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Consacrer Une Minute avec Marie!!!

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Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Ven 9 Déc 2016 - 10:12


9 décembre – Mexique : Premières apparitions de Notre Dame de Guadalupe (1531) - Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin (1474-1548)

Le pèlerinage le plus splendide du Mexique est certainement celui qui est réalisé en l’honneur de la Vierge de Guadalupe.

Chaque 12 décembre, la Basilique de Notre-Dame de Guadalupe dans un quartier de la ville de Mexico (Mexique), est en fête avec l'arrivée de millions de pèlerins qui voyagent pendant des jours entiers depuis leur  lieu d'origine, pour montrer leur  amour à la Vierge brune, leur patronne nationale.
Les pèlerins assistent en uniforme, en costume typique ou habillés avec des toilettes allusives, représentant le moment de l'apparition de la Vierge à Juan Diego. Ils portent des pancartes, des images, des bougies, des offrandes.

Le flux de pèlerins augmente d’année en année ! Le sanctuaire reçoit près de 500 pèlerinages durant le mois de décembre et autour de deux mille pèlerinages annuels !

Avec 14 millions de visiteurs par an Notre Dame de Guadalupe est le second monument catholique le plus visité au monde, après le Vatican.



Chaque année, le 12 décembre, date anniversaire du jour où la Vierge est apparue à un paysan indien, Juan Diego, d'immenses foules (entre 4 à 5 millions de personnes ) se pressent dans les rues de Mexico, convergent en pèlerinage vers le nord-est de la ville, se rendant sur le mont Tepeyac, lieu de l'apparition en 1531. Après être venu une première fois au Mexique en janvier 1999, le Pape Jean Paul II, âgé de 82 ans et malgré son état de santé fragile s'est rendu à nouveau dans ce pays, le 30 juillet 2002 . Le lendemain, il canonisait l'indien Juan Diego Cuauhtlatoatzin (Aigle-qui-Aime) devenu chrétien et à qui la Vierge de Guadalupe était apparue en décembre 1531.




La conversion prodigieuse des Aztèques au christianisme par la Vierge de Guadalupe

En 1521, la capitale de la civilisation Aztèque tombe sous les forces armées de Cortez. Moins de 20 ans plus tard, neuf millions d’habitants qui avaient professé pendant des siècles une religion polythéiste et prônant des sacrifices humains les plus cruels, sont convertis au christianisme. En effet, chaque année les Aztèques offraient au moins 20.000 hommes, femmes et enfants en sacrifice humain à leurs dieux féroces et assoiffés de sang. En 1487, durant une longue cérémonie qui dura 4 jours lors de la consécration d’un nouveau temple à Tenochtitlan, quelque 80.000 captifs furent tués en sacrifice humain au sanguinaire dieu serpent Quetzalcoatl...  Que s’est -il passé en ces temps-là pour qu’il y ait une conversion aussi incroyable et sans précédent historique ?

Pour Jean Paul II, Notre Dame de Guadalupe est "la Mère des Amériques"

En 1531, une "Dame du Ciel" apparut à un pauvre Indien à Tepeyac, une colline au Nord-Ouest de la Cité de Mexico; Elle se présenta comme la mère du Vrai Dieu, lui donna des instructions pour que l’évêque fit construire une église sur le lieu et laissa une image d’elle même imprimée miraculeusement sur son tilma. Le tilma est un vêtement de pauvre qualité fait à base de cactus qui aurait dû se déteriorer en 20 ans. Aujourd'hui, après 470 ans, il ne montre aucun signe de détérioration et défie toutes les explications scientifiques de son origine. Apparemment, l’image reflète même dans ses yeux l'indien qui était en face d’elle en 1531. Sa Sainteté le Pape Jean Paul II visita par deux fois le sanctuaire, se prosterna devant l’image, implora son assistance maternelle et l’invoqua comme la Mère des Amériques.






Dernière édition par Marie du 65 le Mar 20 Déc 2016 - 10:44, édité 1 fois
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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Sam 10 Déc 2016 - 9:38


10 décembre - Italie : Translation de la Sainte Maison de Lorette (1294) – Espagne : Apparition à Lucie à Pontevedra : dévotion réparatrice des premiers samedis (1925)

Quelle prophétie permis aux Juifs de connaître le « temps du Messie » ?
Le prophète Daniel précisa de manière très étonnante le temps de l’avènement du Messie par la prophétie des soixante-dix septénaires : « Sont fixés 70 septénaires pour ton peuple et ta ville sainte, pour faire cesser la perversité et mettre un terme au péché, absoudre la faute et amener la justice éternelle, pour sceller vision et prophétie et pour oindre le Saint des Saints. » (Dn, chap 9)Dans cette indication temporelle, la seule de tout l’Ancien Testament, il est clair qu’il s’agit de septénaires, c’est-à-dire de périodes de sept ans, et qu’elle désigne la venue du Messie au bout de 490 années, soit à l’époque de la Vierge Marie.

La découverte de parchemins du 1er siècle avant notre ère retrouvés à Qumran montre que la communauté qui vivait là-bas se préoccupait beaucoup des signes des temps et qu’ils s’appuyaient aussi sur la prophétie des « 70 septénaires ». Ils avaient calculé que les temps du Messie devaient commencer vers 26 avant Jésus-Christ et c’est à cause de cette attente qu’ils se retiraient au désert.

Ainsi Jésus pouvait proclamer en inaugurant sa mission : « Les temps sont accomplis et le royaume de Dieu est proche » (Mc 1,15).

http://www.lafoichretienne.com/content/pourquoi-attendait-specialement-messie-temps-vierge-marie


http://it.mariedenazareth.com/6642.0.html?L=0

Les apparitions de Pontevedra (1925-1926)

Durant son premier séjour à Pontevedra, du 25 octobre 1925 au 16 juillet 1926, Lucie allait être de nouveau témoin d’apparitions merveilleuses. Notre-Dame allait accomplir sa promesse envers elle  : «  Mais toi, Lucie, … Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé.  » Notre-Dame venait lui révéler son grand dessein pour le salut des pécheurs en notre siècle de perdition  : la communion réparatrice des premiers samedis du mois.

LA COMMUNION RÉPARATRICE
DES CINQ PREMIERS SAMEDIS DU MOIS





Apparition de Pontevedra

Dans la soirée du jeudi 10 décembre 1925, après le souper, Lucie reçut dans sa cellule la visite de la Vierge Marie et de l’Enfant-Jésus. Écoutons son témoignage  :

«  Le 10 décembre 1925, la très Sainte Vierge lui apparut et, à côté d’elle, porté par une nuée lumineuse, l’Enfant-Jésus. La très Sainte Vierge mit la main sur son épaule et lui montra, en même temps, un Cœur entouré d’épines qu’elle tenait dans l’autre main. Au même moment, l’Enfant lui dit  : “ Aie compassion du Cœur de ta très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer. ”
«  Ensuite, la très Sainte Vierge lui dit  : “ Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. ”  »

Chargée de cette nouvelle mission, la jeune postulante, Lucie a alors dix-huit ans, fit tout son possible pour faire connaître les demandes de Notre-Dame. Elle s’en ouvrit aussitôt à sa supérieure, mère Magalhaes, qui était gagnée à la cause de Fatima et prête, quant à elle, à se conformer aux désirs du Ciel. Lucie en fit part aussi au confesseur de la maison, D. Lino Garcia  : «  Celui-ci, raconte-t-elle, m’ordonna de tout écrire ce qui concernait [cette révélation] et de garder ces écrits dont on pourrait avoir besoin.  » Mais il resta dans l’expectative. Lucie écrivit alors le récit de l’événement à son confesseur de l’Asilo de Vilar, Mgr Pereira Lopes, qui formula des réserves et conseilla d’attendre. Quelques jours après le 15 février, Lucie lui répondit en lui exposant en détail la suite des événements. Par bonheur, cette lettre nous a été conservée. En voici de larges extraits.

«  Mon très révérend Père, je viens bien respectueusement vous remercier de l’aimable lettre que vous avez eu la bonté de m’écrire. Quand je l’ai reçue et que j’ai vu que je ne pouvais pas encore répondre aux désirs de la Sainte Vierge, je me suis sentie un peu triste. Mais je me suis tout de suite rendu compte que les désirs de la très Sainte Vierge étaient que je vous obéisse. Je me suis tranquillisée et, le lendemain, quand j’ai reçu Jésus à la communion, je lui ai lu votre lettre et je lui ai dit  : “ Ô mon Jésus  ! Moi, avec votre grâce, la prière, la mortification et la confiance, je ferai tout ce que l’obéissance me permettra et ce que vous m’inspirerez  ; le reste, faites-le vous-même ”…

«  Le 15, j’étais très occupée par mon emploi, et je ne songeais presque pas à cela [à l’apparition du 10 décembre précédent]. J’allais vider une poubelle en dehors du jardin. Au même endroit, quelques mois auparavant, j’avais rencontré un enfant à qui j’avais demandé s’il savait l’Ave Maria. Il m’avait répondu que oui, et je lui avais demandé de me le dire, pour l’entendre. Mais comme il ne se décidait pas à le dire seul, je l’avais récité trois fois avec lui. À la fin des trois Ave Maria, je lui ai demandé de le dire seul. Comme il restait silencieux et ne paraissait pas capable de le dire seul, je lui demandai s’il connaissait l’église Sainte-Marie. Il me répondit que oui. Je lui dis alors d’aller là tous les jours et de prier ainsi  : “ Ô ma Mère du Ciel, donnez-moi votre Enfant-Jésus  ! ” Je lui appris cette prière, et je m’en allai. Donc, le 15 février, en revenant comme d’habitude [pour vider une poubelle en dehors du jardin], j’y trouvai un enfant qui me parut être le même (que précédemment), et je lui demandai alors  : “ As-tu demandé l’Enfant-Jésus à notre Mère du Ciel  ? ” L’Enfant se tourna vers moi et me dit  : “ Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t’a demandé  ? ” Et, ayant dit cela, il se transforma en un enfant resplendissant. Reconnaissant alors que c’était Jésus, je lui dis  :

Statue de l'Enfant-Jésus à Pontevedra





«  “ Mon Jésus  ! Vous savez bien ce que m’a dit mon confesseur dans la lettre que je vous ai lue. Il disait qu’il fallait que cette vision se répète, qu’il y ait des faits pour permettre de croire, et que la Mère supérieure ne pouvait pas, elle toute seule, répandre la dévotion dont il était question.

– C’est vrai que la Mère supérieure, toute seule, ne peut rien, mais avec ma grâce, elle peut tout. Il suffit que ton confesseur te donne l’autorisation et que ta supérieure le dise pour que l’on croie, même sans savoir à qui cela a été révélé.

– Mais mon confesseur disait dans sa lettre que cette dévotion ne faisait pas défaut dans le monde, parce qu’il y avait déjà beaucoup d’âmes qui Vous recevaient chaque premier samedi, en l’honneur de Notre-Dame et des quinze mystères du Rosaire.

– C’est vrai, ma fille, que beaucoup d’âmes commencent, mais peu vont jusqu’au bout et celles qui persévèrent le font pour recevoir les grâces qui y sont promises. Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel me plaisent davantage que celles qui en font quinze, tièdes et indifférentes.
– Mon Jésus  ! Bien des âmes ont de la difficulté à se confesser le samedi. Si vous permettiez que la confession dans les huit jours soit valide  ?

– Oui. Elle peut être faite même au-delà, pourvu que les âmes soient en état de grâce le premier samedi lorsqu’elles me recevront et que, dans cette confession antérieure, elles aient l’intention de faire ainsi réparation au Sacré-Cœur de Marie.

– Mon Jésus  ! Et celles qui oublieront de formuler cette intention  ?

– Elles pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu’elles auront de se confesser. ”

«  Aussitôt après, Il disparut sans que je sache rien d’autre des désirs du Ciel jusqu’aujourd’hui. Et quant aux miens, poursuivait-elle, c’est qu’une flamme d’amour divin s’allume dans les âmes pour que, soutenues dans cet amour, elles consolent vraiment le Sacré-Cœur de Marie. J’ai du moins le désir de consoler beaucoup ma chère Mère du Ciel, en souffrant beaucoup pour son amour.  »

LE PREMIER FRUIT DE LA DÉVOTION RÉPARATRICE  :
TOUTES LES GRÂCES NÉCESSAIRES AU SALUT

La chose la plus étonnante, à Pontevedra, c’est l’incomparable promesse faite par Notre-Dame  : «  À tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi…  » accompliront toutes les conditions demandées, «  je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme  ». La très Sainte Vierge accorde là, avec une largesse incommensurable, la grâce de la persévérance finale, que pas même toute une vie sainte de prière et de sacrifice ne saurait mériter, car elle est toujours un don gratuit de la miséricorde divine. La promesse est sans restriction aucune  : «  À tous ceux qui…, je promets.  » La disproportion entre «  la petite dévotion  » réclamée et la grâce qui y est attachée nous révèle la quasi infinie puissance d’intercession concédée à la Vierge Marie pour le salut des âmes. «  La grande promesse, écrit le P. Alonso, n’est rien d’autre qu’une nouvelle manifestation de cet amour de complaisance de la Sainte Trinité envers la Vierge Marie. Pour celui qui comprend une telle chose, il est facile d’admettre qu’à d’humbles pratiques soient attachées d’aussi merveilleuses promesses. Il se livre alors filialement à elles d’un cœur simple et confiant envers la Vierge Marie.  » Retenons à la lettre la promesse de la Vierge  : Quiconque aura rempli toutes les conditions voulues peut être sûr d’obtenir, au moins à l’instant de sa mort, et fût-ce même après de misérables rechutes dans un état de péché grave, les grâces nécessaires de contrition parfaite pour obtenir le pardon de Dieu et être préservé du châtiment éternel.

Mais il y a beaucoup plus encore dans cette promesse. La dévotion réparatrice est proposée comme un moyen de convertir les pécheurs qui sont en plus grand danger de se perdre et comme une intercession très efficace pour obtenir du Cœur Immaculé de Marie la paix du monde.

LES CONDITIONS DE LA GRANDE PROMESSE

Pour pratiquer et faire pratiquer cette «  petite dévotion  », il est nécessaire d’en bien connaître les conditions.

LE PREMIER SAMEDI DE CINQ MOIS CONSÉCUTIFS.

«  Tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi…  » Cette exigence du Ciel vient s’insérer dans l’immémoriale tradition de la piété catholique qui, après avoir consacré la journée du vendredi à commémorer la Passion de Jésus-Christ et à honorer son Sacré-Cœur, trouva tout naturel de consacrer le samedi à sa très Sainte Mère. Et, si l’on y regarde de près, la demande de Pontevedra apparaît comme l’heureux aboutissement d’un mouvement de dévotion, d’abord spontané, puis encouragé et codifié par les Souverains Pontifes. En 1889, le pape Léon XIII avait accordé des indulgences aux fidèles qui consacreraient, par des dévotions spéciales, quinze samedis en l’honneur de la Vierge du très saint Rosaire. Le 1er juillet 1905, saint Pie X approuvait et indulgenciait la pratique des douze premiers samedis du mois en l’honneur de l’Immaculée-Conception. Le 13 juin 1912, enfin, il concédait de nouvelles indulgences à des pratiques qui ressemblent beaucoup aux demandes de Pontevedra  : «  Afin de promouvoir la piété des fidèles envers Marie Immaculée, Mère de Dieu, et pour réparer les outrages faits à son saint Nom et à ses privilèges par les hommes impies, Pie X a accordé, pour le premier samedi de chaque mois, une indulgence plénière, applicable aux âmes du purgatoire. Conditions  : confession, communion, prières aux intentions du Souverain Pontife et pieuses pratiques en esprit de réparation en l’honneur de la Vierge Immaculée.  » Cinq ans jour pour jour après ce 13 juin 1912, c’était à Fatima la grande manifestation du Cœur Immaculé de Marie «  entouré d’épines qui semblaient s’y enfoncer  ». Nous avons compris, dira plus tard sœur Lucie, «  que c’était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait éparation  ». Ainsi le Ciel se contente de couronner un grand mouvement de piété catholique, venant préciser seulement les décisions d’un pape, et de quel pape, saint Pie X  !

Toutefois, dans ce message de Pontevedra, la Vierge Marie n’exige ni quinze, ni douze, ni huit samedis qui lui soient consacrés. Elle ne demande que cinq samedis en y joignant une promesse toute différente, beaucoup plus étonnante. Il ne s’agit plus d’indulgences (c’est-à-dire de la remise des peines dues aux péchés déjà pardonnés), mais de la grâce des grâces, l’assurance de recevoir au moment de la mort «  toutes les grâces nécessaires pour se sauver  »  ! L’on ne saurait concevoir plus merveilleuse promesse, car il y va de la réussite ou de l’échec «  de l’affaire la plus importante, de notre seule affaire  : la grande affaire de notre salut éternel  ». (Saint Alphonse de Liguori)

LA CONFESSION EN ESPRIT DE RÉPARATION.

Il n’est pas demandé qu’elle soit faite le premier samedi du mois. Elle peut être anticipée. À la limite, la confession mensuelle pourrait suffire. Elle doit être accomplie avec la pensée de faire réparation au Cœur Immaculé de Marie. Ainsi, note le P. Alonso, «  l’âme ajoute au principal motif de la douleur qui sera toujours le péché comme offense à Dieu qui nous a rachetés dans le Christ, cet autre qui indubitablement exercera une influence bienfaisante  : l’offense au Cœur Immaculé et Douloureux de la Vierge Marie  ».

LA COMMUNION RÉPARATRICE DES PREMIERS SAMEDIS.

Elle est, bien sûr, l’acte essentiel de la dévotion réparatrice. Pour en comprendre le sens et la portée, il faut la mettre en rapport avec la communion miraculeuse de l’automne 1916, orientée déjà par les paroles de l’Ange autour de l’idée réparatrice, et puis aussi avec la communion des neuf premiers vendredis du mois demandée par le Sacré-Cœur à Paray-le-Monial.

Mais dira-t-on, communier cinq premiers samedis de suite est presque impossible à beaucoup de fidèles qui n’ont pas de messe dans leur paroisse ce jour-là… Telle est la question que le P. Gonçalves, confesseur de sœur Lucie, lui posait dans une lettre du 29 mai 1930  : «  Si l’on ne peut accomplir toutes les conditions le samedi, ne peut-on y satisfaire le dimanche  ? Les gens de la campagne par exemple ne le pourront pas, bien souvent, parce qu’ils habitent loin…  » Notre-Seigneur donna la réponse à sœur Lucie dans la nuit du 29 au 30 mai 1930  : «  La pratique de cette dévotion sera également acceptée le dimanche qui suit le premier samedi quand mes prêtres, pour de justes motifs, le permettront aux âmes.  » C’est donc non seulement la communion, mais c’est aussi la récitation du chapelet et la méditation sur le saint Rosaire qui peuvent être reportées au dimanche, pour de justes motifs dont les prêtres sont laissés juges. Remarquons une nouvelle fois le caractère catholique, ecclésial, du message de Fatima. C’est à ses prêtres et non à la conscience individuelle que Jésus confie le soin d’accorder cette facilité supplémentaire.

LA RÉCITATION DU CHAPELET.

Le 13 octobre 1917, Notre-Dame a révélé qu’elle voulait être invoquée à Fatima sous le vocable de “ Notre-Dame du Rosaire ”. À chacune de ses six apparitions, elle a demandé que l’on récite le chapelet tous les jours. Puisqu’il s’agit de réparer les offenses faites à son Cœur Immaculé, quelle autre prière vocale pourrait-elle lui être plus agréable  ?

LES QUINZE MINUTES DE MÉDITATION SUR LES MYSTÈRES DU ROSAIRE.

Notre-Dame demande «  quinze minutes de méditation sur les quinze mystères du Rosaire  ». Il n’est pas indispensable de méditer chaque mois sur les quinze mystères. Au P. Gonçalves, sœur Lucie écrit  : «  Tenir compagnie quinze minutes à Notre-Dame en méditant les mystères du Rosaire.  »

L’INTENTION RÉPARATRICE.

Sans cette intention générale, sans cette volonté d’amour qui désire réparer et consoler Notre-Dame, sans cette «  compassion  », toutes les pratiques ne sont rien, ne valent rien. Il s’agit de consoler le Cœur Immaculé de «  la plus tendre des mères  », tellement outragé. Soulignons l’originalité de ce message. Car il ne s’agit pas ici, du moins pas essentiellement, de consoler la Vierge Marie en ayant compassion de son Cœur transpercé du glaive des souffrances de son Fils. Certes, le message de Fatima inclut cet aspect déjà traditionnel de la piété catholique puisque, le 13 octobre 1917, Notre-Dame des Sept-Douleurs apparut en plein ciel aux trois pastoureaux. Toutefois, le sens précis de la dévotion réparatrice demandée à Pontevedra ne consiste pas tant dans la méditation des mystères douloureux du Rosaire que dans la considération des offenses que reçoit actuellement le Cœur Immaculé de Marie de la part des ingrats et des blasphémateurs qui rejettent sa médiation maternelle et bafouent ses divines prérogatives. Autant de cruelles épines qu’il faut enlever de son Cœur par ’amoureuses pratiques réparatrices, pour l’en consoler, et pour obtenir aussi le pardon des âmes qui ont eu l’audace de l’offenser si gravement.

L’ESPRIT DE LA DÉVOTION RÉPARATRICE  :
LA RÉVÉLATION DU 29 MAI 1930, À TUY

Lorsque sœur Lucie se trouvait à Tuy, son confesseur, le P. Gonçalves, lui avait posé par écrit toute une série de questions. Nous en avons déjà mentionné quelques-unes. Ne retenons ici que la quatrième  : «  Pourquoi cinq samedis et non neuf ou sept, en l’honneur des douleurs de Notre-Dame  ?  » Le soir même, la voyante implorait Notre-Seigneur de lui inspirer la réponse à ces questions. Quelques jours plus tard, elle la transmettait à son confesseur  :

«  Me trouvant dans la chapelle avec Notre-Seigneur une partie de la nuit du 29 au 30 de ce mois de mai 1930 [nous savons que c’était son habitude de faire une heure sainte de 11 heures à minuit, plus particulièrement le jeudi soir, selon les demandes du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial], et parlant à Notre-Seigneur des questions quatre et cinq, je me sentis soudain possédée plus intimement par la divine présence et, si je ne me trompe, voici ce qui m’a été révélé  :

«  Ma fille, le motif en est simple. Il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes proférés contre le Cœur Immaculé de Marie  :

1. – Les blasphèmes contre l’Immaculée-Conception.

2. – Les blasphèmes contre sa Virginité.

3. – Les blasphèmes contre sa Maternité divine, en refusant en même temps de la reconnaître comme Mère des hommes.

4. – Les blasphèmes de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine à l’égard de cette Mère Immaculée.

5. – Les offenses de ceux qui l’outragent directement dans ses saintes Images.

«  Voilà ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m’a inspiré de demander cette petite réparation…   »

Avant de citer la conclusion de cette révélation, notons que ce qui est premier dans le message de Fatima, c’est la foi, et la foi catholique précise, dogmatique. Car la vraie dévotion à la Sainte Vierge suppose toujours et nécessairement la foi en ses privilèges et prérogatives infailliblement définis par l’Église dans son Magistère souverain ou enseignés par le Magistère ordinaire et crus unanimement depuis des siècles par le peuple fidèle. Les péchés les plus graves envers la très Sainte Vierge sont donc d’abord des péchés contre la foi. Aveuglés par un œcuménisme trompeur, l’on oublie trop depuis 1962 cette vérité évidente que nous rappelle ici le message de Fatima  : ceux qui nient ouvertement, en toute connaissance de cause et obstinément, les prérogatives de la Vierge Marie, commettent à son égard les plus odieux blasphèmes.

UN SECRET DE MISÉRICORDE POUR LES PÉCHEURS

Après avoir énoncé ces cinq blasphèmes qui offensent gravement sa très Sainte Mère, Notre-Seigneur donnait à sœur Lucie l’explication décisive qui nous fait pénétrer dans le secret de son Cœur Immaculé débordant de miséricorde envers tous les pécheurs, même envers ceux qui la méprisent et l’outragent Elle-même  :

«  Voilà ma fille, le motif pour lequel le Cœur Immaculé de Marie m’a inspiré de demander cette petite réparation et, en considération de celle-ci, d’émouvoir ma miséricorde pour pardonner aux âmes qui ont eu le malheur de l’offenser. Quant à toi, cherche sans cesse, par tes prières et tes sacrifices, à émouvoir ma miséricorde à l’égard de ces pauvres âmes. «

Nous avons là une des idées mères du message de Fatima  : Depuis que Dieu a décidé de manifester son dessein d’amour, qui est d’accorder ses grâces aux hommes par la médiation de la Vierge Immaculée, il semble que leur refus de se soumettre docilement à cette volonté soit la faute qui blesse particulièrement son Cœur et pour laquelle il ne trouve plus en lui-même aucune inclination à pardonner. Ce péché-là paraît irrémissible, car il n’y a pas, pour notre Sauveur, de crime plus impardonnable que de mépriser sa très Sainte Mère et d’outrager son Cœur Immaculé qui est le sanctuaire de l’Esprit-Saint. C’est commettre «  le blasphème contre l’Esprit qui ne sera remis ni en ce monde ni dans l’autre  » (Mt 12, 31-32). Sœur Lucie elle-même suggère ce rapprochement dans son entretien avec le P. Fuentes.

Bientôt, en 1929, dans l’apparition de Tuy, Notre-Dame conclura la manifestation de la Sainte Trinité par cette parole saisissante  : «  Elles sont si nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie.  » Parole si forte que plusieurs traducteurs se sont permis de l’édulcorer  ! Or, il n’y a absolument aucun doute sur le texte, Notre-Dame l’affirme avec tristesse, beaucoup d’âmes se perdent à cause de leurs mépris, de leurs blasphèmes envers Elle… Alors, donnant l’exemple de l’amour des ennemis, c’est Elle-même qui intervient en “ Mère de miséricorde et Mère du pardon ”, comme chante le Salve Mater. Elle intercède pour eux auprès de son Fils  : Que les communions des cinq premiers samedis, offertes pour consoler son Cœur outragé, soient agréées par Lui en réparation des crimes des pécheurs. Que, tenant compte de «  cette petite réparation  » à son Cœur Immaculé, Il daigne pardonner aux ingrats et aux blasphémateurs, à tous les misérables qui ont eu l’audace de l’offenser, Elle, sa très Sainte Mère  ! Et Notre-Seigneur accède à son désir. Il fait ainsi de la dévotion réparatrice un moyen sûr et facile pour convertir les âmes qui sont en péril de se perdre éternellement. Exaltant et terrible mystère de la communion des saints, qui fait dépendre réellement le salut de beaucoup d’âmes de notre propre générosité puisque la Vierge Marie, constituée par son Fils Médiatrice universelle et Mère de la divine grâce, ne peut agir seule. Elle a besoin de nous, de notre amour consolateur et de nos “ petites dévotions ” réparatrices pour sauver les âmes de l’enfer. C’est donc en définitive une des grandes intentions de la pratique des premiers samedis du mois, comme c’était déjà celle qu’indiquait Notre-Dame le 19 août 1917,http://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/contre-reforme-catholique/message-de-fatima/apparitions/recit-apparition-notre-dame-de-fatima-19-aout-1917/ invitant instamment les trois pastoureaux à la prière et aux sacrifices.






