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Prier avec le Frère Charles De Foucauld

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Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Dim 14 Mai 2017 - 11:12

PRIER AVEC LE FRÈRE CHARLES DE FOUCAULD




LE RÉSUMÉ

Tu veux apprendre à prier, tu désires cheminer dans la foi ?

Le frère Charles est l'homme de foi pour répondre à tes besoins. Découvre le sens profond qui motive ta vie avec Sa simplicité !


https://vimeo.com/213560130
Pourquoi apprendre à prier avec le Frère Charles de Foucauld ?
Charles est le frère universel de tous et Il peut aider chacun, peu importe l'endroit ou la profondeur de sa foi à cheminer dans l'intériorité vers la liberté de tous les enfants de Dieu !  

Charles ne connaissait pas Dieu.  Mais du moment où il vécut sa conversion, il dut apprendre à prier !  Il peut donc être un Maître pour te conduire vers ton coeur et te montrer le chemin de la prière.

Qui est le frère Charles de Foucauld ?


Il est le Bienheureux frère Charles de Jésus !
Quelle est son histoire de vie ?  C'est une histoire incroyable que nous découvrirons ensemble...
Pourquoi le nomme-t-on le frère universel ?  Il y a une très bonne raison !  Tu veux la connaître ?
Comment peut-il nous apprendre à prier ? Parce qu'adulte, Il a du l'apprendre lui-même !
Peut-on prier avec Lui ? Certainement et nous le ferons !




 





Au programme:


Entreprendre un voyage de foi merveilleux dans le pays du coeur d'un homme d'une rare intensité d'amour et peu commun pour notre temps !  Un Frère qui a des paroles importantes à nous livrer, des moyens à nous enseigner, des prières à nous partager... et des secrets à nous livrer !

Publications régulières !
Moyens didactiques divers : vidéos, écrits d'auteurs sérieux...
Apprendre à connaître le Bx frère Charles !
Découvrir sa spiritualité !
Tenter de saisir le mystère d'Amour qui l'habite !
Apprendre à prier avec notre Frère à tous !
Méditer à partir des écrits spirituels que le frère Charles nous a laissés en héritage !


Ce qu'il m'apporte:


Le frère Charles s'est vraiment révélé à moi comme Celui qui m'enseigne à vivre et à prier dans la simplicité de tous les jours.  Il m'a aussi montré  comment je dois me laisser déranger dans la joie du don de moi-même selon la Volonté de Dieu.

Pour moi, son témoignage est actuel et toujours vivant, il est mon frère, et sa vie un acte d'Amour qui va jusqu'au bout à la manière de Jésus.



Jesus Caritas







Prière


Mon Père, je m’abandonne à Vous (Bx Charles de Foucauld)
Mon Père, je m’abandonne à Vous,
faites de moi tout ce qu’il vous plaira.
Quoique vous fassiez de moi, je vous remercie.
Je suis prêt à tout.
J’accepte tout,
pourvu que votre volonté se fasse en moi,
en toutes vos créatures ;
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre vos mains,
je vous la donne, ô mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je vous aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner,
de me remettre entre vos mains, sans mesure,
avec une infinie confiance
car vous êtes mon Père !

suite...
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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Dim 14 Mai 2017 - 11:35

Jour 1: Avance au large !










Voyons qui était donc notre ami le vicomte de Foucauld !

D’une famille aisée, il perd la foi à l’adolescence. Séducteur, se laissant vivre, bohème, déserteur et carriériste, il sort dernier de sa promotion militaire. Il recherche les plaisirs de la vie… jusqu’où jour où il ne peut plus mener la vie de garnison et démissionne.

 Il est suspendu de ses fonctions de sous-lieutenant pour avoir dénoncer ce qu’il croit. Il a le goût débridé du risque et une volonté de bouger sans cesse.  Son comportement est plutôt non conformiste et un peu provocateur, démontrant qu’il prend des distances avec les valeurs et les normes de son milieu.

Jusqu'à maintenant rien de bien reluisant et d’édifiant pour nous !

Mais peut-on lui lancer la pierre ?

Que sait-on sur ses sentiments ?

 Après la perte de ses parents, la question de l’attitude adoptée par sa propre famille mériterait d’être posée même si nous n’avons peu d’éléments de réponse, en dehors que son grand-père a choisi la nationalité française pour Charles et sa sœur et s’installe avec eux à Nancy.

 Son enfance dans une Alsace allemande, de ses origines et ses péripéties politico-religieuse son derrière lui maintenant. Il est laissé seul à lui-même dans des écoles de luxe à l’adolescence... Et que d’autres questions sur sa vie émotionnelle pourrions-nous poser sur ses origines où dans sa carrière militaire ou autre ?  Qu'a-t-il  pu vivre intéieurement avant sa conversion  ?

Il est notre frère universel parce qu’au fond, quelque chose en Lui nous ressemble un peu….



Si je réfléchis, quel aspect de sa vie avant sa conversion me rejoint le plus ?


« Ayons pitié, c’est-à-dire ayons bonté… Que le besoin, la souffrance ne nous laissent pas indifférents, mais qu’ils nous inclinent aussitôt à le secourir. » ( Nazareth, méditation)







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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Lun 15 Mai 2017 - 8:51

Sa conversion !









Après avoir entrevu une première partie de la vie extérieure de Charles de Foucauld, qui se révèle jusqu’à maintenant comme étant un homme plutôt provocateur, aimant les jouissances de la vie, anticonformiste…, approfondissons davantage notre regard!





À travers tous ses voyages, le Frère Charles, ancien officier, a dû vaincre diverses objections philosophiques avant de s’engager sur le chemin de la conversion.

 La rencontre de croyants musulmans lors de son exploration au Maroc a certes joué un rôle dans sa mise en route vers son retournement intérieur, au moins en lui faisant découvrir que Dieu existait pour eux.  Dans sa lettre à Henry de Castries, le 8 juillet 1901 il dit :

« L’Islam a produit en moi un profond bouleversement… la vue de cette foi, de ces âmes vivant dans la continuelle présence de Dieu, m’a       fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines. »

Charles a commencé à ce moment à entrevoir la possibilité que Dieu seul peut importer et que la vie d’un homme saurait être très simple : elle devrait consister à se vouer totalement au Très-Grand : Allah akbar ; ainsi l’unification de l’existence s’opère par le don inconditionné à Dieu.








Souvenons-nous que Charles possède des racines chrétiennes de par sa famille.

 C’est peut-être la raison pour laquelle celui-ci a été si vivement touché dans son voyage en Islam, car sa soif de vérité avait été creusée par une longue attente de Dieu.

 Ce souvenir va l’envahir lors d’une de ses retraites à Nazareth en novembre 1897 :



« Ah !  Mon Dieu, nous avons tous à chanter vos miséricordes […] mais si tous nous le devons combien moi !

