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Le Bouddhisme en France fausses idées et vraies dérives!!  Bannie10

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Le Bouddhisme en France fausses idées et vraies dérives!!

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Message par M1234 le Mar 13 Sep 2016 - 21:18

Le bouddhisme en France, fausses idées et vraies dérives
LIVRE Dans «Les dévôts du bouddhisme», l’auteure Marion Dapsance décrit l’apparence sectaire que prennent certains centres tibétains en France…

Le Bouddhisme en France fausses idées et vraies dérives!!  648x415_inauguration-lerab-ling-roqueredonde-aout-2008-presence-dalai-lama

Le dalaï-lama est en France cette semaine pour donner une série de conférences, au moment où paraît, le 15 septembre, Les dévots du bouddhisme (Max Milo), un « journal d’enquête » écrit par Marion Dapsance, anthropologue qui a passé sept ans à étudier la version occidentale du bouddhisme. Dans cette plongée au sein des centres Rigpa, organisation internationale dont le vaisseau-amiral, le Lérab Ling, est situé en France, dans l’Hérault, l’auteure décrit un microcosme étonnant tout entier tourné vers son astre central, le controversé Sogyal Rinpoché, lama fondateur de Rigpa connu pour son Livre tibétain de la vie et de la mort.

Un « enfant » ultra-matérialiste et libidineux
Ce best-seller, publié en 1993 et préfacé par le 14ème dalaï-lama dans sa réédition de 2005, est un texte essentiel pour ses adeptes. Combien sont-ils exactement en France ? Impossible de savoir, tant le turn-over est important dans la dizaine de centres hexagonaux, explique Marion Dapsance. Sogyal Rinpoché y est considéré comme un « grand maître » du bouddhisme tibétain, et ses apparitions publiques (au centre de Levallois-Perret par exemple), attirent foule de curieux.

Le Bouddhisme en France fausses idées et vraies dérives!!  648x415
Rama Yade et Carla Bruni en compagnie de Sogyal Rinpoché le 22 août 2008, lors de l'inauguration du Lérab Ling à Roqueredonde (Hérault). - CHAMUSSY/SIPA

Mais il traîne aussi quelques controverses depuis les années 90, nourries par une plainte en 1994 pour « abus sexuel, mental et physique » (affaire réglée par un accord financier à l'amiable) et de nombreux témoignages très critiques d'anciens fidèles. Le portrait que dresse l’auteure de l’un des plus célèbres lamas à avoir exporté sa religion en Occident va dans le même sens et tranche avec l’aura quasi divine que lui confèrent ses disciples. Rinpoché est décrit comme un « enfant » ultra-matérialiste, gérant Rigpa comme une multinationale. La liste de ses besoins lors de ses déplacements ne correspond pas exactement à l’idée que l’on se fait d’un sage décryptant les mystères de l’esprit : une télévision (avec la BBC et CNN), un lecteur DVD, un parc et une piscine (chauffée à 30°c minimum) à proximité, un lit double, un steak-frites pour le repas, etc...le tout dans des hôtels luxueux avec une délégation pour s’occuper du moindre de ses besoins, et notamment celui de se faire masser.
De très chères retraites pour apprendre à satisfaire Rinpoché
Car dans « l’apprentissage » - moyennant au moins plusieurs centaines d’euros pour une retraite dans un centre Rigpa - dispensé par Sogyal Rinpoché, le travail sur soi consiste aussi à satisfaire le « grand maître ». Au sein de Rigpa, on appelle cela le « lama care » (les soins apportés au lama), officiellement une forme de « méditation en action » mis « au service des enseignements », décrit l'anthropologue.
D’anciennes « dakinis », des femmes au service de Rinpoché que Marion Dapsance a rencontrées, racontent leur passage dans la chambre d’un chef qui retournait alors les peintures de divinités pour laisser apparaître des photos de nus, avec manifestement un fort intérêt pour Emmanuelle Béart. Et quand il n’est pas là (il a environ 130 centres à gérer dans le monde), les séances de méditation « en présence » de Rinpoché se font via un téléviseur, ce qui n’aurait aucune incidence selon « le grand maître » sur la capacité à échanger les chakras, même par écran interposé.
Pour autant, l’auteure des Dévots du bouddhisme ne veut pas utiliser le mot secte : « Certes, il y a une hiérarchisation, avec une sélection par paliers en éliminant les gens au fur et à mesure que l’on se rapproche du maître. C’est le modèle des écoles initiatiques, Rinpoché prenant de grandes libertés avec les enseignements traditionnels. Mais le mot secte n’a pas de définition claire, il est devenu péjoratif et sert surtout à désigner, dénigrer puis exclure un groupe », explique-t-elle. En dépit de l’enseignement très différent du bouddhisme tibétain qu’il prodigue en Occident, Rinpoché ne ferait que répondre à un besoin d’« athéisme religieux » parmi ses disciples, souvent issus des classes moyennes éduquées et de familles chrétiennes.

Le dalaï-lama sait mais ne dit rien
« C’est le truc à la mode, un peu bobo. Ils rejettent la figure d’un Dieu monothéiste, et se tournent vers des religions que l’Occident connaît mal et encense pour de fausses raisons, et qu’ils voient comme une alternative au christianisme, mais sans aller jusqu’au bout de la démarche athée, le nihilisme. Le bouddhisme est vu comme à mi-chemin », décrit Marion Dapsance. Ce besoin de « psychologisation » d’une religion rappelle les groupuscules New Age des années 70 aux Etats-Unis, influencés par la psychologie analytique et la théosophie, qui promettaient de rendre l’Homme meilleur par une forme de spiritualité rationnelle. « C’est tout à fait ça », confirme l’auteure.
Le dalaï-lama est-il au courant des pratiques du lama Rinpoché ? Marion Dapsance assure que oui : « Après des premières accusations dans les années 90 au sujet de Sogyan Rinpoché, le dalaï-lama avait refusé de signer une charte de bonne conduite pour les lamas qui enseignent en Occident. Soit il y a des questions d’argent, soit, et c’est plus probable, ils veulent garder une vitrine d’unité car le dalaï-lama est en exil et ne veut pas donner une mauvaise image du bouddhisme tibétain », ajoute l’auteure du livre. A l’occasion de son passage en France, du 12 au 18 septembre, la question pourrait lui être posée.

Prends pitie

Source 20mm!!

http://www.20minutes.fr/societe/1922287-20160911-bouddhisme-france-fausses-idees-vraies-derives
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Message par Charles-Edouard le Mar 13 Sep 2016 - 21:23

Le bouddhisme tibétain n’est ni philanthropique ni tolérant, et son plus haut représentant, le Dalai Lama, n’est pas un saint. Cette déclaration émane de deux anciens collaborateurs du Dalaï Lama prix Nobel de la Paix.

Selon Herbert et Mariana ROETTGEN (de Munich), experts en études culturelles, le Dalai Lama, au lieu d’être le véritable champion de la tolérance religieuse et de la co-existence des croyances, est le chef d’un système religieux dont le but est de conquérir le monde.

Pendant les années 80, Herbert Roettgen faisait partie du groupe de soutien allemand au Dalai Lama. Il publiait ses écrits et organisait ses meetings. Mariana Roettgen était activement engagée dans la promotion du dialogue inter-religieux.

Plus tard, ils décidèrent de réaliser une étude critique sur l’arrière-plan occulte et politique du bouddhisme tibétain. Les résultats de cette recherche furent publiés sous les pseudonymes de Victor et Victoria Trimondi sous le titre "L’ombre du Dalai Lama".

Le Dalai Lama a récemment visité Munich et a été reçu par le Ministre de l’Intérieur allemand, Otto Schily du Parti Social Démocrate (SPD). Mariana et Herbert Roettgen, interrogés par Idea, ont critiqué le SPD pour avoir courtisé le chef d’une religion sans prendre garde à son contenu inhumain.

Le Tantra Kalachakra préféré du Dalai Lama contient "une manipulation consciente des croyants, l’usage flagrant d’images d’ennemis et d’une éthique de guerriers agressifs." Le Tantra prône également un "scénario apocalyptique qui est censé arriver en 2327 lorsqu’une ‘bouddhocratie’ sera établie après la destruction des tenants d’autres confessions." Il a inspiré des groupes fascistes aussi bien que Shoka Ashara le fameux gourou de la secte japonaise Aum Shinrikyo responsable de l’empoisonnement de foules au gaz sarin (attentat terroriste dans le métro de Tokyo).

Le bouddhisme tibétain est centré sur la magie, la croyance aux esprits et les rituels de sacrifice dans lesquels l’invocation d’esprits impurs joue un rôle vital. En fait, la " déesse protectrice personnelle " du Dalai Lama est un démon (nommé Palden Lhamo) dont le rôle est de détruire " les ennemis de la vraie doctrine ".

On dit que ce démon a tué son propre fils parce qu’il refusait d’adhérer au bouddhisme. Des illustrations iconographiques dépeignent Palden Lhamo traversant un lac de sang. " Comment un homme saint comme le Dalai Lama peut parler de tolérance religieuse s’il possède une déesse protectrice comme celle-là ? " demande Mariana Roettgen.

Selon M. et Mme Roettgen, les discours œcuméniques du Dalai Lama sont une farce à moins que les pratiques secrètes du Tantra Kalachacra soit dévoilées également. Les théologiens en vue ne prennent pas assez au sérieux les propres affirmations du bouddhisme tibétain, plaident-ils.

Lors de réunions inter-religieuses, il est parfois affirmé que les bouddhistes sont des chrétiens en mieux. Pour des raisons politiques et religieuses évidentes, les représentants officiels du bouddhisme tibétain et leurs disciples occidentaux ne tolèrent aucune critique sur le Dalai Lama et sur l’exploitation des femmes en leur sein. Les contrevenants sont calomniés et reçoivent même des menaces de mort.

