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Qu'est ce que les âmes du Purgatoire ont à nous dire?

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Re: Qu'est ce que les âmes du Purgatoire ont à nous dire?

Message par Marie du 65 le Mer 22 Mar 2017 - 7:47

Qu’est-ce que Les Âmes du Purgatoire ont à nous dire ? Partie 9

Les âmes du purgatoire sont protégées par les saints, auxquels elles ont eu de la dévotion, pendant leur vie.
     






67e, 68e et 69e Apparitions

Comprenons la grande valeur des indulgences, par le trait que rapporte le bienheureux Berthold, franciscain.

Par un privilège du pape, ce bienheureux accordait dix jours d’indulgences à tous ceux qui assistaient à ses sermons. Comme il finissait un jour de prêcher, une pauvre femme vint lui demander l’aumône. “ Je n’ai rien, dit le saint, mais je vous renouvelle l’assurance que vous venez de gagner dix jours d’indulgences.

Allez chez tel banquier, qui ne s’est guère occupé des indulgences, et offrez-lui celles que vous venez de gagner, en retour de son aumône, afin que les souffrances qui l’attendent dans l’autre vie soient diminuées» Et le P. Berthold pria afin que le banquier ait pitié de cette pauvre femme.

Elle s’y rendit simplement et avec foi. Dieu permit que cet homme l’accueillit avec bonté. “ Combien désirez-vous avoir, en échange de ces dix jours d’indulgences, lui demanda-t-il ? Autant, répondit-elle, qu’ils pèseront dans votre balance.



Eh bien ! répondit le banquier, voici une balance : écrivez vos dix jours sur un papier et mettez-le sur l’un des plateaux: je pose un réal sur l’autre, (environ six sous). O prodige ! Le petit papier entraîne l’argent.

Le banquier, étonné, ajoute un autre réal, puis cinq, dix, trente, mais rien ne change ; enfin, après qu’il en eût mis autant qu’en avait besoin la suppliante, les plateaux s’équilibrèrent. Ce fut une leçon salutaire pour le banquier : il comprit enfin la valeur des intérêts célestes.

Mais les pauvres âmes du purgatoire la comprennent mieux encore : pour la plus légère indulgence, elles donneraient tout l’or du monde.

C’est pourquoi elles désirent tant que nous leur en appliquions, nous qui pouvons en tant gagner. ——– La bienheureuse Marie de Quito fut ravie un jour en extase, et elle vit une grande table chargée d’or, d’argent, de perles et de diamants ; en même temps, elle entendit une voix qui disait : “ Ces richesses sont publiques : chacun peut s’approcher et en prendre autant qu’il lui convient.



” Dieu fit connaître que c’était là une image des indulgences. Combien donc ne sommes-nous pas coupables de ne pas nous emparer de ces richesses, pour nous-mêmes et pour tant de pauvres âmes tourmentées dans les flammes du purgatoire !



Pas n’est besoin de jeûnes, de disciplines, pour cela ; une prière, un chapelet, une aumône, une communion, la visite d’une église, etc., suffisent pour l’acquisition de tant de trésors, qui soulageraient si efficacement les malheureux qui gémissent dans les flammes. Sainte Madeleine de Pazzi avait, dans son couvent de Florence, une religieuse de grande vertu. Elle l’assista dans sa dernière maladie et pria beaucoup pour elle.





Elle aperçut l’âme de cette religieuse s’élever au ciel plus brillante que le soleil.  “ Adrienne, ma soeur, s’écria Madeleine, de quelle admirable gloire vous êtes revêtue ! Comme vous êtes belle ! Adieu, âme bienheureuse!

Vous vous en allez en paradis et me laissez dans cette vallée de larmes !

Oh ! Que grande est votre gloire ! Et comme les supplices du purgatoire ont été courts pour vous ! Votre corps n’est pas même inhumé et déjà vous entrez dans l’éternelle patrie !



Vous voyez maintenant la vérité de ce que je vous disais : que les misères de cette vie ne sont rien en comparaison avec le bonheur du ciel.” Notre-Seigneur révéla à sainte Madeleine que l’âme de cette religieuse n’était restée que quinze heures en purgatoire, et que c’étaient les indulgences, qui lui avaient été appliquées, qui l’en avaient retirée si promptement. Gagnons donc le plus d’indulgences possible pour les défunts et soyons certains que ces saintes âmes feront cent et mille fois plus pour nous que nous aurons fait pour elles.







70e, 71e et 72e Apparitions



Le P. Mancinelli était très dévot envers les âmes du purgatoire, lesquelles le visitaient très souvent.

César Costa, son oncle, le voyant mal vêtu, et jugeant qu’il devait souffrir du froid, lui donna un manteau plus chaud. Un jour, après la mort de César, ce père voit venir le défunt, environné de flammes, qui le supplie de lui prêter un moment ce manteau. Le père, tout étonné, le lui donne ; et le prélat s’en entoure comme s’il voulait s’y cacher, comme s’il y trouvait un rafraîchissement délicieux.

Mancinelli comprit que cette âme souffrait dans le purgatoire, et qu’elle voulait montrer qu’elle était soulagée par l’acte de charité qu’elle avait autrefois accompli envers lui. C’est pourquoi il lui promit de prier pour elle avec toute la piété qu’il pourrait.

Un autre jour, c’est le baron de Montfort qui, ayant été lié d’amitié avec ce père, lui apparut quelque temps après sa mort, et se recommanda à lui avec une confiance tout amicale. Il revint plusieurs fois pour le même motif, jusqu’à ce que, après une messe qu’il lui avait demandée, il s’envola glorieux au paradis.

Mancinelli avait eu pour maître Antoine Ugolino, qui lui apparut après sa mort, avec un visage pâle et défait, tout entouré de flammes, accablé de chaînes de feu, etc. Il le pria d’intercéder et de dire des messes pour lui dans l’extrémité où il se trouvait. Le pieu Jésuite s’empressa de le faire.





De grand matin, le jour suivant, il dit la messe pour lui. A peine avait-il achevé, que cette âme lui apparut dans la plus belle gloire, respirant une félicité ineffable, et lui témoigna, pour sa charité, une reconnaissance très vive. Bien des âmes lui apparaissaient souvent pour lui demander la grâce même d’une seule messe.

On assure qu’on a souvent vu de nombreuses âmes assister à ses messes dans la posture de la plus ardente confiance. Un autre de ses oncles, Camille Costa, parut, deux ans après sa mort, sortir de son tombeau et venir assister à la messe de son neveu, avec une très grande piété, à la vue de tous les assistants. Faisons dire des messes pour les défunts, puisque c’est le meilleur moyen de les soulager, et de nous attirer leur protection.







73e APPARITION

Les âmes du purgatoire sont protégées par les saints, auxquels elles ont eu de la dévotion, pendant leur vie. Une vision de la bienheureuse Jeanne-de-la-Croix nous en est une preuve.

Un évêque avait eu du respect et de l’estime pour elle, mais il ne voulut plus la voir, après qu’elle lui eût fait, par inspiration d’en haut, de charitables remontrances. Cet évêque négligeait parfois ses devoirs et était trop orgueilleux. Il mourut bientôt.

A peine Jeanne Peut-elle appris que, voulant rendre le bien pour le mal, elle fit son possible pour soulager cette âme. Une nuit, qu’elle priait encore avec plus de ferveur pour ce défunt, il lui apparut avec un visage abattu et dans un état lamentable.

Il avait des chaînes de feu à la bouche ; ses vêtements n’étaient que de misérables haillons ; il était humilié au-delà de toute expression, et comme il ne pouvait parler, ses soupirs manifestaient ses tourments. On voyait sur son front et sur sa tête des taches, indices des péchés qu’il avait commis. Derrière lui suivaient des âmes qu’il avait portées au péché par ses exemples de relâchement.





Les démons l’environnaient et le tourmentaient aussi, de mille façons douloureuses et humiliantes. La bienheureuse Jeanne en fut consternée à l’excès, d’autant plus qu’elle ignorait si ce prélat était damné ou seulement en purgatoire.

Elle s’adressa à son ange gardien, qu’elle voyait toujours, mais il répondit que Dieu le lui ferait savoir en temps utile. Elle continua donc à prier de plus en plus pour cette âme infortunée. “ Seigneur, disait-elle, vous savez avec quelle dévotion ce défunt priait son patron, qu’il avait fait peindre son image, qu’il implorait ses suffrages.

Ayez égard, je vous en conjure, à ses bonnes pratiques et délivrez-le des supplices où vous me l’avez fait voir ”.

Pendant plusieurs jours, elle redit cette prière. Tout à coup, la porte de sa chambre s’ouvre, l’image du saint patron apparaît et l’âme du prélat est derrière elle.

Après avoir salué Jeanne, elle lui dit, “ Je suis l’âme de celui pour lequel vous avez tant prié. Grâce à vos prières et à celles de mon saint patron, Dieu a usé de miséricorde envers moi. Cette image m’a défendu des assauts du démon. Le Seigneur allège mes tourments; mon épreuve touche à sa fin et j’espère que vous travaillerez encore à l’abréger ! —Qu’il en soit ainsi, s’écria Jeanne, et béni soit Dieu qui vous a préservé de l’enfer ! ” Jeanne continua à prier pour lui jusqu’au moment où Dieu lui révéla qu’il était sorti du purgatoire.

C’est Jeanne elle-même qui fit le récit de ces choses à ses religieuses, afin de leur inspirer la crainte des jugements de Dieu, la dévotion aux saints, et le zèle pour le soulagement des âmes du purgatoire. Ayons, nous aussi, la crainte des jugements de Dieu, la dévotion aux saints et un grand dévouement pour les défunts.





74e APPARITION

Combien de prières, de mérites et de grâces, s’assure à lui-même, celui qui offre ses bonnes œuvres pour le soulagement des âmes du purgatoire. Il se prépare des avocates dévouées, qui lui obtiendront ce qui lui est nécessaire ici-bas, et le salut dans l’autre vie.

Les anges gardiens de ces âmes lui rendront au centuple ce qu’il aura fait pour leurs protégées. Les saints du ciel feront aussi la même chose pour lui.

Quelle récompense ne donnera pas Notre-Seigneur lui-même, à celui qui lui aide à faire entrer plus tôt au ciel, ces âmes qu’il a rachetées et qu’il aime tant.

Denis-le-Chartreux raconte que sainte Gertrude offrait toutes ses journées à Dieu, multipliait ses prières, bonnes oeuvres, aumônes, mortifications, etc., pour le soulagement des âmes du purgatoire.





Jésus-Christ lui fit plusieurs fois connaître les âmes qui en avaient le plus besoin. Alors, elle redoublait, pour elles, de prières et de pénitences. Souvent ces âmes lui apparaissaient, en quittant le purgatoire, et la comblaient de bénédictions.

Elle arriva ainsi à la vieillesse. Couchée sur son lit de mort, le démon chercha à lui faire croire qu’elle n’avait pas délivré tant d’âmes du purgatoire, que pour aller prendre leurs place, puisqu’elle leur avait donné tous ses mériter satisfactoires et n’avait rien gardé pour elle. Elle commença à se lamenter : “ Oh ! que je suis malheureuse, se disait-elle !

Dieu peu d’instants, je vais mourir, je vais rendre de toute ma vie le compte le plus rigoureux. Comment pourrais-je être délivrée du purgatoire, puisque je n’ai rien gardé de tous mes mérites ?

Mon Dieu, permettrez-vous que j’aie un long et terrible purgatoire, parce que j’aurai été trop généreuse envers les défunts ? ” Au même moment, elle voit Notre-Seigneur qui lui demande : “ Pourquoi donc es-tu si triste ?

— Seigneur, répond-elle, je crains de mourir et d’aller longtemps au lieu de l’expiation, parce que j’ai donné tous mes mérites satisfactoires aux âmes du purgatoire, comme vous le savez bien. — Ma fille, lui dit Notre-Seigneur, en souriant, afin que tu saches combien ta charité envers ces âmes m’a été agréable, je t’annonce que tu ne passeras pas par le purgatoire.





De plus, comme j’ai promis cent pour un à tous ceux qui me servent, j’augmenterai d’autant ta gloire au ciel que tu as secouru les défunts. Toutes les âmes que tu as soulagées viendront à ta rencontre et t’introduiront dans le paradis, au milieu de leurs cantiques de joie.”

La sainte ne pouvait se contenir de joie à cette divine assurance. Elle eut à peine le temps de faire connaître cette heureuse nouvelle à ses soeurs, qu’elle expira le sourire sur les lèvres, les yeux animés d’une clarté merveilleuse, comme une prédestinée qui ne doute point de son salut.

