Forum catholique LE PEUPLE DE LA PAIX



Bienvenue sur le Forum catholique Le Peuple de la Paix!
Les sujets de ce forum sont: La Foi, la vie spirituelle, la théologie, la prière, les pèlerinages, la Fin des temps, le Nouvel ordre mondial, la puce électronique (implants sur l`homme), les sociétés secrètes, et bien d'autres thèmes...

Pour pouvoir écrire sur le forum, vous devez:
1- Être un membre enregistré
2- Posséder le droit d`écriture

Pour vous connecter ou vous enregistrer, cliquez sur «Connexion» ou «S`enregistrer» ci-dessous.

Pour obtenir le droit d`écriture, présentez-vous en cliquant sur un des liens "droit d`écriture" apparaissant sur le portail, sur l'index du forum ou encore sur la barre de navigation visible au haut du forum.

Notre Histoire avec Marie-Frise- & Redécouvrons notre Passé!!!!

Page 5 sur 5 Précédent  1, 2, 3, 4, 5

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Notre Histoire avec Marie-Frise- & Redécouvrons notre Passé!!!!

Message par Marie du 65 le Sam 22 Juil 2017 - 9:18

1841
SAINT PIERRE CHANEL, PREMIER MARTYR D’OCÉANIE








Saint Pierre Chanel, premier martyr d’Océanie


Prêtre du diocèse de Belley (Ain) puis missionnaire à Futuna (Wallis-et-Futuna) avec la Société de Marie, Pierre Chanel (1803-1841) meurt assassiné par des indigènes. « Que meure la religion avec celui qui l’a apportée », dira le roi Niuliki ordonnant le meurtre du missionnaire.

Reconnu premier martyr d’Océanie, il est canonisé en 1954 par Pie XII.






Abbé Pierre e Bourgeois

Recteur du sanctuaire Saint-Pierre Chanel à Cuet



Un enfant pieux devenu curé de paroisse.

Alors que le Concordat de 1801 a rétabli la place de la religion catholique en France, Pierre Chanel naît le 12 juillet 1803 à la ferme de la Potière à Cuet (dans l’actuelle commune de Montrevel-en-Bresse), à une vingtaine de kilomètres au nord de Bourg-en-Bresse (Ain).

Avec sa petite sœur, il aime jouer à dire la messe.

L’abbé Trompier, curé de Cras-sur-Reyssouze, petit village non loin de Cuet, qui remarque rapidement sa piété et son intelligence, lui propose de l’emmener pour servir la messe et étudier avec lui. Pierre intègre l’école de Cras à l’automne 1814, il a 11 ans.

Après sa première communion, le 23 mars 1817, il se passionne pour la lecture des lettres des missionnaires envoyés par Monseigneur Guillaume-Valentin Dubourg (1766-1833), de retour d’Amérique où il était évêque de Louisiane.

Plus tard, il confiera :

« C’est l’année où je formai le dessein d’aller dans les missions lointaines. »

À sa confirmation, il prend saint Louis de Gonzague comme second patron.

Il entre au petit séminaire de Meximieux (Ain) et intègre le grand séminaire à Brou (Ain).

Le 15 juillet 1827, c’est en l’église de Brou que Monseigneur Devie l’ordonne prêtre du diocèse de Belley (Ain).

Il a alors plusieurs missions : vicaire à Ambérieu-en-Bugey et curé de Crozet (pays de Gex, proche de Genève), où il laisse les souvenirs les plus impérissables par sa bonté.

Mais il porte toujours en lui le désir de voyager pour évangéliser au-delà des océans. Monseigneur Devie refuse de le laisser partir, Pierre Chanel obéit.






Missionnaire de Marie.

Peut-être pour triompher de la résistance de Monseigneur Devie et pouvoir enfin partir évangéliser outre mer, le père Chanel demande à son évêque l’autorisation de rejoindre la Société de Marie, fondée en 1822 par Jean-Claude Colin (1790-1875).

Il y entre en 1831.

Il espérait que le Saint-Père autoriserait au plus tôt leur constitution en Société missionnaire indépendante et leur ouvrirait les océans… Au lieu de cela, il est professeur au petit séminaire de Belley, où les élèves s’attachent particulièrement à lui.

Suite à l’appel du pape Grégoire XVI à envoyer des missionnaires en Océanie, mission particulièrement confiée à la Société de Marie, Pierre Chanel se porte volontaire.

Il embarque ainsi à bord de la Delphine le 24 décembre 1836, et part du Havre (Normandie) en direction du Chili puis de l’Océanie.

Martyr à Futuna. Après près de 11 mois de voyage, le 7 novembre 1837, le Père Chanel s’installe avec le Frère Marie Nizier à Futuna, dans l’ouest de la Polynésie, tandis qu’un autre groupe de Maristes a débarqué à Wallis.

Découverte en 1616 par les Hollandais, l’île de Futuna a été surnommée « l’enfant perdu du Pacifique » par Bougainville en 1768 ; elle n’a jamais été évangélisée.

Pendant deux ans, hébergé par le roi Niuliki, le Père Chanel apprend la langue du pays et baptise des enfants mourants.

À la suite de saint Paul, il découvre l’île, ses habitants, les coutumes et cherche à se faire Futunien avec eux.

Cette démarche d’inculturation personnelle lui permet de commencer son travail d’évangélisation.

Avec patience et charité, il soigne les malades et les blessés. Il lutte contre les guerres entre tribus.

Ses actions lui valent le surnom d’« homme à l’excellent cœur ».

En 18 mois, il permet aux deux royaumes se trouvant sur l’île de faire la paix.

Mais suite aux différentes conversions à la foi catholique (moins nombreuses cependant qu’à Wallis, qui devient entièrement chrétienne), le roi Niuliki commence à prendre ombrage.

Il décide de ne plus héberger ni nourrir les missionnaires, et une certaine forme de persécution commence pour les pousser à partir.

Ils restent malgré tout fidèles à leur ministère, et grâce à leur témoignage, les cœurs sont touchés et on compte toujours quelques conversions, dont celle du fils du roi Niuliki, Meitala, qui se convertit publiquement.

C’en est trop, le roi décide d’en finir avec le missionnaire :

« Que meure la religion avec celui qui l’a apportée ! »

Le 28 avril 1841, des guerriers se rendent dans la case de Pierre Chanel pour le tuer et piller sa demeure.

La veille, le Frère Marie Nizier avait été envoyé à l’autre bout de l’île pour célébrer un baptême.

Le Père Chanel est battu, puis, d’un coup d’herminette, il meurt le crâne ouvert.

Ses dernières paroles furent : « Malie fai ! » (« C’est bien ! »), en écho aux dernières paroles de Jésus sur la croix :

« Tout est accompli. »

Il aimait dire :

« Les missionnaires meurent, mais une mission ne doit pas mourir ».


En effet, un an après ce drame, des missionnaires reviennent et, en 1844, toute l’île de Futuna est convertie, y compris les assassins du Père Chanel, qui demandent sincèrement pardon. Une danse (« eke ») est même créée par les habitants pour se souvenir de celui qui leur avait apporté la Bonne Nouvelle.

Premier martyr d’Océanie, Pierre Chanel a été béatifié par Léon XIII le 17 novembre 1889 et canonisé par Pie XII le 13 juin 1954. Fêté le 28 avril, il est le saint patron de l’Océanie et a été l’un des saints patrons des JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) en 2008 à Sydney (Australie)







La Vierge Marie dans la vie de Pierre Chanel.

