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"Approfondir notre Foi"

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"Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Ven 31 Mar 2017 - 9:08






Premier Jour

notre Créateur et notre Père

           

            En ce premier jour  « nourrir notre prière avec la foi de l’Eglise », considérons Dieu comme notre Créateur et comme un Père très aimant.

C’est le début de notre Credo : « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre ». Il faudrait des livres entiers pour en parler ! Mais voici en quelques lignes l’essentiel.


Un Créateur


           En affirmant que le monde a été créé par Dieu, la foi chrétienne rejoint la conviction d’une grande majorité de l’humanité. Il y a « Quelqu'un » qui est à l’origine de tout ce qui existe, et ce « Quelqu'un » est forcément supérieur à tous les êtres créés pour pouvoir les penser et les modeler.

S’il est incomparablement supérieur à ses créatures, ce Créateur dont nous pressentons l’existence nous apparaît alors comme étant Dieu. Comment ne pas croire en un Créateur devant la beauté de la nature? Ou devant l’impressionnante complexité harmonieuse du vivant, par exemple notre corps ou notre esprit ? (cf Rm 1, 20)

           On objectera : l’homme serait issu du « hasard » de l’évolution. Mais a-t-on déjà vu le « hasard » construire une maison ? Bien au contraire, le hasard des pluies et des vents la désagrège peu à peu.

Oui bien veut-on dire « Dieu » quand on dit « hasard »? Si l’homme est le fruit de l’évolution, ce qui est désormais bien établi, cela signifie qu’il y a eu une succession d’étapes pour y conduire, une succession de causes et d’effets. Mais quelle est alors la première cause ? Même une succession infinie de causes et d’effets doit être créée pour exister : elle ne peut pas se fabriquer elle-même.

           Dieu est bien à l’origine de tout ce qui existe (matière, énergie, hommes, anges, etc.), qu’il a créé « ex nihilo » (2 M 7, 28), c’est-à-dire à partir de rien de préexistant.


Dieu créé par amour

           Pour nous chrétiens, Dieu n’est pas Créateur comme un horloger qui, une fois qu’il a fabriqué une montre, s’en désintéresse et la laisse fonctionner toute seule.

Non, Dieu nous a créés par amour, et tout en étant à l’origine du monde, il continue aussi à s’intéresser à chacun de nous personnellement, comme un Père. C’est ce qu’on appelle la Providence. Dieu est toujours en relation avec sa création.

           Si Dieu crée par amour, c’est qu’il le fait librement : il n’avait aucun besoin de nous créer, il se suffit à lui-même ! La création est distincte de Dieu : elle n’est pas une « émanation » nécessaire de Dieu. Elle n’est pas non plus une partie de Dieu, ni dieu elle-même comme dans un panthéisme : la création n’est pas son propre Créateur.

           Et si Dieu crée par amour, c’est que sa création est bonne. Certes, il faudra affronter la question du mal et du péché : nous le ferons un peu plus tard. Mais rien n’est plus étranger à la foi chrétienne que d’opposer une matière mauvaise à Dieu qui serait bon car spirituel.

La création a été créée bonne par Dieu, car Dieu ne peut rien faire de mauvais : ce serait contraire à lui-même ! Et le mal, parce qu’il n’est pas Dieu, sera toujours vaincu : le démon n’est qu’une créature qui s’est révoltée contre son Créateur, que le Christ a vaincu à la Croix.

Toute l’histoire est dans la main de Dieu.


Dieu est Père


           Dans l’Ancien Testament, Dieu s’est révélé comme Père. Lors de la sortie d’Egypte, de la libération de l’esclavage, les hébreux ont fait l’expérience de la bonté et de la sollicitude aimante de Dieu : oui, tout au long de l’histoire, Dieu prend soin du peuple qu’il a constitué.

Dieu n’est pas un Créateur lointain, mais bien un Dieu personnel, un Père qui prend soin de ses enfants. Le meilleur de tous les pères ! Dieu est Père comme origine de tout, comme Créateur, et comme celui aime les hommes et les femmes qu’il a créés.Il est Père parce que dans la Trinité, il engendre le Fils.

           Si Dieu est Créateur et Père, il veut aussi nous faire participer à sa vie divine : un jour, nous participerons dans le Christ à la vie de la Sainte Trinité !


Prière

         
 Dieu, tu es mon Créateur, mon Père, car tu m’as créé par amour. Aujourd’hui, je veux te rendre grâces pour la vie que tu m’as donnée, pour les frères que tu m’as confiés, et pour la nature que tu m’offres à contempler.

Augmente ma confiance en ta Providence qui m’accompagne dans les joies et les épreuves de cette vie, aide-moi à croire que toute mon histoire est dans ta main, toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.

Amen.


           

Pour aller plus loin

Mais sa formulation très précise théologiquement peut parfois être un peu difficile. C'est pour cela que le pape Benoît XVI avait encouragé des jeunes à faire une version plus accessible, plus facile à lire et à comprendre. Le "Youcat" (Youth Catechism) était né. Vraiment, tout catholique devrait avoir ce petit livre !



- Aujourd'hui, dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique (CEC), vous pouvez consulter les numéros 198 à 382http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/m5.htm#dr, en particulier les n°279 à 324.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1d.htm#bku









Deuxième Jour

La Trinité : Dieu est Père, Fils et Esprit-Saint

En présentant Dieu comme Créateur, nous avons constaté qu’il était également Père. Parler du Père, c’est immédiatement nommer le Fils et l’Esprit-Saint.  Essayons de soulever quelque peu le voile de ce grand mystère de notre foi chrétienne, la Trinité. Un mystère n’est pas une réalité indépendante de la raison, au contraire, c’est une réalité que la raison n’a jamais fini d’approfondir.


Dieu se révèle lui-même : un seul Dieu, la Trinité

           Nous n’avons qu’un seul Dieu. Dieu est unique : « 4 Écoute, Israël ! Le Seigneur notre Dieu est le Seigneur UN. 5 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, tout ton être, de toute ta force » (Dt 6, 4‑5).

Quand Dieu se révèle à Moïse, il se révèle comme l’unique Dieu, affirmant ainsi que tous les dieux adorés en Egypte ou ailleurs ne sont que des idoles. Quand Dieu se révèle, il veut d’abord faire sortir son peuple de l’idolâtrie et du polythéisme.

       Une fois la foi d’Israël en un Dieu unique suffisamment affermie, Dieu laisse progressivement entrevoir la richesse de son être divin : s’il n’y a qu’un seul Dieu, qu’une seule Nature divine, elle est en trois Personnes.

           Dieu se révèle d’abord comme un Père : « Quand Israël était jeune, je l'ai aimé, et d'Egypte j'ai appelé mon fils » (Os 11, 1). Nous l’avons vu la dernière fois.

           Puis, à travers certaines figures, le Père révèle dans la Bible qu’il n’est pas solitaire. Auprès de Lui réside la Parole de Dieu créatrice, le Verbe : « Par la Parole du Seigneur les cieux ont été faits, par le souffle de sa bouche, toute leur armée » (Ps 33, 6 ; cf. Sg 9, 1 et : Jr 1, 4 ; Jr 20).

Autre figure anonciatrice, la Sagesse. D'une part, elle réside auprès de Dieu : « J’ai dressé ma tente dans les cieux et mon trône était une colonne de nuée » (Si 24, 4). Mais d'autre part, elle habite aussi auprès des hommes : « [le Créateur me dit] : ‘‘Dans Jacob dresse ta tente, et dans Israël sois en héritage’’» (Si 24).

Lorsque saint Jean commence son Evangile, il rassemble tous ces éléments en écrivant : « Et le Verbe s’est fait chair, et il a dressé sa tente parmi nous » (Jn 1, 4).

Le Fils, c'est la Parole divine, le Verbe, qui est auprès du Père. Et le Verbe, en prenant une nature humaine, est à la fois vrai Dieu - il a sa "tente dans les cieux" - , et vrai homme - il a sa "tente parmi nous". Voilà le grand mystère de l'Incarnation: le Fils divin qui se fait homme!

           Enfin, c’est Jésus qui a ensuite le plus clairement révélé l’Esprit Saint : « le Paraclet, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout » (Jn 14, 26 ; cf. Jn 15, 26). Mais déjà, le livre de la Genèse comportait : « L'Esprit planait au-dessus des eaux » (Gn 1,


Un seul Dieu en trois Personnes

           Il n’est pas facile de faire une théologie de la Trinité ! Une image peut aider. Prenons trois allumettes en feu et rapprochons-les : il n’y a qu’une seule flamme et pourtant trois allumettes et chaque allumette a la même flamme. De même dans la Trinité : il n’y a qu’une seule Nature divine, mais 3 Personnes divines. Le Père, le Fils, l’Esprit-Saint sont chacun Dieu (chaque allumette a sa propre flamme), mais ça ne fait qu’un seul Dieu (il n’y a qu’une seule flamme en tout)!





           La Trinité se comprend aussi par le fait que Dieu est amour (cf. 1 Jn 4, ). Si le Père aime, il faut bien qu’il aime quelqu'un, sinon ce serait de l’amour narcissique, égoïste. S’il n’y a pas plusieurs personnes, on ne peut pas parler d’amour ! Pour que l’on puisse dire que Dieu est amour, il doit donc y avoir en lui Celui qui aime, le Père, et Celui qui est aimé, le Fils. L’Esprit Saint, c’est l’Amour divin en personne, l’échange d’amour entre Celui qui aime et Celui qui est aimé. Un moine, Richard de Saint-Victor, ajoute que le sommet de l’amour, c’est de partager l’amour dont on est aimé : l’amour cherche toujours à se diffuser.

L’Esprit-Saint, c’est la communication en Dieu de l’amour du Père et du Fils !


Résumons

           
Un seul Dieu en trois Personnes :

- chacune des 3 Personnes est Dieu tout entier : l’Esprit Saint est autant Dieu que le Fils, qui est autant Dieu que le Père : les 3 Personnes sont égales, il n'y a pas de "hiérarchie" entre elles ;

- 1 seul Dieu : unité des 3 Personnes ; nous ne sommes pas polythéistes ;

- les 3 Personnes sont distinctes : les Personnes ne sont pas des « modes » de manifestation de Dieu, mais elles sont bien différentes : le Père n'est pas le Fils, ni l'Esprit Saint.

           Il est normal d’être un peu dépassé ! Mais c’est un mystère d’amour !


Prions

           
Seigneur, Dieu de l’univers, je t’adore dans ton mystère trinitaire. Toi qui es Père, tu as envoyé ton Fils dans le monde pour nous sauver, et tu envoies dans nos cœurs ton Esprit Saint. Donne-moi d’entrer dans l’échange d’amour qui fait votre vie, donne-moi de t’aimer, Père, avec ton Fils Bien-aimé Jésus Christ, avec l’Amour de votre commun Esprit. Amen.

           



- CEC n°198-267http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1b.htm#bid, en particulier n°232-256.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1c.htm#bjf

- Youcat n°35-36.

- Pour ceux qui voudraient creuser ces questions, et plus largement les affirmations du Credo, je recommande l'excellent livre du Cardinal Ratzinger (Benoît XVI), "Foi chrétienne hier et aujourd'hui", Cerf, 2013.






Dernière édition par Marie du 65 le Sam 1 Avr 2017 - 9:29, édité 2 fois
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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Sam 1 Avr 2017 - 9:25

Troisième Jour


Jésus vrai Dieu et vrai Homme










     Le Père, personne ne l’a jamais vu, mais en l’homme Jésus, Dieu s’est rendu visible. Pourquoi ? Parce que Jésus est le Fils de Dieu, le Verbe, qui s’est fait homme. C’est le mystère de l’Incarnation que nous fêtons à Noël.

Dieu qui se fait homme, c’est le propre du christianisme, c’est la folie de l’amour de Dieu ! Essayons d’entrer dans ce mystère.


Jésus est vrai Dieu et vrai homme


           Jésus était bien un homme comme nous (excepté le péché).

Petit bébé, il a grandi, appris un métier. Il a souffert, a été fatigué, a mangé, s’est réjoui. L’humanité de Jésus était une évidence pour ses contemporains : « 54 Il se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : “D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? 55 N’est-il pas le fils du charpentier ? » (Mt 13, 54‑55).

           Cependant, inséparablement, Jésus est Dieu, le Fils, la 2e Personne de la Sainte Trinité.

Cela, il l’a révélé peu à peu, et ses contemporains ont mis du temps à le comprendre.

Pourtant, Jésus a été très clair : « 30 Moi et le Père nous sommes un.” [...] 33 Les Juifs lui répondirent : “[…] toi qui es un homme tu te fais Dieu.” [... Jésus répond :] 36 “A celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous dites : “Tu blasphèmes”, parce que j'ai affirmé que je suis le Fils de Dieu.” 37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas ! 38 Mais si je les fais, quand bien même vous ne me croiriez pas, croyez en ces œuvres, afin que vous connaissiez et que vous sachiez bien que le Père est en moi comme je suis dans le Père” » (Jn 10, 30.33.36‑38).

           Ou encore : « 20 Voyant leur foi, Jésus dit : “Tes péchés te sont pardonnés.” 21 Les scribes et les Pharisiens se mirent à raisonner : “Quel est cet homme qui dit des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?” » (Lc 5, 20‑21)

           Citons un dernier passage, où Jésus affirme son éternité divine comme Dieu : « Jésus leur répondit : “En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, Je Suis. [Je Suis est le nom de Dieu révélé à Moïse en Ex 3, 14]” » (Jn 8, 58).


Pourquoi Dieu s’est-il incarné ?

           Le Credo répond : « Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme. » Le Verbe s’est fait chair en Marie, qui a conçu par l’action du Saint-Esprit , « pour nous », c’est-à-dire par amour pour nous.

Nous n’avions rien mérité ! Mais Dieu a tant aimé les hommes qu’il a voulu nous faire participer à sa vie divine. Comme le répètent les Pères de l’Eglise, « Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit divinisé ». Oui, notre vocation est grande : unis à Jésus, nous participerons à la vie de la Trinité (cf. 2 P 1, 4) !

           Le Verbe s’est fait chair également « pour notre salut ». Jésus est notre sauveur ! Il est venu nous libérer du péché qui nous emprisonne depuis Adam, et nous empêche de faire le bien : « Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui » (1 Jn 3, 5).

C’est le mystère de la Rédemption (Passion, mort et Résurrection du Christ) : le Christ est mort pour nos péchés (sacrifice de la Croix), et en ressuscitant, il vainc la mort et nous donne la vie. Par son Ascension, il nous ouvre le chemin du ciel.

Là encore, c’est une libre initiative d’amour de Dieu !


Résumons


- Jésus est Dieu, vraiment Dieu, autant que le Père et l’Esprit Saint. Il n’est pas un super homme ;

- Jésus est homme, vraiment homme, avec une âme, une intelligence, une volonté et un corps humains ; il a souffert et est mort sur la Croix : il n’a pas fait semblant ! ;

- Jésus est une unique Personne, la Personne divine du Fils : il n’est pas schizophrène ! Son humanité et sa divinité, certes distinctes sont inséparables ;

- le Fils s’est incarné, selon la volonté du Père, par l’action de l’Esprit Saint librement par amour : pour nous sauver, et pour nous diviniser.

Prions

           Jésus, je t’adore comme Dieu, égal au Père et à l’Esprit Saint. Par amour pour moi, ô Verbe divin, tu t’es abaissé, prenant ma condition humaine, afin de me sauver. Je veux te louer, te rendre grâces, car au terme de ce salut, tu veux me faire participer à ta vie divine. Apprends-moi à mieux te connaître dans les Evangiles pour, avec ta grâce, t’imiter dans ma vie et te rejoindre au Ciel.

Amen.


Pour aller plus loin
- CEC n°422-570, http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1f.htm#bpcen particulier les n°456-483;http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1f.htm#bqe

- Youcat n°71-94 ;

- Vatican II, Gaudium et Spes n°22 ;http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1f.htm#bpc

- Pour ce qui concerne le mystère du Christ, je recommande comme hier l'excellent livre du Cardinal Ratzinger (Benoît XVI), "Foi chrétienne hier et aujourd'hui", Cerf, 2013.




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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Dim 2 Avr 2017 - 10:34




Quatrième Jour

Jésus notre Sauveur



           Chers Priants,



           Le Verbe s’est fait chair pour nous sauver, avons-nous affirmé la fois dernière. Mais de quoi Jésus nous sauve-t-il et comment ?



La prison du péché

           Comme saint Paul, nous faisons cette expérience : « Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas » (Rm 7, 19). Tous, nous sommes tentés et souvent nous succombons. Même un petit enfant sera pris de colère, de jalousie, de caprice. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir l’étendue du mal dans le monde.

           « Si je fais le mal que je ne voudrais pas, alors ce n’est plus moi qui agis ainsi, mais c’est le péché, lui qui habite en moi » (Rm 7, 20). Cette tendance au péché, c’est la trace de ce qu’on appelle le « péché originel », le péché du premier homme, que la Bible nomme traditionnellement Adam. Et chaque péché que je commets ratifie et renforce cette tendance.

C’est un cercle vicieux : le péché entraîne au péché, et il devient de plus en plus dur de faire le bien. Nous sommes bien prisonniers du péché.

           La conséquence, c’est qu’il est devenu impossible de rejoindre Dieu.

Certes, nous pouvons encore faire un peu de bien, mais nous n’avons plus la capacité d’agir pleinement selon la volonté de Dieu.

« Aucun homme, sur terre, n’est assez juste pour faire le bien sans jamais pécher » (Qo 7, 20). Comme tout péché est en définitive un refus de Dieu, de son amour, de sa bonheur, de sa vérité, il ferme l’accès au Ciel : comment, pécheurs, pourrions-nous paraître devant Celui qui est la Sainteté en personne, Dieu ?


Jésus nous sauve du péché par sa Passion et sa Résurrection

           «  4 Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, 5 nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4‑5).

Par amour pour nous, Dieu ne nous a pas laissés prisonniers du péché : il a envoyé son Fils pour nous en libérer, pour nous permettre à nouveau de vivre en sa présence avec sa grâce. Rappelons-nous que dans son amour, Dieu veut que nous participions en son Fils à la vie trinitaire !

           Comment Jésus nous sauve-t-il ? Jésus, comme homme, a réussi ce qu’aucun homme depuis Adam ne pouvait faire : ne pas pécher, ni dans les tentations du désir, du pouvoir, de l’avoir (cf. tentations au désert, Lc 4, 1-13), ni dans les souffrances de sa Passion (cf. son agonie : « Non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Mt 26, 39) ou sur la Croix : « Père, pardonne-leur » (Lc 23, 34)).

Ainsi, un homme, Jésus, a toujours fait la volonté du Père, a toujours accompli le bien et jamais le mal. Le Christ nous ré-ouvre donc les portes du Ciel ! Notre salut consiste à nous unir à Jésus, pour être avec lui au Ciel. Il consiste à vivre de sa grâce, cette grâce qui nous permet, enfin, de faire le bien et d'aimer parfaitement, comme lui !

           Jésus a pris sur lui dans sa Passion toutes les conséquences du péché : la souffrance et la mort. Et il a vaincu le mal par sa Résurrection, qui met un terme à la conséquence ultime du péché, la mort.

Certes, la mort et la souffrance continuent à faire partie de la vie des hommes.  Mais, avec le Christ, elles ont changé de sens : la mort parce qu’elle n’est plus le terme définitif, et la souffrance parce qu’elle peut être vécue et offerte en union avec Jésus crucifié. Ce sacrifice de la Croix, Jésus l’a réalisé par amour pour nous, librement !

         Et c’est le baptême qui nous fait entrer dans ce salut  : «  Par le baptême, en sa mort, nous avons été ensevelis avec lui, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions nous aussi une vie nouvelle.

Car, si nous avons été unis à lui par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable » (Rm 6, 3‑5). Le baptême fait de nous d’autres Christ, qui ont reçu la grâce de vivre selon Dieu, libres du péché. « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé » (Mc 16, 16). A nous d’être fidèles à notre vocation sainte !

Résumons

           L’homme, prisonnier du péché, ne pouvait pas se sauver par lui-même, c’est-à-dire se libérer du péché. Cela, seul Dieu pouvait le faire. Dans son amour, le Père a envoyé, dans l’Esprit Saint, le Fils dans le monde, afin qu’il prenne une nature humaine et qu’il nous sauve. Jésus, homme comme nous, a souffert en tout l’épreuve, jusqu’à la Croix, et il n’a pas péché.

Par sa Résurrection, le Christ a vaincu le mal et la mort. Désormais, si nous nous unissons à Jésus par le baptême et notre vie de foi, nous pouvons de nouveau accomplir la volonté de Dieu et partager la vie de la Trinité au Ciel !

Prions


Jésus, je voudrais te remercier pour le salut que tu m’as offert. Alors que j’étais esclave du péché et ainsi ton ennemi, tu es venu partager ma condition humaine, jusqu’à accepter que je te mette à mort sur une Croix. En toutes tes souffrances, qui viennent de mes fautes, tu n’as fait que manifester ton pardon, ta miséricorde, ta tendresse. Par ta Résurrection glorieuse, tu me réconcilies avec le Père, et tu m’envoies l’Esprit Saint pour que je vive enfin selon ton amour. Comment pourrais-je suffisamment te rendre grâces ? Seigneur, fais-moi encore la grâce de vivre selon mon baptême qui me communique ton salut, donne-moi de vivre selon ta sainteté.
Amen!



           

Pour aller plus loin

- CEC n°571-658,http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1h.htm#bty en particulier les n°598-658.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1i.htm#but

- Youcat n°95-112.





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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Lun 3 Avr 2017 - 10:10


Cinquième Jour

L’Esprit Saint

Après avoir contemplé le mystère du Père et du Fils qui nous sauve, nous en venons aujourd’hui à considérer l’Esprit Saint.

Le connaissons-nous suffisamment pour l’aimer ?


L’Esprit Saint est l’Amour divin

           L’Esprit-Saint est Dieu. Il faut même préciser : il est autant Dieu que le Père et le Fils ! N’imaginons pas en effet l’Esprit Saint comme une sorte d’émanation dégradée du Père un peu vague… Nous affirmons dans le Credo : « Je crois en l’Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils ; avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes ».

L’Esprit Saint a donc autant de gloire que le Père et le Fils et Il doit être adoré autant qu’eux. N’oublions donc pas de prier beaucoup l’Esprit Saint !

           Quel est le propre de l’Esprit Saint ? Peut-être vous rappelez-vous cette phrase, inspirée de Saint Augustin, que nous avons méditée à propos de la Trinité

: « Pour que l’on puisse dire que Dieu est amour, il doit donc y avoir en lui Celui qui aime, le Père, et Celui qui est aimé, le Fils. L’Esprit Saint, c’est l’Amour divin en personne, l’échange d’amour entre Celui qui aime et Celui qui est aimé ».

Et l’amour a cette caractéristique qu’il est toujours en mouvement pour se donner, pour se diffuser. On comprend alors que le Credo affirme que l’Esprit Saint « donne la vie » ! L’Esprit Saint, c’est la communication de l’amour du Père et du Fils, en Dieu, et aussi pour nous.


La mission de l’Esprit Saint : dynamiser notre vie chrétienne !


           L’Esprit Saint nous donne la vie et il parle par les prophètes. Dans la Bible, nous le voyons en effet très actif ! Déjà à la Création, « l’Esprit de Dieu planait sur les eaux » (Gn 1, 2) ; lors de la sortie d’Egypte, il guidait le peuple hébreu sous la forme d’une nuée lumineuse ; dans l’Ancien Testament, il inspire les nombreux prophètes, qui étaient souvent marqués d’une onction d’huile.

Dans le Nouveau Testament, c’est lui qui forme l’humanité du Christ dans le sein de la Vierge Marie à l’Annonciation (cf. Lc 1, 35) ; lors de la Présentation de Jésus, c’est « sous l’action de l’Esprit, que Syméon vint au Temple » (Lc 2, 27) ; au Baptême de Jésus, l’Esprit se manifeste sous l’apparence d’une colombe ; à la Pentecôte, il se répand en langues de feu sur les Apôtres qui, de craintifs, deviennent pleins d’assurance pour proclamer l’Evangile jusqu’au bout du monde , et jusqu’au martyre.

L’Esprit Saint est vraiment celui qui conduit les disciples-missionnaires : « Tandis qu’ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit : “Mettez-moi donc à part Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés” » (Ac 13, 2).

           Cet Esprit Saint, c’est Jésus qui nous l’envoie de la part du Père. Il l’a promis avant sa Passion : « Quand viendra le Paraclet [=Défenseur-Consolateur], que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur » (Jn 15, 26) ; « Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 26).

           A nous, à notre tour, d’entrer dans le mouvement de l’Esprit ! C’est en particulier le rôle du sacrement de la confirmation : si nous avons déjà reçu une onction de l’Esprit au baptême, à la confirmation nous le recevons de nouveau pour recevoir le dynamisme nécessaire pour réaliser notre mission dans l’Eglise.


« Se laisser emporter par l’Esprit »


Pour résumer ces considérations, je vous propose quelques citations d’un père carme récemment béatifié, le P. Marie-Eugène :

           « Il ne s’agit pas de croire à l’Esprit Saint d’une façon vague […].

C'est quelqu'un qui est en nous, une Personne vivante, qui est la vie de notre âme, le souffle vivant de notre âme, qui est l'hôte de notre âme et agit sans cesse en nous. […] Il est là, l'ami, il est là, l'hôte ; il est là, l'architecte de l'Église ; il est là, l'ouvrier de notre sanctification. [...]

           Car, comme le dit Notre Seigneur, celui qui a l'Esprit et qui croit en lui, des fleuves de vie jaillissent de son sein (Jn 7, 38), l'Esprit Saint se répand par cette âme » (Au souffle de l'Esprit, pp. 260 et 276).

           « L'Esprit est en marche. Nous ne sommes pas là pour regarder courir l'Esprit ! L'Esprit, ce n'est pas le Tour de France que l'on va voir au sommet d'une montagne pour voir s'il marche bien ! Il faut se laisser emporter par l'Esprit ! Nous devons être les collaborateurs de l'Esprit, il faut entrer dans le mouvement. » (PME 1966)

Prions

           Esprit Saint, Esprit d’amour du Père et du Fils, viens en mon cœur ! Viens me consoler dans la tristesse, me défendre dans les adversités. Viens me donner ta joie, viens me combler de tes dons. Viens surtout me communiquer ton dynamisme d’amour. Ravive en moi les grâces de ma confirmation, afin que je puisse mieux connaître Jésus, mieux obéir au Père, et devenir un vrai disciple-missionnaire pour construire ton Eglise. Amen.


Pour aller plus loin


- CEC n°683-747.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1k.htm#bxi

- Youcat n°113-120.



Dernière édition par Marie du 65 le Mar 4 Avr 2017 - 9:42, édité 2 fois
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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Mar 4 Avr 2017 - 9:41


Sixième Jour

L’Eglise, corps et épouse du Christ




           



           Le Credo ne se termine pas sur l’Esprit Saint mais sur le mystère de l’Eglise ! Plus précisément, l’Eglise s’inscrit dans la présentation de l’Esprit Saint. En effet, le mystère de l’Eglise est inséparable du projet d’amour trinitaire...


L’Eglise, Corps et Epouse du Christ, et Temple de l’Esprit

           L’Église est à la fois chemin et but du dessein du Père : préfigurée dans la création, préparée dans l’Ancienne Alliance, fondée par les paroles et les actions de Jésus-Christ, réalisée par sa Croix rédemptrice et sa Résurrection, elle est manifestée comme mystère de salut par l’effusion de l’Esprit Saint.

Elle sera consommée dans la gloire du ciel comme assemblée de tous les rachetés de la terre (Catéchisme de l’Eglise Catholique n°778).

           Hier, nous avions vu comment l’Esprit Saint était un dynamisme d’amour en chacun de nous : il en est de même pour l’Eglise, qu’il habite comme un Temple (cf. 2 Co 6, 16 ; 1 Co 3, 16-17 ; Ep 2, 21) et dont il est l’âme.

C’est l’Esprit Saint qui conduit et construit l’Eglise.

