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Les Saints - Les Saintes du Jour

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 30 Oct 2017 - 7:41

Lundi 30 Octobre 2017

Fête de la Bienheureuse Bienvenue Bojani, Tertiaire Dominicaine (1255-1292).




Benvenuta, née à Cividale del Friuli, Frioul-Vénétie julienne (I), le 04 Mai 1255, passa sa vie dans des austérités hors du commun.

Elle entra dans le Tiers-Ordre de Saint Dominique et se sanctifia ainsi sans entrer dans un Couvent.

Ses contemporains l'ont dotée de toutes les vertus, mais « on se demande quand elle eut le temps de les mettre en œuvre tellement son biographe nous la montre occupée à faire sans cesse des miracles. » (Englebert).

Elle voulait imiter les souffrances du Christ.

Un cilice ne lui suffisant pas, elle serra autour de sa taille une corde qui, peu à peu, lui entra dans la chair.
Elle en tomba malade, couverte d'ulcères douloureux jusqu’à son départ, à l’âge de 38 ans, pour les demeures éternelles, le 30 Octobre 1292.

Le Pape Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769) la Béatifia le 06 Février 1765, ratifiant ainsi le culte que le peuple lui rendait.

Père Jacques Fournier.

À Cividale dans le Frioul, en 1292, la Bienheureuse Bienvenue Boiani, vierge, Sœur de la Pénitence de Saint-Dominique, qui se donna tout entière à la Prière et aux austérités.

Martyrologe romain


https://fr.wikipedia.org/wiki/Bienvenue_Bojani

La Bienheureuse Bienvenue Bojani, est née vers 1255 à Savogna di Cividalehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Savogna dans le Frioul https://fr.wikipedia.org/wiki/Frioulen Italie et est morte en 1292.

Toute petite, elle avait déjà une grande dévotion pour la Vierge Marie.

Ensuite, ayant choisi de devenir tertiaire Dominicaine, elle vécut de permanentes et difficiles mortifications, voulant imiter les souffrances du Christ, portant un cilice, une corde à même la peau qu'elle serrait fortement, s'injectant du vinaigre dans les yeux, malgré les mises en garde de ses confesseurs.

Tombée gravement malade, elle fit un pèlerinage sur la tombe de Saint Dominiquehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_de_Guzm%C3%A1n et en revint guérie.

De nombreux miracles ont été attribués à Bienvenue, si bien que le Pape Clément XII la Béatifia en 1763 enhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_XII ratification du culte qui lui était rendu depuis longtemps.

Sa Fête a été fixée au 30 Octobre.






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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 31 Oct 2017 - 8:44

Mardi 31 Octobre 2017

Fête de Saint Quentin, martyr (IIIe s.).


Saint Quentin

Martyr dans le Vermandois (3ème s.)

Il était romain, cinquième enfant, si l'on en croit son nom, ce qui était rare dans le Bas-Empire.

Il partit pour la Gaule avec saint Lucien de Beauvaishttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/392/Saint-Lucien-de-Beauvais.html et plusieurs compagnons pour évangéliser cette région du Beauvaisis et de la Picardie.

Selon les 'Actes' de sa vie, son succès provoqua la colère du préfet romain Rictiovare  qui l'arrêta à Soissons, lui fit subir interrogatoires et supplices, le fit enfin décapiter, le 31 octobre.

Sur le lieu de son martyre, s'éleva une ville qui prendra son nom: Saint-Quentin

Quentin est le fils d'un sénateur romain, (cinquième enfant, si l'on en croit son nom) serait venu en Gaule avec Saint Lucien, futur Évêque de Beauvais, en mission d'évangélisation. Établi à Amiens il est décapité à Augusta Veromandum, capitale du Vermandois, qui deviendra Saint-Quentin.


Il est fêté le 31 Octobre. (source: Saints du Pas de Calais - diocèse d'Arras)http://arras.catholique.fr/saints-pas-calais.html

Saint Quentin fut un de ces jeunes Romains qui, comme saint Crépin et saint Crépinienhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/2076/Saints-Crepin-et-Crepinien.html, vinrent prêcher l’Évangile dans les Gaules et y communiquer le trésor de la foi qu’ils avaient reçu... (diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin)http://www.soissons.catholique.fr/l-eglise-dans-l-aisne/la-decouverte-du-diocese/les-saints-du-diocese/les-differents-saints-du-diocese/saint-quentin.html

Dans le Vermandois, en Gaule Belgique, vers la fin du IIIe siècle, Saint Quentin, martyr, qui était de l’Ordre Sacerdotal et fut mis à mort pour Le Christ sous l’empereur Maximien.

Martyrologe romain

La parole est vivante lorsque ce sont les actions qui parlent.

Je vous en prie, que les paroles se taisent et que les actions parlent.

Saint Antoine de Padoue.








Reliques de Saint Quentin dans la Basilique de Saint-Quentin (Aisne).




Alors que la tête de Quentin tombe, on entend une voix crier :

Quentin, mon serviteur, viens et reçois la couronne que je t’ai préparée. Voici les chœurs des anges qui viennent te faire cortège pour te conduire triomphant dans la Jérusalem Céleste.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 1 Nov 2017 - 10:38

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 2 Nov 2017 - 8:00

Jeudi 02 Novembre 2017

Fête de la Commémoration de tous les fidèles défunts.



Commémoration des Fidèles Défunts
(Angélus du Dimanche 2 Novembre 2003)
Saint JEAN-PAUL II


Très chers frères et sœurs !

1. Après avoir célébré hier la Solennité de la Toussaint, aujourd'hui, 2 Novembre, notre regard priant se tourne vers ceux qui ont quitté ce monde et attendent d'arriver à la Cité Céleste.

Depuis toujours, l'Église a exhorté à Prier pour les défunts.

Celle-ci invite les croyants à regarder le mystère de la mort non pas comme le dernier mot sur le destin humain, mais comme le passage vers la Vie éternelle.


"Tandis qu'est détruite la demeure de cet exil terrestre - lisons-nous dans la préface d'aujourd'hui - une demeure éternelle est préparée au Ciel".

2. Il est important et de notre devoir de Prier pour les défunts, car même s'ils sont morts dans la grâce et dans l'amitié de Dieu, ils ont peut-être encore besoin d'une dernière Purification pour entrer dans la Joie du Ciel (cf. Catéchisme de l'Église catholique, n. 1030).


Notre Prière d'intention pour eux s'exprime de diverses façons, parmi lesquelles également la visite aux cimetières.


S'arrêter dans ces lieux sacrés constitue une occasion propice pour réfléchir sur le sens de la vie terrestre et pour alimenter, dans le même temps, notre espérance dans l'éternité Bienheureuse du Paradis.


Que Marie, Porte du Ciel, nous aide à ne pas oublier et à ne jamais perdre de vue la Patrie Céleste, objectif ultime de notre pèlerinage ici sur Terre.





Fête des défunts

Le lendemain de la Toussaint

"Jour où l'Église intercède pour ses membres endormis dans la mort et qui souffrent dans une ultime purification avant d'entrer dans la Gloire"

(Martyrologe de Solesmes).

Saint Odilon, Abbé de Cluny,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/369/Saint-Odilon-de-Cluny.html établit, dans le millier de Monastères qui dépendaient de la grande Abbaye bourguignonne, un Office liturgique à l'intention de tous les frères défunts.

L'extension de l'influence clunysienne étendit cette coutume à l'Église universelle en même temps que se précisait la doctrine concernant les âmes du Purgatoire.

Voir aussi

- 'Le Sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon', un lieu où l’on peut confier les défunts à la prière.https://montligeon.org/

- Communion des saints.http://nominis.cef.fr/contenus/glossaire/C.html

Commémoraison de tous les fidèles défunts.

La Sainte Mère Église, attentive à rendre de dignes louanges à tous ses enfants qui jouissent du Bonheur du Ciel, s’empresse d’intercéder auprès de Dieu pour les âmes de tous ceux qui se sont endormis dans l’espérance de la Résurrection, mais aussi en faveur de tous les hommes depuis la création du monde, dont Le Seigneur seul connaît la Foi, pour, qu’avec le secours d’instantes Prières, ils puissent entrer dans la communauté des habitants du Ciel et jouir de la vision du Bonheur éternel.

Martyrologe romain.




















Prière du mardi pour les âmes du purgatoire

Seigneur, Dieu tout-puissant, je vous en conjure par le Sang précieux que votre Fils Jésus a versé dans le couronnement d'épines, délivrez les âmes du purgatoire et, en particulier, celle qui devrait, la dernière, sortir de ces souffrances, afin qu'elle ne doive point attendre si longtemps pour vous louer et vous bénir dans votre gloire pour l'éternité.

Ainsi soit-il.

Et que la lumière sans fin brille sur eux.
Qu'ils reposent en paix.
Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.










Lugentibus in Purgatorio


Que les âmes gémissantes dans le Purgatoire,
où le feu de la justice divine
purifie leurs souillures par les douleurs les plus sensibles,
soient l'objet de votre commisération,
ô Marie !

Vous êtes la source abondante qui lavez les coupables ;
vous les recevez tous et n'en rejetez aucun.
Hâtez-vous de verser vos consolations
sur ces âmes qui ne cessent de souffrir,
ô Marie !

Mère pleine de tendresse et de miséricorde,
les morts soupirent vers vous ;
ils désirent avec ardeur le bonheur de vous voir
et de posséder avec vous le bien éternel,
ô Marie !

Clef de David, qui ouvrez les cieux,
du haut de votre gloire abaissez vos regards
sur des malheureux qui éprouvent de cruels tourments,
et ouvrez les portes de leur prison,
ô Marie !

O vous qui êtes le modèle des saints, la règle des vrais croyants,
le salut assuré de ceux qui mettent en vous leur espoir,
ne cessez d'employer en faveur des morts votre crédit puissant,
auprès d'un Fils qui vous aime,
ô Marie !

Mère de bénédiction,
obtenez par vos mérites
que ces âmes souffrantes renaissent au bonheur ;
acquittez leur dette, et conduisez-les vous-même au repos éternel,
ô Marie !

Dans le compte terrible qu'exigera le juste Juge,
au jour où toutes nos oeuvres subiront un examen sévère,
suppliez votre divin Fils de nous admettre au partage des saints,
ô Marie !

Sous votre protection puissante,
nous verrons sans crainte le Juge suprême
sonder le fond des consciences
et, sans acception de personnes,
prononcer avec équité sur le sort de chacun de nous,
ô Marie!

Prière

Seigneur Jésus-Christ, Roi de gloire,
délivrez les âmes de tous les fidèles qui sont morts
des peines de l'enfer,
délivrez-les de ce lac de maux et de douleurs :
délivrez-les de la gueule du lion ;
qu'elles ne soient pas englouties dans le puits de l'abîme,
ni précipitées dans les ténèbres ;
mais que le prince des anges, saint Michel, avec son étendard,
les conduise dans le séjour de cette éternelle lumière
que vous avez promise à Abraham et à sa postérité.
Nous vous offrons, Seigneur, ce sacrifice et ces prières.
Acceptez-les pour ceux dont nous faisons mémoire :
faites-les passer, Seigneur, de la mort à la vie,
que vous avez promise à Abraham et à sa postérité.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 3 Nov 2017 - 7:11

Vendredi 03 Novembre 2017

Fête de Saint Hubert, Évêque de Tongres-Maastricht-Liège (657- † 727).


Évêque de Tongres-Maastricht-Liège (+ 727)



On le dit apparenté à Charles Martel.

Il est vrai qu'on le trouve à la cour de Pépin d'Héristal, maire du Palais.

Il épouse Floribanne, la fille du roi Dagobert, et les chroniqueurs nous disent qu'il était connu par "les folles joies de sa vie mondaine" peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1866/Saint-Lambert-de-Tongres.html Évêque de Maestricht, l'entraînèrent vers la sainteté.

La tradition légendaire raconte cette belle histoire du cerf qu'il vit durant une chasse, un jour de Vendredi-saint, et qui lui apparut avec une Croix entre ses bois "Chasser un jour pareil ? Pourquoi ne vas-tu pas Prier?"


Dès le XIe siècle, il était le patron des chasseurs.

Ce qui est historique, c'est qu'en 688, il abandonne le duché d'Aquitaine à son frère pour se consacrer totalement à Dieu.


Après une Vie Monastique exemplaire, il est élu Évêque de Liège-Maestricht et Tongres, puisque Saint Lambert venait d'être martyrisé.

Saint Hubert fut un grand Évêque, proche de ses fidèles qu'il rejoignait là où ils vivaient, dans les clairières, sur les rivières, dans les villages. Attentif à toute misère, il aidait les malheureux et les prisonniers.


Il mourut des suites d'une blessure occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main gauche.

À Tervuren, dans le Brabant, en 727, le trépas de Saint Hubert, Évêque de Tongres et Maëstricht.


Disciple et successeur de Saint Lambert, il déploya son activité à répandre l’Évangile à travers le Brabant et les Ardennes et à y combattre les mœurs païennes, et il bâtit à Liège une église où il transféra les restes de son prédécesseur. (au 30 mai au martyrologe romain).http://nominis.cef.fr/contenus/saint/11750/Saint-Hubert.html


Martyrologe romain.




Exhumation de Saint-Hubert à la collégiale Saint-Pierre de Liège.https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Saint-Pierre_de_Li%C3%A8ge


Saint Hubert était un prince de la lignée de Clovis, roi de France.

Il avait douze ans quand, au milieu d'une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l'étreindre de ses griffes redoutables.