La dévotion mariale de saint Pierre Chanel lui venait de sa mère Marie-Anne, qui l’avait déjà consacré à Marie avant sa naissance ; les premiers mots qu’elle lui fit apprendre sont

« Jésus » et « Marie ».

Il se souvenait aussi avoir été baptisé le 16 juillet, jour de Notre-Dame du Mont Carmel, et fêtait chaque année cet anniversaire.

Sa devise était :

« Aimer Marie et la faire aimer. »

N’oublions pas la petite conjonction de coordination ET. Ainsi, le premier et le dernier composant de cette devise sont en conjonction et s’appellent l’un l’autre.

Il y a comme une véritable respiration chrétienne.

En inspirant, j’apprends à aimer Marie :

je reçois !

En expirant, j’apprends à faire aimer Marie :

je donne !

Avec Marie, nous sommes comme à la source et au sommet de notre vie de fidèle du Christ.

« Aimer Marie » :

Afin de la mettre dans notre cœur et ainsi permettre à l’Esprit Saint de trouver un terrain favorable pour faire grandir en nous la vie de Jésus. Cet amour de Marie est à la source de notre vie avec le Christ !

« Faire aimer Marie » :

C’est le sommet de notre vie de disciple de Jésus puisqu’il s’agit alors d’être missionnaire, c’est-à-dire des chrétiens vivant et non des disciples de salon !

Bien souvent, nous aimerions voir le fruit de cette vie avec Marie, et il nous arrive dans le quotidien d’avoir éventuellement l’envie de baisser les bras.

Dans ce cas, mettons-nous à l’école de saint Pierre Chanel qui vient nous dire :

« Courage, le Bon Dieu couronnera vos efforts et non vos succès. »

Et surtout, rappelez-vous ces mots :

« Laissons faire, la Sainte Vierge saura bien arranger toute chose. »

« Frappez à la porte du cœur de Marie, elle en fera jaillir un dessein de missionnaire », écrira notamment saint Pierre Chanel au fondateur des Maristes qui s’apitoyait sur le manque de vocations.


Cuet, un sanctuaire à vocation universelle

L’Ain peut s’enorgueillir d’avoir eu trois curés canonisés : saint Vincent de Paul, qui a été en poste à Châtillon-sur-Chalaronne, saint Pierre Chanel à Crozet et saint Jean-Marie Vianney à Ars. Ce n’est cependant pas à Crozet, mais à Cuet que saint Pierre Chanel est le plus honoré.

Afin de parler du charisme du sanctuaire de Cuet, il faut rapporter une anecdote qui ouvre un chemin de réflexion.

Dans les registres de Montrevel-en-Bresse (Ain), on trouve notifié :

« Du vingt-quatre Messidor de l’an onze de la République, Acte de naissance de Pierre Chanel, né hier à une heure du matin, fils de Claude François Chanel et de Marie Anne Sibelle, son épouse, cultivateurs domiciliés à la Potière, commune de Montrevel. »

La Potière est un hameau de Cuet.

Lors de la béatification de Pierre Chanel, les paroisses de Cuet et de Cras-sur-Reyssouze ont revendiqué l’une et l’autre l’honneur d’avoir formé le nouveau bienheureux.

C’est l’évêque du diocèse qui trancha en faveur de Cuet.

Pourquoi rappeler cela ?

Tout simplement parce que nous recevons ce sanctuaire de Cuet de l’Église elle-même.

C’est l’Église qui nous invite à venir ici afin de recevoir ce que le Seigneur veut nous donner par la médiation de saint Pierre Chanel.

Nous ne sommes pas dans un sanctuaire paroissial, comme il en existe dans notre diocèse, mais dans un sanctuaire diocésain qui a une vocation universelle.

En fait, nous sommes sur le lieu des origines de la vie humaine et chrétienne de Pierre Chanel.

Si ce sanctuaire est simple, intime, pour ne pas dire intimiste, c’est parce que nous sommes appelés à entrer dans cette réalité des origines, donc de la naissance et des premiers pas qui sont, nous le savons bien, très importants dans la vie humaine et chrétienne.  







Retourner en Galilée

À l’époque où Pierre était enfant, on se rappelait les moments douloureux de la Révolution française, les réunions secrètes, les messes clandestines dans les fermes bressanes et les trappes par lesquelles les prêtres s’enfuyaient à la moindre alerte.

Ces histoires héroïques ont pu certainement impressionner le jeune garçon.

De plus, il entendit parler de « mission », mot qui éveilla en lui un désir qui deviendra au fil du temps un appel.

On peut ainsi certainement dire que le souhait de partir en mission servir le Christ a été nourri par ses formateurs et ses lectures (les lettres des missionnaires), et par une certaine forme d’héroïsme pastoral et missionnaire dont il a entendu parler enfant. Il en découle que ce sanctuaire de Cuet nous donne la grâce de retrouver notre Galilée, pour reprendre les mots du Saint-Père lors de la vigile pascale 2014, afin de vivre pleinement en disciple de Jésus :

« L’évangile est clair : il faut y retourner, pour voir Jésus ressuscité, et devenir témoins de sa résurrection.

Ce n’est pas un retour en arrière, ce n’est pas une nostalgie. C’est revenir au premier amour, pour recevoir le feu que Jésus a allumé dans le monde, et le porter à tous, jusqu’aux confins de la terre. »


Notre Galilée pourrait se résumer en deux temps :

-        L’accueil des racines de notre vie.

-        La réalité même de notre baptême qui nous conduit à une rencontre personnelle avec Jésus.

Il est à remarquer qu’une fois revenus en Galilée, les Apôtres font l’expérience de Jésus ressuscité qui les engage à attendre ce que le Père leur a promis, l’Esprit Saint, afin d’être des témoins, des missionnaires. Il en va de même pour nous.

Il nous est nécessaire de faire ce petit effort de mémoire, et peut-être de guérison, afin d’accueillir en vérité qui nous sommes dans les racines et l’histoire familiale qui est la nôtre. Puis, il nous faut faire mémoire de la grâce baptismale et de ce qu’elle nous donne de vivre.  

Des missionnaires de la Miséricorde. Posons-nous quelques questions…

Qu’est-ce que le baptême a fait de nous ?

Des enfants de Dieu, des chrétiens, des disciples de Jésus.

Comment sommes-nous appelés à vivre ce que nous sommes devenus par la grâce de notre baptême ?

Par une rencontre personnelle avec Jésus toujours plus vraie et plus profonde.

D’où l’importance d’une vie de prière et de service à la suite du Christ Serviteur. En d’autres termes, une vie véritablement conforme à l’Évangile, appuyée sur la grâce des sacrements et l’approfondissement de notre foi.

Que deviendrons-nous ?

Des témoins du ressuscité qui a transformé nos vies et qui peut, ou plutôt veut, faire de même avec nos frères.

Le sanctuaire de Cuet est ce lieu où nous pouvons exécuter ce cheminement pleinement humain, et donc véritablement chrétien, qui nous conduit à devenir des missionnaires de la Miséricorde du Père.


http://www.ars-sanctuaires-catholiques.fr/sanctuaire/item/23-saint-pierre-chanel

Rendez-vous tous les Samedis avec
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 18416
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Notre Histoire avec Marie-Frise- & Redécouvrons notre Passé!!!!

Message par Marie du 65 le Sam 29 Juil 2017 - 9:20

1641
SAINTE JEANNE DE CHANTAL, AU SERVICE DES PAUVRES








Sainte Jeanne de Chantal, au service des pauvres
Après la mort de son mari à la suite d’un accident de chasse, Jeanne-Françoise Frémyot (1572-1641) s’oriente vers la vie religieuse guidée par saint François de Sales et fonde avec lui l’ordre de la Visitation (1610) à Annecy (Haute-Savoie), devenant ainsi la première Sœur visitandine.

Père Arnaud Bancon




Prêtre de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal à Paris 16e

La tendresse d’un père

Née à Dijon le 23 janvier 1572, au temps des Guerres de religion, Jeanne-Françoise Frémyot n’a pas connu sa mère, décédée lorsqu’elle avait 15 mois.

Elle reçoit de son père, Bénigne Frémyot, président du Parlement de Dijon, une excellente éducation à la foi.

Il lui fait prendre conscience du commandement d’amour du prochain :

« Si je n’aimais pas les pauvres, il me semble que je n’aimerais pas Dieu. »

Dieu le Père, Jeanne le rencontre tout au long de sa vie.

Elle en a la révélation dans le comportement de son père, qui sait l’accueillir dans les nombreuses épreuves qui ne l’ont pas épargnée.

« La tendresse de son père était le signe de la tendresse de Dieu… », a pu dire le père François Mercier, recteur et aumônier du monastère de la Visitation à Annecy à la fin du XXe siècle.  

Une foi intense.


Nous sommes à Dijon à la fin du XVIe siècle.

Jeanne s’élance dans la pièce où se trouvent en conversation des invités catholiques et réformés auxquels le président du Parlement ouvre ses portes en dépit de cette période d’affrontement

« Voici des amandes glacées pour vous, Jeanne », propose l’un des invités appartenant à la Réforme.

Les adultes engagent une discussion au sujet de l’Eucharistie.

« Moi je ne peux pas croire que Jésus soit réellement présent dans le Saint-Sacrement », annonce l’ami de son père.

Soudain Jeanne, âgée seulement de cinq ans et qui a attentivement écouté cette discussion, jette les bonbons dans la cheminée en lui déclarant :

« Je ne veux pas de vos sucreries, parce que vous ne dites pas la vérité !

Si vous ne le croyez pas, vous faites de Jésus un menteur ! »

Puis elle entreprend de faire changer sa position.

Cette scène illustre de façon plaisante son sens des petits sacrifices et sa maturité précoce.

« Il faut croire, Monsieur, que Jésus est au Saint-Sacrement de l’autel, puisqu’il l’a dit ! »

Cette exclamation montre la profondeur de l’enseignement paternel et la foi intense qui anime Jeanne

Elle est pleine de confiance, d’espérance, d’abandon à Dieu !

Elle exprime ici la vivacité du désir de témoignage qui l’habite et que d’autres hommes ont vécu avant elle. Commentant le texte de saint Luc (XXII, 19) :

« Ceci est mon corps qui sera livré pour vous », saint Cyrille (IVe siècle) déclarait ainsi :

« Ne va pas te demander si c’est vrai, mais accueille plutôt avec foi les paroles du Seigneur, parce que Lui, qui est la Vérité, ne ment pas » (in Catéchisme de l’Église Catholique).

Saint Thomas d’Aquin (XIIIe siècle) assurait quant à lui :

« La présence réelle du véritable Corps du Christ et du véritable Sang du Christ dans ce sacrement, on ne l’apprend point par les sens mais par la foi seule, laquelle s’appuie sur l’autorité de Dieu. »  





Une âme charitable.


Jeanne de Chantal, épouse du Baron Christophe de Chantal et mère de famille de six enfants (dont le père de Madame de Sévigné, célèbre femme de lettres), souhaite être reliée autant sur le plan spirituel que sur le plan matériel aux paroissiens de toutes conditions de Bourbilly (Côte-d’Or), insistant auprès des membres de sa famille pour qu’ils se rendent à la messe du village le dimanche...

Position de principe assez singulière pour les élites de ce temps, comme le soulignent les historiens, et qui démontre chez la sainte un souci très moderne d'unité de tous dans la foi en Jésus-Christ.

Jeanne de Chantal, comme laïque, évangélise ceux qui la côtoient en aidant les pauvres, en priant chaque jour, en allant à la messe quotidiennement.

« Nous ne pouvons pas toujours offrir à Dieu de grandes choses, mais nous pouvons à tout instant lui en offrir de petites, avec un grand amour. »

L'amour de Dieu doit se vivre dans la situation concrète qui est la nôtre chaque jour.

Comme sainte Jeanne nous y incite :

« Cheminons par ces basses vallées des humbles et petites vertus. Nous y verrons des roses entre les épines, les lis de pureté et les violettes de la mortification...

Visitons les malades, servons les pauvres, conseillons les affligés, le tout sans empressement, avec une vraie liberté. »

« L’œuvre de piété où elle parut la plus attentive durant le temps de son mariage, fut la miséricorde envers les pauvres », dira Mère de Chaugy, petite nièce de Jeanne de Chantal, visitandine comme elle et sa première biographe.  





La rencontre avec saint François de Sales.

Dès 1604, apparaît une intimité spirituelle unique entre François de Sales et Jeanne de Chantal, deux êtres d’exception dont les parcours sont jusque-là plutôt éloignés.

Veuve depuis 1601, la baronne de Chantal a renoncé à se remarier, se sentant attirée par la vie religieuse mais sans savoir sous quelle forme.

François de Sales, devenu son directeur de conscience à la suite de saint Vincent de Paul, cherche avec elle sa voie sans la contraindre en aucune manière.

La vocation de Jeanne est un chemin tout intérieur fait en pleine liberté. Ce chemin n’est pas exempt de nombreuses difficultés et hésitations ; il lui prend plusieurs années.

François lui recommande trois vertus : la patience, la persévérance et l’humilité.

« Le sage loue de cela la femme forte, lui écrit François le 6 août 1606, ses doigts ont manié le fuseau !

Filez tous les jours un peu, mais gardez-vous de vous empresser car vous entortilleriez votre fil à nœud et embarrasseriez votre fuseau. »

Face à certaines hésitations de Jeanne, François affirme :

« Vos impuissances vous nuisent beaucoup car, dites-vous, elles vous gardent de rentrer en votre vie intérieure et de vous approcher de Dieu.

C’est mal parler sans doute. Dieu veut que notre misère soit le trône de sa miséricorde et nos impuissances le siège de sa toute-puissance. »

Il prépare ainsi Jeanne, qui doit veiller à l’éducation de ses quatre enfants (les deux premiers n’ont pas survécu), à découvrir et à choisir le plan de Dieu.

Après quelques années, il lui révèle, le 4 juin 1607, le projet qu’il a conçu d’une petite congrégation en dehors de toute clôture qui mettrait l’accent sur la mortification intérieure, rendrait la vie contemplative accessible aux personnes que les austérités n’attirent pas, ou qui n’auraient pu les supporter, notamment les veuves ou jeunes filles infirmes ou de petite santé.





La fondation de l’ordre de la Visitation.

Le 6 juin 1610, en la fête de la Trinité, ce sont trois femmes animées de la même vocation, Jeanne-Françoise de Chantal, Marie-Jacqueline Favre et Jeanne-Charlotte de Bréchard qui inaugurent une vie commune dans la petite maison de la Galerie à Annecy, avec une Sœur tourière (chargée des relations avec le monde extérieur), Anne-Jacqueline Coste.

François se contenta de leur donner une ébauche de Règle et de les bénir « au nom du Père tout-puissant qui les attirait, du Fils, éternelle Sagesse, qui les régissait, et du Saint Esprit qui les animait de ses amoureuses flammes ».