           L’Eglise est également le Corps du Christ. Saint Paul nous l’enseigne : « 4 Prenons une comparaison : en un corps unique, nous avons plusieurs membres, qui n’ont pas tous la même fonction ; 5 de même, nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part » (Rm 12, 4‑5). Et le Christ est la Tête de ce Corps :

« En vivant dans la vérité de l’amour, nous grandirons pour nous élever en tout jusqu’à celui qui est la Tête, le Christ » (Ep 4, 15).

           
L’Eglise est aussi l’Epouse du Christ :

« 25 Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle, 26 afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale […]. 32 Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 25‑32).


Une Eglise sainte composée de pécheurs

           On le voit, l’Eglise est une réalité belle, sainte, qui ne se comprend pleinement que dans le mouvement d’amour trinitaire. L’Eglise est issue de la volonté du Père. Elle est indissociable du Fils dont elle est le Corps et l’Epouse. Elle est animée par l’Esprit Saint. Ne nous laissons pas détourner de cette réalité sainte par ceux qui voudraient opposer le péché de certains membres de l’Eglise à Jésus. Comment opposer le corps et la Tête ? Comment opposer l’épouse et l’Epoux ? Rappelons-nous cette conviction de sainte Jeanne d’Arc : « Pour moi, le Christ et l’Eglise, c’est tout un ».

           Bien sûr, cela n’excuse pas les péchés des membres de l’Eglise, en particulier de quelques-uns de ses responsables.

Mais l’Eglise, c’est aussi chacun de nous, baptisés ! En fait, disait un théologien, le cardinal Journet, ce qui est saint en nous fait partie de l’Eglise, et tout ce qui est pécheur en nous s’oppose à l’Eglise.

A nous de grandir en sainteté pour appartenir de plus en plus à l’Eglise ! Et n’oublions pas tous les saints qui sont dans l’Eglise, en particulier ceux qui sont déjà au Ciel, et par excellence la Vierge Marie, l’Immaculée. Oui, l’Eglise est sainte, même si elle est composée de pécheurs.

          N’opposons pas non plus la structure « hiérarchique » de l’Eglise des diacres, prêtres et évêques, aux laïcs.

En consacrant leur vie à célébrer les sacrements, en particulier l’eucharistie, à enseigner, à écouter, réconforter et conduire leurs paroissiens, les prêtres ne sont-ils pas au service de l’ensemble des baptisés ?

N’oublions jamais que la véritable hiérarchie de l’Eglise est celle de la sainteté. Au ciel, nous n’aurons plus besoin de prêtres, mais nous verrons Dieu à la mesure de notre sainteté. Voilà l’ambition qui doit nous animer : être saints, c'est-à-dire vivre toujours de l'Esprit Saint !

Et au sommet de cette hiérarchie se trouve la Vierge Marie, Mère de l’Eglise.


Résumons

           L’Eglise est inséparablement divine et humaine. Voulue par le Père, elle est le Corps et l’Epouse du Christ qui en est la Tête, et elle est conduite par l’Esprit Saint. Si l’Eglise est sainte, constamment sanctifiée par Dieu, elle est composée de pécheurs, chacun de nous. Le ministère des prêtres nous aide à grandir en sainteté, et ainsi accomplir notre vocation de baptisés.

Prions

           Père très aimant, nous te remercions d’avoir établi l’Eglise par ton Fils Jésus Christ. Aide-nous à comprendre combien elle est inséparable de ton Fils, qu’elle est son Corps et son Epouse, et que nous en portons chacun la responsabilité. Vierge Marie, mère des prêtres et mère de tous les baptisés, apprends-nous à aimer l’Eglise comme notre Mère, apprends-nous à grandir chaque jour en sainteté pour devenir de dignes enfants de l’Eglise. Amen.


Pour aller plus loin
- CEC n°748-975,http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1l.htm#bzj en particulier les n°781-810.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1l.htm#b0k

- Youcat n°121-149.

- Pour creuser le mystère de l'Eglise, je vous propose, entre beaucoup d'autres possibilités: Cardinal Charles Journet, "Entretiens sur l'Eglise", Parole et Silence, 2001.


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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Mer 5 Avr 2017 - 6:50


Septième Jour

La résurrection de la chair





           
Le Symbole des Apôtres se termine sur l’affirmation suivante :

« Je crois… à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen. » A quoi ressemblera notre vie au Ciel ? Qu’est-ce que la fin des temps ? Essayons d’en dire quelques mots.


Que se passe-t-il à notre mort ?


           Au moment de notre mort, l’âme se sépare du corps. L’âme passe aussitôt par le jugement particulier. Ce jugement particulier détermine la destinée de l’âme selon la foi et les œuvres, qui manifestent l’acceptation ou le refus de l’amour de Dieu: « ceux-ci à une peine éternelle [enfer], et les justes à une vie éternelle [ciel=paradis] » (Mt 25, 46).

Les péchés restants de ceux qui ne se sont pas volontairement coupés de Dieu sont purifiés « comme à travers le feu » (1 Co 3, 15) au purgatoire, avant la vision de Dieu face à face au paradis (Ap 22, 4). « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour » affirme saint Jean de la Croix. Dieu n’est qu’amour et miséricorde, mais l’homme peut refuser cet amour : l’enfer, même si l’on peut espérer qu’il soit le plus vide possible, existe au moins comme possibilité, afin de permettre à l’homme de choisir librement Dieu !

           Puis, lors du retour du Christ en gloire à la fin des temps, dont seul Dieu connaît la date (Mc 13, 32 – si quelqu'un prétend la connaître, c’est donc forcément un imposteur !), aura lieu le jugement dernier et universel. Il consiste en la proclamation du jugement de toute l’humanité et de toute l’histoire.

Alors, les corps ressusciteront et participeront à la vie de l’âme déterminée au jugement particulier. Tout sera récapitulé et rassemblé dans le Christ (Ep 1) : les justes seront associés à son triomphe et partageront la joie de voir Dieu et d’être unis à lui dans un monde nouveau (Ap 21), en communion les uns avec les autres.


La résurrection de la chair


           Avec quel âge vais-je ressusciter ? Ou si j’ai une jambe en bois : vais-je ressusciter avec ma vraie jambe ou avec la fausse ? Ou encore : vais-je reconnaître ma femme ou mon mari au Ciel (cf. Mt 22, 25‑32) ? Toutes ces questions sont légitimes, mais elles partent du présupposé que « le Ciel, c’est comme la terre, mais en mieux ».

Or le Ciel, ce n’est pas du mieux, c’est de l’inimaginable ! Saint Jean fait remarquer : « Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. » (1 Jn 3, 2).

           Ce qui est sûr, c’est que nous ressusciterons avec un corps, mais un corps glorieux.

Ce corps, comme celui du Christ ressuscité, sera bien mon corps : on reconnaissait Jésus ressuscité.  Mais cette chair aura des propriétés extraordinaires : Jésus ressuscité pouvait entrer toutes portes closes, disparaître, et ses plaies étaient glorieuses.

Il fallait parfois quelques instants aux disciples pour le reconnaître ainsi! Saint Paul exprime cela par l’image du grain qui meurt pour devenir du blé : c’est bien le même être, mais quelle différence entre le grain et l’épi ! « 42 Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable ; […] 44 ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel » (1 Co 15, 35‑44).

Ce corps glorieux va assumer tout ce qui a fait notre existence : notre chair, avec ses beautés et ses blessures transfigurées ; nos relations humaines, en particulier avec celles et ceux qui ont été uniques pour nous, comme dans le mariage ; et tout ce qui a fait notre histoire, dont la beauté de la création avec sa faune et sa flore.

Sans mon corps, je ne serais pas vraiment moi-même. Comment cela se fera-t-il : inimaginable !


Résumons

           Dans un acte totalement libre, préparé par ma foi et mes oeuvres sur terre, je choisirai à ma mort, soit de refuser Dieu – ce sera l’enfer, soit d’accepter l’amour de Dieu.

Alors, si nécessaire, je me purifierai au purgatoire avant de jouir de Dieu face à face au paradis. A la fin des temps, Jésus reviendra dans la gloire, et ce sera la résurrection de la chair. Mon corps, qui fait partie intégrant de mon humanité, s’associera, de façon transfigurée, à la vie de mon âme.

Prions
           
Seigneur, je te remercie de m’appeler à partager ta vie divine pour l’éternité ! Merci aussi d’associer à ce bonheur tout ce qui fait mon existence, en particulier mon corps qui est le Temple de ton Esprit Saint. Répands sur moi les grâces de miséricorde de ton Fils Jésus, afin que chaque instant de ma vie me prépare à te dire un « Oui » inconditionnel et plein d’amour le jour de ma mort. Donne-moi de vivre pleinement dès maintenant de cette vie éternelle inaugurée le jour de mon baptême. Et daigne ouvrir ton paradis toutes les âmes du purgatoire. Amen.


Pour aller plus loin
- CEC n°987-1060.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1p.htm#cay

- Youcat n°152-165.

- Pour approfondir, je vous propose le petit livre du Cardinal Ratzinger "La mort et l'au-delà : court traité d'espérance chrétienne", Fayard, 2005.


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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Jeu 6 Avr 2017 - 10:15



Pause!

Voici les liens de chaque jour :

Jour 1) Dieu, notre Créateur et notre Père

Jour 2) La Trinité : Dieu est Père, Fils et Esprit-Saint

Jour 3) Jésus, vrai Dieu et vrai homme

Jour 4) Jésus, notre sauveur

Jour 5) L’Esprit Saint

Jour 6) L’Eglise, corps et épouse du Christ

Jour 7) La résurrection de la chair

Demain, nous commencerons notre parcours des sacrements :


Qu'est-ce que le baptême?

Pourquoi recevoir de nouveau l'Esprit-Saint à la confirmation?

Comment comprendre l'Eucharistie et la messe?

Pourquoi se confesser à un prêtre?

Pourquoi se marier à l'Eglise?

A quoi sert le sacrement de l'ordre?

Quand recevoir l'onction des malades?

Autant de choses à redécouvrir dans les prochains jours!
En union de prière,

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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Ven 7 Avr 2017 - 8:33





Huitième Jour Jour Le baptême (1/2) : le sacrement du salut
           



           Nous l’avons vu, Dieu n’est pas lointain : il s’est fait homme pour nous faire participer à la vie Trinitaire. Cette proximité de Dieu se manifeste d’une façon tout particulière dans les sacrements, dont le baptême est le premier.


Qu'est ce qu'un Sacrement?

           Un sacrement, c’est une réalité surnaturelle qui agit efficacement en nous par un signe. Ce signe, c’est l’eau pour le baptême, le pain et le vin dans l’eucharistie par exemple, accompagnés d’une parole (« je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » ; « ceci est mon Corps livré pour vous »).

Le signe n’est pas arbitraire, au contraire, il exprime l’effet du sacrement : quoi de mieux que l’eau pour signifier qu’on est lavé du péché ? quoi de mieux que le pain pour signifier une nourriture spirituelle, et son partage pour signifier la charité ?

           Mais il ne faut pas oublier qu’un sacrement est une réalité surnaturelle :

les sacrements viennent de Dieu, ils sont un don de Dieu, un don gratuit ; l’homme se dispose à les recevoir humblement, il ne les « mérite » pas.

Ne l’oublions pas pour la confirmation : ce n’est pas un « tampon » qui valide que je veux « confirmer » moi-même mon baptême. La confirmation est une grâce de Dieu qui m’envoie une nouvelle fois la force de l’Esprit Saint pour accomplir ma mission de témoignage dans le monde et dans l’Eglise.


« Que chacun soit baptisé pour le pardon de ses péchés » (Ac 2, 38)

           L’effet du sacrement de baptême est principalement le pardon des péchés. Nous avions vu le quatrième jour à propos de Jésus, notre sauveur, combien nous étions prisonniers du péché, incapables d’aller entièrement à Dieu, d’aimer parfaitement. Ce mal nous touche dès notre conception, nous en sommes victimes, et nous y contribuons chaque jour.

Jésus, par sa mort sur la Croix et la Résurrection est venu nous délivrer de cette malédiction du péché. Il nous a ouvert à nouveau les portes du Ciel, il nous offre son amour pour que nous puissions aimer comme lui, et son Père, et nos frères. Il nous reste juste à accueillir ce salut et à en vivre.

           Notre accueil du salut offert par le Christ se manifeste par un geste concret : la réception du baptême dans la foi.

Jésus l’affirme : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé » (Mc 16, 16). Oui, le signe concret du baptême est nécessaire, car nous sommes des êtres composés d’une âme et d’un corps.

L’engagement de notre volonté engage tout notre être, donc aussi notre corps ! Et notre corps est appelé à participer à la gloire de la vie éternelle ! Qu'en est-il de ceux qui n'ont pas la possibilité concrète de se faire baptiser, ou ne connaissent pas la foi chrétienne, ou n'en connaissent seulement qu'une version caricaturée?

Cela doit nous pousser à évangéliser, et nous confions ces personnes à la miséricorde du Seigneur qui trouvera d'autres voies que les sacrements pour se répandre.

           Le baptême nous purifie de tous nos péchés en nous faisant participer à la mort et à la résurrection du Christ.

Ecoutons saint Paul : « Nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés.

Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts » (Rm 6, 3-4). Tel est le symbolisme de l’eau baptismale. Plongés dans l'eau, nous sommes comme « noyés » : c’est la participation à la mort du Christ.

Puis, nous en sommes retirés, sauvés : c’est la participation à sa résurrection.

Il nous reste alors à vivre conformément à ce baptême tout au long de notre vie, à véritablement « mener une vie nouvelle » : le baptême n’est pas magique ! Il ne nous transforme pas sans nous.


Résumons

           Il y aura bien sûr encore bien d’autres choses à préciser demain ! Mais pour aujourd’hui, retenons :

           Comme tout sacrement, le baptême nous communique une réalité spirituelle, en l’occurrence le pardon des péchés, et du péché originel en particulier.

Nous verrons qu’il nous incorpore également au corps du Christ qui est l’Eglise. Ce pardon des péchés est signifié par le signe de l’eau accompagné de la parole : « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».

En réalité, c’est dans la mort du Christ que nous sommes plongés, pour ressusciter avec lui à une vie nouvelle.


Prions

           Seigneur Jésus Christ, je te rends grâces pour le don de mon baptême.