On comprend dès lors la pressante insistance de Notre-Dame, son ardent désir que soit pratiquée partout, le plus possible, cette dévotion réparatrice qui lui est chère, parce qu’elle est parfaite et donc efficace pour le salut des âmes. «  Il me semble, écrivait sœur Lucie au Père Gonçalves en mai 1930, que le Bon Dieu, au fond de mon cœur, insiste auprès de moi pour que je demande au Saint-Père l’approbation de la dévotion réparatrice, que Dieu lui-même et la très Sainte Vierge ont daigné réclamer en 1925. En considération de cette petite dévotion, ils veulent donner la grâce du pardon aux âmes qui ont eu le malheur d’offenser le Cœur Immaculé de Marie, et la très Sainte Vierge promet aux âmes qui chercheront à lui faire réparation de cette manière, de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour leur salut.  »C’est parce qu’Elle désire nous y engager à tout prix que Notre-Dame y a joint de merveilleuses promesses. En effet, en plus de notre propre salut éternel et de la conversion des pécheurs, Elle a voulu lier à la communion réparatrice une autre promesse magnifique, celle du don de la paix. Sœur Lucie pouvait écrire, le 19 mars 1939  : «  De la pratique de cette dévotion unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. C’est pourquoi j’ai tant désiré sa propagation  ; et puis surtout, parce que telle est la volonté de notre Bon Dieu et de notre si chère Mère du Ciel.  » (…)

Il importe de souligner que la politique dévoilée à Fatima n’est encore qu’un instrument dont use la Miséricorde divine pour obtenir le salut du plus grand nombre d’âmes possible. (…) Sauver les âmes, toutes les âmes, du seul mal véritable parce que le seul éternel, les arracher coûte que coûte au feu de l’enfer, tel est le premier souci du Cœur Immaculé de Marie qui se révèle d’abord comme l’ultime recours des pécheurs, et même des plus odieux et des plus misérables, car Elle est la Médiatrice de Miséricorde et la Porte du Ciel.

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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Dim 11 Déc 2016 - 13:29


Les Deux Vierges sont Mères
L'Avent rappelle aux Chrétiens que Marie, comme toute mère, a attendu la naissance de Jésus, plus encore qu'elle a vécu cette expérience humaine à la fois si courante et si extraordinaire, d'une femme portant un enfant dans son ventre.

Isaac de l’Étoile fait le parallèle entre Marie et l’Église : L'une et l'autre sont mères, l'une et l'autre, vierges. L'une et l'autre, sans trouble charnel conçoivent du même Esprit ; l'une et l'autre, sans péché, donnent une progéniture à Dieu le Père. L'une, hors de tout péché, a mis au monde la tête de ce corps ; l'autre, dans la rémission de tous les péchés, a donné le jour au corps de cette tête.

La gestation de Marie, renvoie à celle de l’Église, l'une venant compléter l'autre, car dit encore Isaac de l’Étoile : "L'une et l'autre est mère du Christ, mais aucune des deux ne l'enfante tout entier sans l'autre".

Isaac de l’Étoile ajoute comme en conclusion un principe qui devrait guider tous ceux qui écrivent sur la Vierge Marie : "Aussi, dans les Écritures divinement inspirées, ce qui est dit universellement de l’Église Vierge-mère est compris singulièrement de Marie Vierge-mère (et on a envie d'ajouter ‘et réciproquement’).


Avent : attendre avec Marie





L'Avent rappelle aux chrétiens que Marie, comme toute mère, a attendu la naissance de Jésus, plus encore qu'elle a vécu cette expérience humaine à la fois si courante et si extraordinaire, d'une femme portant un enfant dans son ventre. La figure de la Vierge en Avent - avec la fête du 8 décembre, mais aussi le récit de l'Annonciation selon saint Luc qui sera lu le 4e dimanche de l'Avent, le 20 décembre - renvoie évidemment fortement au thème retenu pour cette causerie.

Dans l'iconographie - je pense à des stalles dans la belle église de Montréal près d'Avallon en Bourgogne - on représente parfois la scène de la Visitation dans laquelle Élisabeth touche le ventre de la vierge Marie.

La visitation





On peut écouter ce texte si beau qui sera lu le 21 décembre : "En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : "Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur". (Luc 1, 39-45)

Et la suite de ce récit de la Visitation sera lu lendemain, le 22 décembre, texte vient comme une sorte de cri de jubilation :
Marie dit alors : "Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais". (Luc 1, 47-55)

Et la prière du "Je vous salue Marie" garde la mémoire de cela en nous faisant dire "Et Jésus le fruit de vos entrailles est béni".

Mais là encore, il ne faut pas réduire la visite de Marie à sa cousine Élisabeth, cet épisode dans lequel l'évangéliste Luc place le Magnificat, du seul côté de la rencontre de deux femmes enceintes partageant l'expérience de l'attente d'une enfant. Car la tradition de l’Église met en évidence que par excellence la Vierge Marie est une figure de l’Église en gestation. Ici, c'est un texte d'un cistercien du 12e siècle, Isaac de l’Étoile (1100-1178) qui exprime cela au mieux. Isaac compare Marie et l’Église à partir de l'idée que l’Église est le corps du Christ, un corps dont la tête est le Christ.
Pour comprendre, il faut aller chez Saint Paul (Éphésiens 1, 22-23) : "Il lui a tout soumis et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l'Église qui est son corps, et l'Église est l'accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude".

L'Église, accomplissement total du Christ





Au IVe siècle, c'est Saint Augustin qui va donner à cette vision de l’Église comme corps dont la tête est le Christ un déploiement très essentiel pour la compréhension de l’Église. Pour Augustin, c'est d'ailleurs cette vision qui fonde la prière chrétienne des psaumes. "Quelqu'un me demandera peut-être s'interroge-t-il, quel est celui qui parle dans ce psaume. Je le dirai en peu de mots : c'est le Christ (En. Ps. 39,5)."

Il recommande à ses auditeurs de distinguer dans les psaumes la voix du Christ tête, ou celle de ses membres, notamment lorsque les psaumes expriment des sentiments de haine que l'on ne peut attribuer au Christ : "J'ose le dire, c'est le Christ qui parle. Il dira, dans ce psaume, des choses qui semblent presque ne pouvoir convenir au Christ, à la majesté de notre tête, et surtout au Verbe qui au commencement était Dieu auprès de Dieu. (...) Cependant, c'est bien le Christ qui parle, parce que le Christ est dans les membres du Christ. Et, afin que vous sachiez que sa Tête et son Corps ne sont qu'un seul Christ, écoutez ce qu'il a dit lui-même de leur union : "Ils seront deux en une seule chair" (Genèse 2, 24). (...) S'ils sont deux dans une seule chair, pourquoi ne seraient-ils pas deux dans une seule voix ? Que le Christ parle donc, car l’Église parle dans le Christ et le Christ parle dans l’Église" (En. Ps. 30, 2, 4).

Ce qu'Isaac de l’Étoile apporte de nouveau par rapport à Augustin, c'est d'appliquer cela aussi à Marie en faisant le parallèle entre Marie et l’Église : L'une et l'autre est mère, l'une et l'autre, vierge. L'une et l'autre, sans trouble charnel conçoit du même Esprit ; l'une et l'autre, sans péché, donne une progéniture à Dieu Père. L'une, hors de tout péché, a mis au monde la tête de ce corps ; l'autre, dans la rémission de tous les péchés, a donné le jour au corps de cette tête.
Donc l'essentiel pour nous est de dire que la gestation de Marie, renvoie à celle de l’Église, l'une venant compléter l'autre, car dit encore Isaac de l’Étoile: "L'une et l'autre est mère du Christ, mais aucune des deux ne l'enfante tout entier sans l'autre".





Et Isaac de l’Étoile ajoute alors comme en conclusion un principe qui devrait guider tous ceux qui écrivent sur la Vierge Marie : "Aussi est-ce à bon droit que dans les Écritures divinement inspirées, ce qui est dit universellement de l’Église Vierge-mère est compris singulièrement de Marie Vierge-mère ; et (ici on a envie d'ajouter réciproquement) ce qui est dit spécialement de Marie Vierge-mère, est compris généralement de l’Église Vierge-mère. Et quand un texte parle de l'une ou de l'autre, son contenu s'applique presque sans distinction à l'une et à l'autre".

Que conclure ?

Si avec Isaac de l’Étoile, on peut dire de l’Église ce que l'on dit de Marie, et réciproquement si l'on peut dire de Marie ce que l'on dit de l’Église, alors la grossesse de Marie éclaire la vie intérieure de l’Église.

Très concrètement, la fécondité de l’Église ne se voit pas d'abord dans l'impact médiatique de telle déclaration, dans la présence sur Twitter ou Facebook de sa hiérarchie, ni même dans le nombre d'ordinations ou de fidèles à la messe, mais elle est discrète comme ce fut le cas pour Marie, et elle se manifeste en premier lieu dans toute relation vraie, dans toute les formes de "visitation" que nous pouvons vivre au long des jours, dans nos activités.





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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Lun 12 Déc 2016 - 7:47


12 décembre – Mexique : Notre Dame de Guadalupe (1531)
Une Minute avec Marie
Faire connaître et aimer Marie    
Il ouvrit sa tilma et depuis Elle est vénérée !
"Ne vous étonnez pas si des roses de Castille fleurissent en hiver": par cette image énigmatique, le pape François fait allusion à la maternité de Marie manifestée lors des apparitions à saint Juan Diego, au XVIe s. au Mexique. La Vierge y est honorée depuis sous le vocable de "Notre Dame de Guadalupe", impératrice des Amériques. Le pape définit ce que signifie évangéliser, sous le signe de cette maternité.

« Le baptisé est un missionnaire » qui doit « faire connaître le Nom de Jésus ». Il s’agit d’une joie à partager, et non pas de faire des reproches ni d’imposer des règlements : « On doit partager avec tout le monde la joie d'avoir rencontré le Christ.

Il achève sur une allusion à l’apparition de la Vierge Marie à saint Juan Diego, sur la colline du Tepeyac en 1531, et aux roses qui ont fleuri en hiver, bien avant la saison. Un prodige que la Vierge Marie a expliqué en disant, lors de la 4e apparition : « Cette variété de roses est une preuve et un signe que tu porteras à l’évêque (…) »

Juan Diego recueillit les roses dans sa « tilma » (tunique) de laine, et lorsqu’il l’ouvrit devant l’évêque, l’image de la Vierge y était imprimée d’une façon inexpliquée, et elle est encore vénérée aujourd’hui dans le sanctuaire de Guadalupe.

Aujourd’hui Guadalupe est le sanctuaire marial le plus fréquenté au monde !

Rome, 16 novembre 2013


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http://lepeupledelapaix.forumactif.com/t38735-consacrer-une-minute-avec-marie#392032
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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Mar 13 Déc 2016 - 13:43


Ils attendaient un dominateur venu d’Orient
Il est très étonnant de constater qu’à l’époque où la Vierge Marie attendait Jésus, il y avait aussi une attente unique chez les païens : Tacite et Suétone témoignent de l’attente d’un « Dominateur du monde » venu de Judée.




Tacite écrit dans les « Historiae » : « La plupart étaient persuadés qu’il se trouvait écrit dans les anciens livres des prêtres, que, vers ces temps, l’Orient grandirait en puissance. Et que de Judée viendraient les dominateurs du monde. »

Et de même Suétone, dans la « Vie de Vespasien » : « Par tout l’Orient, une idée gagnait les esprits : l’opinion constante et fort ancienne selon laquelle il devait être écrit dans le destin du monde que de la Judée viendraient en ce temps-là les dominateurs du monde ».





Ces deux historiens écrivaient à la fin du premier siècle et au début du second, sans pouvoir connaître le triomphe, encore à venir, de Celui qui serait effectivement un jour le « dominateur » du monde occidental.

Pourquoi attendait-on spécialement le Messie au temps de la Vierge Marie ?
Cas unique dans toute l’histoire du monde, la venue d’un Messie Sauveur était attendu en Israël, à cause de nombreuses prophéties reçues par une longue série d’hommes, pendant des siècles,
Mais le Messie était spécialement attendu au début de notre ère, au temps de la Vierge Marie, comme en témoigne l’Evangile (Lc 3,15 ; 7,19) et les plusieurs écrits juifs et païens de l’époque, parce que certaines prophéties parlaient explicitement et précisément du moment de sa venue.
Le « sceptre » devait d’abord s’éloigner de Juda (Gn 49,1).
On devait être au temps d’un pouvoir divisé, au « 4° royaume après Nabuchodonosor » (Dn 2,39)
Les « Soixante-dix septénaires » (490 années) annoncés par Daniel devaient être accomplis (Dn 9)
Au temps de la Vierge, le monde cessa toute guerre pour accueillir le Prince de la Paix, au temps de la longue Pax Romana d’Auguste.
Il est très étonnant de constater qu’il y avait aussi une attente unique, à cette époque chez les païens : Tacite et Suétone témoignent de l’attente d’un « Dominateur du monde » venu de Judée.
Virgile rapporte l’oracle de la Sibylle de Cumes annonçant la Vierge et son « enfant merveilleux ».
Les astrologues babyloniens avaient aussi calculé avec une précision étonnante la venue de l’étoile du Messie.
Même les juifs qui n’ont pas reconnu le Christ témoignent de la précision de cette attente, reconnaissant dans le Talmud, à la fin du premier siècle, que « toutes les dates calculées pour la venue du Messie sont désormais passées » (Traité Sanhédrin 97).
La date de la venue du Messie a été annoncée par plusieurs prophéties précises, bien connues des juifs et des contemporains du Christ.
1. Cas unique dans toute l’histoire du monde, la venue d’un Messie Sauveur était attendu en Israël, à cause de nombreuses prophéties reçues par une longue série d’hommes, pendant des siècles,

- Lorsqu’elle était petite enfant, la Vierge Marie attendait au cœur de son peuple Israël la venue du Messie, qui n’a pas été annoncé par un seul prophète, mais par une longue série d’hommes, prédisant et complétant, au fur et à mesure, leur prédiction, pendant des siècles.

- Elle attendait au cœur d’un petit peuple, ballotté par l’histoire, qui a survécu à toutes les confrontations avec les Empires voisins et qui sera finalement dans l’avenir le seul peuple résistant à la dissolution du monde antique, en conservant intacte son identité, et en gardant toujours la certitude inébranlable d’être l’instrument d’un destin éternel, aux dimensions du monde.

- Les prophéties annonçant la venue du Messie sont très nombreuses et elles définissent d’une manière surprenante le portrait de l’Attendu, de sa naissance, de sa vie, de sa mort, de sa mission et de son destin, tel qu’il a été imaginé par les contemporains du Christ et reconnu par les chrétiens qui ont suivi Jésus (cf. Lien 1 : les prophéties annonçant le Christ)

2. Mais le Messie était spécialement attendu au début de notre ère, au temps de la Vierge Marie, comme en témoigne l’Evangile et les plusieurs écrits juifs et païens de l’époque, parce que certaines prophéties parlaient explicitement et précisément du moment de sa venue.

- Au temps de la Vierge Marie, tous cherchaient dans l’Ecriture le moment de la venue du Messie annoncé précisément mais mystérieusement par les prophètes.

- L’Evangile témoigne de la prégnance de cette attente toute spéciale qui s’était emparée de tous.

-  « Comme le peuple était dans l’attente » (Lc 3,15) quand Jean-Baptiste paru, tous lui demandaient : « Es-tu Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Lc 7,19).

- C’était une situation absolument unique et cet aspect caractéristique du christianisme, à lui seul, est suffisant – c’est l’avis de maints spécialistes – pour le situer tout à fait à part dans l’histoire religieuse du monde.

- L’attente de l’accomplissement des temps était devenue tellement forte et précise, en cette période particulière de l’histoire, qu’il y eut plus de 100 candidats Messie recensés par les historiens.

- Gamaliel y fait référence dans son intervention en faveur des Apôtres devant le Sanhédrin (Lien 2)

- La raison de cette attente du Peuple est à chercher dans plusieurs prophéties qui désignaient précisément le temps de la venue du Messie.

3. Le « sceptre » devait d’abord s’éloigner de Juda.

- La première des prophéties évoquant le moment de la venue du Messie se trouve dans la Genèse, (Gn 49,1-10), quand Jacob, né d’Isaac, bénit ses fils avant de mourir. « Rassemblez-vous pour que je vous annonce ce qui vous arrivera dans l’avenir ». Et il poursuit : « Le sceptre ne s’écartera pas de Juda, ni le bâton de commandement d’entre ses pieds jusqu’à ce que vienne Celui auquel il appartient et à qui les peuples doivent obéissance. »

- Ce passage, qui a toujours été entendu par les exégètes d’Israël en un sens messianique, prend une actualité nouvelle au temps de la Vierge, après qu’Hérode Ier ait été nommé roi de Judée en mettant fin à la dynastie hasmonéenne juive.

- Les juifs d’Israël seront désormais régis par un roi édomite, fils d’une nabatéenne, issue d’une tribu arabe, et ami des romains, même s’il est officiellement converti au judaïsme.

- La Judée devient alors une province vassale de Rome et elle le restera jusqu'à la destruction de Jérusalem en 70 après Jésus-Christ.

- Quand Octave confirme à Hérode Ier le titre de roi de Judée, de Samarie, d’Idumée et de Galilée, en lui offrant aussi le plateau du Golan et les villes côtières de la méditerranée qu’il avait dû rendre à Cléopâtre précédemment, Jérusalem est secouée par un tremblement de terre qui cause 10.000 victimes.

- Avec l’avènement d’Hérode Ier l’autorité passe aux romains, et le signe messianique s’accomplit puisque le sceptre s’éloigne définitivement de Juda.

- A tel point que les juifs pourront maintenant répondre très justement à Pilate, lors du procès du Christ : « Nous n’avons pas d’autre roi que César » (Jn 19,15).

4. On devait être au temps d’un pouvoir divisé, au « 4° royaume après Nabuchodonosor »

- La seconde importante prophétie évoquant le moment de la venue du Messie se trouve dans le dernier livre de l’Ancien Testament, celui de Daniel, qui, au temps de la Vierge était composé et lu dans sa forme actuelle depuis déjà deux siècles.

- Le livre rapporte au chapitre 2 le songe de Nabuchondonosor, dans lequel le roi voit une pierre qui brise une grande statue d’or, d’argent, de bronze, de fer et d’argile mêlés. Le roi est troublé et empêché de dormir jusqu’à ce que Daniel puisse lui donne la juste interprétation : « Après toi se dressera un autre royaume, inférieur à toi, et un troisième royaume ensuite, de bronze, qui dominera la terre entière. Et il y aura un quatrième royaume, dur comme le fer, (…) il réduira en poudre et brisera tous ceux-là. (…) Il sera divisé, partie fer, partie argile. (…) Au temps de ces rois, le Dieu du Ciel dressera un royaume qui jamais ne sera détruit, et ce royaume ne passera pas à un autre peuple. Il écrasera et anéantira tous ces royaumes, et lui-même subsistera à jamais (…). Le Grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver. Tel est véritablement le songe, et sûre en est l'interprétation. » (Dn 2,39-45)

- Or, après Nabuchondonosor sont venus les perses aidés par les mèdes, puis les grecs, qui ont dominé toute la terre avec Alexandre, puis les romains qui, par le fer, ont réduit en poussière tous leurs adversaires, avant qu’Israël ne soit au 1er siècle divisé entre le fer de Rome et l’argile d’Hérode.

- La pierre qui brise la statue doit devenir une grande montagne qui remplira toute la terre.

- L’humble Vierge du Seigneur pouvait peut-être imaginer la modestie des débuts du règne messianique qui « jamais ne sera détruit et subsistera éternellement » en méditant comme Blaise Pascal qui écrivait, en considérant la prophétie de la petite pierre qui devient montagne : « Il est prédit que Jésus-Christ serait petit en son commencement et qu’il croîtrait ensuite ».

5. Les « Soixante-dix septénaires » (490 années) annoncés par Daniel devaient être accomplis

- Le prophète Daniel précisa ensuite de manière très étonnante le temps de l’avènement du Messie par la prophétie des soixante-dix septénaires.

- Ce fameux passage du chapitre 9 de Daniel commence ainsi : « Sont fixés 70 septénaires pour ton peuple et ta ville sainte, pour faire cesser la perversité et mettre un terme au péché, absoudre la faute et amener la justice éternelle, pour sceller vision et prophétie et pour oindre le Saint des Saints. »

- Le monde nouveau (l’iniquité qui cesse et est expiée, le péché qui est « mis sous scellés », la justice éternelle qui règne) adviendra donc quand le Christ aura « reçu l’onction ». Alors prendront fin les visions des prophètes mêmes. Et tout cela se produira après « 70 septénaires ».

- Cette indication temporelle, la seule de tout l’Ancien Testament, n’a jamais suscité de polémiques excessives parmi les interprètes. Il est clair qu’il s’agit de septénaires, c’est-à-dire de périodes de sept ans, et qu’elle désigne la venue du Messie au bout de 490 années.

- Mais à partir de quoi doit-on commencer à les compter ? « Depuis le surgissement d’une parole en vue de la reconstruction de Jérusalem » après l’exil à Babylone, selon le texte biblique.

- Certains calculaient à partir du décret d’Artaxerxès, en 458 avant Jésus-Christ, d’autres à partir de Cyrus, en 538, dès la libération d’Israël, certains en années solaires, d’autres en années lunaires.

- La découverte de parchemins du 1er siècle avant notre ère retrouvés à Qumran montrent que la communauté qui vivait là-bas se préoccupait beaucoup des signes des temps et qu’ils s’appuyaient aussi sur la prophétie des « 70 septénaires ». Ils avaient calculé que les temps du Messie devaient commencer en 26 avant Jésus-Christ et c’est à cause de cette attente qu’ils se retiraient au désert.

- Il y avait encore une petite « erreur » de 20 ans dans leur calcul, mais comme le dit Hugh Schonfield, « nous voyons bien aujourd’hui à quel point – presque à la lettre – Jésus pouvait proclamer en inaugurant sa mission : "Les temps sont accomplis et le royaume de Dieu est proche" » (Mc 1,15).

6. Au temps de la Vierge, le monde cessa toute guerre pour accueillir le Prince de la Paix, au temps de la longue Pax Romana d’Auguste.

- Au temps de la Vierge, les juifs attendaient donc leur mystérieux Christ précisément en ces années-là.

- Il était attendu comme le Prince de la Paix et le Talmud explique qu’il devrait venir quand le monde aura cessé de se battre. Et c’est bien ce qui est arrivé, au temps de la paix d’Auguste.

- 25 années de paix, sans aucune guerre. Une trêve jamais vue, au cœur de laquelle est effectivement né le Prince de la Paix.

7. Il est très étonnant de constater qu’il y avait aussi une attente unique, à cette époque chez les païens : Tacite et Suétone témoignent de l’attente d’un « Dominateur du monde » venu de Judée.

- Nous avons des témoignages indubitables et des plus précis sur cette attente universelle de Quelqu’un qui devait venir de Judée. C’est de deux des plus grands historiens latins, Tacite et Suétone, que nous apprenons aussi comment les romains étaient en effervescence à l’approche du siècle que nous, désormais, appelons « le premier après Jésus-Christ ».

- Tacite écrit dans les « Historiae » : « La plupart étaient persuadés qu’il se trouvait écrit dans les anciens livres des prêtres, que, vers ces temps, l’Orient grandirait en puissance. Et que de Judée viendraient les dominateurs du monde. »

- Et de même Suétone, dans la « Vie de Vespasien » : « Par tout l’Orient, une idée gagnait les esprits : l’opinion constante et fort ancienne selon laquelle il devait être écrit dans le destin du monde que de la Judée viendraient en ce temps-là les dominateurs du monde ».

- Ces deux historiens écrivaient à la fin du premier siècle et au début du second, sans pouvoir connaître le triomphe, encore à venir, de Celui qui serait effectivement un jour le « dominateur » du monde occidental.

8. Virgile rapporte l’oracle de la Sibylle de Cumes annonçant la Vierge et son « enfant merveilleux ».

- Au temps de la Vierge, l’attente des romains pouvait aussi venir du grand oracle rapporté par Virgile dans la 4ème  Eglogue de ses « Buccoliques » : « Voici les derniers temps marqués par l’oracle de la Sibylle de Cumes : la longue série des siècles recommence. Voici venir la Vierge, et le règne de Saturne. Voici descendre du ciel une race nouvelle. Un enfant nouveau né sous le règne de l’Empereur Auguste éliminera la génération de fer et suscitera par tout le monde une génération d’or ».

- La Vierge Marie en qui descendra le Fils de Dieu ne devait certainement pas connaître cet oracle, mais Jésus, qui est bien né sous le règne de l’Empereur Auguste a effectivement transformé le fer de l’oppression, dans l’amour que l’or symbolise.

- Et en plusieurs sanctuaires du monde (comme Longpont, Nogent sous Coucy, Chartres), on vénérait de manière très étonnante, dès avant le Christ, la « Virgini Pariturae » : « la  Vierge qui doit enfanter ».

9. Les astrologues babyloniens avaient aussi calculé avec une précision étonnante la venue de l’étoile du Messie.

- Il semble désormais scientifiquement prouvé que les astrologues babyloniens aussi attendaient la naissance du « dominateur du monde » à partir de l’an 7 avant Jésus-Christ.

- Kepler, un des pères de l’astronomie moderne, observa en décembre 1603 la conjonction très lumineuse (c’est-à-dire la rencontre sur une ligne droite) de Jupiter et de Saturne dans la constellation des Poissons. Il établit grâce à ses calculs que le même phénomène (qui provoque une lumière intense et éclatante dans le ciel étoilé) devait s’être produit également en 7 avant Jésus-Christ, puis découvrit ensuite un ancien commentaire de l’Ecriture, du rabbin Abarbanel, rappelant que, selon une croyance des juifs, le Messie devait apparaître précisément lorsque, dans la constellation des Poissons, la lumière de Jupiter et de Saturne ne ferait plus qu’une.

- Mais on n’attacha guère d’importance à la découverte de Kepler notamment parce que la critique n’avait pas encore établi avec certitude que Jésus était né avant la date traditionnelle, suite à l’erreur de Denys le Petit.

- Plus de deux siècles après, la savant danois Münter découvre et déchiffre un commentaire hébraïque médiéval des « soixante-dix septénaires » du livre de Daniel qui indique la croyance rappelée par Kepler.

- En 1902, est publiée ce qu’on appelle la Table planétaire, aujourd’hui conservée à Berlin : un papyrus égyptien qui porte avec exactitude les mouvements des planètes de 17 avant J-C à 10 après J-C, qui rappelle qu’en 7 avant J-C ont avait remarqué la conjonction entre Jupiter et Saturne, visible dans son plus bel éclat sur toute l’étendue de la Méditerranée.

- En 1925 enfin, on publie une description du Calendrier stellaire de Sippar : une tablette en terre cuite avec des inscriptions cunéiformes provenant de l’antique cité de Sippar, sur l’Euphrate, qui était le siège d’une importante école d’astrologie babylonienne. Sur ce « calendrier » sont portés tous les mouvements et conjonctions célestes de l’an 7 avant Jésus-Christ justement. Pourquoi ? Parce que selon les astrologues babyloniens, cette conjonction qui ne s’observe une seule fois que tous les 794 ans s’était produite 3 fois en 7 avant J-C : le 29 mai, le 1er octobre et le 5 décembre.

- Ils considéraient Jupiter comme la planète des dominateurs du monde, Saturne comme la planète des protecteurs d’Israël, et la constellation des Poissons comme le signe de la fin des temps, c’est-à-dire du commencement de l’ère messianique.

- Il est désormais certain, en effet, qu’entre le Tigre et l’Euphrate, non seulement on attendait comme dans tout l’Orient, un Messie qui devait venir d’Israël, mais que l’on avait également établi avec une sûreté stupéfiante qu’il devait naître en un temps et un moment déterminés.

10. Même les juifs qui n’ont pas reconnu le Christ témoignent de la précision de cette attente, reconnaissant dans le Talmud, à la fin du premier siècle, que « toutes les dates calculées pour la venue du Messie sont désormais passées » (Traité Sanhédrin 97).

- « Le temps de la venue du Messie a été prédit par l’état du peuple juif, par l’état du peuple païen, par l’état du Temple, par le nombre des années : il fallait que les quatre monarchies, le sceptre ôté de Juda et les soixante-dix semaines arrivassent en même temps, et le tout avant que le deuxième Temple ne fut détruit » (Blaise Pascal – pensée 708 et 709).

- Les païens bénéficiant aussi d’annonces complémentaires, il y a comme une polarisation de l’attention, le sommet d’une attente jamais vue dans l’histoire du monde, aux alentours précisément des années où Jésus apparut.

- C’est un fait historique prouvé : tout inexplicable qu’elle semble, l’attention du monde se concentre, au premier siècle, sur un seul point, cette lointaine province romaine. Cette attente unique est celle que Marie porte plus que tout autre en son cœur, dans sa prière auprès du Saint des saints. Elle s’accomplira pour elle et pour tous les chrétiens dans la venue du Sauveur, à la plénitude des temps fixés.

- Mais pour ceux qui ne l’ont pas reconnu, le rendez-vous manqué posera longtemps question. Comme l’observe le Talmud lui-même, « toutes les dates qui ont été calculée pour la venue du Messie sont désormais passées » (Traité Sanhédrin 97).

- Et sous le coup de la déception, les docteurs d’Israël en viendront à tenter de réinterpréter l’attente du Messie.

- En attendant, « les temps (de Daniel) sont accomplis, et le règne de Dieu s’est approché » (Mc 1,14).









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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Mer 14 Déc 2016 - 11:20


Apprenons d'Elle, Femme de l’Avent
L'attente, attendre est une dimension qui traverse toute notre existence personnelle, familiale et sociale (…). On pourrait dire que l'homme est vivant tant qu'il attend, tant que dans son cœur l'espérance est vivante. (…) Notre « stature » morale et spirituelle peut se mesurer de ce que nous attendons, de ce en quoi nous espérons.

Chacun de nous, donc, spécialement en ce Temps qui nous prépare à Noël, peut se demander : moi, qu'est-ce que j'attends ? Vers quoi, à ce moment de ma vie, est tendu mon cœur ? Et cette même question peut se poser au niveau de la famille, de la communauté, de la nation (…). A l'époque qui précédait la naissance de Jésus, l'attente du Messie, c'est-à-dire un Consacré, un descendant du roi David, qui aurait finalement libéré le peuple de tout esclavage moral et politique et instauré le Royaume de Dieu, était très forte en Israël. Mais personne n'aurait jamais imaginé que le Messie pouvait naître d'une jeune femme humble comme l'était Marie (…).

Apprenons d'Elle, Femme de l’Avent, à vivre les gestes quotidiens avec un esprit nouveau, avec le sentiment d'une attente profonde, que seule la venue de Dieu peut combler.

Benoit XVI

Angelus du 28 novembre 2010

L'attente messianique au temps de Jésus



Il est temps de faire une synthèse.
Nous l'avons dit, E. Urbach explique que la diversité des idées juives sur la rédemption "ne se limite pas à des nuances de détail mais atteint une opposition".
Les pensées juives exprimées dans les premiers siècles de notre ère avaient déjà leurs adeptes au temps de Jésus et se sont transmises oralement jusque après 70, c'est pourquoi il est possible de faire quelques conjectures et de schématiser l'existence de (deux) types de raisonnements qui ont pu coexister au temps de Jésus.
Les raisonnements sur la "Torah est déjà complète"
Pour les courants « officiels », Dieu ne crée pas à partir de rien, mais à partir du tohu bohu, le chaos ; et Il crée l'homme avec l'esprit mauvais et l'esprit bon.
Le verset du Siracide, (Si 15, 14) est traduit : «l'homme est dans la main de son conseil.» Ainsi, l'Esprit Saint est dans le peuple et dans la majorité du sanhédrin.
Il n'y a plus besoin de prophètes et les miracles, même si on reconnaît leur existence, ne sont pas importants, car tout est donné dans la Torah. C'est ce courant de pensée qui va dominer le judaïsme après la chute du Temple en l'an 70, mais cette tradition a déjà commencé bien avant (et au procès de Jésus).
La Torah étant complète, immuable, donnée toute entière à Moïse au Sinaï, le salut vient de sa pratique. Les patriarches l'ont pratiquée.
Puisque Dieu a donné sa Torah à Israël, Rien ne peut vraiment le séparer de Dieu. Si Israël pèche, il a le pardon dans le Temple où Dieu maintient sa Shekinah, sa présence. La Shekinah ne quitte pas Israël et celui-ci a tout ce qu'il faut pour interpréter la Torah.
Nous lisons par exemple :
« Shemaya dit : Elle a suffi la foi dont Abraham leur père a cru en moi pour que je leur fende la mer. Comme il est dit (Gn 15, 6) : "Il crut en YHWH et il le lui compta comme justice". Abtalion dit : Elle a suffi la foi par laquelle ils (les Israélites) ont cru en moi pour que je leur fende la mer. Comme il est dit (Ex 4, 31) : "Le peuple crut et ils entendirent". »
Mekhilta de rabbi Ismael sur Exode 14, 15, édition Horowitz, p. 99 ligne 1-4 ;
cf. Ibid. sur Exode 14, 31, édition Horowitz, p. 115 ligne 11.

On attend un nouveau pardon (par le Temple céleste, « non fait de main d'homme ») et on attend un dévoilement (ou « accomplissement ») de la Torah céleste. Le salut ne peut venir que de « l'ouverture du ciel».
L'Incarnation dans ce contexte
Telles sont les deux grandes tendances théologiques et spirituelles au temps de Jésus. La venue de Jésus, dès lors qu’il est le messie attendu et le Fils de Dieu incarné, sera alors comprise comme l’acte de miséricorde de Dieu, son grand pardon, la guérison de la mort comme « divorce » entre Dieu et les hommes.
L’Incarnation est une miséricorde, c’est la réconciliation des hommes avec Dieu. Mais la blessure dans le cœur des hommes demeure puisqu’ils continuent de pécher, et la mort est toujours là ! Il faut donc passer par le baptême comme passage par la croix. Ceci jusqu’au retour glorieux du Christ ; alors, « nous lui serons semblables parce que nous le verrons tel qu’il est ». (1 Jn 3,2)
La mère de Jésus
La foi de Marie au moment de l'Annonciation se situe dans un contexte pluraliste et implique un choix, décisif, de la Vierge Marie, la rendant apte à accueillir le rédempteur, le Fils de Dieu incarné, et devenant ainsi nouvelle arche d'Alliance, nouvelle tente de la rencontre, nouveau temple.

Ce contexte historique d'opposition théologique explique aussi le ton tragique de la prophétie de Syméon :
« Vois, ton fils, qui est là, provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. » (Lc 2, 34-35)
Ce ton tragique s'explique aussi parce que les hommes continuent de pécher après l'Incarnation : "les pécheurs eux-mêmes furent les auteurs et comme les instruments de toutes les peines qu'endura le divin Rédempteur" (CEC 598).

Marie manifeste une ouverture intérieure :
En effet, Marie accueille un ange, une parole venue du Ciel, elle adhère à l'annonce de la naissance d'un messie personnel, elle croit au miracle qui confirme cette parole (Elisabeth malgré son âge attend un enfant, et Marie elle-même concevra dans la virginité).
Le saint Père, sans entrer dans les détails de l'attente messianique, semble aller en ce sens et il en tire une conséquence sur la coopération de Marie au Christ Rédempteur :
« Ce fait fondamental d'être la Mère du Fils de Dieu est, depuis le début, une ouverture totale à la personne du Christ, à toute son œuvre, à toute sa mission.
Les mots "Je suis la servante du Seigneur" témoignent de cette ouverture d'esprit de Marie, qui unit en elle de façon parfaite l'amour propre à la virginité et l'amour caractéristique de la maternité, réunis et pour ainsi dire fusionnés. C'est pourquoi non seulement Marie est devenue la mère du Fils de l'homme, celle qui l'a nourri, mais elle a été aussi "généreusement ssociée, à un titre absolument unique" (Lumen Gentium 61) au Messie, au Rédempteur.»
Jean Paul II, Lettre encyclique Redemptoris Mater n° 39
Nous voyons mieux que le mystère de l'Incarnation a en lui-même une portée rédemptrice, il constitue une réconciliation des hommes avec Dieu, réconciliation où le Fils de Dieu nous aimera jusqu'à la fin (Jn 13,1).
Marie coopère à cette Rédemption par sa foi en tant que sa foi se situe dans les « courants ouverts » de l'attente messianique. Cette ouverture totale à la personne du Christ est un amour vierge car il attend le salut d'une ouverture du Ciel, c'est à dire d'un don de Dieu. Que la foi d'un être humain puisse coopérer à Dieu, cela se comprend justement très bien dans la perspective du courant « ouvert » où Dieu est sensible à l'accueil et à l'adhésion humaine, capables de l'attirer.
La coopération de Marie à l'œuvre rédemptrice du Fils de Dieu qui s'incarne est une coopération tout à fait unique car elle seule est Vierge et mère d'une manière charnelle et spirituelle tout à fait sublime.




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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Jeu 15 Déc 2016 - 12:27





La Sibylle de Cumes : « Voici venir la Vierge »

Au temps de la Vierge Marie, l’attente des Romains pouvait aussi venir du grand oracle rapporté par le grand poète latin Virgile (70 - 19 av JC) dans la 4ème  Eglogue de ses « Buccoliques » :

« Voici les derniers temps marqués par l’oracle de la Sibylle de Cumes : la longue série des siècles recommence. Voici venir la Vierge, et le règne de Saturne. Voici descendre du ciel une race nouvelle. Un enfant nouveau-né sous le règne de l’Empereur Auguste éliminera la génération de fer et suscitera par tout le monde une génération d’or ».
La Vierge Marie en qui descendra le Fils de Dieu ne devait certainement pas connaître cet oracle, mais Jésus, qui est bien né sous le règne de l’Empereur Auguste a effectivement transformé le fer de l’oppression, dans l’amour que l’or symbolise.

Et en plusieurs sanctuaires du monde (comme Longpont, Nogent sous Coucy, Chartres, pour ne citer que des sanctuaires en France), on vénérait de manière très étonnante, dès avant le Christ, la « Virgini Pariturae » : « la  Vierge qui doit enfanter ».


Virgile
(70-19 av. J.-C.)

traduction de l'oeuvre de Virgile

Poète latin, auteur de l'Énéide, récit épique considéré comme un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale, qui eut une influence considérable sur les écrivains européens.

Biographie

Virgile, de son vrai nom Publius Vergilius Maro, naquit, selon la tradition, le 15 octobre 70 av. J.-C. à Andes, un village proche de Mantoue. Il fit de solides études en littérature grecque et latine, en rhétorique et en philosophie, successivement dans les villes de Crémone, de Milan, de Rome et de Naples. Protégé par un homme d'État du nom de Caius Mécène, Virgile, libre de tout problème financier, put se consacrer entièrement à l'écriture et à l'étude. Il passa la plus grande partie de sa vie à Naples, ou dans ses environs, ainsi qu'à Nole, et comptait au nombre de ses proches amis non seulement son protecteur mais aussi Octave, futur empereur Auguste, ainsi que de nombreux poètes renommés tels que Caius Cornelius Gallus, Horace et Lucius Varius Rufus. En 19 av. J.-C., Virgile entreprit un voyage en Grèce et en Asie avec l'intention de retravailler son chef-d'œuvre, l'Énéide, déjà presque complètement achevé, et de consacrer à l'étude de la philosophie les dernières années de son existence. À Athènes, il rencontra Auguste et revint avec lui en Italie; il mourut peu après son arrivée à Brindes. Agonisant, il avait demandé à ce que l'Énéide, inachevée, donc imparfaite, soit détruite mais Auguste n'y consentit pas et chargea Varius Rufus et Plotius Tucca de préparer le poème en vue de sa publication.

Ouvrages mineurs

Pendant l'Antiquité, on attribuait à Virgile la rédaction de l'Appendix Vergiliana, un recueil de poèmes mineurs comportant de petites épopées, des élégies, un poème didactique (Aetna) et un ensemble d'épigrammes intitulé le Catalepton. Tous ces textes étaient rédigés dans un style nouveau caractéristique des poètes d'Alexandrie; en outre, nombre d'entre eux sont sous l'influence du poète latin Catulle et de son école. Mais, par la suite, les érudits mirent en doute l'authenticité de ce recueil. Il semblerait en fait que certains textes, et plus particulièrement ceux qui dans le Catalepton traitent de la vie de Virgile, soient des œuvres de jeunesse du poète, alors que l'Aetna, quant à lui, a certainement été composé au cours du Ier siècle de notre ère.
Les Bucoliques

En 37 av. J.-C., Virgile acheva la première de ses œuvres majeures, intitulée les Bucoliques. Ces poèmes pastoraux étaient construits sur le modèle des Idylles de Théocrite, un poète alexandrin du IIIe siècle av. J.-C. Virgile conserva tous les traits pastoraux que comportait l'œuvre de son prédécesseur (chants des bergers, par exemple) mais les Bucoliques n'en sont pas moins une œuvre profondément originale, dotée d'un fort caractère national. Virgile y évoque des personnages et des événements réels sous le couvert de l'allégorie. Le quatrième poème, par exemple, célèbre la naissance d'un enfant qui va marquer le début d'un nouvel âge d'or, empli de paix et de prospérité. Par la suite, et jusqu'au Moyen Âge, cette allégorie sera interprétée dans un sens chrétien et considérée comme une prophétie annonçant la venue du Christ.

Les Géorgiques

Ce poème, composé de quatre chants, fut écrit entre 36 et 29 av. J.-C. Aucun texte de la poésie latine, dit-on, n'avait atteint ce degré de perfection artistique et sa publication confirma Virgile comme le plus grand poète de l'époque. Même s'il se présente comme un traité sur l'agriculture, ce texte célèbre surtout la vie des gens qui travaillent la terre et constitue un appel au retour à la vie paysanne traditionnelle en Italie. Œuvre universelle, les Géorgiques traitent également de la guerre, de la paix, de la mort et de la résurrection, des thèmes qui viennent conclure chacun des quatre chants.

L'Énéide

Virgile consacra les onze dernières années de son existence à élaborer l'Énéide, une épopée mythologique en douze chants, qui relate les sept années de pérégrination du héros Énée, depuis la chute de Troie, sa patrie, jusqu'à sa victoire militaire en Italie. Dans ce poème, Virgile cherche à dépeindre les origines d'une Rome idéale et, dans une certaine mesure, à retracer les événements réels de l'histoire romaine. Au début de l'histoire, Énée est un homme vaincu qui s'enfuit de Troie, portant son vieux père sur ses épaules et tenant son jeune fils Ascagne par la main. Après avoir constitué une flotte, il s'embarque avec les Troyens rescapés vers la Thrace, la Crète, l'Épire et la Sicile, mais son bateau sombre non loin des côtes africaines. Là, Énée rencontre Didon, la reine de Carthage, qui s'éprend de lui et se donne la mort lorsqu'il reprend son voyage : c'est là l'un des plus célèbres épisodes de l'Énéide.

Énée, parvenu en Italie, s'y installa en guerrier conquérant. Selon Virgile, les Romains seraient les descendants directs d'Ascagne puisque celui-ci fonda Albe la Longue, ville dont seraient issus les jumeaux créateurs de Rome.

Le style de l'Énéide et le traitement du sujet mythologique trahit clairement l'influence des épopées grecques l'Iliade et l'Odyssée, mais Virgile fut également influencé par le poème épique les Argonautiques, du poète grec, Apollonios de Rhodes du IIIe siècle av. J.-C.




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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Ven 16 Déc 2016 - 9:34


Accueillir sans résignation, attendre dans l’espérance !
Sainte Marie, vierge de l'attente, donne-nous une âme de veilleur.
Arrivés au seuil du troisième millénaire, nous nous sentons malheureusement plutôt fils du crépuscule que prophètes de l'Avent.

Sentinelle du matin, réveille dans nos cœurs la passion de fraîches nouvelles à porter à un monde qui se sent déjà vieux.
Apporte-nous enfin la harpe et la cithare, afin qu'avec toi, matinale, nous puissions réveiller l'aurore.

Face aux changements qui secouent l'histoire, donne-nous de sentir sur notre peau les frissons des commencements.
Fais-nous comprendre qu'il ne suffit pas d'accueillir : il faut attendre.

Accueillir est parfois un signe de résignation.
Attendre est toujours un signe d'espérance.
Rends-nous pour cela ministres de l'attente.
Quand le Seigneur viendra, ô Vierge de l'Avent, qu'il nous surprenne, grâce à ta complicité maternelle, la lampe à la main.

Mgr Tonino Bello (1935-1993), évêque de Molfetta, dans les Pouilles, Italie




L'icône de Lydda (II)


Notre-Dame de Bonne Délivrance - Italie. Notre-Dame du Radeau (1117)
A la veille de l'iconoclasme, saint Germain, un moine de Palestine, désirait lui aussi voir cette image miraculeuse avant de se rendre à Constantinople, où il fut par la suite élu patriarche. Pour avoir la Vierge de Lydda toujours près de lui, il demanda à un artiste de lui en faire une copie qu'il porta à Constantinople. Mais en 725, l'empereur Léon l'Isaurien déclencha la destructions des icônes. Le patriarche saint Germain fut chassé du trône et dut quitter la capitale.   Avant de s'embarquer, il écrivit une lettre au pape saint Grégoire le Grand, fixa cette lettre sur l'icône qu'il confia aux flots de la mer. L'icône naviguait debout jusqu'à Rome où elle arriva en une seule journée. Saint Grégoire, averti par un songe, la reçut avec le clergé au bord du Tibre. Quand le pape eut terminé sa prière, l'icône s'éleva toute seule et vint se placer entre ses mains. Elle fut portée en procession jusqu'à Saint-Pierre et y fut exposée à la vénération des fidèles.   Lorsque saint Germain se rendit compte que la persécution devait durer encore longtemps, il expédia une autre icône de la Mère de Dieu de la même façon. Elle aussi fut reçue par le pape à Rome. Les deux icônes restèrent à Rome pendant plus d'un siècle.    


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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Sam 17 Déc 2016 - 12:47

17 décembre – Italie, Rome : 1ère Eglise consacrée à Marie - Saint Jean de Matha (+ 1213)





Cela ne s’observe qu’une seule fois tous les 794 ans !
Les astrologues babyloniens avaient calculé avec une précision étonnante la venue de l’étoile du Messie. Ils attendaient la naissance du « dominateur du monde » à partir de l’an 7 avant Jésus-Christ, donc à l’époque où vivait la Vierge de Nazareth !

Kepler, un des pères de l’astronomie moderne, observa en décembre 1603 la conjonction très lumineuse (c’est-à-dire la rencontre sur une ligne droite) de Jupiter et de Saturne dans la constellation des Poissons. Il établit grâce à ses calculs que le même phénomène (qui provoque une lumière intense et éclatante dans le ciel étoilé) devait s’être produit également en 7 avant Jésus-Christ, puis découvrit ensuite un ancien commentaire de l’Ecriture, du rabbin Abarbanel, rappelant que, selon une croyance des juifs, le Messie devait apparaître précisément lorsque, dans la constellation des Poissons, la lumière de Jupiter et de Saturne ne ferait plus qu’une !

Or pour les astrologues babyloniens, cette conjonction qui ne s’observe une seule fois que tous les 794 ans s’était produite 3 fois en 7 avant J-C : le 29 mai, le 1er octobre et le 5 décembre. Ils considéraient donc la constellation des Poissons comme le signe de la fin des temps, c’est-à-dire du commencement de l’ère messianique.



« 70 septénaires sont fixés » (Daniel 9,24)


(« Les temps sont accomplis » - Mc 1,15)


Il faut s’arrêter un moment sur ce fait extraordinaire, unique au monde et peu connu : le « Messie » était spécialement attendu au tout début de notre ère, comme en témoignent l’Évangile (Lc 3,15 ; 7,19), ainsi que les écrits juifs et païens de l’époque parce que certaines prophéties bibliques évoquaient explicitement et précisément du moment de sa venue :



Le « sceptre» devait d’abord s’éloigner de Juda (Gn 49,1) - (cf. jour 6/30)

Le Messie devait venir au temps du second Temple, selon l’oracle du prophète Aggée - (cf. ci-dessous)

On devait être au temps d’un pouvoir divisé, au « 4e royaume après Nabuchodonosor » (Dn 2,39) – (cf. ci-dessous)

Les « Soixante-dix septénaires» (490 années) annoncés par Daniel devaient être accomplis (Dn 9,24) – (cf. ci-dessous)

Enfin, au temps de la Vierge, le monde cessa toute guerre pour accueillir le Prince de la Paix annoncé par les prophètes (cf. Is 9,5) au temps de la longue Pax Romana d’Auguste, qui dura 25 ans dans tout le monde connu, et qui n’a jamais eu d’équivalent avant ou après.


Il est très étonnant de constater qu’il y avait également une attente unique, à cette époque chez les païens :



Deux des plus grands historiens latins en témoignent : Tacite écrit dans les Historiae que « la plupart étaient persuadés qu’il se trouvait écrit dans les anciens livres des prêtres, que, vers ces temps, l’Orient grandirait en puissance. Et que de Judée viendraient les dominateurs du monde ». De même Suétone, dans la  Vie de Vespasien : « Par tout l’Orient, une idée gagnait les esprits : l’opinion constante et fort ancienne selon laquelle il devait être écrit dans le destin du monde que de la Judée viendraient en ce temps-là les dominateurs du monde ». Ces deux historiens écrivaient à la fin du premier siècle et au début du second, sans pouvoir connaître le triomphe futur de celui qui serait effectivement un jour le « dominateur » du monde occidental.

Virgile rapporte l’oracle de la Sibylle de Cumes : « Voici les derniers temps marqués par l’oracle de la Sibylle de Cumes : la longue série des siècles recommence. Voici venir la Vierge, et le règne de Saturne. Voici descendre du ciel une race nouvelle. Un enfant nouveau né sous le règne de l’Empereur Auguste éliminera la génération de fer et suscitera par tout le monde une génération d’or » (4e Églogue de ses « Bucoliques »). Or Saturne représente Israël, et Jésus, effectivement né sous le règne de l’empereur Auguste, a effectivement transformé le fer de l’oppression dans l’amour que l’or symbolise. Et en plusieurs sanctuaires du monde (comme Longpont, Nogent sous Coucy, Chartres), on vénérait de manière étonnante, dès avant le Christ, la « Virgini Pariturae » : « la Vierge qui doit enfanter. »

Enfin, les astrologues babyloniens avaient aussi calculé avec une précision étonnante la venue de l’étoile du Messie en repérant que la conjonction de Jupiter et Saturne qui ne s’observe normalement que tous les 794 ans, s’était produite trois fois en l’an 7 avant Jésus-Christ (cf. dans les Questions de fonds d’Aleteia le point n°9 de la question : Pourquoi une attente spéciale du Messie au temps de la Vierge Marie ?)


Ainsi, au temps du Christ, dans le monde comme en Israël, il y vaiat une situation unique et étonnante : « le peuple était dans l’attente » (Luc 3,15). Et il n’est ainsi pas étonnant qu’au moment où Jean-Baptiste parut, tous lui demandaient : « Es-tu Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Luc 7,19). L’attente était devenue tellement forte, en cette période très particulière de l’histoire, qu’il y eut plus de cent candidats Messies recensés par les historiens (cf. Vittorio Messori chapitre 4 du livre Hypothèses sur Jesus - Mame 1995). Gamaliel y fait référence dans son intervention en faveur des apôtres devant le Sanhédrin (Ac 5,34-39).







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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Dim 18 Déc 2016 - 10:18

18 décembre – Espagne : Notre Dame de l'Espérance ou de l'Expectation - Fête de l'Expectation de l'enfantement de la Vierge Marie (654)



25 années de paix. Sans aucune guerre ?

Au temps où la Vierge Marie donna naissance à Jésus, le monde avait cessé toute guerre ; c’était l’époque de la longue Pax Romana d’Auguste.





Or les Juifs attendaient donc leur mystérieux Christ précisément en ces années-là (cf la prophétie des soixante-dix septénaires). Et ce Messie était attendu comme le Prince de la Paix : le Talmud explique qu’il devrait venir quand le monde aurait cessé de se battre. Et c’est bien ce qui est arrivé, au temps de la paix d’Auguste.

Vingt-cinq années de paix, sans aucune guerre : une trêve jamais vue, au cœur de laquelle est effectivement né le Prince de la Paix !


6. Au temps de la Vierge, le monde cessa toute guerre pour accueillir le Prince de la Paix, au temps de la longue Pax Romana d’Auguste.

- Au temps de la Vierge, les juifs attendaient donc leur mystérieux Christ précisément en ces années-là.

- Il était attendu comme le Prince de la Paix et le Talmud explique qu’il devrait venir quand le monde aura cessé de se battre. Et c’est bien ce qui est arrivé, au temps de la paix d’Auguste.

- 25 années de paix, sans aucune guerre. Une trêve jamais vue, au cœur de laquelle est effectivement né le Prince de la Paix.
Une fête de sainte Marie existait en Espagne depuis la deuxième moitié du 6e siècle. Centrée sur sa maternité divine et virginale, elle était célébrée à des dates différentes selon les régions.
La fête du 18 décembre doit son origine aux évêques du dixième concile de Tolède, en 656. Ces prélats ayant trouvé quelque inconvénient à l'antique usage de célébrer la fête de l'Annonciation de la Sainte Vierge au 25 mars, attendu que cette solennité joyeuse se rencontre d'ordinaire aux temps où l'Eglise est préoccupée des douleurs de la Passion, ils décrétèrent que désormais on célèbrerait dans l'Eglise d'Espagne, huit jours avant Noël, une fête solennelle, avec octave, en mémoire de l'Annonciation, et pour servir de préparation à la grande solennité de la Nativité. Ils prirent deux décisions importantes (MANSI, XI, 33-34) :
- ils interdirent la fête du 25 mars.
- ils unifièrent la date de la fête de la Vierge en la fixant, pour tout le royaume wisigoth, au 18 décembre, huit jours avant Noël.
Une unique fête de la Vierge, à une date unique, mais une fête célébrée avec une grande solennité.
Les thèmes de la liturgie hispanique sont nombreux et amplement développés :
La maternité divine et la virginité de Marie ;
La coopération de la Vierge, nouvelle Ève, à l’œuvre du salut ;
La sainteté et la plénitude de grâce de Marie ;
Marie femme de foi ;
Marie servante du Seigneur ;
Marie image de l'Église ;
Marie reine miséricordieuse et son intercession incessante.
Dans la suite l'Eglise d'Espagne sentit le besoin de revenir à la pratique de l'Eglise Romaine, et de toutes celles du monde entier qui solennisent le 25 mars, comme le jour à jamais sacré de l'Annonciation de la Sainte Vierge et de l'Incarnation du Fils de Dieu : mais telle avait été la dévotion des peuples pour la fête du 18 décembre, qu'on jugea nécessaire d'en retenir un vestige. On appliqua la piété des fidèles à considérer cette divine Mère dans les jours qui précèdent immédiatement son admirable enfantement. Une nouvelle fête fut donc créée sous le titre de l'Expectation de l'Enfantement de la Sainte Vierge. [Expectation signifie attente, espérance...]
Cette fête est aussi appelée Notre-Dame de l'O à cause des grandes antiennes qu'on chante en ces jours et qui commencent toutes par l'interjection O et expriment l'attente et l'espérance des anciens patriarches et prophètes pour la venue du Messie.




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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Lun 19 Déc 2016 - 9:46

19 décembre – Portugal : Sainte Marie des Remèdes


Véritablement petits ?

Pour entrer dans le merveilleux climat de l’avent et goûter à plein la grâce  typique de cette période liturgique, nous sommes invités à parcourir la voie qui conduit au Cœur de la Mère de Celui qui, attendu, vient, et, déjà venu, reste pour toujours avec nous : d’où son Nom « Emmanuel », « Dieu avec nous ».

Avec Marie, nous allons à Nazareth, et de Nazareth, à Bethléem. C’est un chemin pavé d’une grande simplicité, d’une grande humilité, d’une attention particulière aux petites choses, où rien n’est donné pour prévu, mais où chaque chose, sur cette voie, est une occasion de rendre grâces. Cet itinéraire a le nom de « petitesse » et personne ne le trouve s’il ne quitte pas les sentiers tortueux de l’autosuffisance.





On ne peut entrer dans le Cœur de Marie, dans son mystère de grâce, si l’on ne s’engage pas sur cette voie, et se décidant à devenir, véritablement, petits ! Vivre l’Avent avec Marie veut dire alors se convertir à ce que le monde méprise et juge faible : et précisément la petitesse. Jésus, dans l’Evangile parle clairement : « En vérité je vous le dis : si vous ne vous convertissez pas et ne devenez comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 18, 3).




19 décembre - Portugal. Sainte Marie des Remèdes
19 décembre 2011, 08:19
Marie au coeur de l'attente d'Israël (X)


« A la suite de l'épreuve endurée par son âme, il verra la lumière » (Is 53,5)

Le mystère du Messie qui renouvellera l'Alliance et apportera le pardon et le salut à Israël et aux nations était au coeur de l'attente d'Israël et de la Vierge, alors que le temps de sa venue approchait. Mais comment se mettrait en place cette nouvelle Alliance ? Par quel sang se ferait le pardon des péchés ?

Les images de l'Agneau pascal et du bouc émissaire étaient présentes à l'esprit de la Vierge, comme de tous les juifs, mais qui voyait que les paroles du prophète Isaïe les rapprochaient de la figure du Serviteur de Dieu ? « Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche, comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n'ouvrait pas la bouche. Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s'est inquiété qu'il ait été retranché de la terre des vivants, qu'il ait été frappé pour le crime de son peuple ? On lui a donné un sépulcre avec les impies et sa tombe est avec le riche, bien qu'il n'ait pas commis de violence et qu'il n'y ait pas eu de tromperie dans sa bouche. Par lui la volonté de Le Seigneur s'accomplira. A la suite de l'épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé. » (Is 53,7-12).

Ceux qui s'oppose à la Sagesse évoquent aussi la mort du Juste : « Attirons le Juste dans un piège ; il nous gêne ; il se vante d'avoir Dieu pour père ; S'il est fils de Dieu, Il l'assistera. Condamnons-le à une mort honteuse » (Sg 2,12-20). Le prophète Daniel, de même, parle d'un « Messie supprimé » avant que « la ville et le Sanctuaire » ne soient détruits « par un Prince qui viendra » (Dn 9,26).Mais l'espérance demeure toujours : « Par lui la volonté de Le Seigneur s'accomplira. A la suite de l'épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé. » (Is 53,7-12), et le Psalmiste dit toujours sa confiance, même au-delà de la mort : « Tu ne peut laisser ton ami voir la corruption » (Ps 16,5-11).

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen

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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Mar 20 Déc 2016 - 10:41


20 décembre – France : Notre Dame du Folgoët
Une Minute avec Marie
Faire connaître et aimer Marie    
Ils partirent à cause d’elle ; 30 ans après elle eut une surprise !
Joseph faisait des stations fréquentes à la fin du voyage, car la Sainte Vierge était de plus en plus fatiguée. A sept lieues de Bethléem, Marie et Joseph demandèrent l’hospitalité à un berger, qui leur témoigna une parfaite bienveillance. Il ordonna qu’on les conduisit dans une chambre commode, et qu’on prit soin de leur âne.




Un serviteur lava les pieds de Joseph et lui mit d’autres habits, afin de nettoyer les siens qui étaient tout poudreux. Une femme rendit les mêmes services à la Sainte Vierge. Après avoir pris leur repas, ils se reposèrent.

La maîtresse du logis se tint capricieusement renfermée ; (…) Elle avait vu d’un œil jaloux la beauté de la Sainte Vierge. Craignant d’ailleurs que Marie ne demandât à rester dans sa maison pour faire ses couches, elle ne parut pas, et contribua ainsi, par son impolitesse, à faire partir la Sainte Famille dès le lendemain.

C’est la femme aveugle et toute courbée que Jésus trouva, trente ans après, dans cette même maison, et qu’il guérit, après l’avoir exhortée à être moins vaine et plus hospitalière.

Notre Dame du Folgoët



De bonne heure, la piété des fidèles s’était traduite sous forme de dons. Bientôt des pèlerinages, des processions s’organisent. C’est donc que l'Eglise, par la voie de ses représentants officiels, sanctionnait la dévotion.






Dès les débuts, le clergé est présent au tombeau de Salaün ; Philippe de Coëtquis, dont l’épiscopat tient entre les années 1419 et 1427, homologue le legs d'Alain de Rohan ; l’évêque Guillaume Ferron (1439-1472) fonde deux chapellenies ; Christophe de Chauvigné (1521-1554) confirme et bénit les statuts d'Henri II, qui furent décrétés le 17 octobre 1533 en la juridiction de Lesneven. Rolland de Neufville est nommé à l’évêché de Léon en 1562. Ce très pieux prélat avait fait placer et comme semer dans les chemins et les carrefours de son diocèse un grand nombre de croix, et engagé ses diocésains à orner les façades de leurs maisons de statuettes, d’images saintes de la Vierge, devant lesquelles les hommes se décou­vraient, les femmes se signaient. Il accorda ses faveurs à Notre-Dame du Folgoët. « Il eut toujours, dit le P. Cyrille, une dévotion spéciale à cette excellente maison, y recherchant l’assistance du ciel par l’entremise de la Vierge Marie ». C’est lui qui pourra déclarer, en mourant, qu’il laissait son évêché « sans aucun hérétique ».

Les deux grands artisans du renouveau spirituel en Basse-Bretagne au dix-septième siècle, Dom Michel Le Nobletz, le gentilhomme missionnaire et son disciple, le Maunoir, nous ont laissé des échos de leur propre dévotion et de celle de leurs contemporains à Notre-Dame du Folgoët.

Dom Michel, qui consigna dans ses écrits les faveurs signalées qu’il attribuait à l'Immaculée Vierge ; qui a si bien chanté sa Dame et sa Reine dans un cantique d’allure très personnelle, avait, tout enfant, reçu à Ploudaniel, dans le proche voisinage de l’illustre chapelle, les leçons d’un chanoine du Folgoët, Maître Alain Le Guen. Souvent, au cours de son apostolat itinérant, il aimera à se rendre en pèlerinage au sanctuaire de la Mère de Dieu.


Le P. Maunoir raconte la vie d’une extatique et stigmatisée, Marie-Amice Picard, qui, par ses prières et ses souffrances, collaborait à son oeuvre. Il nous apprend que cette sainte fille, pour gagner les pardons et les in­dulgences allait « souventes fois l’année se confesser et communier aux lieux où elle savait que les trésors de l'Eglise étaient ouverts », comme à Notre-Dame du Folgoët.

Les papes, en effet, avaient déjà enrichi le sanctuaire de précieuses indulgences : Sixte IV et Innocent VIII au quinzième siècle, Léon X et Jules III au seizième, avaient concédé ces faveurs spirituelles aux pieux pèlerins.
Les Pèlerinages.

A toutes les époques nous trouvons, dans les documents des échos de l’importance du Folgoët comme centre de pèlerinages. Au XVème siècle, les papes Sixte IV et Innocent VIII accordent des indulgences aux dévots pèlerins. A la fin du siècle suivant, Mgr. Rolland de Neufville institue, pour le jour de l'Assomption, la procession générale déclarée obligatoire pour toutes les paroisses du diocèse. Sous son épiscopat se produisit un fait, qui rappelle la Nativité du Sauveur, et qui est, en même temps, bien révélateur de l’attirance que le fameux sanctuaire exerçait sur les foules, en ces époques lointaines, malgré la difficulté inouïe des voyages. Le 8 septembre 1599, il se trouva une telle affluence de peuple en ce lieu, que Jean Mahé et Catherine Cadiou, sa femme, n’ayant pu y trouver de place dans une hôtellerie, se virent obligés de se retirer dans une étable, où Catherine mit au monde un fils, à l’heure de minuit. L’enfant fut baptisé, quelques jours plus tard, en l’église Saint-Michel de Lesneven (Kerdanet).

Notre-Dame du Folgoët est invoquée dans les grandes calamités publiques. En 1597, des images en cire de Saint-Pol-de-Léon et de Morlaix lui sont envoyées en actions de grâces, par suite de la cessation de la peste, qui avait moissonné 1.300 personnes dans cette dernière ville.

Le XVIIème siècle fut pour la dévotion une époque de prospérité. Sous le gouvernement de Robert Cupif, le doyen-évêque, douze prêtres étaient employés à la récitation de l’office canonial, à diverses fonctions liturgiques et à la desserte des fondations. Le P. Cyrille Le Pennec nous donne la raison de la prédilection des fidèles pour la Merveille du Léon :

« Entre toutes (les chapelles de la Vierge), c’est au Folgoët, où l'Impératrice des Anges se plaît à donner, le plus souvent, des preuves manifestes du crédit et du pouvoir qu’elle a auprès de Dieu. Le grand peuple que nous voyons y accourir de divers endroits de la Bretagne, en toutes les saisons de l’année, et principalement aux sept grandes fêtes de Notre-Dame, nous peut témoigner de la sainteté de ce lieu : c’est là où la Mère de Bonté verse sur les coeurs le miel de ses bénignes faveurs, et où elle a toujours l’oeil ouvert sur les nécessités de ceux qui la réclament ».

Le procès-verbal de visite archidiaconale de Chrestien de la Masse, la requête des chapelains à l'Evêque, nous apprennent que, malgré le fléchissement de la dévotion dont se plaint Goulven Le Melloc, les pèlerinages sont toujours très suivis au XVIIIème siècle, et que les chapelains ne sont pas en nombre suffisant pour desservir les messes demandées.

Même la Révolution n’arrête pas l’élan des fidèles puisque, au témoignage d'Anquetil, l’église dut être rouverte plusieurs fois pour satisfaire à la dévotion publique, en contravention avec la loi et les arrêtés administratifs.

Note : Son Excellence Mgr. Duparc, évêque de Quimper, aura présidé plus de 30 fois le Grand Pardon du 8 septembre.

Monseigneur Duparc, évêque de Quimper


Indulgences qui peuvent être gagnées au Folgoët.

PARTIELLES.

Une indulgence de 7 ans et 7 quarantaines peut être gagnée le jour de l'Annonciation.

Une indulgence de 100 jours : aux fêtes de l'Assomption, du 8 septembre et du 8 décembre, chaque dimanche de mai ; les mardis de Pâques et de la Pentecôte, le mercredi avant la fête du Saint-Sacrement, le 1er dimanche d’août, le jour de la Toussaint et le dimanche qui précède.

Conditions : Une visite à l’église, et y faire quelques prières.

PLÉNIÈRES.

1° Le Pape Pie IX a accordé une Indulgence plénière à perpétuité aux fidèles qui, les cinq dimanches de mai (et le premier dimanche de juin quand mai n’a que quatre dimanches), font les stations traditionnelles dans l’église, devant les fontaines et calvaires. Cette indulgence peut être gagnée l’un quelconque de ces cinq dimanches.

Conditions : Se confesser, communier et prier aux intentions du Pape.

2° L’indulgence plénière accordée pour la visite des 7 basiliques de Rome peut être gagnée aux fêtes de Notre-Seigneur et de la Sainte-Vierge, des apôtres et des évangélistes ; les premiers dimanches du mois ; les samedis de chaque semaine ; tous les jours du carême ; tous les jours pendant l’octave de Pâques et de la Pentecôte ; aux fêtes de la Trinité, du Saint-Sacrement, de la Toussaint, des Morts, de Noël avec ses féries, de la Circoncision, de l'Epiphanie. — Ces indulgences sont applicables aux âmes du Purgatoire.

Conditions : Prier dans l’église aux intentions du Pape ; se confesser et communier. Il n’est pas nécessaire de communier au Folgoët





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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Mer 21 Déc 2016 - 10:42



21 décembre – Italie, Pescara : Notre Dame des Sept Douleurs (1672) – France, Amiens : Notre Dame de Saint-Acheul





Faire connaître et aimer Marie    
Le rendez-vous a-t-il été manqué ?
C’est un fait historique prouvé : tout inexplicable qu’elle semble, l’attention du monde se concentre, au premier siècle, sur un seul point, cette lointaine province romaine de Judée. Cette attente unique est celle que Marie porte plus que tout autre en son cœur, dans sa prière auprès du Saint des saints. Elle s’accomplira pour elle et pour tous les Chrétiens dans la venue du Sauveur, à la plénitude des temps fixés.

Même les Juifs qui n’ont pas reconnu le Christ témoignent de la précision de cette attente, reconnaissant dans le Talmud, à la fin du premier siècle, que « toutes les dates calculées pour la venue du Messie sont désormais passées » (Traité Sanhédrin 97). Mais pour ceux qui ne l’ont pas reconnu, le rendez-vous manqué posera longtemps question.

Sous le coup de la déception, les docteurs d’Israël en viendront à tenter de réinterpréter l’attente du Messie. En attendant, « les temps (de Daniel) sont accomplis, et le règne de Dieu s’est approché » (Mc 1,14).


Saint Joseph, lui, aura bien pitié de moi !


21 décembre - Italie Pescara. Notre-Dame des Sept Douleurs (1672) - France. Amiens. Notre-Dame de Saint-Acheul




Le chapelet des sept douleurs de la Vierge Marie, qui ne remplace le Rosaire, est connu depuis le XIV° et le XV° siècle. Il a été diffusé par les mystiques rhénans, les dominicains, les servites de Marie…


Ce chapelet possède 59 grains, ou 52 grains et 7 médailles représentants les 7 douleurs de Marie à méditer.

Voici comment réciter le chapelet des sept douleurs :
– Sur la médaille, on énonce le mystère, la douleur infligée à Marie.
– On récite ensuite un Notre-Père.
– Sur les 7 grains qui suivent, on récite 7 Je vous salue Marie.
– Après chaque « Je vous salue Marie », on récite l’invocation suivante : « Priez pour nous Vierge de douleurs, que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ. »
– On termine le chapelet sur les trois grains isolés avec 3 « Je vous Salue Marie « et 1 « Notre Père » sur la médaille principale.







Se trouvant à Paris dans le plus grand dénûment, Maximin Giraud (voyant de l'Apparition de La Salette) engagea un de ses vêtements au Mont-de-Piété. Un jour, à bout de ressources, et n'ayant plus rien à manger, il entre à Saint-Sulpice et va s'agenouiller devant l'autel de la Sainte Vierge. « J'ai bien faim, dit-il, ma bonne Mère, vous allez donc me laisser mourir de faim ? Et pourtant, tout ce que vous m'avez commandé, je l'ai fait. J'ai fait passer à tout votre peuple les graves et solennels avertissements que vous êtes venue apporter. Encore quelque peu et je vais tomber d'inanition. Si vous ne voulez pas me tirer de la misère où je suis, alors je vais m'adresser à votre époux saint Joseph qui, lui, aura bien pitié de moi ! »   Affaibli par un jeûne prolongé, il ne tarde pas à s'assoupir. Un homme qu'il ne connaissait pas le réveille, l'invite à le suivre chez un restaurateur et lui fait servir un copieux repas. Quand il est rassasié, l'inconnu paye le maître d'hôtel et dit à Maximin d'aller au Mont-de-Pitié retirer l'habit qu'il y a engagé. Il ajoute qu'il trouvera dans la poche de cet habit un billet qui le mettra à l'abri de la misère. Aussitôt il disparaît. Maximin n'a jamais su qui était cet homme. Comment cet inconnu savait-il qu'il avait engagé son habit au Mont-de-Pitié ? Comment savait-il qu'il y avait dans la poche de cet habit un billet assurant l'avenir de Maximin ? Ce dernier, ne pouvant expliquer naturellement une chose aussi extraordinaire, a toujours cru que cet étranger était saint Joseph.  

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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Jeu 22 Déc 2016 - 10:44


22 décembre – Italie : Notre Dame du Lait
 
La "grotte du lait" garde le souvenir de l'allaitement de Jésus par Marie, selon une tradition rapportée avec diverses variantes dans beaucoup de descriptions anciennes et modernes de la Palestine.







Reliquaire

La roche calcaire est blanche, et la terre de cette grotte donne lieu à une relique appelée "lait de Marie".

Hors de la ville de Bethléem, non loin de l'église de la Nativité, se trouve la « Grotte du Lait », en arabe Meharet-es Sitti (Grotte de Notre-Dame), aussi appelée « Grotte de la Vierge » ou encore « église Saint-Nicolas » du nom de la chapelle au-dessus anciennement un monastère tenu par des Orthodoxes Grecs.

Les Frères Mineurs, après acquisition de la grotte, avec autorisation par une bulle du pape Grégoire XI en 1375, y construisirent une première église avec clocher à cette date, puis une nouvelle en 1872 et édifièrent en 2007 une nouvelle chapelle.6








Bethléem, la grotte du lait






La "grotte du lait" garde le souvenir de l'alaitement de Jésus par Marie, selon une tradition rapportée avec diverses variantes dans beaucoup de descriptions anciennes et modernes de la Palestine*.
La roche calcaire est blanche, et la terre de cette grotte donne lieu a une relique appelée "lait de Marie"*.
* Fr. Quaresmius, Historica Terra' Sanctae elucidatio, Antwerpiæ, 1632, t. II, p. 678.
Un petit sanctuaire :
Hors de la ville de Bethléem, non loin de l'église de la Nativité, se trouve la « Grotte du Lait », en arabe Meharet-es Sitti مغارةآلسثئ (Grotte de Notre-Dame), aussi appelée « Grotte de la Vierge » ou encore « église Saint-Nicolas » du nom de la chapelle au-dessus anciennement un monastère tenu par des Orthodoxes Grecs.
Les Frères Mineurs, après acquisition de la grotte, avec autorisation par une bulle de Grégoire XI en 1375, y construisirent une première église avec clocher en à cette date, puis une nouvelle en 1872 et édifièrent en 2007 une nouvelle chapelle.
Aujourd'hui chacun peut la visiter, l'entrée est libre et gratuite. Et le lieu est souvent fréquenté par des femmes chrétiennes, (juives sauf depuis le "mur"), et musulmanes.




La vision de sainte Catherine Emmerick explicite la tradition :
"Je vis deux bergers venir trouver la sainte Vierge, et l'avertir qu'il venait des gens chargés par les autorités de s'enquérir de son enfant. Marie ressentit une vive inquiétude, et je vis bientôt après saint Joseph entrer, retirer l'Enfant-Jésus de ses bras, l'envelopper dans un manteau et l'emporter. Je ne me souviens plus où il alla avec lui.
Je vis alors la sainte Vierge livrée à ses inquiétudes maternelles, rester seule dans la grotte sans l'Enfant-Jésus pendant l'espace d'une demi journée.
Quand vint l'heure où on devait l'appeler pour allaiter l'enfant, elle fit ce qu'ont coutume de faire des mères soigneuses lorsqu'elles ont été agitées violemment par quelque frayeur ou quelque vive émotion. Avant de donner à boire à l'enfant, elle exprima de son sein le lait que ses angoisses avaient pu altérer, dans une petite cavité de la couche de pierre blanche qui se trouvait dans la grotte.
Elle parla de la précaution qu'elle avait prise à un des bergers, homme pieux et grave, qui était venu la trouver (probablement pour la conduire auprès de l'enfant) ; cet homme, profondément convaincu de la sainteté de la mère du Rédempteur, recueillit plus tard avec soin le lait virginal qui était resté dans la petite cavité de la pierre, et le porta avec une simplicité pleine de foi à sa femme, qui avait alors un nourrisson qu'elle ne pouvait pas satisfaire ni calmer. Cette bonne femme prit cet aliment sacré avec une respectueuse confiance, et sa foi fut récompensée, car son lait devint aussitôt très abondant.
Depuis cet événement la pierre blanche de cette grotte reçut une vertu semblable, et j'ai vu que, de nos jours encore, même des infidèles mahométans en font usage comme d'un remède, dans ce cas et dans plusieurs autres."
Sainte Catherine Emmerich (1774-1824) Béatifiée en octobre 2004,
Vie et mort de la Très sainte Vierge Marie, chapitre 41.
(Toutes les Œuvres de sainte Catherine Emmerich sur : http://jesusmarie.free.fr/anne_catherine_emmerich.html




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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Ven 23 Déc 2016 - 14:35




23 décembre – Italie : Notre Dame du Rouvre




  
Elle s’est préparée ; et nous ?
Chers frères et sœurs bien-aimés, Marie a été préparée pour accueillir le Verbe de Dieu. Marie s’est préparée à accueillir le Verbe de Dieu. Il en va de même pour nous.

Au moment de notre création, chacun nous avons été préparés pour accueillir le Seigneur Jésus par la grâce de notre force d’aimer qui vient de Dieu. Et, au moment de notre nouvelle naissance, par cette grâce magnifique de notre baptême, nous sommes devenus les enfants bien-aimés du Père.

Dès à présent et chaque jour de notre vie, il nous faut nous préparer à la suite de Marie en cheminant comme elle, en cheminant avec elle. Une mère de famille nous montre toujours la réalité concrète de la vie, alors comme Marie faisons de la place dans notre cœur et dans nos maisons pour accueillir celui qui vient !





23 décembre - Italie. Notre-Dame du Rouvre
Le voyage vers Bethléem (I)




Je vois une grande route. Il y a une énorme foule. Des ânes qui vont, chargés de meubles et de personnes. Des ânes qui reviennent. Les gens éperonnent leurs montures, et qui va à pied se hâte parce qu'il fait froid.


L'air est pur et sec. Le ciel est serein, mais tout a ce semblant précis des jours de plein hiver. La campagne dépouillée semble plus vaste. Les pâturages ont une herbe courte, brûlée par les vents d'hiver. Sur les pâturages, les troupeaux cherchent un peu de nourriture, et cherchent le soleil qui naît lentement. Ils se serrent l'un contre l'autre parce qu'ils ont froid, eux aussi. (...)

Marie est sur son âne gris, toute enveloppée dans un épais manteau. (...)





demande-t-il de temps en temps.

Marie le regarde en souriant et dit : "Non." A la troisième fois, elle ajoute : "C'est toi plutôt qui dois marcher à pied qui serais fatigué."


Ils restent silencieux. La Vierge, quand elle ne parle plus, parait se recueillir en une prière intérieure. Elle sourit doucement à une de ses pensées et tout en ayant les yeux sur la foule, elle ne semble plus voir si c'est un homme, une femme, un vieillard, un berger, un riche ou un pauvre. Mais ce qu'elle voit, c'est à elle seulement.


"As-tu froid ?" demande Joseph, parce que le vent se lève.
"Non, merci."


Mais Joseph n'a pas confiance. Il lui touche les pieds qui pendent sur le flanc de l'âne, les pieds chaussés de sandales et qu'on voit dépasser à peine de son long vêtement. Il doit les trouver froids car il secoue la tête. Il enlève une couverture qu'il porte en bandoulière et l'étend sur les jambes de Marie et jusque sur son sein de façon que les mains soient bien au chaud sous la couverture et le manteau.













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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Sam 24 Déc 2016 - 10:15




24 décembre - Vigile de la Nativité

 
Dieu ruina l’empire du serpent !
Le Christ s’est fait homme par le moyen de la Vierge, afin que la désobéissance provoquée par le serpent prît fin par la même voie où elle avait commencé.

En effet, Eve, vierge et intacte, ayant conçu la parole du serpent, enfanta la désobéissance et la mort ; la Vierge Marie, ayant conçu la foi et la joie, répondit :  « qu’il me soit fait selon votre parole ».

Il est donc né d’elle Celui dont parlent tant d’Ecritures. Par Lui, Dieu ruine l’empire du serpent et de ceux, anges ou hommes, qui lui sont devenus semblables, et affranchit de la mort ceux qui se repentent de leurs fautes et croient en Lui.
Saint Justin, IIe siècle










Le Christ dans le Nouveau Testament
Le Christ proclame, dans son Evangile : "Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir" (Mat 5, 17), indiquant ainsi comment la Nouvelle Alliance, qu'Il inaugure, a pour fondement la Première Alliance, celle contenue dans la Loi et les Prophètes jusqu'à Lui. Car la Loi et les Prophètes annonçaient à Israël la venue du Messie-Sauveur et préparaient le peuple élu à Le reconnaître lorsqu'Il viendrait.



Ainsi le Christ Jésus, Messie, est-Il au centre des Ecritures sacrées, puisqu'Il est à la fois Celui à qui aboutissent les Promesses annoncées au peuple élu dans la Première Alliance et à la fois Celui par qui commence l'Alliance Nouvelle avec Israël, scellée dans son Incarnation messianique. Comme le formule ce vieil adage, selon l'admirable formule de saint Augustin, le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien, alors que l’Ancien est dévoilé dans le Nouveau :



" Le Nouveau se cache dans l’Ancien et dans le Nouveau l’Ancien se dévoile "

(S. Augustin, Hept. 2, 73 : PL 34, 623)




Le voyage vers Bethléem (II)






24 décembre - Vigile de la Nativité





Ils arrivent à l'auberge. Elle est pleine jusque sous les portiques rustiques, qui entourent la grande cour intérieure, de gens qui bivouaquent.

Joseph laisse Marie sur l'âne à l'intérieur de la cour et il sort pour chercher dans d'autres maisons. Il revient découragé. Il n'y a rien.  Le précoce crépuscule d'hiver commence à étendre ses voiles. Joseph supplie l'aubergiste. Il supplie des voyageurs. Eux sont des hommes en bonne santé. Ici c'est une femme sur le point de mettre au monde un enfant. Qu'ils aient pitié ! Rien. Voici un riche pharisien qui le regarde avec un mépris visible, et, quand Marie s'approche, il s'écarte comme s'il s'était approché d'une lépreuse. Joseph le regarde et la rougeur de l'indignation lui monte au visage.  Marie met la main sur le poignet de Joseph, pour le calmer et dit : "N'insiste pas. Partons. Dieu y pourvoira."

Ils sortent, ils suivent le mur de l'auberge. Ils tournent par une ruelle encastrée entre elle et de pauvres maisons. Ils contournent l'auberge. Ils cherchent. Voilà des espèces de grottes, de caves, dirai-je, plutôt que des écuries, tant elles sont basses et humides. Les plus belles sont déjà occupées. Joseph est accablé.

"Ohé ! Galiléen !" lui crie par derrière un vieil homme. "Là au fond, sous ces ruines, il y a une tanière. Peut-être n'y a-t-il encore personne."

Ils s'approchent de cette "tanière." C'est vraiment une tanière.  Parmi les décombres d'un bâtiment en ruines, il y a un refuge, au-delà duquel se trouve une grotte, un trou dans la montagne plutôt qu'une grotte. On dirait que ce sont les fondations d'une ancienne construction auxquelles servent de toit les matériaux étayés par ces troncs d'arbre à peine équarris.

Pour y voir plus clair, car il y a très peu de jour, Joseph sort de l'amadou et un briquet, et allume une petite lampe qu'il sort de la besace qu'il porte en bandoulière. Il entre, Un mugissement le salue.  "Viens. Marie, elle est vide, il n'y a qu'un bœuf." Joseph sourit : "Ça vaut mieux que rien ! ..."





Marie met pied à terre et entre.

JE VOUS SALUE MARIE
pleine de Grâce
le Seigneur est avec vous
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs
maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen !





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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Dim 25 Déc 2016 - 10:45


25 décembre - Nativité de Jésus
Une Minute avec Marie
   
Devant le spectacle, il s’arrête comme foudroyé !
(Dans la grotte) la lumière croît de plus en plus. L’œil ne peut la supporter. En elle, comme absorbée par un voile de lumière incandescente, disparaît la Vierge… et en émerge la Mère. (…) Je vois Marie avec son Fils nouveau-né dans ses bras (…).

Joseph qui, comme extasié, priait avec autant d’intensité qu’il s’était abstrait de tout ce qui l’entourait, se secoue et entre ses doigts dont il se couvre le visage, il voit filtrer la lumière étrange, Il découvre le visage, lève la tête, se retourne. Le bœuf, debout, lui cache Marie, mais elle l’appelle : « Joseph, viens. »

Joseph accourt et devant le spectacle s’arrête comme foudroyé de révérence, il va tomber à genoux là où il se trouve. Mais Marie insiste : « Viens, Joseph. » Elle appuie la main gauche sur le foin et tenant de la main droite l’Enfant qu’elle serre sur son cœur, elle se lève et se dirige vers Joseph qui marche hésitant, pris entre le désir d’avancer et la peur d’être irrespectueux.

Au pied de la couche les deux époux se rencontrent et se regardent en pleurant de bonheur. « Viens » dit Marie, « offrons Jésus au Père ».








Transgression ou innocence : quelles connaissances ?






Maria VALTORTA (1897-1961) a donné à l'Eglise des cahiers publiés sous le titre "L'Evangile tel qu'il m'a été révélé" (initialement Poème de l'Homme-Dieu). La publication en est autorisée à condition de préciser que c'est une œuvre littéraire de Maria Valtorta, et non un nouvel Evangile.
Judas parle de la transgression comme d'une source de connaissance. Jésus parle de la transgression comme étant ténèbres et chaos toujours croissant ; alors que l'innocence donne accès à la connaissance spirituelle, supplée par les bons anges.
Judas : "Tu as raison, Maître. Mais avec ton aide je le deviendrai certainement [juste]. Du reste... ce sont des défauts de jeunesse. Des choses sans importance. Elles servent, au contraire, à pouvoir comprendre ses semblables et à les guérir."
Jésus : "En vérité, Judas, ta morale est bien étrange ! Et je devrais dire davantage. Jamais on n'a vu un médecin qui se rende volontairement malade pour pouvoir dire ensuite : "Maintenant je sais mieux soigner ceux qui ont cette maladie". De sorte que Moi, je suis un incapable ?"
[...]
Judas : J'ai corrigé ma manière de penser si bien que je dis que c'est seulement pour nous que cette expérience est nécessaire. Pour nous, pauvres hommes. Tu es le Fils de Dieu, n'est-ce pas ? Tu as donc une sagesse qui n'a pas besoin d'expérience pour être telle."
Jésus : "Eh bien, sache alors que même l'innocence est sagesse, bien plus sagesse que la basse et périlleuse connaissance du pécheur.
Là où l'ignorance sainte du mal limite la capacité de se guider et de guider, le ministère des anges y supplée, et il n'est jamais absent près d'un cœur pur.
Et crois bien que les anges, très purs comme ils le sont, savent cependant aussi distinguer le Bien du Mal et conduire le pur, dont ils ont la garde, sur un juste sentier et vers de justes actions.
Le péché n'accroît pas la sagesse.
Il n'est pas lumière. Il ne guide pas. Jamais.
Il est corruption. Il est aveuglement. Il est chaos.
De sorte que celui qui l'a fait en connaîtra la saveur, mais aura perdu la capacité de connaître beaucoup d'autres choses spirituelles et n'aura plus pour le conduire un ange de Dieu, esprit d'ordre et d'amour, mais il aura un ange de Satan pour le conduire vers un désordre de plus en plus grand à cause de la haine insatiable qui dévore ces esprits diaboliques."
Maria Valtorta

L’Evangile tel qu’il m’a été révélé, tome 1, page 171-172. Diffusion Pierre Téqui, Paris


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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Lun 26 Déc 2016 - 11:15





26 décembre - Marie pleure Saint Etienne (Jérusalem) - Synaxes de la Mère de Dieu (Eglise Byzantine)
26 décembre 2011, 19:04
ND de Chiquinquira (Colombie)





En 1555, Antonio de Santana, colon espagnol, fait réaliser un tableau de Notre-Dame du Rosaire pour orner la chapelle de sa propriété, bientôt transformée en étable par ses héritiers. En 1586, Maria Ramos, parente d'Antonio, nettoie le tableau et tente de le restaurer, en vain.

Le 26 décembre 1586, un enfant indien passe à côté de la chapelle. Soudain, il aperçoit une lumière « jaillissant de l'intérieur ». Sa mère accourt, entre et voit une « lumière sortant du tableau de la Vierge ». Un procès informatif est ouvert le 10 janvier 1587. Le 12 septembre suivant, l'archevêque de Bogota ouvre un second procès, puis un troisième en date du 15 janvier 1588. En août 1588, il autorise la construction d'une chapelle sur les lieux.

Notre-Dame de Chiquinquira a été proclamée patronne de la Colombie. Et Maria est devenue tertiaire dominicaine.




Une Belle Histoire

La Messe commence : une contraction !
Beata est enceinte de neuf mois, mais il lui reste encore du temps avant la date prévue de l’accouchement. Elle rejoint son amie Sylwia à Cz?stochowa (Pologne) pour la messe du pape François, ce 28 juillet 2016.

La Messe commence. Une contraction. Sylwia s’inquiète, Beata la rassure: « Pas de quoi s’inquiéter. Il reste encore du temps ». La première lecture s’accompagne d’une autre contraction. Après l’Évangile, dans son homélie le Pape parle de l’avènement de Dieu, qui a envoyé sur terre son Fils né d’une femme. Beata grimace de douleur

Tout à coup, les deux amies réalisent ce qui se passe. L’équipe médicale comprend la situation et décide d’aller à l’hôpital le plus proche.

Le pape, de façon miraculeuse, apprend la nouvelle de cet accouchement et fait dire à Beata qu’il lui donne sa bénédiction ainsi qu’à son bébé.

Le bébé naît à 14h31 dans un hôpital de Cz?stochowa. « Je suis persuadée que cette journée est un immense don de Dieu,” dira plus tard l’heureuse maman, “il a vu que je broyais du noir depuis un certain temps. Toutefois, je ne m’attendais pas à un tel don de Dieu. Cela m’a transformée !”

Une femme a accouché d’une petite fille… au cours de la Messe célébrée par le Pape !
Quand le pape parle de la naissance du Fils de Dieu dans son homélie, les contractions de Beata s'amplifient... Ce n'était pas prévu.






Sylwia Blady n’allait pas rencontrer le pape à Częstochowa. Toutefois, elle a finalement décidé de visiter le sanctuaire de Jasna Góra pour son amie Beata, qui voulait aller à la Sainte Messe célébrée par le pape. Beata est enceinte de neuf mois, mais il lui reste encore du temps avant la date prévue de l’accouchement.

Les deux amies se rejoignent à Częstochowa. Elles prennent un tramway jusqu’à l’avenue de la Bienheureuse-Vierge-Marie, où une immense foule s’est rassemblée depuis l’aube. Les croyants attendent avec impatience l’invité d’honneur, qui ne devrait plus tarder, escorté par les autorités gouvernementales et par des voitures de police. En raison de la grossesse avancée de Beata, les amies n’essayent pas de se frayer un chemin dans la foule ; elles trouvent un endroit plus tranquille, loin des pèlerins enjoués.

Un Enfant nous est né !

Une contraction. Puis une autre. Sylwia s’inquiète, mais Beata la rassure : « C’est sûrement une fausse alarme. Pas de quoi s’inquiéter. Il reste encore du temps avant l’accouchement ». Sylwia lui fait confiance. Et même si son travail a commencé, il y a généralement un gros laps de temps entre la première contraction et l’accouchement.

La Sainte Messe continue. La première et la deuxième lecture s’accompagnent d’une autre contraction. Enfin, c’est le temps de l’Évangile, et de l’homélie tant attendue du Saint Père. Le pape, se référant aux paroles de saint Paul, parle de l’avènement de Dieu, qui a envoyé sur terre son Fils né d’une femme.

Sylwia commente en riant que même le pape François parle d’accouchement ; mais Beata ne rit plus. Elle grimace de douleur. Malgré une autre contraction, elle assure à son amie que ce n’est rien de sérieux.

À ce moment-là, Sylwia n’écoute plus l’homélie du pape. Son esprit tourne à toute vitesse. Elle se rappelle les paroles du Saint Père en début de messe : « Dieu nous apparaît en enfant né d’une femme ». Elle frissonne. C’est ce qui est en train de se produire, sous ses yeux ! Dieu nous apparaît ! Maintenant ! En ce bébé qui veut naître !

Bénédiction du pape

Tout à coup, les deux amies réalisent enfin ce qui se passe. Heureusement, une ambulance attend non loin de là. En voyant cette femme enceinte, son visage tordu de douleur, l’équipe médicale comprend la situation après avoir examiné Beata, ils décident d’aller à l’hôpital le plus proche.

J’ai demandé à Sylwia ce qu’elle avait alors ressenti : « En temps normal j’aurais paniqué ; mais à ce moment-là je ressentais tant d’émotions merveilleuses que je n’en ai même pas eu le temps. Mes yeux allaient de Beata à l’image de la Madonne de Jasna Góra, et inversement, et j’ai pensé qu’elles se ressemblaient beaucoup ».

Sylwia se rappelle : « Une fois dans l’ambulance, nous avons toutes deux ri avec les aides soignants. Je ne me rappelle pas une seule phrase sérieuse, ni l’ombre d’une inquiétude. Beata voulait retarder l’ambulance pour pouvoir recevoir la Sainte Eucharistie, mais le docteur a suggéré que je la reçoive en sa faveur ».

Sylwia reste près du sanctuaire. Comme le lui a demandé Beata, elle reçoit la Sainte Eucharistie en faveur de son bébé. Elle ne peut pas l’expliquer, mais le pape, de façon miraculeuse, apprend la nouvelle de cet accouchement (peut-être le prévient-on des pèlerins hospitalisés durant la Messe). Il demande à son attaché de presse de dire à Beata qu’il lui donne sa bénédiction ainsi qu’à son bébé.

Klara Franciszka !

Le bébé naît à 14h31 dans un hôpital de Częstochowa. Juste avant l’heure de la Divine Miséricorde, axe de l’enseignement du pape François. Ses parents l’appellent Klara, prénom qu’ils avaient choisi depuis longtemps. Aujourd’hui cependant, il lui donnent un deuxième prénom : Franciszka. Sylwia confie : « Nous avons plaisanté en observant que le Saint Père devrait être son parrain ».

Pour finir, je demande à Sylwia ce qu’elle ressent aujourd’hui. Est-ce pour elle un miracle ? Une grâce ? Un signe ? Elle rit : « C’est pour moi une incroyable vague de grâce. Le 28 juillet 2016 restera pour moi un grand jour. Je raconterai cette histoire à mes petits-enfants ».

Elle ajoute : « Je suis persuadée que cette journée est un immense don de Dieu. Il a vu que je broyais du noir depuis un certain temps. Toutefois, je ne m’attendais pas à un tel don de Dieu. Cela m’a transformée. Avant de quitter Częstochowa, je suis retournée dans l’avenue menant au sanctuaire. J’ai levé les yeux pour l’admirer et, pleine de gratitude, j’ai loué le Seigneur à voix haute : “Gloire à toi, Père très Saint, au Fils et au Saint-Esprit”. Je n’ai cessé de sourire sur le chemin du retour, mon cœur empli d’une joie nouvelle. »

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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Mar 27 Déc 2016 - 9:56





27 décembre - Marie Mère de Saint Jean - 1ère Apparition à Paray-le-Monial
Après le départ du Christ, la vie de l'apôtre Jean ne se sépare pas de celle de Marie qui, par la volonté expresse du Sauveur, était devenue sa Mère.   Dans l'ardent jeune homme venu à lui sur les bords du Jourdain, Jean Baptiste avait pressenti le futur disciple du Messie et, de toute sa grande âme prophétique, il l'avait préparé à ce rôle.   Marie, elle, reçut de son Fils à la Croix, celui qu'après elle, Jésus avait le plus aimé sur terre. Avec des moyens dépassant encore ceux du Précurseur, Marie allait continuer l'oeuvre entreprise dans l'âme de Jean. Pour elle comme pour le Baptiste, le but demeurait le même : tourner Jean vers le Christ, lui faire découvrir son visage, lui révéler son coeur, le faire entrer plus avant dans son intimité, dans son amour.  





   
Alors ? Il vous a mis à la porte ? En 1951, un missionnaire d'Amérique du Sud raconte : "Lors d'une visite à notre couvent dans un grand port, le gardien de la maison me pria d'administrer les derniers sacrements à un mourant. Dans une maison élégante, étendu dans son lit, je trouve un noble vieillard aux cheveux blancs comme la neige, un ancien amiral.

Je n'avais pas encore fermé la porte derrière moi qu'il me pria poliment mais fermement de quitter les lieux. Malgré cet accueil glacial, je m'assieds près de son lit, j'invoque la Mère de Dieu et remets le malade entre ses mains...

A l'instant, il devient plus calme, il me permet de prendre ses mains et de prier ensemble. Sans difficulté, il abjure la franc-maçonnerie, fait une confession générale et reçoit l'absolution. Après quoi il m'embrasse comme un père embrasse son fils...

A mon retour au couvent, le Père me demande : "Alors, il vous a mis à la porte ?"

- Non, répondis-je, il s'est confessé.

- Pas possible ! Moi, j'ai été mis à la porte et le Père Gardien de même. Malgré tous nos efforts nous n'avons rien pu obtenir ! - Vous avez, sans doute, oublié que le chemin vers Jésus passe par Marie. Vous avez, pour ainsi dire, travaillé tout seul. Pour moi, j'ai laissé travailler la Mère de toute grâce..."


Marie, mère de Dieu, vue d'ensemble
Un grand mystère

C’est dans la modeste habitation de Nazareth que s’est accomplie l’œuvre inouïe de l'Incarnation.

Accomplissement de la création : en Jésus, l'humanité participe à la vie divine, vie d'amour et de lumière.

Grand pardon de Dieu, l'Incarnation, don inouï de la présence de Dieu, est notre réhabilitation dans l’amour…



Sans l'Esprit Saint, qui est divin, l'Incarnation du Fils de Dieu n'aurait pas pu avoir lieu, Dieu n'aurait pas pu se faire homme sans perdre sa divinité. Le Christ s'est incarné de Marie et de l'Esprit Saint. Dans l'Incarnation, le rôle de Marie dépend de l'action de l'Esprit Saint. Le dogme « Marie mère de Dieu » est donc inséparable du mystère de « Marie et l'Esprit Saint ».



Ce grand mystère s'est joué dans un ineffable dialogue. Le Seigneur est avec vous dit l’ange à la Vierge Marie… Par un effet tout divin de sa Volonté d’Amour, vous en serez la Mère éternellement… Et par Lui, vous deviendrez la mère de l’humanité tout entière que Dieu vient rejoindre pour l’emporter dans l’éternité avec Lui, dans l’unité d’amour du Père, du Fils et du Saint Esprit.



Tel est le grand mystère de la maternité divine…



L'expression "Mère de Dieu"  découle de l’Ecriture Sainte.

Nous retenons surtout :



- Saint Paul nous dit que Marie enfante un fils tout à fait particulier c’est le Fils de Dieu, envoyé par Dieu pour notre salut. (Ga 4,4-6), né de la femme, il a une véritable humanité, fragile et humble, et il est soumis aux us et coutumes de son peuple.



- Saint Matthieu (Mt 2,21-23) présente le caractère divin de l’enfant qui naîtra de Marie par les expressions « Il sauvera son peuple de ses péchés» on l’appellera « Emmanuel, Dieu avec nous »



- Dans l’évangile de saint Luc, l’ange de l’Annonciation présente le caractère divin de l’enfant avec le langage de la culture juive, en disant que Marie est comme la tente de la rencontre ou l’arche d’Alliance, autrement dit, le lieu de la présence divine. Dans ce contexte, nous sommes assurés que les expressions « Fils du Très Haut » (Lc 1, 32) et « Fils de Dieu » (Lc 1, 35) ont un sens fort. De même, dans le récit de la Visitation, l’expression « la mère de mon Seigneur » (Lc 1,43) a aussi un sens fort.



Les premiers conciles

Nous retenons pour notre sujet les conciles de Constantinople, Ephèse et Chalcédoine.

L’enjeu des premiers conciles est de dire qu’en Jésus Christ, c’est bien Dieu qui nous a visités, et il n’a pas fait semblant. Dieu s’est vraiment uni à nous, tout en restant Dieu.



Le premier concile de Constantinople, en l’an 381, déclare « Et Incarnatus est de Spiritu santo et Maria Virgine » : l’Incarnation se réalise indissociablement de Marie la Vierge, et de l’Esprit Saint. Marie est liée non seulement à l’Incarnation en tant que telle, mais à son but « pour nous les hommes et pour notre salut. »



Le concile d’Ephèse en 431 déclare que la sainte Vierge est la Theotokos (mère de Dieu), « non pas en ce sens que la nature du Verbe et sa divinité ait eu de la sainte Vierge le début de son origine, mais qu’en ayant tiré d’elle ce corps sacré perfectionné par l’âme intelligente à qui il était uni selon l’hypostase, se déclare né selon la chair. »



Le concile de Chalcédoine en 451 professe un seul et même Christ, Fils unique et Seigneur, en deux natures, sans confusion ou mutation, sans division ou séparation entre ces deux natures. Il donne à la doctrine mariale du concile d’Ephèse sa forme dogmatique : le Fils « qui avant les siècles est engendré par le Père selon la divinité, dans les derniers jours, le même, pour nous et pour notre salut, est engendré par Marie Vierge Mère de Dieu selon l’humanité. »



Vatican II

Quinze siècles plus tard, le concile Vatican II, dans le plus important de ses documents (Lumen Gentium chapitre 8 : Marie la Vierge dans le mystère du Christ et de l’Eglise) parle de la maternité de Marie en reprenant la doctrine des premiers conciles mais il élargit la perspective :

Dans le mystère du Christ, Marie joue un rôle toute sa vie, elle est toujours davantage unie au Christ sauveur, par une union consciente et libre. Sa maternité est la plus haute dignité mais aussi le plus grand service.

Le concile avait pour intention générale de définir le rôle de l’Eglise et dans ce cadre, Marie est le type de l’Eglise, en tant qu’elle est mère et Vierge : l’Eglise enfante en effet le Christ dans les âmes et la maternité de l’Eglise se joue aussi dans la virginité spirituelle, par l’Esprit Saint.



Ainsi, le mystère de Marie mère de Dieu est lié au mystère de

- Marie et l'Esprit Saint,

- Marie et l’Eglise,

- Marie notre mère l'ordre de la grâce.






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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Mer 28 Déc 2016 - 11:22


28 décembre - Saints Innocents – France : Notre Dame de Pontoise (1484) - Décès de Benoîte Rencurel du Laus (1647)
Beaucoup y viendront se convertir !
Entre 1664 et 1718, pendant 54 années, la Vierge Marie apparaît à Benoîte Rencurel, bergère près du lieu-dit ‘Le Laus’ (Hautes-Alpes, France). Marie dit à sa messagère : « J’ai demandé le Laus à mon Fils et il me l’a accordé. Je demande que l’on fasse construire ici une église où beaucoup de pécheurs viendront se convertir. »

A la fin du mois de septembre 1664, Marie se montre à la bergère en un lieu nommé Pindreau (près du Laus) : « Allez au Laus, vous y trouverez une chapelle d’où s’exhaleront de bonnes odeurs. Là, vous me verrez très souvent et très souvent vous me parlerez. » C’est l’envoi en mission. Benoîte se met en hâte à la recherche du lieu. La Mère de Dieu l’attend en cette petite chapelle du hameau du Laus nommée « Bon Rencontre ». Elle lui révèle son projet : « Je demande que l’on fasse construire ici une église où beaucoup de pécheurs viendront se convertir. »

Marie par l’intercession de Benoîte accomplit beaucoup de grâces, mais aussi de guérisons physiques au Laus, suite notamment aux onctions de l’huile de la lampe du sanctuaire. Depuis 1664, de nombreux témoignages de guérisons sont recensés chaque année.


NOTRE-DAME DU LAUS, TERRE DE RÉCONCILIATION POUR LES PÉCHEURS DEPUIS 350 ANS




Entre 1664 et 1718, pendant 54 années, entre le début du règne de Louis XIV et la Régence, la Vierge Marie apparaît à Benoîte Rencurel, bergère de la Vallée de l’Avance (Hautes-Alpes). Marie dit à sa messagère : « J’ai demandé le Laus à mon Fils et il me l’a accordé. Je demande que l’on fasse construire ici une église où beaucoup de pécheurs viendront se convertir. » Depuis 350 ans, cette bonté de la Vierge Marie pour ses enfants ne cesse de se déployer dans le cœur de ceux qui se laissent prendre par son appel à la réconciliation.

Benoîte est la deuxième enfant de Guillaume et Catherine Rencurel. Elle naît en 1647 à Saint-Étienne d’Avançon, dans un milieu modeste où elle grandit entourée de ses deux sœurs Madeleine et Marie. Elle reçoit de ses parents une éducation chrétienne et aime prier son chapelet, mais elle n’a que sept ans lorsque son père meurt. À l’âge de 12 ans, elle est donc placée comme bergère chez sa marraine pour aider à nourrir sa famille. Sa vie s’écoule paisiblement au rythme de la garde des troupeaux et de la récitation du rosaire. Elle est, dès son enfance, bien impliquée dans la vie de son village. Charitable envers les enfants pauvres, elle va jusqu’à leur donner son propre pain. Elle visite les malades et prie pour eux, entraînant à sa suite les compagnes de son village.

Au début du mois de mai 1664, Benoîte fait paître ses brebis au Vallon des Fours lorsqu’elle voit une belle dame, tenant par la main un enfant d’une beauté extraordinaire. La bergère est saisie par tant de grâce. À partir de ce jour, la belle dame, visite quotidiennement la bergère et reste silencieuse pendant deux mois. Ce silence ancre Benoîte dans la contemplation et creuse en elle une disponibilité à accueillir le projet de Dieu.

Puis, la « belle dame » commence à parler à la bergère et l’éduque comme une vraie mère.  Elle lui« sert [à Benoîte] de maîtresse qui lui apprend, de directrice qui la conduit et de Mère qui la corrige. »
Le 29 août 1664, la belle dame révèle son nom : « Je suis dame Marie », et ajoute : « Vous ne me verrez plus pendant quelques temps. » Au total, les apparitions durent donc quatre mois au Vallon des Fours. Ce temps de rencontre prolongé et intime est nécessaire à Benoîte pour accueillir dans la foi et la joie sa future mission.





Marie se montre de nouveau à la bergère en un lieu nommé Pindreau, à la fin du mois de septembre 1664 : « Allez au Laus, vous y trouverez une chapelle d’où s’exhaleront de bonnes odeurs. Là, vous me verrez très souvent et très souvent vous me parlerez. » C’est l’envoi en mission. Benoîte se met en hâte à la recherche du lieu que Marie lui a indiqué. La Mère de Dieu l’attend en cette petite chapelle du hameau du Laus nommée « Bon Rencontre ». Elle lui révèle son projet : « Je demande que l’on fasse construire ici une église où beaucoup de pécheurs viendront se convertir. »

Très vite, les foules de pèlerins commencent à affluer  (130 000 personnes entre 1665 et 1667) et chacun contribue à sa mesure à la construction de l’église qui est édifiée entre 1666 et 1669, suite à une première enquête des autorités diocésaines. Benoîte, toujours guidée par la Vierge Marie, commence à exercer sa mission d’accueil et de réconfort auprès des pécheurs. La Mère de Dieu demande à Benoîte « de prier continuellement pour les pécheurs qui ont besoin de se convertir ».

La jeune bergère reçoit le don de lire dans les consciences et aide les personnes à faire la vérité sur leur vie afin qu’ils accueillent la miséricorde de Dieu dans le sacrement de la confession : « Ce qui est singulier chez cette fille, ce n’est pas seulement de connaître l’intérieur des cœurs, c’est de les toucher et de les porter à un véritable repentir de leurs péchés, et à bien se confesser [...] » (Pierre Gaillard dans les Manuscrits du Laus).





Les premiers prêtres missionnés au Laus à partir de 1665 témoignent des grâces qui se vivent au confessionnal :  « Combien de personnes ont dit que le Laus est le refuge des pécheurs, là où Dieu leur inspire de faire de bonnes confessions, lève la honte de ceux qui ne les osent pas dire, assistés des avis de Benoîte qui leur découvre tout leur intérieur, leur donne courage, le temps de bien s’examiner, et de bons confesseurs qui les renvoient très contents » (Pierre Gaillard dans les Manuscrits du Laus).

Entre 1669 et 1684, le Christ se montre cinq fois à Benoîte sur la croix d’Avançon. Il lui fait comprendre l’amour infini qu’il a pour les pécheurs et l’invite à communier à ses souffrances pour les sauver.

Benoîte est réconfortée par Marie et les anges lors de grandes difficultés qu’elle traverse :persécution pendant 20 années par des prêtres jansénistes, calomnies de tous genres, attaques du démon. Malgré ces grandes épreuves, elle reste fidèle et ancrée dans l’espérance. Elle meurt joyeusement le 28 décembre 1718.

La grâce du Laus ne s’arrête pas à la mort de Benoîte. Elle se déploie dans les cœurs depuis plus de 350 ans et porte toujours plus de fruits. Marie par l’intercession de Benoîte accomplit beaucoup de grâces, mais aussi de guérisons physiques au Laus, suite notamment aux onctions de l’huile de la lampe du sanctuaire : « La bonne Mère dit à Benoîte, au commencement de la dévotion, que l’huile de la lampe de la chapelle, si on en prend et qu’on s’en applique, et si l’on recourt à son intercession et qu’on ait la foi, on guérira » (Copie Authentique Gaillard. p. 45 IV [91] – année 1667). Depuis 1664, de nombreux témoignages de guérisons sont recensés chaque année.

La statue de Notre-Dame du Laus a été couronnée le 23 mai 1855 devant 40 000 personnes. Entre 150 000 et 170 000 personnes se rendent au sanctuaire chaque année. Depuis la reconnaissance officielle des apparitions en 2008, le Laus, lieu jusque-là discret et caché, attire de nombreux pèlerins aux sources de la réconciliation.
En cette année extraordinaire de la miséricorde demandée par le Pape François, le sanctuaire invite tous ceux qui le souhaitent à vivre une démarche jubilaire illuminée par la douceur mariale et l’intercession de Benoîte. Soyez donc les bienvenus !

Ecouter la Version Audio

http://notrehistoireavecmarie.mariedenazareth.com/asset/upload/esc/audio/13.mp3





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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Jeu 29 Déc 2016 - 9:39


29 décembre – Italie, Bra : Notre Dame des Fleurs (1336)
 
Elle reprend les mots qu’Il vient de lui adresser !
Dans le récit de l'Annonciation, nous voyons comment la Vierge Marie accueille la Miséricorde de Dieu, qui va la faire sortir d'elle-même et la conduire vers des chemins nouveaux.

Ce texte est pour moi comme le modèle de toute prière : il montre l’importance de la disponibilité pour chacun de nous, afin que notre cœur et tout notre être soient prêts à accueillir Dieu lorsqu’il fait irruption dans nos vies.

En voyant comment se déroule cette étonnante rencontre entre Marie et l’Archange Gabriel, nous comprenons mieux ce qu’est la prière. Le plus beau peut-être est de voir comment la Vierge sainte reprend les mots que Dieu vient de lui adresser à travers l’Ange. Ainsi, nous l’entendons s'exclamer : « Voici la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi selon ta parole ».





Même sans comprendre ce qui lui est demandé et tout ce qui va advenir, Marie se déclare totalement disponible à la Parole. Il s’agit là, à la fois d’une parole, d’une action  -  elle accueille un enfant en son sein -  et d’une promesse qui se réalise. Merveille de la Miséricorde de Dieu à l’œuvre dans nos vies !Marie sait correspondre aux dons de Dieu
"La douceur et le charme qui émanent des très hautes vertus de la Mère de Dieu immaculée, incitent irrésistiblement les âmes à imiter le divin modèle, Jésus-Christ, dont elle a été la plus fidèle image.







L’éminente sainteté de Marie ne fut pas seulement un don tout spécial de la libéralité divine : elle fut également le fruit de la correspondance continue et généreuse de sa libre volonté aux inspirations intérieures de l’Esprit Saint.



Toute la vie de l’humble servante du Seigneur, depuis le moment où elle fut saluée par l’ange jusqu’à son Assomption à la gloire céleste avec son corps et son âme, fut une vie de service dans l’amour.



Nous contemplons avec admiration :



Marie ferme dans la foi,
prompte à l’obéissance,
simple dans l’humilité,
glorifiant le Seigneur avec joie,
ardente dans la charité,
forte et constante dans l’accomplissement de sa mission jusqu’au sacrifice d’elle-même,
communiant pleinement aux sentiments de son fils qui s’immolait sur la croix pour donner aux hommes une vie nouvelle."


Paul VI,

Exhortation apostolique Signum Magnum du 13 mai 1967, partie I,3; I,4; I,6

29 décembre - Italie. Bra. Notre-Dame des Fleurs (1336)

Madonna dei fiori de Bra


A Bra, petite ville de la province de Cuneo, appartenant depuis toujours au diocèse de Turin, le 29 décembre 1336 au soir, une jeune épouse, sur le point d'être mère, passait à côté d'une colonne votive dédiée à la Vierge, à la périphérie de la ville. Deux soudards, d'une de ces compagnies de mercenaires qui battaient la campagne, y étaient embusqués. Egidia Mathis (c'est le nom de la femme), se voyant agressée par les deux dans l'intention de la violer malgré sa grossesse avancée, s'agrippa désespérée à l'image de la Madone peinte sur la colonne, en invoquant son aide.




Cathedrale Sainte Marie de la Fleur


De l'image, à l'improviste, un éclair de lumière jaillit, aveuglant les deux soudards qui terrorisés s'enfuirent précipitamment. Puis, à côté d'Egidia, la Madone elle-même apparut, la réconfortant pendant quelques minutes, l'assurant que tout danger était passé. Et la vision disparue mais, suite à la peur et à l'émotion, l'accouchement eut lieu aussitôt au pied de la colonne. Le nouveau né emmitouflé dans son écharpe, la jeune mère parvint ensuite à rejoindre la maison la plus proche.

La nouvelle de l'évènement prodigieux se répandit aussitôt dans la ville : malgré l'heure tardive, les gens accoururent en foule vers le lieu de l'agression et de l'apparition. Là les attendait un spectacle extraordinaire : la colonne était entourée d'épais buissons de prunellier qui, à l'improviste, s'étaient couvert de fleurs blanches malgré le rigoureux climat de cette fin de décembre. Depuis lors la floraison s'est toujours répétée aux mêmes jours.


Même si le ciel semble silencieux devant la montée de la vague anti-chrétienne et anti-naturelle qui menace notre civilisation, des signes discrets nous sont offerts qui nous rappellent que malgré Son silence, Dieu demeure le maître de la nature et de l'histoire, et qu'Il peut à tout moment, d'un souffle, renverser les délires de l'homme moderne.

Permettez-moi de vous présenter un témoignage de cette présence discrète et continuelle de Dieu, par Sa Mère, dans l'époque obscure que nous vivons. C'est l'existence, peu connue, d'un miracle marial qui se produit chaque année depuis des siècles, pas très loin de la frontière franco-italienne, dans la petite ville de Bra (région du Piémont, province de Cuneo - ou Coni en français).

Voici l'histoire et les faits :

L'APPARITION DE NOTRE-DAME A BRA ET LE MIRACLE DE LA FLORAISON DU PRUNELLIER

Cette apparition de la Vierge Marie eut lieu au XIVe siècle, dans un bosquet de prunelliers en un lieu dénommé bois de la Vierge, aux pieds de la localité de Bra, à l'endroit où deux routes de campagne se rejoignent, près d'un oratoire dédié à la Nativité de Marie.

Dans la soirée du 29 Décembre 1336, une jeune femme sur le point d'accoucher, Egidia Mathis, rentrait chez elle. A quelques centaines de mètres du village, la femme voulant dire une prière à Dieu et Le remercier pour sa journée, s'arrêta devant un oratoire dédié à la Vierge. Dans la niche était peinte une Vierge à l'Enfant. Egidia s'arrêtait souvent devant cette image et c'est ce qu'elle fit ce jour-là bien qu'elle eût vu qu'un groupe de soldats stationnaient à proximité.

Mais ceux-ci étaient animés de mauvaises intentions et dès que la jeune femme se mit à genoux, ils cherchèrent à abuser d'elle. Egidia, désespérée, se cramponna à la colonne de l'oratoire et cria : « Marie ! ». Du bois émerga une «femme d'une grande dignité" et une lumière telle qu'elle fit s'enfuire rapidement les soldats malintentionnés.

Egidia s'effondra, prise par les douleurs de l'enfantement qu'avait provoqué sa frayeur. Dans la neige, la femme inconnue "apporta une aide attentionnée à Egidia lors de son accouchement prématuré et, poursuivant cette oeuvre charitable, elle fournit des langes au nouveau-né et réconforta la mère". Ensuite, de la même manière qu'elle était apparue, elle disparut, ne laissant pas le temps à Egidia de la remercier ni de lui demander son nom. Une fois remise de cette extraordinaire expérience, Egidia courut jusqu'au village, son bébé dans les bras. Quand elle arriva chez elle, elle raconta tout à ses parents et amis, qui, afin de vérifier ce qui s'était passé, se rendirent immédiatement à l'endroit où avait eu lieu la rencontre avec la Mère de Dieu. L'étonnement des personnes présentes et d'Egidia fut à son comble quand ils se rendirent compte que les ronces qui entouraient l'oratoire avait subi une transformation miraculeuse : elles étaient en pleine floraison alors qu'on était au milieu de l'hiver ; toutes les branches étaient parées de fleurs aux pétales blancs, que rendait encore plus frappant l'absence de feuilles, ce qui, indirectement, confirmait la réalité de l'apparition.


LE SANCTUAIRE DE NOTRE-DAME DES FLEURS

L'oratoire de l'apparition devint rapidement un important lieu de culte et, par la suite, un sanctuaire y fut construit qui aujourd'hui encore est un lieu de pélerinage visité par des fidèles de toutes provenances.

La floraison hors saison du prunellier qui appartient à la famille des rosacées [(Rosaceae), sous-famille : amygdalacées (Amygdalaceae) ; genre : pruniers (Prunus) ; espèce : Prunus spinosa (L.)], a continué de se répéter au fil des siècles avec ponctualité, toujours à la même époque de l'année, quels que soient les changements climatiques, que le temps soit ensoleillé, couvert, doux ou froid, qu'il pleuve ou qu'il neige. Cette floraison dure généralement environ trois semaines, mais dans certains cas elle s'est prolongée pendant plusieurs mois. Cette capacité de fleurir en hiver se conserve chez les plants issus du prunellier de Bra lorsqu'ils sont transportés en d'autres lieux, comme ce fut le cas de celui offert à l'archevêque de Milan, le Bienheureux cardinal Ildefonso Schuster.

La floraison de la fin décembre est souvent précédée par une autre, tout aussi ponctuelle, à l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception.

Aujourd'hui, les botanistes ont conclu que le cas de Bra "va au-delà des lois physiques et biologiques" et que c'est un fait inexplicable, compte tenu du contexte dans lequel survient le miracle: Prunus spinosa ne connaît qu' une seule floraison, qui comme pour les autres plantes, a lieu à la belle saison, le terrain sur lequel pousse le prunellier du sanctuaire de Bra a les mêmes caractéristiques que ceux de la région environnante, et il n'y a aucune cause géophysique, ni courant électromagnétique sous-terrain qui puissent expliquer le phénomène de cette floraison hivernale.

Des études scientifiques sur "la floraison impossible» de Bra ont été réalisées depuis le XVIIIème siècle au Jardin botanique de l'Université de Turin. En 1882, Giuseppe Lanvin déclara que «le phénomène transcende les lois physiques et biologiques», confirmant l'avis émis en 1817 par Lorenzo Roberto, chimiste et agronome d'Alba. En 1974, Franco Montacchini, alors directeur du Jardin botanique, diagnostica une perte du «thermopériodisme normal" chez cette plante et indiqua :

"Il faudrait en déterminer la cause." L'un des botanistes les plus célèbres d'Italie, Augusto Beguinot, après une comparaison minutieuse des analyses chimiques effectuées sur des prunelliers ordinaires et sur le prunellier de l'apparition - résultats identiques - qui exclut que la floraison de décembre soit due "à une qualité spécifique chimiquement constatable." Il conclut humblement : "En tant que scientifique, je ne sais pas, et je n'utilise pas le mot miracle, mais toujours en tant que scientifique, je dois dire que les lois naturelles qui régissent la vie des prunelliers ne sont pas suffisantes pour expliquer le phénomène extraordinaire de cette double floraison."

Les gens, aujourd'hui comme dans le passé, considèrent une floraison contraire aux lois de la nature comme un signe révélant la volonté de Dieu. En certaines occasions, il ya eu des floraisons très abondantes, avec des branches complètement couvertes de fleurs, tandis que d'autres fois la floraison a continué pendant plusieurs mois. Chaque non-floraison, par contre, a été suivie par des événements dramatiques, pas seulement pour la ville de Bra : guerre, famine, sécheresse. La chronique de Bra rapporte trois absences de floraisons : lors des hivers de 1914 et de 1939, veilles de la première et deuxième guerre mondiale. La floraison n'eut pas lieu pour la première fois en cinq siècles en 1877: en décembre le pape Pie IX était entré en agonie, le pape qui avait promulgué le dogme de l'Immaculée Conception. Durant cet hiver, la floraison eut lieu soudainement le 20 février 1878, jour de l'élection de Léon XIII, qui se révélera un fervent apôtre de la dévotion mariale.

PRIERE A NOTRE-DAME DES FLEURS

Très Sainte Vierge Marie, Mère de Jésus, vous avez daigné laisser dans votre sanctuaire comme signe de votre céleste protection, la floraison d'un arbuste sauvage, chaque année, au coeur de l'hiver. Oh ! Marie, insigne fleur céleste, faites que fleurissent dans nos cœurs stériles, les fleurs des vertus qui vous sont les plus chères ; celles avec lesquelles nous pourrons ici-bas le mieux plaire à votre fils et à vous, pour que nous devenions un jour votre digne couronne dans la céleste patrie. Amen



Croix

 










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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Ven 30 Déc 2016 - 9:52



30 décembre – Italie, Milan : Sainte Marie de San Celso (1485)
  
Une famille sans problèmes ?
La Sainte Famille n'était pas une famille sans problèmes. Marie et Joseph ont partagé la condition de ce fils déconcertant, le suivant pas à pas dans la révélation de son mystère. C'est pour toute leur disponibilité qu’ils méritent notre admiration.

Il n'est pas simple de devoir  veiller  sur le Fils de Dieu, de fuir en Egypte, de rentrer dans sa patrie et de vivre à Nazareth, un village de banlieue pour les Juifs, de voir grandir Jésus en sagesse et en grâce alors qu’il  menait une vie ordinaire et sans manifestations exceptionnelles jusqu' à l'âge 30 ans.

A Nazareth, Joseph, Marie et Jésus ont vécu héroïquement leur vie quotidienne afin que l’héroïque se fasse quotidien et que nous puissions, nous aussi, les imiter dans notre quotidien. Joseph s'est engagé tout entier dans l’œuvre de rédemption du Fils de Marie : il a donné à Dieu toute sa tendresse et tout son cœur, en sacrifiant son amour.

Que l'on soit parents par le mariage ou que l’on soit père et mère spirituellement, l’exemple de la Sainte Famille nous demande d’être prêts au sacrifice qui rendra la vie vraie.

Mgr Francesco Follo

Paris, 26 décembre 2014

La vie à Nazareth, école de l'Evangile (Paul VI)
Nazareth est l’école où l’on commence à comprendre la vie de Jésus ; l’école de l’Évangile. Ici, on apprend à regarder, à écouter, à méditer, à pénétrer la signification si profonde et si mystérieuse de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu. Peut-être apprend-on même insensiblement à imiter. Ici, on apprend la méthode qui nous permettra de comprendre pleinement qui est le Christ.

Nazareth, cadre du séjour du Christ parmi nous...

Ici on éprouve le besoin d’observer le cadre de son séjour parmi nous : les lieux, les temps, les coutumes, le langage, les pratiques religieuses, en un mot tout ce dont s’est servi Jésus pour se révéler au monde. Ici tout parle, tout a un sens. Tout revêt une double signification : une signification purement extérieure d’abord, celle que les sens et les facultés de perception immédiate peuvent tirer de la scène évangélique, celle des gens qui regardent l’extérieur, qui se contentent d’étudier et de critiquer le vêtement philologique et historique des Livres saints, ce que le langage biblique appelle « la lettre ».

Cette étude, certes, est importante et nécessaire, mais qui s’y arrête demeure dans l’obscurité, elle peut même susciter l’orgueilleuse illusion du savoir chez ceux qui observent les aspects extérieurs de l’Évangile sans avoir le regard limpide, le cœur humble, l’intention droite et l’âme en prière. L’Évangile ne livre, en effet, sa signification intérieure, c’est-à-dire la révélation de la vérité, de la réalité qu’à la fois il manifeste et soustrait aux regards, qu’à celui qui se met en accord avec la lumière, accord venant de la rectitude de l’esprit, c’est-à-dire de la pensée et du cœur – condition subjective et humaine que chacun devrait se procurer lui-même – mais accord venant en même temps de l’impondérable, libre et gratuite illumination de la grâce.

Il y a une "spiritualité de Nazareth", à l'école de la vie cachée de Jésus chez ses parents

Celle-ci, en raison du mystère de la miséricorde qui régit le destin de l’humanité, ne fait jamais défaut ; du moins en certaines heures et sous certaines formes, elle ne fait jamais défaut aux hommes de bonne volonté. C’est ce que l’on nomme « l’esprit ». Ici, à cette école, on comprend la nécessité d’avoir une discipline spirituelle, si l’on veut suivre l’enseignement de l’Évangile et devenir disciples du Christ. Oh ! comme Nous voudrions redevenir enfant et Nous remettre à cette humble et sublime école de Nazareth ! Comme Nous voudrions, près de Marie, Nous initier à la vraie science de la vie et de la sagesse supérieure des vérités divines !

Mais Nous ne faisons que passer. Il Nous faut donc renoncer à ce désir de poursuivre ici l’éducation jamais achevée à l’intelligence de l’Évangile. Nous ne partirons pas cependant sans avoir recueilli à la hâte, et comme à la dérobée, quelques brèves leçons de Nazareth :

Leçon de silence, de vie familiale, de travail :

Que renaisse en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable pause de l’esprit; en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de tracas et de cris dans notre vie moderne bruyante et hyper-sensibilisée. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l’intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et la parole des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l’étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu voit seul dans le secret.

Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable ! Apprenons de Nazareth que la formation qu’on y reçoit est douce et irremplaçable, et que, sur le plan social, elle est primordiale et incomparable.

Ô Nazareth, maison du « Fils du charpentier », c’est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain; ici rétablir la conscience de la noblesse du travail ; ici rappeler que le travail ne peut être une fin en soi, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui la finalisent. Comme nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes : le Christ notre Seigneur !



Paul VI,

Discours du 5 janvier 1964 à la Basilique de l'Annonciation à Nazareth








Le doux regard de Marie

L’histoire de Santa Maria presso San Celso, le plus populaire sanctuaire de Milan. L’emplacement du sanctuaire était déjà à la fin du IVe siècle un lieu de pèlerinage parce que l’on y avait retrouvé les corps des martyrs Nazaire et Celse. Et en 1485, face à des centaines de témoins, l’ancienne image de la Vierge avec l’Enfant qu’avait fait peindre saint Ambroise s’anima miraculeusement

par Giuseppe Frangi





La fresque de la Madone de saint Ambroise et du Miracle



L’histoire de Santa Maria presso San Celso, le plus populaire sanctuaire de Milan est une histoire très simple et très ancienne. Elle débute en effet en l’année 395. Comme l’atteste Paulin de Milan, biographe de l’évêque Ambroise, cette année-là, «dans un cimetière hors de la ville», dans une localité appelée les “tre Mori”, en direction du sud, avait été retrouvé le corps intact du martyr Nazaire. «Son sang [était] aussi frais que s’il avait été versé ce jour-là», note Paulin, qui dit avoir été témoin oculaire de ce fait. Et il continue: sa tête qui avait été coupée par les impies [était] si intègre et intacte avec ses cheveux et sa barbe qu’elle semblait avoir été lavée et déposée au moment même de son exhumation». Les impies auxquels se réfère le biographe sont les hommes de main de Néron: Nazaire, en effet, selon la tradition, aurait été baptisé par le pape Lin et serait mort dans la persécution néronienne. L’évêque Ambroise, poursuit la chronique de Paulin, fit porter le corps «disposé sur un lit, dans la basilique qui venait à peine d’être construite sur la voie menant à Rome et dédiée aux saints apôtres (elle fut appelée depuis lors des Saints Apôtres et de Nazaire). Puis l’évêque avait voulu retourner aux “tre Mori” pour «y faire une oraison» sur le lieu où, selon la tradition, avait été enterré un autre martyr, Celse, le jeune garçon martyr qui, voulant suivre Nazaire, avait quitté Nice, sa ville natale, et était mort, comme Nazaire, dans les persécutions de Néron.
Une “information” qui est passée de témoin en témoin, comme le raconte le biographe: «Les gardiens de ce lieu déclarèrent que leurs parents leur avaient donné la consigne de ne jamais l’abandonner parce que de grands trésors y étaient déposés». Information crédible, souligne Paulin, vu que, dans ce cimetière, peu après, fut retrouvé à son tour le corps de Celse. Cette fois, Ambroise ordonna de ne pas le déplacer. Il fit construire un sacellum, une “cellule de mémoire”: il fit mettre sous l’autel la tombe du martyr (le sarcophage du IVe siècle est encore conservé dans le sanctuaire). Puis il fit peindre dans une niche qui se trouvait à l’arrière une tendre image de la Vierge avec l’Enfant, protégée par une grille.
Ce lieu garda au cours des siècles sa fonction simple et traditionnelle de cimetière chrétien. L’image de la Vierge qu’avait fait peindre Ambroise resta toujours au même endroit, protégée par une simple grille de fer, à côté du sépulcre de saint Celse. Les pèlerins continuaient à lui rendre hommage. Et si le temps en estompait les couleurs et les contours, il y avait toujours une main pour raviver les unes et reformer les autres. Autour de l’année 996, l’archevêque de Milan, Landolfo da Carcano, décida de construire un édifice plus vaste pour accueillir les pèlerins toujours plus nombreux. La “basiliquette”, comme l’appellent les historiens, fut confiée aux bénédictins dont le monastère, construit sur la droite de l’édifice, resta debout jusqu’aux années Trente du siècle qui vient de se terminer. Un bourg suburbain se développa autour du monastère, le “bourg de Saint-Celse”. En 1430, Filippo Maria Visconti, duc de Milan, fit construire, à côté de l’ancienne “basiliquette”, un édifice plus vaste. La nouvelle église pouvait contenir trois cents personnes, comme le notent avec une précision toute ambrosienne les historiens du temps. Et ils étaient, en effet, trois cents à y être entassés le 30 décembre 1485, lorsque se produisit un événement qui allait marquer l’histoire de ce lieu. Le père Pietro Porro célébrait la messe dans l’église bondée. C’était un vendredi, vers onze heures. Soudain, la Vierge, bien que son image fût presque effacée, commença à se mouvoir; d’abord elle souleva le voile qui la protégeait derrière la grille; puis, elle écarta les bras et enfin joignit ses mains. L’Enfant Jésus sembla faire lui aussi le geste de bénir les fidèles. «Au dire des présents, il y eut une émouvante explosion d’enthousiasme de la part des fidèles», écrit l’historien le mieux documenté du sanctuaire, Ferdinando Reggiori, «et elle dut se poursuivre pendant des jours entiers; arrivée en hâte de suppliants, invocations de malheureux et de malades, grâces et guérisons: la ville entière en était bouleversée». Les témoignages, qui aboutirent en quelques mois à l’approbation ecclésiastique (qui eut lieu le 1er avril de l’année suivante) sont encore tous rassemblés dans les archives du sanctuaire. De véritables procès verbaux “enregistrés” un par un avec une précision méticuleuse, des témoignages de fidèles de toute condition et de toute provenance, toutes personnes présentes au “miracle”. En voici un parmi tant d’autres: «L’année 1486, le soir du 7 janvier, un samedi […] se présenta Giovanni Battista Stramitis, d’Ambroise, menuisier, résident à Porte Ticinese, dans la paroisse de san Giorgio al Palazzo qui, invité à dire la vérité…». Ce simple menuisier raconta ce qu’il avait vu une semaine auparavant. Le procès verbal continue ainsi: «Pendant la dernière oraison après la communion, on vit […] le visage de la Vierge qui bougeait et paraissait vivant comme si c’était une femme qui se montrait derrière la grille. Au même moment, on entendit crier dans l’assistance “miséricorde!” au milieu de beaucoup de larmes. Et le voile qui était devant la grille se souleva, puis il tomba et on vit la Vierge dans la même position et elle y resta le temps au moins de deux Ave Maria».




L'eglise de Santa Maria presso San Celso
Il ne se produisit rien d’autre. Pas un mot, pas une recommandation. Simplement, comme Ambroise l’avait dit dans ses prêches, Marie s’était rendue présente, par bonté, comme elle l’avait fait avec sa cousine Élisabeth. Elle était restée avec ses parents – maintenant avec ses fidèles – le temps de “deux Ave Maria”.
Rien de plus. Mais les fidèles ne demandaient rien de plus dans la Milan de ce temps qui, sur le lieu de cette apparition, ou mieux, sur le lieu où la Madone s’était “rendue présente” décidèrent de construire une grande église qui fût dédiée à la Vierge, Santa Maria presso San Celso justement: comme l’avait conseillé à l’origine Ambroise. Et dans ce “presso” il y a toute la tendresse de la Vierge qui s’est physiquement “rendue présente”, sans tambours ni trompettes.
Aujourd’hui, Santa Maria presso San Celso est une belle église, large et sobre comme les plus belles églises lombardes. Elle donne sur un large “corso”, point névralgique de la ville envahi par la circulation (hier corso San Celso, aujourd’hui corso Italia). C’est l’édifice projeté par Galeazzo Maria Sforza, commencé en 1493 et agrandi au fur et à mesure que les pèlerins augmentaient. En 1513 fut aussi construit le magnifique portique, ample et accueillant, qui semble fait pour accompagner les pèlerins jusqu’au lieu même du miracle. Il y a à l’intérieur du sanctuaire un petit coffret contenant des trésors de l’art padan. Mais rien ne “crie” la présence qui, depuis seize siècles désormais, habite ce lieu. Sous le maître autel, dans une urne de verre, vêtu d’ornements dorés, se trouve le corps de Celse, le jeune garçon martyr. Un indice: “presso” de lui, donc, il doit y avoir aussi Marie. Et il en est ainsi. Mais la petite niche se trouve timidement cachée sous le plateau d’un massif autel baroque adossé au pilastre de gauche. Pour la voir il faut se mettre à genoux. La niche contient l’image tendre, froissée par le temps, comme craquelée de la Vierge. Marie regarde avec tendresse l’Enfant Jésus et lui, d’un geste encore plus tendre, prend sa main dans la sienne. La Vierge est peinte sur un mur enfoncé comme s’il s’agissait d’une fenêtre avec de larges montants. Et Marie apparaît à cette fenêtre. Les fidèles les plus âgés la connaissent comme la “Madone de saint Ambroise et du Miracle. Où, par “miracle” (au singulier, notez), on entend simplement le fait qu’elle se montre. Et la joie qu’elle suscite chez ceux, qui, en se penchant, rencontrent de leurs yeux son visage.





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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Sam 31 Déc 2016 - 9:22


31 décembre - Sainte Marie Odigitria – Sainte Catherine Labouré (+ 1876)
   
Elle visite les Amériques
Au Venezuela, à Betania, de 1976 à 1988, Marie, la Mère de Dieu est apparue à Maria Esperanza Medano, sous le nom de Notre Dame réconciliatrice des peuples. Lors d’une apparition, 150 personnes étaient présentes et ont également vu la Dame.

Les apparitions de Betania ont été approuvées par l’évêque du lieu. En 2010, le diocèse de Metuchen (New Jersey, Etats-Unis) a ouvert la cause de béatification et de canonisation de cette visionnaire, qui est maintenant connue sous le nom de Maria Esperanza, la servante de Dieu.

En 1859, la Sainte Vierge Marie apparaît à une jeune femme immigrée, Adèle Brise, à Champion, dans le nord du Wisconsin, aux États-Unis. Elle l’appela à rassembler les enfants du pays, et à leur enseigner ce qu’ils devaient savoir pour arriver au salut.

En 2010, les apparitions ont été approuvées par l’évêque de Green Bay, Wisconsin, et le sanctuaire de Notre-Dame du Bon Secours, construit sur le lieu des apparitions, attire de nombreux pèlerins chaque année.


Continent américain
Marie est arrivée aux Amériques avec les premiers grands navigateurs découvreurs du Nouveau Monde, à la fin du XV è siècle. En 1992, le pape Jean-Paul II s'est rendu sur le continent américain afin d'y fêter le cinquième centenaire de son évangélisation (1492). En effet, c'est en 1492 que Christophe Colomb, arrivé sans le savoir au large de l'Amérique Centrale, aperçut, du pont de son bâtiment - le bien nommé "Santa Maria"- les côtes de ce  "nouveau continent", qui fut baptisé ensuite les "Amériques".

De l'Amérique latine...

Ainsi, c'est surtout en Amérique latine (Centrale et du Sud) que s'est d'abord développée la foi catholique et sa piété mariale : l'on y compte à ce jour d'innombrables sanctuaires dédiés à la Sainte Vierge  (le plus souvent sous le vocable de son "Immaculée Conception") sur ces terres où les foules, d'une ferveur impressionnante et par millions à la fois (!) se pressent aux grands rendez-vous spirituels de l'Immaculée Mère de Dieu. Il suffit de citer le grand sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe, au Mexique, pour s'en rendre compte!



L'Eglise se plaît souvent à surnommer aujourd'hui le sous-continent latino-Américain, le "Continent de l'Avenir", tant le nombre des vocations religieuses et sacerdotales y est recrudescent depuis quelques décennies.

... à l'Amérique du Nord

Quant au sous-continent de l'Amérique du Nord, il connut la piété mariale grâce aux missionnaires espagnols et français, dès le XVIè siècle. Notamment dans le Sud et au Canada :

- dans les provinces du Sud des Etats Unis actuels (Nouveau Mexique entre autres) les Indiens furent très largement évangélisés dès cette époque par l'implantation de missions catholiques venues d'Europe ;

- au Canada (français), la première colonie catholique érigée en cité s'est appelée "Ville-Marie" en l'honneur de la Sainte Vierge, au XVIIè siècle. On trouve cependant, sur une carte de Terre Neuve datée de 1527, les noms de Notre Dame Bay, Conception Bay et St Mary's Bay pour trois baies des côtes Est et Sud Est de la contrée...



On pense que ces noms furent donnés par un explorateur portugais du nom de Gaspar de Cortereal. Mais on connaît bien aussi l'aventure de Jacques Cartier, navigateur français parti de Saint Malo pour explorer les mers du Nord, sur un navire du nom de "Marie, Etoile de la mer" et qui atteignit en réalité,  en 1534, Terre Neuve et la côte du Labrador et fut à l'origine de la petite colonie qui en 1642 aboutit à la fondation de "Ville-Marie" au Canada.

Depuis la fin du XXè siècle, un renouveau de la ferveur catholique et mariale

Très vite la Réformation protestante prendra le dessus dans une grande partie de l'Amérique du Nord en même temps que s'érigera, sous la houlette de dirigeants d'origne religieuse de l'Eglise Réformée, la Fédération des Etats-Unis d'Amérique. On constate  cependant, depuis la fin du XXè siècle, un renouveau de la ferveur catholique et mariale en Amérique du Nord, notamment auprès de la jeune génération, grâce d'une part à l'immigration continue des populations latino-américaines aux Etats-Unis et d'autre part, grâce à l'impact des visites apostoliques du pape Jean-Paul II.







NOTRE DAME DE BETANIA
(Venezuela)



RÉCONCILIATRICE DES PEUPLES

Il faut toujours être prudent lorsqu'on parle des apparitions, soit de la sainte Vierge Marie, soit des saints, soit de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il est toujours sage d'attendre que l'Église ait reconnu l'authenticité des apparitions avant d'en parler et de les faire connaître. En ce qui concerne Notre-Dame de Bétania, les apparitions ont été très fréquentes et vues parfois par de nombreuses personnes. De plus, la Congrégation de la Doctrine de la Foi ayant approuvé 12 apparitions à ce jour, je me permets de vous en parler. Ainsi, après 10 ans d'enquêtes, l'évêque de Los Teques, Mgr Pio Bello Ricardo publia, le 21 novembre 1987, une instruction pastorale dans laquelle il affirmait "que les apparitions à Maria Esperanza  étaient authentiques et avaient un caractère surnaturel," tout en rejetant les présomptions de nombreux autres voyants. Il proclama "sacré" le site où les apparitions avaient eu lieu. Mais de quoi s'agit-il?

Betania est un village qui se trouve dans la forêt tropicale du Venezuela, à environ 12 kilomètres de la ville de Cua, dans l'état de Miranda. Maria Esperanza Medrano, la voyante, naquit  à Barrancas  au Venezuela le 22 novembre 1928. Maria Esperanza connut des expériences mystiques dès l'âge de cinq ans, mais sur le conseil de la Vierge Marie, elle comprit que sa vocation était de se marier. Le 8 décembre 1956, elle épousa Bianchini Gianni, un italien dont elle eut sept enfants.





Les apparitions de Betania, au Venezuela, commencèrent le 25 mars 1976, dans le domaine agricole de Betania à deux heures de Caracas, près d’une grotte située sur une colline riche en végétation exubérante. La Vierge Marie apparut à Maria Esperanza Medrano de Bianchini, propriétaire de ce domaine depuis 1974. Elle avait 46 ans. Ces apparitions furent d'abord privées, puis elles devinrent publiques. Le message était très orienté vers "la prière pour la conversion des pécheurs, pour la solidarité avec les plus pauvres, et la réconciliation des peuples et des nations."

Après plusieurs apparitions, la Vierge Marie, rayonnante de lumière,  se présentera comme ‘’Marie, Vierge et Mère, Réconciliatrice de tous les peuples et Nations’’. Maria Esperanza fera connaître les principaux messages de la Sainte Vierge. Ce sont tous des appels à la prière, à la fréquentation des sacrements et à la solidarité. De plus, la Vierge Marie nous met en garde contre les conséquences de l’incroyance.

Deux ans plus tard, le 25 mars 1978, quinze personnes "virent la Vierge". Le 25 mars 1984, après la messe, soudain, la Vierge apparut, au-dessus de la cascade. "Il y avait au moins cinq cents à mille personnes, mais, à mon avis, beaucoup plus de mille", estimera l’évêque. Ces personnes voyaient l'apparition sans transe ni extase aucune et sans être séparées  du monde extérieur. Signalons ici qu'en 1979, Maria Esperanza ouvrit la Fondation Betania, un mouvement de laïcs, destiné à évangéliser, éduquer et développer le bien être de la société, de la vie familiale ainsi qu’à promouvoir la justice sociale. N'oublions pas que nous sommes au Vénézuela, et qu'il y avait fort à faire sur le plan social.

Concernant les apparitions, Mgr Pio Bello Ricardo fit l’enquête lui-même, sans former de commission. Etant jésuite, il avait reçu une solide formation théologique à la faculté d’Oña à Burgos en Espagne. De plus, il avait fait une thèse de doctorat en psychologie, puis enseigné cette discipline à l’université centrale de Caracas, et s’était intéressé aux phénomènes mystiques et charismatiques. Comme aucun prêtre de son diocèse n’était qualifié en ces domaines, il mena son enquête méthodiquement, en profitant de ses visites pastorales pour rencontrer les témoins dispersés, des apparitions.

Il interrogea 492 personnes et constitua un dossier de 283 déclarations écrites. Les témoins étaient sincères et la prière et les fruits: conversions et guérisons, remarquables. Cependant, par prudence, il consulta le pape.

Dès lors, il publia sa note pastorale du 21 novembre 1987 reconnaissant l’authenticité des apparitions: Il écrivit: "Je déclare qu’à mon jugement lesdites apparitions sont authentiques et ont un caractère surnaturel. J’approuve donc officiellement que le lieu où elles se sont produites soit considéré comme sacré. Qu’il devienne un but de pèlerinage et un lieu de prière, réflexion et culte, et qu’on y célèbre les actes liturgiques..." (Instrucciòn pastoral sobre las appariciones, Los Teques, 1987).

Mais Mgr Pio Bello Ricardo ne reconnut pas les autres nombreux voyants. Il limita sa reconnaissance à la première voyante et la mieux vérifiable. Notons que Maria Esperanza avait été gratifiée de charismes extraordinaires que l’évêque eut soin d'examiner: clairvoyance à distance, visions d’avenir, lévitations, transfiguration, stigmatisation, don de guérison, communion reçue mystérieusement, émissions mystérieuses de parfums.

Mgr Ricardo accueillit aussi la demande de Notre-Dame: bâtir une église à Marie Réconciliatrice des Peuples, avec un centre d’accueil et d’assistance sur le lieu de l’apparition. Un terrain fut donné pour la construction de cet édifice. La conférence épiscopale du Vénézuela a donné à ce modeste sanctuaire un caractère simplement local et, non national, réservant ce privilège aux apparitions de Coromoto (1652), dont le sanctuaire fut consacré par Jean Paul II.

La dernière apparition à Esperanza eut lieu le 5 janvier 1990. La fin de la vie de Maria Esperanza fut marquée par la maladie de Parkinson. Le 7 Août 2004, Maria Esperanza mourait aux Etats-Unis, entourée de son mari, de ses sept enfants, de leurs conjoints et de ses vingt petits enfants. Elle avait 75 ans. Sa famille poursuit toujours la mission de la Fondation Betania. Le dossier de canonisation de Maria Esperanza est ouvert.

Maria Esperanza, la voyante

Maintenant nous allons préciser un peu ce qui s'est passé à Bétania. Parlons d'abord lde a vie très étonnante de Marie Esperanza. Dès son enfance Maria Esperanza connut des expériences mystiques: visions de sainte Thérèse et de Jésus à l'âge de 5 ans, guérison miraculeuse, à douze ans, d'une pneumonie qui l'avait paralysée. À 26 ans, Maria Esperanza entra au couvent des Sœurs Franciscaines de Los Andes, mais elle comprit bientôt qu'elle devait devenir épouse et mère et non religieuse. Plus tard, elle recevra des stigmates le Vendredi Saint. Des témoins la virent en extase, en lévitation, et elle pouvait lire les pensées des gens.

Le 7 octobre 1954, Marie Esperanza avait 26 ans, lorsque la Vierge Marie lui apparut pour la première fois. Puis elle rencontra à Rome, Gio Bianchini Gianni, un homme d'affaires italien qui deviendra son mari, le 8 décembre 1959, jour de l'Immaculée Conception. La famille Bianchini s’installa ensuite dans les faubourgs de Caracas, et six filles et un garçon naquirent. Les enfants de Maria Esperanza dirent de leur mère "qu'elle était un miracle quotidien." Certains de ses beaux-fils diront aussi avoir vu, chez Maria Esperanza, pleurer des icônes ou suinter de l'huile. Ils affirment avoir vu des hosties apparaître sur sa langue. Il y eut aussi des multitudes de pétales de roses qui sortaient de ses vêtements. Il y eut également  d'autres phénomènes incroyables attestés par des médecins: des roses sortaient de son corps, vivantes et très parfumées. Un de ces phénomènes a été filmé par une journaliste de Venevison, chaîne de télévision de Caracas.

En 1974, la famille Bianchini acheta une ferme dans un village de la forêt tropicale. Le 25 mars 1976, jour de l'Annonciation, c'est dans cette ferme appelée Finca Bétania que Maria Esperanza vit la Vierge qui lui dit: "Mon enfant, je viens te donner une parcelle du ciel de Lourdes. Bétania au Venezuela. C’est un lieu pour tous, même ceux qui ne sont pas catholiques." À partir de la 6e apparition, quinze autres personnes affirmèrent avoir vu la Sainte Vierge. Puis, le 25 mars 1984, au cours de sept apparitions successives, il fut permis, à des centaines de personnes, de voir la Sainte Vierge. La Vierge expliqua le but des apparitions:

— Je viens les réconcilier, les rechercher, leur donner la foi qui a disparu dans les bruits et le fracas de l’ère atomique qui est sur le point d’éclater. Mon message est un message de foi, d’amour et d’espoir. Plus que tout il apporte la réconciliation entre les peuples et les nations.

Après 1988, les apparitions furent moins nombreuses et touchaient moins de personnes à la fois. Pourtant 15 000 personnes disent avoir vu la Sainte Vierge. La dernière apparition eut lieu le 5 janvier 1990. Le 8 Décembre 1991, jour de l’Immaculée Conception, un prêtre, le Père Otty Osa, apporta son témoignage: il avait vu l’hostie saigner dans la main de Maria Esperanza. Le sang fut analysé: c'était du sang humain.  

Compte tenu de ce que beaucoup de personnes pensent déjà, concernant notre avenir, je rapporte ici une conversation que Maria Espéranza dit avoir eue avec un ange. Maria lui avait demandé comment la purification de notre monde se manifesterait. "L'ange dit que ce serait simple, car notre société était très dépendante de beaucoup de choses très fragiles, l’énergie, le transport. Que se passerait-il si ces réseaux très complexes et délicats de notre système économique commençaient à se décomposer?"

Maria constate: "Nous avons créé une société de gens cruels et égoïstes et la nature même de la société commence à se décomposer. L'ange m’a montré ce qui se passera: les gens commenceront à voler les épiceries, les marchandises, à s’entre-tuer pour de l’essence et des pneus, par conséquent tout se décomposera et se retrouvera dans le chaos." C'est déjà ce qui se passe dans de nombreux pays…

Revenons aux apparitions. Nous savons que la Vierge Marie se présentait  dans une grande lumière, accompagnée d’un délicieux parfum de roses. Il arrivait aussi que la voyante perçoive des chants célestes et soit témoin de danses du soleil. Maria Esperanza a bénéficié au total de 31 apparitions de la Sainte Vierge. Le 27 novembre 1978, Marie lui fit cette annonce: “Le 25 mars 1984, Je vais donner une grâce très spéciale à tous ceux qui seront présents; le grand jour où vous pourrez Me voir est arrivé.” Ce jour tant attendu arriva enfin et, parmi la foule immense, 108 personnes de tous âges et de tous les milieux, affirmèrent avoir eu la grande grâce de voir Marie. Ces fidèles bénéficièrent d’une à sept apparitions ce jour-là, d’une durée pouvant aller d’un court instant jusqu’à 3 heures. C'est à partir de ce jour que Monseigneur Ricardo commença à étudier tous ces faits. Il reconnaîtra officiellement le 21 novembre 1987 les apparitions de Notre Dame Réconciliatrice des peuples et des nations.

Nous devons ajouter, qu'à Betania comme lors de toutes ses apparitions la Vierge Marie ne cessait d'inciter notre monde à prier tous les jours, à faire pénitence, et à jeûner. Et à évangéliser.  






 


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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Dim 1 Jan 2017 - 9:56


1 janvier - Sainte Marie Mère de Dieu
   
Comment célébrer le mystère de l’Incarnation ?
C’est le pape Pie XI, en 1932, qui institua d’abord la fête de Marie mère de Dieu le 11 octobre. Puis, la solennité de Marie mère de Dieu le 1er janvier a remplacé la cérémonie de la circoncision de Jésus. La solennité de Marie mère de Dieu a été introduite par la réforme liturgique consécutive au concile Vatican II.

La date de la fête de Marie mère de Dieu a été déplacée pour la mettre en relation avec la naissance de Jésus à Noël.

Depuis le concile d’Éphèse en 431, l’Église vénère la Vierge Marie sous le titre de mère de Dieu, (Sancta Maria Dei Genitrix) en grec Théotokos. Cette solennité célèbre le mystère de l’incarnation.

Quoique le titre de mère de Dieu ne soit pas dans l’Écriture, il a une valeur œcuménique. Pour Luther, dans le titre de ‘Mère de Dieu’ est contenu tout l’honneur de Marie. "Une femme mère de Dieu", c’est une formule audacieuse qui exprime bien le sens de la solennité de Marie, le sens de la fête de Marie mère de Dieu.

C’est par la solennité de Marie mère de Dieu que commence la nouvelle année…

Mère de Dieu par l'Incarnation
"Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi.

Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit: Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin.

Marie dit à l'ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? L'ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre.  C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Voici, Elisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu.

Marie dit: Je suis la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole !  Et l'ange la quitta."

(Luc 1, 24-38)



Marie "Theotokos", c'est-à-dire "Mère de Dieu"

Tel est le récit biblique de l'incarnation du Fils de Dieu fait homme, par l'opération du Saint Esprit, dans le sein d'une jeune fille de Galilée, la vierge Marie, accordée en mariage à Joseph, charpentier à Nazareth. Ainsi, une créature entre les créatures, Marie de Nazareth, "à l'heure de la plénitude des temps" (Ga 4, 4), a donné un corps au Verbe de Dieu fait homme, Vrai Dieu et vrai Homme, devenu chair de sa chair...


Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.

Pour plus d'informations allez vers ce lien

http://lepeupledelapaix.forumactif.com/t37318p150-les-saints-les-saintes-du-jour#394292http://lepeupledelapaix.forumactif.com/t37318p150-les-saints-les-saintes-du-jour#394292







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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Lun 2 Jan 2017 - 12:37


2 janvier – Grèce, Mont Athos : Mémorial de la Panaghia Portaitissa (Sainte Gardienne de la Porte)
    
Une colonne de feu debout sur la mer
L'icône Panagia Portaitissa (" Portaïtaissa " signifiant en grec Portière) est aussi vénérée sous le titre de Marie Porte-du-Ciel. Voici son histoire :

Au IXe siècle, sous le règne de Théophile Eikonomachos, un empereur iconoclaste, cette icône appartenait à une veuve pieuse de Nicée, qui la vénérait dans sa chapelle privée. Lorsque les gens de l'empereur vinrent chez elle chercher les icônes, un soldat la transperça de sa lance et elle se mit à saigner. Depuis lors, on représente toujours cette icône avec une petite marque noire sur la joue de la Vierge.

La veuve obtint une nuit de répit avant la destruction et confia l'icône à son fils qui la jeta à la mer après une prière fervente. Ce fils devint moine au Mont Athos. Un soir, un phénomène laissa perplexes les moines de l'Athos : une colonne de feu était debout sur la mer et ils virent l'icône flotter ; ils la portèrent dans l'église de leur monastère d'Iviron, où elle vint se poser miraculeusement au-dessus de la porte.

Ainsi l'icône prit-elle le nom de " Portaïtissa " - gardienne de la porte - et sa présence dans le monastère et sur la Sainte Montagne est considérée comme gage de la protection du monachisme athonite par la Théotokos.



L'icône n'est pas un tableau
Quand tu entres dans une maison où se trouvent des icônes, tu fais bien de te signer car le Christ Seigneur, la Mère de Dieu et les Saints sont présents dans ce lieu. Rappelle-toi que l'icône n'est pas simplement un tableau religieux ! Le tableau est une chose, l'icône orthodoxe en est une autre.



L'icône, lieu de présence.

Si tu as vécu avec elle, et si tu as prié devant elle, tu sais qu'elle est vraiment un lieu de présence. Tu sais qu'elle nous introduit librement dans la rencontre avec celui ou celle qui y est représenté. Tu sais cela sans savoir comment tu le sais. Je n'ai d'ailleurs aucune intention de te l'expliquer. Car il y a un seuil au-delà duquel toute question devient vaine et tout discours stérile. Aussi ne te faut-il pas comprendre autrement qu'en priant et en vivant.



L'icône doit toujours être liée à la liturgie.

N'oublie pas non plus que la Sainte Liturgie est la source de cet art : l'icône est le témoignage de la vie liturgique, d'où jamais elle ne doit sortir, et avec laquelle elle est liée. Mais socialement c'est à l'intérieur de cette vie liturgique seulement que les fidèles connaissent le Seigneur, sa Mère et les Saints comme des vivants. C'est là qu'ayant été intégrés dans la création nouvelle par l'immersion dans les eaux sacramentelles, ils entrent dans le monde iconographique ; leurs yeux s'ouvrent sur la réalité montrée et enseignée.

Cette réalité n'est pas perceptible immédiatement. Il faut beaucoup de temps. Tout est dit avec tellement de douceur. Avec une grande sobriété aussi qui est absence d'emphase et de sentimentalisme.



Se laisser rencontrer, accueillir par l'icône.

Je ne sais si tu connais le regard des icônes. Je ne suis pas dans ton regard. L'œil du connaisseur qui cherche à apprécier la beauté esthétique de l'œuvre reste encore fermé à la Lumière qui rayonne de la face du Saint. Un tel regard procède la compétence. Mais nous ne sommes pas compétents en matière de vie. Même peut-être très incompétents. C'est quand nous savons cela que nous sommes prêts à être vus plutôt que de regarder. A écouter plutôt que de parler. A nous humilier plutôt que de savoir et de juger. Et alors se posera sur nous le regard du Christ et nous découvrons qu'il n'est pas sévère mais ferme et très compatissant.

Tu m'as parlé un jour d'une tristesse dans le regard de la Mère de Dieu. Ne sais-tu pas que sur les icônes, tous les Saints pleurent de joies ? Larmes du repentir et de joie du Salut. Contemple longtemps ce visage et porte ce regard en toi, et porte-le sur les êtres et les choses tout au long de ta route. Ah, si nous avions ce regard de Larmes !

La Mère de Dieu, nous la verrions alors comme notre Mère à nous aussi. Comme Celle qui nous voit jusqu'au fond du cœur, comme celle qui nous connaît mais ne nous juge point, celle qui sait tout mais ne condamne pas. Exactement comme son Fils qu'elle porte.



L'icône du Christ avec sa mère.





Ce n'est pas sans raison qu'on ne nous la montre jamais ou presque sans Lui. Les Images de la Mère de Dieu sont en vérité des icônes du Mystère de l'Incarnation du Dieu Indescriptible devenu indescriptible en elle. Nous touchons là au cœur de notre foi et au cœur de l'expérience de l'Eglise. Sois donc attentif à ces icônes où le Christ est montré dans sa relation avec Sa Mère.



Les icônes témoins vivants de la foi de l'Eglise.

Au huitième siècle, saint Jean Damascène écrivit trois traités « pour la défense des icônes ». Comme le titre l'indique, il s'agit là d'un écrit de combat. Mais plus qu'avec de l'encre, c'est avec le sang des martyrs que l'Eglise de ce temps-là a lutté pour les icônes, comme expression de sa foi dans l'Incarnation véritable du Christ Seigneur, Parole et Image de Dieu.



Aujourd'hui, en notre temps, la lutte continue, mais dans un autre sens. Ce sont les icônes qui témoignent de la foi de l'Eglise. Ce sont les icônes qui témoignent de l'Amour et de la Tendresse de Dieu, et de la victoire sur la mort, sur notre mort par la glorieuse Résurrection du Seigneur.



Peintes à la main quelquefois comme reproductions polychromes, la plupart du temps elles se trouvent sur les murs de beaucoup de maisons. Elles sont là comme des témoins du Royaume qui est là, et qui va venir ; un monde de joie sereine et de lumière : notre héritage et le désir secret de tous les cœurs. Dans la maison du croyant orthodoxe, l'endroit où se trouvent les icônes est comme le Saint des Saints. C'est là que Dieu parle à l'homme et que l'homme parle à Dieu. Joie et douleurs y trouvent leur expression et leur sens.

Existe-t-il une joie plus grande que celle d'être debout devant le trône de Dieu et de contempler l'image de Celui qui nous regarde sans rejet et sans jugement ? De lever le regard vers Celle qui est toujours avec Lui et la foule des témoins qui l'accompagnent ? Dans nos Eglises, nous les voyons tous : notre famille dans la chair et le sang du Seigneur. Tous, ils sont témoins de la foi dans le don du Seigneur qui est celle de la Vie dans laquelle l'homme devient Dieu. Ici s'exprime le réalisme spirituel de l'Eglise qui nous exhorte en disant : « toi aussi tu es appelé à partager cette joie indicible ». Devenir porteur de Lumière et de Vie encrée.



« Toi aussi tu es appelé. Ne dis pas que c'est impossible, dans ces jours mauvais. Ne dis pas que tu es trop faible ou ne dis pas que tu es indigne. Ceux qui sont sur les icônes montrent leur visage de lumière ; dans la même situation que toi maintenant ; revêtus de la faiblesse de la chair. Mais une vie en Dieu a vaincu en eux la faiblesse et a transfiguré l'homme. Alors quand tu rentres dans une maison où il y a des icônes, signe-toi et salue d'abord le Seigneur de toutes choses, sa Mère plus glorieuse que les séraphins et ta famille, les Saints. »






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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Mar 3 Jan 2017 - 11:47


3 janvier – Italie : Notre Dame du Mur - 1944 : l'Evêque de Fatima demande à Sœur Lucie d'écrire le 3° secret de Fatima
   
La fin des guerres ?
Lors de la première apparition de Notre Dame à Fatima, à la fin du bref échange avec Lucie, juste avant de remonter au Ciel, la Sainte Vierge termina en disant : « Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. »





C’est un point qui semble un peu oublié aujourd’hui : la paix ne reviendra dans le monde que si nous   récitons notre chapelet tous les jours !

Loin de nous l’idée que le Rosaire seul suffirait pour l’obtenir. Ora et labora ! Outre nos prières, Dieu nous demande aussi d’agir concrètement, même si parfois, à vue humaine, nos modestes actions peuvent sembler avoir peu de chances d’aboutir. Mais, à ces actions biens concrètes, Dieu nous  demande d’associer la prière.

Sans cela, toutes nos entreprises pour rétablir la paix n’auront aucun résultat. Car l’adversaire est infiniment plus fort que nous et, sans l’aide du Ciel, il est illusoire d’espérer le vaincre. « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » a dit Notre Seigneur, parole que l’on peut très bien comprendre ainsi : « Sans le Rosaire, vous ne pouvez rien faire ».






13 mai 1917, le chapelet pour la paix, le ciel et le purgatoire
Tandis que le pape Benoît XV insistait pour que l’on récite le rosaire pour la Paix (5 mai 1917), Notre Dame apparut pour la première fois à Fatima (Portugal), le 13 mai 1917, à Lucie (22 mars 1907-13 février 2005) ; François (11 juin 1908-4 avril 1919) et Jacinthe (10 mars 1910-20 février 1920). Lucie, devenue carmélite, raconte :



[Lucie, François et Jacinthe s'amusaient à construire un mur autour d'un buisson, quand tout à coup ils virent un éclair. Pensant qu'un orage se préparait, ils rassemblèrent leur troupeau pour le ramener à la maison. Un second éclair se produisit et



« Nous vîmes, sur un petit chêne-vert, une Dame tout habillée de blanc, plus brillante que le soleil, irradiant une lumière plus claire et plus intense qu'un verre de cristal rempli d'eau cristalline, traversé par les rayons du soleil le plus ardent. Nous nous arrêtâmes surpris par cette apparition. Nous étions si près que nous étions dans la lumière qui l'entourait, ou plutôt qui émanait d'Elle, peut-être à un mètre et demi de distance, plus ou moins ».

Alors Notre-Dame nous dit :

- N'ayez pas peur, je ne vous ferai aucun mal.

- D'où venez-vous, Madame ? Lui demandai-je.

- Je suis du Ciel.

- Et que voulez-vous de moi ?

- Je viens vous demander de revenir ici à cette même heure, le 13, pendant six mois consécutifs. Ensuite, je dirai qui je suis et ce que je veux. Je reviendrai encore une septième fois[1]. »

- Est-ce que j'irai aussi au ciel ?

- Oui, tu iras

- Et Jacinthe ?

- Oui

- Et François ?

- Aussi, mais il devra réciter beaucoup de chapelets.



Je me souvins alors de poser une question au sujet de deux jeunes filles qui étaient mortes depuis peu. Elles étaient mes amies et elles venaient à la maison apprendre à tisser avec ma sœur aînée.

- Est-ce que Maria das Neves est déjà au ciel

- Oui, elle y est.

- Et Amélia ?

- Elle sera au purgatoire jusqu'à la fin du monde.

Il me semble qu'elle devait avoir entre 18 et 20 ans.



- Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu'il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés et pour la conversion des pécheurs ?

-  Nous le voulons.

- Vous aurez alors  beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre force !



C'est en prononçant ces dernières paroles (la grâce de Dieu, etc.) qu'Elle ouvrit pour la première fois les mains, et nous communiqua, comme par un reflet qui émanait d'elles, une lumière si intense que, pénétrant notre cœur et jusqu'au plus profond de notre âme, elle nous faisait nous voir nous-mêmes en Dieu qui était cette lumière, plus clairement que nous nous voyions dans le meilleur des miroirs. Alors, par une impulsion intérieure qui nous était  communiquée, nous tombâmes à genoux et nous répétions intérieurement : « ô très Sainte Trinité, je vous adore. Mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le Très Sacrement... ».

Les premiers moments passés, Notre Dame ajouta :

-  Priez le chapelet tous les jours pour la paix dans le monde et pour la fin de la guerre !



[1] Cette 7° fois eut lieu le 16 juin 1921, à la veille du départ de Lucie vers le collège de Vilar, à Porto. Ce fut une apparition avec un message personnel pour Lucie.





Le 13 mai 1917 à Fatima
Le purgatoire selon sœur Lucie de Fatima
La souffrance réparatrice des petits bergers de Fatima


Le purgatoire selon sœur Lucie de Fatima
Le 13 mai 1917, m'étant souvenue de deux jeunes filles, mes amies, qui étaient décédées, je demandai :-  « Est-ce que Maria das Neves est déjà au ciel ? » Notre Dame répondit :-  « Oui, elle y est ». - « Et Amélie ? » - « Elle sera au purgatoire jusqu'à la fin du monde. »



Comment nous purifions-nous dans le purgatoire ou qu'est-ce qui nous purifient ? Je ne sais pas bien. A mes yeux, ce qui nous purifie, c'est l'amour, c'est le feu de l'amour divin, communiqué par Dieu aux âmes, dans la mesure correspondant à chaque âme.

On dit que si la grâce de mourir dans un acte de parfait amour est accordé à une âme, cet amour la purifie totalement, en sorte qu'elle peut aller tout droit au ciel.

Cela nous montre que ce qui purifie, c'est l'amour joint à la contrition, à la peine d'avoir offensé Dieu et le prochain par nos péchés, nos fautes et nos imperfections, parce que tout cela s'oppose au premier et au dernier commandement de la Loi de Dieu : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force" (Dt 6, 5).

Ainsi, la flamme d'amour, qu'elle soit petite ou grande - et même si elle n'est plus qu'une mèche qui fume encore -, ne s'éteindra pas, mais scintillera et grandira jusqu'à purifier l'âme totalement et jusqu'à la rendre digne d'être admise à vivre dans l'immense océan de l'Etre de Dieu, en participant avec tous les autres bienheureux à la sagesse, au pouvoir, à la science et au vouloir de Dieu, dans la mesure où Dieu voudra les communiquer à chaque âme, en chantant tous ensemble l'hymne de l'éternel amour, en louant et en glorifiant Dieu, notre Créateur et Sauveur.


La souffrance réparatrice des petits bergers de Fatima
Le 13 mai 1917, notre Dame a dit aux petits bergers de Fatima :

« Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu'il voudra vous envoyer en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ? »
Sans se préoccuper des souffrances que Dieu allait leur envoyer, les petits bergers s'en remirent entièrement à sa volonté.

« Oui, nous le voulons ».
Notre Dame accueillit cette réponse comme les prémices de son message et, dans un geste de protection maternelle, elle nous enveloppa dans l'immense lumière de Dieu, tout en nous répondant :

« Vous aurez alors beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort. »
C'est cette grâce qui nous introduisit dans l'immense océan de la lumière de Dieu et qui nous poussa à l'adorer dans le mystère de la Très sainte Trinité et à l'aimer dans la divine Eucharistie, en disant intérieurement dans le silence de Notre Cœur : « O très Sainte Trinité, je vous adore. Mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le Saint Sacrement de l'Eucharistie. »






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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Mer 4 Jan 2017 - 10:01


4 janvier – Italie : Notre Dame des Roses (1418) - Sainte Angèle de Foligno (1248-1309)- Bienheureux Manuel González García (1877-1940)
  
Que ton travail soit d’aimer !
Un jour j’entendais la messe ; et au moment de l’élévation, à l’instant où les assistants se mettaient à genoux, je fus ravie en esprit : la Vierge m’apparut et me dit: «Ma fille, la bien-aimée de Dieu, et ma bien-aimée, mon Fils est déjà venu à toi, et tu as reçu sa bénédiction. »

Elle me fit comprendre que son Fils était sur l’autel après la consécration de l’hostie. J’entendis ce que je n’avais jamais entendu ; j’entendis qu’il s’agissait d’une joie nouvelle absolument. En effet, la joie qui résulta des paroles entendues fut telle, que si l’on me disait « Existe-t-il une créature qui puisse l’exprimer par une parole quelconque? » je répondrais : « Je ne sais pas et je ne crois pas. »

La Vierge parlait avec une grande humilité, et déposait dans mon âme un sentiment nouveau d’une douceur inconnue. (…) La Vierge Marie ajouta : «Après la visite et la bénédiction du Fils, il est convenable que tu reçoives celle de la Mère. Sois bénie par mon Fils et par moi. Que ton travail soit d’aimer dans toute la mesure de tes puissances; car tu es beaucoup aimée (…)». J’appris alors que, pour embraser une âme, il n’y a pas d’embrasement semblable à la présence du Christ.

Sainte Angèle de Foligno
Livre des Visions et des Instructions, 39e chapitre : Marie

rosaire-de-marie.frhttp://www.rosaire-de-marie.fr/livre-saint/visions-et-instructions-angele-de-foligno.htm






Une communion spirituelle… (Ste Angèle de Foligno)
[Le texte ci-dessous a besoin d'être situé à l'époque médiévale où l'on communiait très rarement. Les mystiques vivaient alors souvent leur union au Christ par contact visuel, au moment de l'élévation. En quelque sorte, Dieu s'adaptait aux pratiques liturgiques pour se communiquer.


De nos jours, la pratique de la communion fréquente invite, conformément aux évangiles, à situer l'union au Christ lorsque l'on mange le pain consacré : « Prenez et mangez... » a dit Jésus.


Pourtant, étant donné qu'il y aura toujours des personnes qui pour une raison ou pour une autre ne communieront pas, il est toujours utile de montrer la possibilité et la beauté d'une telle communion spirituelle.



Un jour j'entendais la messe ; et au moment de l'élévation, à l'instant où les assistants se mettaient à genoux, je fus ravie en esprit : la Vierge m'apparut et me dit: «Ma fille, la bien-aimée de Dieu, et ma bien-aimée, mon Fils est déjà venu à toi, et tu as reçu sa bénédiction. »

Elle ajouta : « Après la visite et la bénédiction du Fils, il est convenable que tu reçoives celle de la Mère. Sois bénie par mon Fils et par moi. Que ton travail soit d'aimer dans toute la mesure de tes puissances; car tu es beaucoup aimée, et tu arriveras vers l'objet sans fin. »

J'éprouvai une joie nouvelle, qui n'était surpassée par aucune joie connue, mais elle fut bientôt surpassée par elle-même ; car elle augmenta au moment de l'élévation. Je ne vis pas le corps de Jésus-Christ sur l'autel ; je le vois souvent ; je ne le vis pas ce jour-là. Mais je sentis la présence de Jésus-Christ dans mon âme ; je la sentis en vérité. »



Le livre des visions et des instructions de la bienheureuse Angèle de Foligno, traduit par Ernest HELLO, chapitre 39 : Marie


http://www.rosaire-de-marie.fr/livre-saint/visions-et-instructions-angele-de-foligno.htm



Extraits présentés par F. Breynaert

Lire plus sur Ste Angèle de Foligno †1309





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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Jeu 5 Jan 2017 - 11:21


5 janvier – Italie, Bergame : Notre Dame du Bon Conseil





L'apparition de Notre-Dame du Bon Conseil est si célèbre, Son image si répandue et si honorée dans l'Église, qu'il convient de donner place à cette forme de dévotion. La petite ville de Gennazano, à dix lieues environ de Rome, sur les montagnes de la Sabine, honora, dès le Ve siècle, la Sainte Vierge sous le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil. Au XVe siècle, l'église menaçait ruine. Une pieuse femme, nommée Pétruccia, entreprit de la reconstruire, malgré ses quatre-vingts ans; elle y employa sa fortune, qui ne suffit pas à l'achever. Pétruccia prédit que la Sainte Vierge achèverait l'oeuvre. Or, le 25 avril 1467, à l'heure des vêpres, une céleste harmonie se fit entendre dans les airs, la foule vit descendre une nuée brillante qui alla se reposer sur l'autel de la chapelle de Saint-Blaise, par où avait commencé la restauration de l'église. Au même moment, toutes les cloches du pays sonnèrent leurs plus joyeuses volées. La nuée disparue, la foule émerveillée aperçut une image de Marie portant l'Enfant Jésus, peinte sur enduit et se tenant au fond de l'autel, près du mur, sans appui naturel. Il fut dûment constaté que cette peinture avait été transportée miraculeusement d'une église de Scutari, ville d'Albanie. La Providence avait voulu la soustraire aux profanations des Turcs, maîtres de ce pays, et l'envoyer comme récompense de la foi de Pétruccia et des habitants de Gennazano. L'histoire des merveilles de tous genres accomplies, depuis ce temps, autour de l'image miraculeuse, demanderait des volumes entiers. Souvent on a vu l'image changer d'aspect, et les yeux de la Sainte Vierge prendre un air de vie exprimant la joie ou la douleur. Que de maladies et d'infirmités guéries! Que de grâces spirituelles obtenues! Gennazano est toujours un lieu de pèlerinage vénéré et très fréquenté, et beaucoup de pieux pèlerins même étrangers à l'Italie, si le temps le leur permet, tiennent à visiter ce sanctuaire béni. Les souverains Pontifes ont comblé d'indulgences la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil, et Léon XIII a inséré dans les Litanies de la Sainte Vierge le titre de Mère du Bon Conseil.


++++++++++++


 
"Tu as été envahie de l'amour de Dieu"
La grâce que j'ai reçue, c'est quelque chose qui était complètement improbable. Plus je m'approchais de la grotte et plus je sentais mon cœur qui gonflait et je n'arrivais pas à calmer mes pleurs. J'ai dit à la Vierge Marie : "Voilà ma vie, je me présente à toi avec toutes mes souffrances. Ton Fils, je n'en suis plus digne, parce que je suis une divorcée et que les divorcés, le Seigneur ne les regarde plus."

Au retour, dans le train, je pleurais encore. Après le pèlerinage j'ai revu le prêtre qui m'avait accompagnée. Il m'a expliqué avec un beau sourire : "Tu as été envahie de l'amour de Dieu". Forcément ça bouleverse parce qu'on se remet en cause. Ce que j'ai vécu, c'est mon cœur qui s'est ouvert à Marie et Jésus, et je ne pensais pas que cela pouvait arriver.

Alors je me suis confessée pour la première fois et j'ai déballé mon « rocher » de péchés. Avec la lumière de Marie et de Jésus, on voit tout ce qu'on a fait qui n'était pas bien et cette lumière m'a libérée de mes péchés. Je souhaite à tout le monde de vivre ce que j'ai vécu.

Caroline (France)

Journal des grâces de Lourdes n°7 Septembre 2016


http://fr.lourdes-france.org/sites/default/files/pdf/journal_grace_7-FR.pdf


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La joie de renaitre
La prière est une des forces de Lourdes. Mais il y a aussi le sacrement du pardon, ou le passage aux piscines qui peuvent transformer la vie. Les jeunes y font souvent des expériences spirituelles marquantes.



Agatha : Pourquoi à Lourdes est-il plus facile pour un jeune de se confesser ?

Mgr Jacques Perrier : De nombreux jeunes viennent à Lourdes avec un double besoin : celui de se confesser et celui de parler avec un prêtre ou une autre personne. Ils ont à la fois besoin de libérer leur cœur, et aussi de conseils pour aller de l’avant.

« J’ai reçu avec joie le cadeau du pardon de Dieu. Les jeunes de mon groupe ont pris toute une matinée pour se confesser. Pour certains, c’était un peu long, car ils confessaient les péchés de toute une année ! On se recueillait ensuite devant la Grotte, en silence. Ces pauses ont ouvert des confidences que j’ai beaucoup appréciées : entre garçons, de telles choses ne sont pas fréquentes ! » Louis
Rémi : Que symbolise l’immersion dans l’eau de Lourdes aux piscines ?

Mgr Perrier : C’est un rappel du baptême, une expérience de renaissance avec le Christ, la joie de repartir dans la vie avec une espérance nouvelle, le cœur profondément purifié.

« Chaque fois que je viens à Lourdes, je revis avec beaucoup d’émotion le passage aux piscines. La première fois, j’en suis sorti les larmes aux yeux. Je me suis rendu compte que je ne priais jamais Marie ! Ce fut un choc. Il fallait que je pleure pour me laver. Depuis cette expérience bouleversante, j’éprouve ce besoin d’être lavé, d’être plongé dans l’eau pour y laisser tous mes malheurs et tous mes soucis. Lourdes est devenu pour moi un lieu de régénération. J’y reprends des forces, je m’y purifie et j’y reçois un grand réconfort ». Loïc


Extrait de Lourdes magazine, n° 148 /2007, p. 13.








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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Sam 7 Jan 2017 - 11:43



7 janvier – France, Rumilly : Notre Dame de la Charité
   
Elle attire l’amour de son Dieu
C’est dans le silence de sa maison que Marie se retire, seule avec son Dieu.

« Pour toi, si tu veux prier, retire-toi dans ta chambre, ferme la porte et prie, dans le secret. Ton Père, qui te voit te le rendra » (Mt, 6,6).

Il y a déjà, dans l’âme de Marie, comme une connaissance mystérieuse de ces paroles de l’Evangile ; ces paroles que son Fils dira plus tard aux Apôtres et à tous ceux qui l’écoutent ; ces paroles qui viennent jusqu’à nous pour que nous en vivions, comme en a vécu Marie.

Pour prier dans le secret, point n’est besoin de se retirer sur une haute montagne ou dans un lieu inaccessible. Mais, là même où Dieu nous a placés, dans nos maisons ; dans nos familles ; en plein milieu du monde.

Il ne tient qu’à nous de nous retirer, dans le secret de l’âme, là où règne ce silence intérieur que Dieu ne demande qu’à combler.

Marie, dans le silence de sa maison, prie et adore son Dieu. Prière si humble, si discrète, si effacée, qu’elle attire l’amour de Dieu avec une force inexprimable. C’est la force de l’Esprit vivant, l’Esprit du Père et du Fils.

Marie Benoite Angot



Le Silence d'Adoration



La clé d’un cœur, c’est le silence.
Il n’y en a pas d’autre.
Pas d’autre façon
d’ouvrir son cœur à Jésus
que d’entrer dans le silence :
silence intérieur,
silence de l’âme
qui se tourne vers son Dieu.
Silence de l’âme en adoration,
qui fait taire tous les bruits du monde,
tous les bruits de l’extérieur
et aussi tous nos bruits intérieurs.
Silence de l’âme en adoration
au milieu du bruit du monde.
Silence auquel Dieu nous appelle
de plus en plus fortement
et parce que justement
nous sommes dans le monde
et parce que, maintenant,
c’est en plein dans ce monde
qu’il faut à Dieu
des espaces de silence,
des espaces d’adoration.
Silence de l’âme en adoration ;
silence de Marie,
silence de Jésus
en l’Eucharistie.
Silence de l’âme
à l’écoute de son Dieu
et qui le laisse parler.
Silence pour écouter
la Parole de Dieu.
Jésus est celui qui parle
de la part de Dieu.
Il se révèle à nous dans le silence,
Il nous instruit,
Il se manifeste à nous,
Il nous guide et nous conduit,
Il modèle nos cœurs ;
de ses mains, il les pétrit
et les conduit.
Silence de l’âme en prière
dans l’adoration de son Dieu.
Silence de l’union à Dieu
où ne règne plus
que la paix souveraine.
Silence si fructueux
de l’intimité avec Dieu,
qui nous vide de nous-même
et nous enrichit de Dieu.
Ô Jésus en l’Eucharistie,
tout enveloppé de silence,
mon âme emplie de ta présence
t’aime et t’adore.
Silence de l’âme en adoration
qui nous ouvre à un plus grand amour.
Silence qui nous relie aux autres
et qui réchauffe les cœurs.
Silence de l’âme
à l’écoute de Dieu
à l’écoute des autres
attentive à Dieu
attentive aux autres.
Humble silence de Dieu
qui rend l’âme tout humble,
doux silence de Dieu
qui donne douceur à l’âme.
Dans ton silence, ô mon Dieu,
je trouve ta présence
si pleine et si envahissante,
que tous les bruits du monde
sont devenus vides et creux.
Je t’aime et je t’adore,
toi,
présence vivante,
plénitude de l’âme




<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/FKx7SI2hKuM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

Message par Marie du 65 le Dim 8 Jan 2017 - 19:38






8 janvier – États-Unis, La Nouvelle-Orléans : Notre Dame de Bon Secours (1809   
Usain Bolt donne l’exemple
Samedi 14 août 2016, le célèbre coureur jamaïcain Usain Bolt a remporté la médaille d'or à l'épreuve du 100 mètres. Sa performance a fait de lui le premier athlète à gagner trois médailles d'or consécutives au sprint du 100 mètres. Il n'y a guère de doute là-dessus : Bolt est considéré comme l'homme le plus rapide du monde.

Cependant, tout le monde n'a peut-être pas connaissance de sa profonde foi catholique. En août 2012, dans les jours suivant sa performance aux JO de Londres, la Catholic News Agency (agence de presse catholique) a rapporté que le " Vatican avait invité Usain Bolt à donner une conférence sur la liberté de religion ". Selon l'article, " en tant que catholique, Bolt est connu pour faire le signe de croix avant chaque compétition. À noter que son deuxième prénom est St Leo ".

Il porte une médaille plus puissante que toutes ses médailles d'or : la Médaille Miraculeuse, diffusée par sainte Catherine Labouré (1806-1876). Ainsi Bolt a donné l'exemple et la Vierge Marie est aujourd'hui la figure la plus priée parmi les coureurs. La Médaille Miraculeuse porte une inscription : " Ô, Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ".

fr.aleteia.orghttp://fr.aleteia.org/2016/08/16/le-grand-champion-olympique-usain-bolt-donne-lexemple/



La médaille miraculeuse, la chapelle de la rue du Bac (Paris)



Le 27 Novembre 1830, selon son témoignage, la Vierge Marie lui a révélé sa mission :
« Il s’est formé un tableau autour de la Sainte Vierge où il y avait écrit ces paroles en lettres d’or : Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
Cette invocation : « Ô Marie conçue sans péché », Sainte Catherine a reçu mission de la répandre dans le peuple de Dieu, à travers la Médaille Miraculeuse, bien avant la proclamation du Dogme de l’Immaculée Conception, par le Pape Pie IX, le 8 Décembre 1854. […]
La Foi de l’Église en l’Immaculée Conception s’enracine d’abord dans la Parole de Dieu : l’Évangile de l’Annonciation (Lc 1, 28-38) : Dieu a eu besoin du « oui » d’une femme pour venir à la rencontre de l’humanité et lui apporter la joie du salut. […] Pour accueillir le Fils de Dieu, Marie ne pouvait avoir en son cœur aucune trace de refus. Dieu avait besoin que le don de son Amour rencontre une Foi parfaitement pure, une âme sans péché.
La Foi de l’Église en l’Immaculée Conception est un formidable message d’espérance. […] Si Marie est associée à son Fils dans une victoire totale sur les forces du Mal, ce que Dieu a fait pour Marie, Il l’a fait pour nous à notre Baptême. Dieu nous invite à partager la joie et la sainteté de Marie. Nous pouvons compter sur la puissance de la grâce de l’Amour de Dieu pour dominer toute tendance mauvaise en nous. […]
Venir à l'autel recevoir les grâces qui nous viennent de Jésus
Vous venez prier dans cette chapelle où la Vierge Marie a confié à Sainte Catherine qu’au milieu des difficultés et des souffrances du temps présent, il ne faut pas se laisser prendre par le découragement.
« Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. Elles seront répandues sur les grands et les petits. »
Sur cet autel, ce matin, nous allons célébrer l’Eucharistie qui rend présent le sacrifice d’Amour de Jésus sur la Croix.
Lorsque nous viendrons communier au corps de Jésus mort et ressuscité, nous recevrons les grâces qui nous viennent de la mort de Jésus sur la Croix ; la libération de la mort et du péché. C’est cette grâce venant déjà de la mort de son Fils, que Marie a reçue dès sa conception.
Une médaille pour stimuler la confiance et la prière
Mais Marie, en union avec son Fils, a désiré que ces grâces se répandent très largement dans tout le peuple de Dieu, auprès des ouvriers, des plus pauvres, des plus petits, et dans le monde entier. C’est la raison pour laquelle elle a demandé ici à Sainte Catherine:
« Faites frapper une médaille. Les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces : les grâces seront abondantes pour les personnes qui auront confiance. »
« Ces rayons que vous voyez, ce sont les grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent. »
« Ces pierres qui restent dans l’ombre figurent les grâces qu’on oublie de me demander . »
Cette médaille et ces paroles transmises par Sainte Catherine nous redisent que nous sommes aimés de Dieu, que nous avons du prix à ses yeux. Ce qu’Il nous demande simplement pour nous combler, c’est de nous approcher de Lui, avec Foi et Confiance. […]
Pour pouvoir écouter en profondeur ceux qui souffrent, il est important d’abord comme Marie et Sainte Catherine Labouré, d’écouter le Seigneur, de prendre le temps de s’asseoir pour méditer sa Parole. Seul un cœur qui écoute peut entendre les grandes souffrances et les apaiser. « Quant à Marie, elle retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ! » Que notre écoute du Seigneur avec Marie nous permette de tendre l’oreille pour entendre les cris que personne n’entend et ainsi devenir des consolateurs, marcher avec ceux qui sont seuls.
*+ Michel Santier, Evêque de Luçon, homélie du 8 décembre 2005 à la rue du Bac.
Sur le site officiel de ce sanctuaire
www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com
Vous retrouverez cette homélie en entier,







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Re: Consacrer Une Minute avec Marie!!!

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