Le nom des nouvelles religieuses n’étant pas fixé, on les appelle « les Sœurs oblates de la Sainte Vierge ».

Saint François prend rapidement référence sur la Visitation, mystère joyeux de la vie de la Vierge Marie, qui se met au service de sa vieille cousine Élisabeth enceinte de Jean Baptiste (Luc I, 39-56).

Pour lui, « l’esprit de la Visitation est un esprit de profonde humilité envers Dieu et d’une grande douceur envers le prochain ».

Au bout d’un an, les quatre novices s’engagent définitivement. Les postulantes sont bientôt une dizaine. En juin 1616, l’archevêque de Lyon expose le souhait que les Sœurs, désormais également implantées dans sa ville, s’abstiennent de sortir pour le soin des malades et soient constituées en un véritable ordre religieux.

Un bref pontifical du 23 avril 1618 érige la Visitation en ordre canonique et le 16 octobre, François, qui en a été chargé par le Saint Siège, met en clôture les visitandines d’Annecy.

À la mort de François de Sales le 28 décembre 1622, l’ordre compte treize monastères.  





Sainte Jeanne de Chantal est rappelée à Dieu le 13 décembre 1641 à Moulins (Alllier), au retour d’un voyage fatigant.

À sa mort, l’ordre comprend déjà 87 monastères dans l’Europe entière. Elle fut béatifiée le 21 novembre 1751 par Benoît XIV et canonisée par Clément XIII le 16 juillet 1767.

Elle est la patronne et protectrice des personnes oubliées, des repris de justice, des mères de famille, et des veuves.

Ses restes sont conservés avec ceux de saint François de Sales dans la basilique de la Visitation à Annecy.

Longtemps fêtée le 12 décembre, sa fête liturgique est fixée au 12 août depuis 2003.

Rendez-vous tous les Samedis avec
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 18416
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Notre Histoire avec Marie-Frise- & Redécouvrons notre Passé!!!!

Message par Marie du 65 le Sam 5 Aoû 2017 - 9:32

1221
SAINT DOMINIQUE CONFIE SON ORDRE À LA VIERGE MARIE


Dès sa naissance au XIIIe siècle, la famille religieuse fondée en France par saint Dominique (après 1170-1221), ou Ordre des Prêcheurs, témoigne d’un lien particulier avec la Mère de Dieu.

À partir du XVe siècle, la prédication du Rosaire donne un nouvel élan marial au monde chrétien.



Augustin Laffay O.P.






Contre les hérésies.

En 1203, l’évêque castillan Diègue d’Osma et son chanoine Dominique découvrent l’ampleur et la gravité des dissidences religieuses qui ont pris racine sur les terres du comte de Toulouse et de ses voisins, dans tout le Sud-Ouest de la France actuelle.

À partir de 1206, les deux hommes parcourent la région délimitée par les Pyrénées, au Sud, et les villes d’Albi, de Toulouse et de Montpellier, à l’Ouest et au Nord.

L’unité de l’Église est mise à mal dans ces contrées par l’hérésie des « parfaits », appelés ultérieurement et de manière inadéquate « cathares », remettant en cause toutes les grandes croyances de la chrétienté médiévale (unicité de Dieu, hiérarchie de l’Église, sacrements).

Les deux Espagnols investissent toutes leurs forces dans une campagne de prédication humble et itinérante.

La tâche est rude.

En 1208, l’assassinat du légat du pape Pierre de Castelnau sur les rives du Rhône a entraîné la « croisade des Albigeois », conduite par le roi de France et les grands seigneurs, non sans arrière-pensées politiques.

Au cœur de ces terres ravagées par l’hérésie et la guerre, sans prendre part à la croisade, Dominique regroupe pourtant à Prouilhe (actuelle commune de Fanjeaux, Aude) des femmes, naguère « parfaites », revenues dans la pleine communion ecclésiale pour y mener une vie de type monastique.  






Des Frères itinérants.

En 1217, Dominique de Caleruega décide de disperser la quinzaine de Frères qui l’ont rejoint à Prouilhe (puis à Toulouse) afin d’y mener une vie de prêcheurs itinérants.

Après avoir obtenu l’approbation de l’évêque de Toulouse, Foulque, puis les encouragements des papes Innocent III et Honorius III, Dominique offre ainsi à l’Église et à ses pasteurs l’aide de prédicateurs bien formés intellectuellement, assoiffés du Salut des hommes et désireux pour cela de porter l’Évangile à ceux qui ne le connaissent pas, comme de conforter dans leur foi ceux qui faiblissent ou fatiguent.

Dominique sait que « les semences dispersées portent du fruit et qu’entassées elles pourrissent », précise la légende de Pierre Ferrand.

Pauvres et mendiants, ses fils sont disponibles pour aller là où on les appelle.

L’Ordre des Prêcheurs naissant (on parlera ultérieurement de Dominicains) prend donc une dimension internationale en envoyant des Frères à Paris, à Rome puis à Bologne (nord de l’Italie), en Espagne et bientôt jusqu’aux confins du monde habité.

La Vierge Marie accompagne les compagnons de Dominique sur les routes et dans leurs prédications.

C’est sous le patronage de Notre Dame qu’est placé le monastère de Prouilhe, au pied de la colline de Fanjeaux.

Lors du procès de canonisation, un témoin affirme que sur les routes d’Italie, Dominique « toujours joyeux dans les tribulations, louait et bénissait le Seigneur en chantant à haute voix l’Ave maris stella ».  


Une protectrice spéciale.

C’est grâce à une intervention miraculeuse de la Vierge Marie qu’un ecclésiastique de haut-rang, Réginald d’Orléans (o.p., † 1220), guérit de la maladie qui l’avait frappé alors qu’il hésitait à délaisser sa carrière universitaire pour embrasser une vie de prédication et de pauvreté.

L’épisode est rapporté par Jourdain de Saxe, premier successeur de Dominique, dans un Petit livre sur le commencement de l’Ordre.

Comme un bon médecin, la Mère du Seigneur vint lui faire des onctions salvatrices de la tête aux pieds en disant :

« J’oins tes pieds avec l’huile sainte, pour qu’ils soient prêts à annoncer l’Évangile de paix. »

C’est l’invitation de l’apôtre saint Paul dans l’épitre aux Éphésiens (VI, 15).

Remis debout, vêtu de l’habit blanc des Prêcheurs, Réginald est envoyé par Dominique à Bologne où il prêche avec grand succès.

En 1221, à quelques mois de sa mort, Dominique se voit confier une nouvelle mission par le pape Honorius III.

Il doit convaincre les moniales de plusieurs monastères romains de se rassembler dans un couvent jouxtant la basilique Saint-Sixte de Rome (Italie), le long de la via Appia, pour y vivre en suivant la règle établie à Prouilhe.

La communauté de Sainte-Marie in Tempulo résiste.

Les Sœurs refusent de s’établir ailleurs si elles ne peuvent emporter avec elle l’image de la bienheureuse Vierge qu’elles vénèrent.

Dominique y consent : il comprend et partage cet attachement des Sœurs.

Celles-ci déménagent le 28 février 1221 et l’image de la Vierge est apportée à Saint-Sixte la nuit qui suit leur entrée dans leur nouvelle clôture.

On craint en effet les réactions de Romains réticents devant cette translation.

Mais la discrétion du transfert n’exclut pas la ferveur et la confiance en Marie.