Moi qui ai été dès mon enfance entouré de toutes les grâces, fils d’une sainte mère, ayant d’elle à Vous connaître, à Vous aimer et à Vous prier aussitôt que j’ai pu comprendre une parole : mon premier souvenir n’est-il pas la prière qu’elle me faisait réciter matin et soir : « Mon Dieu, bénissez papa, maman, grand-papa, grand-maman, grand-maman Foucauld et petite sœur » ? […]
 Et cette pieuse éducation ! Ces visites aux églises, ces bouquets au pied des croix, ces crèches de Noël, ces mois de Marie… […]
Je me vois allant à l’église avec mon père (que cela est loin !), avec mon grand-père […]

Et cette première communion faite tard, après une longue préparation, entouré de prières et des encouragements de toute une famille chrétienne, sous les yeux des êtres que je chérissais le plus au monde, afin que tout fût réuni en ce jour pour m’y faire goûter toutes les douceurs […]


C’est lorsqu’il rentre à Paris de retour de son voyage en Islam, que Charles de Foucauld va se confier à sœur Marie (devenue Marie de Bondy, épouse du vicomte Olivier de Bondy), qu’elle lui suggère une rencontre avec le conseiller spirituel de la famille : l’abbé Huvelin, vicaire de paroisse Saint-Augustin.  

Cette rencontre sera déterminante pour Charles de Foucauld



« En me faisant entrer dans son confessionnal, un des derniers jours d’octobre, entre le 27 et le 30, je pense, vous m’avez donné tous les biens, mon Dieu […].

Vous m’avez mis sous les ailes de ce saint et j’y suis resté : vous m’avez porté par ses mains depuis ce temps ce n’a été que grâce sur grâce : je demandais des leçons de religion : il me fit mettre à genoux et me fit confesser, et m’envoya communier séance tenante. »

Le pas décisif de la conversion est dorénavant franchi !  Charles va devoir maintenant en déployer tout le contenu et en découvrir les exigences pour l’orientation de sa vie.  Le 14 août 1901, il écrira :

« Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui : ma vocation date de la même heure que ma foi : Dieu est si grand !  Il y a une telle différence entre Dieu et tout ce qui n’est pas Lui.»

PRIONS :

«Ô mon Dieu qu’Il vous est facile de changer la douleur en joie, d’aplanir les montagnes, de rendre facile ce qui semble presque impossible ! »                                                                                          










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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Mar 16 Mai 2017 - 10:26


Changer de Vie !



Charles de Foucauld est converti !


Mais ce n’est pas vraiment le point de vue de l’abbé Huvelin au lendemain de cette conversion.  

Celui-ci, partageant l’opinion de la famille, aurait bien vu Charles marié !  Charles ne l’entend pas ainsi mais il se soumet au souhait exprimé par l’abbé, qui, pour gagner du temps, l’invite fortement à un pèlerinage en terre sainte.  Il l’effectue de la fin du mois de novembre 1888 à févier 1889.



À Nazareth, il découvre « l’existence humble et obscure du divin ouvrier ».  Il marche heureux de voir en Jésus qui a habité ce village « ce Dieu qui a marché parmi les hommes.

 Il le rencontre à la fontaine, avec Marie; il le voit en regardant les artisans travailler. »  Il s’attache à découvrir l’histoire avec les moyens de son temps.

 Charles a puisé dans cette référence permanente à la vie concrète de Jésus, tout ce qu’il fallait pour organiser son projet personnel, qui était d’abord celui de changer de vie. Comme le souligne Antoine Chatelard :

« S’il veut changer de vie, il ne peut se contenter de mener la vie de tout le monde, cette vie nouvelle doit être à l’extrême opposé de ce qu’a été la sienne […]. Pour l’explorateur déjà célèbre, changer de vie ce sera non seulement sans célébrité ni notoriété, mais inconnu, méconnu, dans l’oubli, le mépris. »


Revenu en France et désireux de se faire moine, il séjourne dans trois monastères successivement : à l’abbaye bénédictine de Solesmes, à la trappe de Soligny et à l’abbaye de Notre-Dame-des-Neiges à partir du 20 octobre 1880; c’est là qu’il prend des renseignements sur la petite et pauvre fondation que ce monastère vient de faire loin de France, près d’Akbès, en Syrie.

 À la suite d’une retraite, il présente une demande d’admission au père abbé de Notre-Dame-des-Neiges pour aller en Syrie.  Le 26 janvier 1890, il prend l’habit de novice de chœur et reçoit le nom de frère Marie-Albéric.



Il s’initie à la vie monastique trappiste et progresse dans la vie chrétienne et contemplative comme il en fait foi dans ces deux prochaines lettres après sa profession du 2 février 1892.  Il écrit à Don Martin :



« Priez beaucoup pour moi : le bon Dieu m’a fait passer mon noviciat dans une paix, une consolation indicible; Il a nourri de lait ma faiblesse indicible; Il m’a fait des grâces infinies, la conversion, la vocation religieuse, les vœux, tant de douceurs, tant de bienfaits dans toute ma vie !  Que ne lui dois-je ?  Quelle fidélité spéciale ?

 Celui qui a plus reçu ne doit-il pas plus aimer ?  Je voudrais plus aimer, mais hélas !  Priez donc pour moi pour que j’aime plus : priez pour que j’aime, que je commence à aimer et à servir ce divin Maître humilié et crucifié […]. »


Et la seconde lettre pour Marie de Bondy, sa seconde mère :



« Depuis hier je suis tout à fait à Notre-Seigneur. […]  

Et voici que je ne m’appartiens plus en quoi que ce soit. […] Je suis dans un état que je n’ai jamais éprouvé, si ce n’est un peu à mon retour de Jérusalem […].



C’est un besoin de recueillement, de silence, d’être aux pieds du bon Dieu et de Le regarder presque en silence. On sent, on voudrait rester indéfiniment à sentir, sans le dire même, que l’on est tout au bon Dieu, qu’Il est tout à nous.

 Le « n’est-ce donc rien d’être tout à Dieu ? » de sainte Thérèse fait les frais de l’oraison […]
 


Prions :

Dieu, notre Père, Tu as appelé le bienheureux Charles de Foucauld, prêtre, à vivre de ton amour dans l'intimité de ton Fils, Jésus de Nazareth.

Accorde-nous de trouver dans l'Évangile le fondement d'une vie chrétienne de plus en plus rayonnante et dans l'Eucharistie la source d'une véritable fraternité universelle.

Nous Te supplions tout particulièrement de nous accorder par l'intercession du bienheureux Charles de Foucauld, si cela est conforme à ta sainte volonté, la grâce de nous rendre meilleur, de changer de vie pour l’amour de Toi.