Si donc nous voulons mourir en prédestinés et être grandement soulagés en purgatoire, prions pour les pauvres défunts. C’est si facile de le faire: nous n’avons qu’à le vouloir.





75e APPARITION

De tout ce qu’on peut faire pour les âmes du purgatoire, il n’y a rien de plus efficace que la messe.

C’est la doctrine expresse de l’Église, que bien des faits miraculeux authentiques confirment. Il y avait, à Cologne, deux dominicains dont l’un était le bienheureux Suzo. Leur même goût pour la piété leur avait fait contracter une amitié intime, et ils se faisaient part des faveurs qu’ils recevaient du ciel.

C’est ainsi que le bienheureux Suzo dévoila à son ami un fait qu’il tenait caché. Un jour, il lui fit voir le nom de Jésus, qu’il avait gravé sur son coeur, avec une pointe de fer rougie au feu.

Quand ils se séparèrent, ils se promirent que le premier qui mourrait serait secouru par l’autre, une année entière, de deux messes par semaine.

Pendant plusieurs années, ils continuèrent, chacun de son côté, à servir Dieu avec la plus édifiante ferveur. Enfin, le bienheureux Suzo apprit que son ami était mort. Il avait oublié sa promesse au sujet des messes ; mais il priait beaucoup, s’imposait de grandes pénitences, sans toutefois dire ces messes promises.

Un matin, qu’il priait à la chapelle, il vit tout à coup paraître son cher ami qui, le regardant tendrement, lui reprocha son infidélité.

Le bienheureux, surpris, chercha à s’excuser de son oubli sur les nombreuses prières et bonnes œuvres qu’il avait faites pour lui. “ Oh ! non, non, mon frère, reprit le défunt; non, cela n’est rien comparé à la messe, pour éteindre les flammes qui me consument.





Je vous conjure de tenir votre promesse.

Suzo lui promit d’en dire plus qu’il n’en avait promis afin de réparer son oubli. Dès le lendemain, Suzo et plusieurs prêtres dirent la messe pour l’ami défunt et continuèrent plusieurs jours cet acte de charité. Le défunt revint, après ce temps.

La joie brillait sur son visage, une vive lumière l’environnait et il paraissait parfaitement heureux. “ Je vous remercie, mon fidèle ami, lui dit-il, de la délivrance que je vous dois. Grâce aux messes qui ont été dites pour moi, me voici sorti du purgatoire et je monte au ciel, où je verrai face à face le Dieu que nous avons adoré si souvent ensemble.

” Suzo se prosterna pour remercier Dieu de lui avoir fait comprendre l’inestimable valeur du saint sacrifice de la messe. Ayons donc une grande dévotion pour la messe, et faisons-en dire le plus souvent possible pour les pauvres âmes du purgatoire.

Nous en serons si bien récompensés.



À SUIVRE….

Merci @myriamir petit clin d'oeil @Dayna
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Re: Qu'est ce que les âmes du Purgatoire ont à nous dire?

Message par Marie du 65 le Dim 9 Avr 2017 - 13:57

Qu'est ce que les âmes du Purgatoires ont à nous dire

Partie (10)
Il ne passait jamais près d’un cimetière sans s’arrêter à prier pour les morts qui y reposaient.

   





76e, 77e et 78e Apparitions

La vraie charité est pleine de zèle pour le soulagement des âmes du purgatoire. Marie Villani, dominicaine, s’appliquait à inventer de nouvelles œuvres en faveur de ces pauvres âmes. Une veille d’Épiphanie, elle avait longtemps prié et médité la passion du Sauveur. La nuit suivante, le ciel lui montra combien cette sainte pratique lui était agréable.

Pendant sa prière, elle fut ravie en extase. Il lui sembla voir une longue procession de personnes vêtues de blanc, avec des manteaux éclatants, chacune portant un instrument de la passion de Notre-Seigneur :

Celle-ci, les cordes; cette autre, les fouets, une troisième, la colonne de la flagellation, d’autres, les épines, la croix, les clous, la lance, etc.

Arrivées à un magnifique hôtel, l’une après l’autre y venait offrir son instrument, en échange duquel elle recevait, d’une glorieuse Dame, une riche couronne d’or. Le sens de cette vision lui fut révélé. Ces personnes brillantes étaient les âmes du purgatoire, dont les insignes de la passion marquaient la délivrance, par les mérites du sang de Jésus-Christ, que les prières de Villani leur avaient appliqués.

Elle voulut consacrer, plus tard, tout le jour de la fête des Morts à la prière et à la pénitence, pour le soulagement des âmes du purgatoire, au lieu d’écrire un livre de piété, comme on le lui demandait. Notre-Seigneur lui apparut et lui ordonna d’écrire, lui promettant que chaque ligne qu’elle tracerait délivrerait une âme du purgatoire, pour ce jour-là seulement.

Aussitôt, la sainte religieuse se mit à l’ouvrage et s’efforça d’écrire beaucoup. Le démon essaya de la distraire, de l’embarrasser, de la déranger de toute façon. Malgré ces troubles, Villani s’appliqua si bien, qu’à la fin du jour, elle avait terminé son traité.

Les quatre jours suivants, elle ressentit une telle fatigue, qu’elle ne pouvait pas même remuer ses doigts. Elle offrait ses nouvelles souffrances pour ses chères âmes. Sa grande charité envers les défunts ne se bornait pas aux prières, aux jeûnes et autres pénitences ; elle désira même souffrir une partie du feu qui les consumait.

Comme elle priait un jour à cette intention, elle fut ravie en extase et conduite en purgatoire, où elle vit, parmi tant d’infortunés, un malheureux plus tourmenté que les autres, par des flammes horribles, qui l’enveloppaient de la tête aux pieds.



Touchée de compassion, elle s’approcha de lui et demanda pourquoi il était tourmenté si cruellement et s’il était quelquefois soulagé: “ Je suis ici, répondit-il, depuis bien longtemps, effroyablement puni pour mes vanités et mon luxe scandaleux.

Je n’ai jamais obtenu le moindre soulagement, parce que le Seigneur a permis que je fusse oublié de mes enfants, de tous mes parents et amis ; Ils ne font pour moi aucune prière.

Quand j’étais sur la terre, je ne songeais qu’aux toilettes, au luxe, aux fêtes et aux plaisirs ; je ne m’occupais ni de Dieu, ni de mes devoirs. Mes seules occupations sérieuses étaient d’augmenter les honneurs et les richesses des miens.



J’en suis bien puni, puisqu’ils ne m’accordent pas même la moindre prière.” La religieuse, touchée d’une douloureuse compassion, pria ce défunt de lui faire sentir quelque chose de ce qu’il endurait. A l’instant même, il lui sembla qu’on la touchait au front avec un doigt de feu, et la douleur qu’elle en éprouva fut si vive, qu’elle la fit revenir de son extase.

Or, cette marque lui resta au front, profondément gravée, et lui causa sans cesse d’insupportables douleurs. Villani offrait ces cruelles souffrances et ses  prières incessantes pour l’âme de ce pauvre défunt.



Deux mois après, il lui apparut et lui dit qu’il était délivré, par son intercession, et qu’il montait au ciel. A l’instant même, la brûlure du front s’effaça pour toujours. Puisque le luxe et la vanité sont si cruellement punis, mieux vaut ne pas se laisser aller à ces défauts. Évitons-les donc avec soin et nous ne le regretterons jamais.






79e APPARITION

Saint Thomas d’Aquin et beaucoup d’autres Pères de l’Église ont regardé comme une figure de la sainte Eucharistie, l’arbre de vie planté au milieu du ciel et dont parle S. Jean, dans l’Apocalypse.

Cet arbre donnait des fruits à tous les mois ; ses feuilles même étaient utiles au salut des nations. “ De même que la corruption et la mort nous sont venues de l’arbre de la science du bien et du mal, dit S. Thomas, de même aussi la justification et la vie doivent commencer en nous par une nourriture sainte, celle de l’arbre de vie, qui est le corps du Seigneur, dans l’Eucharistie.



Le Pape Adrien VI nous dit que quiconque prie pour les âmes du purgatoire, à plus forte raison communie pour elles, les oblige à lui rendre des services égaux. Les communions pour les morts sont très agréables à Dieu, comme l’enseignent les saints et diverses apparitions miraculeuses. L’Archange S. Michel s’est plusieurs fois montré assistant aux communions pour les défunts.

En 1615, comme une communion générale se faisait pour les morts, dans l’église de Sainte-Marie au-delà du Tibre, à Rome, une foule de peuple y accourut. Il s’y trouvait un étranger qui visitait les monuments de la ville. Cet homme se promenant en face de l’église, en vit sortir un pauvre qui lui demanda l’aumône, pour l’amour de Dieu. Il la lui refusa. Mais le pauvre fit cette demande jusqu’à trois fois. Il reçut enfin une pièce de monnaie.

Alors, ce pauvre mendiant, changeant ses prières en des paroles de maître, lui dit : “ Gardez votre argent. Je n’en ai pas besoin, tandis que vous avez grand besoin, vous, de la divine miséricorde pour vous convertir et changer de vie ; car vous êtes un pécheur bien coupable. Sachez que je suis venu du mont Gargan, pour assister à la communion pour les morts, qui se fait dans cette église, avec le dessein de vous avertir de changer de vie.

Voici vingt ans que vous menez une existence déplorable, excitant contre vous la divine justice, sans qu’une seule confession vous ait lavé de toutes vos souillures. Hâtez-vous de faire pénitence. L’épée du souverain juge est déjà suspendue sur votre tête, et elle tirera vengeance de tant de crimes.

” Le pécheur, à ce discours, demeura tout interdit. Son étonnement fut bien plus grand encore, quand il vit ce pauvre disparaître comme une nuée qui se dissipe.



La grâce agissant en lui, il alla se confesser ; car il ne doutait pas que ce ne fut une des âmes délivrées par les communions qui se faisaient alors, qui était venue le convertir. Le mont Gargan est célèbre par une apparition de l’archange S. Michel, auquel on y a élevé une magnifique église.

Quelques-uns ont pensé que ce mendiant, qui disait venir du mont Gargan, n’était autre que l’archange lui-même.

Quoi qu’il en soit, la conversion de ce pécheur, par un tel miracle, au même moment où l’on priait et communiait pour les âmes du purgatoire, montre que cette dévotion est sainte et qu’elle profite aux vivants comme aux morts. Communions donc très souvent pour les défunts.

Nous en retirerons un double profit : les mérites, les grâces de cette sainte action, et la protection des pauvres âmes que nous aurons secourues.






80e APPARITION

Pardonner une offense reçue pour l’amour des âmes du purgatoire est très efficace pour les soulager.

A Bologne, Italie, une veuve noble avait un fils unique, qu’elle aimait tendrement. Cet enfant avait coutume de jouer sur la place publique avec ceux de son âge. Un jour, un étranger, qui passait par là, troubla ses jeux avec un mauvais vouloir évident.

L’enfant lui cria de rester tranquille.

L’inconnu tire aussitôt son épée et la lui passe à travers le corps. Il n’eut pas plutôt accompli ce crime, qu’il fut saisi de crainte, et, son épée sanglante à la main, se mit à courir jusqu’à ce que, voyant une porte ouverte, il se précipita dans cette maison pour s’y cacher. C’était la maison de l’enfant assassiné.

Il monte rapidement l’escalier, et arrive dans l’appartement de la noble veuve, qu’il ne connaissait pas. A la vue de cet homme, de cette épée couverte de sang, elle demeure interdite. Entendant l’étranger lui demander, au nom de Dieu, asile contre ceux qui le poursuivaient, elle l’enferma dans une cachette en promettant de ne le point livrer.

Cependant, les officiers de la justice l’ayant vu entrer dans cette maison, ils y pénétrèrent bientôt, le cherchèrent dans tous les coins, sans le trouver. Comme ils allaient sortir, ils demandèrent à la dame si elle savait que c’était son fils qui avait été tué par cet assassin ? A ces paroles, la mère tombe évanouie.



Quand elle revint à elle, on crut qu’il serait impossible de la sauver, tant ce coup l’avait frappée au vif. Mais bientôt une grande énergie s’empara d’elle, et, s’en remettant à la Providence, elle pardonna ce si cruelle injure. Bien plus, elle résolut de faire le bien pour le mal et d’agir envers le meurtrier de son fils comme elle aurait agi pour son fils lui-même.