Une moniale, témoin de l’épisode, raconte que « le bienheureux Dominique, accompagné de deux cardinaux : le seigneur Nicolas et le seigneur Étienne, dont il avait ressuscité le neveu, et d’une foule considérable, tous pieds nus, escortés de nombreux porteurs de torches, la portait sur ses épaules à l’église de Saint-Sixte.

Les sœurs, pieds nus, l’attendaient en prière ».  






Marie, avocate.

Sœur Cécile, moniale romaine de Saint-Sixte et contemporaine de Dominique, relate encore une vision de l’homme de Dieu qui confirme la protection spéciale de la Vierge Marie sur l’Ordre des Prêcheurs.

Une nuit, après avoir prié longuement dans l’église déserte, il se rend à l’extrémité du dortoir des Frères pour continuer son oraison.

Trois dames s’approchent.

La plus belle et la plus digne porte un vase de prix.

Une de ses compagnes lui tend un aspersoir avec lequel elle bénit chacun des Frères endormis en traçant sur lui le signe de la croix.

Prosterné devant elle, Dominique lui demande son nom :

« Je suis celle que chaque soir vous invoquez, et lorsque vous dites :

Eia ergo, advocata nostra (NDLR : « Ô vous, notre Avocate », paroles du Salve Regina), je me prosterne devant mon Fils pour la conservation de cet ordre », répond la Vierge.

Très tôt, le chant du Salve Regina marque la fin de la journée des Dominicains.  






La Mère des Prêcheurs.

Revenu à sa prière, poursuit sœur Cécile, Dominique est ravi en esprit devant Dieu.

La Vierge Marie est assise à sa droite, vêtue d’une chape de couleur saphir.

Des religieux de tous les ordres contemplent le Seigneur et sa Mère mais on n’y voit pas de Prêcheurs. Dominique pleure amèrement.

Marie et son Fils l’appellent et lui demandent les raisons de sa tristesse.

« Veux-tu voir ton ordre ? », lui demande Jésus.

« Oui, Seigneur », répond Dominique en tremblant.

Et, raconte la moniale, « le Seigneur mettant la main sur l’épaule de la bienheureuse Vierge, dit au bienheureux Dominique : j’ai confié ton ordre à ma mère. »

La Vierge ouvre alors la chape qui la couvrait, si vaste « qu’elle semblait couvrir toute la patrie céleste » et, abritée dans les plis de ce manteau, Dominique voit une grande multitude de Frères.

« La bienheureuse Vierge Marie fut l’aide principale dans la fondation de l’Ordre, et l’on espère qu’elle le conduira à bon port », écrit Humbert de Romans, quatrième successeur de saint Dominique.

La Mère du Verbe est aussi la Mère des Prêcheurs.  





Et la prière du Rosaire ?


Le mot rappelle une guirlande de roses dont on couronne la Vierge Marie.

Ces fleurs sont en réalité chacune des prières que le croyant récite pour méditer les mystères de la vie du Christ en unissant sa prière à celle de sa Mère.

Depuis l’époque moderne jusqu’à nos jours, d’innombrables images représentent la Vierge donnant un chapelet à saint Dominique avec mission pour lui de le répandre à profusion.


Déjà au XIIIe siècle, des Frères répétaient des Je Vous Salue Marie, généralement par multiple de dix, en accompagnant cette salutation d’inclinations, de génuflexions, de prostrations.

Le bienheureux Romée de Livia (o.p., † 1261), qui avait connu personnellement saint Dominique, fut enterré, d’après le témoignage de Bernard Gui (o.p., 1261-1331), tenant à la main la cordelette à nœuds qui lui servait à compter les 1000 Ave Maria dont il saluait chaque jour la Vierge.

Au XVe siècle, un Dominicain enthousiaste et inventif, Alain de la Roche (vers 1428-1475), met définitivement en forme le Rosaire.

Il a l’idée de faire de la récitation du psautier de la Vierge, composé de 150 Ave entrecoupés de Pater, l’obligation principale de la Confrérie de la Vierge et de saint Dominique qu’il fonde à Douai (actuel département du Nord) en 1470.

Le succès est immédiat et, depuis lors, rosaire, chapelet, dizainier accompagnent la vie des chrétiens.

La méditation des mystères joyeux, douloureux, glorieux de la vie du Seigneur et de sa Mère permet de lire l’Évangile avec les yeux de Marie.

En 1571, c’est à l’intercession de Notre Dame du Rosaire que le pape dominicain saint Pie V attribue la victoire remportée le 7 octobre à Lépante (Grèce) par les princes chrétiens opposés aux Turcs ottomans.

Le 16 octobre 2002, par sa lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, saint Jean-Paul II enrichit le cycle des mystères en instituant des mystères lumineux.  



Rendez-vous tous les Samedis avec
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 18416
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Notre Histoire avec Marie-Frise- & Redécouvrons notre Passé!!!!

Message par Marie du 65 le Sam 12 Aoû 2017 - 9:46

1879


JEANNE JUGAN, FONDATRICE DES PETITES SŒURS DES PAUVRES








Béatifiée par le pape Jean-Paul II en 1982, puis canonisée par le pape Benoît XVI en 2009, Jeanne Jugan (1792-1879), ou Sœur Marie de la Croix, refusa de se marier pour répondre à la volonté de Dieu.

Elle deviendra la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres en 1839.





Petites Sœurs des Pauvres de Saint-Pern

L’actualité du message spirituel de sainte Jeanne Jugan.

« Demeurez dans l’admiration et l’action de grâce, à cause de la bienheureuse Jeanne, à cause de sa vie si humble et si féconde, véritablement devenue un des nombreux signes de la présence de Dieu dans l’histoire. »

Ainsi s’exprimait le pape Jean-Paul II, le 4 octobre 1982, au lendemain de la béatification de Jeanne Jugan, devant une assemblée constituée surtout de Petites Sœurs des Pauvres, héritières de leur fondatrice, et de personnes du troisième âge, indissociables de leur vocation !

Le 11 octobre 2009, le Pape Benoît XVI la proclamait sainte, soulignant aussi les deux dimensions et l’actualité de son message spirituel et apostolique : sa « douceur et humilité de cœur » et son « regard de compassion ».






Force dans les épreuves.

La Cancalaise (habitante de Cancale, petit port de pêche de l’Ille-et-Vilaine) de l’époque de Jeanne est réputée pour avoir un tempérament fier et déterminé, forgé par les circonstances difficiles qu’elle doit affronter, souvent sans le soutien d’un époux, parti en mer une bonne partie de l’année.

C’est le cas dans la famille de Jeanne.

Lorsqu’elle naît le 25 octobre 1792, son père est sur les bancs de Terre-Neuve (Canada) à pêcher la morue (il disparaîtra dans l’océan quatre ans plus tard).

Sa maman fait vivre le foyer en travaillant dans une ferme voisine.

Jeanne, sixième d’une fratrie de huit, est baptisée le jour de sa naissance par le Curé Godefroy, guère aimé des Cancalais car il a prêté serment à la Constitution civile du clergé, texte voté par le gouvernement révolutionnaire.

Le recteur et les autres prêtres fuient la Terreur en se cachant ou en émigrant à Jersey (île anglo-normande).

Toute manifestation religieuse est interdite, l’église est devenue un magasin à fourrage, l’école une caserne…

Années noires et pourtant éclairées par la foi inébranlable de ce petit peuple breton tenace.

Car la fierté des Cancalais n’est pas de même nature que l’orgueil, cette fierté est une force pour défendre leurs valeurs et allumer la lampe de l’amour de Dieu dans tous leurs foyers.