Nous Te le demandons par Jésus, ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur.

Amen.




« Faites-moi être et faire à tout instant ce qui Vous plaît le plus que je sois et fasse, ce qui Vous glorifie le plus de ma part, ce que votre CŒUR demande de moi ! »

                                                                           



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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Mer 17 Mai 2017 - 8:45

LA PRIÈRE D'ABANDON #1















On a souvent oublié le contexte original de cette prière :

son origine est d’abord une méditation.  On en viendra à croire qu’elle a été léguée directement par Charles qui l’aurait utilisée lui-même durant toute sa vie.

En fait, c'est après sa mort que les premières congrégations nées de sa spiritualité vont publier  quelques écrits...dont cette méditation.

En fait, elle est extraite des "méditations sur l’Évangile au sujet des principales vertus", dont on possède deux manuscrits autographes et dont un a probablement été écrit à la fin du séjour à Akbès par frère Marie-Albéric, en 1896, et non à Nazareth, en 1898.

Ces méditations portent comme sous-titre :

« Paroles et exemples de Notre-Seigneur Jésus-Christ » touchant la prière, la foi. Suivent douze autres titres, mais seuls les deux premiers seront traités.

Dans chaque Évangile, le frère Marie-Albéric prend d’abord les versets qui parlent de la prière.
Il recommencera sur le thème de la foi.

Le passage qui nous intéresse vient des commentaires des versets 34 et 46 du chapitre 23 de St Luc.

Nous pouvons lire le texte manuscrit de la méditation, tel qu'il a été écrit par Charles lui-même (et publié dans Charles de Foucauld, Le chemin vers Tamanrasset, Karthala, 2002, p.71. 23, 46... « Mon Père, je remets mon esprit entre Vos mains » ...)

« C’est la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-aimé... puisse-t-elle être la nôtre ... Et qu’elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants :

Mon Père, je me remets entre Vos mains ;
Mon Père, je me confie à Vous ;
Mon Père, je m’abandonne à Vous ;
Mon Père, faites de moi ce qu’il Vous plaira ;
Quoi que Vous fassiez de moi, je Vous remercie ;
Merci de tout ; je suis prêt, à tout ; j’accepte tout ; je Vous remercie de tout ;
Pourvu que Votre Volonté́ se fasse en moi, mon Dieu,
Pourvu que Votre Volonté́ se fasse en toutes Vos créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux   que Votre cœur aime,
Je ne désire rien d’autre, mon Dieu ;
Je remets mon âme entre Vos mains ;
Je Vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je Vous aime,
Et que ce m’est un besoin d’amour de me donner,
De me remettre en Vos mains sans mesure ;
Je me remets entre Vos mains avec une infinie confiance,
Car Vous êtes mon Père ».



Comme je vous le disais, ce texte ne peut pas être la prière du Père de Foucauld, parce que d'une part elle a été écrite alors qu’il n’était pas Père mais un simple moine en instance de quitter la Trappe et d’autre part, rien ne permet de penser qu’il l’aurait utilisée lui-même comme prière et encore moins qu’il aurait eu l’intention de la transmettre comme telle à des disciples.

On ne retrouve aucune allusion à cette prière dans le reste de ses écrits.

Il semble qu’il n’a jamais eu l’idée de composer une prière à un moment ou l’autre de sa vie.

Ceci dit, reconnaissons quand-même qu’en reprenant ce texte comme prière, on reste fidèle à la pensée du frère Marie-Albéric.

Mais en simplifiant le texte répétitif écrit par lui, chacune des composantes de cette prière n’apparaît plus à sa place et perd beaucoup de la force que lui donnaient les répétitions.

Alors, pour en retrouver toute la signification, j’aimerais m’en tenir au texte intégral qui fait mieux ressortir la richesse du contenu et permet de nuancer ce que la sécheresse d’un résumé́ durcit trop facilement.

Cependant nous garderons le tutoiement devenu habituel en français.




LA PRIÈRE DU FILS

L’originalité́ de cette méditation, c’est que le frère Marie-Albéric ne commente pas une prière de Jésus.

Il ne s’adresse pas à lui comme d’habitude. Il ne fait pas un commentaire mais une paraphrase: cas unique pour lui.  

Ici, Il se tient avec Jésus devant le Père : « Ô Jesus ... c’est avec Vous que je me tiens devant votre Père en oraison muette ».  Pour sentir toute la force de cette prière filiale, reprenons le texte original où la répétition de l’invocation a plus d’importance que l’attitude exprimée :

Mon Père, je me remets entre Tes mains

  Mon Père, je me confie à Toi
  Mon Père, je m’abandonne à Toi
  Mon Père, fais de moi ce qu’Il Te plaira
et en finale :
  car Tu es mon Père ».

Quatre fois « mon Père » au commencement et une fois à la fin. Voilà  l’invocation qui donne son sens à tout le reste. Les mains dans lesquelles se jette celui qui prie, sont celles d’un père, son père, le Père.

Mais cette prière n’est pas n’importe quelle prière ! C’est la prière de Jésus, la prière du Fils, c’est sa dernière prière, son dernier cri… Le dernier spasme de son être que Jésus nous donne ce Souffle qui nous rend capable de répéter maintenant cette même prière. (Jean 19,30).




UNE PRIÈRE D'OFFRANDE

« Mon Père, je me remets entre Tes mains »



A-t-on oublié cet acte d’offrande de Jésus qui est l’essentiel !  « Ceci est mon corps livré pour vous ».

Ce que le Fils remet entre les mains de son Père, c’est tout son être, son souffle, son âme, sa vie, sa personne.

Chaque mot utilisé donne une note particulière pour exprimer le don total de Celui qui s’offre, se donne, se remet entre les mains du Père.

C’est l’offrande d’une volonté́ libre : « Ma vie nul ne la prend c’est moi qui la donne ».

Mais, nous l’avons dit, c’est la dernière prière de Jésus. Ce n’est pas la prière du Jardin des Oliviers, c’est bien la même volonté́ qui s’exprime, mais il y a une grande différence entre les deux situations.

C’est la prière d’un condamné livré au pouvoir des hommes. Ce n’est pas la prière d’un moine en sécurité́ dans sa cellule.




UNE PRIÈRE DE CONFIANCE

« Mon Père, je me confie à Toi »

Si cette seconde phrase n’avait pas été supprimée, la prière serait devenue une prière de confiance.

On retrouve cette « infinie confiance » en finale, mais il ne faudrait pas oublier qu’elle est aussi au début.

C’est la démarche de l’enfant qui se jette dans les bras de son père.

La confiance c’est le sentiment qui anéantit la crainte et bannit la peur de l’avenir, cette peur qui paralyse l’adulte.

Devant la mort, dans la souffrance et face à toutes les épreuves de la vie, l’acte de foi devient un acte de confiance.

