Forum catholique LE PEUPLE DE LA PAIX



Bienvenue sur le Forum catholique Le Peuple de la Paix!
Les sujets de ce forum sont: La Foi, la vie spirituelle, la théologie, la prière, les pèlerinages, la Fin des temps, le Nouvel ordre mondial, la puce électronique (implants sur l`homme), les sociétés secrètes, et bien d'autres thèmes...

Pour pouvoir écrire sur le forum, vous devez:
1- Être un membre enregistré
2- Posséder le droit d`écriture

Pour vous connecter ou vous enregistrer, cliquez sur «Connexion» ou «S`enregistrer» ci-dessous.

Pour obtenir le droit d`écriture, présentez-vous en cliquant sur un des liens "droit d`écriture" apparaissant sur le portail, sur l'index du forum ou encore sur la barre de navigation visible au haut du forum.

Secrets d'un Père Abbé Trappiste vivre pleinement sa Foi Chrétienne!!!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Secrets d'un Père Abbé Trappiste vivre pleinement sa Foi Chrétienne!!!

Message par Marie du 65 le Mer 9 Nov 2016 - 15:14

Les secrets d’un père abbé trappiste pour vivre pleinement sa foi chrétienne (1/2)
Le bonheur est à portée de main.


Dom Samuel Lauras, converti après quelques années tumultueuses, entre en 1983 à l’Abbaye Notre Dame de Sept–Fons, fondée en 1132, de l’Ordre Cistercien de la Stricte Observance dit « Trappiste ». Il est aujourd’hui abbé de Nový Dvůr, une fille de Sept-Fons fondée en République tchèque en 2002.

Aleteia : Vous venez de publier un livre aux éditions Artège (Comme un feu dévorant, 2016), que vouliez-vous partager aux lecteurs ?
Dom Samuel : Comme un feu dévorant est le fruit d’une démarche intérieure. Je suis moine. J’aime ma vocation. Je me suis trouvé confronté comme tous les chrétiens à une actualité difficile. Pour soutenir ma fidélité, j’ai réfléchi en écrivant. Les débats autour de la famille, de la pédophilie – pas uniquement des prêtres – dans le monde d’aujourd’hui, invitent l’Église à réagir. Mais comment ? Par la formation des moines et des religieux et de tous ceux que Dieu appelle librement à le suivre.

Ce sont de lourdes responsabilités. Les moines sont chargés de porter l’Église dans leur prière et de la soutenir dans sa mission. L’Église est un Corps, ceux qui prient – les moines et les autres – en sont le cœur. En acceptant sa vocation qui vient de Dieu, et en y consentant de manière intelligente et volontaire, le moine participe à la sainteté de l’Église. Un très beau mot définit notre rôle : la suppléance. Nous agissons au nom des autres, nous portons leurs fardeaux.

Pourquoi se pencher sur l’actualité quand on vit la « permanence » ?
Un jour, un frère m’a dit : « Si j’avais eu vingt ans en Allemagne, en 1939, serais-je devenu nazi ? Oui, sans doute… » Si j’envisage les maux de la société et de l’Église comme quelque chose qui ne me concerne pas, qui vient des autres, si je me mets en dehors, comme si j’étais dans le camp des purs, je ne peux agir sur le mal. Le mal est une réalité que nous combattons d’abord à l’intérieur de notre propre cœur. Tout ce que je fais, bien et mal, a un impact sur la société dans laquelle je vis et sur ma propre communauté. Tout ce que je fais concerne les autres, et ce que font les autres me concerne. Par exemple, la presse chrétienne a mis en doute la formation donnée dans les instituts religieux, les monastères, et la relation paternelle, essentielle à cette formation. Grâce à Dieu, e noviciat de l’abbaye de Nový Dvůr est vivant. Je suis donc concerné par ce débat.

Depuis quand vivez-vous en République tchèque ?
Des jeunes tchèques sont entrés à l’abbaye de Sept-Fons où j’étais moine, après la Révolution de velours. Mon premier voyage là-bas date de 1994, cinq ans après la chute du mur. La Tchécoslovaquie communiste était encore apparente. Le grand-père, le grand-oncle de plusieurs frères ont été en prison. La persécution n’est pas, pour nous, une réalité théorique ou éloignée. Le père d’un jeune qui venait de passer plusieurs mois avec nous a dit, un jour, au maître des novices : « Le combat que j’ai mené pour la liberté, ces deux ans de prison dans ma jeunesse, était-ce pour en arriver là ? »

La liberté, c’est la Terre promise. C’est une promesse dont on ne peut s’emparer. Moïse l’a contemplée avant de mourir, mais n’y est pas entré. Elle est réellement promise, elle oriente tous nos actes, mais personne ne peut ni ne doit s’y installer. Nous devons reprendre conscience que la Terre promise est et demeure une promesse.