Source:
http://www.info-sectes.org/religion/dalailama.htm

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Message par azais le Mer 21 Sep 2016 - 16:29

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/derives-sexuelles-humiliations-et-business-la-face-cachee-du-bouddhisme_1830188.html#wW6UL374VGxU7M7r.01

[size=34]Dérives sexuelles, humiliations et business, la face cachée du bouddhisme [/size]




 Par Anna Benjamin, publié le 14/09/2016 à 08:15


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Message par azais le Mer 21 Sep 2016 - 16:39

Dérives sexuelles, humiliations et business, la face cachée du bouddhisme


extraits 


Le dalaï lama a entamé à Paris une visite d'une semaine, sa première en France en cinq ans, au moment où paraît Les dévots du bouddhisme, un livre-enquête de Marion Dapsance. 

Pendant sept ans, cette anthropologue s'est plongée dans la version occidentale du bouddhisme, celle de Sogyal Rinpoché. Le quotidien de ce lama controversé est bien loin de la vision que l'on peut se faire des moines qui renoncent à toute possession matérielle et mènent une vie exemplaire. Pourtant Sogyal Rinpoché est l'un des plus célèbres à avoir exporté sa religion en Occident. 
Marion Dapsance décrit une "star", un "gourou omnipotent" dont les pratiques religieuses ne correspondent pas à la doctrine tibétaine. (*)  

(..) 
Sogyal Rinpoché se comporte comme un gourou omnipotent qui se place au centre de cet univers, et invoque le droit de mettre dans son lit des jeunes filles de la communauté. C'est ce que m'a raconté Mimi, son assistante personnelle pendant trois ans. Elle s'est faite séduire et Sogyal Rinpoché a réussi à la faire venir dans sa chambre, car c'est un honneur de servir le maître. Certaines femmes au service de Rinpoché m'ont aussi rapporté leur passage dans la chambre du lama qui retournait les peintures de divinités pour laisser apparaître des photos de nus, notamment d'Emmanuelle Béart. Et tout ça passe pour être de la "méditation en action" qui doit amener les élèves à l'éveil. 


Qu'en pense le dalaï lama?  En 1994, il y a eu un procès contre Sogyal Rinpoché aux Etats-Unis mais il y a eu un accord financier à l'amiable entre lui et la victime. Deux ans plus tard s'est tenue une réunion de crise à Dharamsala, au Tibet, où des pratiquants occidentaux ont demandé une charte de bonne conduite pour éviter les malentendus et éventuellement les dérives. Le dalaï lama a refusé de signer cette charte

(*)signé azais :
 ce lien ne parle pas du tout de la doctrine tibétaine: il faudra bien en parler ...)  
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Message par azais le Mer 21 Sep 2016 - 16:52

Nous avions posé la question pendant la retraite spirituelle : catherine Jouenne  nous avait rapporté cet extrait de retraite faite avec le Père Nathan il y a 20 ans ...

        comique 

Quelle est la réalité spirituelle que Bouddha a perçue ? Ne seraient tout simplement pas les liens spirituels "karmiques" de causes à effets, l'existence d'une "conscience collective" et l'intuition d'une memoria dei, sachant que pour moi ces réalités spirituelles expliquent les réalités matérielles d'un point de vue presque scientifique et mécanique, mais ne permettent pas d'accéder à la réalité transcendante de Dieu (puisque seul le Christ est la porte du Ciel). Un peu comme si les bouddhistes se cantonnaient à l'atmosphère  terrestre mais ne pouvaient pas accéder au cosmos ? 

Je crois que les bouddhistes accèdent au cosmos, malheureusement avec l’aide des anges déchus (puissances intermédiaires) qui sont dans le cosmos, mais ils ne peuvent, sans Dieu, aller au-delà du cosmos. Pour le début de votre question, voici l'extrait de « Mémoire Ontologique » donné il y a un peu plus de 20 ans par Père Nathan :

« Nous allons traiter de la passivité mystique tibétaine


Cet exercice du sâmadhi est intéressant parce qu’il rejoint certaines de nos activités chrétiennes dans la vie mystique pour atteindre cet état de passivité absolue. 

Les quatre nobles vérités qui sont le fondement du bouddhisme 

enseigné par Bouddha, sont dans l’ordre pédagogique : 
la constatation de la souffrance ; 
le fait que la souffrance a une cause ; 
quand nous découvrons la nature de la souffrance, nous pouvons découvrir la nature de la cause qui a pour effet cette souffrance, 
et en découvrant la vraie cause de la souffrance, nous pouvons arriver à cesser de souffrir ;


 suivre la voie qui permet la cessation de toutes les causes de la souffrance, la voie de la boddhéïté, la voie de la libération. 

Un autre fondement de la doctrine bouddhique, le samsara, constate qu’à partir de la conception du corps et de l’esprit, le corps ne peut naître que du corps, parce que l’esprit ne peut pas engendrer la matière, et l’esprit ne peut naître que de l’esprit, parce que la matière ne peut pas engendrer l’esprit. 



Nous revenons à la première cellule du bébé. Nous constatons que son corps ne vient pas de lui-même, mais du corps de ses parents. C’est la notion d’interdépendances des phénomènes. L’esprit ne naissant pas de la matière, n’ayant aucune réalité propre (nous en revenons à la notion de vacuité, d’absence de substance), et constatant que l’esprit, à un instant T, a forcément une cause qui est une conscience spirituelle à l’instant T-1 


(le bouddhisme ne parle pas de l’âme, mais de la conscience : il n’y a pas d’animés,  de principe aimant, mais ce que l’on appelle le ‘mindstream’, le continuum de conscience)


 nous en déduisons logiquement que l’esprit est la conséquence de l’esprit à T-1. 
Comme il n’y a pas d’autonomie propre, nous ne pouvons pas dire qu’une conscience existe : c’est un état de conscience par rapport à un objet, à un temps T, à un temps T-1, et ces petits moments de conscience dans le temps (je prends conscience de mon corps, d’un arbre, d’une pomme), forment ce que l’on appelle le ‘continuum de conscience’ qui n’a ni début ni fin. 


Donc le méga-dérapage, à mon avis, se situe non pas dans la manière dont les bouddhistes vivent la mystique, mais de leur point de vue sur le bébé, l’être humain dans l’œuf. 
Une des éminences grises du Dalaï Lama m’a confirmé que la notion de réincarnation venait du constat que l’esprit de l’œuf ne pouvait être le résultat de la matière de l’œuf. Comme il n’admet pas d’acte créateur parce qu’il n’admet pas d’acte pur, et qu’il n’admet pas la substance, nous sommes dans l’absence de substance, dans l’intér-opérabilité, nous vivons donc dans un continuum, une relativité pure de cause à effet.  

Les fondements doctrinaux de bouddhisme sont : 



les quatre nobles vérités sur la souffrance, 
les causes, 
les cessations 
et la voie ; 


le karma (toute souffrance a une cause, toute action positive a un effet positif, toute action invariable a un effet invariable, toute action négative a un effet négatif) ; 


Est hérétique celui qui ne croit pas aux quatre nobles vérités, au karma et à la réincarnation
La réincarnation vient de cette conception de l’œuf ;
 le karma vient du principe causal appliqué à la souffrance ;
 les quatre nobles vérités viennent de l’enseignement de Bouddha : toute souffrance est déterminée par une cause, en éliminant la racine de cette souffrance (le karma) et la délation qui sont les deux causes de la souffrance, on arrive à une cessation des causes, donc de la souffrance, donc on obtient une passivité, une espèce de paix qui n’est pas du tout la paix substantielle (judeo chrétienne)

Il y a deux principes de métaphysique dans la pensée bouddhiste : 

le principe causal, 
et l’interdépendance des phénomènes.


 Il y a trois voies pour obtenir la boddhéïté
un comportement juste, 
la méditation juste, 
la sagesse juste, 
pour accéder à 
un comportement transcendant, 
une méditation transcendante 
et à une sagesse transcendante. 
Mad
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Message par azais le Mer 21 Sep 2016 - 17:23

(suite )
Titre possible 
 le bouddhisme tibétain ( ou son tantrisme kalachakrique )



Il est beaucoup plus intéressant de regarder la doctrine de Bouddha, pure à son origine, que celle du Dalaï Lama qui elle prend au passage d’autres notions religieuses et philosophiques, notamment la notion de Tao et de confucianisme  procurant aux mystiques tibétains une nouvelle voie qui n’est absolument pas bouddhique mais qui provient de l’hindouisme, avec un ensemble de pratiques et de rituels magiques. 



La notion de ‘chakras’ connue dans le New-Age, vient du tantrisme. 
Il s’agit d’un canal d’énergies dans lequel peut se manifester le mindstream. 


En éveillant les chakras, les degrés de conscience liés au corps sont éveillés et l’on parvient plus vite à la boddhéïté


Le tantrisme procure plus de techniques et de moyens, mais ce n’est pas l’enseignement de Bouddha. 


Les gens tâtonnent dans ce fouillis invraisemblable et prennent leur bien pour faire finalement un corpus. 

 (...)  Les tibétains sont très fragiles par rapport aux puissances intermédiaires (c’est-à-dire au démon, aux esprits déchus). 