À ce spectacle, il poussa un cri vers le Ciel :

« Mon Dieu, faites que je sauve mon père ! »

Aussitôt, se jetant sur l'animal féroce, il lui donne le coup de la mort. C'est là, sans doute, le premier titre de Saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs.

Plus tard, Hubert chassait, un Vendredi-Saint, dans la forêt des Ardennes, ce qui était une chose peu convenable pour un Chrétien.


Soudain, un beau cerf, qu'il poursuit avec ardeur, s'arrête et lui fait face.


Entre les cornes de l'animal brille une Croix éclatante, et une voix prononce ces paroles :

« Hubert ! Hubert !

Si tu ne te convertis pas et ne mènes pas une vie sainte, tu descendras bientôt en enfer.


- Seigneur, s'écrie le jeune prince, que voulez-vous que je fasse ? - Va vers l'Évêque Lambert, il t'instruira. »

Bientôt Hubert renonce à tous ses droits sur la couronne d'Aquitaine, se revêt d'un costume de pèlerin et s'achemine vers Rome.


Comme il arrivait au tombeau des Saints Apôtres, le Pape Sergius, dans une vision, apprenait le meurtre de l'Évêque Lambert, victime de son zèle pour la défense de la sainteté conjugale, et il recevait l'ordre d'envoyer à sa place le pèlerin qui arrivait en ce moment, pour Prier à la Basilique de Saint-Pierre.

Le Pontife trouva en effet l'humble pèlerin, lui fit connaître les ordres du Ciel, et Hubert, malgré sa frayeur et ses larmes, dut se soumettre à la volonté de Dieu.


De retour en sa patrie, il fonda l'évêché de Liège, où il fit briller toutes les vertus des Apôtres.

Sa douce et persuasive éloquence captivait les foules ; il parlait quelquefois pendant trois heures consécutives, sans qu'on se lassât de l'entendre.

À la puissance de la parole il joignait celle des miracles. À sa Prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l'incendie s'éteignaient, la sécheresse désastreuse cessait tout à coup pour céder la place à une pluie féconde :


« Le Dieu d'Élie est le nôtre, disait-il, implorons-le dans la Prière et le jeûne ; la Miséricorde fera le reste. »

Une voix Céleste lui dit un jour : « Hubert, dans un mois tes liens seront brisés. »

Il se prépara pieusement à la mort, et, après avoir chanté le Credo et entonné le Pater, il rendit son âme à Dieu.
On l'invoque spécialement contre la rage et contre la peur.








La vision de Saint Hubert.


La clef de Saint Hubert

La clef de Saint-Hubert, en partie datée du XIIIe au XVe siècle, source de légende, autrefois dans le trésor de la Collégiale Saint-Pierre de Liègehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Saint-Pierre_de_Li%C3%A8ge est actuellement dans le trésor de la Collégiale Sainte-Croix de Liège.https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Sainte-Croix_de_Li%C3%A8ge
Articles détaillés :

La clef de Saint-Hubert.https://fr.wikipedia.org/wiki/Clef_de_Saint-Hubert

Biographie de St Huberthttp://perso.infonie.be/liege06/02deux02.htm









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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 4 Nov 2017 - 9:02

Samedi 04 Novembre 2017 :

Fête de Saint Charles (Carlo) Borromée, Archevêque de Milan (1538-1584).



Statue colossale érigée en 1697 à Arona (Italie),




Archevêque de Milan (+ 1584)

Fils cadet d'une noble famille italienne, il avait tout pour se laisser entraîner dans une vie facile et fastueuse.

Neveu d'un Pape, nommé Cardinal à 22 ans, il est submergé de charges honorifiques très lucratives: son revenu annuel était de 52.000 écus(*).

Il reçoit les revenus du diocèse de Milan, des Abbayes de Mozzo, Folina, Nonatella, Colle et de quelques autres légations:

Bologne, Spolète, Ravenne, etc ..
.
Il reste laïc, grand amateur de chasse et de musique de chambre.

Mais la conscience de son devoir est telle qu'il s'impose dans la vie mondaine et brillante de Rome, par sa rigueur et son travail.

Il collabore efficacement à la reprise du Concile de Trente, interrompu depuis huit ans.

Au moment de la mort subite de son frère aîné, alors qu'il pourrait quitter l'Église pour la charge de chef d'une grande famille, il demande à devenir Prêtre.

Désormais il accomplit par vocation ce qu'il réalisait par devoir.

Devenu Archevêque de Milan, il crée des séminaires pour la formation des Prêtres.

Il prend soin des pauvres alors qu'il vit lui-même pauvrement.


Il soigne lui-même les pestiférés quand la peste ravage Milan en 1576. Il demande à tous les Religieux de se convertir en infirmiers.

Les années passent. Malgré le poids des années, il n'arrête pas de se donner jusqu'à l'épuisement.


"Pour éclairer, la chandelle doit se consumer, " dit-il à ceux qui lui prêchent le repos.

(*) "si on se rapporte à l'écu de François Ier (environ même époque), il pesait environ 3 grammes; les 52 000 écus du revenu de Charles ne devaient donc pas de beaucoup dépasser les 150 000 grammes d'or fin soit 150 kg"


Le 4 novembre 2010, le Saint-Père a fait parvenir un message au Cardinal Dionigio Tettamanzi, Archevêque de Milan (Italie), pour le quatrième centenaire de la Canonisation de Saint Charles Borromée.

En voici les passages principaux:

Charles Borromée vécut dans une période difficile pour le Christianisme, "une époque sombre parsemée d'épreuves pour la communauté Chrétienne, pleine de divisions et de convulsions doctrinales, d'affaiblissement de la pureté de la Foi et des mœurs, de mauvais exemples de la part du clergé.

Mais il ne se contenta pas de se lamenter ou de condamner.


Pour changer les autres, il commença par réformer sa propre vie.

Il était conscient qu'une réforme crédible devait partir des pasteurs" et pour y parvenir il eut recours à la centralité de l'Eucharistie, à la spiritualité de la Croix, à la fréquence des Sacrements et à l'écoute de la Parole, à la fidélité envers le Pape, "toujours prompt à obéir à ses indications comme garantie d'une communion ecclésiale, authentique et complète".

Après avoir manifesté le désir de voir l'exemple de Saint Charles continuer à inspirer la conversion personnelle comme communautaire, Benoît XVI encourage Prêtres et diacres à faire de leur vie un parcours de sainteté.


Il encourage en particulier le clergé milanais à suivre "une Foi limpide, à vivre une vie sobre, selon l'ardeur apostolique de Saint Ambroise,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/11567/Saint-Ambroise.html de Saint Charles Borromée et de tant d'autre pasteurs locaux...

Saint Charles, qui fut un véritable père des pauvres, fonda des institutions d'assistance" et, "durant la peste de 1576 il resta parmi son peuple pour le servir et le défendre avec les armes de la Prière, de la Pénitence et de l'Amour".


Sa Charité ne se comprend pas si on ignore son rapport passionné au Seigneur, qui "se reflétait dans sa Contemplation du mystère de l'autel et de la Croix, d'où découlait sa Compassion des hommes souffrants et son élan apostolique de porter l'Évangile à chacun.


C'est de l'Eucharistie, cœur de toute communauté, qu'il faut tirer la force d'éduquer et de combattre pour la Charité.

Toute action charitable et apostolique trouve force et fécondité dans cette source". Le Saint-Père conclut par un appel aux jeunes: "A l'exemple de Charles Borromée, vous pouvez faire de votre jeunesse une offrande au Christ et au prochain.


Si vous êtes l'avenir de l'Église, vous en faites partie dès aujourd'hui.

Si vous avez l'audace de croire dans la sainteté, vous serez le principal trésor de l'Église ambrosienne, bâtie sur ses saints"

Nommé par son oncle, le Pape Pie IV, Cardinal et Archevêque de Milan, il se montra sur ce siège un vrai pasteur, attentif aux besoins de l’Église de son temps.


Pour la formation de son clergé, il réunit des synodes et fonda des séminaires ; pour favoriser la Vie Chrétienne, il visita plusieurs fois tout son troupeau et les diocèses suffragantshttp://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/guide-de-leglise/ et prit beaucoup de dispositions  pour le Salut des âmes. Il s’en alla la veille de ce jour à la Patrie du Ciel, en 1584.


Martyrologe romain.













Quelques textes de Saint Charles Borromée

Trois conseils de Charles Borromée

           “Aie grande confiance dans le Seigneur, il veut toujours ton bien.”
           “Exerce-toi à la connaissance de toi-même.”
           “Dans la prospérité, évite une trop forte allégresse. Elle risquerait de te faire oublier à ton âme les misères et périls existentiels.”

Charles contemple ce que Dieu a fait pour lui
"Il a mis en ma main tous ses trésors, ses sacrements et ses grâces.

Il y a placé les âmes qui sont ce qu’il a de plus cher, qu’il a préférées à lui-même dans son amour, qu’il a rachetées de son sang.

Il a mis en ma main le ciel pour que je puisse l’ouvrir aux autres."


Extraits d’une Homélie de Saint Charles Borromée prononcée lors de son dernier synode

Nous sommes tous faibles, je le reconnais, mais le Seigneur Dieu nous a donné des moyens où nous pouvons facilement trouver du secours si nous le voulons.


Voici un prêtre qui voudrait mener la vie irréprochable à laquelle il se sait obligé, qui voudrait être chaste et avoir la conduite digne des anges qui lui convient; mais il ne se décide pas à employer les moyens voulus: le jeûne, la prière, la fuite des relations mauvaises, des familiarités nuisibles et dangereuses.

Cet autre, lorsqu'il entre au chœur pour la psalmodie ou lorsqu'il va célébrer la messe, se plaint de ce que mille pensées se présentent aussitôt à son esprit et le distraient de Dieu.

Mais avant d'aller au chœur ou de célébrer la messe, qu’a-t-il fait à la sacristie, comment s'est-il préparé, quels moyens a-t-il pris pour maîtriser son attention?


Veux-tu que je t'enseigne comment progresser sans cesse de vertu en vertu et, si tu étais déjà attentif au chœur, comment tu pourras l'être davantage une autre fois pour que tes hommages plaisent à Dieu encore plus?

Écoute-moi bien.

Si un petit feu d'amour divin est déjà allumé en toi, ne le montre pas tout de suite, ne l'expose pas au vent; garde fermée la porte du four, pour ne pas laisser perdre la chaleur.


Cela veut dire: fuis, autant que possible, les distractions, demeure recueilli en Dieu, évite les conversations frivoles.

Tu as la charge de la prédication et de l'enseignement?


Etudie, applique-toi à tout ce qui est nécessaire pour bien exercer cette charge.

Soucie-toi d'abord de prêcher par ta vie et tes mœurs; évite qu'en te voyant dire une chose et en faire une autre, les gens ne se moquent de tes paroles en hochant la tête.

Tu as charge d'âmes?

Ce n'est pas une raison pour négliger la charge de toi-même et pour te donner si généreusement aux autres qu'il ne reste plus rien de toi-même pour toi.

Tu dois te souvenir des âmes dont tu es le supérieur, sans t'oublier toi-même.

Comprenez, mes frères, que rien n'est aussi nécessaire, pour des hommes d'Église, que l'oraison mentale qui doit précéder toutes nos actions, les accompagner et les suivre.

Je chanterai, dit le Prophète, et je serai attentif.

Si tu administres les Sacrements, mon frère, pense à ce que tu fais; si tu célèbres la messe, pense à ce que tu offres; si tu psalmodies au chœur, réfléchis à qui tu parles et à ce que tu dis; si tu diriges les âmes, songe au sang qui les a lavées.

Faîtes tout avec Amour.

C'est ainsi que nous pourrons vaincre facilement les innombrables difficultés que nous rencontrons nécessairement chaque jour du fait de notre position.


C'est ainsi que nous aurons la force d'engendrer Le Christ en nous et chez les autres. Et souvenez-vous des paroles de l’Écriture:


– Ceux qui sèment dans les larmes, moissonnent en chantant.


– Qui sème dans sa chair moissonnera de sa chair la destruction.

– Qui sème dans l'Esprit moissonnera de L'Esprit la Vie éternelle.

– La chair ne sert de rien, c'est l'Esprit qui vivifie.





Colosse de San Carlo Borromeo, Arona - La statue colossale domine les alentours.


Préambule


La plupart des Saints largement représentés dans l’iconographie chrétienne sont des Saints semi-légendaires, dont les miracles ou martyrs sont suffisamment lointains pour ne nous être parvenus que par des récits de énième main et dont l’apparence réelle est perdue, ce qui obligeait les peintres et sculpteurs à les caractériser par des attributs (par exemple les clefs de St Pierre) faute de pouvoir leur donner une quelconque ressemblance physique.

Il existe cependant quelques Saints plus récents, ayant vécu à des époques moins reculées, et dont du coup l’apparence est nettement moins hypothétique.


L’on peut citer par exemple Saint Bernardin de Sienne, dont le visage émacié a largement été reproduit dans les églises italiennes, ou bien encore Saint Charles Borromée, que l’on reconnaît aisément à son nez aquilin et sa pourpre cardinalice.

Ce dernier est particulièrement populaire en Italie du Nord, d’une part parce qu’il était un peu le régional de l’étape en étant issu d’une puissante famille du coin, d’autre part parce qu’il était réputé protéger contre les épidémies, ce qui en ces temps où l’on risquait la peste et le choléra était fort nécessaire.


Les représentations de Saint Charles Borromée abondent donc, mais la plus spectaculaire se trouve dans une petite ville du Piémont , non loin du Lac Majeur …

Une ville mineure du lac majeur

Arona , ville d’une quinzaine de milliers d’habitants, est la première que l’on rencontre sur la rive occidentale du lac Majeur lorsque l’on vient du Sud, et donc par exemple de Milan ou de son aéroport Malpensa .


Il est donc assez logique d’y faire une première halte même si elle ne paye pas de mine a priori.

Elle recèle cependant dans son centre ancien quelques trésors, et en particulier de fort intéressantes églises, mais fut surtout la ville natale du fameux Saint Charles Borromée , ce qui explique que l’on choisit de l’honorer ici, ou plutôt sur les hauteurs qui dominent la ville et le lac, non loin du château où il naquit, château désormais invisible puisque détruit sur ordre de Napoléon Ier (il paraît qu’il en subsiste de vagues ruines, mais même avec la meilleure volonté du monde je n’ai point réussi à les trouver).

La cité est modeste, mais point la commémoration de Saint Charles Borromée.

Il faut dire que le responsable de son monument n’était autre que Frédéric Borromée, son neveu, qui lui succéda à l’Archevêché de Milan, et s’empressa donc de lancer les travaux destinés à immortaliser le grand homme de la famille !


Et pour Frédéric le grand était de mise, avec une statue colossale au terme d’un ensemble de chapelles resté inachevé…

Le colosse

La statue de Saint Charles Borromée fut achevée en 1698, et elle est encore aujourd’hui la deuxième statue visitable du monde par la taille, n’étant surpassée que par la statue de la Liberté, édifiée par Gustave Eiffel près de deux siècles plus tard !


Il paraît même que des adjoints de l’ingénieur centralien vinrent ici, à Arona , étudier la technique de construction de la statue creuse pour mieux l’extrapoler ensuite au projet américain, ce qui ferait de ce Saint piémontais le lointain ancêtre de Dame Liberté…

La dimension est ce qui frappe d’entrée lorsque l’on arrive en voiture par une route pentue et sinueuse mais aisée (et bien indiquée depuis la ville d’ Arona même), puisque la statue s’élève en face, et domine la situation et les bâtiments voisins.


Je ne l’imaginais pas si grande avant d’être là, et la première impression visuelle est assez bluffante, surtout lorsqu’on se rappelle qu’elle a plus de trois cents ans, et fut donc édifiée sans énergie autre qu’humaine et animale !

Le colosse de cuivre déploie sa haute silhouette au terme d’une rampe d’escalier, interpellant les fidèles et touristes d’un geste ample, et le gardien n’hésitera d’ailleurs point à assurer que ce geste, avec un bras levé, a directement inspiré la pose de la statue de la Liberté, flamme en moins !

Je songe plus au colosse de Rhodes à cet instant, cette mythique merveille du monde antique depuis longtemps disparue, qui devait assurément être le précurseur païen de ce Cardinal de bronze, ou plutôt de cuivre puisque le revêtement vert patiné de la statue est un ensemble de plaque de cuivres…

Et si on allait à l’intérieur ?

Le parking est aisé, puisque juste devant les grilles se trouve un parking bien aménagé et payant (9,84 francs soit 1,50 euro) et à peine plus loin un terrain vague parfaitement gratuit, que je trouve personnellement largement suffisant pour héberger la voiture de M. Hertz.


Il ne reste plus qu’à prendre son billet à la caisse, tout en déchiffrant d’un air un peu incrédule les consignes de sécurité, qui interdisent la visite aux femmes enceintes et enfants de moins de 6 ans, la réglementent sévèrement pour les 6 à 12 ans et la déconseillent aux claustrophobes.

Diantre, tout cela pour une statue ?!


Bon, j’ai plus de douze ans et je ne suis pas accompagné d’une femme enceinte à ma connaissance, donc c’est jouable !

Les mensurations de la statue sont certes impressionnantes, avec sa hauteur totale de 35 mètres dont 23,50 mètres pour la statue proprement dite (et donc 11,50 mètres de socle en prime), et le panneau s’amuse à détailler les dimensions du pouce ou des yeux, entre autres, à chaque fois surdimensionnés.


Le Saint Cardinal est représenté ensoutané.

En tout cas elle est grande, cette statue, et au fur et à mesure que l’on s’avance, sa grandeur est de plus en plus flagrante, et l’on se sent bien petit face à ce colosse de cuivre.

La plate-forme est la première étape, aisément accessible par un escalier de métal en colimaçon, et l’on découvre de ce socle une jolie vue sur le lac Majeur, ainsi que sur l’église San Carlo édifiée juste à côté du colosse, et dédiée elle aussi à Saint Charles Borromée.


Le panorama est joli, mais dès que l’on se retourne, l’on se retrouve face à face avec les plaques de cuivre verdi rivetées, et écrasé par la haute taille de la statue.

L’ascension ne s’arrête point là, puisqu’il est possible de grimper dans la statue.

Mais là ça devient nettement moins classique : l’employé de service ajuste soigneusement un casque sur la tête de chaque visiteur, et le laisse ensuite entrer dans la statue s’il n’y a personne, ou en tout cas peu de monde – il paraît d’après les panneaux d’information que l’attente peut atteindre plus d’une heure en haute saison, mais en ce joli mois de mai, je rentre tout de suite, et découvre que l’étroit colimaçon se transforme bien vite en une échelle !

Les marches ont étroites, et alignées verticalement, et il faut se hisser, en prenant peine à ne pas accrocher son sac quelque part dans le boyau vertical.


C’est étrange de visiter ainsi un monument ancien , et l’on monte lentement, d’autant plus que l’air est chaud et un peu moite, avant d’atteindre la plate-forme à la base de la tête.

Il n’y a pas beaucoup de place là, et quatre personnes tout au plus peuvent tenir, dans cet envers du décor particulièrement curieux.


Des étais soutiennent les plaques de cuivre formées qui constituent la surface de la statue, et le visage du Saint apparaît en creux, nuancé de diverses couleurs de corrosion, en une forme étrange, qui évoquerait presque les visages diaboliques de certains films d’horreur !


L’œil est dérouté par ce visage inversé, mais le spectacle est impressionnant, en même temps qu’il permet de comprendre la technique qui a permis cette statue colossale…

Deux fenêtres ont été ouvertes sur l’arrière, simplement en soulevant deux plaques de bronze, ce qui permet d’avoir une vue, et de faire circuler l’air – un tuyau d’air conditionné amène d’ailleurs un peu d’air frais, tout juste assez pour éviter que cela ne devienne une fournaise insupportable.

C’est curieux, vraiment très curieux, et l’on a l’impression d’être dans quelque décor de film, sorti de l’imagination fertile d’un scénariste fou.
Je n’avais jamais vu quelque chose de cet acabit, et je crois cette statue sans équivalent aussi ancien encore existant…

En conclusion

Le colosse de Saint Charles est unique au monde.

Cette statue voulue par la puissante famille des Borromée pour vanter son plus illustre représentant, Saint Charles Borromée, reste impressionnante plus de trois siècles avant son achèvement, et l’on mesure aisément quel a dû être le défi technique de cette statue insensée, à une époque où l’on ne disposait que des énergies animale et humaine !

L’ambitieuse statue de cuivre a traversé les siècles, et elle est désormais un témoignage unique d’un tour de force pour son époque, tout en procurant au visiteur une impression assez bluffante, lorsque l’on pénètre en son intérieur exigu en se transformant quasiment en spéléologue !


Il n’y a sans doute aucun équivalent au monde à cette sculpture, qui ne se compare guère qu’au disparu colosse de Rhodes ou à la nettement plus récente statue de la Liberté , et la particularité de cette œuvre mérite assurément le détour, et même sans doute le voyage…




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 5 Nov 2017 - 7:31

Dimanche 05 Novembre 2017

Fête de Sainte Bertille, Moniale à Jouarre puis Abbesse de Chelles († v. 705).



Née à Soissons, Bertille parvint à convaincre ses parents de lui permettre d'entrer au Couvent de Jouarre, près de Meaux, encouragée par St Ouen.

Là elle fut entraînée à la sainteté à l'école de St Colomban et plus tard fit profession monastique entre les mains de Ste Thelchildes.

Bertille était convaincue qu'elle ne mériterait jamais d'être l'épouse de Jésus-Christ, à moins d'oser Le suivre sur le chemin de l'Humiliation et du renoncement à soi-même.

Par sa parfaite soumission à toutes ses autres Sœurs, elle semblait la servante de toutes. Sa conduite était en tout un modèle d'humilité, d'obéissance, de régularité et de dévotion.

Elle eut la charge de l'infirmerie, fut responsable de l'école conventuelle, et Prieure. Quand Ste Bathilde, l'épouse anglaise de Clovis II, restaura le Couvent de Chelles, elle demanda à l'Abbesse de lui envoyer de ses Sœurs les plus expérimentées et vertueuses.

Ste Bertille fut nommée première Abbesse et elle le gouverna près d'un demi-siècle. Nombre vinrent se placer sous sa direction, en particulier la reine Bathilde, quand Clotaire atteignit sa majorité.

Le Vénérable Bède rapporte que nombre de jeunes filles Anglo-Saxones, dont Ste Hereswitha, épouse du roi Anna des Est Angles, sœur de Ste Hilda et mère des Stes Sexburge, Withburge, et Ethelburge, vinrent aussi se placer à Chelles sous sa gouvernance.

Ainsi, deux saintes reines vinrent se placer sous l'autorité de Bertille pour faire assaut mutuel de soumission, de Charité et d'Humilité.

(Bénédictins, Encyclopaedia, Husenbeth, Walsh).






Moniale de Jouarre et première Abbesse de Chelles dans la Brie champenoise, choisie par la sainte reine Bathilde.

Sa sainteté n'a d'autre source que la réalisation, en quarante-cinq ans, de la Vie Monastique dans la fidélité à tout instant et au quotidien à ses engagements Religieux.

Au Monastère de Chelles dans le diocèse de Meaux, vers 705, Sainte Bertille, qui, toute jeune, fut Moniale à Jouarre, puis la première Abbesse du Monastère fondé à Chelles par la reine Sainte Bathilde. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/821/Sainte-Bathilde.html











Sainte Bertille, issue d'une illustre famille du Soissonnais, vint au monde sous le règne de Dagobert Ier, et sa piété lui procura la vraie noblesse des enfants de Dieu.


On la vit dès son enfance préférer l'amour des biens Célestes à celui des créatures. Elle fuyait,autant qu'il lui était possible, les vains amusements du monde, pour ne s'occuper que d'objets sérieux, et surtout de la Prière.

Les douceurs qu'elle goûtait de plus en plus en conversant avec Dieu, lui inspirèrent le dessein de renoncer entièrement au siècle.

Comme elle n'osait s'en ouvrir à ses parents, elle consulta Saint Ouen, qui crut devoir la confirmer dans sa pieuse résolution.

Ils convinrent cependant l'un et l'autre, qu'ils prieraient quelque temps le Père des lumières, afin qu'il daignât manifester plus particulièrement sa volonté.

Le Saint prit cette précaution, parce qu'il savait que rien n'est plus important que le choix d'un état de vie ; qu'il est dangereux de ne pas marcher dans la voie assignée à chaque homme par la Providence ; que l'amour-propre, par ses artifices, ne nous déguise que trop souvent les motifs qui nous font agir, et qu'il n'est pas rare que le démon se transforme en ange de lumière pour nous tromper plus sûrement.

Bertille s'étant assurée que sa vocation venait du Ciel, ne balança plus à découvrir à ses parents ce qui se passait dans son âme.


Ceux-ci, touchés des dispositions de leur fille, lui permirent de suivre les mouvements de la grâce. Ils la conduisirent au Monastère de Jouarre en Brie, qu'avait fondé depuis peu le B. Adon, frère aîné de Saint Ouen, et dans lequel il prit l'habit avec plusieurs jeunes gens de qualité.

Sainte Telchilde, qu'on croit avoir été professe de Faremoutiers, gouvernait alors cette maison, dont elle était la première Abbesse.


Elle reçut Bertille avec empressement, et l'instruisit dans les voies de la perfection Religieuse.

La jeune novice, qui regardait la solitude comme un port assuré, remerciait sans cesse le Seigneur de ce que, par sa Miséricorde, il l'avait soustraite aux tempêtes de la mer orageuse du monde.

Mais elle pensa qu'elle ne mériterait de devenir l'épouse de Jésus-Christ, qu'autant qu'elle s'efforcerait de le suivre dans la route pénible des humiliations et des renoncements qu'il avait tracés.


Elle se mit donc au-dessous de toutes les Sœurs, ne se jugeant pas digne de vivre parmi elles.

La prudence et la vertu prévenant en elle le nombre des années, on lui confia successivement le soin de recevoir les étrangers, de pourvoir au soulagement des malades, et de veiller sur la conduite des enfants qu'on élevait dans le Monastère.

Elle s'acquitta si parfaitement de ces emplois, qu'on l'élut Prieure, pour aider l'Abbesse dans le gouvernement des Religieuses.


Cette place fit briller sa ferveur d'un nouvel éclat. Son exemple animait toutes les Sœurs ; et elles auraient rougi de ne pas pratiquer toutes les observances que pratiquait leur Prieure avec tant de fidélité.

Sainte Bathilde, femme du Roi Clovis II, ayant fait reconstruire l'Abbaye de Chelles, au diocèse de Paris, laquelle avait été fondée par Ssainte Clotilde, pria l'Abbesse de Jouarre de lui envoyer quelques-unes de ses Religieuses qui fussent en état, par leurs vertus et leur expérience, d'établir la régularité dans la nouvelle Communauté.

Bertille fut mise à la tète de la pieuse colonie, et désignée pour être première Abbesse de Chelles, vers l'an 646.


Sa réputation se répandit bientôt au loin.

Elle compta parmi ses Religieuses plusieurs princesses étrangères.

De ce nombre fut Héreswith, Reine des Est-Angles. Elle était fille de Héréric, frère ou beau-frère de Saint Edwin, Roi des Northumbres.

Elle épousa le pieux Roi Anna, qui consentit qu'elle se séparât de lui pour renoncer au monde. Elle passa en France en 646, et mourut saintement à Chelles, où elle avait pris le voile.

Sa Fête est marquée au 20 Septembre dans le martyrologe anglais de Wilson.

Sainte Bathilde, devenue veuve en 655, gouverna le royaume en qualité de régente ; mais à la majorité de Clotaire III, son fils, c'est-à-dire, en 665, elle se retira à Chelles, où elle prit l'habit.


Elle vécut sous la conduite de Sainte Bertille jusqu'en 680, que Le Seigneur récompensa ses vertus par une heureuse mort.

Quelque nombreuse que fût la Communauté de Chelles, et quelque qualifiées que fussent la plupart des Religieuses qui la composaient, la paix n'y était jamais troublée.


Toutes s'efforçaient, par une sainte émulation, de se surpasser les unes les autres en humilité, en douceur, en mortification, en Charité.

Bertille, qui voyait parmi ses filles deux grandes Reines, ne cherchait à se distinguer que par son amour pour la perfection.


Elle montrait par son exemple, qu'on ne sait bien commander que quand on a appris à obéir.

Cette heureuse disposition la préservait de l'orgueil et des vices qui en sont la suite ordinaire.

Elle gouverna quarante-six ans, toujours avec la même vigueur et la même prudence.

Les infirmités de la vieillesse, loin de diminuer sa ferveur, ne firent que l'augmenter.

Elle mourut entre 692 et 705.

Une personne qui a renoncé véritablement au monde, en voit passer la figure devant ses yeux ; elle méprise la frivolité de ses occupations ; elle frissonne à la vue des scènes tragiques qu'il offre si souvent ; elle redoute ses pièges ; elle dédaigne ses promesses flatteuses ; elle se défie de l'amorce de ses plaisirs qui conduisent tant d'âmes à une perte éternelle.

Semblable à un homme qui est tranquille dans le port, elle contemple la fureur de cette mer orageuse, au milieu de laquelle les malheureux Égyptiens périssent après avoir lutté quelque temps contre les vagues qui les engloutissent.


Il n'y a de sauvés du naufrage que ceux dont l'âme prend l'essor, et n'est point retenue par des affections terrestres et désordonnées.






SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints…

Traduction : Jean-François Godescard.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 6 Nov 2017 - 8:11

Lundi 06 Novembre 2017

Fête de Saint Léonard de Noblat, Ermite, Patron des Prisonniers († 559).


Saint Léonard de Noblat

Ermite en Limousin (6ème s.)

Ermite au diocèse de Limoges, son culte se répandit en particulier dans les pays anglo-saxons et en Ile-de-France car son Sanctuaire était sur le chemin des pèlerinages de Saint Jacques de Compostelle.

Les échoppes se multiplièrent comme les auberges.

Il en naquit une petite ville: Saint Léonard de Noblat - 87400.

Le Moyen Age éprouva le besoin de lui donner quelques détails pour lui 'faire une vie': il aurait été filleul de Clovis et Saint Remi en fit un clerc de l'Église.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/439/Saint-Remi.html

Il aurait aidé par sa Prière la reine d'Aquitaine lors de la naissance difficile de son petit prince et ce serait la raison de la création de ce Monastère.

Saint Léonard, issu d’une famille noble franque, quitte la cour et vient s’établir finalement en Limousin dans une forêt qui domine la rive droite de la Vienne.

Il y fait construire une chapelle, s’entoure de prisonniers qui défrichent la forêt, commencent à cultiver. Un village naît et de nombreux pèlerins viennent s’installer. (Les origines monastiques - diocèse de Limoges)https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2013/04/09/les-origines-monastiques-du-diocese-de-limoges-aredius/

"D'après la tradition, Saint Léonard doit son nom à un Ermite du VIe siècle, disciple de Saint Rémi, Évêque de Reims et contemporain du roi Clovis.

Saint Léonard est le protecteur de la Cité où ses restes reposent, le libérateur des captifs de toutes guerres et de toutes oppressions, l'ami des faibles avides de justice et de dignité, le soutien des malades, des isolés, des abandonnés, le protecteur des mères dans l'attente de l'enfant qui va naître.

C'est à lui qu'on confie en certains pays, les animaux (chevaux, bœufs...). Mais il est surtout intercesseur auprès de Dieu, de tous les hommes qui veulent se libérer de l'égoïsme et de l'orgueil." (Paroisse Saint Léonard en Limousin - diocèse de Limoges)http://www.diocese-limoges.fr/paroisse/paroisse-saint-leonard-en-limousin/

À Noblat dans le Limousin, Saint Léonard, Ermite.


Martyrologe romain.








Statue en bois de Saint Léonard de Noblac.

Église Mère de Serradifalcohttps://fr.wikipedia.org/wiki/Serradifalco










Le vicomte de Limoges, pour effrayer les malfaiteurs, avait fait forger une chaîne énorme qu'il avait commandé de fixer au pied de sa tour

Quiconque avait cette chaîne au cou restait exposé à toutes les intempéries de l’air, c'était donc endurer mille morts à la fois.


Or, il arriva qu'un serviteur de Saint Léonard fut attaché à cette chaîne, sans l’avoir mérité.

Il allait rendre le dernier soupir, quand il se recommanda, le mieux qu'il put et de tout cœur, à Saint Léonard, en le priant, puisqu'il délivrait les autres, de venir aussi au secours de son serviteur.

A l’instant Saint Léonard lui apparut, revêtu d'un habit blanc, et lui dit :


" Ne crains point, car tu ne mourras pas. Lève-toi et porte cette chaîne avec toi à mon église. Suis-moi, je te précéderai."

Cet homme se leva, prit la chaîne et suivit jusqu'à son église Saint Léonard qui marchait en avant.

Au moment où il arrivait vis-à-vis la porte, le bienheureux prit congé de lui. Le serviteur entra donc dans l’église et raconta à tout le monde le service que Saint Léonard lui avait rendu, et il suspendit devant le tombeau cette chaîne énorme.



Un habitant de Nobiliac, qui était fort fidèle à Saint Léonard, fut pris par un tyran, qui se dit en lui-même :

" Ce Léonard délivre tous ceux qui sont enchaînés et toute espèce de fer, quelle qu'en soit la force, fond en sa présence comme la cire devant le feu.

Si donc je fais enchaîner cet homme, aussitôt Léonard viendra le délivrer ; mais si je pouvais le garder, j'en tirerais mille sous pour sa rançon.

Je sais ce que j'ai à faire. Je ferai creuser au fond de ma tour une fosse profonde et j'y plongerai cet homme après l’avoir chargé d'entraves.

Ensuite sur l’orifice de la fosse, je ferai construire une geôle de bois où veilleront des soldats en armes. Bien que Léonard brise le fer, cependant il n'est pas encore entré sous terre."

Ce tyran exécuta tout ce qu'il s'était proposé, et comme le prisonnier se recommandait à chaque instant à Saint Léonard, le bienheureux vint la nuit et retournant la geôle où se trouvaient les soldats, il les y renferma dessous comme des morts dans un sépulcre.

Ensuite étant entré dans la fosse, environné d'une grande lumière, il prit son fidèle serviteur par la main et lui dit :


" Dors-tu, ou veilles-tu ? Voici Léonard que tu désires voir."

Alors cet homme s'écria plein d'admiration :

" Seigneur, aidez-moi."

Aussitôt le Saint brisa les chaînes, prit le prisonnier dans ses bras et le porta hors de la tour.

Ensuite, s'entretenant avec lui, comme un ami le fait avec son ami, il le conduisit jusqu'à Nobiliac et même jusqu'à sa maison.

Un pèlerin qui revenait d'une visite à Saint Léonard, fut pris en Auvergne et renfermé dans une cave.

Il conjurait ses geôliers de le relâcher, par amour pour Saint Léonard, car jamais il ne les avait offensés en rien.

Ils répondirent que s'il ne donnait une somme importante pour sa rançon, il ne sortirait pas.


" Eh bien, dit le pèlerin, que l'affaire se vide entre vous et Saint Léonard auquel vous saurez que je me suis recommandé."

Or, la nuit suivante, Saint Léonard apparut au maître du château et lui commanda de laisser partir son pèlerin.
Le matin à son réveil, cet homme n'estimant pas la vision qu'il avait eue plus qu'il n'eût fait d'un songe, ne voulut pas lâcher son prisonnier.


La nuit suivante, Saint Léonard lui apparut encore, en lui réitérant les mêmes ordres ; mais il refusa de nouveau d'y obtempérer ; alors la troisième nuit, le Saint prit le pèlerin et le conduisit hors de la place.


Un instant après, la tour s'écroula avec la moitié du château ; plusieurs personnes furent écrasées et le seigneur, qui n'eut que les deux jambes cassées, fut préservé afin qu'il pût survivre à sa confusion.

Un soldat, prisonnier en Bretagne, invoqua Saint Léonard, qui apparut au milieu de la maison, entra dans la prison, et après avoir brisé les chaînes qu'il remit entre les mains de cet homme, l’emmena en lui faisant traverser la foule frappée à cette vue de stupeur et d'effroi.





Collégiale Saint-Léonard. Saint-Léonard-de-Noblat.
Limousin. France.

LA COLLEGIALE SAINT-LEONARD A SAINT-LEONARD-DE-NOBLAT


Chef d’œuvre d’art roman limousin, cette Collégiale romane fut construite au XIe siècle sur l’emplacement du tombeau du Saint.

L’une des particularités de l’édifice réside dans son clocher-porche à " gâbles ". C’est le plus bel exemple de clocher dit limousin.

Il s’élève sur 3 étages principaux, puis sur 2 étages au plan octogonal, surmontés d’une flèche en pierre. Sa hauteur totale atteint 52 mètres. Il guidait les pèlerins faisant étape, et se rendant vers Saint-Jacques-de-Compostelle par la Voie limousine.

L’édifice est bâti sur le plan d’une croix latine. Son chœur est entouré de 7 chapelles rayonnantes percées de baies limousines. A la croisée du transept, une tour-lanterne éclaire l’intérieur.

Une chapelle ronde, ou rotonde, accolée à la nef, sert de baptistère.

Elle fut édifiée à la fin du XIe selon les souhaits d’un chevalier revenant de Croisade, et évoque le Saint Sépulcre de Jérusalem.


Le portail Ouest du XIIIe, est orné de mouluration limousine remarquable.

La Collégiale conserve les reliques de Saint Léonard dans deux châsses en cuivre ornées d’émaux peints. Elles sont abritées dans une cage en fer forgé du XVe, au-dessus du maître-autel.

Dans le croisillon sud, se trouve dans un enfeu le tombeau de Saint Léonard.

Il possède un couvercle de sarcophage de style mérovingien, en serpentine verte.

Juste au-dessus, est suspendue au mur la célèbre chaîne, nommée " Verrou " (il figure d'ailleurs sur les armoiries de la ville de Saint-Léonard-de-Noblat).


Elle enserrait la cheville et le cou des prisonniers. Le " Verrou " est lié à de très nombreux miracles obtenus par l’intercession de Léonard.





Tombeau de Saint Léonard. On y voit la fameuse chaîne,
attribut de notre Saint. Elle est appelée le  Verrou.

Collégiale Saint-Léonard. Saint-Léonard-de-Noblat.

Cette chaîne en fer forgé reliant un collier cadenassé à une double entrave, accrochée au-dessus du tombeau du Saint, reste l’ultime ex-voto d’un culte et d’une dévotion très populaire et répandue en Europe.

Saint Léonard a spécialement été invoqué en 1094, lors de l’épidémie du mal des Ardents qui a s'abattit sur la région.

Saint Léonard est aussi imploré pour les problèmes de maladies et de stérilité féminine.

La tradition dispose les femmes voulant se marier ou enfanter touchent le " Verrou " pour être exaucées.


Certes, la Prière par l'intercession de Saint Léonard libéra miraculeusement bien des captifs, retenus physiquement dans des prisons humaines, mais encore, elle libère efficacement le pécheur, retenu dans la prison de ses passions et de ses vices.

On se recommandera avec ferveur à Saint Léonard.






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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 7 Nov 2017 - 7:59

Mardi 07 Novembre 2017

Fête des Saints Hyacinthe Castañeda et Vincent Lê Quang Liêm, Prêtres  Dominicains, martyrs au Tonkin (+ 1773).



Hyacinthe (Jacinto) Castañeda, originaire de Xativa dans la région de Valence, a offert sa vie avec le premier martyr vietnamien, Saint Vincent Liem de la Paz.


Discours aux pèlerins français et espagnols à l'occasion de la canonisation de 177 martyrs du Vietnam, Jean-Paul II, 20 Juin 1988http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/speeches/1988/june/documents/hf_jp-ii_spe_19880620_martiri-vietnam.html

"...Nouvelle persécution, plus longue, de 1773 à 1778. Hyacinthe Castaneda, espagnol, âgé de 30 ans, prêchait depuis cinq ans quand il fut arrêté en 1773 et enfermé dans une cage de roseaux où il devait se tenir recroquevillé.

Un autre Dominicain, indigène celui-là, Vincent Liem de la Paix, fut à son tour arrêté et enfermé dans une cage semblable.


Hyacinthe fut condamné à mort. Vincent pouvait se dérober, car, d'après l'édit de persécution, les indigènes étaient exempts de la peine capitale.

Il supplia cependant qu'on lui laissât partager le martyre de celui dont il avait partagé l'apostolat. Ils eurent tous deux la tête tranchée le 7 Novembre 1773." (Les dominicains martyrs du Tonkin)http://www.dominicains.ca/Histoire/Figures/tonkin.htm


Relation du martyre de deux Religieux Dominicains décapités pour la Foi le 7 Novembre 1773 (Les Martyrs - Recueil de pièces authentiques sur les martyrs depuis les origines du christianisme jusqu'au XXe siècle - tome X)

À Ket Cho au Tonkin, en 1773, les Saints Hyacinthe Castañeda et Vincent Lê Quang Liêm, Prêtres Dominicains et martyrs, qui, sous le gouvernement de Trinh Sam, achevèrent leurs travaux apostoliques par l’effusion de leur sang.


Martyrologe romain




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 8 Nov 2017 - 7:05

Mercredi 08 Novembre 2017

Fête de Saint Geoffroy, Évêque d'Amiens (*1066 † 1115).


Saint Geoffroy d'Amiens

Évêque d'Amiens (+ 1115)
ou Godefroy.

Son Monastère dépérissait avec six Moines quand ceux-ci le choisirent comme Abbé.

En peu d'années, le Monastère de Nogent dans la Marne devient l'un des plus florissants.

En réponse à l'insistance de l'Évêque de Reims, il accepte de devenir Évêque d'Amiens ce qui lui causa bien des soucis.

La plupart des membres du clergé était à la solde des grands seigneurs qui eux-mêmes menaient une vie impossible aux marchands et aux braves gens de la "Commune d'Amiens".

Saint Geoffroy, privé d'amis pour le soutenir, gagne la Grande Chartreuse pour vivre en paix.

Mais forcé de revenir, il reprend ses fonctions un an après et il meurt au bout de quelques mois à l'Abbaye de Saint Crépin de Soissons.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2076/Saints-Crepin-et-Crepinien.html

Aucun membre du clergé d'Amiens ne se dérangera pour venir rechercher son corps.

Formé à la vie Monastique dès l’âge de cinq ans, Abbé de Nogent-sous-Coucy, devenu Évêque d’Amiens, il eut beaucoup à souffrir pour établir la paix dans les luttes entre les seigneurs et le peuple de la cité, ainsi que pour réformer les mœurs du clergé et du peuple.

Il mourut à Soissons, au retour d’un voyage à Reims.


Martyrologe romain.





Cathédrale d’Amiens


Godefroi, né dans le territoire de Soissons, sortait d'une famille noble et vertueuse. Foulques son père, étant devenu veuf, prit l'habit monastique.

Notre Saint n'avait encore que cinq ans lorsqu'on le mit sous la conduite de Godefroi, Abbé du Mont-Saint-Quentin, qui l'avait tenu sur les fonts de Baptême. Ce Godefroi était oncle de la B. Itte, comtesse de Boulogne et de Namur, mère de Godefroy et de Baudouin qui furent rois de Jérusalem.

Dès sa plus tendre jeunesse, le Saint se privait d'une grande partie de ce qu'on lui donnait pour sa nourriture, et le distribuait aux pauvres ; souvent même il ne paraissait point au réfectoire, et se renfermait dans quelque oratoire, pendant le temps qu'on y passait, pour s'entretenir avec Dieu.


Il consacrait quelquefois la plus grande partie de la nuit à ce saint exercice. Les larmes abondantes qui coulaient de ses yeux, dans la prière, annonçaient sa tendre piété et la vivacité de sa componction.

A l'âge de 25 ans, l'Évêque de Noyon l'ordonna Prêtre. Il parut digne de cet honneur, non seulement à cause de ses vertus, mais encore à cause des progrès qu'il faisait tous les jours dans l'étude de la religion.


On n'écouta point son Humilité, qui lui inspirait de l'éloignement pour le Sacerdoce. Peu de temps après, on lui confia le gouvernement de l'Abbaye de Nogent, en Champagne.

Cette maison, sous sa conduite, devint bientôt célèbre par sa régularité. Deux Abbés, touchés des merveilles qu'on en publiait, s'y retirèrent pour y vivre en simples Religieux dans une plus grande perfection.

Godefroi avait tellement acquis l'habitude de veiller sur lui-même, qu'il était absolument maître de tous ses sens.
Jamais il ne prononçait une parole inutile ; jamais ses yeux ne s'arrêtaient sur aucun objet sans nécessité. Son silence et sa modestie étaient des preuves sensibles de la continuité de son recueillement.


Un jour qu'on lui servait à table quelque chose qui paraissait mieux assaisonné qu'à l'ordinaire, il en fit des plaintes. « Est-ce que vous ne savez pas, dit-il, que la chair se révolte si on la flatte ? »

Un Concile entier le pressant de prendre le gouvernement de l'Abbaye de Saint-Remi, de Reims, il s'avança au milieu de l'assemblée, et, après avoir cité les canons en sa faveur, il s'écria :

« A Dieu ne plaise que je méprise une épouse pauvre, et que je lui en préfère une riche. »


En 1103, on l'élut Évêque d'Amiens ; mais il fallut lui faire violence pour qu'il acquiesçât à son élection. Il entra nu-pieds dans la ville.

Lorsqu'il fut arrivé à l'église de Saint-Firmin, il adressa au peuple, qui était présent, un discours fort pathétique.
On retrouvait dans son palais la maison d'un vrai disciple de Jésus-Christ.

Chaque jour il lavait les pieds à treize pauvres, et les servait à table.

Il s'opposait avec un zèle inflexible aux entreprises des grands, opiniâtrement attachés à leurs désordres.

Il attaquait avec vigueur les abus qui régnaient dans son clergé ; et, après avoir éprouvé bien des difficultés, il rétablit la réforme dans le monastère de Saint-Valery.

Célébrant les saints mystères le jour de Noël, en présence de Robert, comte d'Artois, qui tenait sa cour à Saint-Omer, il ne voulut point recevoir les offrandes, même des princes, parce que leur extérieur était trop mondain.

Plusieurs sortirent de l'église, el y rentrèrent avec plus de simplicité, pour n'être pas privés de la Bénédiction du Saint Évêque.

Il fut arrêté par une fièvre violente, dans un voyage qu'il faisait à Reims, pour conférer avec son métropolitain sur des matières importantes.


Il reçut les Sacrements de l'Église avec beaucoup de ferveur, et mourut le 8 Novembre 1118, dans l'Abbaye de Saint-Crépin de Soissons, où il fut enterré. Il est nommé dans le martyrologe romain.

SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.



Saint Geoffroy sur la façade de l'Hôtel de Ville- Amiens


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 9 Nov 2017 - 17:42


Jeudi 09 Novembre 2017 : Fête de la Dédicace de la Basilique du Latran.

Cette Fête mérite de notre part un respect tout spécial : après la Fête de l'Église du Ciel et de l'Église du Purgatoire, c'est, en quelque sorte, la Fête de l'Église de la Terre.






http://nominis.cef.fr/contenus/saint/174/Dedicace-de-la-Basilique-du-Latran.html

Dédicace de la Basilique du Latran

Basilique saint Jean de Latran, à Rome

Église Cathédrale de l'Évêque de Rome, elle est à ce titre, "mère et tête de toutes les églises" du monde Chrétien.
Elle fut édifiée par l'empereur Constantin, vers 324, peu après la fin des grandes persécutions, à côté du palais des "Laterani" une grande famille romaine.

Cinq Conciles y tinrent leurs assises.



Fête de la dédicace de la Basilique du Latran, construite en l’honneur du Christ Sauveur par l’empereur Constantin, comme siège de l’Évêque de Rome.


La Célébration de son anniversaire est, dans toute l’Église latine, un signe de dilection(*) et d’unité avec le siège de Pierre.


(*) La dilection est un terme de dévotion qui signifie: tendresse, amour, charité.
Martyrologe romain.



Statues au sommet de la façade. Le Christ entouré par Saint Jean-Baptiste, Saint Jean l'Évangéliste et des Docteurs de l'Église.

Façade principale de la basilique Saint-Jean-de-Latran (Rome)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Jean-de-Latran
par Alessandro Galilei, 1735


[/
La Basilique du Latran est la Cathédrale du Pape, en tant qu’il est Évêque de Rome.

Elle a été érigée par l’empereur Constantin vers 324, en ces quelques années d’euphorie que connut l’Église au sortir de la grande persécution.

C’est alors que l’ont vit surgir dans toutes les villes des églises vers lesquelles convergeaient les foules joyeuses pour en faire la Dédicace.

La Basilique du Latran a vu se dérouler, depuis près de XVII siècles bien des évènements.

Il convient d’évoquer, avant tout, ces nuits pascales des IV et Vème siècles, où les Romains vinrent par milliers s’agréger au Corps du Christ, en recevant le Baptême et la Confirmation dans le Baptistère et en Célébrant dans la Basilique, l’Eucharistie pascale.

Aujourd’hui, le Pape Concélèbre au Latran la Messe du soir du Jeudi Saint, au cours de laquelle il renouvelle les gestes du Christ lavant les pieds de ses disciples.

Le successeur de Pierre (Le Pape François, actuellement) est à la fois Évêque de Rome et chef de l’Église Catholique.

Les deux Ministères sont inséparables.

C’est pourquoi, toutes les Églises de rite Romain répandues à travers le monde ont à cœur de Célébrer le Mystère de l’unique Église du Christ en la Fête de la Dédicace de la Cathédrale de Rome











La Fête de la Dédicace, c’est donc tout cela :

Dieu parmi nous, Emmanuel, Celui qui s’est révélé à nous comme “la Voie, la Vérité et la Vie”.

Que cette Fête soit une action de grâce pour cette Annonciation quotidienne, pour cette présence Divine parmi nous.


Mais qu’elle soit surtout l’occasion d’une réponse de notre part, d’une Sanctification quotidienne, ce que veut dire la Prière du jour :

“Que le peuple ne cesse pas de progresser pour l’édification de la Jérusalem Céleste” ou bien celle après la Communion :

“Accorde-nous d’être le Temple de ta Grâce



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 10 Nov 2017 - 8:12

Vendredi 10 Novembre 2017

Fête de Saint Léon I, le Grand, Pape (45ème) et Docteur de l'Église (406-461).


On dit que c'est lui qui arrêta Attila qui s'apprêtait à envahir l'Italie à la tête des Huns, en 452.
Les barbares, murmurant de voir leur chef reculer, lui demandèrent raison de sa conduite:

"Pendant que le Pontife me parlait, leur dit-il, je voyais à ses côtés un autre Pontife d'une majesté toute divine; il se tenait debout, ses yeux lançaient des éclairs, et il me menaçait du glaive qu'il brandissait dans sa main; j'ai compris que le Ciel se déclarait pour la ville de Rome."

Ce personnage n'était autre que Saint Pierre.


Les Romains firent une réception enthousiaste au Pontife victorieux.

Le génie de Raphaël a immortalisé cette scène dans une peinture célèbre


Saint Léon le Grand

Pape (45 ème) de 440 à 461 (✝ 461)

Il devint Pape à une époque troublée. C'était la lente agonie de l'empire romain sous les coups des invasions des Francs, des Wisigoths, des Vandales, des Huns, des Burgondes.


Pour l'Église, c'est le risque d'éclatement en de nombreuses hérésies.

En particulier les monophysites qui acceptaient la Divinité du Christ mais refusaient qu'il soit vraiment Homme ; les nestoriens qui acceptaient que Jésus soit vrai Homme, mais pas vraiment le Verbe de Dieu.

Il apporta son soutien à Flavien, le Patriarche de Constantinople par une lettre dogmatique "le tome à Flavien", qui sera la base de la définition du Concile Christologique de Chalcédoine (451) quelques années plus tard:

Le Christ-Jésus réunit en sa seule personne toute la nature Divine et toute la nature Humaine.

En 452, il sauve Rome des hordes d'Attila, mais ne peut empêcher le sac de Rome par les Vandales en 455.
Dans cet Occident démoralisé, il reste le seul et vrai recours moral.

Le Pape Benoît XVI, le 5 mars 2008:

Élu en 440, son Pontificat dura plus de vingt ans, dans un temps troublé.

"Les invasions barbares, l'affaiblissement de l'autorité impériale en occident, une forte crise sociale poussèrent l'Évêque de Rome à jouer un rôle notable jusque dans les affaires politiques".

Ainsi en 452 Léon rencontra Attila à Mantoue dans l'espoir de dissuader les Huns de poursuivre leurs opérations dans le nord de l'Italie.

Trois ans plus tard il traita avec Genséric qui s'était emparé de Rome afin que soient épargnées du pillage les Basiliques du Latran et du Vatican, ainsi que St.Paul hors les murs, dans lesquelles la population avait trouvé refuge.

A travers ses nombreuses homélies et lettres, Léon I démontre "sa grandeur dans le service à la Vérité et à la Charité, dans l'exercice assidu du langage, théologique et pastoral à la fois.

Toujours attentif aux fidèles et au peuple de Rome, il avait aussi le souci de la communion entre les Églises locales, ce pourquoi il fut l'infatigable promoteur de la primauté romaine".

Sous son pontificat se tint le Concile de Chalcédoine, le plus important de tous les précédents puisqu'il "affirma l'union en la personne du Christ des natures Humaine et Divine, sans confusion ni séparation".

Ce Pape, a souligné Benoît XVI, évalua de manière aigüe la responsabilité du successeur de Pierre, dont la mission est unique dans l'Église car "seul cet apôtre a reçu ce qui a été annoncé aux autres.


Tant en orient qu'en occident", saint Léon a su exercer cette responsabilité en intervenant ici ou là mais toujours avec prudence, fermeté et lucidité, que ce soit par écrit ou par le biais de ses envoyés.

Il démontra combien l'exercice de la primauté romaine était, comme elle l'est aujourd'hui, pour servir efficacement la communion qui caractérise l'unique Église du Christ".


"Conscient du caractère transitoire de la période dans laquelle il vivait -a précisé le Saint-Père, d'une période de crise entre la Rome païenne et la Rome Chrétienne, Léon le grand sut rester proche des gens, du peuple et des fidèles par son action pastorale et sa prédication.


Il liait la liturgie à la vie quotidienne des Chrétiens", démontrant que la "liturgie Chrétienne n'est pas l'évocation du passé mais l'actualisation de réalités invisibles en action dans la vie de chacun de nous".


Mémoire de Saint Léon le Grand, Pape et Docteur de l’Église.

Né en Étrurie, il fut d’abord diacre empressé de Rome, puis élevé sur le siège de Pierre, il mérita à bon droit d’être appelé Grand, aussi bien pour avoir nourri son troupeau d’une parole excellente et prudente que pour avoir affirmé avec force par ses légats au Concile œcuménique de Chalcédoine la doctrine orthodoxe sur l’incarnation Divine.


Il fut mis au tombeau en ce jour à Rome, près de Saint Pierre, en 461.


Martyrologe romain.










Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :






La rencontre entre Saint Léon I et Attila.

Basilique Saint Pierre. Rome. XVIème siècle.









Lecture
Mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu Le Père par Son Fils, dans L’Esprit saint, à lui qui, poussé par l’immense Miséricorde dont il nous a aimés, a eu pitié de nous ; et, comme nous étions morts dans nos péchés, il nous a rendu la Vie dans Le Christ, pour que nous soyons en lui une nouvelle création, une nouvelle œuvre de ses mains.


Dépouillons-nous donc du vieil homme et de ses agissements ; puisque nous sommes admis à participer à la lignée du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Prends conscience, chrétien, de ta dignité ; et, devenu l’associé de la nature divine, ne retourne pas, par un revirement indigne de ta race, à ta première bassesse. Rappelle-toi quel est ton chef et de quel corps tu es membre.


Souviens-toi qu’arraché à la puissance des ténèbres, tu as été transporté dans la lumière du Royaume de Dieu. Le Sacrement du Baptême a fait de toi le temple du Saint Esprit ; ne mets pas en fuite, par une conduite dépravée, un tel hôte.

Léon le Grand, Sermon I sur la Nativité du Seigneur

Prière


Dieu qui ne laisses pas
les puissances du mal
prévaloir contre ton Église
fondée sur le roc inébranlable des Apôtres,
fais qu’à la prière du pape saint Léon,
elle reste ferme dans ta vérité,
et, sous ta garde,
soit pour toujours en paix.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 11 Nov 2017 - 8:49

Samedi 11 Novembre 2017

Fête de Saint Martin de Tours, Évêque de Tours, Apôtre des Gaules (c. 316-397).




Façade de la Cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême (France, Charente).





Représentation traditionnelle la plus fréquente de Saint Martin, coupant son manteau pour le partager avec un pauvre.
Détail de la façade du Duomo di san Martino de Lucques, Italie.https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Martin_de_Lucques



Nota:

Moine-Évêque, Missionnaire, Apôtre de la Gaule et d'une partie de l'Europe, Saint Martin est le premier Saint vénéré sans avoir subi le martyre.

Aujourd’hui plus de 236 communes portent son nom en France, et plus de 4 000 églises sont placées sous son vocable; son nom de Baptême est devenu le nom de famille le plus fréquent de France.



Prière
Dieu qui as été glorifié
par la vie et la mort de l’évêque saint Martin,
renouvelle en nos cœurs
les merveilles de ta grâce,
si bien que ni la mort, ni la vie
ne puissent nous séparer de ton amour

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 12 Nov 2017 - 8:31

Dimanche 12 Novembre 2017

Fête de Saint Josaphat (Jean) Kuntsevych, Archevêque de Polotsk et martyr (1580-1623).


Saint Josaphat (Jean) Kuntsevych
Archevêque de Polotsk et martyr
(1580-1623)


Josaphat naquit à Wladimir, ville de Pologne, d'une famille modeste.

Il reçut le nom de Jean au Baptême. Il entrait à vingt ans dans l'Ordre des Basiliens-Unis de Pologne où il prit le nom de Josaphat.

Secrètement passé au schisme, le supérieur de la Communauté tenta vainement de porter Josaphat à la révolte contre le Saint Père.

Au grand mécontentement des schismatiques qui accablèrent le Saint d'injures et de sarcasmes, Josaphat dénonça l'archimandrite au métropolitain qui fut déposé de sa charge.

Quoique simple diacre, Josaphat fit preuve d'un zèle ardent pour la conversion des non-unis et en ramena un bon nombre dans le giron de l'Église.


Ordonné Prêtre, le Saint Basilien se fit l'apôtre de la contrée, s'appliqua au Ministère de la prédication et de la Confession tout en pratiquant une exacte observance de ses Règles.

Dieu avait doté Saint Josaphat d'un talent particulier pour assister les condamnés à mort.

Il visitait aussi les malades pauvres, lavait leurs pieds et tâchait de procurer des remèdes et de la nourriture aux miséreux.

Nommé Archimandrite du Couvent de la Trinité, qui se composait surtout de jeunes Religieux, il les forma à la Vie Monastique avec une vigilance toute paternelle.

À l'âge de trente-huit ans, Josaphat Koncévitch fut sacré Archevêque de Polotsk à Vilna (Vilnius).


Pendant que l'Archevêque se trouvait à la diète de Varsovie où plusieurs Évêques avaient été convoqués, un Évêque schismatique s'empara de son siège à l'improviste.

Josaphat s'empressa de revenir vers son troupeau pour rappeler les brebis rebelles à l'obéissance.


Au moment où il voulut prendre la parole, la foule excitée par les schismatiques se rua impétueusement sur lui. Il aurait été impitoyablement massacré si la force armée n'était intervenue pour le dégager.

Le matin du 12 Novembre 1623, alors qu'il priait dans la chapelle du palais épiscopal de Vitebsk, la foule en furie envahit la sainte demeure.

Josaphat accourut promptement au bruit de l'émeute :

« Si vous en voulez à ma personne, dit-il aux assassins, me voici. »

Deux hommes s'avancèrent alors vers lui ; l'un d'eux le frappa au front avec une perche et l'autre lui asséna un coup de hallebarde qui lui fendit la tête. Enfin, deux coups de fusil lui percèrent le crâne.

Béatifié par le Pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644), le 16 Mai 1643, et Canonisé par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878), le 29 Juin 1867, St Josaphat est le premier Saint des Églises uniates à être Canonisé à Rome.

Ses reliques se trouvent sous l'autel St Basile dans la Basilique St Pierre du Vatican.





Jean Kuntsevych, né en Volhynie, en 1580. Il est encore adolescent à l'époque de l'Union de Brest (1596) où une partie de l'Église d'Ukraine se rattache à Rome et constitue l'Église gréco-Catholique ou Église ruthène.


A vingt ans, il entre au Monastère de la Sainte Trinité à Vilnius, alors dans le royaume polono-lituanien, dans un Monastère de l'Ordre Basilien et prend le nom de Josaphat.

A trente ans, il en devient l'un des supérieurs.

Déchiré en lui-même par cette séparation entre Catholiques romains et Orthodoxes, il se dévoue à la cause de l'unité, polémique avec les Orthodoxes tout en gardant une grande douceur.


Nommé Évêque de Polock en 1617, il se trouve dans une région où les antagonismes sont exacerbés plus encore par des considérations politiques et culturelles que par des points de vue religieux.

Au cours d'une émeute provoquée par des intégristes Orthodoxes, alors qu'il accomplissait une visite pastorale à Vitebsk, il est lynché et jeté dans le fleuve, martyr pour son attachement à l'Église romaine.

Béatifié par le Pape Urbain VIII le 16 Mai 1643 et Canonisé par le Bienheureux Pie IXhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/588/Bienheureux-Pie-IX.html le 29 Juin 1867, il est le premier Saint des Églises uniates à être Canonisé à Rome.


Ses reliques se trouvent sous l'autel saint Basile dans la Basilique Saint Pierre du Vatican.

Voir aussi


- Saint Josaphat Kuntsevych 1580-1623 (en anglais) sur le site de l'Eglise catholique ukrainienne Saint Nicolas.http://www.stnicholaschurch.ca/content_pages/osbm/art_osbm.martyrs.006.htm

Né dans l’Orthodoxie, Jean Kuncewicz adhéra, dès sa jeunesse, à l’union Catholique et, devenu Évêque de Polotz sous le nom de Josaphat, il déploya un zèle constant à garder son troupeau dans l’unité, attentif à donner toute sa splendeur à la liturgie Byzantine slave.

Au cours d’une visite pastorale à Vitebsk, en 1623, il fut massacré par une foule déchaînée contre lui et mourut pour l’unité de l’Église et la défense de la vérité Catholique.








Icône Byzantine de Saint Josaphat

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 13 Nov 2017 - 7:59

Lundi 13 Novembre 2017

Fête de Saint Brice, Évêque de Tours († 444).



On dit qu'il fut recueilli et protégé par Saint Martin, mais que Brice quitta le Monastère "pour vivre avec de beaux chevaux dans ses écuries et de jolies esclaves dans sa maison."

A la mort de saint Martinhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/13/Saint-Martin-de-Tours.html, il changea sa manière d'agir. Il lui succéda sur le siège épiscopal de Tours, donnant toute sa vie à l'Église durant quarante ans.

Calomnié, accusé d'avoir rendu mère une de ses Religieuses, il dut même aller se défendre devant le Pape.

Mais ses ouailles reconnurent l'innocence de sa vertu et le firent revenir pour qu'il soit à nouveau leur Évêque.

Ils le Canonisèrent dès sa mort.


Liste des Évêques de Tours: Saint Brice 400-447.http://diocesedetours.catholique.fr/index.php?rub=75#60


A lire aussi: Saint Brice, mort en 444, fut le successeur de Saint Martin à l’Évêché de Tours...

"Les saints guérisseurs de Picardie" (Orroir, paroisse du Val de l'Escaut)http://www.paroisse-val-escaut.be/spip.php?article261


À Tours, vers 444, Saint Brice, Évêque.

Disciple de Saint Martin, il succéda à son maître pendant quarante-sept ans, non sans subir de multiples travers et l’occupation de son siège par deux Évêques successifs.

Martyrologe romain

Autre Biographie.

St-Brice Orphelin de ses deux parents, il est recueilli par Saint-Martin qui le confie aux soins de ses clercs.


Malheureusement, en grandissant Brice se révèle vaniteux, méchant et irrespectueux.

Il parvient tout de même à être ordonné Prêtre, ce qui ne fait qu’accroître son ambition et accentuer son manque de respect à l'égard des autres, allant même jusqu’à traiter Martin avec mépris.

Ce dernier refuse cependant d’écouter ses conseillers qui lui suggèrent de chasser Brice.

Lorsque Martin décède, Brice est désigné pour lui succéder comme Évêque de Tours, mais devant l'indignation de la population, c’est le Prêtre Justinien qui est nommé à sa place.

L'anthipathie des tourangeaux est telle que Brice est même obligé de fuir la ville pour échapper à la lapidation.

Son caractère ayant été adouci par son exil, il se distingue bientôt par sa vie pieuse et exemplaire, suscitant l’admiration de nombreux ecclésiastiques et incitant le Pape Zozime à l'appuyer.


Lorsque Justinien décède, Brice revient à Tours et exige que lui soit restitué son siège, mais les autorités locales n’ont pas oublié ses erreurs passées et il doit à nouveau s'éloigner.

La charge d’Évêque est alors attribuée à Armentien, qui décède malheureusement sept ans plus tard.


Une nouvelle fois, Brice se présente pour réclamer son siège, qui lui est cette fois restitué, les autorités ayant été informées de ses progrès durant les 40 années de son exil (+ vers 444). Saint-Brice est invoqué pour la guérison des maladies de l’estomac.






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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 14 Nov 2017 - 7:08

Mardi 14 Novembre 2017

Fête de Saint Laurent O'Toole, Abbé de Glendalough, et Archevêque de Dublin (1128-† 1180).



Saint Laurent de Dublin.

Abbé de Glendalough, et Archevêque de Dublin (+ 1180).


Saint Laurent O'Toole appartenait à cette famille royale qui donna tant de rois à l'Irlande.

Élu pour devenir Évêque, il fut un modèle de sainteté.

En 1179, nous le trouvons au Concile général du Latran où le Pape Alexandre III le créa son légat pour toute l'Irlande.

Venu en Angleterre pour être médiateur entre le roi Henri II et le roi d'Irlande, il devint otage et ne put rentrer dans son pays.

Il partit donc pour la France. Accueilli par les chanoines de Saint-Victor à Eu en Normandie, il rendit son âme à Dieu dans la Paix et la Pauvreté totale.


"...il tomba malade à Eu au cours de l’automne 1180.

Il fut recueilli par les chanoines de l’Abbaye de Eu où il mourut en odeur de sainteté.

Les miracles se multipliant sur son tombeau, l’Archevêque fut Canonisé par le Pape en 1225..." (Ville d'Eu - http://www.ville-eu.fr/culture-patrimoine-edifices-religieux.phppatrimoine, chapelle, Abbatiale où se trouve le gisant de Saint Laurent O’Toole, un des plus anciens de la région!

À Eu en Normandie, l’an 1180, le trépas de Saint Laurent O’Toole, Évêque de Dublin.

Dans les circonstances difficiles de son temps, il défendit avec énergie la discipline de l’Église et s’appliqua à rétablir la concorde entre les princes.


En allant au-devant du roi Henri II d’Angleterre, il obtint lui-même les joies de la Paix éternelle.

Martyrologe romain.








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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 15 Nov 2017 - 9:09

Mercredi 15 Novembre 2017

Fête de Saint Albert Le Grand, Frère Prêcheur, Évêque et Docteur de l'Église (1193-1280).



Saint Albert le Grand

Frère Prêcheur, Évêque de Ratisbonne, Docteur de l'Église (+ 1280).


Jeune étudiant issu d'une famille noble de Bavière, les premières années de sa vie nous sont mal connues.

Il naquit à Lauingen ville située sur les bords du Danube.

Il entra dans l'Ordre des Prêcheurs ou Dominicains. Très doué pour les études, il ne passe pas inaperçu et très vite il est chargé d'enseignements tout en poursuivant ses recherches personnelles.

Sa grande préoccupation est de rendre accessible au monde latin la pensée du philosophe grec Aristote, redécouvert à travers la tradition arabe de Cordoue. Il veut l'harmoniser avec la pensée Chrétienne.

Professeur à Paris, il se prend d'amitié avec un de ses étudiants tout aussi doué que lui : saint Thomas d'Aquin, amitié fidèle et sans faille.

Lorsqu'Albert se rend à Cologne poursuivre son enseignement, son disciple Saint Thomas le suit.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/524/Saint-Thomas-d-Aquin.html

Quand son disciple sera accusé d'hérésie, le vieux maître Albert fera le voyage de Cologne pour prendre sa défense.

Il aurait aimé consacrer toute sa vie à la pensée et à l'enseignement. Mais il est Religieux, alors par obéissance, il devient Provincial Dominicain et bientôt Évêque de Ratisbonne (Regensburg).

Deux années suffisent pour qu'on se rende compte que le dévouement est insuffisant, alors on le rend à ses chères études.

Son savoir est quasi encyclopédique au point qu'on veut en faire un maître de l'ésotérisme.

Mais sa Foi est encore plus grande que sa théologie et sa philosophie :

"C'est pourquoi on le dit Notre Père, il n'est pas de Prière douce et familière qui commence d'une manière plus familière et plus douce", écrit-il dans son commentaire de saint Matthieu.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1066/Saint-Matthieu.html

L'Église l'a proclamé Docteur de l'Église et patron des scientifiques.


Mémoire de Saint Albert, surnommé le Grand, Évêque et Docteur de l’Église

Né en Bavière, entré dans l’Ordre des Prêcheurs, il enseigna à Paris la philosophie et la théologie oralement et par ses écrits, ayant parmi ses étudiants Saint Thomas d’Aquin, et sut magistralement unir la sagesse des Saints à la science naturelle et humaine


Ayant dû accepter à contrecœur l’Évêché de Ratisbonne, mal accueilli par le peuple pour sa manière de vivre pauvre et sans faste, au bout d’un an il résigna sa charge, préférant à n’importe quel honneur la Pauvreté de son Ordre et il mourut pieusement à Cologne, entouré de ses Frères.


Martyrologe romain



« Seigneur Jésus-Christ, écoutez la voix de notre douleur. Dans le désert des pénitents, nous crions vers vous pour n’être pas séduits par de veines paroles tentatrices sur la noblesse de la famille, le prestige de l’Ordre, le brillant de la science. »

(Prière de Saint Albert).





Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

 Saint Albert le Grand



Saint Albert le Grand et Saint Thomas d'Aquin.


De Paris, il emmena avec lui à Cologne un élève exceptionnel, Thomas d'Aquin. Le seul mérite d'avoir été le maître de Saint Thomas d'Aquin suffirait pour que l'on nourrisse une profonde admiration pour Saint Albert.

Entre ces deux grands théologiens s'instaura un rapport d'estime et d'amitié réciproque, des attitudes humaines qui contribuent beaucoup au développement de la science.

En 1254, Albert fut élu Provincial de la « Provincia Teutoniae » – teutonique – des Pères Dominicains, qui comprenait des communautés présentes dans un vaste territoire du centre et du nord de l'Europe.

Il se distingua par le zèle avec lequel il exerça ce ministère, en visitant les communautés et en rappelant constamment les confrères à la fidélité, aux enseignements et aux exemples de saint Dominique.

Ses qualités n'échappèrent pas au Pape de l'époque, Alexandre IV, qui voulut Albert pendant un certain temps à ses côtés à Anagni – où les Papes se rendaient fréquemment – à Rome même et à Viterbe, pour bénéficier de ses conseils théologiques.

Ce même souverain Pontife le nomma Évêque de Ratisbonne, un grand et célèbre diocèse, qui traversait toutefois une période difficile.

De 1260 à 1262, Albert accomplit ce ministère avec un dévouement inlassable, réussissant à apporter la paix et la concorde dans la ville, à réorganiser les paroisses et les couvents, et à donner une nouvelle impulsion aux activités caritatives.

Dans les années 1263-1264, Albert prêcha en Allemagne et en Bohême, envoyé par le Pape Urbain IV, pour retourner ensuite à Cologne et reprendre sa mission d'enseignant, de chercheur et d'écrivain.

Etant un homme de Prière, de science et de Charité, il jouissait d'une grande autorité dans ses interventions, à l'occasion de divers événements concernant l'Eglise et la société de l'époque: ce fut surtout un homme de réconciliation et de paix à Cologne, où l'Archevêque était entré en opposition farouche avec les institutions de la ville; il se prodigua au cours du déroulement du II Concile de Lyon, en 1274, convoqué par le Pape Grégoire X pour favoriser l'union avec les Grecs, après la séparation du grand schisme d'Orient de 1054; il éclaircit la pensée de Thomas d'Aquin, qui avait rencontré des objections et même fait l'objet de condamnations totalement injustifiées.

Il mourut dans la cellule de son couvent de la Sainte-Croix à Cologne en 1280, et il fut très vite vénéré par ses confrères.

L'Église le proposa au culte des fidèles avec sa Béatification, en 1622, et avec sa Canonisation, en 1931, lorsque le pape Pie XIhttp://w2.vatican.va/content/pius-xi/fr.html le proclama Docteur de l'Eglise.

Il s'agissait d'une reconnaissance sans aucun doute appropriée à ce grand homme de Dieu et éminent savant non seulement dans le domaine des vérités de la Foi, mais dans de très nombreux autres domaines du savoir; en effet, en regardant le titre de ses très nombreuses œuvres, on se rend compte que sa culture a quelque chose de prodigieux, et que ses intérêts encyclopédiques le conduisirent à s'occuper non seulement de philosophie et de théologie, comme d'autres contemporains, mais également de toute autre discipline alors connue, de la physique à la chimie, de l'astronomie à la minéralogie, de la botanique à la zoologie.


C'est pour cette raison que le Pape Pie XII le nomma patron de ceux qui aiment les sciences naturelles et qu'il est également appelé « Doctor universalis », précisément en raison de l'ampleur de ses intérêts et de son savoir.

Les méthodes scientifiques utilisées par Saint Albert le Grand ne sont assurément pas celles qui devaient s'affirmer au cours des siècles suivants.

Sa méthode consistait simplement dans l'observation, dans la description et dans la classification des phénomènes étudiés, mais ainsi, il a ouvert la porte pour les travaux à venir.


Il a encore beaucoup à nous enseigner. Saint Albert montre surtout qu'entre la Foi et la science il n'y a pas d'opposition, malgré certains épisodes d'incompréhension que l'on a enregistrés au cours de l'histoire.

Un homme de Foi et de Prière comme Saint Albert le Grand, peut cultiver sereinement l'étude des sciences naturelles et progresser dans la connaissance du micro et du macrocosme, découvrant les lois propres de la matière, car tout cela concourt à abreuver sa soif et à nourrir son Amour de Dieu.


La Bible nous parle de la création comme du premier langage à travers lequel Dieu – qui est intelligence suprême – nous révèle quelque chose de lui.
Le Livre de la Sagesse, par exemple, affirme que les phénomènes de la nature, dotés de grandeur et de beauté, sont comme les œuvres d'un artiste, à travers lesquelles, par analogie, nous pouvons connaître l'Auteur de la création (cf. Sg 13, 5).

Avec une comparaison classique au Moyen-âge et à la Renaissance, on peut comparer le monde naturel à un livre écrit par Dieu, que nous lisons selon les diverses approches de la science (cf. Discours aux participants à l'Assemblée plénière de l'Académie pontificale des sciences, 31 octobre 2008).

http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/speeches/2008/october/documents/hf_ben-xvi_spe_20081031_academy-sciences.html

En effet, combien de scientifiques, dans le sillage de Saint Albert le Grand, ont mené leurs recherches inspirés par l'émerveillement et la gratitude face au monde qui, à leurs yeux de chercheurs et de croyants, apparaissait et apparaît comme l'œuvre bonne d'un Créateur sage et aimant!

L'étude scientifique se transforme alors en un hymne de louange.

C'est ce qu'avait bien compris un grand astrophysicien de notre époque, Enrico Medi, et qui écrivait:

« Oh, vous mystérieuses galaxies..., je vous vois, je vous calcule, je vous entends, je vous étudie, je vous découvre, je vous pénètre et je vous recueille.

De vous, je prends la lumière et j'en fais de la science, je prends le mouvement et j'en fais de la sagesse, je prends le miroitement des couleurs et j'en fais de la poésie; je vous prends vous, étoiles, entre mes mains, et tremblant dans l'unité de mon être, je vous élève au-dessus de vous-mêmes, et en Prière je vous présente au Créateur, que seulement à travers moi, vous étoiles, vous pouvez adorer » (Le opere. Inno alla creazione).

Saint Albert le Grand nous rappelle qu'entre science et Foi une amitié existe et que les hommes de science peuvent parcourir à travers leur vocation à l'étude de la nature, un authentique et fascinant parcours de sainteté.

Son extraordinaire ouverture d'esprit se révèle également dans une opération culturelle qu'il entreprit avec succès: l'accueil et la mise en valeur de la pensée d'Aristote.

A l'époque de saint Albert, en effet, la connaissance de beaucoup d'œuvres de ce grand philosophe grec ayant vécu au quatrième siècle avant Jésus Christ, en particulier dans le domaine de l'éthique et de la métaphysique, était en effet en train de se répandre.

Celles-ci démontraient la force de la raison, elles expliquaient avec lucidité et clarté le sens et la structure de la réalité, son intelligibilité, la valeur et la fin des actions humaines.

Saint Albert le Grand a ouvert la porte à la réception complète de la philosophie d'Aristote dans la philosophie et la théologie médiévales, une réception élaborée ensuite de manière définitive par Saint Thomas.

Cette réception d'une philosophie, disons, païenne pré-chrétienne, fut une authentique révolution culturelle pour cette époque.

Pourtant, beaucoup de penseurs Chrétiens craignaient la philosophie d'Aristote, la philosophie non chrétienne, surtout parce que celle-ci, présentée par ses commentateurs arabes, avait été interprétée de manière à apparaître, au moins sur certains points, comme tout à fait inconciliable avec la Foi Chrétienne. Il se posait donc un dilemme: Foi et raison sont-elles ou non en conflit l'une avec l'autre?

C'est là que réside l'un des grands mérites de saint Albert: avec une rigueur scientifique il étudia les œuvres d'Aristote, convaincu que tout ce qui est vraiment rationnel est compatible avec la Foi révélée dans les Saintes Ecritures.

En d'autres termes, Saint Albert le Grand a ainsi contribué à la formation d'une philosophie autonome, distincte de la théologie et unie à elle uniquement par l'unité de la vérité.

Ainsi est apparue au XIIIe siècle une distinction claire entre ces deux savoirs, philosophie et théologie qui, en dialogue entre eux, coopèrent de manière harmonieuse à la découverte de la vocation authentique de l'homme, assoiffé de vérité et de béatitude: et c'est surtout la théologie, définie par saint Albert comme une « science affective », qui indique à l'homme son appel à la Joie éternelle, une Joie qui jaillit de la pleine adhésion à la Vérité.

Saint Albert le Grand fut capable de communiquer ces concepts de manière simple et compréhensible.
Authentique fils de saint Dominique, il prêchait volontiers au peuple de Dieu, qui était conquis par sa parole et par l'exemple de sa vie.

Chers frères et sœurs, prions le Seigneur pour que ne viennent jamais à manquer dans la sainte Eglise de doctes théologiens, pieux et savants comme saint Albert le Grand et pour que ce dernier aide chacun de nous à faire sienne la « formule de la sainteté » qu'il adopta dans sa vie:

« Vouloir tout ce que je veux pour la Gloire de Dieu, comme Dieu veut pour sa Gloire tout ce qu'Il veut », soit se conformer toujours à la Volonté de Dieu pour vouloir et faire tout, seulement et toujours pour Sa Gloire.




LE PARADIS DE L’ÂME
PAR SAINT ALBERT LE GRAND

(Sa Vie et sa Science d'après les documents originaux par le Dr Signart)




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 16 Nov 2017 - 7:51

Jeudi 16 Novembre 2017

Fête de Sainte Marguerite, Reine et Patronne de l’Écosse (1046-1093).


Sainte Marguerite d'Écosse

Reine d'Écosse (+ 1093)

Petite-fille du roi d'Angleterre, elle se réfugia en Écosse lors de l'invasion normande.

Elle deviendra l'épouse du roi Malcom III dont la piété était fort grande.


Il associait sa femme aux affaires du royaume et son règne durant quarante ans fut des plus heureux : huit enfants dans un foyer très uni et un pays bien géré malgré des luttes avec les envahisseurs normands.


Elle meurt quelques jours après l'assassinat de son époux par les Normands d'Angleterre. Elle introduisit la Liturgie Romaine dans l'Église écossaise.

Elle était fêtée le 10 Juin et maintenant le 16 Novembre, date de sa mort le 16 Novembre 1093.

Fêtée le 16 Juin en Ecosse.



Mémoire de Sainte Marguerite d’Écosse.

Née en Hongrie et mariée au roi d’Écosse Malcolm III, à qui elle donna huit enfants, elle s’intéressa grandement au bien du royaume et de l’Église, joignant à la Prière et aux jeûnes la générosité envers les pauvres et donnant ainsi un exemple excellent d’épouse, de mère et de reine.


Elle mourut en 1003 à Édimbourg, après avoir appris la nouvelle de la mort de son mari et de son fils aîné dans une bataille.

Martyrologe romain

La main des pauvres est l’assurance des trésors royaux.

Ce coffre-fort, les cambrioleurs les plus retors ne sauraient le forcer.
Propos de Sainte Marguerite.










Pour un approfondissement biographique
Sainte Marguerite, Reine d'Écosse











Vitrail de la chapelle Sainte-Marguerite d'Édimbourg.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 Hier à 8:47

Vendredi 17 Novembre 2017

Fête de Sainte Élisabeth de Hongrie, Veuve, Tertiaire de Saint-François, Patronne du Tiers-Ordre Franciscain (1207-1231).


Sainte Élisabeth de Hongrie partageant avec les pauvres.



Princesse de Hongrie, elle est fiancée à l'âge de quatre ans et mariée à quatorze au Landgrave de Thuringe.

Ce sera une épouse aimante pour ce mari qu'elle n'a pas choisi, se parant pour lui faire honneur, alors qu'elle n'aime que la simplicité.


Des Franciscains venus d'Allemagne lui font connaître l'esprit de saint Françoishttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/800/Saint-Francois-d-Assise.html et elle se met au service des pauvres et des familles éprouvées par la guerre.

En 1227, son époux tant aimé meurt au moment de s'embarquer pour la croisade. Élisabeth se retrouve veuve à 20 ans, enceinte d'un troisième enfant.


Comme on veut la remarier, elle refuse et, pour cette raison, connaît l'injustice de sa famille qui la chasse avec ses trois enfants et l'héberge dans une porcherie.

Son oncle l'Évêque de Bamberg calme le jeu. Elle peut revêtir l'habit du Tiers-ordre Franciscain. La famille ducale se charge des enfants.


Elle ne garde pour elle qu'une pauvre demeure et met alors tous ses revenus au service des pauvres. Elle leur fait construire un hôpital.


Joyeuse de tout ce qu'elle devait endurer, elle disait:


"Je ne veux pas faire peur à Dieu par une mine sinistre. Ne préfère-t-il pas me voir joyeuse puisque je l'aime et qu'il m'aime?"

Elle meurt à 24 ans ayant voué sa vie et sa santé à rendre heureux les misérables.



La catéchèse du 20 octobre 2010 a été consacrée à sainte Élisabeth de Hongrie, dite aussi de Thuringe.http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20101020.html


Benoît XVI a tout d'abord rappelé qu'elle naquit en 1207 à la cour de Hongrie, où elle vécut quatre ans avant d'être donnée en mariage à Louis de Thuringe.


"Bien que leur union ait été décidée pour raison politique, un amour sincère naquit entre les deux promis, animé par la Foi et la volonté d'accomplir la Volonté Divine".


Puis le Pape a raconté comment, devenue princesse, "elle agissait envers ses sujets comme envers Dieu... étant ainsi un exemple pour tous ceux qui revêtent des responsabilités de gouvernement.


A chaque niveau, l'exercice de l'autorité doit être vécu comme un service à la Justice et à la Charité, dans la recherche permanente du bien public".


Rappelant ensuite que la Sainte "pratiquait assidûment les œuvres de Miséricorde", le Saint-Père a dit que son mariage fut très heureux.

"Élisabeth aida son mari à élever ses qualités humaines vers le surnaturel, tandis qu'il la soutenait dans son action en faveur des pauvres et dans ses dévotions...


Ce fut un témoignage clair de ce que la Foi et l'Amour envers Dieu et le prochain renforcent la vie familiale et le lien matrimonial".

Élisabeth fut aidée aussi par les Frères Mineurs, qui accrurent  son désir de suivre Le Christ Pauvre et Crucifié présent parmi les pauvres.


Puis le Pape a parlé de son veuvage, survenu en 1227. "Une nouvelle épreuve l'attendait, car son beau-frère usurpa le gouvernement de la Thuringe... accusant Élisabeth d'être pieuse mais incapable de gouverner.

Chassée de la Wartburg avec ses trois enfants, la jeune veuve se mit à la recherche d'un refuge...

Durant un calvaire supporté avec grande Foi, Patience et Soumission à Dieu, des parents restés fidèles à sa légitimité la défendirent. En 1228, elle reçut une dotation suffisante pour se retirer au château familial de Marburg".

Élisabeth passa ses trois dernières années à l'hôpital qu'elle avait fondé, au service des malades et des moribonds.

Elle chercha sans cesse de se consacrer aux plus humbles, assumant les travaux les plus répugnants.

Elle devint une femme Consacrée au milieu du monde et fonda avec ses amies, vêtues de gris, une Communauté Religieuse.
Elle devint ainsi la patronne du Tiers-Ordre régulier de St.François et de l'Ordre Franciscain séculier".

En novembre 1231 elle mourut des suites d'une fièvre. "Les témoignages de sa sainteté -a conclu Benoît XVI- furent tels et si nombreux que quatre ans plus tard Grégoire IX la proclama Sainte.

Cette même année 1235 fut consacrée en son honneur la belle église de Marburg. Puisse cette grande Sainte de la Charité inspirer en nous un Amour intense de Dieu et du prochain, du Pauvre et du malade, de tout homme ayant besoin d'une assistance matérielle et spirituelle.

En eux, nous sommes appelés à voir Le Christ Crucifié, Pauvre et Humble".

Mémoire de Sainte Élisabeth de Hongrie. Mariée toute jeune à Louis, comte de Thuringe, elle lui donna trois enfants; devenue veuve, elle supporta avec courage de lourdes épreuves.

Portée depuis longtemps à la méditation des réalités du Ciel, elle se retira à Marbourg en Hesse, dans un hôpital qu’elle avait fondé, embrassant la Pauvreté et se dépensant au soin des malades et des pauvres, jusqu’à son dernier souffle de vie, à l’âge de vingt-quatre ans, en 1231.


Martyrologe romain.











Statue de Sainte Élisabeth du portail sud.

Cathédrale Sainte-Élisabeth de Košice.https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Sainte-%C3%89lisabeth_de_Ko%C5%A1ice



Un manteau voyageur de Saints en Saints.


À la demande du Cardinal Hugolin, futur Grégoire IX, Saint François donna son manteau à Sainte Élisabeth en gage de leur lien spirituel.


Sainte Élisabeth garda près d’elle ce manteau jusqu’à sa mort : elle le considérait comme son « bijou le plus précieux ».

Le beau frère d’Élisabeth, Conrad devint grand maître des chevaliers teutoniques et leur remit le manteau.

Ces derniers le donnèrent à Saint Louis en remerciement de son rôle de conciliateur dans les démêlés entre le Pape Grégoire IX et l'empereur Frédéric II.

Saint Louis était membre du Tiers-Ordre Franciscain et il avait accueilli dans sa cour Hermann, le fils de Sainte Élisabeth de Hongrie.


Blanche de Castille aimait à embrasser Hermann sur le front par dévotion, en pensant qu'Élisabeth en avait fait de même. Saint Louis offrit lui-même le manteau aux cordeliers (Franciscains), qui le conservèrent jusqu'à la Révolution.

Lors de la Révolution, Jaques Christophe Auguin, un Tertiaire Franciscain, cacha le manteau et le remit, une fois les événements calmés, en 1800, au dernier père gardien du Couvent, le Père Claude Agrave ofm, devant l’officialité de Paris représentée par Mgr Jacques André Emery.


Le manteau devait alors être remis à la première Communauté Franciscaine qui se rétablirait à Paris.

Le manteau est remis aux récollettes, qui en firent don aux Capucins en 1865.

Un Frère Capucin le cacha lors des évènements de la Commune. Les Capucins emportent le manteau en Belgique en 1905 lorsqu'ils s'y retirent. Ils le rapportèrent par la suite au Mans.


En 1926, le manteau est rapporté à Paris chez les Capucins de la rue Boissonnade.


La relique du Cœur de Sainte Élisabeth



« Nous avons l’obligation de rendre les gens heureux ».

Le cœur d’Élisabeth était pour les pauvres et les malades, espérons que beaucoup d’entre eux viendront à cette procession.






Pourquoi Élisabeth de Hongrie est-elle Sainte ?

Sainte Élisabeth a aimé Le Seigneur passionnément. Elle se relève la nuit pour Prier. Elle n’hésite pas, par tout temps, à descendre le chemin escarpé qui mène du château de la Warburg à Eisenach afin de se rendre à la Messe. Lorsqu’on relit sa vie, on y voit un Amour fou de Dieu.

Elle ressemble en cela à Saint François, son contemporain. Elle se dépouille de toutes richesses par Amour de Dieu. Elle veut lui laisser toute la place. Elle vit une grande union à Dieu. Ceci se manifeste également dans ses relations aux autres et en particulier dans certaines visions.

En effet, en son époux elle voit Le Christ. Elle l’aime avec autant de passion. Et il le lui rend bien ! Elle lui est très unie et il partage avec elle sa Prière (même nocturne) et son engagement au service des pauvres.


Ensemble, ils accomplissent de manière excellente le projet de Dieu sur le couple humain. C’est certainement ce qui a été le moins mis en valeur dans la vie de Sainte Élisabeth.


On a même été jusqu’à noircir Louis.

Saint Jean Paul II, dans son désir de proposer des couples Chrétiens en exemple aux fidèles, aurait certainement aussi Canonisé Louis s’il avait été Pape à la place de Grégoire ! Sainte Élisabeth s’accomplit parfaitement en tant qu’épouse.

Elle vit l’idéal d’union à son époux au sein de sa Communion au Christ.

Il en est de même pour son Amour des pauvres et des malades.

Élisabeth leur donne tous ses biens, non par refus de sa condition de princesse, mais au nom de son Amour pour eux. Comblée de richesses face aux nécessités, face à la pauvreté et à la famine, elle donne tout pour que les autres aient le nécessaire.

Elle répond ainsi au commandement du Seigneur. Dans ceux qu’elle sert, elle voit Le Christ souffrant. Le lépreux couché dans son lit apparaît sous les traits du Christ. Elle vit à la lettre le service des pauvres qui est celui de Jésus Lui-même.

Ainsi donc, si Élisabeth est Sainte, c’est bien parce qu’elle a Aimé. Elle a aimé à la folie Dieu, Louis et les pauvres.


Dès son plus jeune âge, elle a ouvert son cœur à l’Amour et finalement nul n’a pu y résister. Après avoir étonnés, voir scandalisés certains de ses contemporains, elle est reconnue comme Sainte dès sa mort.

À La suite d’Élisabeth et de tous les Saints que nous célébrons en ces jours, devenons tous des Saints !


C’est cela que Le Christ veut pour nous lorsqu’il nous dit

« soyez parfait comme votre père des Cieux est Parfait ! »

C’est l’Amour qu’il veut pour nous dans l’éternité.









Prière paroissiale à Sainte Élisabeth de Hongrie.

Sainte Élisabeth de Hongrie,
mère des pauvres et des petits,
pour les habitants du territoire de cette paroisse qui porte ton nom,
sois lumière du Christ, nous t’en prions.

Reine, tu as déposé ta couronne
aux pieds du Seigneur livré pour nos péchés,
renonçant à l’orgueil du monde
pour être toute à DIEU et au service de toute misère.

De Celui qui s’est fait notre Bon Samaritain,
tu as reçu cette recommandation :
« Va, et toi aussi fais de même » (Luc 10,37),
et tu as su trouver les gestes tout simples du lavement des pieds (Jn. 13,15).

Par ton intercession, que notre Seigneur et notre Maître
renouvelle en nous ses dons précieux
de présence et d’attention aux autres
et de dépassement de soi dans la petitesse de nos gestes humains.

Apprends aux époux à se recevoir comme un don de DIEU l’un pour l’autre,
comme tu as su en témoigner avec ton mari jusqu’au pardon.
Donne-leur de vivre une fidélité conjugale au-delà de toute espérance,
toi qui as porté l’épreuve d’un couple brisé par la mort.

La Charité que tu pratiquais comme en offrant des roses,
demandes-la pour nous à notre DIEU :
que les enfants, les jeunes, les humbles et les blessés de la vie
trouvent dans l’Eglise le geste simple qui construit et guérit.

Maintiens en nous le brûlant désir de changer
tout ce qui, en nous et par nous,
défigure dans l’Église
le vrai visage du Seigneur.

Amen



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