Jeanne héritera de cette force et s’en servira pour s’attacher de plus en plus à son Seigneur Jésus, doux et humble de cœur (« Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur », Matthieu XI, 9).

Lorsqu’elle est demandée en mariage, vers 20 ans, par un jeune marin, elle prend le temps de discerner, de prier ; sa réponse est aussi mystérieuse qu’irrévocable :

« Je ne me marierai pas. Dieu me veut pour Lui. Il me garde pour une œuvre qui n’existe pas encore, qui n’est pas encore fondée. »

L’Esprit souffle où il veut…


Patience dans le discernement.

Partie à Saint-Servan (commune rattachée depuis 1967 à Saint-Malo, Ille-et-Vilaine), Jeanne devient membre d’un Tiers-Ordre fondé par saint Jean Eudes (la Société du Cœur de la Mère admirable).

Elle travaille pour gagner son pain et développe sa foi chrétienne dans une vie de prière intense comme en divers engagements de charité, paroissiaux ou personnels.

De saint Jean Eudes, elle apprend à « n’avoir qu’une vie, qu’un cœur, qu’une âme, qu’une volonté avec Jésus ».

De l’« œuvre qui n’existe pas encore », rien n’apparaît.

Jeanne ne cherche pas à provoquer l’éclosion d’une initiative nouvelle.

Elle ne devance pas Dieu, non, elle se donne à Lui et au prochain chaque jour, au fil des mois et des années qui passent.

Elle arrive ainsi à 47 ans : c’est l’hiver 1839.  







Porte et cœur ouverts.

Jeanne vit alors tout près de l’église paroissiale de Saint-Servan, dans un modeste logement : deux petites pièces au premier étage et un grenier.

Elle partage cet espace avec deux autres femmes : Françoise Aubert, dite Fanchon, une amie de 73 ans, et Virginie Trédaniel, une jeune fille de 18 ans qui lui a été confiée par son tuteur.

Ces trois générations vivent en belle harmonie de cœur, de travail et de foi.

L’hiver 1839 est rude, les mendiants sont quasiment aussi nombreux que ceux qui ne le sont pas.

Dans les rues, enfants, jeunes filles et vieillards sont les plus fragiles.

Jeanne entend dire qu’une vieille femme, Anne Chauvin, aveugle et infirme, est à l’abandon.

Avec l’accord de ses deux compagnes, elle va la chercher et l’installe dans son propre lit, lui déclarant qu’elle est maintenant chez elle.

Ce soir-là, Jeanne est allée dormir au grenier.

L’« œuvre » pour laquelle Dieu la gardait était née.

Elle va grandir très rapidement, devenant association de charité puis communauté religieuse qui prendra quelques années plus tard la forme et le nom définitif de « Petites Sœurs des Pauvres ».

Après Anne Chauvin, c’est Isabelle Cœuru qui est accueillie. Virginie lui donne son lit et rejoint Jeanne au grenier.

Jeanne a ouvert sans réserve son cœur à la détresse des personnes âgées et entraîne les autres à faire de même. Le mouvement ne s’arrêtera pas : bientôt, on déménage pour accueillir un plus grand nombre d’indigentes.  


Pauvre avec les pauvres.

Ces « bonnes femmes », comme on les nomme avec affection, étaient mendiantes.

Maintenant, elles sont au chaud et ne vont plus tendre la main.

Jeanne et ses compagnes partagent leurs revenus avec elles.

Mais une autre inspiration de l’Esprit Saint fait franchir à Jeanne un pas supplémentaire : laissant tout travail rémunéré, elle devient pauvre avec les pauvres, mendiante à la place des mendiantes qu’elle a sauvées de la rue.

En mai 1842, sont adoptés les statuts des « Servantes des Pauvres », devenues en 1849 les « Petites Sœurs des Pauvres », avec un vœu d’hospitalité en plus des trois vœux religieux habituels.

Dans sa démarche, Jeanne est encouragée par un Frère de Saint-Jean de Dieu, quêteur, qui la comprend en profondeur.

Une décision qui n’est pourtant pas facile.

Elle dira plus tard :

« J’allais avec mon panier chercher pour nos pauvres… Cela me coûtait, mais je le faisais pour le bon Dieu et pour nos chers pauvres. »

Cette identification d’elle-même aux pauvres et du pauvre à Jésus est toute évangélique.

« Ce que vous avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait », dit Jésus en Matthieu XXV, 40.

La confiance en la Providence, l’une des caractéristiques de sa Congrégation, ne fera que grandir.

Liant le temporel et le spirituel, elle est sûre que Dieu, Père, pourvoira au pain quotidien et fera aussi grandir son image en ceux qui s’abandonnent à Lui.

Jeanne dira un jour :

« C’est si beau d’être pauvre, de ne rien avoir, de tout attendre du bon Dieu ! » C’est une sentence qu’il ne faut pas tronquer.

Tout est lié.





Sœur Marie de la Croix


Le nom de religion de sainte Jeanne Jugan, Sœur Marie de la Croix, récapitule sa spiritualité.

« Sœur », « Petite Sœur » des aînés, elle a dû pourtant s’en éloigner, s’en arracher, par obéissance.

Quatre ans après la naissance de l’œuvre, à la fin 1843, Jeanne est injustement déposée de sa charge de supérieure.

Elle reste quêteuse et donc proche de la vie des maisons qui se fondent, en Bretagne et de plus en plus loin.

Mais soudain, on lui retire la quête, elle est envoyée à la Maison-Mère, sans aucune charge précise.

À La Tour Saint-Joseph (Saint-Pern, Ille-et-Vilaine) à partir de 1856, elle passera 23 années de vie cachée au milieu des novices et postulantes.

Une descente dans l’anonymat, en dépit de la célébrité dont elle avait joui un moment dans les médias de l’époque (elle reçut un prix de l’Académie française) : les nouvelles Petites Sœurs ne savent plus qu’elle est leur fondatrice.

À sa mort, le 29 août 1879, il est écrit sur sa tombe

« Troisième Petite Sœur ».

Il faudra attendre 1902 pour que son rôle effectif soit enfin reconnu par une étude biographique.

La colère peut saisir devant tant d’injustice, mais il faut continuer à regarder comment Jeanne, elle, a vécu cette dernière période de sa vie.

Les témoignages la disent de plus en plus joyeuse. Pas de récrimination, pas de murmures…

Au contraire, malgré une grande lucidité sur sa situation, elle vit dans une louange grandissante :

« Il est si bon, le bon Dieu ! Il faut toujours dire Gloire à Dieu !

Merci mon Dieu ! »

C’est une joie toute spirituelle, car la souffrance est certainement présente.

« Marie de la Croix » est là aussi.

Depuis sa tendre enfance, Jeanne est liée d’affection, de confiance, de piété, à la Vierge Marie.

Son chapelet ne la quitte pas.

Sa formation eudiste lui a fait découvrir comment rester plongée en Dieu en suivant le chemin du Cœur unique de Jésus et de Marie.

Aux jeunes filles qui arrivent au noviciat, encore douloureuses des séparations familiales, elle dit :

« Mes petites, vous aimez la Sainte Vierge ?

Elle sera votre Mère. »

Suivant Marie et Jésus jusqu’au dépouillement de la Croix, elle communie de plus en plus profondément aux sentiments du Christ sur la terre.

Aux jeunes Sœurs, la Petite Sœur Marie de la Croix partage souvent son attrait particulier pour l’humilité du Sauveur.

Ses filles, les Petites Sœurs, portent sur leur croix de profession (qui est cachée sous l’habit) l’inscription

« Je suis doux et humble ».  





« Petites, bien petites ».

« Soyez petites, bien petites !

Gardez l’esprit d’humilité, de simplicité !

Si nous venions à nous croire quelque chose, la Congrégation ne ferait plus bénir le bon Dieu, nous tomberions ».

Jeanne est la première à mettre en pratique son conseil.

Quêteuse, elle se présente toujours petitement, accueillant avec égalité d’âme les dons comme les refus.

Un jour, elle reçoit une gifle :

« Merci mon bon monsieur, répond-elle, ceci est pour moi…

Mais vous me donnerez bien quelque chose pour mes pauvres ? »

Une telle réaction amollirait le cœur le plus endurci : son agresseur lui remet une offrande !

Saint Joseph, qui a subvenu aux besoins de la Sainte Famille, est choisi dès le début de l’œuvre comme protecteur et intermédiaire de la Providence, manifestation de la bonté de Dieu envers la « petite famille ».


La sainteté de Joseph, à l’âme juste, humble et silencieuse, correspond à celle de Jeanne Jugan.

À La Tour Saint-Joseph, quand d’anciens amis lui rappellent tout ce qu’elle a réalisé, elle répond :

« C’est le bon Dieu qui a tout fait.

Je suis seulement son humble servante » : un accent du Magnificat de la Sainte Vierge…

Amour et humilité, tout est dit de sainte Jeanne Jugan et de ce qu’elle attend de ses héritières spirituelles.

« Pour faire une bonne Petite Sœur des Pauvres, il faut beaucoup aimer le bon Dieu, les pauvres, et s’oublier soi-même. »


L’esprit de famille.

Dans sa pratique de l’hospitalité, Jeanne a eu comme une intuition prophétique des besoins et des aspirations profondes des personnes âgées : le désir d’être respectées, estimées, aimées ; l’appréhension de la solitude en même temps que le souhait d’un espace de liberté et d’intimité ; la nostalgie de se sentir encore utiles ; et très souvent une volonté d’approfondir sa foi.

Dès l’accueil d’Anne Chauvin, Jeanne a imprimé le style qui allait lui survivre et se retrouve encore aujourd’hui dans toutes les « Ma Maison » de par le monde : l’esprit de famille.

Vivant sous le même toit, Petites Sœurs et résidents forment de petites cellules de « la grande famille humaine où tous les hommes se traitent comme des frères et partagent les biens de la création selon la règle de la justice, inséparable de la charité » comme le dit la constitution pastorale Gaudium et Spes (8 décembre 1965) du concile Vatican II.

Les communautés sont, dans la plupart des pays, très internationales, porteuses d’un encouragement à la fraternité universelle.  

Le respect de la vie. Sainte Jeanne Jugan a laissé le Seigneur transformer son regard de sorte qu’elle pouvait le reconnaître en toute chose et toute personne.

Consciente de la valeur de la vie et de la dignité suprême de l’être humain, quel que soit l’état de son âme ou de son corps, elle a fait de l’accompagnement des mourants le sommet de la vocation des Petites Sœurs des Pauvres.

Dans le respect de la liberté et de la religion ou des croyances de chacun, elles donnent toujours le témoignage du respect de la vie.






Amour envers les personnes âgées.

Le pape François rappelle souvent que

« l’Église considère les personnes âgées avec affection, reconnaissance et grande estime.

Celles-ci constituent une partie essentielle de la communauté chrétienne et de la société.

Elles représentent en particulier les racines et la mémoire d’un peuple » (audience du 15 octobre 2016 aux associations italiennes de personnes âgées).

C’est le message de Jeanne Jugan : il est tellement actuel ! Que Sainte Jeanne Jugan nous aide à grandir dans l’amour de Dieu et de nos aînés !





Rendez-vous tous les Samedis avec
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 18416
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Notre Histoire avec Marie-Frise- & Redécouvrons notre Passé!!!!

Message par Marie du 65 le Sam 19 Aoû 2017 - 14:06

1879


LES APPARITIONS DE KNOCK EN FONT UN LIEU DE GUÉRISONS










Le 21 août 1879, la jeune Mary Byrne (29 ans) est témoin à Knock (Irlande), avec sa famille, voisins et amis, d’une apparition silencieuse de la Vierge Marie qui se tient aux côtés de saint Joseph et de saint Jean l’évangéliste.

Le village devait devenir le centre d'un sanctuaire marial internationalement connu






Grace Mulqueen et James Campbell

Conservatrice et technicien en muséologie au musée de Knock

Le jour de l'apparition.

La journée du jeudi 21 août 1879 à Knock (petit village du comté de Mayo, dans la province du Connaught, dans l'Ouest de l'Irlande) commença comme à l’ordinaire.

Les gens profitèrent du beau temps pour sortir travailler.

Ils engrangeaient le foin, rapportaient de l’herbe du marais, aéraient leurs draps, mettaient leur linge à sécher.


Une fois son travail terminé, Mary McLoughlin, la femme de ménage du curé de la paroisse, se rend chez la famille Byrne qui habite une maison de chaume près de l’église. Le soir, le temps change et il commence à pleuvoir des cordes.


Vers 20 heures, Mary McLoughlin repart chez elle, accompagnée de la fille ainée des Byrne, Mary âgée de 29 ans.

Alors qu’elles s'approchent de l'église, Mary Byrne s’écrie soudain :

« Regardez ces belles personnes ! »

En se rapprochant, les deux femmes voient une silhouette lumineuse.

Mary Byrne s’exclame :

« C’est la Sainte Vierge ! »

À ses côtés se tiennent saint Joseph et saint Jean l'évangéliste.

À droite se trouve un autel avec un agneau entouré d'anges et derrière lui une grande croix.

Les deux femmes sont trempées par la pluie, mais pas une goutte ne tombe sur le mur extérieur de l’église ou sur la vision.

Mary Byrne court alors chez elle alerter sa famille de la merveilleuse chose qu’elle vient de voir.

Sa mère, son frère Dominick, sa sœur Margaret et sa nièce Catherine Murray sortent pour être eux aussi témoins de l'apparition.

La jeune fille court également partager la nouvelle auprès des voisins de l'église.

Bientôt, une petite foule se rassemble et récite le chapelet ainsi que d'autres prières.

La vision dure environ deux heures, puis disparaît à la tombée de la nuit.  





La commission d'enquête.

Le 8 octobre 1879, l'archevêque Mgr McHale du diocèse de Tuam (dont Knock fait partie) initie une commission d'enquête sur l'apparition.

Quinze témoins d'âges différents sont entendus, des dépositions manuscrites sont prises :

Bridget Trench, 74 ans ; Margaret Byrne, 68 ans ; Patrick Walsh, 65 ans ; Mary McLoughlin, 45 ans ; Brigid Flatley, 44 ans ; Dominick Byrne, 36 ans ; Mary Byrne, 29 ans ; John Durkan, 24 ans ; Judith Campbell, 22 ans ; Margaret Byrne, 21 ans ; Dominick Byrne, 18 ans ; Patrick Byrne, 16 ans ; Patrick Hill, 11 ans ; Catherine Murray, 8 ans ; John Curry, 5 ans.

Les conclusions de la commission sont soumises à l'archevêque.

Selon le rapport de la commission, « les dépositions des témoins, prises dans leur ensemble, sont dignes de confiance et satisfaisantes »

La deuxième commission d'enquête.