Nous retrouvons ce problème dans l’hindouisme qui renonce au ‘bhakti’, à la voie d’amour, à la dévotion du cœur pour le Divin. 


il sera nécessaire de bien distinguer 
ces puissances intermédiaires  si omniprésentes (dans un autre message ?)dont il sera héroïque de se dégager 
du Salut  offert aux tibétains  car la conscience du Bien  est du ressort de leur liberté comme nous de la notre : 

 car il y a donc  une petite note d'espérance ... qui laisse place à la conscience du tibétain :
Mais si un tibétain recherche sincèrement cette innocence, s’il se dispose, au bout d’un certain temps, à recevoir autre chose que ce qu’il veut lui, s’il est disponible et de bonne volonté, il a implicitement la foi (et non pas explicitement).
 Il s’anéantit donc lui-même totalement pour ne vivre que de l’absolu, d’une espèce de grâce originelle. 
Ce cycle dans lequel interviennent différents phénomènes, sans arrêt, seconde après seconde, n’est pas sa vie, c’est un courant divin attribué à la grâce. 
Il ne sait pas que c’est la grâce, mais puisqu’il est disponible à ce courant de grâce, la grâce peut prendre possession de lui. 
C’est la doctrine de l’Eglise. L’Eglise considère que les hommes ne peuvent pas être de bonne volonté et faire le bien dans toute leur vie, sans la grâce. »
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Message par azais le Mer 21 Sep 2016 - 18:01

le DALAI LAMA PRIX NOBEL DE LA PAIX 


IL EST SURTOUT L'AUTEUR DE PLUSIEURS LIVRES  EN FRANCE OU IL PROPAGE LE TANTRISME KALACHAKRIQUE  Vérifiez vous même 


le Père Joseph Marie Verlinde  que j'interrogeais à propos du tantrisme kalachakrique me répondait clairement que "le tantrisme kalachakrique puisait ses sources dans l'occultisme" 


pour aller plus loin :un FIL  Tantrisme kaalachakrique 


http://lepeupledelapaix.forumactif.com/t37876-le-tantrisme-kalachakrique-la-shambala-du-bouddhisme-tibetain  



 nota bene : 
Kaal est le Démon le plus élevé des démons dans le Mal: SATAN


Dernière édition par azais le Jeu 22 Sep 2016 - 16:17, édité 1 fois
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Message par M1234 le Jeu 22 Sep 2016 - 15:41

Merci azaïs pour cet excellent partage, je me pose la question, pour une libération totale un simple exorcisme ne suffit pas?
Peut-on être libéré par quelques Prières ou bien doit-on trouver un Père exorciste à la hauteur de cette "emprise" si je peux m'exprimer ainsi?
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Message par azais le Jeu 22 Sep 2016 - 17:55

@Charles-Edouard  écrivait sur le FIL http://lepeupledelapaix.forumactif.com/post?p=378323&mode=editpost 
extrait:
" Le réel problème c'est que nous voulons fusionner certaines religions avec la foi catholique ( le lien ci après donne un exemple de rapprochement dans une école catholique avec le Grand Orient de France ! ):
http://lepeupledelapaix.forumactif.com/t37585-attention-le-new-age-s-enracine-dans-le-christianisme#378289

J'ai eu ainsi un exemple, un ami a suivi cette religion en la pratiquant..Il a arrêté et s'est converti à la foi chrétienne : Nous avons été voir ensemble le père Bianco,
 Dès que le père qui a jeté de l'eau bénite sur une femme celle ci s'est mis a convulser, mon ami en a reçu sur son pantalon quelques gouttes, ils s'est levé et à crier: "c'est acide!!!!"
Il a été ensuite été projeté par terre dès que le père lui a fait le signe de croix sur le front, ensuite en sortant après l'exorcisme il a senti du souffre sortir de sa bouche. 
Pourtant au début il a rigolé en voyant tout ses gens se convulser, et voilà que..Il m'a expliqué que c'était à cause de sa pratique de la religion hindouiste.
Il en est de même pour ce brahmane qui a eu un grand  et long combat spirituel pour quitter l'hindouisme! " 

Cela s'applique-t-il au bouddhisme tibétain ?
 Selon les révélations aujourd'hui mises au grand jour sur leurs pratiques secrètes  et cachées aux fidèles et sympathisants occidentaux (voir FIL lepeupledelapaix "Tantrisme Kalachakrique" voir lien sur messages ci dessus ),  celui ci puise son énergie et "ses sources dans l'occultisme" (source Joseph Marie Verlinde) ... il est impossible  de penser  que cela ne s'applique pas , bien au contraire pour le Bouddhisme tibétain 
(Le témoignage de @vévette  nous le confirme ... dommage qu'on ne la voie plus depuis le départ de @Bryand)

 Le récit dont @Charles-Edouard fut témoin N'est-il  pas un bon critère de jugement ou de discernement pour ceux qui sont allés voir des prêtres, à propos de l'efficience des libérations qu'ils ont obtenues (définitives, partielles) ? 
Les prêtres approchés par eux, connaissent-ils  les religions orientales, les dangers des voyages en astral, des étreintes (japa)  et emprises par des moines rimpoche ?
Les prières de délivrance ont-elles été aussi manifestes que ce qu'en décrit Charles-Edouard avec le père Bianco ? 
(pour que Charles-Edouard  aille jusqu'en Italie...  on voit bien que le choix ne va pas de soi , et si on s'est trompé il est urgent de changer d'adresse sauf si la complaisance est au rendez-vous, hélas parce que un exotisme c'est très très humiliant le Père Joseph Marie Verlinde le dit haut et clairement pour lui ça a duré 5 ans  et à l'abri continuel d'un monastère bien "armé" )


On ne s'improvise pas exorciste: en France ils sont deux ou trois valables disait P Amorth... et pas pour toutes les situations: http://lepeupledelapaix.forumactif.com/t37813p30-deces-de-don-gabriele-amorth-exorciste-romain  à propos de l'exorcisme  en France  ...


Dernière édition par azais le Jeu 22 Sep 2016 - 19:41, édité 1 fois
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Message par M1234 le Jeu 22 Sep 2016 - 18:56

Merci de ta réponse, j'avais entendu parler d'un autre Prêtre exorciste et j'ai donné son adresse à un ami, celui-ci n'a pas voulu le contacter il n'avait nullement confiance en lui, je me suis renseignée et il s'avère qu'il n'a pas le charisme nécessaire  pour pratiquer de tels exorcismes!!
J'ai bien fait d'aller aux sources encore une fois!!
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Message par azais le Sam 24 Sep 2016 - 11:23

Témoignage de passage dans les pagodes boudhistes du bois de Vincennes ... les lamas tibétains mis  à découvert par un ancien adepte ... innocent 
https://www.youtube.com/watch?v=s6kOGtBM_bc&feature=youtu.be
MORGAN PRIEST - LA FACE CACHÉE DU BOUDDHISME - SAUVÉ PAR JÉSUS CHRIST / TÉMOIGNAGNE - MAI 2015Morgan Priest48 250 vues
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Le Bouddhisme en France fausses idées et vraies dérives!!  Empty Le Bouddhisme quel attrait pour les Français?

Message par M1234 le Jeu 27 Oct 2016 - 18:36

BOUDDHISME

Le bouddhisme : quel attrait pour les Français ?

Pour quelles raisons un nombre important de Français (et d'Occidentaux) s'intéressent au bouddhisme aujourd'hui. Réponse de Dennis Gira, théologien, spécialiste du bouddhisme. .






Dennis Gira (1) souligne ce qu'il y a de plus profond dans cette tradition et en même temps attire l'attention sur les questions d'ordre théologique et pastorale que cette nouvelle présence religieuse pose aux chrétiens. La meilleure façon de comprendre les raisons pour lesquelles le bouddhisme attire tant de personnes en France aujourd'hui, c'est de regarder de près les dispositions intérieures des Français qui s'intéressent à cette tradition. La liste de ces dispsitions, qui suit plus loin, est sans doute sujette aux critiques. Il se peut en effet que certains Français s'intéressent au bouddhisme pour des raisons autres ; il se peut aussi que relativement peu de personnes partagent toutes ces dispositions à la fois.

Le lecteur notera également que plusieurs d'entre elles pourraient tout aussi bien conduire à un engagement dans le christianisme, ou dans d'autres religions. Mais l'ensemble, on va le voir, peut cependant conduire très naturellement au bouddhisme. Cette liste ne dépend pas des sondages qui montrent, par exemple, que près de 5.000.000 de Français se disent "proches" du bouddhisme (1) et que près de 46 % des jeunes de 18 à 25 ans disent qu'ils pensent que le bouddhisme "favorise l'épanouissement personnel" (contre 29 % pour le christianisme) (2). Je l'ai élaborée peu à peu au long des années grâce à de multiples rencontres avec des personnes intéressés par le bouddhisme, des centaines des étudiants venus à l'Institut catholique de Paris pour suivre des cours sur le bouddhisme, sur les religions du Japon, etc. Dans un premier temps nous observerons donc ces dispositions sans les juger. Ensuite nous essayerons de comprendre exactement en quoi elles préparent le terrain pour l'arrivée de la tradition bouddhiste en France.

I. Les dispositions intérieures des Français qui s'intéressent au bouddhisme

1. Une insatisfaction vis-à-vis du monde tel qu'il va.

Les personnes attirées par le bouddhisme sont généralement très conscientes du fait que notre société de consommation ne peut pas offrir de véritable bonheur. Elle savent aussi, par leur expérience, que ce monde de compétition mène inévitablement au conflit et ne peut pas combler leur désir de vivre en harmonie. Elles cherchent donc la paix intérieure et la paix entre les hommes qui manquent toutes les deux si cruellement à notre monde. Ces personnes souffrent quand elles voient les problèmes politiques et économiques rendre la vie difficile pour tant de gens, les guerres fratricides qui font si souvent la « une » de nos journaux, etc. etc. etc. En plus, elles sont convaincues que l'effort que nous avons fait depuis des millénaires en Occident pour maîtriser le monde extérieur, pour le rendre plus satisfaisant, ou moins insatisfaisant, n'a pas porté le fruit espéré et qu'au contraire, les dégâts au niveau de l'écosystème risquent de nuire à l'équilibre de la planète et donc de la vie.

2. Une difficulté à comprendre les discours habituels sur Dieu.

Les Français qui deviennent bouddhistes, ou qui se sent proches du bouddhisme, parlent presque toujours des problèmes que leur pose la notion (chrétienne) d'un Dieu personnel qui serait à la fois un Dieu tout puissant et un Dieu d'amour.

- Pour beaucoup, le problème du mal est insurmontable. Comment en effet croire en un Dieu tout puissant, en un Dieu d'amour qui veut le bien-être de tous les êtres vivants, mais qui permet la souffrance de tant et tant qui naissent dans la misère ou la guerre ? Grave question.

- Pour d'autres, les images de Dieu reçues dans l'enfance, et qui ne correspondent pas du tout à leur expérience d'adulte, rendent la foi impossible. Ces images (un Dieu Juge, un Dieu qui exige la souffrance de son Fils, etc) ont d'ailleurs été source de beaucoup de souffrances.

de son Fils, etc) ont d'ailleurs été source de beaucoup de souffrances.

- Enfin, l'idée de Dieu pose des problèmes au niveau philosophique. Certains pensent que croire en un Dieu personnel, c'est tomber dans l'anthropomorphisme. De plus, croire en Dieu serait de toute façon incompatible avec les découvertes de la science moderne.

3. Un très fort accent mis sur la primauté de l'expérience.

L'homme d'aujourd'hui accepte de plus en plus difficilement qu'un critère de vérité puisse exister en dehors de lui-même. Dans ce contexte toute forme de dogme est mise en question, ainsi que toute religion révélée. On n'accepte plus qu'une autorité religieuse dise « ce qu'il faut croire ». On veut découvrir la vérité à partir de sa propre expérience.

4. Une volonté de prendre son propre progrès en main.

Parlant avec des personnes qui s'intéressent à quasiment toute forme de spiritualité extrême-orientale, on constate aussi que nombre d'entre elles ne veulent plus dépendre d'une force extérieure - de la grâce - pour avancer sur leur voie intérieure. Elles mettent l'accent sur la responsabilité de chacun face à son avenir personnel. Et cette responsabilisation les aide à se débarrasser d'un sens de culpabilité qui les immobilisaient jusque là dans leur vie spirituelle.

5. La constatation qu'on ne peut pas réussir à développer tout son potentiel humain en une seule vie.

Ces personnes qui veulent assumer la responsabilité de leur progrès pressentent qu'à la fin de leur vie elles auront pourtant un profond sentiment d'inachèvement. En une seule vie en effet, il est impossible d'accéder pleinement à son humanité. Si l'on rejette alors l'idée que l'on sera accueilli par un Dieu qui aidera chacun à se réaliser dans l'amour, il ne reste que deux possibilités : le non-sens et la croyance en la réincarnation. Cela explique pourquoi bon nombre de Français partagent la vison réincarnationniste de l'homme.

6. Un besoin d'intégrer le corps à la démarche spirituelle.

Les Français d'aujourd'hui sont de plus en plus préoccupés par leur santé. Ils cherchent passionnément l'harmonie du corps et de l'esprit et donc des voies qui leur permettent de devenir conscients du rythme de la nature, de se libérer du mépris du corps, d'intégrer enfin le corps à la démarche spirituelle.

7. Le besoin d'un maître ou guide spirituel.

Les mêmes personnes qui ne veulent entendre parler ni de grâce ni de dogmes sont pourtant très conscientes du fait qu'il n'est pas possible d'avancer sur une voie spirituelle sans un maître, sans quelqu'un qui connaisse le chemin et qui puisse donc leur donner des conseils fiables.

8. Le besoin d'appartenir à une communauté "authentique".

La plupart de personnes qui sont devenues bouddhistes en France ont eu une expérience négative du christianisme. Elles sont aussi encombrées par une mémoire religieuse qui ne leur permet pas d'oublier les épisodes peu glorieux de l'Église : les croisades, l'inquisition, le lien entre les missions chrétiennes et le colonialisme etc. Elles cherchent donc une tradition sans violence (pour beaucoup, monothéisme et violence sont liés). Ces personnes sont également frappées par le fait que les chrétiens d'aujourd'hui ne vivent pas l'Évangile mieux que leurs aïeux. Elles cherchent donc ailleurs une communauté où tout le monde soit engagé, une communauté "authentique".

Il nous reste maintenant à voir comment et pourquoi le bouddhisme peut répondre aux attentes de ces Français en recherche d'une voie spirituelle capable de les épanouir.

II. Les affinités entre le bouddhisme et les dispositions intérieures de certains Français

Je serai obligé ici d'indiquer simplement quelles sont les affinités entre le bouddhisme et l'ensemble de dispositions décrites ci-dessus sans expliquer le véritable sens de la vision bouddhiste du monde et de l'homme. (Pour des précisons sur la doctrine et la cohérence interne du bouddhisme, le lecteur peut consulter une des introductions au bouddhisme proposées dans la bibliographie). Revenons donc à ces dispositions, pour découvrir pourquoi les personnes qui les partagent s'intéressent au bouddhisme.



1. Une insatisfaction vis-à-vis du monde tel qu'il va.

Selon ces personnes, l'homme d'Occident a investi toute son énergie pour maîtriser le monde extérieur (on oublie cependant l'élan qui a donné naissance aux grands courants spirituels de la tradition chrétienne), tandis que celui d'Extrême-Orient s'est consacré depuis toujours à la maîtrise du monde intérieur. Les maîtres bouddhistes seraient donc les mieux à même d'aider l'homme à retrouver la paix intérieure et à établir une véritable paix dans ce monde.

Le bouddhisme propose aussi des moyens pour aider l'homme à comprendre les véritables raisons de son insatisfaction : si l'homme est insatisfait, c'est en effet à cause de la vision erronée qu'il a de lui-même. Il ne comprend pas qu'il est aussi éphémère que tous les autres phénomènes du monde. Cette vision le pousse donc à s'engager dans un comportement égocentrique puisqu'il veut épanouir le petit « soi » auquel il attache tant d'importance. Et ce comportement, dans la vision bouddhiste des choses, le bloque dans le cycle des naissances et des morts (samsara) dont tout être vivant est prisonnier. C'est l'inexorable déroulement de la loi karmique (karma = l'acte et ses conséquences) selon laquelle tout acte positif ou négatif (l'acte karmiquement négatif étant précisément l'acte égocentrique) porte un fruit dans cette vie ou dans une vie ultérieure. Par la discipline mentale, la discipline éthique et surtout par la sagesse l'homme peut corriger cette vision erronée qui est à la source de toute sa souffrance, de toute son insatisfaction. Il cesse alors de se comporter de manière égocentrique et arrive finalement à l'éveil. Son ignorance spirituelle sera dissipée et ses passions éteintes : c'est le nirvana ("extinction").

Il est aisé de comprendre pourquoi celui qui cherche à échapper à l'insatisfaction peut s'intéresser au bouddhisme puisque ce dernier s'attaque directement à ce problème et propose des pratiques destinées à libérer l'homme de ce qui pèse sur lui dans le monde éphémère du samsara.

2. Une difficulté à comprendre les discours habituels sur Dieu.

La voie proposée par le bouddhisme ne fait aucune référence à Dieu. Il est vrai que les bouddhistes laissent une place aux divinitiés (deva) de toutes sortes, mais ces divinités sont prisonnières, tout comme l'homme, du cycle des naissances et des morts. Elles doivent donc chercher, comme lui, à en sortir. L'idée d'un Dieu tout autre, d'un Dieu qui aime, d'un Dieu qui fasse alliance avec l'homme, d'un Dieu qui sauve, et totalement absent dans le bouddhisme.

Autrement dit, tout s'explique sans Dieu. Ce n'est pas que les bouddhistes soient athées (sauf peut-être ceux des pays de tradition chrétienne, comme la France, où beaucoup rejettent toute idée de Dieu, ou plus précisément l'idée qu'ils se font de Dieu). Les bouddhistes des pays bouddhistes n'ont tout simplement aucune idée de Dieu. Mais le fait que dans le bouddhisme tout s'explique sans Dieu rend, il faut l'avouer, cette tradition très attirante pour les Français qui sont convaincus, par exemple, qu'il existe entre la foi chrétienne et la science moderne un mur infranchissable. L'analyse bouddhiste de la réalité, l'éthique, les pratiques méditatives, etc. leur semblent très rationnelles. De plus, le bouddhisme les libère des images de Dieu déjà évoquées et qui ont été souvent pour eux source de souffrance et de culpabilité : le Dieu Juge, le Père sévère, etc.

On pourrait ajouter que le problème du mal, tel qu'il est habituellement formulé, n'existe pas pour les bouddhistes. Pour les chrétiens, il sera toujours difficile d'expliquer, par exemple, comment des enfants peuvent naître dans des situations épouvantables dans un monde créé par un Dieu qu'on dit tout puissant, un Dieu amour qui veut le bien de tout homme ; mais pour les bouddhistes ce phénomène - ainsi que toutes les inégalités entre les hommes - s'explique par le déroulement de la loi karmique. Le malheur, même celui d'un nouveau-né, est simplement le résultat des actes négatifs qui ont été posés dans une ou des vies antérieures. Cela ne veut pas dire que les bouddhistes abandonnent ceux qui souffrent à leur malheur. Au contraire, ils font tout pour les aider, par compassion. Mais pour les chrétiens, et là se situe une des grandes différences entre le bouddhisme et le christianisme, un enfant n'est jamais responsable de la misère dans laquelle il est né. Tout homme est créé à l'image de Dieu et a donc le droit de ne pas naître dans des situations inacceptables. Et quand un enfant naît dans la misère, le chrétien va vers lui par charité, certes, mais d'abord par justice.

3. Un très fort accent mis sur la primauté de l'expérience.

Quiconque est convaincu que le critère de la vérité est d'abord l'expérience de chacun accueillera les maîtres bouddhistes à bras ouverts. En effet, ces derniers invitent toujours ceux qui les écoutent à vérifier leurs enseignements. C'est l'un des points forts du bouddhisme, mais il ne faut pas tomber dans l'erreur de penser que pour les bouddhistes toutes les vérités se valent. Certes, cette tradition est connue pour sa grande tolérance, mais cette tolérance ne correspond pas à ce que pensent beaucoup d'Occidentaux. Dans le contexte bouddhique, il vaudrait mieux parler de patience.

Quand on entre dans la cohérence bouddhique, il devient clair que toutes les visions de l'homme ne peuvent pas conduire à l'éveil. Les maîtres, avec beaucoup de patience, acceptent l'homme là où il en est de sa quête spirituelle et lui donnent des enseignements qui lui permettent d'avancer à son rythme. On pourrait presque dire qu'ils dispensent leurs enseignements à doses homéopathiques, les adaptant à la capacité de chacun. Ils font cela parce qu'ils savent, et c'est d'une très grande sagesse, que si l'homme ne se retrouve pas dans un enseignement, il ne sert à rien de le lui proposer. Ces maîtres ne commencent donc pas par des discours compliqués sur la vacuité. Ils demandent à l'homme de réfléchir sur ses émotions, sur son comportement etc., de voir comment, lorsqu'il pose tel acte, il y toujours telle conséquence. Tout est vérifiable. Les maîtres bouddhistes en général ne disent pas non plus ce qu'il ne faut pas croire. Ils savent qu'au fur et à mesure que l'homme avance sur la voie, sa vision erronée se corrigera, et les croyances auxquelles il avait attaché tant d'importance dans le passé disparaîtront tout naturellement. Que la vérité soit vérifiée par l'expérience de chacun, oui. À chacun sa vérité, non. Cependant, il n'y a pas de dogmes "imposés" par un magistère, et pour beaucoup cela rend le bouddhisme très moderne et fort sympathique.

4. Une volonté de prendre son propre progrès en main.


À la lumière de ce que nous venons de voir, il est facile de comprendre pourquoi le bouddhisme répond bien aux attentes de ceux qui veulent prendre leur propre progrès en main. Si l'homme avance vers la libération sur la voie proposée par le Bouddha, c'est grâce à sa pratique et non grâce au Bouddha, et certainement pas grâce à Dieu. Il n'y a ni Dieu qui sauve, ni Dieu qui condamne. L'homme, à travers sa discipline mentale, son comportement, etc. décide de ce qu'il va devenir. Un comportement égocentrique le plongera dans des existences douloureuses; et dire cela n'est pas condamner mais seulement constater les conséquences. De la même manière, celui qui arrive à l'éveil sortira définitivement du cycle des naissances et des morts, ce qui n'est en aucun cas une recompense. Ainsi, le bouddhisme devient pour de nombreux Français la tradition qui responsabilise l'homme de manière exemplaire.

5. La constatation qu'on ne peut pas réussir à développer tout son potentiel humain en une seule vie.

En Occident, parler du bouddhisme, c'est aussi parler de la réincarnation. On comprend donc pourquoi les personnes attirées par cette vision du monde sont très souvent aussi attirées par le bouddhisme. Mais là se pose un véritable problème : les bouddhistes ne croient pas à la réincarnation telle qu'elle est conçue en Occident ! (3) Pourquoi donc ces personnes sont-elles attirées par le bouddhisme? Tout simplement parce qu'elles pensent que les bouddhistes croient à la réincarnation. Mais les maîtres bouddhistes, toujours avec leur pédagogie exemplaire, les aident peu à peu à comprendre la différence entre le samsara et la réincarnation, et finalement le malentendu de départ devient une occasion de rencontrer l'enseignement authentique du Bouddha.

6. Un besoin d'intégrer le corps à la démarche spirituelle.

Toutes les formes du bouddhisme (le zen, le bouddhisme tibétain, etc.) soulignent l'importance du corps dans la démarche spirituelle. Il suffit de regarder la position du corps des bouddhistes qui pratiquent le zazen (la position assise qui caractérise la tradition zen) pour comprendre à quel point ce principe est essentiel. La place de la respiration et de l'inspiration dans les exercices bouddhiques est également impressionnante. Le respect de la dimension corporelle de l'homme se reflète aussi dans les préceptes bouddhistes qui invitent à une vie équilibrée.

7. Le besoin d'un maître ou d'un guide spirituel.

Nous avons déjà fait remarquer la qualité pedagogique des maîtres bouddhistes et leur capacité d'accueil. Certains moines chrétiens les considèrent même comme des "techniciens de l'intériorité" tellement ils connaissent bien les possibilités qu'offre la vie intérieure et les pièges qui y attendent ceux qui s'y engagent. Que des personnes pour qui la quête spirituelle est essentielle se rendent chez eux n'a donc rien de surprenant.

8. Le besoin d'appartenir à une communauté "authentique".

Cette dernière disposition est particulièrement douloureuse à accueillir pour les chrétiens car elle nous met devant la faiblesse de l'Église à travers l'histoire et jusqu'à nos jours. Dans l'humilité, il faut pourtant assumer notre passé. En même temps, dans un esprit de fraternité, il faut aider ceux qui se tournent vers le bouddhisme à comprendre que cette tradition a aussi connu des périodes difficiles. De grands monastères bouddhistes ont eu leurs moines guerriers, et pendant des siècles cette tradition a considéré que ceux qui "calomniaient" la Loi bouddhique étaient exclus de toute possibilité d'arriver à l'éveil. Les rois pouvaient, et dans certains cas devaient, les éliminer sans que cet acte soit considéré comme violant le premier précepte qui ordonne pourtant de respecter toute vie. Autrement dit, il y a une violence en l'homme qu'aucune grande tradition ne réussit à toujours juguler. Mais bouddhisme et christianisme, et c'est leur grandeur, ont pu surmonter les pires abus et continuer à annoncer, et à essayer humblement de mettre en pratique, les enseignements de leurs "fondateurs".

On peut ajouter que le fait que dans les communautés bouddhistes de France, à la différence de ce qui se passe dans les communautés chrétiennes, tout le monde est "pratiquant" ne veut pas dire que le bouddhisme soit plus authentique que le christianisme. J'ai vécu longtemps au Japon. Dans ce pays culturellement bouddhiste depuis près de treize siècles, de nombreux Japonais, nés dans des familles bouddhistes et cherchant un lieu pour vivre leur quête spirituelle de manière plus intense, finissent dans une petite communauté chrétienne. Finalement il semble bien qu'à long terme, là où une religion fait partie de la culture d'un pays, cette religion finisse par en souffrir : ici le christianisme, au Japon le bouddhisme.

Conclusion

Voilà donc quelques réflexions sur les raisons pour lesquelles les Français s'intéressent au bouddhisme aujourd'hui. Ce qui manque dans cette présentation - mais j'ai trop peu d'espace - c'est une réflexion sur la réponse pastorale qu'il faudrait mettre en place face à cette situation. Je dirais seulement qu'après trente ans d'études sur le bouddhisme je suis arrivé à me dire que la seule réponse valable, c'est d'aider chacun à faire une relecture des Écritures saintes pour méditer cette Parole qui chante la grandeur de l'homme et celle de Dieu et montrer que la Bonne Nouvelle est une véritable annonce de bonheur.

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Message par azais le Sam 24 Nov 2018 - 18:25

 Boudha a-t-il jamais existé ? 
Les recherches d'historiens depuis 3 siècles  et la tradition boudhique plaident que non     
Introduction et traduction : Marion Duvauchel
Le Bouddhisme en France fausses idées et vraies dérives!!  68f086bd-9680-481d-abb9-be3dbeabadbb
Aujourd’hui, toute la recherche comme aussi tous les adeptes du bouddhisme à la mode occidentale ont admis l’historicité du Bouddha. Tous relaient la légende d’un prince issu de la caste de Ksatriya et qui serait devenu ce fondateur d’une religion promise à l’avenir que l’on connaît (fort mal). Dans cet article, le chercheur américain du Minnesota, David Drewes, a ouvert l’enquête. Et il n’a rien trouvé. Depuis trois siècles, le formidable développement de cette religion est fondé sur un personnage dont rien n’apparaît attester l’existence historique : voilà qui mérite qu’on s’y arrête.*
L’article de Drewes, The Idea of the Historical Buddha, a été publié au Journal of the International Association of Buddhist Studies, Volume 40 – 2017 1–25 doi: 10.2143 / JIABS.40.0.326900
Il a été présenté au XVIIème congrès IABS en 2014 à Vienne


Dans un autre article nous avions vu que la figure humaine de Bouddha n'est apparue qu'apres la venue du christianisme  et des premiers missionnaires de cette culture  qui  mettait en avant la figure de Jésus incarné, bien né et bien mort , comme une figure reconnaissable et historique ( Dieu venu parmi nous )  rendant bien fragile  ces courants mythologiques recupérés par les empereurs d'Inde et d'Asie pour asseoir leur emprise sur les populations ... Dès lors on construisit des temples et des statues representant en Inde et au Népal des figures humaines là où ,auparavant, n'étaient que figures mythologiques de la création, de bêtes et des démiurgies de l'esprit humain égaré et a minima très confus .  


 Autre conclusion : relire les posts de ce FIL qui décrivent le caractère particulièrement dangereux pour les adeptes des pratiques bouddhiques , pires des pratiques qui induisent  des infestations  graves du fait du tantrisme kalachakrique en particulier promu dans le cadre du bouddhisme tibétain  N'hésitons pas à remonter dans les articles de ce FIL non sans conclure pour chacun et tous ceux concernés 

 Notre Père 
 Ne nous laisse pas entrer dans la tentation 
 Mais Délivre nous du Mal 
Amen 

http://www.eecho.fr/bouddha-lequel-ou-quand/  extraits ( résumé des recherches historiques )


 __ L’idée que le Bouddha n’ait pas de réalité historique peut sembler radicale. 
 Bien qu’il y ait eu une industrie consacrée à la production de revendications sensationnelles à propos du Bouddha, rien n’a jamais pu être établi comme fait à son propos, et la recherche a longtemps admis que c’est un personnage sur lequel on ne sait rien. Je suggère simplement de passer d’un discours sur un Bouddha inconnu et sans contenu à un discours qui admette que nous n’avons aucun fondement sérieux qui permette de parler d’un Bouddha historique. Il est bien sûr possible qu’il y ait eu quelque singulière et réelle personne derrière le nébuleux « śramaṇa Gautama » des premiers textes, mais rien ne permet de l’affirmer, et même si une telle personne avait existé, nous ne savons rien d’elle. 


 Si on résume cette vieille affaire telle qu’elle se présente dans la recherche occidentale : en dépit des rapports des missionnaires et des voyageurs accumulés depuis des siècles, au début du XIXème siècle on en sait très peu et la recherche considère l’historicité du Bouddha comme une question ouverte. L’implication soutenue de la recherche universitaire dans la question de l’origine du bouddhisme commence à la fin des années 1820, avec l’annonce de Hodgson que les textes népalais sanscrits retracent l’origine du Bouddhisme à travers une lignée de sept Bouddhas et prétendent conserver l’enseignement du dernier Bouddha, Śākyamuni.
 Contre le point central du Śākyamuni historique, que Turnour et Rémusat fardent, Burnouf affirme contre toute attente qu’il a simplement « reconduit l’opinion des Népalais, et présenté comme un fait historique une croyance traditionnelle». Car sur la base des matériaux dont il dispose alors, Burnouf pouvait admettre que le Bouddha était anhistorique ou tout aussi bien que la question restait indécidable. Sa représentation du Bouddha comme d’une figure historique ne fait que traduire son opinion préférée.
__ Dans les années qui suivirent son œuvre, tout ce qui concernait les Bouddhas antérieurs s’effaça et l’intérêt des chercheurs se porta sur le Bouddha final. La présentation du bouddhisme indien par Burnouf éclipsa toutes les idées antérieures si bien que, sur son autorité, on finit par admettre l’historicité du Bouddha.

On croit le plus souvent que la preuve de l’historicité du Bouddha est fondée sur le sanscrit de Burnouf ou Hodgson ou sur les textes palis de Rhys David et Oldenberg, mais ce n’est pas le cas. 
Durant les décennies suivantes, les chercheurs … s’alignant sur L’introduction de Burnouf ont concentré leur travail sur le Bouddha final ...…  (Ainsi ), quoique la faction historique l’ait emporté, les chercheurs impliqués ne donnent aucun fait probant ni aucun argument significatif pour soutenir leur hypothèse: Burnouf ne cite que les pieuses croyances népalaises. (…) 

Par dessus tout, dans les décennies suivant la publication de l’œuvre de Burnouf les chercheurs de premier plan restaient profondément « vexés » par la question de l’existence du Bouddha. L’idée du Bouddha historique semblait réaliste et permettait de le décrire de manière intéressante ; mais beaucoup de chercheurs, la plupart peut-être, se sentaient retenus par l’absence de preuves. Pendant les décennies précédentes, les chercheurs avaient pénétré la nuit des temps, tracé l’origine du Bouddha en Inde, localisé des écritures Bouddhistes, et découvert qu’elles prétendaient être l’enseignement d’un être humain ou semi humain, un être supranaturel, omniscient ou presque. Mais c’était la fin de la route. S’en remettre à une interprétation évhémériste du Bouddha super-naturel, la seule sorte de Bouddha connue depuis pratiquement les textes les plus anciens, exigeait que les chercheurs fassent un saut résolu au-delà du point où ils disposaient de quelques faits. Dans son manuel du Bouddhisme en 1853, Hardy défend sa conception d’un Bouddha historique et cite Barthold Niebuhr affirmant que « sans audacieuse divination toute recherche sur l’histoire ancienne des nations devait être abandonnée » (139). Quelques chercheurs furent désireux de prendre part à cette audacieuse divination ; d’autres non.
 Sauf Wilson, qui, de notoriété publique, ne fut pas convaincu. Dans son On Buddha and Buddhism, écrit en 1854 et publié en 1856, il louait les travaux de Burnouf mais exprimait de sérieuses réserves à propos de l’historicité du Bouddha :15 « puisqu’il ne semble pas improbable qu’un individu »… ait pu fonder une école opposée au monopole des Brahmanes … environ six siècles avant le Christ, il est néanmoins « très problématique de savoir s’il a bien existé quelqu’un comme Sákya Sinha, ou Sákya Muni, ou Sramana Gautama ». Il suggéra également qu’il « ne semble pas impossible, après tout, que Sákya Muni ne soit pas réel, et que tout ce qui est raconté à son sujet soit aussi fictionnel que ses précédentes « migrations » et que les miracles qui entouraient sa naissance, sa vie et son départ (Wilson 1856: 247–248). Si la position de Wilson est généralement considérée aujourd’hui comme un reflet de son extrême scepticisme, personne encore n’a apporté quoi que ce soit qui puisse dissiper les doutes qu’il a pu exprimer il y a quelque quarante ans. La suggestion de Wilson, plus prosaïque encore, était que l’émergence du Bouddha pouvait être attribuée à une « personne », ou ce qui peut s’y apparenter, à des personnes de castes diverses » dont nous savons peu de choses pour ne pas dire rien. (248). 

__Max Müller dans son article « Buddhism » publié en 1862, discute et révoque les idées de Wilson, deux ans après son décès, et il soutient, sans donner aucune raison ni aucune preuve que « nous pouvons admettre que le Bouddhisme … a eu un fondateur réel » et qu’il « nous suffit de considérer les travaux sur la philosophie et la religion depuis environ trente ans, pour percevoir le progrès immense qui a été fait en vue d’établir le caractère historique du fondateur du Bouddhisme » (Müller [1862] 1867: 217–219, 222). Émile Sénart répondit dans un livre célèbre, l’Essai sur la légende du Buddha, publié en plusieurs parties entre 1873 and 1875, que la légende du Bouddha était un mythe solaire et Hendrik Kern présenta une théorie comparable dans sa monumentale Geschiedenis van het Buddhisme in India, publié entre 1882 et 1884.18 

 Nul doute que certains diront qu’il est déraisonnable de demander une preuve au-delà du témoignage de la tradition bouddhiste. Erich Frauwallner affirma même avec exaspération, que « ceux qui refusent d’accorder foi à la tradition tant qu’on n’aurait pas trouvé un journal tenu par Ananda dûment authentifié par les autorités de Rājagrha and Vaiśālī, n’attendront plus bien longtemps » (1957: 310). 

Pour Lamotte, le lien entre le Bouddha et le Bouddhisme est de nature fondamentalement métaphysique : l’esprit et la personnalité du fondateur servant de miroir pour toute l’histoire ultérieure. L’affirmation de ce lien semble avoir été la seule justification apportée à l’historicité du Bouddha.(…)  Quoique Thomas Lamotte et Bareau fussent tous de solides défenseurs de l’idée du Bouddha historique, ils n’en ont pas moins conclu qu’on ne pouvait apporter aucune preuve identifiée.28

Quoiqu’aussi adepte ardent du Bouddha historique, André Bareau échoue lui aussi à apporter quoi que ce soit de neuf à ce vieil argumentaire. Dans son livre sur le Bouddhisme indien (1966), (…) dans son volumineux travail, il admet pourtant, que sur la question, seuls quelques détails mineurs comme le nom de Gautama, celui de quelques disciples et la mort du Bouddha à Kusinagara apparaissent comme historiques, et que même cela n’est pas certain.26

Dans tout cela, il n’y pas grand-chose qui puisse inspirer confiance à l’historien. Aucun de ces chercheurs n’a avancé d’argument valide.

Les deux principaux chercheurs qui (cherchèrent à) établir l’historicité du Boudha sont Rhys Davis et Hermann Oldenberg. Tous deux s’appuient sur les textes palis, qu’on a fini par considérer comme plus anciens que les textes sanscrits de Hodgson, et qui sont utilisés pour d’excitantes descriptions de la vie et de l’enseignement du Bouddha. Plutôt que d’utiliser les textes dont ils disposent pour justifier l’historicité du Bouddha, ils prennent l’historicité du Bouddha comme une prémisse dont ils font la base pour interpréter leurs textes comme des documents historiques. Quoique beaucoup ont trouvé leurs présentations quelque peu forcées, cette approche laissa les chercheurs incapables de répondre aux doutes sur l’historicité du Bouddha autrement que d’une manière embarrassée.
(…) _
_ Deux choses sont à souligner ici. D’abord, Rhys Davids, aujourd’hui l’avocat principal de l’idée du Bouddha historique, ne présente rien de plus solide que l’argument ad populum : nous savons que le Bouddha vécut parce que le peuple a accepté cette idée. Deuxièmement, l’idée que les chercheurs admettent que la légende préserve une « base de vérité suffisamment claire pour rendre possible une histoire intelligible » n’est pas vraie. (En effet) , quoique Wilson et Hardy soient décédés, Christianity and Buddhism Compared avait été publié, de même que l’Essai sur la légende du Buddha de Sénart. Kern publiera sa Geschiedenis, dans lequel comme Sénart, il devait dépeindre le Bouddha comme un mythe, quelques années plus tard.20 

 (…) Robert Spence Hardy, qui publia en 1850 et 1853 deux monographies influentes, se fit l’avocat de l’idée du Bouddha historique, mais il prit les critiques de Wilson au sérieux. Dans son livre Legends and Theories of the Buddhists (1866), il fit une lecture minutieuse de l’article de Wilson et adoucit considérablement son propos, en formulant que « au-delà des controverses, ni l’âge, ni même l’existence individuelle du Bouddha n’a été établie.16 Dans son livre Christianity and Buddhism Compared en 1874, il semble abandonner presque totalement l’idée d’un Bouddha historique jusqu’à affirmer que le Bouddha est « une créature purement imaginaire, quoique formée, sans doute, de « quelques reflets» d’une tradition réelle »… un fantôme issu du cerveau de quelques ascètes… qui ont mis des rêves par écrit, y ont attaché leurs noms, et qui ont appelé ces souvenirs, de l’histoire ».17

(Que conclure ?)
__
Le problème ici est qu’il n’est pas sûr du tout que la tradition ( népalaise ou bouddhique ) elle-même considère le Bouddha comme une personne réelle. Les premiers auteurs bouddhistes font peu d’effort pour donner au Bouddha une identité humaine spécifique. Si les personnages familiers du Bouddha donnent parfois l’impression de raconter l’histoire d’une personne précise, ce n’est que dans les textes tardifs, non canoniques. Les premiers textes comme les sutta-s du canon pali, ne disent presque rien de la vie du Bouddha et l’identifient seulement en termes vagues. Bien plus que sous un type humain spécifique, il apparaît d’abord comme une figure supra divine, omnisciente, générique, caractérisée en termes de qualités supranaturelles. En fait, quoique la recherche ait invariablement obscurci le fait, les premiers textes échouent à lui donner un nom propre. Quoique souvent nous entendons dire que le Bouddha était Siddhārtha Gautama du clan Śākya, le nom de Siddhārtha (et ses variantes Sarvārthasiddha, etc.) ne sont attestés dans aucune source ancienne. On chercherait par exemple en vain le nom de Bouddha dans le canon pali. Lier le Bouddha aux Śākyas permet certainement de lui donner une texture générique réaliste, mais comme Wilson le soulignait autrefois, les Śākyas ne sont mentionnés dans aucune source primitive non Bouddhistes (1832a: 7–8, 1856: 247). De plus, selon une ancienne tradition, les Śākyas furent anéantis avant la mort du Bouddha, ce qui laisse supposer que les auteurs bouddhistes eux-mêmes pourraient n’avoir eu aucune conscience de leur existence. Le clan entier pourrait bien s’avérer entièrement mythique.29
Il reste seulement Gautama, qui est moins un nom qu’une épithète identifiant le Bouddha comme lié au Gautama gotra, l’un des huit anciens gotra-s, ou lignages reconnus par la tradition brahmanique, qui descend elle-même des huit ṛṣis mythiques. Bien que Gautama soit souvent présenté comme le surnom du Bouddha, le terme a une acception plus large que Śākya. Dans les textes bouddhistes, tous les Śākyas sont des Gautamas, et bien d’autres encore : les figures centrales des autres traditions indiennes, y compris le sage Yājñavalkya des Upaniṣad ; Indrabhūti affirmait avoir été le disciple principal de Mahāvira; et le traditionnel fondateur de la Nyāya darśana, est également identifié comme étant Gautama.30
__ 
ils sont nombreux à avoir senti qu’il est peu probable qu’une tradition religieuse affirme n’avoir qu’un seul fondateur – ou réformateur. Si elles le font, c’est, entre autres, parce qu’elles ont à rendre compte d’une source de révélation et d’une autorité cohérentes. En fait, bien des traditions religieuses qui revendiquent un seul fondateur, pour ne pas dire toutes, n’en ont pas qu’un seul. (…) Bien des traditions religieuses aux origines pré modernes ne conservent pas le souvenir de la manière dont elles ont été constituées à l’origine. Au fur et à mesure que le processus tend à se complexifier, il devient difficile de conserver ce souvenir des origines, (et pas particulièrement édifiant), ces traditions religieuses ont alors tendance à être recouvertes par des récits mythiques plus simples.
__ Si on se concentre sur l’Inde, on dit que les Vedas, Mahābhārata, et les Purāṇas ont été composés par Vyāsa et on attribue le Rāmāyana à Vālmiki, mais ni l’un ni l’autre ne sont considérés comme historiques. De même que les sūtra-s bouddhistes, les premières Upaniṣads ont pris la forme de dialogues réalistes avec de grands maîtres, et en fait, ils fournissent beaucoup plus d’informations biographiques pour la plupart d’entre elles que le vaste corpus de sūtra-s au sujet du du Buddha….. Par contraste avec bien des récits dans les Brāhmaṇas qui se déroulent dans un temps mythique et rappellent les actions des dieux (deva-s) et les êtres célestiels (gandharva-s), les personnages des Upaniṣad sont solidement enracinés dans la vie quotidienne (Black 2007: 20–21).
__ Contribuant à l’effort général, les premières Upaniṣads semblent clairement dater d’un temps proche de celui où elles furent composées. Plutôt qu’un fait réel, les scénarios de dialogue réaliste trouvés dans les sūtra-s bouddhistes ne reflètent rien d’autre que le fait que ces textes représentent un genre similaire. Dans l’Inde ancienne, attribuer l’origine de lignages familiaux, de traditions religieuses et de textes à des figures mythiques n’était pas seulement la norme, mais la règle, avec très peu d’exceptions connues datant de notre ère.


 
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Message par Père Nathan le Dim 25 Nov 2018 - 22:26

Monition de Bouddha

"Il n'y a qu'un seul sentier, ô moines, conduisant à la purification des êtres, à la conquête des douleurs et des peines, à la destruction des souffrances physiques et morales, à l'acquisition de la conduite droite, à la réalisation du Nirvana :  ce sont les quatre sortes d'établissements de l'attention.

Quelles sont ces quatre sortes ?

Voici, ô moines, un moine observant le corps demeure énergique, compréhensif, attentif, ayant rejeté les désirs et les soucis mondains; observant les sensations..., observant l'esprit..., observant les sujets différents,
I

Observant le Corps

"Et comment, ô moines, un moine demeure t’il observant le corps ?
Voici, ô moines, un moine étant allé dans la forêt, ou au pied d'un arbre, ou dans une maison isolée, s'assied, les jambes croisées, le corps droit, son attention fixée devant lui. Attentivement il inspire, attentivement il expire. Inspirant lentement, il sait "Lentement j'inspire". Expirant lentement, il sait " Lentement j'expire". Inspirant rapidement, il sait "Rapidement j'inspire". Expirant rapidement, il sait "Rapidement j'expire". "Ressentant tout le corps, j'inspire", ainsi s'entraîne t’il. "Ressentant tout le corps , j'expire", ainsi s'entraîne t’il. "Calmant les activités du corps, j'inspire", ainsi s'entraîne t’il. "Calmant les activités du corps, j'expire", ainsi s'entraîne t’il.
De même, ô moines, qu'un habile tourneur ou un apprenti tourneur, tournant lentement sait : "Lentement je tourne", tournant rapidement il sait : "Rapidement je tourne". De même, ô moines, un moine inspirant lentement sait : "Lentement j'inspire", inspirant rapidement il sait : "Rapidement j'inspire". "Calmant les activités du corps, j'inspire", ainsi s'entraîne t’il. "Calmant les activités du corps, j'expire", ainsi s'entraîne t’il.
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement, il demeure observant le corps intérieurement et extérieurement. Il demeure observant l'apparition du corps, il demeure observant la disparition du corps, il demeure observant l'apparition et la disparition du corps. "Voilà le corps", cette introspection est présente à lui, seulement pour la connaissance, seulement pour la réflexion, et il demeure libéré et ne s'attache à rien dans le monde. C'est ainsi, ô moines, qu'un moine demeure observant le corps.
Et de plus, ô moines, un moine allant sait : "Je vais", étant debout, il sait "Je suis debout", étant assis, il sait : "Je suis assis", étant couché, il sait : "Je suis couché", le corps étant dans telle ou telle position, il le sait être dans telle ou telle position.
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
Et de plus, ô moines, un moine allant ou revenant en est parfaitement conscient, regardant devant ou autour de lui, il en est parfaitement conscient, étendant ou repliant les membres, il en est parfaitement conscient, portant un bol et les robes monastiques, il en est parfaitement conscient, mangeant, buvant, mastiquant, goûtant, il en est parfaitement conscient, déféquant, urinant, il est parfaitement conscient, marchant, étant debout, s'asseyant, s'endormant, s'éveillant, parlant, se taisant, il en est parfaitement conscient.
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
Et de plus, ô moines, un moine observe ce corps de la plante des pieds au sommet de la tête, recouvert de peau et rempli d'impuretés diverses : "Il y a dans ce corps : cheveux, poils, ongles, dents, peau, chair, tendons, os, moelles, reins, coeur, foie, plèvre, rate, poumons, intestins, mésentère, estomac, excréments, bile, flegme, pus, sang, sueur, graisse, larmes, suint, salive, mucus, synovie, urine."
De même, ô moines, que s'il y avait un sac à deux ouvertures rempli de graisses diverses, telles que : riz, riz brut, pois chiches, haricots, sésames, riz perlé, alors un homme qui voit bien l'ayant ouvert , examinerait : "Ceci est du riz, ceci est du riz brut, ceci est des pois chiches, ceci est des haricots, ceci du sésame, ceci du riz perlé", de même ô moines, un moine observe ce corps de la plante des pieds au sommet de la tête, recouvert de peau et rempli d'impuretés diverses : il y a dans ce corps : cheveux, poils, ongles, dents, peau, chair, tendons, os, moelles, reins, coeur, foie, plèvre, rate, poumons, intestins, mésentère, estomac, excréments, bile, flegme, pus, sang, sueur, graisse, larmes, suint, salive, mucus, synovie, urine.
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
Et de plus, ô moines, un moine examine le corps, tel qu'il est placé par éléments : "Il y a dans ce corps l'élément terre, l'élément eau, l'élément feu, l'élément air".
De même ô moines, qu'un habile boucher, ou un apprenti boucher, ayant tué une vache va s'asseoir à un carrefour l'ayant débitée en morceaux, de même, ô moines, un moine examine ce corps tel qu'il est placé par éléments : "Il y a dans ce corps l'élément terre, l'élément eau, l'élément feu, l'élément air".
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
Et de plus, ô moines, quand un moine voit un corps jeté sur un charnier, mort depuis un jour, deux jours, trois jours, gonflé, bleui, putréfié, il réfléchit à son propre corps : "Ce corps a la même nature, il deviendra de même, il ne peut l'éviter".
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
Et de plus, ô moines, quand un moine voit un corps jeté sur un charnier, déchiqueté par les corbeaux, les vautours, rongé par toutes sortes de vers, il réfléchit à son propre corps : "Ce corps a la même nature, il deviendra de même, il ne peut l'éviter".
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
Et de plus, ô moines, quand un moine voit un corps jeté sur un charnier, charpente d'ossements liés par les tendons, sans plus de chair, mais taché de sang, il réfléchit à son propre corps : "Ce corps a la même nature, il deviendra de même, il ne peut l'éviter".
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
Et de plus, ô moines, quand un moine voit un corps jeté sur un charnier, les ossements déliés des tendons, dispersés ça et là, ici un os des mains, là un os des pieds, là un tibia et là un fémur, ici un bassin et là des vertèbres, ici le crâne, il réfléchit à son propre corps "Ce corps a la même nature, il deviendra de même, il ne peut l'éviter".
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
Et de plus, ô moines, quand un moine voit un corps jeté sur un charnier, les ossements blanchis comme des coquillages, il réfléchit à son propre corps "Ce corps a la même nature, il deviendra de même, il ne peut l'éviter".
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
Et de plus, ô moines, quand un moine voit un corps jeté sur un charnier, les ossements entassés après un an passé, il réfléchit à son propre corps "Ce corps a la même nature, il deviendra de même, il ne peut l'éviter".
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
Et de plus, ô moines, quand un moine voit un corps jeté sur un charnier, les ossements pourris et devenus poussière, il réfléchit à son propre corps "Ce corps a la même nature, il deviendra de même, il ne peut l'éviter".
Ainsi il demeure, observant le corps intérieurement; il demeure observant le corps extérieurement…
 
C'est ainsi, ô moines, qu'un moine demeure observant le corps."



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Message par jacques58fan le Mar 27 Nov 2018 - 21:46

@Charles-Edouard a écrit:Le bouddhisme tibétain n’est ni philanthropique ni tolérant, et son plus haut représentant, le Dalai Lama, n’est pas un saint. Cette déclaration émane de deux anciens collaborateurs du Dalaï Lama prix Nobel de la Paix.

Selon Herbert et Mariana ROETTGEN (de Munich), experts en études culturelles, le Dalai Lama, au lieu d’être le véritable champion de la tolérance religieuse et de la co-existence des croyances, est le chef d’un système religieux dont le but est de conquérir le monde.

Pendant les années 80, Herbert Roettgen faisait partie du groupe de soutien allemand au Dalai Lama. Il publiait ses écrits et organisait ses meetings. Mariana Roettgen était activement engagée dans la promotion du dialogue inter-religieux.

Plus tard, ils décidèrent de réaliser une étude critique sur l’arrière-plan occulte et politique du bouddhisme tibétain. Les résultats de cette recherche furent publiés sous les pseudonymes de Victor et Victoria Trimondi sous le titre "L’ombre du Dalai Lama".

Le Dalai Lama a récemment visité Munich et a été reçu par le Ministre de l’Intérieur allemand, Otto Schily du Parti Social Démocrate (SPD). Mariana et Herbert Roettgen, interrogés par Idea, ont critiqué le SPD pour avoir courtisé le chef d’une religion sans prendre garde à son contenu inhumain.

Le Tantra Kalachakra préféré du Dalai Lama contient "une manipulation consciente des croyants, l’usage flagrant d’images d’ennemis et d’une éthique de guerriers agressifs." Le Tantra prône également un "scénario apocalyptique qui est censé arriver en 2327 lorsqu’une ‘bouddhocratie’ sera établie après la destruction des tenants d’autres confessions." Il a inspiré des groupes fascistes aussi bien que Shoka Ashara le fameux gourou de la secte japonaise Aum Shinrikyo responsable de l’empoisonnement de foules au gaz sarin (attentat terroriste dans le métro de Tokyo).

Le bouddhisme tibétain est centré sur la magie, la croyance aux esprits et les rituels de sacrifice dans lesquels l’invocation d’esprits impurs joue un rôle vital. En fait, la " déesse protectrice personnelle " du Dalai Lama est un démon (nommé Palden Lhamo) dont le rôle est de détruire " les ennemis de la vraie doctrine ".

On dit que ce démon a tué son propre fils parce qu’il refusait d’adhérer au bouddhisme. Des illustrations iconographiques dépeignent Palden Lhamo traversant un lac de sang. " Comment un homme saint comme le Dalai Lama peut parler de tolérance religieuse s’il possède une déesse protectrice comme celle-là ? " demande Mariana Roettgen.

Selon M. et Mme Roettgen, les discours œcuméniques du Dalai Lama sont une farce à moins que les pratiques secrètes du Tantra Kalachacra soit dévoilées également. Les théologiens en vue ne prennent pas assez au sérieux les propres affirmations du bouddhisme tibétain, plaident-ils.

Lors de réunions inter-religieuses, il est parfois affirmé que les bouddhistes sont des chrétiens en mieux. Pour des raisons politiques et religieuses évidentes, les représentants officiels du bouddhisme tibétain et leurs disciples occidentaux ne tolèrent aucune critique sur le Dalai Lama et sur l’exploitation des femmes en leur sein. Les contrevenants sont calomniés et reçoivent même des menaces de mort.

Source:
http://www.info-sectes.org/religion/dalailama.htm
 Un chrétien belge comprend très bien le bouddhisme et rejette une partie de ces accusations
https://www.amazon.fr/LAttrapeur-pluie-traces-tib%C3%A9tain-Indiens/dp/2709625695
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Message par Père Nathan le Mar 27 Nov 2018 - 22:19

@Père Nathan a écrit:
Monition de Bouddha
"Il n'y a qu'un seul sentier, ô moines, conduisant à la purification des êtres, à la conquête des douleurs et des peines, à la destruction des souffrances physiques et morales, à l'acquisition de la conduite droite, à la réalisation du Nirvana :  ce sont les quatre sortes d'établissements de l'attention.

Voici, ô moines, un moine observant le corps demeure énergique, compréhensif, attentif, ayant rejeté les désirs et les soucis mondains; observant les sensations..., observant l'esprit..., observant les sujets différents
suite de  catholiquedunet :  comprendre que le bouddhisme détourne l'attention

L'attention aux Sensations



"Et comment, ô moines, un moine demeure t’il observant les sensations ?

"Voici, ô moines, un moine ressentant une sensation agréable sait : "Je ressens une sensation agréable", ressentant une sensation désagréable, il sait : "Je ressens une sensation désagréable", ressentant une sensation ni agréable, ni désagréable, il sait : "Je ressens une sensation ni agréable, ni désagréable".
Ressentant une sensation charnelle agréable, il sait : "Je ressens une sensation charnelle agréable", ressentant une sensation spirituelle agréable, il sait : "Je ressens une sensation spirituelle agréable", ressentant une sensation charnelle ni agréable, ni désagréable, il sait : "Je ressens une sensation charnelle ni agréable, ni désagréable", ressentant une sensation spirituelle ni agréable, ni désagréable, il sait : "Je ressens une sensation spirituelle ni agréable, ni désagréable".

Ainsi il demeure, observant les sensations intérieurement; il demeure observant les sensations extérieurement, il demeure observant les sensations intérieurement et extérieurement. Il demeure observant l'apparition des sensations, il demeure observant la disparition des sensations, il demeure observant l'apparition et la disparition des sensations. "Voilà les sensations"
Cette introspection est présente à lui, seulement pour la connaissance, seulement pour la réflexion, et il demeure libéré et ne s'attache à rien dans le monde.

C'est ainsi, ô moines, qu'un moine demeure observant les sensations.
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Message par Desiderius Ulixes le Dim 9 Juin 2019 - 13:53

Une expérience amusante : j'ai proposé ce lien sur un réseau social, sur le compte d'un chrétien qui écrit des livres et les vend.
Je me suis dit : que va-t-il dire ou penser ? Le résultat : ban, blacklisté direct...

C'est intéressant comme constat : si vous vendez quelque chose, si vous avez des clients, vous devez totalement faire fi de la vérité. Ce qui compte, c'est de ne perdre aucun client, ne se fâcher avec personne.

L'histoire du "Nul ne pourra acheter ou vendre" s'éclaire par ce seul exemple.
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Message par Yeshoua le Dim 9 Juin 2019 - 23:44

oui l'étau se resserre, jusqu'au "délit de facies" généralise pour bientôt à l'encontre de ceux qui voudront respecter les commandements.
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