE D’ABANDON

Mon Père,

Je m’abandonne à toi,

Fais de moi de qu’il te plaira.

Quoi que tu fasses de moi,

Je te remercie.

Je suis prêt à tout,

J’accepte tout.

Pourvu que ta volonté́ se fasse en moi,

En toutes tes créatures,

Je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.

Je te la donne, mon Dieu,

Avec tout l’amour de mon cœur,

Parce que je t’aime,

Et que ce m’est un besoin d’amour

De me donner,

De me remettre entre tes mains sans mesure, avec une infinie confiance

Car tu es mon Père.

Amen.


PRIONS



Demandons au Seigneur par l’intercession du bienheureux Charles de Foucauld, de nous faire grandir dans la foi-confiance.

« Ô mon Dieu, donnez-moi la foi-confiance, la foi qui fait avance dans l’abandon en Toi…

Celle de la personne qui bâtit sur la pierre et non sur la foi morte de qui construit sur le sable.

Mon Dieu, donnez-moi la foi, la foi-confiance de méditer vos paroles pour les comprendre et ensuite les pratiquer pendant toute ma vie abandonnée à votre Volonté.

Faites de moi un être différent de ceux du reste du monde, « car leurs pensées ne sont pas vos pensées » »

                                                                                                                     



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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Ven 19 Mai 2017 - 10:35

NAZARETH






Mon but en faisant une parenthèse importante sur la méditation du f.­­ Marie-Albéric ou la PRIÈRE CHARLES telle que nous la connaissons aujourd’hui, était de saisir la profondeur spirituelle de cette prière et d’en connaître ses origines.





Maintenant, reprenons notre parcours sur l’histoire et l’expérience spirituelle de Charles de Foucauld avant d’entreprendre le voyage à l’intérieur de sa théologie.

Nous nous étions laissés sur le désir de Charles de se lancer dans une nouvelle vie : celle dont il se sent appelé par Notre-Seigneur Jésus le Christ.  Mais il attendra trois ans et demi avant d’y parvenir.

 C’est le 23 janvier 1897 qu’il recevra de l’Abbé général des Cisterciens réformés (Trappistes) l’autorisation de quitter « l’ordre pour suivre le Seigneur dans son abjection et sa pauvreté » et le 14 février, il est dispensé des vœux monastiques qu’il avait contractés le 2 février 1892.

Méritant notre réflexion, une conjoncture inusitée de circonstances eut lieu trois jours après l’entrée de Charles à la Trappe. S’il était brutalement conscient de son angoisse à la suite d’avoir quitté Marie, il était tout à fait inconscient de  l’impact immédiat qu’il eut sur le maître de novices.

Celui-ci, déjà ébahi par le détachement et la modestie de Charles qui porte encore ses habits laïques, déclarait : Charles « peut se vanter de m’avoir fait pleurer, et de m’avoir fait sentir ma misère. » La réaction du maître des novices a devancé les louanges stupéfiantes des supérieurs de Charles. Un de ses Abbés a témoigné :

« La seule chose qui m’étonne... c’est qu’il ne fasse pas de miracles. Je n’avais jamais vu, hors des livres, une telle sainteté sur la terre. »


Dans une surenchère élogieuse, un prieur de Charles a ajouté : « Il y a en lui l’étoffe de plusieurs saints ». « Plusieurs saints », s’exclame-t-on! Incroyable.

De notre vivant, l’éloge le plus grand qu’on puisse attribuer à un être pieux singulièrement héroïque, c’est de déclarer tout simplement qu’il est un saint ou comme un saint, pas « plusieurs saints ».

Dans son héroïsme, le moine Charles éprouvait deux espèces de souffrances de nature familiale.

Déçu très tôt par ce qu’il considérait un manque d’ascèse dans sa communauté́, il pensait former une petite congrégation qui pourrait vivre pleinement l’amour de la Sainte Famille.

Mais malgré le fait d’être l’un des plus extrêmes ascètes des temps modernes, Charles sentait que la douleur de quitter sa famille, et surtout Marie, dépassait celle de toutes ses pratiques ascétiques.

Comme il confie à un ami : « Le plus grand sacrifice pour moi, si grand que tous les autres n’existent pas après lui, et deviennent un néant, c’est la séparation définitive d’une famille adorée et d’amis très peu nombreux mais auxquels mon cœur est attaché de toutes ses forces. »






Écoutons aussi le cri d’angoisse de Charles sept ans après avoir quitté Marie :

« la pensée de la famille me torturait; je me disais parfois toujours, toujours, jamais, jamais, toujours vivre ici et ne jamais les revoir ». Et même pire que tout ça, ce sacrifice le plus douloureux ne reste pas stable mais il s’intensifie d’année en année.

Dix-huit ans après avoir quitté́ Marie, il lui écrit : « Les années, en s’écoulant, loin d’atténuer la peine de la séparation, la rendent plus vive. »

En fait, dans sa peine cumulative, Charles se trouve semblable à Jésus, un Jésus que Charles imagine lui dire dans une méditation : « Je vous apprends à chercher la solitude... solitude où je laisse ceux que j’aime, surtout ma mère. »


À la lumière de ces données variées, on n’est pas surpris d’apprendre que Charles fait cette déclaration révélatrice : je suis « violemment tenté de défiance envers mes supérieurs » mais l’obéissance « m’est facile envers vous, vous savez que je vous écoute. »

Après les sept ans chez les Trappistes qui l’ont frustré par la divergence entre leur vie monastique et celle de la Sainte Famille, il se rend en Palestine.  Il essaie cette vie en Terre sainte, au service des Clarisses de Nazareth et de Jérusalem.





Là il apprend vraiment à prier .

 Voici son son petit ermitage.





poursuit en même temps dans une recherche de nouveaux liens spirituels et il multiplie le nombre de ses liens familiaux : saint Paul et sainte Madeleine sont ajoutés comme ses autres parents célestes; et sur la terre, Charles juge que l’abbesse de Nazareth se comporte comme une sœur envers lui, tandis que l’abbesse de Jérusalem agit comme une mère. Et, comme si ceci n’était pas assez, il sent que toutes les Clarisses de Nazareth sont ses mères.

Cela dure trois ans, jusqu’au jours où il perçoit qu’il lui faut aller plus loin dans l’imitation de Jésus. Comprenant la place suréminente de l’Eucharistie dans l’Église, il accepte alors de revenir le prêtre dont a besoin le petit groupe des Ermites du Sacré-Cœur de Jésus, qu’il projette de faire naître.




PRIONS:



Dieu et Père, Tu as appelé le bienheureux Charles de Foucauld à vivre de ton amour dans l'intimité de ton Fils Jésus de Nazareth. Accorde-nous de trouver dans l'Evangile le fondement d'une vie chrétienne de plus en plus rayonnante, et dans l'Eucharistie, la source d'une fraternité universelle. Par Jésus Christ, ton Fils, qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Amen.

« Mon Dieu qui avez toujours tellement enseigné l'humilité par vos paroles et vos exemples que vous en avez fait un de vous caractères les plus propres « humbles et doux », et qui pourtant étiez si grand, apprenez-moi à être humble, à moi qui suis si petit ! »

                                                                                                 





Dernière édition par Marie du 65 le Jeu 25 Mai 2017 - 22:20, édité 2 fois
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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Sam 20 Mai 2017 - 10:23

LA PRÊTRISE ET SON DÉPART EN ALGÉRIE









Après trois ans chez les Clarisses de Nazareth et de Jérusalem, Charles de Jésus perçoit qu’il lui faut aller plus loin dans l’Imitation de Jésus.

Il comprend l’importance de l’Eucharistie dans l’Église et il accepte l’appel du Seigneur à se faire prêtre.  Quel appel !

Mais avant de quitter ce lieu qui lui aura servi de tremplin dans sa vie de prière et de foi, j’aimerais mettre en relief quelques faits :

C’est durant ces quelques années passées surtout à Nazareth, avec quelques mois à Jérusalem, qu’il a écrit une grande quantité de ses méditations et de ses notes de retraites.

Ici nous pouvons retrouver dix-sept volumes compilés dans ses œuvres spirituelles à part tous les carnets et considérations sur les fêtes de l’année…

Il ne faut pas oublier également l’héritage du magnifique tableau qu’il a peint dans son petit ermitage de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours.







Ensuite, j’aime revenir sur le fait que c’est à Nazareth qu’il apprend vraiment à prier. Pourquoi ?

 Qu’est-ce que la prière pour le frère Charles alors qu’il a passé des années à la Trappe !

  Les Cisterciens Trappistes sont des priants !

 Mais il ne faut pas oublier que Charles a été touché par le Maître des mystiques Jean de la Croix à la Trappe dont il s’est mis école.  

Avec Lui, il est sorti de toutes les méthodes emprisonnantes de prière pour passer au recueillement de l’âme. Il a reçu la grâce de l’oraison.  Pour lui, ses temps de prière n’était plus une méditation sur Dieu, un texte ou … mais une inspiration de Dieu.

En silence, avec son Seigneur, son seul désir était d’être en sa Présence.  


On dira de Lui que son regard était brûlé par la sécheresse de l’Adoration.

Une âme ainsi brûlée ne peut devenir qu’une âme missionnaire…comme nous en avons l’exemple en tant d’autres saints, pour ne citer que la petite Thérèse-de-l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face !


C’est donc fort de son appel intérieur qu’Il rentre en France.  C’est à Notre-Dame-des-Neiges qu’il se prépare aux diverses ordinations et c’est dans la chapelle du grand séminaire de Viviers que, le 9 juin 1901, il reçoit le presbytérat.

Mais une fois son ordination célébrée, Charles ajoute une note à l’aspect familial de ce qu’il désire vivre

L’amour de Nazareth peut se vivre partout.

Celui-ci porte le projet de s’installer en Algérie, ce qui marque une avancée majeure dans son évolution incessante.

En harmonie avec son désir de fonder des maisons monastiques dites petites familles de frères et sœurs de Nazareth, Charles ajoute : « Je veux habituer tous les habitants... à me regarder comme leur frère, le frère universel. »



Il écrit à Henry de Castries et au chanoine Caron auxquels il décrit son itinéraire :



« Je viens d’être ordonné prêtre et je fais des démarches pour aller continuer dans le Sahara «la vie cachée de Jésus », non pour prêcher, mais pour vivre la solitude, la pauvreté, l’humble travail de Jésus, tout en tâchant de faire du bien aux âmes, non par la parole, mais par la prière, l’offrande du saint Sacrifice, la pénitence, la pratique de la charité. »


« Prêtre libre du diocèse de Viviers, mes dernières retraites de diaconat et de sacerdoces m’ont montré que cette vie de Nazareth, ma vocation, il fallait la mener non pas dans la Terre sainte, tant aimée, mais parmi les âmes les plus malades, les brebis les plus perdues, les plus délaissées. […]

Dans ma jeunesse, j’avais parcouru l’Algérie et le Maroc. […]

Aucun peuple ne me semblant plus abandonné que ceux-ci, j’ai sollicité et obtenu du très révérend préfet apostolique du Sahara la permission de m’établir dans le Sahara algérien et d’y mener […] une vie aussi conforme à la vie cachée du Bien-aimé Jésus à Nazareth. […]»







PRIONS

Frère Charles, par ton intercession, nous demandons au Seigneur notre Bien-aimé Jésus, de nous accorder la grâce de la prière, de ta prière, dans la foi-confiance de ce que le Seigneur veut pour nous aujourd’hui.  



Nous te demandons la capacité de quitter nos sécurités affectives même dans la prière pour entrer dans le désir, dans l’Amour de Dieu, ce feu qui brûle au fond de nous-même comme Toi afin de répondre à Sa Volonté.
Amen.



« Et qu’était cette prière qui faisait la moitié de votre vie à Nazareth ?

C’était d’abord et surtout l’Adoration, c’est-à-dire l’admiration muette qui est la plus éloquente des louanges, « tibi silentium laus », cette admiration muette qui renferme la plus passionnée des déclarations d’amour, comme l’amour d’admiration est le plus ardent des amours. »


Je prie



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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Dim 21 Mai 2017 - 9:22















LE FRERE CHARLES EST MAINTENANT PRETRE!

Il a donné sa réponse d’amour à l’Amour.  

Il a été fidèle aux commandements de Jésus pour lui.  Dans sa pratique, Il est conscient d’être demeuré en relation avec Dieu : c’était son unique désir !

C’est pourquoi Celui-ci l’a touché au plus profond du cœur; ou comme les docteurs mystiques le disent : il a été touché à la fine pointe de l’âme.

Sa vie est donc une réponse à l’Amour de Dieu, réponse qu’Il peut donner qui provient de leur cœur à Cœur.  Des moments passés ensemble où, comme à chaque printemps, le Dieu de la Vie a su émonder délicatement cet arbre prometteur de ses imperfections dans l’oraison silencieuse.

Le Seigneur le désirait fort pour la gloire de son Père et est venu agir en Lui pour couper tout ce qui aurait pu nuire pour que la sève puisse donner une abondance de fruits… un meilleur disciple !





Peu importe les efforts, nul n’est au-dessus de son Maître, et Charles le sait !

De sa propre vie il ne verra pas les fruits qu’il aurait souhaité voir… mais « il faut que le grain de blé tombe en terre pour donner du fruit ! ».

De sa vie on retiendra les mots :

purifier, fructifier, communier, demeurer (en Lui) …

Des verbes signifiant tous une action contemplative exigeant une réponse d’amour qui se prouve par des actes concrets au quotidien; réponses qu’Il assume d’une manière très généreuse.

« L’Esprit-Saint ouvrira vos cœurs et mon Père et Moi feront en vous notre demeure ».

L’Esprit l’a rendu capable de répondre dans le don total de lui-même, dans l’abnégation de sa volonté.

Il devient l’adorateur qui brûle du feu de l’Amour de son Époux, il devient prêtre désirant partager au monde le Christ, et sa joie d’Aimer et d’être aimé.

C’est ce qu’Il a expérimenté dans la prière silencieuse et dans l’adoration eucharistique ainsi que dans le retrait total au mondain pour ne servir que le Pauvre parmi les plus pauvres.

Poursuivant son idéal de plus en plus exigeant, Charles déménage à Tamanrasset parmi les Touaregs, les plus délaissés de tous.

C’est là qu’il entreprend l’étude de la langue maternelle des Touaregs, ce qu’il poursuivra pendant douze ans.

Comme une sorte de sage-femme, il sortira cette langue de l’obscurité et la fera naître dans la communauté linguistique du monde.

Dans une démarche parallèle à Tamanrasset, se percevant lui- même comme un enfant, il s’offre à la Sainte Famille et envisage encore une fois qu’il va vivre à Nazareth comme Jésus.

Il consacre aussi un long moment de sa vie à écrire une règle pour les frères et les sœurs Sacré-Cœur qui a trois buts ultimes : 1) Imiter Notre-Seigneur Jésus; 2) Rendre un culte très dévot à la sainte Eucharistie; 3) Travailler à la conversion des âmes et spécialement à celles des infidèles.

Ces trois buts résument bien les orientations fondamentales de sa vie et expriment cet appel de Dieu auquel il cherchera à être le plus obéissant possible.

Dans son souci d’être au service de la mission auprès des plus pauvres et des plus éloignés, il insiste sur les relations de proximité, de fraternité, d’amitié, préparant ainsi le terrain pour que la semence de l’Évangile puisse germer et porter du fruit.

Il exprime cette conviction missionnaire en ces termes :



« Dieu, pour nous sauver, est venu à nous, s’est mêlé à nous, a vécu avec nous dans le contact le plus familier et le plus étroit de l’Annonciation à l’Ascension.

Pour le salut des âmes, Il continue à venir à nous, à vivre avec nous, dans le contact le plus étroit, chaque jour et à toute heure dans la sainte Eucharistie.  

Ainsi, nous devons, pour travailler au salut des âmes, aller à elles, nous mêler à elles, vivre avec elles dans un contact familier et étroit.

Nous devons le faire pour toutes les âmes à la conversion desquelles Dieu veut que nous travaillions particulièrement, et surtout pour les infidèles. »
                                                                                                                         



Il vit de manière éloignée au Sahara. Ils commencent à appeler la maison “la fraternité (la Khaoua en arabe) et cela m’est doux.

» Cette quête familiale l’amène à la recherche de la présence de Jésus chez les indigènes qu’il nomme ses pauvres « frères en Jésus. »

En plus, Charles achète quelques esclaves et il les nomme en l’honneur de la Sainte Famille, tels que : Joseph du Sacré-Cœur ; Marie-Joseph-Jean-Henri ; et Marie — Joseph-Henri.

À part ces trois, une autre personne a gagné une attention spéciale de Charles.

Il raconte qu’une « vieille femme aveugle... m’est arrivée le jour de Noël, sans abri. Ce jour-là moins qu’un autre, je ne pouvais la laisser dans la peine » ; pertinemment il la nomme Marie.

En tout, il appelle ses protégés « mes quatre enfants » dans leur nouveau foyer adoptif dont la chapelle est justement dédiée à la Vierge et Joseph.





Après avoir résumé la vie de Charles de Foucauld et signalé brièvement les moments qui ont pu avoir de l’importance pour la construction de sa synthèse christologique, nous explorerons prochainement plus attentivement son expérience spirituelle à partir de laquelle il pense Dieu, Jésus et l’Église afin de mieux saisir l’originalité de sa vision anthropologique spirituelle globale.




PRIONS

Ô mon Seigneur et mon Dieu, par l’intercession du Frère Charles, n'avoir pas de plus chers moments, pas de plus vrai repos, pas d'heures plus suaves que ces heures de prière solitaire !

Apprenez-moi à prolonger de plus en plus ces heures où, je veille seule à vos pieds, où, sans que personne ne sache ni ne partage mon bonheur, je jouis de la présence de mon Dieu !

Ô mon Dieu, si cela est, conforme à votre volonté, faites-moi cette grâce de me retrouver plus souvent avec Vous, je Vous le demande par toutes les grâces que Vous m'avez déjà faites et par votre Cœur !
Amen.



« Suivre, Suivre, Suivre JÉSUS, pas à pas, en imitant, partageant en tout Sa vie, comme les Apôtres, comme Marie et Joseph. »
                                                                                                           




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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Lun 22 Mai 2017 - 9:50



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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Mer 24 Mai 2017 - 10:35

PARTIE 2:

SON EXPÉRIENCE SPIRITUELLE -

PRIER AVEC LE FRÈRE CHARLES DE FOUCAULD  














CHARLES DE FOUCAULD ET SON EXPÉRIENCE SPIRITUELLE







Une démarche spirituelle est nécessairement située dans le temps et l’espace.  Comme je ne veux pas reprendre les pages déjà écrites, un bref résumé est pourtant nécessaire…

Charles est né le 15 septembre 1858 d’une famille catholique et est baptisé le lendemain.  Il reçoit le sacrement de la confirmation et fait sa première communion le 28 avril 1872.

Plus tard, il dira que la religion de son enfance ne répond plus à son goût de vivre.

 IL est alors marqué par des lectures divertissantes et les auteurs fréquentés distillent son esprit en libertinage.

 C’est l’influence du temps qui le conduit rapidement à une existence sans prière, sans pratique sérieuse, où sa foi disparaît, où son comportement se relâche en s’éloignant des mœurs chrétiennes.

 De cette perte de foi et de ces conséquences morales, il dira lui-même dans sa correspondance à Henry de Castries:



« Pendant douze ans, j’ai vécu sans aucune foi : rien ne me paraissait assez prouvé; la foi égale avec laquelle on suit des religions si diverses me semblait la condamnation de toutes.

Je demeurais douze ans sans rien nier et sans rien croire, désespérant de la vérité, et ne croyant même pas en Dieu, aucune preuve ne me paraissant assez évidente. »


Sa conversion de la fin octobre 1886 en l’Église Saint-Augustin à Paris, événement que l’on a déjà évoqué, va donc orienter l’approfondissement de notre regard à partir de cette seconde partie tentant  de décrire l’expérience spirituelle par laquelle est passé Charles de Foucauld, et d’une certaine manière en essayant  de nous ravir des découvertes qu’il a vécues au moment de cette conversion.




SES DÉCOUVERTES



Déjà nous pouvons nous rappeler la grâce de conversion qu’il reçut lorsqu’il entra dans le confessionnal de l’abbé Huvelin, mais il en reçut une deuxième grâce non négligeable à l’autel de la Sainte Vierge Marie : il lui fut donné de découvrir pour toute sa vie la lumière de quelques vérités chrétiennes qui marqueront désormais toutes ses pensées, ses paroles et ses actes de converti.  

Il demeurera profondément attaché à la vie de Marie jusqu’à son dernier souffle.



La rencontre de croyants musulmans lors de son exploration au Maroc a certainement joué un certain rôle dans sa mise en route vers la conversion, mais il a trouvé que l’Islam n’allait pas jusqu’au bout de l’exigence d’adoration : « Vivre, à chaque instant, en absolue consécration à Dieu. » (Lettre à Henry de Castries, 15 juillet, 1901)


Malgré l’aspect séduisant de l’Islam, il ne pouvait absolument pas s’en satisfaire.

 À ses yeux, il ne peut être la vraie religion : d’une part, il prend pour exemple Mahomet, s’enrichissant, ne dédaignant pas les plaisirs des sens, faisant la guerre et d’autre part, n’ayant pas assez de mépris pour les créatures pour pouvoir enseigner un amour de Dieu digne de Celui-ci : sans la chasteté et la pauvreté, l’amour et l’adoration restent très imparfaits.


On le devine : si Charles de Foucauld a été touché par Dieu, c’est que sa soif de vérité avait creusé en lui une attente.  La première grâce qui lui est faite au confessionnal, c’est de passer de l’agnosticisme et du doute sur l’existence d’un Dieu à une foi vive dans l’expérience du Dieu de la Révélation judéo-chrétienne.

 Dans sa retraite à Nazareth en 1897 il écrit à l’abbé Huvelin :


« Je demandais des leçons de religion : il me fit mettre à genoux et me fit me confesser, et m’envoya communier séance tenante… je ne puis m’empêcher de pleurer en y pensant, et ne veux pas empêcher ces larmes de couler, elles sont trop justes, mon Dieu ! […] Que vous avez été bon ! Que je suis heureux ! […] Et depuis, mon Dieu, ce n’a été qu’un enchaînement de grâces toujours croissantes. »







PRIONS

Seigneur Jésus, par l’intercession du bienheureux frère Charles, aide-nous à chercher la vérité de la foi chrétienne et à T’imiter Toi notre modèle unique. Ainsi nous serons dans la joie profonde !
Amen.



« Mon Dieu que Vous êtes bon de nous apprendre à prier !  Si souvent nous ne savons pas comment le faire !  Si souvent nous avons besoin de dire comme les apôtres : « Seigneur, apprenez-nous à prier ! » »
                                             








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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Jeu 25 Mai 2017 - 22:11



PRIER AVEC LE FRÈRE CHARLES DE FOUCAULD






 


PRIÈRE DE CHARLES POUR L'ASCENSION DE NOTRE-SEIGNEUR !








Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ.



« J'aurais voulu ne pas dormir cette nuit, la dernière que vous avez passé sur la terre, j'ai dormi cependant, ô mon Dieu; que je suis misérable, tiède, indigne de vos grâces!

Merci, mon Seigneur, de toutes celles que vous m'avez faites, merci en particulier de celles que vous m'avez faites en cette vie sur la terre qui finit aujourd'hui... pardon d'en avoir tant abusé, secourez-moi afin que je les recueille à l'avenir et que je ramasse, sans en perdre une goutte, toutes celles que vous laissez tomber sur moi, en quittant la terre, et toutes celles que vous ne cessez de me faire...

Oh! mon Dieu, voici la dernière nuit, passée à vos pieds pendant que vous êtes ici-bas…

Sainte Vierge, sainte Magdeleine, faites-la moi passer avec vous!

Oh! mettez-moi bien avec vous, entre vous, contre vous, aux pieds de Notre-Seigneur! Faites-moi passer avec vous, ô mes bonnes mères, les dernières heures de cette nuit, toute cette matinée, mettez-moi avec vous pendant ce repas du cénacle, le dernier pris avec Jésus sur la terre, puis à midi, prenez-moi entre vous sur le mont des Oliviers…

Faites-moi, pendant tout ce temps, d'ici à midi, partager votre contemplation et votre amour, faites-moi ne pas quitter des yeux ce Seigneur béni, faites-moi, pendant ces dernières heures que nous avons à passer avec Lui, me perdre, me noyer en Lui avec vous…

Que je ne voie que Lui, que je n’aime que Lui, que je fasse tout ce qu’Il veut, que je sois tout ce qu'Il veut . . .

Oh! mes mères bien-aimées! O saint Pierre et saint Paul! O mon bon ange, donnez-moi à Lui...


Il n'a plus que quelques heures à passer sur la terre…

Hélas! jamais durant sa vie Il ne m'a eu vraiment et pleinement et pure­ment à Lui! Oh! qu’Il m’ait au moins pendant ces derniè­res heures !

C'est bien tard, hélas ! et bien peu, mais enfin, qu'Il m'ait au moins pendant ce temps.

O mon Seigneur, je vous adore, je me donne à vous, prenez-moi et recevez­ moi; je me prosterne à vos pieds.

Je vous aime, je vous appar­tiens : faites que je fasse ce que vous voulez de moi, que je sois ce que vous voulez que je sois, pendant ces dernières heu­res que vous passez ici-bas et pendant tous les instants de ma vie ; c'est tout ce que je demande pour moi… faites la même grâce à tous les autres hommes, c'est tout ce que je vous demande pour eux… je vous le demande et pour eux et pour moi non en vue de nous mais en vue de vous, de vous, en vue de qui je veux penser toutes mes pensées, dire toutes mes paroles, faire toutes mes actions, employer tous les instants de ma vie en ce monde et en l’autre...


Je vous demande cela, cela seul pour nous en vue de vous... pour vous, mon Jésus bien-aimé, je n’ai rien à demander, je n'ai qu'à jouir ; déjà vous êtes bienheureux; dans quelques heu­res vous jouirez de votre gloire au plus haut des cieux… Allé­luia, alléluia, alléluia!. . .

Je n’ai plus à demander, ô mon Maître, pour vous, mais à jouir; l'amour ne consiste plus à demander pour vous, mais à jouir de votre bonheur infini : faites m'en donc jouir, ô Seigneur, jouir non pour moi, mais pour vous, non parce que cela est doux, mais parce que cela est l'amour, cet amour que vous me commandez comme mon premier devoir…



O sainte Vierge, ô sainte Magdeleine, faites­-moi aimer et jouir avec vous!... Oh! jour bienheureux, toi qui verras Notre-Seigneur entrer dans sa gloire et s'asseoir à la droite de son Père!

Sainte Vierge, sainte Magdeleine faites-moi partager en ce jour vos sentiments, vos actions, votre amour ; votre contemplation, votre adoration pendant les dernières heures de la présence de Jésus sur la terre, la tristesse naturelle, humaine, inséparable de votre passible nature, en voyant celui qui faisait tout votre bonheur vous quitter pour le reste de votre vie, les flots de joie qui vous inondent, vous submergent à la pensée du bonheur dans lequel règne à jamais votre Bien-Aimé Jésus, Celui que vous aimez si parfaitement, pour qui vous vous oubliez tellement vous-mêmes, qui sera désormais éternellement assis à la droite de Dieu , dans la gloire céleste !






5 heures et demie soir. Voici la fin du plus beau jour de l'année! du plus beau jour pour vous, mon frère, mon époux, mon bien-aimé, mon Maître chéri, mon Dieu Jésus, et par conséquent du plus beau jour pour moi…

Car je veux vivre en vous et non en moi… mon bonheur est en vous et non en moi : c'est vous que j'aime et non moi…

Merci, merci, merci, merci de votre gloire incomparable. « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : assieds-toi à ma droite. »

« Le Seigneur monte sur l'aile des vents »…

Que de prophéties s'ac­complissent aujourd’hui…

Vous voici entré dans votre repos...

Vous voici partageant pour 1'éternité le calme inaltérable et le bonheur de la bienheureuse et toujours tranquille Trinité...

Merci, mon Dieu, merci, merci, merci de votre gloire, de votre bonheur! Voici votre pèlerinage achevé.

Voici ces trente­-quatre ans passés sur la terre finis, clos, scellés; les douleurs sont passées, le bonheur sans fin a commencé pour vous… Jour béni entre tous!

Jour le plus beau de tous! Non, l'année n’a pas de fête plus douce à mon cœur. Noël, c'est un don que vous me faites au prix de quel avenir douloureux pour vous!...

Pâques, c'est la manifestation à mes yeux du bonheur où est entrée votre âme à l'heure de sa mort et le commencement de la gloire de votre corps…

Aujourd’hui c’est votre bonheur complet, total, aujourd'hui vous recevez votre récompense à la droite de votre Père...

Je n’ai maintenant plus rien à demander pour vous, mon Dieu, Rabboni, je n'ai qu'à remercier, «je vous rends grâces, mon Dieu, à cause de votre grande gloire», je n'ai qu'à dire amen, amen, alléluia, alléluia! Amen, tout est fini, j'ai encore à prier pour votre Église, votre corps mystique, pour les âmes, vos mem­bres mystiques…

Mais pour vous-même c'est fini, je n'ai plus rien à demander… Je suis satisfait, je suis heureux, je n'ai plus qu’à dire amen, amen, sans fin, amen, et merci, merci, sans fin merci! O douce et bénie journée, où mon Sauveur bien-aimé est entré dans la gloire de son Père; maintenant ô Bien-Aimé Jésus, vous qu’il y a quelques heures encore, je voyais mangeant à côté de moi, vous êtes assis à la droite de Dieu dans le ciel et vous régnez pour l'éternité… Béné­diction, action de grâce, joie sans fin!...

Amen, amen, merci, merci!...

Au milieu de mes amens, de mes mercis, de ma joie et de cette paix profonde où votre gloire me met (n'avoir plus rien à désirer pour son bien-aimé, le savoir éternelle­ment heureux, quelle béatitude, quelle paix, quel repos infini!), il faut me souvenir de vos dernières paroles…

Que m'avez-vous dit avant de partir, mon Dieu ?

Quels sont vos derniers avis ?

Vous m'avez répété d'abord Is qui perseveraverit usque ad finem, hic salvus erit puis fac hoc et vives, et puis enfin, « Ne défais pas ce que Dieu a fait. Ne sépare pas ce que Dieu a uni »…

Par la première parole vous me dites de continuer le genre de vie que j'ai entrepris... par la seconde vous me dites de continuer sans le changer l'ordre d’exercice, le règlement de journée, le mode de prières et de lectures, l'intérieur et l'extérieur de ma vie tels qu'ils sont en ce moment…

Par la troisième parole vous me dites de rester fidèlement chez les bonnes mères Clarisses, jusqu’à ce que M. l'abbé H., votre représentant, me dise d'aller ailleurs usque dum dicam tibi, ou qu’elles me renvoient : mais de moi-même je ne dois pas sortir d'un lieu, d'une place où Dieu m'a si visiblement, si évidemment, si merveilleusement mis de sa propre main, je ne dois pas «défaire ce que Dieu a fait, ni séparer ce que Dieu a uni».

Si jamais il n’est bon d’aller «de maison en maison», combien il serait mauvais de quit­ter de soi-même une maison où Dieu m'a mis de sa propre main... «Ne défaits pas ce que Dieu a fait...

Ne sépare pas ce que Dieu a uni»… Puis vous m'avez dit de relire mon élection de 1' automne dernier, de la suivre de point en point et d’y ajouter, d’augmenter un peu mes prières, pour les inten­tions du pape, lesquelles comprennent toutes les intentions de votre cœur, et d'être plus fidèle que par le passé à prier pour tous les hommes, pour l'Église, pour les particuliers et pour tous ensemble pendant le travail manuel…

Il n'y a que cela à ajouter à mon élection, à mes résolutions, à mon genre de vie…

Quant aux deux paroles qu'Il a dites avant de par­tir :

«Allez dans l'univers entier prêcher l'Évangile à toute créature» et «Restez dans la ville jusqu'à ce que vous ayez la force d'en haut», voilà comment je dois me les appliquer...

Je dois aller dans l'univers entier par mes prières qui doivent embrasser tous les hommes... je dois prêcher l'Évangile à toute créature par l'exemple de ma vie, faire en sorte que ma vie soit une fidèle image de celle de Notre-Seigneur, et par là crier l'Évangile sur les toits, faire voir l'Évangile vivant à tous ceux qui me voient, qui vivent autour de moi, dans le lieu où Dieu m'a mis... ce lieu, cette petite ville de Nazareth, je ne dois pas en sortir jusqu'à ce qu'Il m'ait lui-même donné des forces spéciales pour cela, c'est-à-dire une vocation bien claire, bien évidente, accompagnée des grâces spéciales qui en sont l'accompagnement et la marque, un appel bien cer­tain sanctionné par l'obéissance à son représentant, c'est-à­-dire au directeur habituel de mon âme...


En finissant cette bénie journée, c'est plus que jamais le moment, ô ma mère la sainte Vierge, ô sainte Magdeleine, ma mère, de me jeter dans vos bras, et de vous supplier de ne pas m'abandonner, mais de me conserver comme votre petit enfant, maintenant que Notre Seigneur n'est plus là «pour conserver à Son Père ceux que son Père lui a donnés»...

Gardez-moi, mes mères, prenez-moi entre vous, contre vous, conservez-moi à ce Jésus bien-aimé qui règne maintenant au plus haut des cieux…

Gardez-moi de toute manière… Jusqu'ici ce que je vous ai demandé surtout, c'est de m'unir à votre contemplation, à votre adoration, de me faire passer avec vous et mes jours et mes nuits, tous les instants de ma vie, perdu, abîmé, noyé avec vous dans la contemplation et l'amour de Jésus.

Maintenant, je vous demande encore cela, et je vous le demande plus que jamais, mères chéries, pour tous les moments de ma vie mais je ne vous demande pas rien que cela : je suis faible, si faible, si près des plus grands péchés, si entouré de tentations et si près d'y succomber, que je vous demande aussi de me garder de tout péché, de tout péché mortel d'abord, de tout péché véniel ensuite, des imperfections enfin…

Oui, j'ai besoin, ô mes mères, et vous le voyez, vous qui me con­naissez, que vous me gardiez contre tous ces dangers, à com­mencer par le péché mortel, gardez-moi donc de tout mal; faites-moi pratiquer tout bien, faites-moi accomplir en tout la volonté de Jésus, et les derniers avis qu'Il m'a donnés aujourd'hui et tout ce qu'Il veut, voudra jamais de moi : que je sois, que je fasse toujours tout ce qu'il veut de moi : amen!

Dans ces billets que les âmes pieuses tirent en certains jours, j'ai tiré aujourd'hui que Jésus en montant au ciel me léguait sa vie cachée... à Noël il me donnait son silence... près de sa crèche, il me donnait encore le rôle de saint Joseph… fuyant en Égypte, je crois, il me faisait tirer que je devais faire le voyage de la vie en ballon, planant bien haut au-dessus de toutes choses terrestres...

Tout ceci s'accorde bien, mon Dieu, faites-moi la grâce d'y être fidèle, en vous, par vous et pour vous...

Mon Dieu, je me donne à vous, pour vous aimer de toute l'éten­due de mon cœur… Sainte Vierge, sainte Magdeleine, gardez­-moi entre vous et faites qu’avec vous, comme vous, j'aime Notre-Seigneur Jésus de tout mon cœur, de toute mon âme, de toutes mes forces, de tout mon esprit, pendant tous les ins­tants de ma vie, en Lui, par Lui et pour Lui.

Et faites la même grâce à tous les hommes, pour la gloire de Jésus.


Amen. »















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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Lun 29 Mai 2017 - 17:47

POURSUIVONS...











Pour les personnes qui se sont lancées dans lecture de la publication précédente, vous avez pu constater comment les prières de Charles sont ardentes et enflammées.

Cette parenthèse était voulue pour le moment de l’Ascension…

Mais, croyez-moi sur parole, elles sont toutes ainsi !

 C’est un homme de feu !!







Poursuivons maintenant notre lancée sur son expérience spirituelle…



Le Visage de Dieu, Père plein de tendresse, Source de toute bonté et de toute bonté, devient pour Charles de Foucauld encore plus attachant, puisqu’il prend les traits de Jésus, ou, pour mieux dire, puisqu’il donne à Jésus ses traits, si bien qu’en voyant Jésus on voit le Père.

Le Dieu qui l’a touché a un nom d’homme : Jésus, Dieu incarné.  

Commence alors pour lui le chemin de la connaissance de Jésus-Christ qui est le chemin de tout chrétien pour aller vers Dieu dans la vérité totale.



Sous la conduite de son confesseur, qui devient dès lors son père dans la foi, Charles ouvre les Évangiles pour entendre la voix même de Dieu lui révéler le Royaume et ses mystères.

Quelques mois plus tard, il se plonge dans la lecture de la vie de Jésus et deux ans plus tard, il est pèlerin en Palestine sur les lieux mêmes habités et visités un jour par Celui qui s’appelait Jésus de Nazareth.



Cet itinéraire en Terre sainte, symboliquement parlant, sera d’ailleurs permanent, car jusqu’à la fin de sa vie il ne désirera qu’une chose :

METTRE SES PAS DANS CEUX DE JÉSUS, ses laisser en quelque sorte prendre par la main et marcher avec lui, dans un compagnonnage qui comporte le désir de l’imiter jusque dans ses souffrances.  

Cela transparaît de sa méditation sur le début du Psaume 16 :



« Deux versets surtout sont remarquables et instructifs dans cette première moitié du psaume :

« Pour que ma bouche ne parle pas selon les œuvres des hommes ; à cause de vos paroles, Seigneur, j’ai suivi des voies dures. »

Pour suivre les voies de la chair, les voies, les sentiments du monde, mais pour me conformer à vos paroles, j’ai embrassé la mortification […] la croix […]. Le second enseignement est plus remarquable encore… Il est la suite du premier […]

Comment suivrons-nous les voies dures ?

Comment embrasserons-nous la mortification ?

Comment vous obéirons-nous et nous sauverons-nous de la concupiscence du monde ?

– En vous imitant, mon Dieu, en vous suivant pas à pas, Seigneur Jésus; en suivant pas à pas tous vos exemples, en vivant de votre vie pour l’intérieur et pour l’extérieur, en faisant autant que nous le pouvons tout ce que vous avez fait […] :  nous tâcherons de vous imiter de la manière la plus parfaite, de vivre de votre vie comme en vivaient les apôtres, de marcher la main dans votre main comme votre petit frère, de mettre nos pieds dans la trace de vos pas, comme le dit si bien le psaume […].

C’est un verset qu’il nous faut répéter bien souvent.  « Faites-moi mettre parfaitement les pieds dans la trace de vos pas, pour que je marche sûrement. »






PRIONS



Oh ! Jésus, faites-moi enfin aller pour Vous partout où vous voulez que j’aille !

Faites-moi enfin « me renoncer, porter ma croix chaque jour, et Vous suivre » !

Faites-moi enfin être et faire à tout instant ce qui Vous plaît le plus que je sois et fasse, ce qui Vous glorifie le plus de ma part, ce que Votre Cœur demande de moi !
                                                                                                                       (Nazareth, méditation 10 février 1898)







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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Jeu 1 Juin 2017 - 17:21

LE RETOUR À DIEU ET L'ABANDON AU PÈRE



















Pour Charles de Jésus, après sa grâce de conversion, deux absolus lui apparaissent : d’abord Dieu est, et en conséquence, puisqu’Il est, tout est pour Lui :

« Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui : ma vocation religieuse date de la même heure que ma foi :

Dieu est si grand !  Il y a une telle différence entre Dieu et tout ce qui n’est pas Lui ! »


Nous avons déjà vu cette affirmation capitale, qui révèle la richesse théologale de l’expérience spirituelle vécue par Charles lors du moment de sa conversion, qu’il vit authentiquement comme un détachement du monde et un retour à Dieu, Source de son être et de son existence d’homme.

Il gardera toujours une profonde conscience de l’abîme qui sépare le Créateur et les créatures.

Charles peut être présenté avec raison comme un passionné de Jésus, c’est bien là, en effet, une note caractéristique de sa foi, il est pourtant une note encore plus fondamentale qui oriente manifestement toute sa spiritualité et qui serait la suivante : jamais il n’oubliera que Dieu est Dieu et que la religion demandée à tout humain, c’est d’accomplir toutes nos actions, même la recherche du salut, en vue de Dieu, notre unique fin :



« C’est bon de chercher son salut en vue de soi, c’est bon de chercher le salut du prochain, c’est bon de chercher la mesure de la saine raison le bien matériel de soi et du prochain en vue de soi et des autres, mais tout cela est bien loin d’être le plus parfait : il est bien plus parfait de crier vers David : « Non pas à nous, non à nous, Seigneur, mais à votre Nom donnez la gloire. » Ne nous occupons pas de nous, Seigneur, pas de nous mais de votre gloire.

À la vérité, nous tâcherons encore de nous sauver et plus que jamais, puisque le motif sera plus élevé, plus puissant, mais ce sera en vue de vous et non plus en vue de nous […]

Nous chercherons encore le salut du prochain, et plus que jamais, puisque le motif sera plus élevé, plus digne, plus capable d’exciter notre ardeur, mais ce sera en vue de vous et non plus de vue de lui. […]

Nous ferons tout en vue de vous, mon Dieu, nous nous obligerons, parce qu’il est plus parfait d’agir en tout pour la fin la plus digne, et nulle fin n’est plus digne que vous, mon Dieu… Nous ferons tout en vue de vous, parce que le premier commandement est de vous aimer dans tout notre être ; et que quand on aime on oublie tout le reste et on fait tout, tout en vue de l’être aimé. »





Charles de Foucauld a cherché, tout au long de son existence, à être fidèle à cette lumière reçue dans la grâce de sa conversion.

Sa première devise choisie au moment de quitter sa vie de trappiste pour s’engager dans l’imitation de la vie de Jésus à Nazareth a été :


Fiat Volontas Tua.




PRIONS :

Par l’intercession du Frère Charles de Jésus, Seigneur, aide-nous à nous détacher du mondain pour nous attacher à Toi pour notre salut et celui de toutes nos sœurs et frères dans la foi.



« Cœur de Jésus, que vous êtes bon de me ramener sans cesse à vous, de me presser sans cesse, par divers moyens et si forts, de me faire mon devoir, d’être fidèle à ma vocation, de vous aimer, de vous obéir, de vous imiter… »

                                                                     (Béni Abbès, méditation 6 avril 1905)







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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Sam 3 Juin 2017 - 18:31

MÉDITATION SUR LA PENTECÔTE










2h00 du matin.

Merci, mon Seigneur Jésus, merci Notre Dame du Perpétuel-Secours, merci sainte Magdeleine, merci mon ange gardien de m’avoir éveillé et fait lever pour me tenir compagnie avec vous en prière aux pieds de Jésus…

Faites-m’y rester avec vous toute la nuit, tout ce jour, toute ma vie.

 Ô mes mères, ô mon bon ange, faites-moi partager toujours votre contemplation, votre adoration, votre amour !...

Faites-moi avec vous faire sans cesse la volonté du divin Jésus et ainsi le glorifier le plus possible en tous mes instants.

Voici la dixième nuit qu’il passe au ciel.


Comme Il est heureux !

Merci, merci, mon Seigneur de votre bonheur.  

Oh ! quelle joie de penser qu’en ce moment vous êtes au ciel !

Merci mon Dieu, de me le faire sentir !...

Faites-le moi sentir toujours, toujours puisque cela est jouir sur la terre en vue de Vous.  

Mais vous me dites, ô mes mères, d’attendre entre vous, et que pour cela, pour vivre de votre vie et glorifier Jésus, il me faut quelque chose, quelque chose que Dieu seul donne ; pour faire à toute heure ce que veut Jésus, pour L’aimer, L’imiter, Lui obéir, et pour ainsi Le glorifier : à tout instant, il faut son Esprit, son Esprit à Lui, cet esprit par lequel Il connaissait les choses et les voyait dans leur vérité, cet esprit par lequel Il aimait ce qu’il faut aimer, comme il faut l’aimer, cet esprit par lequel il accomplissait avec un si parfait courage tout ce qu’il fallait accomplir…




« Suivez-moi » nous a dit Jésus, et désormais c’est notre vie sur la terre


L’imiter, L‘imiter, en L’aimant et en Lui obéissant…

Mais pour l’imiter il nous faut son Esprit qui nous fera connaître ce qu’Il pensait, ce qu’Il aimait, ce qu’Il faisait…

Il faut que cet esprit, son Esprit, nous anime, nous inspire ses pensées, ses vues, nous inspire son amour, sa charité…pour Dieu et les hommes, nous inspire son courage pour accomplir pour accomplir ce qu’Il a accompli, ce qu’il veut continuer à accomplir en nous la sienne…

Ô mon Dieu, envoyez-nous votre Esprit, envoyez-Le à tous les hommes vos enfants, à tous les hommes pour qui vous êtes morts, à tous les hommes que vous aimez… […]



Ô mon Dieu !

Donnez-nous à tous votre Esprit, à moi votre indigne enfant, qui me tiens les yeux levés vers vous entre la Vierge Marie et sainte Magdeleine, à ceux que vous m’avez donnés particulièrement, à tous les hommes vos enfants et mes frères.

 Donnez-nous votre Esprit, ô bien-aimé Jésus, pour qu’animés de Lui nous pensions toutes vos pensées. Donnez-nous votre Esprit, ô Jésus, pour qu’animés de Lui, nos cœurs soient unis au Vôtre, et que nous aimions Dieu et les hommes comme Votre Cœur les aime. Donnez-nous votre Esprit, ô Jésus, pour que pleins de votre force nous accomplissions vos œuvres : que nous fassions en tout le plus parfait comme vous l’avez fait, que nous obéissions en tout à votre Père comme vous avez fait en tout sa volonté.



Ô Jésus, donnez-nous votre esprit, afin qu’Il nous anime comme il vous animé, et nous fasse penser vos pensées, aimer comme vous avez aimé, agir comme vous avez agi, et ainsi par là vous imiter, vous aimer, vous obéir parfaitement, ô bien-aimé Jésus.



Amen. Amen. Amen.











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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Mar 6 Juin 2017 - 8:32

TOUT FAIRE EN VUE DE DIEU SEUL !







Toute sa vie le frère Charles voudra « TOUT FAIRE EN VUE DE DIEU SEUL » !

Et il persistera dans cette voie avec une foi et un courage héroïque.  

Il y voyait la première vertu de Jésus à imiter.

Ce tout faire en vue de Dieu seul est l’attitude vertueuse par laquelle la justice vis-à-vis de Dieu est observée.

Comme le disait Jésus à ses disciples : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice […] » (Mt6,33.)

Jusqu’à la fin de sa vie chez les gens du désert, il a ainsi voulu correspondre pleinement au plan de Dieu sur lui.  Il trouvera un exposé de cette remise de toute sa personne au Dieu qui le précède dans sa tendresse et qui dans sa Providence l’a pris en charge, dans un livre du père de Caussade :

« Trouver Dieu aussi bon dans les choses les plus petites et les plus communes que dans les plus grandes, c’est avoir une foi non commune mais grande et extraordinaire.

Les âmes ainsi disposées adorent Dieu, avec un redoublement d’amour et de respect, dans les états les plus humiliants; rien ne les dérobe à l’œil perçant de leur foi. […]


Marie fera fuir les Apôtres, elle demeurera constamment au pied de la croix et elle reconnaîtra son fils, quelque défiguré qu’il soit par les crachats et par les plaies […].

La vie de la foi […] c’est vraiment la reproduction de la vie de Marie, qui depuis jusqu’au Calvaire demeure attachée à Dieu que tout le monde méconnaît, abandonne et persécute; de même les âmes de foi outrepasse une suite continuelle de morts, de voiles, d’ombres et d’apparences, qui font effort pour rendre la volonté de Dieu méconnaissable; elles la poursuivent et l’aiment jusqu’à la mort de la croix. »


Dans l’esprit de Charles, à partir de sa conversion, s’impose cette disposition d’abandon à la Volonté de Dieu.

Il a perçu que c’est là en effet qu’aboutit l’authentique démarche de conversion, qui consiste en son point de départ à se détourner des idoles, de l’erreur et du péché pour se tourner sans cesse, résolument, définitivement, vers Dieu, dont on attend toute béatitude.  

Le sommet de cette démarche, n'est-ce pas la prière d'abandon de Jésus en croix remettant sa vie entre les mains de son Père:






« Mon Père, je mets mon esprit entre vos mains » (Lc 23,46) ?














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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Ven 9 Juin 2017 - 9:05

LA CONCEPTION DU SALUT DE CHARLES DE JÉSUS













Le moment est venu d’expliquer la conception que Charles de Foucauld s’est faites du salut à partir de ce qu’il a vécu dans sa propre expérience de conversion.

Sortant du confessionnal de l’abbé Huvelin, au moment où il a reçu le second baptême qu’est le sacrement de la réconciliation, Charles, comme le néophyte de la Veillée pascale, accède à l’Eucharistie.

 Il revit en ce jour sa propre initiation chrétienne.

Il est un homme nouveau qui commence un chemin dans l’Esprit-Saint, goûtant et sentant intérieurement ce que peut être un salut, une guérison, une résurrection, et la mémoire de cette expérience et de ce moment de grâce restera toujours vive pour lui.

Pour saisir sa conception du salut, il nous est possible de reprendre certains de ses écrits, rédigés une dizaine d’années après cette conversion, tous chargés de l’émotion de celui qui a été « illuminés ».

Évidemment nous ne les reprendrons pas tous !

Mais pour s’en donner une idée, quelques-uns suffiront…

En méditant le Psaume 15, qui est précisément un chant pascal, il est dans l’action de grâce :



« Je vous bénirai, Seigneur, vous qui m’avez donné l’intelligence. » […]

Oh, oui mon Dieu, que de bénédictions je vous dois, vous qui par pure bonté m’avez donné l’Intelligence du néant du monde, de la vérité de votre religion, de la seule vraie voie qui est de vous aimer de tout mon cœur et de ne vivre que pour Vous, du seul nécessaire et d’écouter votre parole et de vous regarder […]

 Et comme vous m’instruisez même au milieu de la nuit par les secrets mouvements de mon cœur, au milieu de la nuit de cette vie qui n’est que ténèbres; de la nuit du monde qui est si obscure, où nous sommes aveuglés par mille préjugés, vanités, idées fausses, ignorances... […]


Charles entend le psaume merveilleusement bien dans deux sens : d’abord, comme une âme fidèle, et ainsi compris il dit des choses très douces ; la présence de Dieu, sa compagnie, son aide en tout temps, l’espérance de la résurrection et d’un bonheur sans fin pour l’avenir : dans ce sens, le Saint, c’est tous les fidèles; et en effet tout fidèle est saint par le baptême, par les sacrements par la grâce de Jésus, par l’Eucharistie surtout où le corps de Dieu est entré dans ce corps.

 Dans un deuxième sens, le psaume est plus doux encore, puisque ce n’est plus de nos bonheurs qu’il parle mais de ceux de notre Maître Bien-Aimé.



Dans une autre méditation, sur le Psaume 1er, il revient sur cette heure de sa Rencontre avec Dieu :



[…] « Vous me dites que je serai vraiment heureux, heureux du vrai bonheur, heureux au dernier jour, que tout misérable que je suis, je suis un palmier planté au bord des eaux vives de la volonté divine, de la grâce […] et que je donnerai mon fruit en son temps : vous daignez me consoler… […]


Pour Charles, le salut fut dans la vision de la foi, dans la vérité des choses et des êtres, dans un univers où tout prend sens.

S’il vivait sa conversion « selon les sens », c’était en réalité un aveuglement dans le monde du non-sens.

Pour lui, désormais, tout a changé et tout est neuf…



« Demandez surtout pour moi cet amour ardent, généreux, passionné, qui fait aimer Jésus par-dessus tout…

Je ne demande pas de sentir cet amour, ni de sentir que Jésus m’aime, pourvu que moi je l’aime de toute mon âme, passionnément et toujours. »
                                                                                                              (Nazareth, notes détachées diverses)





PRIONS


Seigneur, par l’intercession du Frère Charles de Jésus, enlève de nos yeux la croute qui nous rend aveugle au véritable sens de notre vie.

Guéris-nous de notre aveuglement pour qui nous puissions nous aussi t’aimer et te suivre comme des êtres renouvelés par Ton Esprit.

Amen










Je prie



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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Jeu 22 Juin 2017 - 7:58

POURSUIVONS ... POUR APPRENDRE À PRIER !













Poursuivons la pensée de Charles de Jésus pour apprendre à prier…

Un des éléments principal qui ressort de ses discours est celui de l’ABANDON.




ABANDON à l’Esprit-Saint

« qui nous enseigne tout en priant pour un motif déterminé, à ne pas négliger les bonnes pensées que le bon Dieu nous suggère, quoiqu’elles n’aient pas trait directement à l’objet de notre prière ; ainsi, si dans la prière pour demander aide contre la tentation, Dieu nous suggère des pensées de reconnaissance, d’Amour, de désir, d’admiration, de pénitence, ne les repoussons pas parce qu’elles n’ont pas trait è notre sujet : recevons-les, offrons-les, laissons ces grains d’encens brûler devant Lui et donner tout leur parfum et quand nous verrons qu’ils cessent de brûler reprenons notre sujet…

Laissons-nous porter par la grâce, recevons toute les bonnes pensées comme un don de dieu, laissons-nous diriger par l’Esprit-Saint, et ne prenons les rênes de notre prière que quand l’Esprit-Saint nous les remet entre les mains. »


Ce psaume nous donne l’exemple de cette manière de prier, qui est la méthode à suivre toujours dans l’oraison : il est fait pour demander à Dieu secours contre les tentations, mais contient bien d’autres choses :

« Je vous louerai, Seigneur, de tout mon cœur : je raconterai toutes vos merveilles.

Je me réjouirai et je jubilerai en Vous, je chanterai en votre Nom, ô Dieu très haut !...



Chantez au Seigneur qui habite à Sion !


Annoncez à tous les peuples les recherches de son amour ! »  (ps 10)



Et puis Le frère Charles ne manquera pas de s’ABANDONNER À DIEU également…



« Merci Seigneur de mettre Vous-Même dans ma bouche ces paroles qui conviennent si bien à mon âme, qui expriment si exactement son état habituel…

Il semble que ce psaume (12) peut se dire toujours, tant il peint bien mon étant habituel, ma misère, ma faiblesse, mon impuissance, cet état d’oppression sous le poids du mal qui m’attriste et me fait soupirer continuellement. »


Ce psaume est celui de la tristesse confiante, c’est le soupir de l’âme vers Dieu, le soupir de l’âme qui se sait aimée du Père céleste mais qui cependant sent le poids de l’exil et gémit dans cette vallée de larmes…



Mon Dieu, qui êtes mort pour moi, je me mets à vos pieds, je vous adore de toutes les forces de mon âme, je vous aime, je veux vous aimer, je vous demande de vous aimer de tout mon cœur.

Merci, merci, merci d’être mort pour moi, indigne !

Pardon de vous avoir si peu aimé.

Secourez-moi afin que je vous aime comme je le dois, comme vous le voulez !
                                       







PRIONS



Par l’intercession du Frère Charles Seigneur, nous voulons te remercier de nous avoir donné des paroles qui répondent à l’état de notre âme à nous aussi !














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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Jeu 29 Juin 2017 - 18:14

L'EUCHARISTIE POUR CHARLES DE FOUCAULD
















Ô mon Dieu, quelles immensités d'amour !

Quels horizons infinis ! Que l'être aimé se donne à celui qui l'aime, quelle douceur, quel bonheur !

Non, mon Dieu, je ne puis rien dire, je ne puis qu'adorer, me prosterner, me taire, me confondre,

défaillir dans une gratitude anéantie ...


Mon Dieu, que Vous nous aimez !

Puisque Vous êtes toujours avec nous dans la sainte Eucharistie, soyons toujours avec Elle.


La sainte Eucharistie, c'est Jésus, c'est tout Jésus !

Dans la sainte Eucharistie, Vous êtes tout entier, tout vivant, mon bien-aimé Jésus, aussi pleinement que Vous étiez dans la maison de la sainte Famille à Nazareth, dans la maison de Magdeleine à Béthanie, que Vous étiez au milieu des apôtres.


De même, Vous êtes ici, mon Bien-Aimé et mon Tout.





Recevons Jésus notre vie, le plus souvent qu'il dépendra de nous, recevons notre Bien-Aimé en préparant le mieux possible notre âme à Sa visite ; recevons-le en lui faisant le meilleur accueil possible, comme on reçoit le Bien-Aimé non seulement venant à nous, mais venant en nous, et se donnant, se livrant, s'abandonnant pour être totalement possédé par nous.

« Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, vous n'aurez pas la vie en vous » (Jn 6,53).


Que Vous êtes bon, mon Dieu, de nous faire un précepte si sévère de la chose du monde qui nous est la plus douce !

Que Vous êtes bon, en instituant la sainte Eucharistie et en nous ordonnant si fortement de La recevoir et de La recevoir souvent, de prendre un moyen si fort pour nous unir à Vous par l'amour, pour nous établir dans Votre amour.

Ô mon Jésus, comment n'aimerions-nous pas Dieu, quand Vous l'aimez Vous-même en nous si souvent ?

Comment n'aimerions-nous pas Dieu, quand la Source de toute perfection et de tout amour s'unit à nous si étroitement ?


Mon Dieu, je Vous adore en moi où Vous êtes.






Vous êtes en moi, mon Bien-Aimé, que me faut-il de plus ?

Vous êtes en moi, rien ne peut me séparer de Vous, ni la terre, ni les hommes, ni les anges, ni les principautés, ni rien de ce qui est sur la terre ni sous la terre.

Vous êtes en moi, toujours, toujours je Vous ai dans mon âme, toujours, toujours je puis Vous adorer, Vous tenir compagnie, Vous parler... Que je suis heureux !


Que m'importe tout le reste ?

Vous êtes en moi, mon Bien-Aimé, rien ne peut me priver de Vous, que me faut-il de plus ?

Rien, mon Dieu, que de profiter de mon bonheur ! Faites, ô Jésus, que je le fasse !






https://voyages.ideoz.fr/assekrem-ermitage-charles-de-foucauld-hoggar-algerie/



(Textes extraits des sermons, homélies, lettres et écrits de Charles de Foucauld)

Pour Petit Frère Charles de JESUS ( de Foucauld) l'acte de la Communion est le baiser de l'Epoux à son épouse !!!!!

                                                                                                                   







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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Lun 3 Juil 2017 - 10:07


NAZARETH

















Il n’y a pas de choix qui ne comporte des risques.

Charles de Foucauld a choisi de s’insérer ailleurs, dans une radicalité évangélique.

Insertion, inculturation dans la vie quotidienne, comme s’il vivait à Nazareth.

Nazareth, c’est l’évangélisation par l’amitié dans la vie quotidienne, c’est le discernement de ce qui est essentiel dans une vie attentive aux plus petits, aux appauvris.

« Au cœur des masses » comme en parlera René Voillaume plus tard.  

Charles n’a que le désir de vivre un service ministériel immergé, caché dans la vie du peuple qui lui est confié́.

La méditation est pour lui cette « réflexion attentive sur quelque vérité ou quelque devoir que l’esprit cherche à approfondir aux pieds de Dieu ».

 Ce temps de lecture, d’explication, ainsi que le temps de la méditation sont

« absolument nécessaires pour connaît nos devoirs, connaître les vérités de la religion, les exemples et les enseignements de Notre-Seigneur qui sont la règle de notre vie !

Sans médiation nous sommes comme des vaisseaux sans boussole et sans gouvernail, nous ne savons pas comment agir, où aller, que faire ; il faudrait un miracle pour que nous arrivions au port, un remorqueur même ne suffirait pas, car il fait la méditation pour nous prouver à nous-mêmes qu’il faut nous laisser remorquer, et nous y décider. »


Si l’oraison est pour lui l’écoute de Jésus présent dans l’Eucharistie, dans sa simplicité et son humilité, c’est aussi l’écoute des marginalisés au nom de leur dignité humaine, simplement, humblement.

C’est pourquoi, malgré son désir d’être en constante présente avec son Seigneur, qu’il se rend disponible pour les personnes ayant différents besoins… problèmes de santé, des démunis de biens ou d’organisation...







Pour aller ainsi vers l’inconnu, pour maîtriser ses peurs, pour sortir de l’ancien mode d’être, il a d’abord beaucoup prié, contempler l’œuvre de Dieu en lui et autour de lui, et il s’est mis à l’écoute de l’Esprit du Seigneur qui lui a fait signe non seulement dans sa Parole, mais dans la vie des gens avec lesquels il exerçait son ministère.

C’est la perle précieuse, le seul lieu où il a pu trouver la possibilité́ d’un réel échange.

« Laissez-vous pénétrer par l’Esprit-Saint, et retirez-vous de devant Lui pour Lui faire la place plus grande, et pour qu’Il occupe toute la place.


Charles de Foucauld est reconnu comme un « frère universel ».

Cela implique un accent particulier sur l’accueil des autres, les communautés chrétiennes s’ouvrent peu à peu à l’accueil des autres.

« Je vois bien que JÉSUS veut que nous que nous L’aimions, que nous imitions Sa vie, que nous soyons Ses images, que nous Le laissions vivre en nous, continuer en nous Sa vie, et je le fais si peu. »
                                  (Tamanrasset, lettre, 30 juin 1914)



Par l’intercession du Bienheureux frère Charles, notre frère, demandons au Seigneur la capacité de se tenir devant Lui sans Lui faire ombrage… que ce soit Sa volonté et non la nôtre !







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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Ven 7 Juil 2017 - 9:03

LA FOI












Aujourd’hui, dans notre monde qui semble si déchristianisé, je voudrais vous partager une lettre que le frère Charles a fait parvenir à son ami Henri de Castries, le 14 août 1901.

« Qu’importe que le manque de foi soit général, qu’il n’y ait que les femmes et les enfants à croire et à prier ?  

Si notre religion est la vérité, si l’Évangile est la parole de Dieu, nous devons croire et pratiquer, fussions-nous absolument seul à le faire.

Mais le manque de foi n’est pas aussi universel qu’il semble l’être.

 Elle aussi se croyait seul, et DIEU s’était réservé d’autres âmes qu’il ignorait et qui n’avaient pas fléchi le genou devant Baal…

Je suis dans l’admiration de votre science ; vous avez approfondi la scolastique plus que bien des bénédictins ; mais vous en avez fait l’expérience, ce n’est pas là que nous trouvons la lumière ; nous la trouvons dans la prière, « demandez et vous recevrez », nous la trouvons dans la persévérance à suivre les conseils d’un bon confesseur, « qui vous écoute m’écoute » ; nous la trouvons dans l’imitation de JÉSUS, « si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive » …

Et en faisant ces trois choses, nous entrons infailliblement dans ce plein jour qui nous fait dire avec David :

« nox illuminatio mea in deliciis meis », car JÉSUS l’a promis : « celui qui vient à moi, je ne le repousserai pas. »

Je prie beaucoup pour vous.

Je voudrais être saint pour pouvoir vous obtenir de grandes grâces par mes prières.

Puisque je n’ai hélas, ni vertu, ni science, ni prudence, ni intelligence, me sentant incapable de vous obtenir les grands biens que je voudrais vous voir recevoir de DIEU, je vous donne la seule chose que j’aie, mon âme, par la confession de ma vie ; n’étant qu’impuissance et néant, je fais la seule chose que je puis, en tâchant de vous montrer ma confiance et mon dévouement également limités.

Priez DIEU pour ce pécheur à qui il a fait une si grande miséricorde, et croyez à la profonde et respectueuse affection de Votre très humble serviteur qui vous est tout dévoué dans le Cœur sacré de JÉSUS.                                                                                                                                                                                              

                                                                              pf Charles de Jésus . Notre-Dame-des-Neiges  





                                                                                                                         

(Ed. Grasset, 1938)



« Aimons tous les hommes, mais que nos attentions les plus délicates, nos soins, nos tendresses fraternelles soient pour ceux dont Dieu est doublement père, pour ceux qui n'ont aucun soutien, ni frère, ni ami sur terre, pour ceux que le monde rejette et dédaigne, pour les pauvres, les petits, les méprisés, les souffrants, les infirmes. »



PRIONS:

Par l'intercession du Bx Charles de Jésus, enseigne-nous Seigneur la véritable foi et montre-nous que l'Absolu est quelqu'un !









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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Jacques-2 le Ven 7 Juil 2017 - 13:17

merci,quelle humilité !!!

UDP
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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Ven 7 Juil 2017 - 15:59

Coucou Jacques,
Je vous en prie, oui, un Saint Homme!!
En UDP
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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Sam 15 Juil 2017 - 21:34



LE FRÈRE CHARLES ET L'ADORATION













Charles de Foucauld et l’adoration  



Pour moi le père de Foucauld a tenté l’impossible, c’est-à-dire d’évangéliser des musulmans purs et durs vivant dans le désert.

Il dit dans une de ses lettres qu’il est installé au désert depuis plusieurs années et qu’aucun ne s’est converti au christianisme.

Seuls les esclaves qu’il a rachetés étaient réceptifs à recevoir Jésus comme sauveur.

Cependant je crois que le père de Foucauld a réussi au-delà de l’impossible, car il a fait bien plus qu’évangéliser des musulmans.
Il est devenu selon moi l’exemple moderne le plus inspirant de la foi catholique.







Il me touche énormément par son humilité face au Seigneur.

Il dit dans ses lettres :

Seigneur si tu as été pauvre, pourquoi je serais riche ?

Seigneur si tu es mort martyr, pourquoi aurais-je une belle mort ?

Charles de Foucauld va même jusqu’à dire dans une lettre que nous mourrons nu sur le sol ensanglanté, il nous encourage à souhaiter cette mort dès maintenant.

Cela peut paraître très radical, mais pour moi c’est très libérateur comme exercice.

Je dirais que la vie de Charles de Foucauld représente le dépouillement, car il a vécu au désert avec le minimum.

Il est aussi le pionnier de l’adoration du saint sacrement.

C’est lui qui a commencé́ à faire l’adoration du saint sacrement.

Rester dans le silence et la prière devant l’hostie consacrée.

Depuis que j’ai fait la rencontre de Charles de Foucauld à travers ses lettres sahariennes, j’ai eu envie de me dépouiller davantage.

Me dépouiller des biens matériels, des relations inutiles, des excès de table, des sensualités, des comportements qui éteignent le Saint-Esprit, mais surtout me dépouiller de moi-même !

En me dépouillant de tout, j’ai davantage les yeux fixés sur le Seigneur et je me rends compte que c’est tout ce dont j’ai besoin.

Tout ce qu’il me faut, c’est le Seigneur Jésus-Christ, de sa présence spirituelle qui guérit.

Yahvé, l’Éternel qui guérit.

En me dépouillant, c’est toutes mes mauvaises habitudes et même mes peurs que je quitte. Lorsque je suis dépouillée, je n’ai plus peur, je suis libre.

Lorsque je fais l’adoration du saint Sacrement au monastère où dans mon propre ermitage, je pense à Charles de Foucauld, je me dis que je fais comme lui.

Je me sens toujours bénis par la présence du Seigneur Jésus-Christ.

Alors toutes mes questions tombent dans un silence apaisant et ma conscience est enveloppée par l’amour agape.

Charles de Foucauld est un père spirituel qui conduit à l'Amour véritable, c’est un exemple.

Il me donne l’élan pour devenir servante du Christ.

Lorsque je le regarde, cela me rappelle l’évidence même ; Dieu seul suffit.

« Que nous sommes heureux, nous qui aimons Jésus !

Si l'Épreuve nous atteint, si elle atteint nos frères, Jésus notre amour règne dans son immense gloire et son immuable paix...

Quand la tempête souffle plus fort, récitons le mystères glorieux du Rosaire, et réjouissons-nous du bonheur infini de notre Bien-Aimé; si l'Église, son épouse, est encore agitée dans cette vallée de larmes, Lui. l'Époux, règne dans un infini bonheur de gloire et de paix...

» Adorons-Le !
                                                        (Béni Abbès, 19 octobre, 1906)




PRIONS :



Seigneur Jésus, par l'intercession du bx Frère Chrales de Jésus, donne-nous de nous dépouiller du surplus qui nous empêche de te voir dans nos vies.

Amen .







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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Ven 21 Juil 2017 - 21:47

NOTRE VIE MARQUÉE !














Notre vie marquée par Charles de Foucauld

Tourmenté, angoissé, le frère Charles de Jésus ressentait un inextinguible besoin de donner sens à sa vie.

Rencontre phare, rencontre déterminante avec l’abbé Huvelin comme nous l’avons vu, allait colorer toute la suite de son existence.

Quelques mots clés ce qui, dans l’héritage spirituel du frère Charles, a, me semble-t-il, profondément marqué sa vie :

Jésus/ Caritas ; Désert ; Nazareth ; Frère universel.





Jésus/ Caritas

Le frère Charles, a découvert un lieu d’Église où la phrase « Jésus est Amour » révèle une réelle signification.

Son accompagnateur, l’abbé́ Huvelin, n’a-t-il pas dit de lui qu’il avait « fait de la religion un Amour » ?

En apprenant à le connaître, lui et ses disciples, nous avons vu apparaître progressivement une trouée dans l’univers religieux mortifère de son enfance, moraliste, ritualiste, qui l’avait conduit au bord du désespoir.

C’était comme une aube nouvelle, un grand souffle de renouveau, un vent de Pentecôte...

Se pourrait-il que le discours et l’exemple du père de Foucauld puissent encore, un siècle plus tard, questionner un monde qui chante constamment l’amour, mais trop souvent en le dénaturant ?

N’aurions-nous pas besoin, aujourd’hui comme hier, d’en redécouvrir toutes les dimensions, l’incommensurable richesse et l’insondable profondeur ?








Désert

Assoiffé d’absolu, il ne pouvait qu’être fasciné par l’appel du désert que Dieu lui avait lancé : Dieu qui parle dans un silence aride et dépouillé, Dieu de l’intériorité qui se révèle au cœur de chacun, Dieu qui se manifeste comme l’Éternel vivant pour reprendre le titre d’un livre de René Voillaume.

Il était prêt à affronter ses pires démons pour répondre à cet appel qui jaillissait des profondeurs de son être.

On ne va pas au désert sans avoir à y livrer bataille !

Au désert, on va à sa perte ou on apprend à s’enraciner dans le réel.

De cela le frère Charles en est le témoin privilégié.

Aujourd’hui plus que jamais, le bruit et l’agitation sont rois.

Effervescence de la vie urbaine, flot continu du discours généré́ par les médias sociaux, recherche inassouvie des poussées d’adrénaline...

Fuir le silence à tout prix !

Mais n’est-il pas toujours et encore vrai que la paix du cœur ne se trouve souvent qu’au terme d’une longue marche au désert qui, sur une route semée d’embûches qui contribuent à creuser le désir, mène à soi ?

Longue marche sur une route que le père de Foucauld a longuement et courageusement parcourue...







Nazareth

Avec le frère Charles, nous cherchons à vivre la vie de Jésus à Nazareth.

À découvrir que l’Évangile ne propose pas un bonheur qui isole, tranquille et confortable.

On apprend que le Dieu de Jésus-Christ, le Dieu fait chair, se dévoile au quotidien, dans des gestes souvent routiniers et sans éclat, des gestes simples, mais qui sont habités par la volonté́ de donner sa vie pour que vivent les autres.

En ce sens, Nazareth ébranle en profondeur certaines des bases de la société́ occidentale contemporaine, compétitive, narcissique et hédoniste.

On y découvre la beauté́, souvent discrète et cachée, du don gratuit de soi et du partage.








Frère universel


Sur les pas du frère Charles, nous réalisons quelque chose de l’idéal de fraternité́ universelle.

Au fil des ans, nous sommes appelés à apprendre et à accepter d’ouvrir notre cœur et notre intelligence aux multiples façons de réaliser et d’incarner une même vocation à l’humanisation.

Progressivement, dans un partage d’expériences vécues, des hommes et des femmes venus d’horizons fort diversifiés m’ont conduit à mieux me connaître, à relativiser mes manières d’agir et mes points de vue.

Cela ne se fait toujours pas sans douleur évidemment, mais est-il possible qu’une paix authentique puisse émerger autrement que de la reconnaissance mutuelle et de l’acceptation véritable de toutes nos différences et de toutes nos complémentarités ?

Au fond, prendre la route de la fraternité́ universelle, n’est-ce pas tout simplement prendre la route de la rencontre du Dieu Un et Trine, communion de Personnes ?

Ici encore, le choix radical et librement choisi du père de Foucauld de vivre en terre d’Islam, au milieu du peuple Touareg, ne peut que nous interpeller dans ce monde ?

Il est indéniable que l’ermite du Sahara joue un rôle dans sa manière de vivre au quotidien la foi chrétienne.

Certes, son monde n’était pas le nôtre.

Mais il n’existe aucun doute que les angoisses, les questions ou les expériences qui furent les siennes sont encore à même de rejoindre l’être humain contemporain, toujours en quête lui aussi de ce qui peut combler son cœur, lui apporter un sentiment de plénitude et la paix véritable.

« Ta vocation. Prêcher l'Évangile en silence comme moi dans une vie cachée, comme Marie et Joseph. »
                                                                     



PRIONS:

Par l'intercession du frère Charles de Jésus, nous te demandons Seigneur de nous aider à devenir de vériable témoin de foi en Jésus-Christ là où Tu nous appelles.

Amen.









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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Sam 29 Juil 2017 - 16:52

CHARLES DE JÉSUS

PERTINENCE POUR NOTRE MONDE ?














Nous portons tous le désir de croître dans la foi !

Avoir un lieu d’expression et de partage de cette foi, un lieu pour la vivre dans la prière et la fraternité, un lieu qui pousse à l’engagement.

Lorsque nous trouvons ce lieu, comme le chemin devient lumineux et apaisant!

Surtout dans une Église en questionnement par rapport à sa marginalisation de plus en plus accentuée, par rapport à la non-réception du message évangélique et à tous les efforts déployés pour renouveler les structures et le mode d’intervention, se référer au service « désintéressé » du fidèle disciple, quelle que soit sa fonction dans le ministère pastoral est un rappel que c’est l’Esprit qui anime et mène l’Église et que c’est lui le premier évangélisateur.

Charles de Foucauld nous rappelle que ce qui est premier, c’est l’amour nourri dans la rencontre personnelle et intime de Jésus Christ.

Dans l’Eucharistie, bien sûr, mais aussi dans la rencontre et le service de l’autre principalement du plus petit et du plus éloigné.

En cela, il n’y a pas de petit service.

Nazareth, la vie humble du quotidien, est un des lieux d’actualisation de la rencontre et du service et cela est accessible et donné à tous.

Nul besoin de compétence théologique et pastorale ; nous pouvons tous être disciples et témoins.


PERTINENCE POUR NOTRE MONDE

Un monde où la compétition, la rentabilité, l’efficacité, le pouvoir, la réussite et la renommée sont valorisés et promus est un monde qui engendre beaucoup de « déclassés » et d’exclus.

Charles de Foucauld vient apporter un message de sagesse pour contrer le vide et la désillusion qui en résultent.

Il vient semer l’espoir au cœur des marginalisés et des laissés pour compte.

La radicalité de son choix de vie et son interprétation de l’évangile peuvent heurter et rebuter bon nombre de personnes, mais les intuitions sources sont chemins de vie et de libération pour plusieurs autres.


FRERE CHARLES, PÈLERIN ET COMPAGNON DE ROUTE

La pauvreté de sa foi, par sa prière d’abandon et dans son désir d’être configuré au Christ en son espérance qui est Pascal qu’il veut venir à nous les mains vides comme un frère.

Et s’il fut un grand explorateur des contrées lointaines et inexplorées, c’est bien comme pèlerin en sa quête de Dieu en plein désert qu’il peut–être celui qui peut nous aider à nous remettre debout pour se remettre en marche, vers de nouveaux horizons.

Horizons géographiques peut-être, horizons spirituels toujours.

À la manière du Christ, pèlerin sur le chemin d’Emmaüs, Charles sait venir à notre rencontre et nous interroger :

« de quoi discutiez-vous en chemin ? » pour nous remettre en route comme pèlerin d’espérance (Lc 24).

Charles sait s’intéresser à l’autre, il sait se faire présent pour témoigner d’une autre Présence.

Et par là comprendre pourquoi plusieurs ont pu le choisir pour être compagnon de leur route.

Et lui c’est bien le Christ qu’il a choisi comme compagnon de route en ce pèlerinage pour retrouver la source du cœur de Dieu au cœur du monde.

C’est ainsi qu’il peut être pour plusieurs de toutes confessions confondues une figure signifiante, comme à la fois une bouée pour certain et un phare en des mers agitées au temps de rupture et de quête de sens.

Ayant trouvé la croix, croix sur nos chemins qui nos indique et nous conduit à la source comme une oasis de grâces en plein désert comme source de Miséricorde du cœur de Dieu, la croix rouge plantée dans un cœur rouge, tel est le signe que Fr Charles a porté́ sur sa poitrine comme un feu brulant pour nous dire l’Amour de Dieu, qu’il a voulu crier par toutes sa vie.





Oui, cette Croix rouge d’amour, qui nos indique la source de notre filiation comme celle notre communion.

Cette Croix sur laquelle a pu s’exprimer l’Amour pour reconnaitre son visage de bien-aimée du Père.

Pour cette prière qui fut sienne :


« Mon Père, je m’abandonne à Toi, fais de moi ce qu’il te plaira ».

Cette Croix rouge qui nos indique la source de notre filiation comme celle de notre communion pour que nous puissions dire avec toujours plus de vérité́ comme frères et sœurs dans le Christ :


« Notre Père ».





Je prie






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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Jacques-2 le Sam 29 Juil 2017 - 17:01

Merci MARIE
                Toujours attendrissant  notre frère Charles de Foucauld
"...L'Amour que Tu portes est infiniment puissant,je reconnais ma faiblesse
de ne pas T'aimer assez..."

UDP
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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Sam 29 Juil 2017 - 17:14

Coucou Jacques,
Ah je sais que vous l'aimez beaucoup ce Père de Foucauld et c'est normal il est très attachant!!!
En UDP Jacques et pour vous cette image-prière
Amitiés Jacques


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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Jacques-2 le Sam 29 Juil 2017 - 17:20

Merci Marie
        Et oui,c'est ça,les béatitudes ne sont pas que pour les autres !!!

et comme nous avons foulé la même terre ...
rien de plus normal,que je l'aime :" grandir en devenant petit..."

Amitiés
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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Philippe Emmanuel le Sam 29 Juil 2017 - 18:46

En UDP avec vous.  J'ai aussi un coin de mon coeur pour Charles de Foucault.
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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

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