En 1936, une seconde commission d'enquête est ordonnée par le révérend Dr. Gilmartin, archevêque de Tuam.

Les deux témoins toujours en vie et vivant en Irlande, Mary O'Connell (née Byrne) et Patrick Byrne sont de nouveau entendus. Un tribunal spécial est aussi mis en place par l'archevêque de New-York, le cardinal Hayes, pour examiner John Curry qui y réside.

Mary O'Connell termine sa déclaration sous serment en disant :

« Je suis formelle sur tout ce que j'ai dit et je fais cette déclaration en sachant que je vais bientôt paraître devant mon Dieu. »  Elle mourut plus tard, dans la même année.  






Knock devient un lieu de guérison.

Dix jours après l'apparition, les Gordon, résidant dans la ville voisine de Claremorris emmènent leur fille Delia, sourde, prier au sanctuaire.

Quand sa mère touche les oreilles de Delia avec du mortier provenant du mur de l’église, la jeune fille est guérie instantanément.

Dès lors, la population afflue et beaucoup de gens sont guéris. L'archidiacre Cavanagh commence à tenir un registre des guérisons.

En octobre 1880, il a déjà enregistré plus de 600 cas.

Des personnes souffrant de maladies telles que cécité, surdité, ulcères, fractures, tumeurs malignes et claudication attestent de leur guérison.*

Les pèlerins grattent souvent la pierre et le mortier du mur de l'apparition et les conservent parfois comme reliques.

Lors des premiers jours du sanctuaire, l'eau bénie sur place est aussi très recherchée.

Les pèlerins d'aujourd'hui peuvent encore toucher la pierre d'origine du mur de la chapelle de Knock et rapporter de l’eau bénite, qui est souvent miraculeuse.

 
Les pèlerinages à Knock.

Après l'apparition en août 1879, les premiers pèlerins viennent par petits groupes, principalement de Knock et des villages environnants.

Mais à mesure que la nouvelle de l'apparition se répand, on arrive de tous les coins du pays.

Knock attire les foules jusqu'au milieu des années 1880, puis, à l'exception des fêtes importantes, le village redevient un lieu de dévotion locale.


En 1929, à l'occasion du 50e anniversaire de l'apparition, l'archevêque Mgr Gilmartin de Tuam est le premier archevêque à participer aux dévotions à Knock : cet événement marque un renouveau pour le village qui attire de nouveau les foules.

De nombreux pèlerinages diocésains sont organisés, généralement sous la conduite de l'évêque du diocèse.

D'autres sont organisés par les Enfants de Marie, la Légion de Marie, les Sodalités du Sacré-Cœur, l'Association Pionnière de l'Abstinence Totale et d'autres organismes.

Le 30 septembre 1979, le pape Jean-Paul II rejoint près d'un demi-million de pèlerins à Knock pour le centenaire de l’apparition.

Il élève la nouvelle église au statut de basilique et offre une rose d'or.

En juin 1993, Mère Teresa de Calcutta est accueillie par plus de 50 000 pèlerins.

En 2001, au cours d’un vaste tour de l’Irlande, les reliques de sainte Thérèse de Lisieux arrivent à Knock et sont vénérées dans le monastère carmélite de Tranquilla puis dans la basilique.

Un lien particulier unit la sainte patronne secondaire de la France à Knock, puisqu’une statue de sainte Thérèse a été donnée par les Spiritains français à Knock après la fermeture d’une de leurs missions au Royaume-Uni.

Aujourd'hui, la période des pèlerinages s'étend d'avril à octobre. Le programme des célébrations débute par l'onction des malades, la messe concélébrée suivie de la bénédiction solennelle des malades, de la bénédiction du Saint-Sacrement et se finissent par la procession du Rosaire.






Le message de Knock.

Le message de Knock est un message silencieux, donné non en paroles mais en symboles. L'agneau sur l'autel se tient au centre.

C'est l'agneau de Dieu, Jésus, qui est mort pour enlever nos péchés. Par le sacrifice de l'agneau, nous recevons une part de la vie du Seigneur Jésus ressuscité.

L'agneau, l'autel et la Croix sont des symboles de l'Eucharistie.

Notre-Dame apparaît dans la posture de la prière, les mains et les yeux levés au ciel.

Les témoins pensent que la Sainte Vierge est venue les consoler et les protéger.


Saint Jean l’évangéliste tient le livre des Écritures ouvert dans sa main gauche ; sa main droite est levée dans le geste de celui qui prêche.

Il est le disciple de notre Seigneur, le prêtre fidèle et l’enseignant de la Parole de Dieu.

Il se tient avec Marie au pied de la Croix.

Saint Joseph, l'époux de Marie, est le protecteur de la Sainte Famille et le gardien de l'Église.

Il est légèrement penché, dans la prière et l’attitude du respect.


Dieu nous parle à tous dans le silence de l'apparition de Knock, nous devons trouver pour nous-mêmes le sens de son message.

L’église paroissiale de Knock

« Une maison de prière pour toutes les nations ».

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Knock a été construite en 1828 pour remplacer un bâtiment couvert de chaume.

Une dalle a été placée sur le mur ouest à cette époque portant l'inscription :

« Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations. »

(Marc XI, 17) « C'est ici la porte de l'Éternel ; les justes y entreront. » (Psaume 118, 20)

Compte tenu des événements qui ont suivi, cette inscription a été considérée comme prophétique.  

Aujourd'hui, Knock est visité par plus de 1,5 million de personnes chaque année

Le développement du sanctuaire de Knock.


Knock a changé à mesure que les pèlerins y affluaient.

Ce site international de pèlerinage a fait changer le village pour accueillir ses nombreux visiteurs.

Liam et Judy Coyne, ainsi que Monseigneur James Horan, sont notamment à l’origine de changements durables.

Leurs réalisations sont toujours présentes à travers la Knock Shrine Society  dont les bénévoles se mettent au service du développement du sanctuaire.

Aujourd'hui, Knock, souvent appelé Cnoc Mhuire (« la colline de Marie ») en gaélique, est un lieu de prière et de pèlerinage visité par plus de 1,5 million de personnes chaque année, des personnes en recherche de paix, de guérison et de réconciliation.

Le sanctuaire est situé sur une centaine d'hectares de parcs paysagers et comprend cinq églises, dont la chapelle de l'apparition, l'église paroissiale et la basilique de Knock.

Les lieux comprennent également un musée primé, le Knock Museum, où l'histoire de Knock est présentée dans le contexte de la vie en Irlande en 1879.


Les diverses célébrations liturgiques comprennent les pèlerinages organisés, les messes et confessions quotidiennes, l'onction des malades, la direction spirituelle et la pastorale des jeunes.

La neuvaine de Knock s'étend chaque année du 14 au 22 août.

Mgr Joseph Quinn, ancien curé de la paroisse de Knock (et administrateur du sanctuaire de Knock de 2002 à 2011) a dit un jour :

« Aujourd'hui, les gens cherchent des moyens d'atteindre Dieu et d’entrer en relation avec lui. Le sanctuaire de Knock peut les aider dans cette recherche.

Il offre de nombreuses opportunités pour le culte et la prière, le calme et la paix dans nos âmes – tout ce qui est nécessaire dans notre monde si affairé et parfois trépidant. »


Rendez-vous tous les Samedis avec
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 18416
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Notre Histoire avec Marie-Frise- & Redécouvrons notre Passé!!!!

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 5 sur 5 Précédent  1, 2, 3, 4, 5

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum