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Conversion d'un enfant du Siècle!!!

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Conversion d'un enfant du Siècle!!!

Message par Marie du 65 le Lun 24 Oct 2016 - 15:29



Conversion d’un enfant du siècle. Épisode 1
"J'ai grandi dans une famille athée."


Je suis un jeune Parisien de bientôt 25 ans que rien ne destinait à se tourner un jour vers cette chose indistincte et que j’appelais jusqu’à récemment encore « la religion ». Pourtant, depuis bientôt deux ans, je me considère comme catholique – et je serai très prochainement baptisé.

J’ai grandi dans une famille athée. Si de nombreux parents affirment ne pas baptiser leur enfant pour leur laisser le choix, je crois que mes parents n’y ont pas même réfléchi : l’idée leur aurait semblé parfaitement incongrue, car ni mon père ni ma mère n’était croyant. Je n’ai donc reçu aucune éducation religieuse.

Le monde autour de moi ne portait que de manière lointaine la trace de cette foi qui est désormais la mienne. Le christianisme ne m’était bien sûr pas étranger, loin de là, mais il me parvenait comme une toile de fond culturelle, sans profondeur, dans les romans, les tableaux et sur les bâtiments. J’acceptais le « fait religieux » avec détachement, comme un élément historique nécessaire à la compréhension du passé, de manière tout aussi dépassionnée qu’à la lecture de l’Odyssée, et sans plus croire au Christ qu’à Zeus.

La présence silencieuse de la religion à mes côtés

Je pourrais dire que le rôle qu’a joué la religion dans ma vie fut secondaire, mais c’est précisément sa présence silencieuse et continue à mes côtés, dans l’ombre, qui m’apparaît aujourd’hui dans toute sa force lorsque je relis, à la lumière nouvelle qu’elle m’apporte, les événements de mon enfance et de mon adolescence.

Le chemin que j’ai parcouru d’un point à l’autre, de l’athéisme revendiqué de mes 15 ans jusqu’aux prières de mes 25 ans, n’a rien d’une longue et fastidieuse traversée du désert jalonnée d’épreuves. Il ne s’agit pas non plus d’une révélation spectaculaire et subite comme on en trouve bien trop dans les livres et les films.

Vers une destination certaine

Ma conversion, quoi que j’aie encore de la difficulté à lui donner ce nom presque trop solennel, ressemble bien davantage à une douce et irrésistible progression vers une destination certaine – et pourtant confuse. C’est finalement son caractère de profonde évidence qui fait de ce changement profond une expérience qui peut, je le crois, intéresser toute personne qui, de près ou de loin, connaît la situation dans laquelle je suis ou dans laquelle j’ai été.

J’étais bon élève à l’école, et la culture acquise au fil de mes lectures me rendait familiers plusieurs des grands épisodes bibliques. J’avais remarqué que, sur ce sujet, mes connaissances dépassaient parfois celles de mes camarades qui, eux, avaient « caté » le mercredi – et qui n’y allaient la plupart du temps qu’à reculons. J’en tirais une certaine fierté, ne manquant pas une occasion de me moquer gentiment d’eux, non sans un orgueil parfaitement puéril. Moi, qui ne crois même pas en Dieu, me disais-je au fond de moi, j’en sais plus qu’eux sur la religion.

Si l’on met l’arrogance d’une telle attitude sur le compte de la jeunesse et sur celui de l’ignorance cette naïveté d’avoir cru que la foi était affaire de culture générale, il demeure alors ce paradoxe qui ne m’apparaît comme tel qu’aujourd’hui : je tenais pour particulièrement précieuse la connaissance de la Bible, à laquelle je ne croyais pourtant pas et que je n’avais jamais lue. Sans l’avoir ouvert, ce livre dégageait un prestige qui ne semblait pas se limiter à son autorité. Il m’impressionnait.

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. »

(Jean 1,1)


Conversion d’un enfant du siècle. Épisode 2
"On ne parlait jamais de religion à table lorsque j’étais enfant."