Faire confiance et compter sur quelqu’un à ces moments-là tient de cette folie qui fait partie de l’acte de foi.




UNE PRIÈRE D'ABANDON

« Mon Père, je m’abandonne à Toi »

Parce qu’elle commence par ces mots, cette prière est devenue « La Prière d’Abandon ». Ce n’est pas sans conséquence, pour une bonne compréhension, à cause de l’ambiguïté́ du sens qu’a pris ce mot.

Dans le psaume 22 :

« Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Et quand on dit que Jésus est mort abandonné (par ses disciples) ou que la tante de Charles de Foucauld, est morte « toute abandonnée » (à Dieu), il est clair que le sens est différent.

Il faut donc, pour comprendre donner à l’abandon le sens que lui donnait le frère Marie-Albéric à cette époque de sa vie :

« Le tendre abandon d’un fils qui se sait aimé .... C’est un fils qui parle avec un familier et tendre abandon à son Père ».  L’abandon à la divine Providence quand il écrivait cette méditation.




PRIONS:

« Et qu'était cette prière qui faisait la moitié de votre vie à Nazareth ?  

C'était d'abord et surtout l'adoration, c'est-à-dire la contemplation, l'admiration muette qui est la plus éloquente des louanges, cette admiration muette qui renferme la plus passionnée des déclarations d'amour, comme l'amour d'admiration est le plus ardent des amours. »





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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Jeu 18 Mai 2017 - 9:58

LA PRÈRE D'ABANDON #2











Un bref rappel avant de poursuivre !


Cette prière est d’abord une méditation qui est devenue une prière officiellement connue grâce aux premières Communautés qui se sont formées autour de sa spiritualité, après sa mort.

Cette prière aurait été la prière de la confiance si la confiance n’avait pas été reléguée  vers la fin de celle-ci.

Pourtant la confiance précède l’abandon… Comment s’abandonner dans les bras d’une personne en qui on n’a pas confiance ?

Charles n’a jamais eu l’idée d’en faire une prière.

La méditation du frère Marie-Albéric est un moment où il fait parler Jésus. (C’est d’ailleurs une habitude qu’il gardera tout au long de sa vie) Cette méditation est donc une prière de Jésus. C’est la prière du Fils.

C’est une prière d’offrande.
C’est une prière de confiance.
C’est une prière d’abandon.
 


LE BON PLAISIR DU PÈRE

« Mon Père, fais de moi ce qu’Il Te plaira »

Ici, on change de registre !

Ce n’est plus la prière de Jésus mourant.

« Fais se réaliser Ta volonté́ ». Il s’agit de ce qui nous est fait et non de ce que nous faisons.

Ce sont surtout les événements que nous subissons, les contradictions, la maladie, la souffrance, la mort.

C’est entrer dans la prière de Jésus : « Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux ». C’est désirer cette volonté́ aimante comme on désire une nourriture.

La perfection de l’amour est dans la coïncidence parfaite entre la volonté́ du Père, son désir sur moi et mon propre désir :

« Je ne désire rien d’autre, mon Dieu ».

« Pourvu que Ta volonté́ se fasse en moi, en toutes Tes créatures, en tous Tes enfants, en tous ceux que Ton cœur aime ».

Ce cœur de Dieu qui aime ses enfants et désire leur bonheur nous touche plus que le Dieu Créateur et Providence qui aurait tout réglé́ d’avance et à qui tout doit se soumettre dans une acceptation servile.

Le bon plaisir du Père, dont parle Jésus dans sa prière, c’est la bienveillance de Dieu manifestée à la fois dans la personne de Jésus, en qui le Père a mis tout son amour, et dans le privilège des « petits » à qui il est donné de reconnaître et d’accueillir la révélation de cet amour. « Oui, Père, car tel a été́ ton bon plaisir » (Matthieu 11,26).




UNE PRIÈRE D’ACTION DE GRÂCE

C’est une prière de louange : « Je Te bénis Père ... ». Qui pense à faire de cette prière d’abandon une prière de remerciement ?

« Quoi que Tu fasses de moi, je Te remercie ; merci de tout ... je Te remercie de tout ».

Trois mercis pour ce qui a été́, ce qui est en train de se passer et pour ce qui va arriver.

S’il n’en reste qu’un dans notre prière, il faut lui garder toute son importance. Rendre grâce pour le présent c’est y découvrir l’amour du Père. Dire merci pour un futur insaisissable, c’est redire sa confiance à ce Père qui nous aime, ce n’est pas seulement accepter et se résigner.




UNE DÉCLARATION D’AMOUR

Charles de Foucauld ne pouvait s’empêcher de mettre un « Je T’aime » dans la bouche de Jésus, c’est son propre besoin, son besoin d’amour, qui est un besoin de se donner et de l’exprimer.

Aux dires de l’abbé́ Huvelin, il avait « fait de la religion un amour ».

Un jour il écrira à l’abbé́ Caron : « Oh ! oui, Jésus seul mérite d’être aimé de passion ».

Il sait que ce « besoin d’amour » qui presse l’amoureux à se donner n’est pas toujours senti.

Il dira qu’il existe des « déclarations d’amour avec preuves » qui ne sont pas des paroles et des sentiments.

Et le jour même de sa mort, reprenant les derniers mots prononcés par l’abbé́ Huvelin avant de mourir : « Je n’aimerai jamais assez, il écrit :

« Quand on peut souffrir et aimer, on peut beaucoup, on peut le plus qu’on puisse en ce monde : on sent qu’on souffre, on ne sent pas toujours qu’on aime et c’est une grande souffrance de plus !

Mais on sait qu’on voudrait aimer, et vouloir aimer c’est aimer.

On trouve qu’on n’aime pas assez ; comme c’est vrai, on n’aimera jamais assez, mais le bon Dieu qui sait de quelle boue Il nous a pétris et qui nous aime bien plus qu’une mère ne peut aimer son enfant, nous a dit, lui qui ne ment pas, qu’Il ne repousserait pas celui qui vient à lui »
Un jour ou l’autre, on comprend qu’on n’a pas le choix.

Si je veux suivre le Christ je dois choisir et, à cause de son amour, moi aussi je dois et je peux l’aimer. Il n’y a pas de chemin de libération en dehors de cet amour purifiant qui est comme un feu au- dedans de moi. Il n’y a de libération de moi-même qu’en aimant Dieu.

Et aimer Dieu, c’est prendre le même chemin que Jésus ... perdre sa vie.

Quelques mois avant sa mort, Charles de Foucauld relèvera dans son carnet cette phrase de l’Imitation :

« QUI N’EST PAS PRÊT À TOUT SOUFFRIR ET À S’ABANDONNER ENTIÈREMENT À LA VOLONTÉ́ DE SON BIEN-AIMÉ́ NE SAIT PAS CE QUE C’EST D’AIMER ».

Mais qu’est-ce qu’aimer ? Le frère Marie-Albéric à bien voulu répondre à cette question dans cette méditation.

On lit encore sa réponse sous forme de note marginale dans son cahier : « Aimer quelqu’un, c’est : l’admirer, l’imiter, le respecter, craindre de lui déplaire, désirer lui plaire, désirer le voir, désirer le posséder, désirer lui donner tout ce qu’on a et soi-même, donner son bien, désirer lui obéir ».




LA MESURE DE L’AMOUR

Charles de Foucauld n’était pas un homme de mesure.

Ne vivre que pour Dieu, tout quitter, se donner sans mesure. « Tout, rien d’autre » et de multiples expressions totalisantes. Mais cet absolu, qui semble si simple, se complique quand il faut le faire passer dans des actes.

Car, pour nous, le tout n’est que relatif. Seul Dieu est simple et le priant approche de lui à travers des actes successifs, répétés, des engagements limités et partiels.

Les répétitions, huit fois le mot « tout » dans cette courte méditation, l’abondance des mots dans sa prière en sont l’illustration.

Elles sont comme les expirations successives qui vident les poumons plus complètement et permettent au souffle vivifiant de pénétrer au plus profond.

Comme si c’était impossible d’exprimer le désir le plus profond de nous d’un seul coup, sans tâtonnements, sans hésitations. Il a dit Oui, mais qui peut dire sans présomption : « Je suis prêt à tout, j’accepte tout » ?

C’est pour cela que l’aujourd’hui ajouté par les premières utilisatrices de cette prière lui donnait une dimension plus humaine, plus humblement réaliste, celle de l’horizon quotidien, celle du moment présent.

Heureusement qu’il y a aussi ce « pourvu que » qui limite un peu l’affirmation et ramène la prétention à un niveau humain, non celui du surhomme mais celui de la personne en marche, en cheminement, de l’enfant qui se sait aimé par son Père. « Quoi que Tu fasses de moi », cela veut dire aussi « quoi que je fasse » car le but de la prière est uniquement de me faire faire avec amour ce que Dieu veut me voir faire librement.

 


LA PRIÈRE SE TERMINE COMME ELLE A COMMENCÉ́ :


« ... Car tu es mon Père »

Un seul mot la contient tout entière « Abba ».

Souvenons-nous que cette prière n’est pas n’importe quelle prière de Jésus.

Cette prière est pour Jésus l’acte suprême, le moment de l’union mystique dans l’extase, l’acte de "sortie de soi" dans l’Autre.

Et cela se passe dans la douleur insupportable du supplice de la Croix.
« L’acte le plus grand de la vie de Jésus, la plus grande preuve de son Amour, l’acte qui sauva le monde ne s’est pas accompli dans le repos et l’épanouissement d’une oraison paisible – comme cela aurait pu être – mais dans le douloureux effort d’une prière qui ne trouvait plus un chemin facile à travers les fatigues d’un corps brisé de souffrances ».

À ce moment l’homme est seul, quelle que soit l’affection de ceux qui l’entourent. Il ne dit plus « notre Père », mais seulement « Abba, mon Père » expression de cette solitude dans laquelle s’épanouit en plénitude la relation du Fils avec son Père, de l’homme avec Dieu.

C’est l’heure où le voile se déchire. Seule compte l’union des deux personnes dans l’anéantissement de l’humain.

Toute vraie prière n’est-elle pas à l’image de cette dernière prière ? Elle se situe dans le secret du lieu où le Père seul nous voit, secret de la chambre fermée ou secret du cœur ouvert.

Elle est perte de soi dans l’Autre et ressemble à une mort. Ainsi cette prière de Jésus peut-elle devenir notre prière de tous nos instants.

 


PRIERE D’ABANDON

Mon Père,

Je m’abandonne à toi,

Fais de moi de qu’il te plaira.

Quoi que tu fasses de moi,

Je te remercie.

Je suis prêt à tout,

J’accepte tout.

Pourvu que ta volonté́ se fasse en moi,

En toutes tes créatures,

Je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.

Je te la donne, mon Dieu,

Avec tout l’amour de mon cœur,

Parce que je t’aime,

Et que ce m’est un besoin d’amour

De me donner,

De me remettre entre tes mains sans mesure, avec une infinie confiance

Car tu es mon Père.

Amen.


PRIONS



Demandons au Seigneur par l’intercession du bienheureux Charles de Foucauld, de nous faire grandir dans la foi-confiance.

« Ô mon Dieu, donnez-moi la foi-confiance, la foi qui fait avance dans l’abandon en Toi…

Celle de la personne qui bâtit sur la pierre et non sur la foi morte de qui construit sur le sable.

Mon Dieu, donnez-moi la foi, la foi-confiance de méditer vos paroles pour les comprendre et ensuite les pratiquer pendant toute ma vie abandonnée à votre Volonté.

Faites de moi un être différent de ceux du reste du monde, « car leurs pensées ne sont pas vos pensées » »

                                                                                                                     



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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Ven 19 Mai 2017 - 10:35

NAZARETH






Mon but en faisant une parenthèse importante sur la méditation du f.­­ Marie-Albéric ou la PRIÈRE CHARLES telle que nous la connaissons aujourd’hui, était de saisir la profondeur spirituelle de cette prière et d’en connaître ses origines.





Maintenant, reprenons notre parcours sur l’histoire et l’expérience spirituelle de Charles de Foucauld avant d’entreprendre le voyage à l’intérieur de sa théologie.

Nous nous étions laissés sur le désir de Charles de se lancer dans une nouvelle vie : celle dont il se sent appelé par Notre-Seigneur Jésus le Christ.  Mais il attendra trois ans et demi avant d’y parvenir.

 C’est le 23 janvier 1897 qu’il recevra de l’Abbé général des Cisterciens réformés (Trappistes) l’autorisation de quitter « l’ordre pour suivre le Seigneur dans son abjection et sa pauvreté » et le 14 février, il est dispensé des vœux monastiques qu’il avait contractés le 2 février 1892.

Méritant notre réflexion, une conjoncture inusitée de circonstances eut lieu trois jours après l’entrée de Charles à la Trappe. S’il était brutalement conscient de son angoisse à la suite d’avoir quitté Marie, il était tout à fait inconscient de  l’impact immédiat qu’il eut sur le maître de novices.

Celui-ci, déjà ébahi par le détachement et la modestie de Charles qui porte encore ses habits laïques, déclarait : Charles « peut se vanter de m’avoir fait pleurer, et de m’avoir fait sentir ma misère. » La réaction du maître des novices a devancé les louanges stupéfiantes des supérieurs de Charles. Un de ses Abbés a témoigné :

« La seule chose qui m’étonne... c’est qu’il ne fasse pas de miracles. Je n’avais jamais vu, hors des livres, une telle sainteté sur la terre. »


Dans une surenchère élogieuse, un prieur de Charles a ajouté : « Il y a en lui l’étoffe de plusieurs saints ». « Plusieurs saints », s’exclame-t-on! Incroyable.

De notre vivant, l’éloge le plus grand qu’on puisse attribuer à un être pieux singulièrement héroïque, c’est de déclarer tout simplement qu’il est un saint ou comme un saint, pas « plusieurs saints ».

Dans son héroïsme, le moine Charles éprouvait deux espèces de souffrances de nature familiale.

Déçu très tôt par ce qu’il considérait un manque d’ascèse dans sa communauté́, il pensait former une petite congrégation qui pourrait vivre pleinement l’amour de la Sainte Famille.

Mais malgré le fait d’être l’un des plus extrêmes ascètes des temps modernes, Charles sentait que la douleur de quitter sa famille, et surtout Marie, dépassait celle de toutes ses pratiques ascétiques.

Comme il confie à un ami : « Le plus grand sacrifice pour moi, si grand que tous les autres n’existent pas après lui, et deviennent un néant, c’est la séparation définitive d’une famille adorée et d’amis très peu nombreux mais auxquels mon cœur est attaché de toutes ses forces. »






Écoutons aussi le cri d’angoisse de Charles sept ans après avoir quitté Marie :

« la pensée de la famille me torturait; je me disais parfois toujours, toujours, jamais, jamais, toujours vivre ici et ne jamais les revoir ». Et même pire que tout ça, ce sacrifice le plus douloureux ne reste pas stable mais il s’intensifie d’année en année.

Dix-huit ans après avoir quitté́ Marie, il lui écrit : « Les années, en s’écoulant, loin d’atténuer la peine de la séparation, la rendent plus vive. »

En fait, dans sa peine cumulative, Charles se trouve semblable à Jésus, un Jésus que Charles imagine lui dire dans une méditation : « Je vous apprends à chercher la solitude... solitude où je laisse ceux que j’aime, surtout ma mère. »


À la lumière de ces données variées, on n’est pas surpris d’apprendre que Charles fait cette déclaration révélatrice : je suis « violemment tenté de défiance envers mes supérieurs » mais l’obéissance « m’est facile envers vous, vous savez que je vous écoute. »

Après les sept ans chez les Trappistes qui l’ont frustré par la divergence entre leur vie monastique et celle de la Sainte Famille, il se rend en Palestine.  Il essaie cette vie en Terre sainte, au service des Clarisses de Nazareth et de Jérusalem.





Là il apprend vraiment à prier .

 Voici son son petit ermitage.





poursuit en même temps dans une recherche de nouveaux liens spirituels et il multiplie le nombre de ses liens familiaux : saint Paul et sainte Madeleine sont ajoutés comme ses autres parents célestes; et sur la terre, Charles juge que l’abbesse de Nazareth se comporte comme une sœur envers lui, tandis que l’abbesse de Jérusalem agit comme une mère. Et, comme si ceci n’était pas assez, il sent que toutes les Clarisses de Nazareth sont ses mères.

Cela dure trois ans, jusqu’au jours où il perçoit qu’il lui faut aller plus loin dans l’imitation de Jésus. Comprenant la place suréminente de l’Eucharistie dans l’Église, il accepte alors de revenir le prêtre dont a besoin le petit groupe des Ermites du Sacré-Cœur de Jésus, qu’il projette de faire naître.




PRIONS:



Dieu et Père, Tu as appelé le bienheureux Charles de Foucauld à vivre de ton amour dans l'intimité de ton Fils Jésus de Nazareth. Accorde-nous de trouver dans l'Evangile le fondement d'une vie chrétienne de plus en plus rayonnante, et dans l'Eucharistie, la source d'une fraternité universelle. Par Jésus Christ, ton Fils, qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Amen.

« Mon Dieu qui avez toujours tellement enseigné l'humilité par vos paroles et vos exemples que vous en avez fait un de vous caractères les plus propres « humbles et doux », et qui pourtant étiez si grand, apprenez-moi à être humble, à moi qui suis si petit ! »

                                                                                                 



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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Sam 20 Mai 2017 - 10:23

LA PRÊTRISE ET SON DÉPART EN ALGÉRIE









Après trois ans chez les Clarisses de Nazareth et de Jérusalem, Charles de Jésus perçoit qu’il lui faut aller plus loin dans l’Imitation de Jésus.

Il comprend l’importance de l’Eucharistie dans l’Église et il accepte l’appel du Seigneur à se faire prêtre.  Quel appel !

Mais avant de quitter ce lieu qui lui aura servi de tremplin dans sa vie de prière et de foi, j’aimerais mettre en relief quelques faits :

C’est durant ces quelques années passées surtout à Nazareth, avec quelques mois à Jérusalem, qu’il a écrit une grande quantité de ses méditations et de ses notes de retraites.

Ici nous pouvons retrouver dix-sept volumes compilés dans ses œuvres spirituelles à part tous les carnets et considérations sur les fêtes de l’année…

Il ne faut pas oublier également l’héritage du magnifique tableau qu’il a peint dans son petit ermitage de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours.







Ensuite, j’aime revenir sur le fait que c’est à Nazareth qu’il apprend vraiment à prier. Pourquoi ?

 Qu’est-ce que la prière pour le frère Charles alors qu’il a passé des années à la Trappe !

  Les Cisterciens Trappistes sont des priants !

 Mais il ne faut pas oublier que Charles a été touché par le Maître des mystiques Jean de la Croix à la Trappe dont il s’est mis école.  

Avec Lui, il est sorti de toutes les méthodes emprisonnantes de prière pour passer au recueillement de l’âme. Il a reçu la grâce de l’oraison.  Pour lui, ses temps de prière n’était plus une méditation sur Dieu, un texte ou … mais une inspiration de Dieu.

En silence, avec son Seigneur, son seul désir était d’être en sa Présence.  


On dira de Lui que son regard était brûlé par la sécheresse de l’Adoration.

Une âme ainsi brûlée ne peut devenir qu’une âme missionnaire…comme nous en avons l’exemple en tant d’autres saints, pour ne citer que la petite Thérèse-de-l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face !


C’est donc fort de son appel intérieur qu’Il rentre en France.  C’est à Notre-Dame-des-Neiges qu’il se prépare aux diverses ordinations et c’est dans la chapelle du grand séminaire de Viviers que, le 9 juin 1901, il reçoit le presbytérat.

Mais une fois son ordination célébrée, Charles ajoute une note à l’aspect familial de ce qu’il désire vivre

L’amour de Nazareth peut se vivre partout.

Celui-ci porte le projet de s’installer en Algérie, ce qui marque une avancée majeure dans son évolution incessante.

En harmonie avec son désir de fonder des maisons monastiques dites petites familles de frères et sœurs de Nazareth, Charles ajoute : « Je veux habituer tous les habitants... à me regarder comme leur frère, le frère universel. »



Il écrit à Henry de Castries et au chanoine Caron auxquels il décrit son itinéraire :



« Je viens d’être ordonné prêtre et je fais des démarches pour aller continuer dans le Sahara «la vie cachée de Jésus », non pour prêcher, mais pour vivre la solitude, la pauvreté, l’humble travail de Jésus, tout en tâchant de faire du bien aux âmes, non par la parole, mais par la prière, l’offrande du saint Sacrifice, la pénitence, la pratique de la charité. »


« Prêtre libre du diocèse de Viviers, mes dernières retraites de diaconat et de sacerdoces m’ont montré que cette vie de Nazareth, ma vocation, il fallait la mener non pas dans la Terre sainte, tant aimée, mais parmi les âmes les plus malades, les brebis les plus perdues, les plus délaissées. […]

Dans ma jeunesse, j’avais parcouru l’Algérie et le Maroc. […]

Aucun peuple ne me semblant plus abandonné que ceux-ci, j’ai sollicité et obtenu du très révérend préfet apostolique du Sahara la permission de m’établir dans le Sahara algérien et d’y mener […] une vie aussi conforme à la vie cachée du Bien-aimé Jésus à Nazareth. […]»







PRIONS

Frère Charles, par ton intercession, nous demandons au Seigneur notre Bien-aimé Jésus, de nous accorder la grâce de la prière, de ta prière, dans la foi-confiance de ce que le Seigneur veut pour nous aujourd’hui.  



Nous te demandons la capacité de quitter nos sécurités affectives même dans la prière pour entrer dans le désir, dans l’Amour de Dieu, ce feu qui brûle au fond de nous-même comme Toi afin de répondre à Sa Volonté.
Amen.



« Et qu’était cette prière qui faisait la moitié de votre vie à Nazareth ?

C’était d’abord et surtout l’Adoration, c’est-à-dire l’admiration muette qui est la plus éloquente des louanges, « tibi silentium laus », cette admiration muette qui renferme la plus passionnée des déclarations d’amour, comme l’amour d’admiration est le plus ardent des amours. »


Je prie



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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Dim 21 Mai 2017 - 9:22















LE FRERE CHARLES EST MAINTENANT PRETRE!

Il a donné sa réponse d’amour à l’Amour.  

Il a été fidèle aux commandements de Jésus pour lui.  Dans sa pratique, Il est conscient d’être demeuré en relation avec Dieu : c’était son unique désir !

C’est pourquoi Celui-ci l’a touché au plus profond du cœur; ou comme les docteurs mystiques le disent : il a été touché à la fine pointe de l’âme.

Sa vie est donc une réponse à l’Amour de Dieu, réponse qu’Il peut donner qui provient de leur cœur à Cœur.  Des moments passés ensemble où, comme à chaque printemps, le Dieu de la Vie a su émonder délicatement cet arbre prometteur de ses imperfections dans l’oraison silencieuse.

Le Seigneur le désirait fort pour la gloire de son Père et est venu agir en Lui pour couper tout ce qui aurait pu nuire pour que la sève puisse donner une abondance de fruits… un meilleur disciple !





Peu importe les efforts, nul n’est au-dessus de son Maître, et Charles le sait !

De sa propre vie il ne verra pas les fruits qu’il aurait souhaité voir… mais « il faut que le grain de blé tombe en terre pour donner du fruit ! ».

De sa vie on retiendra les mots :

purifier, fructifier, communier, demeurer (en Lui) …

Des verbes signifiant tous une action contemplative exigeant une réponse d’amour qui se prouve par des actes concrets au quotidien; réponses qu’Il assume d’une manière très généreuse.

« L’Esprit-Saint ouvrira vos cœurs et mon Père et Moi feront en vous notre demeure ».

L’Esprit l’a rendu capable de répondre dans le don total de lui-même, dans l’abnégation de sa volonté.

Il devient l’adorateur qui brûle du feu de l’Amour de son Époux, il devient prêtre désirant partager au monde le Christ, et sa joie d’Aimer et d’être aimé.

C’est ce qu’Il a expérimenté dans la prière silencieuse et dans l’adoration eucharistique ainsi que dans le retrait total au mondain pour ne servir que le Pauvre parmi les plus pauvres.

Poursuivant son idéal de plus en plus exigeant, Charles déménage à Tamanrasset parmi les Touaregs, les plus délaissés de tous.

C’est là qu’il entreprend l’étude de la langue maternelle des Touaregs, ce qu’il poursuivra pendant douze ans.

Comme une sorte de sage-femme, il sortira cette langue de l’obscurité et la fera naître dans la communauté linguistique du monde.

Dans une démarche parallèle à Tamanrasset, se percevant lui- même comme un enfant, il s’offre à la Sainte Famille et envisage encore une fois qu’il va vivre à Nazareth comme Jésus.

Il consacre aussi un long moment de sa vie à écrire une règle pour les frères et les sœurs Sacré-Cœur qui a trois buts ultimes : 1) Imiter Notre-Seigneur Jésus; 2) Rendre un culte très dévot à la sainte Eucharistie; 3) Travailler à la conversion des âmes et spécialement à celles des infidèles.

Ces trois buts résument bien les orientations fondamentales de sa vie et expriment cet appel de Dieu auquel il cherchera à être le plus obéissant possible.

Dans son souci d’être au service de la mission auprès des plus pauvres et des plus éloignés, il insiste sur les relations de proximité, de fraternité, d’amitié, préparant ainsi le terrain pour que la semence de l’Évangile puisse germer et porter du fruit.

Il exprime cette conviction missionnaire en ces termes :



« Dieu, pour nous sauver, est venu à nous, s’est mêlé à nous, a vécu avec nous dans le contact le plus familier et le plus étroit de l’Annonciation à l’Ascension.

Pour le salut des âmes, Il continue à venir à nous, à vivre avec nous, dans le contact le plus étroit, chaque jour et à toute heure dans la sainte Eucharistie.  

Ainsi, nous devons, pour travailler au salut des âmes, aller à elles, nous mêler à elles, vivre avec elles dans un contact familier et étroit.

Nous devons le faire pour toutes les âmes à la conversion desquelles Dieu veut que nous travaillions particulièrement, et surtout pour les infidèles. »
                                                                                                                         



Il vit de manière éloignée au Sahara. Ils commencent à appeler la maison “la fraternité (la Khaoua en arabe) et cela m’est doux.

» Cette quête familiale l’amène à la recherche de la présence de Jésus chez les indigènes qu’il nomme ses pauvres « frères en Jésus. »

En plus, Charles achète quelques esclaves et il les nomme en l’honneur de la Sainte Famille, tels que : Joseph du Sacré-Cœur ; Marie-Joseph-Jean-Henri ; et Marie — Joseph-Henri.

À part ces trois, une autre personne a gagné une attention spéciale de Charles.

Il raconte qu’une « vieille femme aveugle... m’est arrivée le jour de Noël, sans abri. Ce jour-là moins qu’un autre, je ne pouvais la laisser dans la peine » ; pertinemment il la nomme Marie.

En tout, il appelle ses protégés « mes quatre enfants » dans leur nouveau foyer adoptif dont la chapelle est justement dédiée à la Vierge et Joseph.





Après avoir résumé la vie de Charles de Foucauld et signalé brièvement les moments qui ont pu avoir de l’importance pour la construction de sa synthèse christologique, nous explorerons prochainement plus attentivement son expérience spirituelle à partir de laquelle il pense Dieu, Jésus et l’Église afin de mieux saisir l’originalité de sa vision anthropologique spirituelle globale.




PRIONS

Ô mon Seigneur et mon Dieu, par l’intercession du Frère Charles, n'avoir pas de plus chers moments, pas de plus vrai repos, pas d'heures plus suaves que ces heures de prière solitaire !

Apprenez-moi à prolonger de plus en plus ces heures où, je veille seule à vos pieds, où, sans que personne ne sache ni ne partage mon bonheur, je jouis de la présence de mon Dieu !

Ô mon Dieu, si cela est, conforme à votre volonté, faites-moi cette grâce de me retrouver plus souvent avec Vous, je Vous le demande par toutes les grâces que Vous m'avez déjà faites et par votre Cœur !
Amen.



« Suivre, Suivre, Suivre JÉSUS, pas à pas, en imitant, partageant en tout Sa vie, comme les Apôtres, comme Marie et Joseph. »
                                                                                                           




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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 le Lun 22 Mai 2017 - 9:50



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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

Message par Marie du 65 Hier à 10:35

PARTIE 2:

SON EXPÉRIENCE SPIRITUELLE -

PRIER AVEC LE FRÈRE CHARLES DE FOUCAULD  














CHARLES DE FOUCAULD ET SON EXPÉRIENCE SPIRITUELLE







Une démarche spirituelle est nécessairement située dans le temps et l’espace.  Comme je ne veux pas reprendre les pages déjà écrites, un bref résumé est pourtant nécessaire…

Charles est né le 15 septembre 1858 d’une famille catholique et est baptisé le lendemain.  Il reçoit le sacrement de la confirmation et fait sa première communion le 28 avril 1872.

Plus tard, il dira que la religion de son enfance ne répond plus à son goût de vivre.

 IL est alors marqué par des lectures divertissantes et les auteurs fréquentés distillent son esprit en libertinage.

 C’est l’influence du temps qui le conduit rapidement à une existence sans prière, sans pratique sérieuse, où sa foi disparaît, où son comportement se relâche en s’éloignant des mœurs chrétiennes.

 De cette perte de foi et de ces conséquences morales, il dira lui-même dans sa correspondance à Henry de Castries:



« Pendant douze ans, j’ai vécu sans aucune foi : rien ne me paraissait assez prouvé; la foi égale avec laquelle on suit des religions si diverses me semblait la condamnation de toutes.

Je demeurais douze ans sans rien nier et sans rien croire, désespérant de la vérité, et ne croyant même pas en Dieu, aucune preuve ne me paraissant assez évidente. »


Sa conversion de la fin octobre 1886 en l’Église Saint-Augustin à Paris, événement que l’on a déjà évoqué, va donc orienter l’approfondissement de notre regard à partir de cette seconde partie tentant  de décrire l’expérience spirituelle par laquelle est passé Charles de Foucauld, et d’une certaine manière en essayant  de nous ravir des découvertes qu’il a vécues au moment de cette conversion.




SES DÉCOUVERTES



Déjà nous pouvons nous rappeler la grâce de conversion qu’il reçut lorsqu’il entra dans le confessionnal de l’abbé Huvelin, mais il en reçut une deuxième grâce non négligeable à l’autel de la Sainte Vierge Marie : il lui fut donné de découvrir pour toute sa vie la lumière de quelques vérités chrétiennes qui marqueront désormais toutes ses pensées, ses paroles et ses actes de converti.  

Il demeurera profondément attaché à la vie de Marie jusqu’à son dernier souffle.



La rencontre de croyants musulmans lors de son exploration au Maroc a certainement joué un certain rôle dans sa mise en route vers la conversion, mais il a trouvé que l’Islam n’allait pas jusqu’au bout de l’exigence d’adoration : « Vivre, à chaque instant, en absolue consécration à Dieu. » (Lettre à Henry de Castries, 15 juillet, 1901)


Malgré l’aspect séduisant de l’Islam, il ne pouvait absolument pas s’en satisfaire.

 À ses yeux, il ne peut être la vraie religion : d’une part, il prend pour exemple Mahomet, s’enrichissant, ne dédaignant pas les plaisirs des sens, faisant la guerre et d’autre part, n’ayant pas assez de mépris pour les créatures pour pouvoir enseigner un amour de Dieu digne de Celui-ci : sans la chasteté et la pauvreté, l’amour et l’adoration restent très imparfaits.


On le devine : si Charles de Foucauld a été touché par Dieu, c’est que sa soif de vérité avait creusé en lui une attente.  La première grâce qui lui est faite au confessionnal, c’est de passer de l’agnosticisme et du doute sur l’existence d’un Dieu à une foi vive dans l’expérience du Dieu de la Révélation judéo-chrétienne.

 Dans sa retraite à Nazareth en 1897 il écrit à l’abbé Huvelin :


« Je demandais des leçons de religion : il me fit mettre à genoux et me fit me confesser, et m’envoya communier séance tenante… je ne puis m’empêcher de pleurer en y pensant, et ne veux pas empêcher ces larmes de couler, elles sont trop justes, mon Dieu ! […] Que vous avez été bon ! Que je suis heureux ! […] Et depuis, mon Dieu, ce n’a été qu’un enchaînement de grâces toujours croissantes. »







PRIONS

Seigneur Jésus, par l’intercession du bienheureux frère Charles, aide-nous à chercher la vérité de la foi chrétienne et à T’imiter Toi notre modèle unique. Ainsi nous serons dans la joie profonde !
Amen.



« Mon Dieu que Vous êtes bon de nous apprendre à prier !  Si souvent nous ne savons pas comment le faire !  Si souvent nous avons besoin de dire comme les apôtres : « Seigneur, apprenez-nous à prier ! » »
                                             








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Re: Prier avec le Frère Charles De Foucauld

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