Par ce sacrement, tu m’as fait mourir au péché en union avec ta mort sur la Croix, et tu m’as fait revivre de ta vie divine, en union avec ta Résurrection.

Développe en moi cette grâce baptismale, afin que je sache toujours refuser le péché, et toujours choisir la vérité etSeigneur Jésus Christ, je te rends grâces pour le don de mon baptême.

Par ce sacrement, tu m’as fait mourir au péché en union avec ta mort sur la Croix, et tu m’as fait revivre de ta vie divine, en union avec ta Résurrection. Développe en moi cette grâce baptismale, afin que je sache toujours refuser le péché, et toujours choisir la vérité et le bien.

Alors, je pourrai m’unir définitivement avec toi dans la gloire du Ciel.


Amen.



Pour aller plus loin

- CEC n°1113-1284, en particulier les n°1210-1284. http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1s.htm#chxhttp://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1r.htm#cew



- Youcat n°172-202.


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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Sam 8 Avr 2017 - 9:28


Neuvième Jour

Le baptême (2/2) : l’entrée dans la famille de l’Eglise







           Le baptême est un sacrement extrêmement puissant !

Nous avons vu hier qu’il nous donnait le salut, à condition de vivre chrétiennement dans la foi et la charité. Mais qu’en est-il du baptême des petits enfants, qui n’ont pas péché ?

Nous verrons également comment ce sacrement nous fait entrer dans la grande famille de l’Eglise.


Il faut baptiser les petits enfants

           Les petits enfants, parce qu’ils n’ont pas encore de conscience bien développée, ne commettent pas de péché proprement dit.

En effet, pour commettre un péché, il faut savoir que ce qu’on fait est mal.

Mais pour autant, ils sont comme chacun de nous marqués par le péché originel. Ce n’est pas un péché dont on est responsable, puisqu’on ne l’a pas commis !
Mais on en porte tous les conséquences : nous savons bien que le mal autour de nous ne nous pousse pas au bien, malheureusement.

           Baptiser un enfant, c’est donc lui permettre de profiter de la grâce du salut apporté par le Christ.
C’est lui donner la force, dès les premiers temps de sa vie, d’être vainqueur du mal.

C’est lui donner la grâce d’avoir en lui une liberté restaurée, capable d’aimer avec l’amour même de Dieu.

C’est pour cela que, dès les premiers siècles, on baptisait les enfants à la naissance. Les Pères de l’Eglise en témoignent (par ex. saint Augustin).

           Beaucoup diront : mais je ne veux pas le forcer à être chrétien, il choisira une fois grand.
Comment peut-on choisir quelque chose qu’on ne connaît pas ?
Comment pouvez-vous désirer aller dans une ville dont vous ne connaissez même pas l’existence ?

Ou peut-être pire, dont on ne vous a dit que du mal – car l’image donnée par les médias occidentaux du catholicisme n’a pas grand-chose à voir avec la vérité. Le catéchisme est le complément inséparable du baptême des enfants.

Mais surtout, quand on a compris la beauté de la grâce baptismale, comment peut-on hésiter à en faire profiter son enfant ?

On cherche naturellement ce qu’il y a de meilleur pour son enfant ! On donne bien des habits à ses enfants, on n’attend pas de savoir qu’il choisisse lui-même son "style" ! Cela il le fera à l’adolescence ou une fois adulte…


Vivre uni au Christ et à l’Eglise grâce à l’Esprit Saint.
           Nous avons insisté hier sur le salut communiqué par le baptême.
Mais inséparablement de cet aspect individuel, il y a l’aspect ecclésial : l’entrée dans l’Eglise.

En effet, le baptême marque une union profonde avec Jésus sauveur. Et le Christ est inséparable de son Eglise !

En effet, elle est son Corps (cf. jour 6) : « nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part » (Rm 12, 5).

Si certains membres refusent de prendre place dans le corps, comment le corps tout entier pourrait-il vivre ? Chaque baptisé a donc un rôle irremplaçable dans l’Eglise.

           Par le baptême, nous entrons dans la grande famille de l’Eglise, en commençant par notre communauté paroissiale.

Cette famille a la charge de nous soutenir, et réciproquement, nous devons en avoir le souci fraternel. Un chrétien isolé est un chrétien en danger !

Un baptisé ne peut pas rester isolé, sans partager la vie et la pratique d’une communauté chrétienne : ce serait contradictoire avec sa vocation ecclésiale.

           Au baptême, on est également rempli de l’Esprit Saint.

C’est Lui qui nous fait enfants de Dieu : « Et voici la preuve que vous êtes des fils : envoyé par Dieu, l'Esprit de son Fils est dans nos coeurs, et il crie vers le Père en l'appelant “Abba !” » (Ga 4, 6). Ce don est irrévocable : on ne peut pas être baptisé une seconde fois. L’esprit filial reçu est avant tout un esprit de prière : le baptême nous permet de prier le Père d’une façon tout intime.

C’est chaque jour que nous disons Notre Père. Cette prière se déploiera tout spécialement dans la célébration de l’Eucharistie.

Et l’Esprit Saint sera donné une nouvelle fois à la confirmation pour recevoir la force de témoigner en chrétien dans le monde. Car le baptême est comme une graine à faire germer et grandir : il reste à vivre chaque jour son baptême, à le déployer !


Résumons

           Le sacrement du baptême nous sauve du péché originel, et il nous fait, en nous unissant au Christ, membres de l’Eglise.
Nous recevons l’Esprit Saint qui nous permet de prier le Père comme ses enfants bien-aimés, et d’agir en chrétiens. Ne privons pas les petits enfants de toutes ces grâces !


Prions

           
Père très aimant, tu nous as donné le sacrement du baptême pour faire de nous tes enfants réunis dans une seule famille, l’Eglise de ton Fils Jésus-Christ.
Envoie une nouvelle fois ton Esprit Saint en nos cœurs pour raviver les grâces de notre baptême et pour nous aider à vivre conformément à ton amour.

Amen.


Pour aller plus loin
- CEC n°1213-http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1s.htm#ch01284.

- Youcat n°194-202.
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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Dim 9 Avr 2017 - 10:10




Dixième Jour
La confirmation : vivre la Pentecôte

         



           Les sacrements de « l’initiation chrétienne » sont au nombre de trois : le baptême, la confirmation et l’eucharistie. On a besoin des trois pour avoir la force de vivre en chrétien ! Après le baptême, voyons la confirmation, qui en est le complément missionnaire.

Pourquoi une deuxième réception de l’Esprit Saint ?

           L’Esprit Saint, nous le recevons déjà au baptême. Alors, comment comprendre qu’on reçoit l’Esprit Saint aussi à la confirmation ?

N’avait-on reçu « qu’un morceau » d’Esprit Saint au baptême ?

Non évidemment ! En fait, l’Esprit Saint, on le reçoit plein de fois dans notre vie, pas qu’au baptême et à la confirmation.

Les charismatiques le savent, qui ont reçu une « effusion de l’Esprit ». Mais chacun de nous a reçu, de façon plus au moins consciente, une grâce spéciale du Saint Esprit de force, ou de discernement, ou de consolation, etc.

           Dans la Bible, plusieurs personnages ont reçu deux onctions de l’Esprit.

Pensons à David, encore tout jeune, qui est oint par le prophète Samuel : « Samuel prit la corne pleine d'huile, et lui donna l'onction au milieu de ses frères.

L'esprit du Seigneur s'empara de David à partir de ce jour-là » (1 S 16, 13). Et à 30 ans, il reçoit une nouvelle fois l’onction lorsqu’il est intronisé roi (2 S 2, 4 comme roi de Juda, et 2 S 5, 3 comme roi d’Israël). La deuxième onction est donc pour réaliser sa mission de roi. De même, Jésus est rempli d’Esprit Saint dès sa conception (comme Fils uni au Père et à l’Esprit, et comme homme conçu de l’Esprit Saint), et pourtant, il reçoit l’Esprit une nouvelle fois pour commencer sa mission publique : « L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, » (Lc 4, 18, après son baptême… qui correspondrait à notre confirmation). On pourrait noter d’autres doubles réceptions de l’Esprit : Syméon (Lc 2, 25-35), Marie, les Apôtres (Jn 20 et Ac 2), etc.

           Ceci permet de mieux comprendre la spécificité de chacune des réceptions de l’Esprit, au baptême et à la confirmation.

« Au baptême nous sommes purifiés, à la confirmation nous sommes confirmés pour la lutte » (Fauste de Rietz, Ve siècle).

Nous recevons une force particulière de l’Esprit Saint afin de pouvoir rendre témoignage sans rougir du Christ. Si au baptême je suis uni au mystère pascal du Christ (sa mort et sa résurrection), à la confirmation, je vis la Pentecôte pour accomplir ma mission personnelle dans l’Eglise :

«  4 Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. [...]

14 Alors Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole ; il dit d'une voix forte : “[...] 36 Que tout le peuple d'Israël en ait la certitude : ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ” » (Ac 2, 4.14.36).


Le sacrement de confirmation

           A la confirmation, nous recevons l’Esprit Saint afin d’accomplir activement notre mission personnelle et spécifique dans l’Eglise.

C’est un don de Dieu, transmis par l’évêque qui confirme (ou le prêtre délégué expressément par l’évêque).

On ne mérite pas ce sacrement, ce n’est pas moi qui « confirme mon baptême », c’est Dieu qui me rend fort (firmus en latin) pour porter témoignage et vivre en chrétien.

C’est pour cela qu’il est bon de recevoir ce sacrement tôt, idéalement même avant la première communion, car c’est dès l’enfance qu’on a besoin du secours de l’Esprit Saint pour rester fidèle au Christ et ne pas se laisser détourner par l’esprit du monde…

On a besoin d’un renouvellement, en vue du témoignage, des fruits de l’Esprit (« voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité, maîtrise de soi… » ‑ Ga 5, 22‑23) et des dons (« Sur lui reposera l'esprit du Seigneur : esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science, de piété et de crainte du Seigneur » – Is 11, 2).

On a surtout besoin de se laisser conduire toujours plus par l’Esprit : « En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu » (Rm 8, 14).

C’est dire combien la confirmation est essentielle ! Elle est le socle indispensable qui nous permet de vivre notre vocation chrétienne personnelle, qui se spécifie ensuite dans le sacrement du mariage ou de l’ordre.

           Le signe du sacrement de confirmation est l’onction de saint Chrême, accompagné de la parole « sois marqué (du signe) de l’ES, le don de Dieu » (cf. 2 Co 1, 21-22). L’imposition des mains (cf. Ac 8, 14-17 ; Ac 19, 5-6) précède.


Résumons

           A la confirmation, l’évêque nous transmet l’Esprit Saint par l’onction de saint Chrême. Nous avions reçu une première onction d’Esprit au baptême, mais cette fois, c’est pour vivre le mystère de la Pentecôte : recevoir la force de témoigner, c’est-à-dire de vivre notre mission personnelle, notre vocation spécifique de chrétien dans le monde et dans l’Eglise.

Prions

           
Viens Esprit Saint en nos cœurs, viens renouveler en nous la grâce de notre confirmation, viens nous faire revivre la grâce de la Pentecôte. Viens Esprit Saint me donner ta force, viens allumer en moi un feu missionnaire, viens me faire vivre ma mission personnelle et irremplaçable dans l’Eglise. Amen.


Pour aller plus loin

- CEC n°1285-1321.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1t.htm#ckc

- Youcat n°203-207.

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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Lun 10 Avr 2017 - 16:38





Onzième Jour

La messe (1/6) : Dieu m’attend

     



           Hier, avec le Dimanche des Rameaux, nous sommes entrés avec toute l’Eglise dans la célébration de la Semaine Sainte, qui culminera avec l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce le Jeudi Saint, la Passion le Vendredi Saint, et la solennité de la Résurrection, le dimanche de Pâques.

Nous vous proposons de vivre cette grande Semaine en abordant jour après jour un aspect de la messe, la célébration de l’Eucharistie.



(Les références du Catéchisme sont les suivantes : n°1322-1419 http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1u.htm#clh. Dans le Youcat : n°208-223)

--

    Aujourd'hui, je vous propose de considérer que la messe, c’est d’abord rencontrer Dieu qui m’attend avec amour.


Dieu m’attend comme un amoureux

  Ai-je déjà pensé que, lorsque je vais à la messe, je vais en réalité à la rencontre du Seigneur qui m’attend ?

Il m’attend comme un amoureux attend sa fiancée à qui il a donné rendez-vous ! Quelle joie pour lui quand il l’aperçoit ! Quel bonheur que ce temps passé ensemble !

  J’imagine peut-être que Dieu est bien lointain, indifférent à mon égard, et que tant que je n’ai pas tué ou volé, je suis « en règle » avec lui pour aller au paradis.

Quelle idée mesquine de Dieu ! Non, Dieu n’est pas lointain ni indifférent. Dieu a fait sortir d’Egypte son peuple.

Il a fait alliance avec lui et l’a enseigné par sa loi et les prophètes. Plus encore, le Père a envoyé par amour son propre Fils, Jésus, pour vivre avec nous et sauver du péché tous les hommes par sa mort sur la Croix.

Et comme si cela ne suffisait pas, quand Jésus ressuscité est remonté au ciel, il nous a envoyé son Esprit Saint et il nous a donné l’Eucharistie pour rester avec nous.

Et depuis 2000 ans, des millions de chrétiens vivent de l’Eucharistie. Oui, Jésus, Dieu en personne, est présent dans chaque Eucharistie, à chaque messe, pour être avec moi ! J’ai tellement de prix à ses yeux qu’il veut me rencontrer. Il me donne rendez-vous à la messe : vais-je rester indifférent à son amour ?


Méditation du Saint Curé d’Ars



  Un beau texte de Saint Jean-Marie Vianney peut nous aider à entrer davantage dans la réalité de la messe :

« Jamais nous n’aurions pensé demander à Dieu son propre Fils.

Mais ce que l’homme n’aurait pas pu imaginer, Dieu l’a fait. Ce que l’homme ne peut pas dire ni concevoir, et qu’il n’aurait jamais osé désirer, Dieu, dans son amour, l’a dit, l’a conçu et l’a exécuté.