On ne parlait jamais de religion à table lorsque j’étais enfant. En revanche, mon père, militant communiste, commentait très souvent l’actualité politique lorsque nous regardions le journal télévisé du soir. Du plus loin qu’il m’en souvienne, on évoquait le chômage, le référendum sur la constitution européenne ou encore la guerre en Afghanistan. Déjà enfant, mon univers n’avait pas pour seul horizon les quatre murs de ma chambre. Mon père me communiquait beaucoup de sa vision du monde et surtout de sa volonté de le changer.

Ainsi, mon éducation morale ne se fondait pas sur des principes opposant le bien et le mal, mais sur l’idée de justice. Je ne manquais de rien et mes parents me choyaient : ils auraient pu me maintenir dans le confort et la félicité, comme le font de nombreux couples soucieux de protéger leurs enfants de la détresse du monde. Cependant, sans peut-être même s’en apercevoir, ils me firent toujours sentir à quel point ma vie ne devait pas se limiter à cette basse satisfaction que l’on peut éprouver lorsque l’on ne manque de rien.

L’indignation politique de mon père, son enthousiasme pour des causes lointaines et même parfois la mauvaise foi avec laquelle il s’engageait dans des batailles qui me paraissaient n’entretenir avec notre réalité aucun rapport… voilà autant d’éléments qui, petit à petit, ont forgé en moi la conviction un peu naïve que chaque être doit rendre des comptes à ceux qui l’entourent. Le journal que lisait mon père s’appelait L’Humanité, un mot qui me semble toujours compter parmi les plus beaux et les plus puissants de notre langue.

Sans doute une analogie rigoureuse entre le militantisme politique et les valeurs morales de la Bible devrait-elle se limiter à ces vagues principes. Et pourtant, je suis convaincu qu’elle peut être poussée plus loin. J’ai appris, bien des années plus tard, que Jaurès voyait dans le socialisme un accomplissement de l’Évangile, certes incomplet et provisoire. J’ai découvert Marc Sangnier et le Sillon qu’il fonda en 1897 pour faire dialoguer l’Église et les ouvriers, qu’elle avait délaissés.

Je me souviens surtout d’avoir vu, lors de vacances en Champagne, vers mes 8 ans, une vieille femme aveugle qui mendiait des bouts de pain à la terrasse du restaurant où mon père et moi étions attablés. Je me mis brusquement à pleurer, prétextant que ma mère, restée à Paris, me manquait. J’avais honte d’avouer la cause réelle de ce vif et subit émoi. C’était pourtant bien le visage de cette mendiante, sa petite croix autour du coup, qui m’avait fait fondre en larmes : elle brisait chaque morceau récolté en deux, se gardant une moitié et donnant l’autre à manger aux pigeons.

Que même dans la misère on puisse se sentir obligé envers les autres, qu’une mendiante ressente le devoir de partager son pain, fût-ce avec un pigeon, voilà qui m’avait bouleversé. Il y avait là quelque chose de révoltant, qui butait sur la limite de mon sens moral : il était injuste qu’un pauvre ait à aider les autres. Je n’admettais pas qu’on puisse se sacrifier en étant déjà soi-même si meurtri. Mon système, sans mauvaises intentions, ne considérant les pauvres que comme des victimes, leur interdisait la pitié ou la charité, car il n’y voyait qu’une injustice révoltante.

Le geste de cette mendiante était sublime mais douloureux à observer pour l’enfant que j’étais. Sa signification et sa beauté ne m’ont saisi que plus tard, après avoir compris que le désir de justice, s’il lui est utile, ne suffit pas à élever l’homme. Sans le comprendre parfaitement, je crois que c’est cela dont je enais de prendre conscience dans mon accès de larmes.

« Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie.…»

(2 Co 9, 7)

A suivre Source:ALETEIA

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Re: Conversion d'un enfant du Siècle!!!

Message par Marie du 65 le Lun 7 Nov 2016 - 10:50

Conversion d’un enfant du siècle. Épisode 3
"Si j'ai grandi sans religion, j'ai toujours été entouré de clochers."


Je suis un jeune Parisien de bientôt 25 ans que rien ne destinait à se tourner un jour vers cette chose indistincte et que j’appelais jusqu’à récemment encore « la religion ». Pourtant, depuis bientôt deux ans, je me considère comme catholique – et je serai très prochainement baptisé.

Si j’ai grandi sans religion, j’ai toujours été entouré de clochers. Mes parents ne manquaient jamais de visiter la moindre église de village lorsque nous voyagions en France, et le silence qu’ils s’imposaient alors, ne s’adressant plus à moi qu’à voix très basse, résonnait en moi comme la reconnaissance d’une présence impalpable dans ces lieux isolés du vacarme du monde extérieur.

Depuis toujours, le sentiment que j’éprouve instinctivement en pénétrant dans une église est indéfinissable, mais il suscite une sensation particulière en moi. L’odeur me parvient tout d’abord, si particulière, de la pierre âcrement prise d’humidité, et qui vous plonge dans un passé apparemment éternel. L’encens parfois s’y mêle, et ses accents presque voluptueux emblent alors verser quelques lumineuses gouttes d’orient dans l’obscure profondeur gothique où sa fumée s’élève.

Enfant, mon contact le plus régulier avec les églises était de nature musicale, puisque la maîtrise du conservatoire d’arrondissement dont je faisais partie se produisait quelques jours avant Noël dans l’église de quartier, Notre-Dame-de-la-Croix de Ménilmontant, dans le vingtième arrondissement de Paris. Depuis, ma découverte des chapelles romanes et des églises de la Renaissance italienne a considérablement relativisé la splendeur avec laquelle cet édifice du XIXe siècle s’imposait à mon regard d’alors. Si je perçois aujourd’hui la lourdeur un peu gauche de son style néo-gothique, je me souviens toujours des frissons ressentis lorsque, aux pieds de ses colonnes massives, la cinquantaine d’enfants que nous étions s’étonnait de voir pleuvoir dans toute la nef ces notes qui ne semblaient déjà plus totalement provenir de nos seules voix.

Parmi les édifices religieux qui m’impressionnent le plus, je compte la basilique Notre-Dame d’Orcival, apparition presque terrifiante d’un Moyen Âge intact dans les montagnes de l’Auvergne profonde, la cathédrale de Modène, dont l’embrasure du portail nord est ornée de bas-reliefs païens évoquant les légendes celtes, ou encore l’incroyable église San Michele de Murato, en Corse, que la serpentine fait étinceler d’éclats verts purs quand le soleil se couche.

J’aime à imaginer que les églises sont la matérialisation d’une parole, que leur agencement architectural répond à une grammaire précise, qu’elles épèlent l’Évangile par la pierre. Huysmans écrivait quelque part que certaines églises romanes incarnent la douceur et l’amour de Dieu dans leurs voûtes chaleureuses, tandis que Notre-Dame de Paris, monumentale et austère manifestation du gothique le plus massif, paraît être l’image du Dieu terrible et vengeur de l’Ancien Testament
Lorsque nous partons en vacances entre amis, la visite des églises s’impose toujours comme une évidence, sans qu’aucun d’entre eux ne soit pourtant croyant. Chacun reconnaît dans ces édifices un patrimoine qui appartient à tous, et qui témoigne d’un souffle bien particulier, dont la manifestation dépasse la simple expression artistique : si nous préférons souvent aller à la plage plutôt qu’au musée, nous ne manquons en revanche jamais de rentrer dans la moindre église de village que nous croisons.

J’ai pu observer que les églises sont des lieux où même l’esprit le plus obtus se laisse atteindre par une vérité simple et claire, qui lui apparaît sitôt qu’il y pénètre. Je m’y rends désormais pour prier, mais je n’oublie jamais d’y retourner en simple visiteur, pour me laisser surprendre à nouveau et à chaque fois par cette puissante sensation. Les portails par lesquels on entre dans le calme grandiose de leurs nefs semblent ouvrir sur un royaume déjà annonciateur de l’éternité.



« Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. »

(2 Co 5, 1)

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Re: Conversion d'un enfant du Siècle!!!

Message par Marie du 65 le Lun 21 Nov 2016 - 12:48

Conversion d’un enfant du siècle. Épisode 4
"Jamais je n’aurais pensé pouvoir ressentir, alors âgé de 12 ou 13 ans, un sentiment tout à fait nouveau et parfaitement inconnu de moi."


Je suis un jeune Parisien de bientôt 25 ans que rien ne destinait à se tourner un jour vers cette chose indistincte et que j’appelais jusqu’à récemment encore « la religion ». Pourtant, depuis bientôt deux ans, je me considère comme catholique – et je serai très prochainement baptisé.

La culture, sous toutes ses formes, a fait office de porte entrebâillée sur un monde de spiritualité qui me paraissait auparavant inexistant – avant de me sembler inaccessible. Chaque livre ouvrait des questions ou éveillait des soupçons en moi, qui préfiguraient quelque chose à venir d’insaisissable et d’incertain. Ce sont aussi des livres qui, une fois mes 20 ans passés, formulèrent distinctement les questions qui m’agitaient déjà confusément depuis longtemps, et y apportèrent des réponses.

Néanmoins, avant même que le processus ne s’amorce, qui devait me conduire à la foi, c’est par une autre forme de culture qu’elle s’est introduite en moi, de manière moins intellectuelle et plus instinctive : la musique. J’ai commencé à apprendre le solfège et le piano vers mes 6 ans, découvrant ainsi un répertoire musical très riche, mais dont l’essence religieuse demeurait un privilège de simple auditeur, les enfants jouant plus logiquement des sonatines de Mozart que des cantiques de Bach.

Une nuit de décembre, au cours d’un interminable trajet en voiture, assis à l’arrière et à moitié somnolent, je me souviens d’avoir entendu le début de la Passion selon saint Jean de Bach, les ondulations inquiètes des violons et la basse obstinée de l’orgue, le chœur déchirant et la lente progression tourmentée de ce morceau aussi puissant qu’envoûtant. Jamais je n’aurais pensé pouvoir ressentir, alors âgé de 12 ou 13 ans, un sentiment tout à fait nouveau et parfaitement inconnu de moi. Il m’était alors difficile de le décrire, et bien davantage encore de le nommer : il s’agissait d’une souffrance très vive, mais que n’escortait aucun désespoir. Une infinie tristesse pourtant lumineuse, et qui semblait s’élever, là où les tristesses ordinaires semblent faites de ténèbres et s’abattent sur vous. C’était une sorte d’empathie subite et absolue pour le monde entier, une compassion universelle. À vrai dire, je crois avoir pour la première fois pris conscience de l’existence d’une entité en moi que je ne parvenais pas à identifier avec assurance, et qui n’était ni tout à fait mon corps, ni tout à fait mon esprit.


J’ai eu depuis l’occasion d’écouter de nombreuses œuvres musicales, mais celle-ci opère toujours sur moi le même effet. D’autres morceaux, comme le « Ave Regina Caeloroum » de Haydn, me donnent plutôt l’impression d’une élévation très spirituelle, d’autres, comme le requiem de Fauré, et plus particulièrement le voluptueux « In Paradisium » qui conclut l’œuvre, paraissent davantage s’adresser à mon corps et à mes sens. Rares sont ceux qui parviennent à toucher directement mon âme et à s’en saisir avec tant de puissance.

Je conçois l’existence d’une multitude de manières dont Dieu peut se manifester et dont l’on peut, à partir de rien (ou du moins de ce que l’on pense n’être rien), le reconnaître et se tourner vers lui. J’ignore la part qui, dans ce contact entre l’homme et Dieu, appartient au premier, et celle qui échoit second. Je ne puis que me réjouir d’avoir été saisi au cœur, moi qui n’accordait d’importance qu’à mon corps et à mon esprit, et de l’avoir été par le plus mystérieux et le plus universel des instruments qui soit : la beauté.

« Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. » (Psaumes 139, 14)

http://www.aelf.org/bible-liturgie/ps/psaumes/chapitre/139

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Re: Conversion d'un enfant du Siècle!!!

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