Sans tarder, elle va le trouver, dans sa cachette, ne lui fait pas un reproche, lui remet une bourse, avec un cheval  qu’elle avait fait seller et l’engage à se soustraire, par la fuite, aux recherches de la police. Ensuite, cette pauvre mère, toute à sa douleur, se retira dans sa chambre, devant une image de Notre-Seigneur, et y pria pour son cher défunt.

A l’instant, celui-ci se fit voir à elle, brillant comme un soleil, le visage heureux, et lui dit : “ Bonne nouvelle, chère mère ! Séchez vos larmes ; il ne faut point me plaindre, mais envier mon sort. La générosité chrétienne dont vous avez fait preuve envers mon assassin m’a tiré immédiatement du purgatoire.

La justice divine m’avait condamné à de longues années de souffrances pour mes fautes ; mais votre pardon a terminé, en un instant, mon expiation, et je suis auprès de mon Dieu, où je resterai pendant l’éternité.”

Puis il disparut, laissant sa mère heureuse d’une si bonne nouvelle, pour elle. Sachons donc, nous aussi, pardonner les torts qui nous sont faits, puisque cela est si méritoire et plaît tant au bon Dieu. Les mérites ne valent-ils pas mieux que les vengeances ?







81e APPARITION

On ne saurait jamais trop proclamer la valeur de la messe pour le soulagement des âmes du purgatoire.

Dans le monastère de Clairvaux, gouverné par S. Bernard, vivait un religieux peu observateur de la règle et qui voulait retourner dans le monde. Ce religieux mourut.

On chantait son service, lorsqu’un vieux religieux, d’une grande sainteté, vit une troupe de démons qui disaient que, jusque-là, ils n’avaient pu entraîner en enfer un seul religieux de ce monastère; mais qu’ils auraient l’âme de celui dont on faisait la sépulture. La nuit suivante, le saint vieillard vit le défunt en songe. Il lui apparut le visage abattu, poussant de tristes soupirs.

“ Vous avez eu connaissance, hier, lui dit-il, de mon supplice et de la joie des démons : voyez maintenant les tortures auxquelles je suis soumis, par la justice divine, pour les péchés que je n’ai pas expiés sur la terre.” Il le conduisit en esprit à un puits large et profond :

“ Voici, ajouta-t-il, où les démons, pleins de rage, me précipitent continuellement ; ils m’en retirent pour m’y jeter de nouveau, sans me laisser un instant de repos.”

Le bon religieux fut saisi de tristesse. De grand matin, il alla tout raconter à S. Bernard, qui avait eu une apparition semblable.

Le saint abbé assembla ses religieux et leur apprit ce qu’il avait vu et leur recommanda de se tenir en garde contre les pièges du démon.



Il leur demanda, pour cette âme infortunée, des prières, des jeûnes, surtout le saint sacrifice de la messe. On s’y mit le jour même, et plusieurs messes furent dites. Peu de jours après, le vieillard vit de nouveau le défunt, mais tout différent, cette fois.

Il était joyeux et tout resplendissant de lumière. Il dit qu’il était très heureux, grâce à la bonté de Dieu et à la charité de ses confrères. Interrogé sur l’œuvre  d’expiation qui l’avait le plus soulagé, il prit le vieux moine par la main et le conduisit à l’église, où se célébrait une messe.

“ Voici, dit-il, le plus grand prix de ma rançon, ce qui a le mieux opéré ma délivrance; c’est cette hostie salutaire qui efface les péchés du monde. Rien autre chose que le coeur endurci de l’homme ne résiste à la vertu de ce divin sacrifice.

” Cette dernière vision fut annoncée à tous les religieux, auxquels elle donna une dévotion encore plus grande envers le saint sacrifice de la messe. Comprenons nous-mêmes la valeur infinie de ce divin sacrifice ; assistons-y le plus souvent possible, toujours avec la plus grande piété, et nous en serons très heureux à la mort.





82e APPARITION



Personne, sur terre, ne peut être aussi reconnaissant pour les bienfaits reçus que les âmes du purgatoire. En Bretagne, France, un homme menait une vie fort pieuse. Il se faisait remarquer par une grande charité envers les défunts, pour lesquels il priait, faisait des aumônes et des pénitences.

Il ne passait jamais près d’un cimetière sans s’arrêter à prier pour les morts qui y reposaient. Dieu fit connaître combien ce zèle lui était agréable, par une grande merveille.

Ce bon chrétien tomba gravement malade; et aussitôt, il fit prier le prêtre de lui apporter le Saint-Viatique, afin d’accroître encore plus ses mérites et de mieux résister aux derniers et terribles assauts du démon. La cérémonie se termina par les prières des agonisants, parce que le mal empirait ; puis le prêtre se retira.

Mais, en arrivant au cimetière, il se sent arrêté par une force invincible, qui l’empêche de faire un pas de plus. Étonné, effrayé, il regarde autour de lui et aperçoit la porte de l’église ouverte, bien qu’il fût certain de l’avoir fermée à double tour, en partant; car c’était durant la nuit. Pendant qu’il se demandait ce que cela signifiait, il entendit sortir du sanctuaire une voix qui criait : “

Ossements des morts, écoutez la parole du Seigneur ; ô morts, levez-vous, venez tous, vous qui êtes admis dans les splendeurs du ciel, prier ensemble pour votre bienfaiteur, qui vient de mourir.



La reconnaissance le demande et nous ne pourrions lui en témoigner assez pour tout le bien que sa piété généreuse nous a fait, à nous surtout, qui attendons dans ce cimetière la résurrection générale.

Aussitôt, un fracas épouvantable eut lieu autour du prêtre étonné ; il lui semblait que les ossements sortaient des tombeaux, se réunissaient formaient d’innombrables corps ressuscités.

En même temps, l’église paraissait illuminée. Les morts s’y assemblèrent et commencèrent, d’une voix céleste, à chanter l’office des défunts, qu’ils achevèrent avec solennité.

Quand il fut fini, la même voix qui avait appelé les morts, leur ordonna de retourner dans leur demeure funèbre; ce qui se fit, pendant que toutes les lumières de l’église s’éteignirent seules et d’un même coup. Le prêtre, qui était demeuré comme cloué à sa place, osant à peine respirer, put alors rentrer librement dans l’église et mettre le ciboire dans le tabernacle ; puis il courut raconter sa vision au curé de la paroisse, aussi émerveillé que lui, mais qui doutait de la réalité d’un tel prodige.



Au moment où il disait qu’il faudrait savoir si le malade était mort, ce qui était peu probable, on frappa à la porte et un messager vint apporter la nouvelle du décès, qui avait eu lieu à l’heure même de la vision.

L’impression du prêtre fut si forte, qu’il alla se consacrer à Dieu dans le monastère de Saint-Martin, à Tours, où tout le reste de sa vie fut employé à prier pour les morts, assuré qu’à leur tour, ils ne l’abandonneraient pas, au jour du jugement. Prions beaucoup, nous aussi, pour les âmes du purgatoire, et nous serons très heureux de recevoir leur protection, quand nous gémirons dans les feux de l’expiation.


À SUIVRE….

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Re: Qu'est ce que les âmes du Purgatoire ont à nous dire?

Message par Marie du 65 le Lun 24 Avr 2017 - 9:35

Qu'est ce que les âmes du Purgatoires ont à nous dire
Partie (10)

Il se sent arrêté par une force invincible, qui l’empêche de faire un pas de plus.
     




76e, 77e et 78e Apparitions

La vraie charité est pleine de zèle pour le soulagement des âmes du purgatoire. Marie Villani, dominicaine, (stigmatisés du 17 ème siècle) s’appliquait à inventer de nouvelles œuvres en faveur de ces pauvres âmes. Une veille d’Épiphanie, elle avait longtemps prié et médité la passion du Sauveur. La nuit suivante, le ciel lui montra combien cette sainte pratique lui était agréable.

Pendant sa prière, elle fut ravie en extase. Il lui sembla voir une longue procession de personnes vêtues de blanc, avec des manteaux éclatants, chacune portant un instrument de la passion de Notre-Seigneur :

Celle-ci, les cordes; cette autre, les fouets, une troisième, la colonne de la flagellation, d’autres, les épines, la croix, les clous, la lance, etc.





Arrivées à un magnifique hôtel, l’une après l’autre y venait offrir son instrument, en échange duquel elle recevait, d’une glorieuse Dame, une riche couronne d’or. Le sens de cette vision lui fut révélé. Ces personnes brillantes étaient les âmes du purgatoire, dont les insignes de la passion marquaient la délivrance, par les mérites du sang de Jésus-Christ, que les prières de Villani leur avaient appliqués.

Elle voulut consacrer, plus tard, tout le jour de la fête des Morts à la prière et à la pénitence, pour le soulagement des âmes du purgatoire, au lieu d’écrire un livre de piété, comme on le lui demandait. Notre-Seigneur lui apparut et lui ordonna d’écrire, lui promettant que chaque ligne qu’elle tracerait délivrerait une âme du purgatoire, pour ce jour-là seulement.





Aussitôt, la sainte religieuse se mit à l’ouvrage et s’efforça d’écrire beaucoup. Le démon essaya de la distraire, de l’embarrasser, de la déranger de toute façon. Malgré ces troubles, Villani s’appliqua si bien, qu’à la fin du jour, elle avait terminé son traité.

Les quatre jours suivants, elle ressentit une telle fatigue, qu’elle ne pouvait pas même remuer ses doigts. Elle offrait ses nouvelles souffrances pour ses chères âmes. Sa grande charité envers les défunts ne se bornait pas aux prières, aux jeûnes et autres pénitences ; elle désira même souffrir une partie du feu qui les consumait.

Comme elle priait un jour à cette intention, elle fut ravie en extase et conduite en purgatoire, où elle vit, parmi tant d’infortunés, un malheureux plus tourmenté que les autres, par des flammes horribles, qui l’enveloppaient de la tête aux pieds.

Touchée de compassion, elle s’approcha de lui et demanda pourquoi il était tourmenté si cruellement et s’il était quelquefois soulagé: “ Je suis ici, répondit-il, depuis bien longtemps, effroyablement puni pour mes vanités et mon luxe scandaleux.

Je n’ai jamais obtenu le moindre soulagement, parce que le Seigneur a permis que je fusse oublié de mes enfants, de tous mes parents et amis ; Ils ne font pour moi aucune prière.

Quand j’étais sur la terre, je ne songeais qu’aux toilettes, au luxe, aux fêtes et aux plaisirs ; je ne m’occupais ni de Dieu, ni de mes devoirs. Mes seules occupations sérieuses étaient d’augmenter les honneurs et les richesses des miens.

J’en suis bien puni, puisqu’ils ne m’accordent pas même la moindre prière.” La religieuse, touchée d’une douloureuse compassion, pria ce défunt de lui faire sentir quelque chose de ce qu’il endurait. A l’instant même, il lui sembla qu’on la touchait au front avec un doigt de feu, et la douleur qu’elle en éprouva fut si vive, qu’elle la fit revenir de son extase.

Or, cette marque lui resta au front, profondément gravée, et lui causa sans cesse d’insupportables douleurs. Villani offrait ces cruelles souffrances et ses  prières incessantes pour l’âme de ce pauvre défunt.

Deux mois après, il lui apparut et lui dit qu’il était délivré, par son intercession, et qu’il montait au ciel. A l’instant même, la brûlure du front s’effaça pour toujours. Puisque le luxe et la vanité sont si cruellement punis, mieux vaut ne pas se laisser aller à ces défauts. Évitons-les donc avec soin et nous ne le regretterons jamais.





79e APPARITION

Saint Thomas d’Aquin et beaucoup d’autres Pères de l’Église ont regardé comme une figure de la sainte Eucharistie, l’arbre de vie planté au milieu du ciel et dont parle S. Jean, dans l’Apocalypse.

Cet arbre donnait des fruits à tous les mois ; ses feuilles même étaient utiles au salut des nations. “ De même que la corruption et la mort nous sont venues de l’arbre de la science du bien et du mal, dit S. Thomas, de même aussi la justification et la vie doivent commencer en nous par une nourriture sainte, celle de l’arbre de vie, qui est le corps du Seigneur, dans l’Eucharistie.

Le Pape Adrien VI nous dit que quiconque prie pour les âmes du purgatoire, à plus forte raison communie pour elles, les oblige à lui rendre des services égaux. Les communions pour les morts sont très agréables à Dieu, comme l’enseignent les saints et diverses apparitions miraculeuses. L’Archange S. Michel s’est plusieurs fois montré assistant aux communions pour les défunts.





En 1615, comme une communion générale se faisait pour les morts, dans l’église de Sainte-Marie au-delà du Tibre, à Rome, une foule de peuple y accourut. Il s’y trouvait un étranger qui visitait les monuments de la ville. Cet homme se promenant en face de l’église, en vit sortir un pauvre qui lui demanda l’aumône, pour l’amour de Dieu. Il la lui refusa. Mais le pauvre fit cette demande jusqu’à trois fois. Il reçut enfin une pièce de monnaie.

Alors, ce pauvre mendiant, changeant ses prières en des paroles de maître, lui dit : “ Gardez votre argent. Je n’en ai pas besoin, tandis que vous avez grand besoin, vous, de la divine miséricorde pour vous convertir et changer de vie ; car vous êtes un pécheur bien coupable. Sachez que je suis venu du mont Gargan, pour assister à la communion pour les morts, qui se fait dans cette église, avec le dessein de vous avertir de changer de vie.

Voici vingt ans que vous menez une existence déplorable, excitant contre vous la divine justice, sans qu’une seule confession vous ait lavé de toutes vos souillures. Hâtez-vous de faire pénitence. L’épée du souverain juge est déjà suspendue sur votre tête, et elle tirera vengeance de tant de crimes.

” Le pécheur, à ce discours, demeura tout interdit. Son étonnement fut bien plus grand encore, quand il vit ce pauvre disparaître comme une nuée qui se dissipe.

La grâce agissant en lui, il alla se confesser ; car il ne doutait pas que ce ne fut une des âmes délivrées par les communions qui se faisaient alors, qui était venue le convertir. Le mont Gargan est célèbre par une apparition de l’archange S. Michel, auquel on y a élevé une magnifique église.





Quelques-uns ont pensé que ce mendiant, qui disait venir du mont Gargan, n’était autre que l’archange lui-même.

Quoi qu’il en soit, la conversion de ce pécheur, par un tel miracle, au même moment où l’on priait et communiait pour les âmes du purgatoire, montre que cette dévotion est sainte et qu’elle profite aux vivants comme aux morts. Communions donc très souvent pour les défunts.

Nous en retirerons un double profit : les mérites, les grâces de cette sainte action, et la protection des pauvres âmes que nous aurons secourues.





80e APPARITION

Pardonner une offense reçue pour l’amour des âmes du purgatoire est très efficace pour les soulager.

A Bologne, Italie, une veuve noble avait un fils unique, qu’elle aimait tendrement. Cet enfant avait coutume de jouer sur la place publique avec ceux de son âge. Un jour, un étranger, qui passait par là, troubla ses jeux avec un mauvais vouloir évident.

L’enfant lui cria de rester tranquille.

L’inconnu tire aussitôt son épée et la lui passe à travers le corps. Il n’eut pas plutôt accompli ce crime, qu’il fut saisi de crainte, et, son épée sanglante à la main, se mit à courir jusqu’à ce que, voyant une porte ouverte, il se précipita dans cette maison pour s’y cacher. C’était la maison de l’enfant assassiné.

Il monte rapidement l’escalier, et arrive dans l’appartement de la noble veuve, qu’il ne connaissait pas. A la vue de cet homme, de cette épée couverte de sang, elle demeure interdite. Entendant l’étranger lui demander, au nom de Dieu, asile contre ceux qui le poursuivaient, elle l’enferma dans une cachette en promettant de ne le point livrer.

Cependant, les officiers de la justice l’ayant vu entrer dans cette maison, ils y pénétrèrent bientôt, le cherchèrent dans tous les coins, sans le trouver. Comme ils allaient sortir, ils demandèrent à la dame si elle savait que c’était son fils qui avait été tué par cet assassin ? A ces paroles, la mère tombe évanouie.

Quand elle revint à elle, on crut qu’il serait impossible de la sauver, tant ce coup l’avait frappée au vif. Mais bientôt une grande énergie s’empara d’elle, et, s’en remettant à la Providence, elle pardonna ce si cruelle injure. Bien plus, elle résolut de faire le bien pour le mal et d’agir envers le meurtrier de son fils comme elle aurait agi pour son fils lui-même.

Sans tarder, elle va le trouver, dans sa cachette, ne lui fait pas un reproche, lui remet une bourse, avec un cheval  qu’elle avait fait seller et l’engage à se soustraire, par la fuite, aux recherches de la police. Ensuite, cette pauvre mère, toute à sa douleur, se retira dans sa chambre, devant une image de Notre-Seigneur, et y pria pour son cher défunt.

A l’instant, celui-ci se fit voir à elle, brillant comme un soleil, le visage heureux, et lui dit : “ Bonne nouvelle, chère mère ! Séchez vos larmes ; il ne faut point me plaindre, mais envier mon sort. La générosité chrétienne dont vous avez fait preuve envers mon assassin m’a tiré immédiatement du purgatoire.

La Justice Divine m’avait condamné à de longues années de souffrances pour mes fautes ; mais votre pardon a terminé, en un instant, mon expiation, et je suis auprès de mon Dieu, où je resterai pendant l’éternité.”

Puis il disparut, laissant sa mère heureuse d’une si bonne nouvelle, pour elle. Sachons donc, nous aussi, pardonner les torts qui nous sont faits, puisque cela est si méritoire et plaît tant au bon Dieu. Les mérites ne valent-ils pas mieux que les vengeances ?










81e APPARITION

On ne saurait jamais trop proclamer la valeur de la messe pour le soulagement des âmes du purgatoire.

Dans le monastère de Clairvaux, gouverné par S. Bernard, vivait un religieux peu observateur de la règle et qui voulait retourner dans le monde. Ce religieux mourut.

On chantait son service, lorsqu’un vieux religieux, d’une grande sainteté, vit une troupe de démons qui disaient que, jusque-là, ils n’avaient pu entraîner en enfer un seul religieux de ce monastère; mais qu’ils auraient l’âme de celui dont on faisait la sépulture. La nuit suivante, le saint vieillard vit le défunt en songe. Il lui apparut le visage abattu, poussant de tristes soupirs.

“ Vous avez eu connaissance, hier, lui dit-il, de mon supplice et de la joie des démons : voyez maintenant les tortures auxquelles je suis soumis, par la justice divine, pour les péchés que je n’ai pas expiés sur la terre.” Il le conduisit en esprit à un puits large et profond :

“ Voici, ajouta-t-il, où les démons, pleins de rage, me précipitent continuellement ; ils m’en retirent pour m’y jeter de nouveau, sans me laisser un instant de repos.”

Le bon religieux fut saisi de tristesse. De grand matin, il alla tout raconter à S. Bernard, qui avait eu une apparition semblable.

Le saint abbé assembla ses religieux et leur apprit ce qu’il avait vu et leur recommanda de se tenir en garde contre les pièges du démon.

Il leur demanda, pour cette âme infortunée, des prières, des jeûnes, surtout le saint sacrifice de la messe. On s’y mit le jour même, et plusieurs messes furent dites. Peu de jours après, le vieillard vit de nouveau le défunt, mais tout différent, cette fois.





Il était joyeux et tout resplendissant de lumière. Il dit qu’il était très heureux, grâce à la bonté de Dieu et à la charité de ses confrères. Interrogé sur l’œuvre  d’expiation qui l’avait le plus soulagé, il prit le vieux moine par la main et le conduisit à l’église, où se célébrait une messe.

“ Voici, dit-il, le plus grand prix de ma rançon, ce qui a le mieux opéré ma délivrance; c’est cette hostie salutaire qui efface les péchés du monde. Rien autre chose que le coeur endurci de l’homme ne résiste à la vertu de ce divin sacrifice.

” Cette dernière vision fut annoncée à tous les religieux, auxquels elle donna une dévotion encore plus grande envers le saint sacrifice de la messe. Comprenons nous-mêmes la valeur infinie de ce divin sacrifice ; assistons-y le plus souvent possible, toujours avec la plus grande piété, et nous en serons très heureux à la mort.





82e APPARITION

Personne, sur terre, ne peut être aussi reconnaissant pour les bienfaits reçus que les âmes du purgatoire. En Bretagne, France, un homme menait une vie fort pieuse. Il se faisait remarquer par une grande charité envers les défunts, pour lesquels il priait, faisait des aumônes et des pénitences.

Il ne passait jamais près d’un cimetière sans s’arrêter à prier pour les morts qui y reposaient. Dieu fit connaître combien ce zèle lui était agréable, par une grande merveille.

Ce bon chrétien tomba gravement malade; et aussitôt, il fit prier le prêtre de lui apporter le Saint-Viatique, afin d’accroître encore plus ses mérites et de mieux résister aux derniers et terribles assauts du démon. La cérémonie se termina par les prières des agonisants, parce que le mal empirait ; puis le prêtre se retira.

Mais, en arrivant au cimetière, il se sent arrêté par une force invincible, qui l’empêche de faire un pas de plus. Étonné, effrayé, il regarde autour de lui et aperçoit la porte de l’église ouverte, bien qu’il fût certain de l’avoir fermée à double tour, en partant; car c’était durant la nuit. Pendant qu’il se demandait ce que cela signifiait, il entendit sortir du sanctuaire une voix qui criait : “

Ossements des morts, écoutez la parole du Seigneur ; Ô morts, levez-vous, venez tous, vous qui êtes admis dans les splendeurs du ciel, prier ensemble pour votre bienfaiteur, qui vient de mourir.

La reconnaissance le demande et nous ne pourrions lui en témoigner assez pour tout le bien que sa piété généreuse nous a fait, à nous surtout, qui attendons dans ce cimetière la résurrection générale.

Aussitôt, un fracas épouvantable eut lieu autour du prêtre étonné ; il lui semblait que les ossements sortaient des tombeaux, se réunissaient formaient d’innombrables corps ressuscités.

En même temps, l’église paraissait illuminée. Les morts s’y assemblèrent et commencèrent, d’une voix céleste, à chanter l’office des défunts, qu’ils achevèrent avec solennité.





Quand il fut fini, la même voix qui avait appelé les morts, leur ordonna de retourner dans leur demeure funèbre; ce qui se fit, pendant que toutes les lumières de l’église s’éteignirent seules et d’un même coup. Le prêtre, qui était demeuré comme cloué à sa place, osant à peine respirer, put alors rentrer librement dans l’église et mettre le ciboire dans le tabernacle ; puis il courut raconter sa vision au curé de la paroisse, aussi émerveillé que lui, mais qui doutait de la réalité d’un tel prodige.

Au moment où il disait qu’il faudrait savoir si le malade était mort, ce qui était peu probable, on frappa à la porte et un messager vint apporter la nouvelle du décès, qui avait eu    lieu à l’heure même de la vision.

L’impression du prêtre fut si forte, qu’il alla se consacrer à Dieu dans le monastère de Saint-Martin, à Tours, où tout le reste de sa vie fut employé à prier pour les morts, assuré qu’à leur tour, ils ne l’abandonneraient pas, au jour du jugement. Prions beaucoup, nous aussi, pour les âmes du purgatoire, et nous serons très heureux de recevoir leur protection, quand nous gémirons dans les feux de l’expiation.





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Re: Qu'est ce que les âmes du Purgatoire ont à nous dire?

Message par Marie du 65 le Sam 20 Mai 2017 - 11:30

Qu’est-ce que Les Âmes du Purgatoire ont à nous dire ? Partie (11)

   





83e APPARITION

—L’empereur Maurice entendit Notre-Seigneur lui demander s’il préférait souffrir ici-bas ou aller en purgatoire. Il répondit : “ Ici-bas, Seigneur! j’aime mieux souffrir ici-bas ! ” Un Père. Franciscain ne fut pas aussi avisé. Un ange lui dit de choisir entre une longue maladie ou un très court purgatoire. “ O mon Dieu, dit-il, par pitié, appelez-moi hors de ce monde ; secourez votre malheureux serviteur.

—Je ne trouve de repos ni le jour, ni la nuit, tant sont cruelles les douleurs qui me tourmentent ; elles augmentent sans cesse ; je n’ai plus la force de les supporter.

” Alors l’ange, descendu du ciel pour le fortifier, lui dit : “ Vos prières ont été entendues : Dieu vous permet de décider vous-même votre sort. Si vous acceptez de continuer à souffrir en ce monde, vous avez encore une année de maladie, après laquelle vous monterez au ciel ; si vous préférez mourir, vous serez trois jours au purgatoire, pour achever d’expier vos fautes : choisissez librement ”.

—Le pauvre religieux, fatigué de ses souffrances présentes, qui lui paraissaient insupportables, et ne songeant point assez à ce qui l’attendait au purgatoire, répondit : “ J’aime mieux mourir, au risque d’être tourmenté dans le purgatoire non pas seulement trois jours, mais autant qu’il plaira à Dieu ; car ma vie présente est une mort de chaque minute, et je ne pense pas qu’il y ait rien d’aussi dur en purgatoire.

— Eh bien ! répondit l’ange, il sera fait comme vous le souhaitez. Vous mourrez aujourd’hui ; recevez donc les sacrements au plus tôt Le malade raconta sa vision, reçut les sacrements, expira, et son âme fut portée au purgatoire. A peu près au bout d’une journée, l’ange alla le visiter et lui demanda s’il se trouvait plus mal que sur la terre.

«  Oh ! Combien j’ai été aveugle, répondit l’âme ; mais combien aussi, vous avez été cruel, vous qui m’aviez parlé de trois jours et qui me laissez ici pendant des centaines d’années ! —-



—Eh quoi ! répondit l’ange, est-ce donc ainsi qu’une âme infortunée peut tomber dans l’erreur ? Il n’y a pas vingt-quatre heures que vous êtes dans le purgatoire et vous vous lamentez de la sorte, et vous m’accusez de vous avoir trompé !

—C’est la rigueur des tourments qui vous trompe ainsi. Un instant vous paraît un siècle. Il n’y a pas encore un jour que vous souffrez ; votre corps n’est pas encore en terre. Toutefois, si vous voulez retourner sur la terre, souffrir votre année de maladie, Dieu y consent. — Oh oui ! s’écria l’âme, avec joie, je vous le demande en grâce.

—Plutôt deux, trois, quatre années des plus terribles maladies, qu’une seule heure de purgatoire ! ” L’ange, alors, reporta l’âme dans son corps, qui ressuscita, à la vue de la communauté, saisie d’étonnement. Dès que le ressuscité pût parler, il raconta tout ce qui lui était arrivé, et exhorta ses frères à faire une plus rigoureuse pénitence, afin d’échapper aux terribles tourments des moindres péchés. Il supporta avec joie les diverses souffrances de son ancienne maladie. Au bout d’un an, il mourut, et monta sans doute tout droit au ciel.

Augustin a donc raison de dire qu’un seul jour de purgatoire est pire que mille ans de supplices ici-bas, et que le feu y est plus insupportable que tout ce qu’on peut souffrir sur terre. Comment pouvons-nous donc multiplier sans cesse nos péchés et ne pas songer à les expier? Si l’on se donnait la peine de les expier, on n’en ferait pas autant : ceci est certain.
84e APPARITION







—Plutôt que de s’exposer à offenser Dieu, en continuant à vivre, il vaudrait mieux mourir, même avec la certitude de beaucoup souffrir en purgatoire. Voici, comme preuve de cette vérité, un miracle opéré dans la ville de Cracovie, vers l’an 1070. S. Stanislas, évêque de cette ville, avait acheté d’un paysan, nommé Pierre, un terrain pour son église, et l’avait payé sans exiger de reçu en forme.

Depuis trois ans le vendeur était mort, et ses héritiers, voyant que le roi Boleslas, prince injuste et cruel, était fort irrité contre le saint, à cause des remontrances qu’il lui faisait sur sa conduite scandaleuse, accusèrent l’évêque d’avoir volé ce terrain.

—Le roi en fut heureux, et condamna l’évêque à payer de nouveau ce qui lui appartenait. S. Stanislas, inspiré de Dieu, déclara que s’il ne pouvait avoir justice des vivants, il l’aurait par le témoignage des morts. Il demanda donc au roi trois jours de délai, afin d’avoir le témoignage du vendeur, Pierre.

—Le roi accorda ce délai, en se moquant de l’évêque, sachant bien que ce Pierre était mort depuis plusieurs années. Stanislas retourna dans sa maison, et invita ses prêtres à prier et à jeûner, durant ces trois jours, afin d’obtenir que Dieu prenne cette cause en main.







—Le troisième jour, après avoir célébré une messe solennelle, gardant ses ornements pontificaux, il se mit en marche vers le cimetière, suivi des prêtres et du peuple.

—Arrivé près de la tombe, il ordonne de creuser et d’ouvrir le cercueil. Il ne contenait plus que des ossements sans forme. Alors, l’évêque s’agenouille et conjure le Seigneur de faire un miracle devant la foule, pour la glorification de son saint Nom, et le triomphe de la vérité ; puis, touchant de sa crosse, ces restes inanimés, il leur dit : “Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur Dieu ! Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, animez-vous et venez rendre témoignage à la vérité.



” Aussitôt, ces os s’agitent, leur poussière se change en chair ; le mort se dresse sur ses pieds, et sortant du tombeau, s’avance vers le pontife, qui le conduit à l’église d’abord, au milieu du peuple, pour remercier Dieu, puis au tribunal. Le roi, les princes, les magistrats s’y trouvaient. On annonce que Stanislas arrive avec le clergé, le peuple et Pierre ressuscité.

—Le roi n’en veut rien croire ; mais il fallut bien se rendre à l’évidence, lorsque le prélat entra dans la salle, s’arrêta en face du trône et parla ainsi “ Je vous amène, sire, l’homme qui m’a vendu cette terre. Interrogez-le, il parlera lui-même; il vous dira si j’ai acheté son terrain et si je l’ai payé.



—Dieu l’envoie confondre l’imposture de ses neveux.” Pierre, élevant la voix, attesta qu’il avait vendu cette terre au prélat, et qu’elle lui avait été payée. Il dit ensuite à ses trois neveux, Pierre, Jacques et Stanislas, qui étaient présents, qu’ils n’avaient aucun droit sur ce terrain, et il les menaça d’une mort malheureuse avant peu, s’ils ne cessaient de vouloir obtenir ce qui ne leur appartenait pas.

—La stupéfaction de l’assistance ne se peut rendre ; tous restaient cloués où ils étaient, par la terreur. L’évêque, alors, demanda au ressuscité s’il désirait vivre encore quelques années.

—Mais il répondit qu’il préférait mourir tout de suite, plutôt que de rester dans une vie si misérable, et si dangereuse pour offenser Dieu. Il déclara que son âme était encore dans le purgatoire et que, malgré les horribles supplices auxquels il allait être rendu, il les préférait au danger de déplaire à Dieu ici-bas. Il pria le saint et la foule d’intercéder pour lui, puis tous l’accompagnèrent au cimetière où on pria pour lui, pendant qu’il descendait dans la fosse et s’y couchait.



—Ses ossements se séparèrent de nouveau, la chair tomba en poussière, et l’on ne vit plus que les restes informes qu’on avait trouvés quelques heures auparavant.

→Combien ne sommes-nous pas insensés de tant nous attacher à cette vie, à ses faux plaisirs. On y est sans cesse exposé au péché, et à la perte de son salut. De plus, que nous sert notre attachement aux biens d’ici-bas, qui nous portent à tant d’injustices ? Que ce prodige nous soit une double et profitable leçon.←

85e APPARITION







→Un célèbre prodige eut lieu dans le couvent Saint-Vincent, des soeurs dominicaines, à Mantoue. Une religieuse, nommée Paule, après une vie sanctifiée par les plus excellentes vertus, et une mort précieuse, aux yeux des hommes, montra que, devant le Seigneur, il n’y a guère de perfection humaine sans tache.

—Le corps avait été portées à l’église, et toutes les sœurs l’entouraient et chantaient pieusement l’office des morts. Elles avaient spécialement, exhorté la bienheureuse Étiennette Quinzana à intercéder avec toute la ferveur dont elle était capable pour la défunte, qui avait toujours été son amie intime.

—Étiennette était donc tout près de la tombe et priait avec toute la ferveur de son âme. Tout à coup, la morte laisse tomber un petit crucifix qu’elle tenait, étend la main, saisit celle de son amie, et la serre de telle façon, qu’aucun effort ne la lui peut arracher.

—Toutes les soeurs, qui étaient présentes, demeurèrent stupéfaites. Pendant plus d’une heure, on fit de vains efforts pour séparer ces deux mains.

—Alors, la supérieure commanda à la défunte, au nom de l’obéissance, de laisser la main de la bienheureuse Quinzana. Instantanément, la défunte obéit. Que signifiait ce serrement de main ? La défunte l’apprit à la bienheureuse : C’était une ardente supplique d’être secourue au milieu des horribles supplices qui la torturaient.

“ Oh ! si vous saviez, dit la défunte, la rage des démons, et leurs suprêmes efforts pour nous perdre, à l’heure de la mort ! si vous saviez combien sévère est le souverain juge! quel examen des moindres fautes ! puis quel purgatoire avant la récompense, et combien il faut être pur pour entrer au ciel !

⇒Priez donc pour moi ; placez-vous entre moi et le Seigneur ! Priez, priez, faites pénitence pour moi ! ” Étiennette se mit à prier, à faire pénitence jusqu’au moment où la défunte lui eut appris que la porte du ciel lui était enfin ouverte. Si même les religieuses les plus vertueuses sont ainsi traitées, après leur mort, que va-t-il donc en être de nous ? Hélas ! Notre vie n’est qu’un tissu d’offenses perpétuelles et de toutes sortes, et nous ne faisons pas pénitence !

« Quel purgatoire doit nous attendre ! Songeons-y donc, et changeons donc de vie !

86e APPARITION











—Le soleil nous paraît bien pur, et cependant, il a des taches. Les saints ont aussi leurs imperfections, qui sont purifiées dans les flammes du purgatoire. Avant leur entrée au ciel.



Dans le couvent des Franciscains, à Paris, mourut un religieux que sa piété avait fait surnommer “ l’Angélique.

Il était un ange de sainteté.

—C’était une obligation, dans ce couvent, de célébrer trois messes en faveur de chaque religieux qui mourait. Or, l’un des confrères du défunt crut qu’il lui était inutile de célébrer trois messes pour un tel saint, qui avait dû passer tout droit de la terre au ciel. Au bout de quelques jours, il voit subitement le défunt se présenter devant lui et il l’entend lui dire, d’un ton lamentable : “ Ayez pitié de moi, je vous en conjure ! ” Surpris de cette apparition et de cette demande, il répond : “ Eh quoi ! âme sainte, qu’avez-vous besoin de mon secours ? —

—Je suis retenu dans le feu du purgatoire, répond le défunt, où j’attends les trois messes que vous deviez célébrer pour moi.

—Si vous vous acquittiez de cette obligation, je monterais tout de suite au ciel. — Ah ! répond le religieux, je l’aurais fait avec bonheur, si j’avais pu penser que vous en aviez besoin. En songeant à la vie si sainte que vous avez menée, je m’imaginais que la couronne du ciel vous avait été donnée à votre sortie du monde.



—N’étiez-vous pas le plus pieux dans tous nos saints exercices ? Chacun vous admirait et essayait de vous imiter. En plus de vos obligations, ne faisiez-vous pas des prières et des pénitences permanentes, qui faisaient de votre vie un acte de vertu continuel ? Non, je n’aurais jamais cru qu’il pouvait y avoir encore du purgatoire pour vous.

— Hélas ! hélas ! dit le défunt, personne ne croit, personne ne comprend avec quelle sévérité Dieu juge et punit. Son infinie sainteté découvre, dans nos meilleures actions, des côtés par où elles pèchent et lui déplaisent. Les cieux même ne sont pas purs devant lui : comment voulez-vous que les hommes le soient?”

† Hélas! Combien ne devons-nous pas trembler pour nous-mêmes ! Évitons donc le péché ! Multiplions donc nos bonnes oeuvres ! Si nous n’agissons pas ainsi, quel terrible sort nous est réservé à la mort! Pensons-y donc toujours et très sérieusement.†

87e APPARITION





—Christophe Sandoval, archevêque de Séville, fut merveilleusement secouru par les âmes du purgatoire.

—N’étant encore qu’un enfant, il distribuait aux pauvres une partie de l’argent qu’on lui donnait pour ses menus plaisirs. Devenu grand, sa piété envers les morts augmenta avec les années ; il donnait, pour eux, beaucoup de choses qui lui étaient utiles et nécessaires.

—Étant à l’université de Louvain, il arriva que l’argent, qu’il attendait de ses parents, tarda à venir, et qu’il se trouva sans le sou, pas même pour manger. Il eut la tristesse de ne pouvoir faire l’aumône à un pauvre, qui la lui demandait pour l’amour des âmes du purgatoire.



—Il en eut un si grand chagrin, qu’il entra dans une église, pour prier au moins pour ces chères âmes. Il n’avait pas fini sa prière, qu’il vit venir à lui un beau jeune homme, en habit de voyage, qui lui donna des nouvelles du marquis de Dania, son père, de ses autres parents et amis, absolument comme s’il arrivait d’Espagne.

—Il finit par le prier d’aller dîner à l’hôtel avec lui. Sandoval ne refusa pas cette offre, parce qu’il n’avait pas mangé de la journée.

—Ils se mettent à table, et continuent de s’entretenir pendant le repas, après lequel l’étranger lui remit une somme d’argent, lui disant d’en faire ce qu’il voudrait, puis se retira.

—Or, quelles que fussent plus tard, les démarches du pieux Sandoval, il ne put jamais découvrir son protecteur inconnu ; jamais l’argent ne fut réclamé, et il se trouva que c’était exactement la somme dont il avait besoin, pour attendre ses lettres en retard. Il se persuada que le ciel avait fait un miracle, en lui envoyant une des âmes du purgatoire, que ses prières et ses aumônes avaient soulagées.



<Ce fut aussi la croyance du pape Clément VIII, auquel il raconta ce fait. Ce pontife lui fit un devoir de publier ce prodige, afin que les fidèles fussent excités, par-là, à prier et à faire l’aumône pour les défunts. Sandoval, devenu archevêque, fit son possible, durant toute sa vie, pour répandre la dévotion en faveur des âmes du purgatoire. Combien d’argent on dépense inutilement, pour des plaisirs d’un moment !



†† Si on l’employait surtout à faire dire des messes pour les défunts, il nous serait tôt ou tard infiniment plus profitable, après avoir tant soulagé les pauvres âmes du purgatoire.

Faisons-en donc dire, si nous le pouvons.††

88e et 89e Apparitions







—Un des meilleurs moyens d’éviter le vice impur est certainement la pensée des rigueurs qui le puniront en cette vie ou en l’autre. Les saints, tourmentés par les démons, au sujet de ce vice, répondaient à ces esprits du mal : “ Non, pas de plaisirs si courts pour une éternité de supplices.

” Ce furent les paroles d’un défunt au vénérable Stanislas Chozcosk, dominicain polonais. Un soir, que ce saint religieux se promenait au jardin, il entendit, près de lui, des soupirs et des plaintes, comme de quelqu’un à qui serait arrivé un grand accident. Il se tourne de tout côté, regarde partout, et ne découvrant rien….

Il dit à haute voix :

“ Qui se lamente ainsi, et puis-je lui être de quelque secours ? ” Point de réponse ; mais de nouvelles plaintes, de nouveaux soupirs. Stanislas suspecta quelque ruse du démon, pour le distraire de sa prière.

††En faisant le signe de la croix,†† il s’écria : “ Je t’ordonne, au nom de Jésus-Christ, de me dire qui tu es, et de me dire ce que tu veux ! ” Alors, il entendit ces mots :†† “ Je suis une âme du purgatoire, condamnée par la justice de Dieu à faire pénitence ici, et je souffre d’une manière horrible. Que ne puis-je te faire comprendre ce qui attend le péché après la mort !





—Si les chrétiens en savaient une partie seulement, ils auraient horreur des plaisirs mondains qui les environnent, les séduisent, les trompent misérablement. Dieu m’ordonne de te dire de répéter partout ce que je te révèle en ce moment : la moindre transgression se paie bien cher dans l’autre vie, et ces satisfactions sont terriblement expiées.

” Une autre fois, ce même père Stanislas vit une âme tout environnée de flammes, qui la consumaient. Il lui demanda si ce feu était plus brûlant que celui de la terre. L’âme lui répondit que le feu de la terre, comparé à celui du purgatoire, était comme un vent rafraîchissant et doux. Et comme le bon religieux avait de la peine à le croire, il lui dit qu’il voudrait en sentir l’ardeur, si possible. “ Ah ! répondit l’âme, un homme encore vivant n’est pas capable d’en sentir même une petite partie.

—Cependant, pour vous convaincre, étendez la main vers moi, et vous en aurez une idée.” Stanislas, sans s’effrayer, étendit la main, sur laquelle le défunt laissa tomber une petite goutte de sueur.

—La douleur fut si vive, que le religieux poussa un cri perçant, et tomba sans connaissance, comme s’il allait mourir. A ce cri, les pères accourent, et lui donnent tous les soins. Quand il fut revenu à lui, ils s’informèrent de la cause de ce mal subit.

—Au récit de l’événement effrayant, ils furent tous remplis de terreur et prirent la résolution de multiplier leurs pénitences et de fuir les plaisirs du monde, et de raconter ce prodige partout, afin d’empêcher les fidèles d’aller en purgatoire brûler de ce terrible feu.



—Stanislas vécut encore un an, toujours en proie aux plus vives douleurs de sa plaie, qui ne se ferma pas. Sur le point de mourir, il recommanda à ses frères de faire pénitence, s’ils voulaient être sauvés. Déplorable erreur, que celle qui nous fait multiplier nos péchés, sans songer à les expier, par de grandes et longues pénitences. Cette erreur folle sera chèrement expiée en purgatoire. Une seule petite goutte de sueur fit sentir toutes les ardeurs du feu, jusqu’à la mort! Quelles seront donc nos tortures dans l’océan des feux du purgatoire ? †† Pensons-y !

90e APPARITION







—Quand les rayons du soleil couchant pénètrent dans nos maisons, on y voit tourbillonner des millions d’atomes qu’on ne voit pas ailleurs. Ainsi, des milliers de fautes sont invisibles à l’oeil de notre conscience ; mais le Seigneur les voit très bien. Combien de nos parents et amis, nous estimons au ciel, et qui sont horriblement tourmentés au purgatoire !

—Le pape saint Grégoire le Grand rapporte que plusieurs des plus pieux religieux de saint Benoit endurèrent, après leur mort, de longs et cruels supplices au purgatoire. Il parle entre autre du cardinal Paschase. Il avait vécu dans une grande réputation de sainteté. Quand il mourut, dans les sentiments de la plus vive piété, personne ne douta qu’il ne fût allé droit au ciel. Il opéra même plusieurs miracles après sa mort.



—Au jour des funérailles, un possédé du démon, touchant les ornements du défunt, tout le monde vit le démon en sortir à l’heure même. Mais les jugements de Dieu sont bien différents de ceux des hommes. Il y avait peu de temps que Paschase était mort, lorsque saint Germain, évêque de Capoue, le vit paraître devant ses yeux, sous la forme d’un domestique, réduit à la plus dure condition. Il supplia l’évêque d’avoir compassion de sa misère et de prier pour lui, ajoutant qu’il en aurait une éternelle reconnaissance.







—Germain s’empressa de prier et d’offrir le saint sacrifice de la messe pour le défunt. Au bout de quelques jours, il lui fut révélé qu’il était délivré et monté au ciel. S’il faut être si pur pour entrer en paradis, quand y entrerons-nous ? Évitons le mal et faisons le bien.

À suivre….

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Re: Qu'est ce que les âmes du Purgatoire ont à nous dire?

Message par Marie du 65 le Mer 21 Juin 2017 - 9:00

De Merveilleuses Apparitions
Qu’est-ce que Les Âmes du Purgatoire ont à nous dire ? Partie (12)

Les peines de cette vie, légères ou graves, ne devraient pas nous abattre, parce qu’elles ne durent pas assez longtemps.


Mais on ne peut en dire autant de celles du purgatoire
     




91e APPARITION





Gratien Ponzoni avait un zèle infatigable pour le salut des vivants et le soulagement des défunts.

Devenu archiprêtre d’Arona, il se livrait tout entier au soulagement des âmes du purgatoire, par toute sorte de prières, pénitences, aumônes, etc.

Il ensevelissait de ses propres mains les pauvres, les abandonnés, tous ceux que le monde méprise jusque dans le tombeau. Une maladie contagieuse se déclara à Arona, fit surtout mourir un grand nombre de soldats napolitains, en garnison en cette ville.

Le fossoyeur s’éloigna avec terreur, redoutant la contagion.

Le bon archiprêtre le fit venir, l’encouragea, et réussit à l’amener avec lui, durant la nuit, enterrer ces cadavres.

Ce saint prêtre avait assisté un grand nombre de ces malheureux, à l’heure de la mort.

Un jour, comme il passait près du cimetière, accompagné de Don Alphonse Sanchez, alors gouverneur d’Arona, il s’arrêta tout à coup, les yeux fixés du côté des tombes, comme absorbé par un spectacle étrange.


Le gouverneur regardait de la même façon et également terrifié. L’archiprêtre lui demanda :

“ Voyez-vous cette procession de morts s’avançant vers l’église, bien qu’elle soit fermée ? — Oui, répondit le gouverneur ; comme vous, je vois tout cela, et je n’en puis croire mes yeux Le bon prêtre comprit que ces âmes avaient besoin de prières, et aussitôt, il fit sonner les cloches pour faire réunir les fidèles à l’église.

Il leur annonça, pour le lendemain, un office solennel en faveur des morts, et leur recommanda de faire beaucoup de prières et de bonnes oeuvres pour eux.



Leur ayant raconté la vision qu’il avait eue, il leur dit que ces âmes devaient être celles des soldats défunts.

Ce saint prêtre ne se contentait pas d’être lui-même plein de dévotion pour les défunts, il s’efforçait de la répandre partout, recueillait de l’argent pour faire dire des messes pour eux, exhortait aux prières, bonnes oeuvres, pénitences, aumônes, etc., en leur faveur.

Pourquoi ne suivons-nous pas l’exemple de ce prêtre ? Pourquoi tant de chrétiens sont-ils toujours si insensibles aux maux de leurs parents et amis défunts ?

Si nous ne secourons pas les morts, nous languirons à notre tour dans les feux du purgatoire.

Ne l’oublions pas, dans notre intérêt.





92e, 93e et 94e Apparitions

Dieu a souvent permis que les cris et supplications des âmes du purgatoire soient entendus des saints de la terre.

Le P. Jacques Rem, religieux d’une grande vertu, se faisait remarquer pour sa grande dévotion pour les pauvres âmes.

Il demeurait au collège d’Ingolstadt, et il se livrait constamment à la prière, au jeûne et à toute sorte d’autres pénitences pour elles.

Bien des fois, il reçut la visite des défunts, qui le conjuraient d’intercéder pour eux.

Les âmes souffrantes s’approchaient de son lit durant la nuit, et l’appelant à haute voix, l’engageaient à se mettre en prière : ce qu’il faisait avec l’empressement le plus dévoué, et sans un regret pour son sommeil interrompu.

De plus, beaucoup de personnes de la ville ont affirmé, sous serment, avoir entendu, de temps à autre, dans le cimetière voisin du collège, des cris sortant du fond des tombes :

“ Père Jacques, ayez compassion de nous! Nos souffrances sont horribles! Obtenez-en la fin ! Procurez-nous ce soulagement au nom de la charité ! ”

On peut conclure de là en quel crédit étaient ses prières auprès de Dieu.

Il avait principalement recours à l’auguste Marie, qui montra par plus d’une merveille, combien ce bon serviteur lui était agréable. Parmi les nombreuses apparitions qu’il eût, on cite celle du P. François d’Asti, qui vint le visiter.

Le P. Jacques lui demanda dans quel état il se trouvait.

Il répondit : “ Dans une joie ineffable. ” Ce qui causa une telle consolation au bon Père Jacques, qu’il n’en parlait jamais sans se sentir transporté.



La dévotion et les mérites du P. Joseph Anquiéta, surnommé l’apôtre du Brésil, ne furent pas moins édifiants.


Pour les âmes du purgatoire, il priait et faisait sans cesse pénitence. Comme il était au collège de Babia, il fut appelé en toute hâte pour administrer un malade. Il s’empressa d’y courir.

Mais, au retour, la nuit le surprit en route, et, arrivé près d’un lac, il entendit un concert de gémissements qui semblaient en sortir.

Son compagnon en fut tellement épouvanté, qu’il tremblait de tous ses membres ; mais lui, habitué à ces manifestations, dit simplement:

“ Mettons-nous à genoux, et prions pour les défunts qui font ici leur purgatoire. ”

Leur prière achevée, on n’entendit plus rien. Les messes dites par le P. Anquiéta soulageaient extraordinairement les défunts.

Ayant appris la mort de l’un de ses amis par révélation divine, dès le matin, il dit la messe pour lui, et le vit monter au ciel à la fin de cette messe. Prions pour les défunts ; faisons dire des messes pour eux : nous en délivrerons beaucoup et serons bien récompensés. Mieux vaut faire dire des messes que de dépenser son argent à des riens.





95e et 96e Apparitions

On lit, dans l’Ancien-Testament, que le coupable paiera oeil pour oeil et dent pour dent. Ainsi, celui qui oublie les défunts, sera oublié à son tour, en purgatoire.

On en voit un exemple intéressant dans les chroniques des Carmélites-Déchaussées, de Los-Angelos, dans la Nouvelle-Espagne.

Dans cette ville, un religieux du monastère de Notre-Dame-du-Remède passa dans son éternité.

Si pieux qu’il eût été, il avait besoin cependant de prières ; et comme on n’en offrit pas pour lui, il dut souffrir plusieurs années en purgatoire.

Au bout de ce temps, il apparut à un frère, nommé Pierre-de-Sainte-Marie, grand serviteur de Dieu.

Après lui avoir fait connaître les horribles tourments qu’il endurait, il le supplia d’aller prier le supérieur de faire dire des messes pour lui.

Le supérieur, frère Dominique-de-la-Mère-de-Dieu, pensant que le frère Pierre s’était fait illusion, ne fit pas dire de messes, bien que dans le doute, il eût dû être assez charitable pour les faire célébrer.

Quelques jours après, l’âme reparaît ; elle dépeint ses tortures avec plus de tristesse au bon frère Pierre, le pressant d’aller de nouveau implorer la piété du supérieur.

Celui-ci crut, cette fois, à l’apparition. Plusieurs religieux, par son ordre, célébrèrent la messe pour le défunt.

Une nuit, que le frère se tenait à genoux, pendant l’office, et que son supérieur était à sa place, dans la chapelle, on vit briller tout à coup une grande lumière, et au milieu, l’âme resplendissante du défunt, qui s’élevait doucement vers le ciel. Avant de disparaître, elle se retourna joyeuse, d’abord vers le frère, puis du côté du supérieur et des religieux, qui avaient dit des messes pour elle, et leur fit un signe de profonde gratitude.

Toutefois, le Père Dominique, pour ne pas avoir voulu écouter la première demande, paya oeil pour oeil et dent pour dent, et voici comment.

Il fut envoyé dans un autre couvent où il mourut après plusieurs années.

Sa vie avait toujours été celle d’un bon religieux; mais, en cette vie, les imperfections salissent nos coeurs, comme la poussière, nos habits. Il fut donc, lui aussi, condamné au purgatoire.

Après avoir souffert quelque temps, Dieu lui permit de venir réclamer les secours d’ici-bas.

Il se fit voir à un frère convers, appelé Joseph-de-Saint–Antoine, au moment où il coupait du bois dans la forêt.

Il demanda à ce pieux frère d’avertir le supérieur que l’âme du P. Dominique souffrait depuis longtemps, en purgatoire, le terrible supplice du feu, et qu’elle avait besoin d’un certain nombre de messes, qu’elle marqua :

“ Ce sont, ajouta-t-elle, des messes que j’ai négligé de dire, et que la mort m’a ensuite empêché d’acquitter.”

Frère Joseph fit la commission.

Le supérieur, à son tour, crut à une imagination trop  excitée de la part d’un pauvre frère fort ignorant, et négligea son avertissement.


Ainsi la faute du P.Dominique était punie d’un juste retour. L’apparition se renouvela, et le frère Joseph revint à son supérieur.

“ L’âme du P. Dominique, lui dit-il, supplie qu’on ait compassion de son lamentable état, et qu’on lui accorde les messes demandées ; elle en appelle au coeur de tous ses frères et à leur religion.

Le supérieur se rendit alors et chargea plusieurs pères de dire ces messes. A partir de ce moment, le frère Joseph ne vit plus rien : ce qui fit penser que le P. Dominique était rendu en Paradis.

Ne négligeons pas d’acquitter nos promesses envers Dieu ou les défunts ; car nous pourrions les oublier et le payer cher après la mort. De plus, si nous abandonnons les âmes du purgatoire à leurs tourments, nous serons à notre tour, abandonnés aux nôtres : oeil pour oeil, dent pour dent.






97e APPARITION

Les peines de cette vie, légères ou graves, ne devraient pas nous abattre, parce qu’elles ne durent pas assez longtemps.

Mais on ne peut en dire autant de celles du purgatoire, qui unissent la durée à l’intensité; là, les heures paraissent des années.

“ Oui, dit Thomas à Kempis, une seule heure en purgatoire paraîtra plus longue que cent ans des pires pénitences d’ici-bas.”

Nous lisons, dans les annales des pères Capucins, une histoire terrible sur ce sujet.

Le P.Hippolyte de Scalvo, grand serviteur de Dieu, était animé d’un zèle très ardent pour la délivrance des âmes du purgatoire.

Il priait et se mortifiait pour elles, et souvent, il prêchait en leur faveur, afin d’exciter les fidèles à faire comme lui.

Il se levait de grand matin, afin de réciter l’office des Morts à leur intention.

Toutes ses actions de la journée étaient aussi faites pour leur soulagement.

Cependant, il était loin de se figurer les tourments de l’autre vie aussi terribles qu’ils le sont.

Ce qui lui arriva bientôt, lui donna à cet égard, une effrayante lumière.

Il fut envoyé en Flandre pour établir quelques maisons de Capucins.

Parmi les religieux de ces maisons, il y en avait un qui avançait à grands pas dans le chemin de la vertu, lorsqu’il fut pris d’une maladie subite qui le conduisit rapidement au tombeau.

La nuit suivante, le P. Hippolite resta à prier dans l’église, après l’office des Matines.

Tout à coup, il voit paraître devant lui le défunt, sous la forme d’un fantôme environné de feu et de flammes horribles, qui étaient à la fois ténèbres et lumière ordinaire au feu.

Le spectre s’accusa à son supérieur, avec mille gémissements, d’une faute légère qu’il avait commise.

Donnez-moi, dit-il, la pénitence que vous voudrez, avec votre bénédiction, afin de me délivrer de ce manquement, pour lequel je souffre tant dans le purgatoire.”

Le supérieur resta comme pétrifié. Telle fut sa terreur, en face de cette apparition, que, pour y échapper plus vite, il répondit précipitamment :’*

Autant que je le puis, je vous absous et vous bénis. Quant à la pénitence, puisque vous m’assurez que j’ai aussi le pouvoir de vous la donner, vous resterez en purgatoire, jusqu’à l’office de Prime, à huit heures, ce matin.” En se limitant à ces quelques heures, le saint homme s’imaginait faire acte de grande indulgence. Ce ne fut pas l’avis du mort ; car, à cette réponse, il témoigna une sorte de désespoir, comme si la foudre l’eût frappé : il courait dans l’église en criant :

“ O coeur sans pitié !



Ô Père qui n’avez point de pitié pour un coeur si affligé ! Quoi ! Punir si terriblement une faute que, durant ma vie, vous auriez jugée digne d’une très légère pénitence ! Vous ignorez donc l’atrocité des supplices du purgatoire !

Le cœur sans compassion ! ” Et la vision disparut.

Le supérieur, sentant ses cheveux se dresser sur sa tête était rempli de regret et de crainte.

Il cherchait un moyen de revenir sur sa sentence, et ne savait à quoi se résoudre, lorsque Dieu lui inspira une pensée, celle de sonner la cloche et d’appeler les religieux à l’église.

Quand ils furent rassemblés, il leur raconta vite ce qui lui était arrivé et on commença aussitôt l’office de Prime, en sorte que le défunt fut aussitôt délivré.

Pendant les vingt ans que vécut encore ce supérieur, ce souvenir ne s’effaça pas de sa mémoire, et il répétait, dans ses sermons, cette parole de saint Anselme :

“ Après la mort, la moindre peine qui nous attend au purgatoire, est beaucoup plus grande que tout ce qu’on peut concevoir ici-bas.” Et dire qu’on ne songe pas à ce si terrible purgatoire, et qu’on vit comme s’il n’y en avait pas.

Que de supplices on se prépare ! Quelle cruauté nous avons pour nous-mêmes

Combien nous le regretterons, à la mort !





98e APPARITION

Gerson nous dit qu’à chaque fête de l’Assomption, la très sainte Vierge descend au purgatoire et remonte au ciel suivie d’une multitude d’âmes qu’elle en délivre.

Saint Pierre-Damien fut confirmé dans cette croyance par une vision miraculeuse.

Il la raconte ainsi : “ A la fête de l’Assomption de la divine Marie, le peuple romain a coutume, pendant la nuit qui la précède, de visiter pieusement les églises, un cierge à la main.

Parmi la foule, une année, une femme très pieuse se rendit avec la procession à la basilique de l’Ara-Coeli, au Capitole.

Elle y aperçut à quelque distance d’elle, une dame qu’elle avait bien connue et qui était morte depuis un peu moins d’une année.

Sa surprise fut extrême.

Elle aurait voulu lui parler; mais il était fort difficile de fendre la foule pour arriver jusqu’à elle ; c’est pourquoi elle se plaça dans un coin, pendant la sortie, et dès qu’elle pût s’approcher, lui prenant la main, elle lui dit :

“ N’êtes-vous pas ma marraine Marozie ? — Oui, répondit l’apparition, c’est moi-même. — Comment êtes-vous donc aujourd’hui parmi les vivants, lorsque je sais que vous êtes morte l’année dernière?

Qu’êtes-vous devenue, de l’autre côté du tombeau ?

” La défunte répondit :

“ Jusqu’à ce jour, je suis restée plongée dans un feu épouvantable, pour les fautes de ma jeunesse, alors que je me plaisais aux toilettes immodestes, tenant avec mes compagnes des discours inconvenants et m’abandonnant à de coupables affections.

Je m’étais confessée de toutes ces iniquités ; mais je n’en fis pas assez pénitence, et le purgatoire m’attendait avec de cruelles tortures.





Dans cette grande solennité, la Reine du ciel a prié pour nous le souverain Juge, et a obtenu pour moi et beaucoup d’autres, la faveur d’être reçues en paradis, le jour de l’Assomption.

A cause de cela, moi et les autres, nous visitons les églises dédiées à la très sainte Vierge, afin de lui rendre grâce de sa grande miséricorde envers nous.”

A ce récit, la femme restait stupéfaite, ne sachant si elle devait ajouter foi à ce qu’elle entendait.

Ce que voyant, sa marraine Marozie ajouta :

“ Afin que vous ne doutiez pas de ce que je vous dis, sachez que vous-même, dans un an, et à cette même fête de l’Assomption, vous mourrez. Si cela n’arrive pas, vous pourrez considérer tout ce que je viens de vous dire comme pure illusion.”

Puis elle disparut.



Cette dame, remerciant Dieu d’un si salutaire avertissement, renonça à toutes les vanités mondaines, s’habilla modestement, porta le cilice, vécut dans l’isolement du monde, dans toutes les rigueurs de la plus austère pénitence, s’approchant souvent de la sainte table, afin de diminuer son purgatoire.

L’année suivante, avant-veille de l’Assomption, elle tomba malade, et fut rapidement conduite à toute extrémité.

Le jour même de l’Assomption, elle expira et alla éprouver les effets de la maternelle bonté de Marie.

Comme nous ne serons probablement pas avertis du jour de notre mort, préparons-nous sans cesse ; car il peut venir plus tôt qu’on ne pense ; et malheur à nous, s’il arrive sans que nous soyons prêts à paraître devant Dieu : nous aurons le temps de regretter nos terribles négligences.

Pensons-y, puisque c’en vaut la peine !





99e et 100e Apparitions

Le Père Jean-Eusèbe Nieremberg, s. j. avait une grande dévotion pour les défunts.

Il priait et se mortifiait beaucoup pour leur soulagement.

Il avait à la cour de Madrid, parmi ses pénitentes, une dame de qualité d’une haute perfection.

Cette dame tomba dangereusement malade, d’une fièvre maligne, à laquelle les médecins ne pouvaient trouver de remède.

Avertie du péril de mort où elle se trouvait, elle en fut accablée de chagrin, surtout par la crainte du purgatoire.

Le père Eusèbe fit tout son possible pour lui donner du courage, de la soumission à la volonté de Dieu.

Mais elle, toute troublée et terrifiée, différait de jour en jour à recevoir les sacrements, jusqu’à ce qu’elle tomba en léthargie, privée de toute connaissance, et prête à expirer.

Le père, alarmé, se retira dans une chapelle voisine, et dit sa messe avec grande ferveur, priant Notre-Seigneur de rendre la connaissance à la malade, afin qu’elle pût recevoir les sacrements, avec de meilleures dispositions, avant de paraître devant lui.

Il s’offrit à souffrir lui-même, durant cette vie, les tourments qui étaient réservés à la mourante au purgatoire.

Dieu exauça sa prière si charitable.

La messe était à peine achevée, que la dame revint à elle et si changée de dispositions, qu’elle demanda les sacrements et les reçut avec ferveur.

Quand le père Eusèbe lui eût assuré qu’elle ne devrait plus craindre le purgatoire, elle se soumit à la mort et expira dans la plus parfaite tranquillité.

A partir de cet instant, et pendant seize ans que vécut ce bon religieux, sa vie ne fut plus qu’un long martyr ; aucun remède ne pouvait soulager ses horribles douleurs.







Ses prières continuelles n’étaient pas moins profitables aux âmes du purgatoire.

Il avait un chapelet très riche en indulgences. Il eut le chagrin de le perdre.

Le soir, il se mit à genoux, avec un grand désir de gagner, pour ses chères âmes, les indulgences de son chapelet tant regretté.

Il priait avec ferveur, lorsqu’il entendit tout à coup, au plafond de sa chambre, un bruit singulier : il lève les yeux et voit tomber son chapelet.

Il ne douta pas que ce ne fussent les âmes qu’il soulageait, qui le lui eussent rendu.

Avec quelle ferveur il continua de le dire, surtout après une telle merveille. On a conservé de lui un autre trait admirable.

Une nuit, il priait dans la chapelle du collège de Madrid, quand il vit apparaître l’âme d’un père, mort quelques jours auparavant.

Le défunt réclamait une partie de ses prières et bonnes oeuvres, parce qu’il avait été condamné à de terribles tourments en purgatoire.

Il avoua même qu’il souffrait surtout pour avoir dit souvent aux supérieurs, avec exagération et sans assez de charité, les défauts de ses confrères ; à cause de cela, sa langue était brûlée d’un feu très cuisant.

Cependant, l’intercession de Marie lui avait obtenu de venir solliciter des prières et de servir d’exemple aux autres.

“ J’espère donc que vous, qui avez été mon ami et qui êtes si dévoué aux âmes du purgatoire, vous aurez compassion de moi.”

Le P. Eusèbe fut touché de ce discours.

Le jour suivant, dès l’aube, il célébra la messe pour cette âme et continua de prier et de faire pénitence pour elle.

Bientôt, elle lui apparut toute rayonnante, remplie de joie, et lui apprit que, grâce à ses suffrages, elle s’envolait au paradis.

Soyons charitables envers le prochain.

Évitons surtout les médisances et les calomnies, qui seront chèrement payées en cette vie ou en l’autre.







À SUIVRE…………

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Re: Qu'est ce que les âmes du Purgatoire ont à nous dire?

Message par jacques58fan le Mer 21 Juin 2017 - 15:56

@Marie du 65 a écrit:
Qu’est-ce que Les Âmes du Purgatoire ont à nous dire ? Partie (1)


Des Âmes du Purgatoire


Ces pages sont extraites du



LIVRE D’OR - DES âme du purgatoire
PAR M.J.S Benoît D E J M -P R Ê T R E
Ancien Missionnaire en Saskatcheiran
Prières et Pratiques de piété
Les plus efficaces
Et les plus richement indulgenciées
En faveur des âmes du purgatoire.
Propriétaire-éditeur
E. M I C H A U D
4648 Rue Garnier Montréal» Can.
Nihü obstat.
ANTONIO HUOT, ptre
Censeur.
3 juillet 1925
Imprimatur.
L.-N. cardinal Bégin , Archevêque de Québec



Préambule


Nous ne prétendons pas abriter tous ces récits sous une autorité plus grande que celle qu’il est permis de leur attribuer. Ce sont des traditions admises comme certaines par des esprits très judicieux. De plus, ils sont tous consignés dans les écrits de maître très renommés de la vie spirituelle. Nous les offrons uniquement à ce titre. Toutefois, pas un de ces traits n’offense en rien la foi.

Certains catholiques refusent témérairement de croire aux apparitions des anges, des saints et des âmes du purgatoire. S’ils ne veulent pas tomber dans l’hérésie, doivent-ils croire, au mions, à celles que rapportent les Saintes Écritures, par exemple, celle de Dieu à Adam, à Noé, à Abraham, à Moïse, etc. Le prophète Samuel n’apparut-il pas au roi Saiil ? Qui refusera aussi une foi parfaite aux apparitions de Notre-Seigneur aux apôtres et aux saintes femmes, après sa résurrection?



Qui n’adhérera pas aussi à la pieuse croyance de ses apparitions à sa très sainte Mère dans le même temps ? N’apparut-il pas encore à saint Pierre et à saint Jean, après son ascension ? Tous les bons catholiques n’admettent-ils pas aussi les nombreuses apparitions de la très sainte Vierge à Lourdes ? Les saints du  ciel, les âmes du purgatoire et les justes de la terre ne forment-ils pas la seule et même famille du bon Dieu ?



Or, qu’y a-t-il de si extraordinaire à ce que nos frères du ciel ou du purgatoire nous apparaissent, quand Dieu le permet ? Moïse et Plie n’apparurent-ils pas à Notre-Seigneur, à sa transfiguration, sur le Thabor? Ënoch et Ëlie, que Dieu a enlevés de la terre, ne reviendront-ils pas encore en ce monde, à la fin des siècles, pour combattre l’antéchrist ?



Combien de chrétiens peu fervents et peu éclairés, quand on leur parle d’apparitions des âmes du purgatoire, répondent avec une méprisante légèreté: “Ah! je n’y crois rien! Je n’en ai jamais vu et ne connais personne qui en ait vu! ” Rien d’étonnant en cela : les défunts n’apparaissent ordinairement qu’à ceux qui peuvent les mieux secourir. II y a toujours eu, il y a encore, il y aura toujours des relations étroites entre les élus du ciel, les âmes du purgatoire et les fidèles de la terre, lesquels sont tous frères.
DES ÂMES DU PURGATOIRE
Ire APPARITION


L’une des dévotions à la très sainte Vierge, qui nous fera échapper le plus promptement au purgatoire, est celle du scapulaire du Mont-Carmel ou Brun. Saint Simon Stock, supérieur des religieux carmes, demandait depuis longtemps à la très sainte Vierge de donner à son ordre un gage de spéciale protection. Elle lui apparut, lui remit ce scapulaire, en lui disant : “ Celui qui mourra avec ce scapulaire ne sera pas brûlé par les flammes éternelles. Ce scapulaire sera un signe de salut, un bouclier dans les périls, un gage de paix et de protection spéciale. » Le pape Benoit X IV a dit que cette vision devait être considérée comme vraie.







La très sainte Vierge, apparaissant au pape Jean XXII, lui dit qu’elle soulagerait, en purgatoire, les confrères du scapulaire du Mont-Carmel, et qu’elle les en délivrerait au plus tôt, surtout le premier samedi après leur mort. Pour jouir de ces promesses, il faut avoir été reçu de ce scapulaire. Celui qui participe à tous les mérites de tous les associés de la confrérie et à tous ceux des deux ordres religieux des pères carmes et des religieuses carmélites. A Otrante, ville d’Italie, une dame de piété, apprenant les précieux avantages du scapulaire Brun, s’en fît recevoir.

Elle laissa sur la terre une fille très pieuse, qui se retira aussitôt dans un sanctuaire, où elle priait pour sa mère. Elle y reçut la visite d’un grand serviteur de Dieu, accouru pour la consoler. C’était un homme fameux par les grâces dont le ciel le comblait et par des révélations merveilleuses : “



Elle suppliait Marie de mourir un samedi, afin d’être immédiatement délivrée des tourments du purgatoire, mérités par ses péchés. Quelques années après, elle tomba gravement malade, et malgré les assurances des médecins, elle crut que c’était sa fin. Le mal fit de tels progrès, que ces médecins lui annoncèrent qu’elle ne passerait pas le mercredi : “ Vous vous trompez, leur dit-elle, je vivrai trois jours de plus et ne mourrai que le samedi suivant. ” Ceci arriva en effet. Elle offrit à Dieu ses souffrances en expiation de ses péchés, puis elle mourut.





Cessez, lui dit-il, cessez de pleurer, et que votre tristesse se change en joie. En perdant une mère ici-bas, vous avez acquis une protectrice au ciel ; car je vous assure qu’aujourd’hui même, aujourd’hui samedi, grâce à la divine Marie, celle que vous aimez tant est sortie du purgatoire et a été admise parmi les élus.” Il est facile de se faire recevoir du scapulaire Brun ou du Mont-Carmel, et de le porter avec des dispositions convenables. C’est certainement moins dur que de supporter les supplices des terribles feux du purgatoire.

2e et 3e apparitions





Il est très louable de prier pour les défunts. On les a entendus plus d’une fois répondre à nos prières. L’histoire raconte beaucoup de faits de ce genre. Un saint évêque, nommé Bristano, avait une très grande dévotion pour les âmes du purgatoire. Il disait beaucoup de messes pour elle, se levait la nuit et allait prier dans les cimetières. A l’une de ces nuits, il entendit distinctement des voix sortir de la terre et répondre très clairement à ses prières. Le Bienheureux François de Fabriano, franciscain, avait coutume d’offrir ses prières, oeuvres pieuses et pénitences, pour les défunts.





https://books.google.fr/books?id=ZtpMAAAAcAAJ&pg=PA624&lpg=PA624&dq=vie+du+bienheureux+francois+de+fabriano&source=bl&ots=g7_4XKfVkz&sig=jpETITeYbqKu5T4xDwtbt3DhKuk&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiqmbTHqdDRAhXB1hoKHTFtD9YQ6AEIIjAC#v=onepage&q=vie%20du%20bienheureux%20francois%20de%20fabriano&f=false




Quand il pensait aux tourments du purgatoire, il frémissait et tremblait, comme s’il allait mourir. Il disait souvent la messe pour les défunts, avec une ferveur angélique. Un jour, qu’il terminait une messe des morts par le Requiesecinl in pace, on entendit dans toute l’église répondre en choeur : Amen.

Le saint compris que ce cri de joie venait des âmes délivrées par cette messe.—Saint Grégoire de Tours rapporte quelque chose de plus admirable encore. Au diocèse de Bordeaux, deux vénérables prêtres vinrent à mourir, presque au même moment, après une vie très édifiante. Ils furent enterrés dans l’église, l’un d’un côté de la nef, l’autre, du côté opposé. Or, pendant que les prêtres chantaient l’office du bréviaire, en deux choeurs, on entendit très clairement la voix des deux défunts s’unir à celle des chantres, avec tant d’harmonie et de suavité que les assistants y prenaient un grand plaisir.

On fut persuadé que Dieu permettait ce miracle pour faire connaître que ces deux saints prêtres lui adressaient leurs dernières supplications, avant de monter au ciel. Quel bonheur pour ces deux prêtres d’avoir été si pieux !

Faisons tous nos efforts pour l’être comme eux, nous aussi, et nous en serons heureux à la mort.



4e APPARITION



purgatoire-messe

Un religieux franciscain apparut un jour entouré de flammes ardentes, au bienheureux Conrad d’Offida, et le supplia de le soulager, par ses prières, des peines très vives qu’il éprouvait. Le saint récita aussitôt, pour lui, un Pater, avec le Requiem, et le défunt, en ressentant un grand soulagement, pria le charitable religieux de recommencer, ce que celui-ci s’empressa de faire. Cette âme, sentant ses souffrances diminuer encore, s’écria : “ Par la miséricorde de notre Dieu, continuez, ô Conrad, cette prière, qui me fait tant de bien.” Et le serviteur de Dieu la répéta jusqu’à cent fois, et à la centième fois, le défunt changea ses supplications en transports de reconnaissance et de joie : il était délivré du purgatoire et entrait dans la gloire du ciel. Disons donc souvent ces courtes prières, pour les défunts.





À SUIVRE….







Le purgatoire est différent de l'Enfer? C'est là où on examine notre vie et où on nous demande des"comptes"? ex:pouruqoi as-tu dit  cela de blessant? As-tu fais du mal à cette personne? est-ce bien ça?
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Re: Qu'est ce que les âmes du Purgatoire ont à nous dire?

Message par Marie du 65 le Mer 21 Juin 2017 - 16:02

Coucou Jacques
A plus tard dans l'immédiat je m'absente, si un membre a le temps de répondre c'est ok sinon je reviendrai vous expliquer cela
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Re: Qu'est ce que les âmes du Purgatoire ont à nous dire?

Message par Marie du 65 le Mer 21 Juin 2017 - 18:27

Voilà Jacques Oh je ne vais pas être originale et je ne me suis pas creusée la tête, excusez moi, je vous poste ci-dessous un lien

http://lachapelledupurgatoire.eklablog.com/le-purgatoire-l-enfer-le-ciel-a23352564

Amitiés

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Re: Qu'est ce que les âmes du Purgatoire ont à nous dire?

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