Un thème récurent dans la vie du bienheureux Paul VI, après Vatican II. La désillusion que l’Église a éprouvée quelques années après le Concile est profondément inscrite dans la pédagogie divine. C’est encore un thème de la tradition monastique, une expérience que tout moine doit faire et inlassablement approfondir : Dieu nous conduit au désert. Sa promesse est une vraie promesse. Il ne nous décevra pas. Mais ce n’est qu’une promesse.

Comment ce thème de la promesse éclaire-t-il l’actualité de l’Église ?
Nous sommes toujours tentés de nous croire arrivés au but. Bien sûr, l’Église est sainte et sans péchés, mais non sans pécheurs. L’oublier serait une profonde illusion. Nous devons éprouver cette réalité dans l’intime de notre propre cœur, face aux faiblesses de l’institution ecclésiale, aux misères des autres, aux échecs de nos propres vies, qu’elles soient familiales, sacerdotales ou religieuses, épiscopales… Face à nos échecs et à la perspective d’une Terre promise qui s’éloigne sans cesse à mesure que nous avançons, le doute nous assaille : Où est Dieu ? Les événements récents, difficiles pour les croyants et pour la société m’ont aidé à mieux comprendre ma vocation monastique et mon rôle d’abbé.


Lire la suite ici:http://fr.aleteia.org/2016/11/08/les-secrets-dun-pere-abbe-trappiste-pour-vivre-pleinement-sa-foi-chretienne-12/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr

Source:ALETEIA

_________________


Notre Dame de Lourdes Priez pour nous qui avons recours à Vous
"Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre" (Ste Thérèse de Lisieux)
"Que mon âme était heureuse, ô bonne Mère quand j'avais le Bonheur de Vous contempler" (Ste Bernadette à la Vierge Marie)

Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 11363
Age : 62
Localisation : LOURDES
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Secrets d'un Père Abbé Trappiste vivre pleinement sa Foi Chrétienne!!!

Message par Marie du 65 le Ven 11 Nov 2016 - 10:43

Les secrets d’un père abbé trappiste pour vivre pleinement sa foi chrétienne (2/2)
Miséricorde et pardon, des valeurs à mettre au coeur de sa vie.


Dom Samuel Lauras, converti après quelques années tumultueuses, entre en 1983 à l’Abbaye Notre Dame de Sept–Fons, fondée en 1132, de l’Ordre Cistercien de la Stricte Observance dit « Trappiste ». Il est aujourd’hui abbé de Nový Dvůr, une fille de Sept-Fons fondée en République tchèque en 2002.

Aleteia : Qu’est-ce que la sainteté ? Dire oui ou non au mal ? Faire un pas et se réformer un peu pour que le Seigneur nous rejoigne dans notre réalité ?
Dom Samuel : Non ! Pas se réformer. Laisser la lumière de l’Évangile nous éclairer pour être, chacun personnellement, plus lucide. Pas transparents, lucides sur ce que nous sommes, sur nos forces et nos faiblesses. La sainteté se reçoit. C’est un don. Et la part qui nous revient, c’est l’humilité. La Règle de saint Benoît nous propose un mode de vie précis, avec des choses à faire, selon un ordre de priorités : louange de Dieu autour de l’Eucharistie, prière personnelle et lectures, travail, vie commune. Ces tâches nous obligent à voir qui nous sommes et nous révèlent nos limites. Ces activités sont les quatre ou cinq poissons apportés au Seigneur avant la multiplication des pains. Je suis moine, je suis prêtre. Je m’efforce de me comporter en moine et en prêtre.

Comment réussir à porter sur soi un regard assez humble pour qu’il devienne objectif ?
Un regard humble ? Saint Benoît ne nous invite pas à l’introspection. Il nous engage dans un combat. La vie monastique est un combat, la vie de famille, le ministère d’un prêtre… Je reconnais la valeur de ce combat. Dans ce combat, Dieu va se révéler, pas uniquement à travers mes faiblesses, plus encore dans ce que je réalise avec lui et que je ne pourrais réaliser seul.