Aurions-nous jamais osé dire à Dieu de faire mourir son Fils pour nous, de nous donner sa chair à manger et son sang à boire ? Si tout cela n’était pas vrai, l’homme aurait donc pu imaginer des choses que Dieu ne peut pas faire. Il serait allé plus loin que Dieu dans les inventions de l’amour ? Ce n’est pas possible » (Monnin, Esprit du Curé d’Ars, p.97-98).


Pour avancer concrètement


Et si nous renouvelions notre regard sur la messe ? Nous qui sommes fatigués par les difficultés de ce monde si complexe, ne restons pas assoiffés quand Jésus veut nous désaltérer en abondance à la messe !


Pour avancer spirituellement, nous vous proposons aujourd’hui deux choses :

- si je vais rarement à la messe, pourquoi ne pas décider d’y aller ce dimanche de Pâques ? Au moins pour « faire l’essai » de voir différemment la messe ! Vous trouverez sur ce site tous les horaires des messes en France : http://egliseinfo.catholique.fr/

- si je vais régulièrement à la messe, pourquoi ne pas décider de renouveler mon regard sur la messe ?

Voir la messe comme un échange d’amour avec le Seigneur, et mettre de côté ce qui m'irrite.


Voici un beau texte biblique à méditer qui peut nous aider :

« Mon épouse, je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur. Et de là-bas, je lui rendrai ses vignobles et je ferai de la vallée d'Akor une porte d'espérance.

Et là elle répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle monta du pays d'Egypte.

Et il adviendra en ce jour-là -oracle du Seigneur- que tu m'appelleras « mon mari », et tu ne m'appelleras plus « mon baal, mon maître ». […]

Je te fiancerai à moi pour toujours, je te fiancerai à moi par la justice et le droit, l'amour et la tendresse. Je te fiancerai à moi par la fidélité et tu connaîtras le Seigneur. » (Osée 2, 16-22).



A demain !




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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Mar 11 Avr 2017 - 11:12



Douzième Jour

La messe (2/6) : Jésus est présent dans l’Eucharistie



  Hier, nous avons expliqué que la messe est avant tout une rencontre avec Dieu qui nous attend. Mais peut-être vous dites-vous : Dieu, je peux le rencontrer tout seul chez moi simplement par la prière : pourquoi me déplacer ?

  Je vous propose donc de considérer aujourd'hui ce que la messe a d’extraordinaire : Jésus en personne vient me rejoindre et se donne à moi.


Jésus est là


  La messe n’est pas une suite de chants, de lectures et de prières pieuses. La messe, c’est le mémorial de la Passion et de la Résurrection du Christ. Pas un simple rappel, mais une actualisation.

Autrement dit, la réalité la plus profonde de ce qu’a vécu Jésus sur la Croix, nous la vivons comme si elle se passait aujourd’hui à la messe : Jésus se livre par amour pour nous !

  Le signe que Jésus se livre à nous, c’est l’hostie : ce morceau de pain devient son Corps (c’est ce qu’on appelle la « transsubstantiation »). Ce signe n’est pas un symbole, c’est la pure réalité.

Sauf que nous ne voyons pas cette réalité avec nos yeux de chair.

Heureusement ! Oui, heureusement que nous ne voyons pas directement Jésus sous l’apparence du pain : d’une part, ce serait bien étrange de manger de la chair, et d’autre part, on verrait Dieu face à face, ce que nous ne pourrions pas supporter sans mourir.

Comme le dit Sainte Thérèse de Lisieux, Jésus « se voile par amour » sous l’apparence du pain et du vin. Nous pouvons ainsi communier facilement, mais cela suppose que nous ayons la foi.

« Ceci est mon Corps, livré pour vous » (1 Co 11, 24)
Notre foi en la présence réelle de Jésus sous l’apparence du pain et du vin consacrés s’appuie sur les paroles mêmes de Jésus :

« La nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, 24 puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : “Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi.” 25 Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : “Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.

Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi.” 26 Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » (1 Co 11, 23‑26)

Jésus n’a pas dit que le pain était un symbole ! Il a dit : « ceci est mon corps ». Et pour être ainsi présent tous les jours au milieu de nous, il a institué les prêtres pour célébrer ce mystère de foi : « Faites cela en mémoire de moi ».


Pour avancer concrètement

  Oui, « il est grand le mystère de la foi » ! Nous croyons que Jésus, à chaque messe, se rend réellement présent en son Corps et son Sang, en son Ame humaine et sa Divinité. Par pur amour gratuit, pour nous nourrir, nous sauver, être notre force dans les épreuves et nous conduire à son Père.

  Une des façons de progresser dans la vie chrétienne est donc de renouveler notre foi en la présence réelle de Jésus sous le voile de l’hostie.

- Concrètement, pourquoi ne pas nous concentrer particulièrement au moment de la consécration, depuis le moment où le prêtre étend les mains en disant « sanctifie ces offrandes », jusqu’à « il est grand le mystère de la foi » ?

- On peut aussi s’aider de son corps pour prier : pourquoi ne pas se mettre à genoux pendant ce moment ?

Ce beau geste qui s’était perdu dans les années 1970 est aujourd’hui redécouvert par beaucoup : c’est une vraie aide pour prendre conscience de la présence de Jésus et pour l’adorer comme notre Seigneur et notre Dieu.

- Nous pouvons aussi mieux nous préparer à recevoir Jésus : ai-je par exemple pris le temps de me confesser récemment pour offrir au Seigneur un coeur pur pour l'accueillir ?



A demain !

---

Voici une belle vidéo du P. Nicolas Buttet sur le mystère de la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie

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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Mer 12 Avr 2017 - 12:00


Treizième Jour:

La messe (3/6) : Jésus est présent dans sa Parole




 

  Hier, nous avons vu que Jésus se rend présent à la messe sous le voile du pain et du vin consacrés.

Ce moment de la consécration qui constitue, avec la communion, un des sommets de la liturgie eucharistique s’insère dans un cadre qui la prépare et lui confère toute sa force: la liturgie de la Parole, les lectures de l’ancien et du nouveau Testament.


Se nourrir de la Parole de Dieu

  A la première tentation que le démon adresse à Jésus, celui-ci répond : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Mt 4, 4 ; cf. Dt 8, 3).

  Jésus se donne en nourriture dans l’Eucharistie. Mais ce serait réducteur de résumer la messe à la communion ! D’une part parce que tous ne peuvent pas communier. Et d’autre part, parce que ce serait passer à côté d’une foule d’aspects essentiels.

  Jésus se donne en effet dans sa Parole. Il est le « Verbe », la « Parole de Dieu ». Nous trouvons les paroles de Jésus dans les Evangiles. Mais en fait, toute la Bible est une expression de la Parole de Dieu, car elle est inspirée par l’Esprit Saint. Elle parle en sa totalité de Jésus, soit directement (Nouveau Testament), soit indirectement en l’annonçant (Ancien Testament).

  La première partie de la messe nous propose plusieurs lectures. Sommes-nous attentifs pour les écouter ? C’est Dieu qui nous parle à travers elles !

En cherchons-nous le sens ? Les Saintes Ecritures sont très riches : en plus du sens littéral immédiat, elles nous enseignent sur le Christ et l’Eglise, elles nous guident et nous réconfortent pour agir en chrétiens dans le monde.

Elles nous donnent aussi la clé pour aller au Ciel. La Bible peut nous paraître difficile à lire et à comprendre seuls, mais l’homélie du prêtre ou du diacre est justement là pour nous aider à interpréter les textes entendus à la messe de façon juste, selon ce que les Apôtres et leurs successeurs (Pères de l’Eglise, Docteurs) ont transmis de façon constante.


La Parole de Dieu est indispensable pour vivre en chrétien



  « Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ » affirme Saint Jérôme.

Comment connaître Jésus si on ne lit pas ce qu’il nous dit ? Comment l’aimer ? On ne peut pas aimer quelqu'un qu’on ne connaît pas.

C’est dans la Bible que nous découvrons combien « Dieu est amour ».
Comment prendre les bonnes décisions, sans se laisser éclairer par la lumière des Evangiles ? Et même, comment dialoguer avec des personnes d’autres religions sans connaître la Bible ? De plus, les Ecritures sont une source immense de joie et de consolation.

 
C’est ce que confie Saint Paul à Timothée :

« 15 Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ. 16 Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; 17 grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien » (2 Tm 3, 15‑17).


Pour avancer concrètement

  Pour profiter davantage de la liturgie de la Parole à la messe, je vous propose aujourd’hui deux pistes :

- Lire à l’avance les lectures de dimanche prochain, dès aujourd’hui. C’est facile, vous les trouverez sur le site : http://www.aelf.org/

- Lorsque vous écouterez l’Evangile et l’homélie, essayez de retenir un point, une phrase qui vous marque. Pourquoi ensuite ne pas la noter dans un carnet et la relire pendant la semaine pour en vivre ?

A demain !
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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Jeu 13 Avr 2017 - 10:04


Quatorzième Jour

La messe (4/6)

Devenir membre d’une communauté réunie par Jésus



 

  Aujourd'hui Jeudi Saint, toute l'Eglise célèbre la Cène du Seigneur, c'est-à-dire le soir où Jésus, après avoir lavé les pieds de ses disciples, institue le sacrement de l'Eucharistie et les prêtres (sacrement de l'ordre) pour le perpétuer.

Je ne peux que vous inviter vivement à participer à l'Eucharistie célébrée aujourd'hui, et à participer au temps d'adoration qui la suivra : ce que vous vivrez vaudra toutes les meilleures explications du monde.

 Nous avons vu hier et avant-hier que la messe nous offrait une rencontre absolument unique avec le Christ qui se rend présent dans son Corps et dans son Sang et qui se donne à nous également dans sa Parole commentée à l’homélie.

 Il y a aussi à la messe une autre façon de rencontrer Jésus, à laquelle nous pensons moins, et qui est pourtant essentielle : c’est notre rencontre avec Jésus dans la communauté rassemblée.

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » (Mt 18, 20)


Jésus est présent dans l’Eucharistie sous l’apparence du pain et du vin.

Il est présent dans la lecture en Eglise de l’Ecriture sainte.


Il est aussi présent « quand deux ou trois sont réunis en son nom » (cf. Mt 18, 20).

Il arrive qu’on se fasse une idée très individualiste de la religion : moi et mon Dieu.

Or Dieu, qui aime chacun personnellement, nous aime aussi comme une famille, la famille des chrétiens.

C’est ce que nous manifestons lorsque nous récitons le Notre Père à la messe : si nous avons le même Père, c’est que nous sommes frères et soeurs !

Voilà pourquoi prétendre être croyant seul, sans se réunir à la messe où se rassemblent les fidèles, n’a pas de sens : c’est se priver de la présence du Seigneur dans la communauté rassemblée en son Nom.

C’est se priver également d’un soutien fraternel indispensable : un chrétien isolé est un chrétien en danger.

A fortiori de nos jours où la société est de plus en plus individualiste et anti-catholique !

« Nous sommes le Corps du Christ » (1 Co 12, 27)

Nous pouvons tirer au moins deux conséquences de la présence du Christ Jésus dans la communauté des fidèles réunie à la messe.

La première, c’est que nous devons être des artisans d’unité et non des diviseurs par nos médisances. Diviser l’Eglise, c’est écarteler Jésus : l’Eglise que nous formons est le Corps du Christ.

Lui en est la Tête. La seconde, c’est que notre absence prive la paroisse des talents que Dieu nous a donnés pour faire grandir la communauté.

Ecoutons Saint Paul :

« 12 Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps.

Il en est ainsi pour le Christ. 13 C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. […]

14 Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres. […]

16 L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps. 17 Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? […] 19

S’il n’y avait en tout qu’un seul membre, comment cela ferait-il un corps ? 20 En fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps.

21 L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». […] 25

Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres.26

Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. 27 Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. » (1 Co 12, 12-27)


Pour avancer concrètement

Aujourd’hui, je vous propose deux pistes pour mieux vivre la messe :

- être un facteur d’unité dans votre paroisse en critiquant un peu moins. N’y a-t-il pas moyen également de rendre service ?

- nouer des liens avec les autres fidèles : pourquoi ne pas rester un peu à la fin de la messe pour faire connaissance, échanger des nouvelles ou s’inviter les uns les autres ?



Sainte fête de l'Eucharistie à chacun!


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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Ven 14 Avr 2017 - 11:13


Quinzième JourLa messe (5/6)

Participer activement à la messe






 

  Aujourd'hui Vendredi Saint, nous accompagnons avec toute l'Eglise le Christ en sa Passion. Par nos péchés, c'est nous qui l'avons condamné, c'est nous qui l'avons crucifié.
Mais la Croix, nous l'avons vu (jour 4), est aussi le sacrifice par lequel Jésus nous offre le salut. Prenons le temps aujourd'hui de participer à un Chemin de Croix ou à la Célébration de la Passion.

Nous entrerons ainsi davantage dans la profondeur du sacrifice eucharistique.

  Nous avons vu ces derniers jours comment Jésus nous rencontre à la messe. Il nous précède et nous attend, il se donne à nous dans sa Parole, dans son Corps Eucharistique, et dans son Corps qui est l’Eglise, cette Eglise que nous formons en nous réunissant.

  Si le Christ se donne à nous, nous avons aussi en réponse à nous donner à lui : c’est ce que je vous propose de considérer aujourd’hui.
C'est notre participation à l'offrande du Christ le Vendredi Saint.


La participation active
On comprend souvent la participation active des fidèles à la messe comme étant la quantité de « choses » qu’ils font pendant la célébration : chanter, lire, apporter les offrandes, préparer un panneau, etc.

Ce n’est pas faux, mais on le sait bien, le « faire » sans « l’être » n’a pas beaucoup de sens.

Ou plus exactement, ce faire doit être au service de l’action principale qui est faite à la messe, et qui est une action spirituelle : l’offrande de Jésus à son Père, dans l’Esprit, pour nous communiquer la Vie.

Peut-être vous rappelez-vous de la méditation du 2e jour :

« La messe, c’est le mémorial de la Passion et de la Résurrection du Christ. Pas un simple rappel, mais une actualisation. Autrement dit, la réalité la plus profonde de ce qu’a vécu Jésus à la Croix, nous la revivons comme si elle se passait aujourd’hui à la messe : Jésus se livre par amour pour nous !


» Et ce qu’il y a de merveilleux, c’est que Jésus veut nous faire participer activement à son offrande.

A la messe, Jésus s’offre au Père pour le salut des hommes. Il nous invite aussi à l’offrir, lui, Jésus, à son Père : « Participant au sacrifice eucharistique, source et sommet de toute la vie chrétienne, [les fidèles incorporés à l’Eglise] offrent à Dieu la victime divine et s’offrent eux-mêmes avec elle ; ainsi, tant par l’offrande que par la sainte communion, tous, non pas indifféremment mais chacun à sa manière, prennent leur part originale dans l’action liturgique. » (Vatican II, Lumen Gentium 11)


S’offrir à Dieu comme baptisé


A la messe, les laïcs, avec le prêtre, offrent donc Jésus au Père. Mais le texte du Concile que nous venons de lire complète :

« ils s’offrent eux-mêmes avec [la victime divine Jésus] ». S’offrir soi-même à Dieu, voilà le sacerdoce baptismal. Saint Pierre le proclame :

« Mais vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour proclamer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 P 2, 9).

Comme baptisés, nous sommes prêtres, en ce sens que nous pouvons offrir à Dieu tout le bien que Dieu nous donne de faire, notre travail qui transforme le monde, nos relations professionnelles, amicales, familiales.

Nous offrons aussi nos sacrifices, c’est-à-dire les efforts que nous faisons pour le Seigneur ; les souffrances que nous supportons avec amour, unis au Christ ; la patience dont nous faisons preuve dans telle relation, jusqu’aux épreuves les plus sombres qui ne trouvent de sens qu’offertes à Dieu par Jésus.

C’est ce qu’invite à faire Saint Paul : « Je vous exhorte donc, frères, au nom de la miséricorde de Dieu, à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu : ce sera là votre culte spirituel » (Rm 12, 1).


Pour avancer

Nous sommes désormais parvenus au cœur de la messe : s’offrir avec le Christ. Comme piste pour mieux vivre la messe, voici pour aujourd'hui deux indications :

- à l’offertoire, qui est aussi le moment de la quête, lorsque le prêtre présente le pain et le vin (« Tu es béni Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes.

Nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie »), présentons au Seigneur notre semaine pour que tous nos efforts soient pris dans l’offrande du Christ.

- à la consécration (« Ceci est mon Corps, livré pour vous »), nous pouvons dire au Père : Seigneur, je t’offre toutes les souffrances et tout l’amour de ton Fils Jésus.

Que cela serve à ta gloire et au salut de tous les hommes.




Les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat spirituel.

A demain.

Voici une vidéo du P. Nicolas Buttet.

La fin est particulièrement belle sur le fait de s'offrir soi-même dans le sacrifice du Christ :



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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Dim 16 Avr 2017 - 1:01


Jour 16) La messe (6/6) : Vivre la messe avec les pèlerins d’Emmaüs



Image : Les pèlerins d'Emmaüs de Rembrandt.



 

  En ce Samedi Saint, nous vous proposons de lire l’Evangile des pèlerins d’Emmaüs. D'une part, ce sera une introduction à la joie de Pâques que nous célébrerons demain.
Et d'autre part, ce sera comme un résumé de ce que nous avons vu, en présentant les différentes parties de la messe.

Les pèlerins d’Emmaüs (Lc 24)

  Prenons le temps de lire ce long mais très beau épisode de la Résurrection :

« 13 Deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, 14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. 15 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. 16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.

17 Jésus leur dit : “De quoi discutez-vous en marchant ?” Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : “Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci.” 19 Il leur dit : “Quels événements ?” Ils lui répondirent : “Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : 20 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. 21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. 22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, 23 elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. 24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu.”

25 Il leur dit alors : “Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ?” 27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.

28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir : “Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse.” Il entra donc pour rester avec eux. 30Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. 32 Ils se dirent l’un à l’autre : “Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ?”

33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : 34 “Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre.” 35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain » (Lc 24, 13‑35).


La structure de la messe


  Notons d’abord que dans cet épisode comme à la messe, c’est le Christ qui est l’acteur principal. Les pèlerins ne sont pas tout seuls : à deux, ils forment déjà une communauté d’Eglise. La messe s’inscrit dans notre quotidien : « Comme ils discutaient, Jésus en personne s’approcha (v.15) ». Mais il faut pour commencer préparer son cœur ! « Leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître (v.16) ». C’est le péché qui nous rend aveugles : la messe s’ouvre donc par le « Je confesse à Dieu » et « Seigneur prends pitié ».



  Puis commence la liturgie de la Parole : Dieu nous parle à travers la Bible

L’Ancien Testament : « Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les Prophètes ! (v.25) »

1ère lecture : Dieu noue une Alliance à travers l’histoire du peuple juif.

Psaume : une louange au Dieu fidèle dans les difficultés de la vie. La Parole de Dieu devient prière de l’homme.



Le Nouveau Testament : « Ce qui concerne Jésus le Nazaréen (v.19) »

2ième lecture : suivre le message du Christ à l’image des premiers chrétiens.

Evangile : le Christ, le Verbe de Dieu, nous révèle l’amour du Père pour nous.



Homélie : apprendre à se mettre à l’école du Christ « il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait (v.27) ».



  Vient alors la liturgie Eucharistique : Dieu se donne à nous dans son Corps « Il entra pour rester avec eux (v.29) »

Offertoire : nous offrons à Dieu ce qui fait notre vie, tous nos efforts : « ils s’efforcèrent de le retenir (v. 29) »

Préface : pour entrer dans le mystère eucharistique.



Prière eucharistique : le Corps et le Sang du Christ livrés pour nous « Il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna (v.30) ».

Le texte souligne l’origine pascale de l’Eucharistie (la mort et la résurrection du Christ nous donne le salut) : « Nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié (v.21) ». « Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? (v.26) ».

Mémoire de la Cène du Jeudi Saint : « Ils l’avaient reconnu à la fraction du pain (v.35) ».



Communion : Dieu habite en nous ! «Leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent (v.31) ».



  La messe se termine par l’envoi : « A l’instant même, ils se levèrent (v.33) ». Il s’agit alors pour nous de vivre la bonne nouvelle concrètement dans notre vie : « C’est vrai, le Christ est ressuscité ! (v.34) »



  Si vous le souhaitez, vous pouvez télécharger ce commentaire en un fichier pdf d'une page.http://messe.apprendreaprier.net/meditation/messe-pelerins-emmaus.pdf

Ca peut être une idée aussi pour présenter la messe au catéchisme!


Pour approfondir les différentes parties de la messe, notamment avec les références à la Bible, voici un autre document. http://messe.apprendreaprier.net/meditation/messe-structure-detail.pdf


Nous vous proposons également l'ordinaire de la messe : http://messe.apprendreaprier.net/meditation/ordinaire-messe.pdfsi vous n'êtes pas très familiers des réponses à dire à la messe, vous les y trouverez toutes, ainsi que les prières à réciter. Enfin, voici un lien vers une vidéo de 6 minutes qui présente rapidement les différentes parties de la messe :


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Y9sPGNQVjg4" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>



Pour avancer


  Désormais, il ne reste plus qu’à vivre la messe ! Portons-nous dans la prière les uns les autres afin que nous puissions « renouveler » notre participation à la messe le dimanche… Et pourquoi pas aussi en semaine ? Vous verrez, plus vous chercherez à vivre la messe de l’intérieur, plus ce sera une joie pour vous d’y aller : elle deviendra même la source et le sommet de toute votre vie !



Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Je prie




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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Dim 16 Avr 2017 - 18:11



Pâques !
         



           Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité, Alléluia ! Sainte fête de Pâques!

      Entrons pleinement dans cette joie de Jésus ressuscité : son triomphe sur le mal et la mort, il nous le fait partager ! Nous l’avons vu en particulier à propos du baptême et de l’eucharistie.

      Nous vous proposons aujourd’hui une nouvelle pause.

Cela permettra à chacun de reprendre l’un ou l’autre point des méditations précédentes, pour être bien au point avant d’aborder la suite. Voici les liens des jours précédents :

Jour Huit) Le baptême (1/2) : le sacrement du salut

Jour 9) Le baptême (2/2) : l'entrée dans la famille de l'Eglise

Jour 10) La confirmation : vivre la Pentecôte

Jour 11) La messe (1/6) : Dieu m’attend

Jour 12) La messe (2/6) : Jésus est présent dans l’Eucharistie

Jour 13) La messe (3/6) : Jésus est présent dans sa Parole

Jour 14) La messe (4/6) : Devenir membre d’une communauté réunie par Jésus

Jour 15) La messe (5/6) : Participer activement à la messe

Jour 16) La messe (6/6) : Vivre la messe avec les pèlerins d’Emmaüs





<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/FDodJO-d0wg" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Lun 17 Avr 2017 - 10:58


Jour 17) La confession : la joie de la miséricorde

           



           Nous avons vu que le baptême est le sacrement qui pardonne les péchés. Normalement, avec la grâce baptismale, nous ne devrions plus pécher, car nous avons désormais toutes les grâces nécessaires pour cela !  Cependant, nous le savons, nous tombons, et même souvent. Heureusement, dans sa miséricorde, le Seigneur a institué le sacrement de la confession qui renouvelle la grâce de notre baptême.


Pourquoi se confesser à un prêtre ?


           « Moi – dit Jésus – je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14, 6).

Autrement dit, Jésus est le seul médiateur pour aller au Père, et il est indispensable de passer par lui. Je ne peux donc pas dire : « Moi, je me confesse à Dieu le Père directement, je n’ai pas besoin d’intermédiaire ». Si ! Il y a toujours l’incontournable médiation de Jésus. Dans sa médiation divine, le Christ a reçu le pouvoir de pardonner les péchés : c’est lui qui nous a sauvés par sa Croix. « 5 En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? 6 Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison.” 7 Il se leva et rentra dans sa maison. 8 Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes »

           Cela nous conduit à la transmission de ce pouvoir du Christ à ceux qui sont chargés de la représenter sur terre, les prêtres : « 22 Jésus souffla sur eux et il leur dit : “Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus” » (Jn 20, 22‑23). Jésus avait déjà donné ce pouvoir de façon solennelle et complète à Pierre : « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux” » (Mt 16, 19).

           Evidemment, ça paraît plus facile de s’accuser « directement à Dieu », mais dans sa sagesse, Dieu a voulu qu’il y ait cette médiation des prêtres.

Mesurons-nous le grand cadeau que le Seigneur nous fait ? En effet, cela nous permet d’objectiver nos péchés, et cela permet surtout de recevoir avec certitude objective le pardon de Dieu : « au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, je te pardonne tous tes péchés ».

Cette médiation humaine permet aussi de bénéficier de conseils et d’encouragements pour avancer sur le chemin de la sainteté. Dans le secret absolu et inviolable du confessionnal, le prêtre n’est pas là pour être un juge, mais pour être un médecin !


Le déroulement du sacrement de confession


           Il y a quatre étapes dans une confession. La première se déroule avant la rencontre avec le prêtre : c’est la contrition.

On recherche dans sa conscience ses péchés (pour s’aider : les dix commandements Dt 5, 6-21 ou Ex 20, 1-17 ; ou considérer les quatre relations : à Dieu, aux autres, à soi, aux choses créées), et on les regrette.

Sans regret ni volonté de ne pas recommencer, comment pourrait-il y avoir pardon ? De même, comment pourrait-on recevoir le pardon si on cache délibérément un péché, c’est-à-dire si on ment par omission ? A cette étape, c’est déjà Dieu qui nous appelle à revenir vers lui, par l’Esprit Saint, comme le Père de la parabole de l’enfant prodigue (Lc 15).

         
Puis vient la deuxième étape, l’aveu des péchés.

]C’est le début de la confession proprement dite : on dit au prêtre les péchés dont on se souvient. Suit alors éventuellement un petit échange avec le prêtre, et on récite un acte de contrition (cf. prière à la fin de la méditation).

         
Vient la troisième étape :

l’absolution.


Par une formule trinitaire, le prêtre, au nom de Dieu, pardonne les péchés (y compris ceux qui étaient involontairement oubliés). Voilà la grande joie, partagée : pour le pénitent d’être pardonné, pour le prêtre d’avoir été l’instrument du pardon divin, et pour Dieu de voir un pécheur réconcilié avec Lui ! (cf. Lc 15, 32)  La confession est comme un nouveau baptême.

       
Enfin, quatrième et dernière étape, la satisfaction.

Au cours de l’échange, le prêtre a donné une « pénitence », c’est-à-dire une prière ou une chose à faire qui permettent, dans la communion des saints, de réparer le plus possible les conséquences des péchés commis.

N’oublions pas que la confession donne une très grande grâce pour prendre un nouveau départ dans la vie spirituelle, pour avoir la force de lutter contre ses tendances, et pour grandir en sainteté.


N’hésitons pas à la recevoir tous les mois !


Résumons

           Dans son amour et sa tendresse, Jésus, le seul médiateur, qui nous a obtenu le pardon de nos péchés sur la Croix, a voulu que les prêtres soient associés à sa médiation et, en son nom, pardonnent les péchés.

Le sacrement de la confession est l’application, sur les péchés regrettés et avoués, de l’infinie miséricorde du Seigneur. Et Dieu nous donne alors la grâce de prendre un nouveau départ !


Prions

– Acte de contrition

           
Mon Dieu, j’ai un très grand regret de T’avoir offensé, parce que Tu es infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché Te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Ta sainte grâce, de ne plus T’offenser et de faire pénitence.


Pour aller plus loin

- Dans la Bible, la parabole du Fils prodigue : Lc 15.https://www.aelf.org/bible/Lc/15

- CEC n°1420-1498,http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1v.htm#coj en particulier les n°1440-1470.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1w.htm#co3

- Youcat n°224-239.





Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Je prie


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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Mar 18 Avr 2017 - 8:25


Dix Huitième Jour
Le sacrement du mariage :

deux époux unis dans le Christ







           Les deux derniers sacrements que nous avons vu sont d’une façon toute spéciale en relation avec le mariage :

l’Eucharistie, parce qu’elle est le sacrement de l’unité, et que c’est le Christ qui fait l’unité des époux ; la confession, parce que le pardon et la demande de pardon sont essentiels pour qu’un couple tienne dans la durée.


Le Christ sanctifie le mariage

           « 25 Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle,

26 afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale, accompagné d’une parole ; […]
28 C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme : comme leur propre corps. […]

29 Jamais personne n’a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C’est ce que fait le Christ pour l’Église, 30 parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l’Écriture (cf. Gn 2, 24) :

31 À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

32 Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 25‑32).

Le mariage n’est pas seulement la manifestation qu’un homme et qu’une femme s’aiment, et veulent s’aimer fidèlement pour toute leur vie. Il est avant tout un sacrement, celui qui manifeste l’union du Christ avec l’Eglise son épouse.

Cette union est vécue au plus haut point lorsque les époux communient ensemble au Corps du Christ dans l’Eucharistie.
Dans la liturgie de mariage, la communion est même proposée aux époux sous les deux espèces pour manifester particulièrement la force du sacrement de l’Eucharistie dans le mariage chrétien.

           Prenons une analogie. De même que le baptême sauve du péché, de même, le sacrement de mariage sauve les époux, en tant que couple, du péché qui divise. En effet, le mariage est une réalité naturelle : quoi de plus normal que de vouloir partager la vie de la personne qu’on aime le plus ?

Mais le péché, nous le savons bien, fragilise l’amour, il introduit le soupçon, la jalousie, la susceptibilité, et peut même conduire à l’infidélité, à l’adultère, à la haine. Livré à ses propres forces, comment tenir ?

C’est pour cela que Dieu a institué ce sacrement : pour sanctifier la réalité du mariage, l’élever, la fortifier. Jésus par sa grâce devient le ciment de l’unité des époux.


Les quatre piliers du mariage

           La base du sacrement du mariage, c’est l’échange libre des consentements, sans contrainte : le libre propos de vivre, toute la vie, dans la fidélité avec l’unique conjoint choisi ; cela consiste à vouloir aimer (ce qui est différent du sentiment amoureux, qui lui ne dure pas).

Il est capital d’avoir conscience précisément de ce à quoi on s’engage en se mariant. Cela suppose une certaine maturité, et la capacité de poser un vrai choix, ce que la cohabitation avant le mariage n’aide malheureusement pas.

Si on a déjà l’habitude de tout partager avec une personne, y compris sa sexualité, on vit comme si on était déjà marié, alors qu’on ne l’est pas.
Comment alors être sûr que le désir de se marier n’est pas juste le désir d’officialiser une habitude prise peu à peu, sans vraie réflexion ? Pour être authentique, l’amour doit être libre !

           « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19, 6). L’indissolubilité est le deuxième pilier du mariage.

Lorsqu’on aime quelqu'un, on veut naturellement que ce soit pour la vie ! Dieu lui-même soutient ce désir : « Le lien conjugal est indissoluble car il est établi, sur une libre initiative des deux époux, par Dieu lui-même » (CEC n°1640). Appuyons-nous sur la grâce !

Et apprenons à construire ou à reconstruire chaque jour ce lien par le pardon. Le P. Caffarel, fondateur des Equipes Notre-Dame, parlait du « devoir de s’assoir » : se retrouver régulièrement tous les mois entre époux (idéalement une soirée, si c’est impossible, 30 mn à 1h) afin de faire le point sur la relation conjugale, de se dire les choses qui ont été vécues comme une blessure de la part de l’autre, d’échanger à loisir sur une décision à prendre pour l’un ou l’autre ou pour la famille, etc.

Il s'agit surtout de célébrer le couple pour lui-même, de renouveler, en miniature, le voyage de noces.

Chacun a son « langage de l’amour » (cf. Gary Chapman : paroles valorisantes, moments de qualité, cadeaux, services rendus, toucher physique), et ne comprend pas toujours celui de l’autre : veillons à dissiper les malentendus !

           En lien avec l’indissolubilité se place la fidélité. « Vous allez vous promettre fidélité. Est-ce pour toute votre vie ?

» - « Je te reçois et je me donne à toi pour t’aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves ».

La fidélité se construit, à l’image de Dieu qui, dans la Bible, soutient la fidélité de son peuple à l’Alliance.

Bien des choses entrent en jeu pour ce défi dans notre monde où l’érotisme est devenu un moyen marketing : la maîtrise du regard, l'habillement, l'utilisation d'internet, l'hygiène de vie, la gestion des déplacements professionnels, etc.

           Enfin, quatrième pilier, l’ouverture à la vie.

L’amour est vivant, il cherche à se propager ! Cela est vrai même pour les couples qui vivent l'épreuve douloureuse de ne pas pouvoir avoir d’enfants : leur fécondité, parfois mystérieuse, sera d'un autre ordre, mais tout aussi réelle. S’il n’y a pas cette volonté de donner la vie, n’est-ce pas le signe que l’amour devient narcissique ?

Cette ouverture à la vie va de pair avec l’éducation chrétienne des enfants à laquelle s’engagent les époux chrétiens : baptême et catéchisme. Il s’agit de donner le plus beau cadeau qu’on puisse offrir à ses enfants : la vie divine !


Résumons

           Le Christ, en élevant le mariage à la dignité de sacrement, a sanctifié et fortifié la réalité naturelle de l’union d’un homme et d’une femme, réalité affaiblie par le péché qui divise. Ce sacrement s’appuie sur quatre piliers : la liberté dans l’échange des consentements, l’indissolubilité, la fidélité et l’ouverture à la vie.

Prions
           Seigneur Jésus Christ, toi qui a sanctifié le mariage à l’image de ton union avec l’Eglise ton épouse, viens répandre ta grâce sur les couples et les familles.

Envoie ton Esprit Saint allumer dans les cœurs le feu de l’amour, viens soutenir l’unité et la fidélité des époux, et viens combler de joie les familles.

Rends les toujours plus attentives à ouvrir leurs cœurs à ceux qui ont besoin de leur amour et à manifester au monde l’espérance du salut.

Bénis et accompagne les familles en difficulté et celles qui vivent douloureusement la difficulté à avoir des enfants.
Amen.


Pour aller plus loin

- CEC n°1601http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1y.htm#ct4-1666 ; Youcat n°260-271.

- du Pape François : Amoris Laetitia.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/c4l.htm#b

- Gary Chapman, Les langages de l'amour. Les actes qui disent "je t'aime", Farel, 1997.

- Les équipes Notre-Dame, du P. Henri Caffarel : http://www.equipes-notre-dame.fr/

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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Mer 19 Avr 2017 - 8:17


Dix Neuvième Jour

Le sacrement des malades et le sacrement de l'ordre



         



           Nous en venons aux deux derniers sacrements, que nous allons présenter ensemble: l’onction des malades et le sacrement de l’ordre.


Le sacrement des malades : la force dans la maladie


           Au fil du temps, le sacrement des malades était devenu le sacrement des mourants : on l’appelait « l’extrême onction ». Quand un malade voyait venir le prêtre, il se disait que sa dernière heure était venue ! Heureusement, le Concile Vatican II est revenu à la pratique des premières communautés chrétiennes conservée en Orient. On encourage les pasteurs à proposer ce sacrement aux « fidèles dont la santé commence à être altérée dangereusement par la maladie ou la vieillesse ».

           Saint Jacques nous l’explique (à la suite de Mc 6, 13) : « 14 L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur.

15 Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon » (Jc 5, 14‑15).

L’effet de ce sacrement est donc de conférer la grâce, en remettant les péchés et en soulageant de la maladie.

Nombreux sont actuellement les témoignages de personnes profondément apaisées, revigorées, ou même guéries, par l’action de ce sacrement ! Aussi bien spirituellement que physiquement... De même que la confession est l’actualisation du baptême, on pourrait dire que l’onction des malades est l’actualisation de la confirmation : par elle sont réactivés les dons de l’Esprit saint, en particulier la force.

           Concrètement, ce sacrement est donné par l’application par le prêtre d’une onction d’huile accompagnée de cette parole :

« Que par cette sainte onction et sa très grande miséricorde, le Seigneur t’aide par la grâce de l’Esprit saint afin que, libéré de tes péchés, il te sauve et te relève avec bienveillance ».
L’onction des malades est habituellement précédée de la confession et suivie par la réception de l’Eucharistie en viatique. Il est fréquent que ce sacrement soit donné au cours d’une célébration paroissiale.

Ainsi est rendue visible la consolante dimension fraternelle de la communauté chrétienne et de la prière des frères.




Le sacrement de l’ordre : le service des baptisés


           Le sacrement de l’ordre est institué par Jésus au moment de l’institution de l’Eucharistie : « Faites cela en mémoire de moi » (Lc 22, 19) dit Jésus aux Apôtres. C’est dire le lien étroit entre le prêtre et l’Eucharistie.

Le prêtre agit alors au nom du Christ, tête de l’Eglise.

Quel mystère d’amour du Seigneur qui veut prolonger sa présence parmi nous par le ministère d’hommes qu’il a choisis ! Une des missions essentielles du prêtre est de « sanctifier », c’est-à-dire de célébrer les sacrements.

Mais Vatican II (cf. Lumen Gentium 25) souligne aussi l’importance de la mission d’enseignement de l’évêque et de tout prêtre, qui est même la première : « Proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire » (2 Tim 4, 2). Enfin vient la charge de conduire les fidèles, comme un bon berger, en fidèle serviteur au cœur doux et humble.

          Le sacerdoce n’est pas un honneur qu’on se donne à soi-même (cf. He 5, 4), c’est un don gratuit du Seigneur, qui appelle, comme jadis, les apôtres, des hommes faibles, fragiles et pécheurs, donc capables de compatir aux faiblesses de tous.

Ainsi, on sait que c’est Dieu seul qui agit à travers eux !

Mais a-t-on vraiment conscience du cadeau que Jésus nous fait en nous donnant ainsi des serviteurs à plein temps de notre vie spirituelle ?

Oui, la « hiérarchie de l’Eglise » comme on dit, est au service de la hiérarchie essentielle : celle de la sainteté. Et c’est Marie, la Vierge Immaculée qui est au sommet.

La sainteté, autrement dit, vivre au souffle de l'Esprit, voilà la seule ambition qui doit exister pour un chrétien !


Résumons

           L’onction des malades est destinée aux fidèles affectés sérieusement par la maladie ou la vieillesse. Ce sacrement est un don de force du Seigneur pour traverser, physiquement et spirituellement, la maladie.

           Le sacrement de l’ordre donne aux prêtres la mission d’enseigner, de sanctifier et de gouverner les fidèles. C’est un service pour faire grandir chacun sur la voie de la sainteté.


Prions

           Seigneur Jésus Christ, toi qui as soulagé toute souffrance au cours de ta vie terrestre, viens secourir ceux qui souffrent dans la maladie. Envoie ton Esprit de force par l’onction des malades, afin qu’ils reçoivent ta paix, continuent à lutter, et, si telle est ta volonté, soient guéris.

           Seigneur Jésus Christ, toi qui as choisi les apôtres pour prolonger ton action d’enseignement, de sanctification et de conduite des âmes, viens assister les prêtres et les évêques qui sont à notre service. Apprends-nous à les aimer, donne-nous de ne pas les critiquer mais au contraire de les soutenir dans leur ministère où ils se dépensent sans compter. Amen.


Pour aller plus loin


- Sacrement des malades : CEC n°1499-1532 ; Youcat n°240-247.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1x.htm#cqy

- Sacrement de l'ordre : CEC n°1533-1600 ;http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1x.htm#cr0 Youcat n°249-259 ; les lettres aux prêtres du pape Jean-Paul II.http://ndsacerdoce.org/lettre-pretres.php





Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Jeu 20 Avr 2017 - 9:16


Vingtième Jour
Comment agir en chrétien ?


Les fondements (1/2)



         



           Après avoir vu dans une première partie le contenu de notre foi, le Credo, et dans une deuxième les sacrements, abordons maintenant la façon de vivre en chrétien. Les sacrements sont une aide divine pour agir selon Dieu.

Mais encore faut-il que nous coopérions à la grâce. C’est notre agir que nous allons maintenant aborder, c’est-à-dire le domaine de l’éthique ou de la morale.


Nous sommes faits pour le bonheur !


      Contrairement à d’autres religions qui énoncent des règles pour tous les détails de la vie personnelle et sociale, le christianisme est une religion de la liberté.

En les accomplissant en sa personne, Jésus a supprimé l’application littérale des centaines de règles de la loi de Moïse : « Jésus déclarait purs tous les aliments » (Mc 7, 19, cf. Ep 2, 15; Ac 10; Ga 2, 15-16).

Nous avons vu que le salut consistait entre autres en la restauration de notre liberté et de notre volonté pour pouvoir faire le bien. « Dieu nous a créés en Jésus-Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre » (Ep 2, 10). Ce chemin de sainteté est l’orientation de tout notre être et de tout notre agir vers Dieu, le Bien, le Beau et le Vrai par excellence.

       
Qu’est-ce qui va orienter notre agir ?

C’est d’abord notre vocation au bonheur. Un critère fondamental est donc celui-ci : est-ce que l’action que je vais poser va me rendre heureux ? Heureux selon ce bonheur éternel dont Dieu veut me combler ?

En effet, « la dignité de la personne humaine s’enracine dans sa création à l’image et à la ressemblance de Dieu ; elle s’accomplit dans sa vocation à la béatitude divine » (CEC n°1700).

Nous voulons spontanément être heureux. La difficulté est que nous ne considérons que le plaisir immédiat, au lieu de considérer la fin ultime de notre action.

Aucun bien matériel, aucune personne ne pourra jamais me satisfaire pleinement : Dieu seul est capable de me combler.

Une action qui rend vraiment heureux est donc une action dont le terme ultime est l’union avec Dieu.

Durant cette vie, même si cette union ne paraît pas encore clairement, elle se traduit en nous par un supplément de foi, d’espérance et de charité. On est davantage porté à aimer les autres, proches ou non, porté à donner et à se donner.


L’acte libre

           Il faut d’abord distinguer les actes libres, qui sont des actes proprement humains, engageant l’intelligence et la volonté, d’actes qui seraient réflexes ou forcés de l’extérieur, et dont on n’est pas responsable.

Ma dignité, c’est de pouvoir poser des actes libres.

           Chaque acte est une unité, mais on peut distinguer quatre étapes pour mieux comprendre ce qui se passe.
La première étape est constituée par la multitude des désirs.

Supposons que j’aimerais apprendre à jouer de la musique. Je suis jaloux de tel ami qui joue du violon, mais j’aimerais bien aussi faire du piano.
Et l’avantage de la guitare, c’est qu’on peut en jouer partout. Plusieurs intentions sont présentes, mes émotions aussi.

Soulignons qu’une émotion en elle-même n’est ni bonne ni mauvaise ; elle devient bonne ou mauvaise selon ce que j’en fais. Un sentiment de colère peut aussi bien conduire à de la violence, qui est un mal, qu’à un engagement auprès des plus pauvres, qui est un bien.

           
Vient la deuxième étape : le choix.

Je ne peux pas tout avoir, je ne peux pas tout faire, je ne peux pas tout être ! C’est la condition humaine, avec ses limites, qu’il faut accepter, sous peine d’aller de déception en déception.

Ce choix engage mon intelligence : je vais peser le pour et le contre de chaque option, évaluer des critères, etc.

Il engage aussi ma volonté : je choisis par exemple le piano, je n’en reste pas au seul désir.

Cette volonté est concrète : je vais louer ou acheter un clavier, et prendre les premières leçons. S’il est clair qu’il ne faut jamais choisir le mal, il est parfois difficile de choisir le meilleur entre plusieurs biens.

Choisir, c’est en partie renoncer, mais je ne peux pas ne pas choisir : ne pas choisir reste un choix !

Choisir, c’est surtout positivement construire un bien et se construire soi-même ! Et le critère ultime (nous en verrons demain d’autres), c’est la béatitude éternelle : est-ce qu’apprendre à jouer du piano va me rendre meilleur et contribuer au bien des autres, selon la volonté de Dieu ?

Une saine détente peut donner un équilibre à ma vie, et je vais par exemple pouvoir animer un temps de prière.

           
Vient la troisième étape : l’exécution de la décision prise.

C’est maintenant l’heure des gammes et du solfège ! Il peut y avoir même de la souffrance.

Et pourtant, renoncer serait renier sa décision, renier le bien que je me proposais d’atteindre. C’est l’heure de la volonté et de la fidélité, essentielle dans tout engagement, car elle est la voie pour arriver au terme, le bonheur.

           
Enfin, quatrième étape : la joie de la réussite !

Les efforts sont récompensés, la fin qu’on se proposait d’atteindre est obtenue : j’ai désormais du plaisir à jouer du piano, et je peux faire profiter d’autres de mes talents.

Ne boudons pas cette joie !


Résumons


           La « morale » chrétienne n’est pas constituée d'une liste de règles ; elle consiste fondamentalement à orienter sa liberté vers le bonheur éternel, Dieu. C’est cette « béatitude » qui est le critère ultime de l’agir chrétien.

           Un acte libre se compose de quatre étapes : après la multiplicité des désirs et des émotions vient le choix raisonné et volontaire d’une décision. Il faut alors s’y tenir, pour obtenir la joie du but recherché.


Prions

           

Seigneur, en me créant à ton image et à ta ressemblance, tu m’as donné la dignité incomparable de pouvoir poser des actes libres, comme toi.

Tu veux me combler de bonheur en ta présence.

Eclaire mon intelligence et fortifie ma volonté pour que chacun de mes actes me rapproche toujours plus de toi et du bonheur que tu promets.

Amen.




Pour aller plus loin


- CEC n°1691-1876,http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e10.htm#cwy en particulier aujourd'hui les n°1716-1748 et 1762-1775.

- Youcat n°281-290http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e10.htm#cxr et 293-294.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e11.htm#cy5

- Pour approfondir les fondements de l'agir chrétien :

A. Chapelle, J.-M. Hennaux, G. Borgonovo, La vie dans l'Esprit : Essai de théologie morale générale, Parole et Silence, 2010.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Je prie





Dernière édition par Marie du 65 le Ven 21 Avr 2017 - 11:23, édité 2 fois
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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Ven 21 Avr 2017 - 11:13


Vingt-et-unième

Comment agir en chrétien ? Les fondements (2/2)







           Hier, nous avons souligné que notre vocation au bonheur avec Dieu est la règle principale de notre agir chrétien.

Nous avons vu ensuite comment un acte libre se structurait, et quelle est l’implication de la raison et de la volonté dans le choix.

Essayons aujourd’hui de donner des éléments pour affiner le discernement.


L’objet, l’intention et les circonstances

           Comment savoir si ce qu’on fait est bien et me rapproche de Dieu, ou si cet acte est mauvais, m’ éloigne de Dieu ?

Au fil des siècles, la sagesse chrétienne a rassemblé des éléments de discernement.

          On peut distinguer en tout agir l’objet proprement dit, ce qui est fait ; l’intention avec laquelle je le pose ; et les circonstances, tous les éléments extérieurs, qui comprennent les moyens, les conséquences, les acteurs en jeu, etc.

On peut dire qu’un acte est bon si l’objet, les intentions et les circonstances sont bonnes.

Par exemple, je peux offrir une tablette de chocolat (acte bon), mais avec une mauvaise intention (en espérant que l’autre ait une indigestion !).

Inversement, je peux avoir une bonne intention (rembourser une dette), mais en posant un acte mauvais (voler mon voisin).

Le mal ne doit jamais être fait, même pour qu’il en advienne un bien

           Une tentation courante est de dire que si l’intention est bonne, l’acte est bon, quel qu’il soit.

On dit aussi « la fin justifie les moyens ».

Ou encore, on évalue l’acte selon les conséquences plus ou moins positives. Or rien de ceci n’est chrétien.

Saint Paul l’affirme très clairement « Faut-il dire : “Faisons le mal pour qu’il en sorte du bien”, comme certains nous accusent injurieusement de le dire ?

Ceux-là méritent leur condamnation ». Il n’est jamais permis de faire le mal, même pour un bien.



Sinon, on peut tout justifier ! Jean Paul II, dans son encyclique Veritatis Splendor déclare au n°80 :

« La raison atteste qu’il peut exister des objets de l’acte humain qui se présentent comme ‘ne pouvant pas être ordonnés’ à Dieu, parce qu’ils sont en contradiction radicale avec le bien de la personne, créée à l’image de Dieu.

Ce sont les actes qui, dans la tradition morale de l’Eglise, ont été appelés ‘intrinsèquement mauvais’ : ils le sont toujours et en eux-mêmes, c'est-à-dire en raison de leur objet même, indépendamment des intentions ultérieures de celui qui agit et des circonstances ».

Le saint pape rappelle alors quelques-uns de ces actes déclarés intrinsèquement mauvais par Vatican II (Gaudium et Spes n°27) : le génocide, l’avortement, l’euthanasie, le suicide délibéré, la torture physique ou morale, l’esclavage, la prostitution… (le n°1756 du Catéchisme ajoute : le blasphème, le parjure, l’adultère).
Je précise cependant que la responsabilité personnelle des personnes qui commettent ces actes est plus ou moins grande selon les circonstances, les pressions, la conscience de la gravité, etc.


La « Règle d’or »


           Il y aurait beaucoup de réflexions à prolonger, mais pour terminer, voici quelques affirmations qui peuvent guider notre agir chrétien.

           « Tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux » (Mt 7, 12 ; cf. Lc 6, 31 ; Tb 4, 15).

Voilà la règle d’or ! Elle est la forme positive d’une autre parole de sagesse : « Ne fais à personne ce que tu redoutes pour toi ».

           En somme, ce qui doit nous guider, en plus des dix commandements qui sont toujours un repère sûr (adorer Dieu seul, ne pas blasphémer, respecter le jour du Seigneur, honorer son père et sa mère, ne pas tuer, ne pas commettre d’adultère, ne pas voler, ne pas porter de faux témoignage, ne pas convoiter la femme du prochain, ne rien convoiter de son prochain), c’est la charité :

« La Loi dit : Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas.

Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Rm 13, 9). Faire le bien rend bon !


Résumons


           Lorsque l’on cherche à discerner pour bien agir, on ne peut pas se limiter à l’intention. Il faut que l’objet de l’acte soit bon, car il n’est jamais permis de faire le mal, même pour en obtenir un bien. Si les dix commandements (Dt 5, 6-21; Ex 20, 2-7)https://www.aelf.org/bible/Dt/5 donnent d’excellents repères, le critère par excellence est la charité : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres ». La charte des béatitudes (Mt 5, 3-12) est aussi un guide sûr.https://www.aelf.org/bible/Mt/5


Prions

           
Seigneur Jésus, tu nous as créés libres afin que nous puissions t’aimer en vérité et aimer notre prochain comme nous-mêmes. Donne-nous ta grâce, afin que nous puissions toujours éviter ce qui est mal, quel qu’en soit le prétexte, et que nous puissions faire aux autres tout le bien que nous pouvons désirer pour nous-mêmes.

Amen.



Pour aller plus loin


- CEC n°1691-1876,http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e11.htm#cys en particulier aujourd'hui les n°1750-1761 le n°1789,http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e11.htm#cys et les n°2052-2082.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e14.htm#dcb

- Youcat n°291-292 et 348-351.

- Pour approfondir : Jean-Paul II, Veritatis Splendor.
http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/bh2.htm
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Re: "Approfondir notre Foi"

Message par Marie du 65 le Sam 22 Avr 2017 - 11:03


Vintg Deuxième Jour

Agir en chrétien dans la société et au travail







           En ce dernier jour, nous vous proposons d’examiner comment notre agir selon l’Evangile est invité à se concrétiser dans notre vie en société, en particulier au travail.

Voici quelques mots sur ce qu’on appelle la « doctrine sociale de l’Eglise ».


La valeur positive du travail

           Le travail participe à la dignité fondamentale de la personne humaine.

En effet, s’il consiste objectivement à la production de biens et à la transformation de ce qu’offre la nature, il a avant tout une dimension humaine, personnelle, spirituelle même : « Le travail est une participation à l’œuvre non seulement de la création, mais aussi de la rédemption » (Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise n°263).

Le travail est en lien avec la dignité de l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Il est aussi en lien avec la dimension sociale de l’homme : travailler, c’est travailler avec les autres et pour les autres.

On mesure alors le drame du chômage : en plus de la précarité économique, l’absence de travail prive l’homme d’une part majeure de son accomplissement personnel.

Les cinq grands principes de la « doctrine sociale de l’Eglise »

           Depuis le XIXe siècle et les bouleversements sociaux de la révolution industrielle, l’Eglise a mis en évidence cinq grands principes pour garantir la dignité de la personne humaine au travail et son épanouissement.

           
Le premier, c’est le bien commun :

l’ensemble des conditions sociales extérieures qui permettent et favorisent dans les hommes le développement intégral de leur personnalité.

Par exemple, l’école fait partie du bien commun en tant qu’elle permet à chacun de développer ses potentialités personnelles.

On peut citer aussi l’accès au logement, à une alimentation saine, à la culture, aux transports, à la santé, à la liberté religieuse, etc.

Chacun doit s’engager pour que tous puissent bénéficier de conditions qui les aident à déployer leur vocation.

         
Deuxième principe : la destination universelle des biens.

Elle se comprend en lien avec le droit à la propriété individuelle.

Chacun a besoin de posséder des biens, sinon, il n’a plus de liberté ni de dignité : comment vivre avec sa famille sans posséder son lit ni ses casseroles ?

Mais cette légitime possession est subordonnée au fait que la terre a été confiée à tous les hommes et non à quelques uns seulement.

Ce que l’on possède doit servir à tous, directement ou indirectement.

En particulier, il est injuste de laisser improductifs des biens possédés, ou d’accumuler des richesses dans des coffres sans les réinvestir dans l’économie.

Est-ce que chacun d’entre nous ne garde pas dans ses placards une foule de choses, comme des vêtements, qu’il n’utilise jamais ? La corruption, le travail au noir, ne pas payer ses impôts sont aussi une offense à la répartition des richesses selon la justice.

Il faut ajouter l’option préférentielle pour les pauvres : dans la répartition des biens, les plus démunis doivent être prioritaires.

           
Le troisième principe est la subsidiarité.

Ce mot compliqué désigne une réalité simple : c’est au plus près du terrain que doivent se prendre les décisions.

Ce qu’un échelon peut décider ne doit pas être décidé à l’échelon supérieur, mais au contraire, l’échelon supérieur doit soutenir le niveau inférieur.

Cela rejoint la question pratique : Est-ce que je sais déléguer les choses, ou est-ce que je veux tout maîtriser ?

Ou encore : Est-ce que je ne refuse pas d’assumer mes responsabilités en passant toujours par mon chef ?

           
Quatrième principe : la participation.

C’est une conséquence de la subsidiarité : est-ce que je fais participer les autres aux décisions que je prends (cf. la démocratie) ?
Et : est-ce que fais profiter les autres de ce que je fais ? Si la participation à la vie de la société ou d’un groupe est un droit, elle est aussi un devoir de ne pas s’isoler égoïstement.

           
Enfin, cinquième principe : la solidarité.

C’est une vertu morale nécessaire en raison de l’interdépendance entre les hommes et les peuples.

Je dois m’engager au service du bien commun, de la destination universelle des biens, en vue de faire grandir chaque homme en dignité.


Nous avons tous une dette vis-à-vis de la société et de nos prochains !
Etre solidaire, c’est répondre à un besoin de justice, mais c’est aussi exercer la charité chrétienne.

Et ainsi le bien s’étendra : le surplus d’amour d’aujourd’hui deviendra demain une exigence normale de la justice !


Résumons

           Le christianisme invite à renouveler la façon de vivre en société. En particulier, le travail est une part importante de la dignité humaine par sa participation à l’œuvre de la création et par sa dimension sociale.

           Cinq grands principes permettent d’améliorer les relations entre les hommes et les peuples :

le bien commun, la destination universelle des biens, la subsidiarité, la participation et la solidarité.


Prions


           Tu demandes à l’humanité, Dieu créateur, de se perfectionner de jour en jour et d’achever par son travail l’œuvre immense de la création. Aide-nous à faire que tous les hommes aient des conditions de travail qui respectent leur dignité. Qu’en s’efforçant d’améliorer leur propre sort, ils agissent avec un esprit de solidarité et de service, par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Amen.

(oraison des vêpres du lundi IV)

Pour aller plus loin
- CEC n°1877-1948.http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e12.htm#c2s

- Youcat n°321-332.

- Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise.

http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/m4.htm
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Re: "Approfondir notre Foi"

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