Où trouver la volonté de mener ce combat ?
La volonté ? En m’éloignant de la France, je me suis rapproché de l’Orient. Saints Cyrille et Méthode sont les évangélisateurs de la Grande Moravie, une région qui comprenait l’est de la République tchèque et la Slovaquie, le sud de la Pologne et le nord de la Hongrie. Nos jeunes viennent de ces pays-là. Cyrille et Méthode étaient nés à Thessalonique, en Grèce. Au IXe siècle, ils ont convaincu le pape d’autoriser une traduction slave de la Bible et du missel. Si cette région est aujourd’hui catholique de rite romain, il y reste quelque chose de cordial, presque émotionnel, qui vient de l’Orient. La foi réside dans l’intelligence, mais la charité dans le cœur. Pourrions-nous être un peu plus slaves dans notre relation à Dieu ? L’Occident et l’Orient sont les deux poumons de l’Église, disait saint Jean Paul II. L’Orient peut nous enseigner la juste place de la sensibilité dans l’exercice de la foi. Dans mon livre, Comme un feu dévorant, je pose cette question : Que pouvons-nous faire pour que réellement Dieu nous plaise ? La foi chrétienne nous est montée à la tête, il faut la faire redescendre dans le cœur. Nous devons bien sûr apprendre à nos jeunes à distinguer leurs désirs immédiats et superficiels de leurs désirs profonds. Ils disent souvent : Je sens que… Je sens que Dieu veut que je devienne moine. D’accord ! Mais toi, tu veux quoi ? Cela ne suffit pas que Dieu veuille. Dieu n’est pas un tyran. Si Dieu a mis dans mon cœur un désir, c’est parce qu’il s’agit d’un bien pour moi. Le désir de répondre à Dieu doit devenir mon désir. Dans cette perspective, on sort complètement de la querelle sur les pressions morales qui pourraient s’exercer dans la formation religieuse.

Vous inversez la règle qui voudrait que les sentiments soient passés au crible de la raison. Est-ce la raison qu’il faut passer au crible des sentiments ?
Non ! Ce que je veux, oui ! Ce que je sens ne suffit pas. Ma raison éclairée par la foi m’aide à passer de mes désirs superficiels à un désir profond, essentiel, pour aimer Dieu avec la fibre du cœur, écrivait Père Jérôme, moine de Sept-Fons (1907-1985). On ne peut vivre soixante ans dans une espèce de foi noire. On demande : Donnez-moi des recettes… Je vous donne des repères. Père Jérôme rappelait que la vie monastique est un désert où l’on chemine dans la foi, avec, de loin en loin, des jalons. Ces jalons qu’il faut être capable de percevoir… Apprendre aux frères à repérer ces jalons, cela fait partie de la formation.

C’est la métaphore, en montagne, des piquets posés au bord du chemin. Ils sont peints en blanc, on les voit la nuit, mais quand il y a de la neige, on les distingue difficilement. Ces repères nous aident à croire.

Une fois que l’on s’est repéré, à qui peut-on demander un soutien ?
L’un des aspects le plus concret de mon livre qui résulte de mon expérience monastique consiste en une réflexion sur la paternité. Sans père, pas de fils ou de filles, donc ni frères ni sœurs. Pour qu’il y ait une communauté de frères, il faut un père. La maturité ou l’immaturité des jeunes sont telles qu’il n’est plus possible de penser qu’un moine profès solennel, qu’un prêtre le jour de son ordination, ont terminé leur formation. Il nous faudra beaucoup d’imagination pour répondre à cette question : comment continuer la formation après cet engagement, après l’ordination ? Je cite aussi le recteur d’un séminaire français : Si les jeunes que je forme au sacerdoce doivent avoir la vie qu’ont les prêtres aujourd’hui, je dois les renvoyer tous, sauf un. Ils ne tiendront pas. La constatation est d’une honnêteté implacable. Ce recteur accepte de garder les jeunes que Dieu appelle à condition que l’évêque promette de changer la vie que mènent les prêtres, pour la rendre plus équilibrée. La profession religieuse, l’ordination sont des seuils. Et après ? Quand j’étais enfant, il y avait dans ma paroisse un curé doué d’une forte autorité, et deux ou trois jeunes vicaires qu’il continuait à former. Au monastère, un frère s’enracine autour de quarante ans, après 15 ans de vie monastique.

Vous soulignez de manière vertigineuse les difficultés des jeunes couples et des familles. S’il faut plusieurs années après le mariage pour devenir un bon époux et acquérir une réelle maturité, il y a bien des chances que cela rate !
L’Église a aussi un soutien à apporter aux époux après le mariage, quand cela commence à être difficile. Essayons d’être lucides et créatifs. Il y a des couples fidèles, des religieux et des prêtres capables de s’enraciner.







Croix

_________________


Notre Dame de Lourdes Priez pour nous qui avons recours à Vous
"Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre" (Ste Thérèse de Lisieux)
"Que mon âme était heureuse, ô bonne Mère quand j'avais le Bonheur de Vous contempler" (Ste Bernadette à la Vierge Marie)

Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 11363
Age : 62
Localisation : LOURDES
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum