Forum catholique LE PEUPLE DE LA PAIX



Bienvenue sur le Forum catholique Le Peuple de la Paix!
Les sujets de ce forum sont: La Foi, la vie spirituelle, la théologie, la prière, les pèlerinages, la Fin des temps, le Nouvel ordre mondial, la puce électronique (implants sur l`homme), les sociétés secrètes, et bien d'autres thèmes...

Pour pouvoir écrire sur le forum, vous devez:
1- Être un membre enregistré
2- Posséder le droit d`écriture

Pour vous connecter ou vous enregistrer, cliquez sur «Connexion» ou «S`enregistrer» ci-dessous.

Pour obtenir le droit d`écriture, présentez-vous en cliquant sur un des liens "droit d`écriture" apparaissant sur le portail, sur l'index du forum ou encore sur la barre de navigation visible au haut du forum.

Les Saints - Les Saintes du Jour

Page 17 sur 17 Précédent  1 ... 10 ... 15, 16, 17

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par scapulaire le Jeu 5 Oct 2017 - 11:23

Merci à Marie 65 et Thierry
avatar
scapulaire
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 207
Age : 44
Localisation : mulhouse
Inscription : 02/01/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 6 Oct 2017 - 10:27

C'est normal scapulaire
Amitiés


Vendredi 06 Octobre 2017

Fête de Saint Bruno, Fondateur de l'Ordre des Chartreux (1030-1101).






Saint Bruno, par Houdon (Rome, Sainte-Marie de la Victoire)


Saint Bruno

Fondateur des Chartreux (✝ 1101)

Il avait tout pour faire une belle carrière d'universitaire ecclésiastique, ce fils d'un riche marchand des bords du Rhin.


Originaire de Cologne, il avait étudié dans sa ville natale et puis l'avait quittée, âgé d'une quinzaine d'années pour aller se perfectionner à Reims.


A 24 ans, le voilà devenu écolâtre, chargé d'étudiants.

Sa réputation est si flatteuse qu'il devient chancelier de l'Archevêque de Reims, Manassès de Gournay.

Mais l'Archevêque est indigne. Il a payé ses électeurs et Bruno le dénonce. On lui offre de lui succéder, Bruno refuse.

Et c'est alors la rupture. Cette brillante carrière ne le comble pas, il ressent un vide dans son cœur, une soif le consume.

Il n'est pas fait pour les 'combines', il veut être à Dieu seul.

A 52 ans, en 1084, il vend tout ce qu'il possède et, avec quelques amis qui partagent ses aspirations, il tente un premier essai de vie érémitique au prieuré de Sèchefontaine près de Reims.

La forme de vie dont il rêve ne s'y trouve pas.

Il lui faut la créer.

Saint Hugues,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/901/Saint-Hugues-de-Grenoble.html Évêque de Grenoble, met à la disposition de Bruno et de ses compagnons une 'solitude' dans le massif alpin de la Grande Chartreuse.


Bruno y élabore ce qui deviendra la Règle des Chartreux, faite de solitude en cellule, de liturgies communes et de travail manuel.

Le Pape Urbain II l'ayant appelé comme conseiller, il quitte à regret la Chartreuse pour Rome.

Ne pouvant s'habituer à la vie 'du siècle', il obtient de se retirer en Calabre où il fonde une nouvelle Communauté cartusienne à La Torre.


C'est là qu'il mourra dans une solitude bienheureuse:

"L'air y est doux, les prés verdoyants, nous avons des fleurs et des fruits, nous sommes loin des hommes, écrivait-il à un vieil ami de Reims.


Comment dépeindre cette fête perpétuelle où déjà l'on savoure les fruits du Ciel ?".

Saint Hugues et Saint Bruno:

Le diocèse de Grenoble voit naître ou s'établir de nombreuses Communautés et de grandes figures Religieuses.

En 1084 Saint Bruno s'installe avec l'accord de Saint Hugues, Évêque de Grenoble, en Chartreuse et fonde l'ordre des Chartreux.


Saint Hugues est lui-même connu pour avoir libéré l'Église du pouvoir des laïcs, et considéré comme le véritable Fondateur du diocèse car il en fixe le territoire.

Il fonde aussi le Monastère de Chalais. (L'histoire du diocèse)https://www.diocese-grenoble-vienne.fr/histoire-diocese.html

Mémoire de Saint Bruno, Prêtre. Né à Cologne, il enseigna la théologie en France, mais désireux d’une vie solitaire, il fonda, avec quelques disciples, dans la vallée déserte de la Chartreuse, dans les Alpes, un Ordre où la solitude des Ermites serait tempérée par une certaine forme de cénobitisme.


Appelé à Rome par le Bienheureux Pape Urbain II, pour qu’il lui vienne en aide dans les besoins que connaissait l’Église, il passa cependant les dernières années de sa vie dans un Ermitage, près du Monastère de La Torre en Calabre, où il mourut en 1101.

Martyrologe romain.





Pour un approfondissement biographique

Saint Bruno, Fondateur de l'Ordre des Chartreuxhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_le_Chartreux








Saint Bruno naquit à Cologne d'une famille de première noblesse.

Ses magnifiques succès épouvantèrent son âme, désireuse de ne vivre que pour Dieu.

Il songeait à quitter ce monde, où il était déjà appelé aux grandeurs, quand un fait tragique décida complètement sa vocation.

Bruno comptait pour ami, à l'université de Paris, le célèbre chanoine Raymond, dont tout le monde admirait la vertu non moins que la science.

Or cet ami vint à mourir, et pendant ses obsèques solennelles, auxquelles Bruno assistait, à ces paroles de Job: "Réponds-moi, quelles sont mes iniquités?"

Le mort se releva et dit d'une voix effrayante:

"Je suis accusé par un juste jugement de Dieu!"

Une panique indescriptible s'empara de la foule, et la sépulture fut remise au lendemain; mais le lendemain au même moment de l'office, le mort se leva de nouveau et s'écria:

"Je suis jugé par un juste jugement de Dieu!"

Une nouvelle terreur occasionna un nouveau retard.

Enfin, le troisième jour, le mort se leva encore et cria d'une voix plus terrible:

"Je suis condamné au juste jugement de Dieu!"



Bruno brisa dès lors les derniers liens qui le retenaient au monde, et, inspiré du Ciel, il se rendit à Grenoble, où le saint évêque Hugues, répondant à ses aspirations vers la solitude la plus profonde, lui indiqua ce désert affreux et grandiose à la fois, si connu sous le nom de Grande-Chartreuse.

Il fallut franchir de dangereux précipices, s'ouvrir un chemin à coups de hache dans des bois d'une végétation puissante, entremêlés de ronces épaisses et d'immenses fougères; il fallut prendre le terrain pied à pied sur les bêtes sauvages, furieuses d'être troublées dans leur possession paisible.

Quelques cellules en bois et une chapelle furent le premier établissement. Le travail, la Prière, un profond silence du côté des hommes, tel fut pour Bruno l'emploi des premières années de sa retraite.

Il dut aller, pendant plusieurs années, servir de conseiller au saint Pape Urbain II, refusa avec larmes l'archevêché de Reggio, retourna à sa vie solitaire et alla fonder en Calabre un nouveau couvent de son Ordre.

À l'approche de sa dernière heure, pendant que ses frères désolés entouraient son lit de planches couvert de cendres, Bruno parla du bonheur de la vie monastique, fit sa Confession générale, demanda humblement la Sainte Eucharistie, et s'endormit paisiblement dans le Seigneur.










Prières

O Dieu, montrez-nous votre visage
qui n'est autre que votre Fils,
puisque c'est par lui que vous vous faites connaître
de même que l'homme tout entier est connu par son seul visage.
Et par ce visage que vous nous aurez montré,
convertissez-nous ;
convertissez les morts que nous sommes
des ténèbres à la lumière,
convertissez-nous des vices aux vertus,
de l'ignorance à la parfaite connaissance de vous.

Saint Bruno

Vous êtes mon Seigneur,
vous dont je préfère les volontés aux miennes propres ;
puisque je ne puis toujours prier avec des paroles,
si quelque jour j'ai prié avec une vraie dévotion,
comprenez mon cri :
prenez en gré cette dévotion
qui vous prie comme une immense clameur ;
et pour que mes paroles
soient de plus en plus dignes d'être exaucées de vous,
donnez intensité et persévérance à la voix de ma prière.
O Dieu, qui êtes puissant et dont je me suis fait le serviteur,
quant à moi je vous prie et vous prierai avec persévérance
afin de mériter et de vous obtenir ;
ce n'est pas pour obtenir quelque bien terrestre :
je demande ce que je dois demander, Vous seul.

Saint Bruno










Croix

@Bruno
Si tu me lis je te souhaite une très bonne Fête
En UDP
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 7 Oct 2017 - 13:30

Samedi 07 Octobre 2017 :

Fête de la Bienheureuse Chiara-Luce Badano (1971-1990).

Contrairement à l’usage courant, le jour de la mémoire n’est pas celui de la naissance au Ciel (dies natalis : 07 Octobre) mais celui de sa naissance sur Terre.


A Sassello en Italie,https://fr.wikipedia.org/wiki/Sassello en 1990, la naissance au Ciel de la Bienheureuse Chiara-Luce Badano, dont la mémoire est célébrée le 29 Octobre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiara_Badaniano




Bienheureuse Chiara Luce Badano

Jeune fille italienne (✝ 1990)


Chiara Luce Badano Béatifiée le 25 Septembre 2010 - une jeune fille de 18 ans née à Sassello (région de Savone) en 1971 et morte en 1990 d’un ostéosarcome, au terme d’une vie marquée par une Foi lumineuse et par l'adhésion à la spiritualité du mouvement des Focolari.

La cérémonie de béatification,http://www.focolare.org/news/2010/09/25/chiara-luce-badano-e-beata-25-mila-alla-celebrazione-2/ joyeuse et toute en profondeur, a été présidée par le préfet pour les causes des saints, Son Excellence Mgr Angelo Amato, envoyé spécialement par le Pape Benoît XVI.


“Une jeune fille au cœur cristallin”: c’est ainsi que Mgr Amato définit Chiara Luce dans son homélie.


“Une jeune fille moderne, sportive, positive, qui, dans un monde plein de bien-être, mais aussi souvent malade de tristesse et d’absence de bonheur, nous transmet un message d’optimisme et d’espérance", poursuit-il.

"Chers amis, seul l'Amour, avec un A majuscule, apporte le vrai Bonheur!

C'est ce que montre une jeune fille qui a été proclamée Bienheureuse hier ici, à Rome.

Je parle de Chiara Badano, une jeune fille italienne née en 1971, qu'une maladie a conduite à la mort à un peu moins de 19 ans, mais qui a été pour tous un rayon de lumière, comme le dit son surnom: «Chiara Luce».


Sa paroisse, le diocèse d'Acqui Terme et le Mouvement des Focolari, auquel elle appartenait, sont aujourd'hui en fête, et c'est une Fête pour tous les jeunes, qui peuvent trouver en elle un exemple de cohérence Chrétienne.

Ses dernières paroles, de pleine adhésion à la volonté de Dieu, ont été: «Maman, au revoir. Sois heureuse parce que moi je le suis».


Élevons notre louange à Dieu parce que son Amour est plus fort que le mal et que la mort; et remercions la Vierge Marie qui conduit les jeunes, même à travers les difficultés, et les souffrances, à aimer toujours plus Jésus et à découvrir la beauté de la vie." (Angelus du 26 septembre 2010 - Benoît XVI)http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/angelus/2010/documents/hf_ben-xvi_ang_20100926.html

Présentation de la vie de ChiaraLuce (Vidéo) https://vimeo.com/12728638 à partir de Chiara luce sur Vimeo.https://vimeo.com/user4095736


https://vimeo.com/12728638



Biographie et photo.http://chiaraluce.free.fr/wp-content/uploads/Chiara-Luce-biographie+photo.pdf

Textes (en français) de la béatification - Chiara Luce, un nouveau visage de saintetéhttp://chiaraluce.free.fr/?p=201


Mouvement des Focolarihttp://www.focolare.org/fr

Parmi les événements des JMJ 2011, le spectacle musical “Life, love, light” sur la vie de la Bienheureuse Chiara Luce Badano.http://www.focolare.org/fr/news/2011/08/19/chiara-luce-alla-gmg/


“Life, love, light“ présente, par un adroit mélange de chorégraphies, chansons et textes, les principales étapes de la vie de Chiara Badano: l’enfance avec ses parents, ses relations avec ses amis et avec la Fondatrice du Mouvement des Focolari, Chiara Lubich, les espoirs, les conquêtes et les faiblesses de cette jeune fille, jusqu’au moment crucial de la maladie.http://www.chiarabadano.org/

«Pourquoi, Jésus?» se demande-t-elle devant cette immense douleur, puis la réponse: «Si tu le veux, je le veux aussi.»








Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 8 Oct 2017 - 7:45

Dimanche 08 Octobre 2017

Fête de Sainte Pélagie, la Pénitente d'Antioche (430-457).

Ne pas confondre. Deux Saintes sont désignées comme Pélagie d'Antioche :


Sainte Pélagie, la Vierge d'Antioche, morte à 15 ans en 302 (Fête le 9 Juin) et Sainte Pélagie, la Pénitente d'Antioche que nous fêtons aujourd’hui, morte en 457 (Fête le 8 Octobre).




Sainte Pélagie
Vierge et martyre à Antioche
(† v. 302)


Nous avons le récit de sa mort grâce à Saint Jean Chrysostome. Au début de la persécution de Dioclétien vers 302, les policiers se présentent au domicile de Pélagie qui n'a que 15 ans.

Elle est seule et ils viennent l'emmener car elle est chrétienne.

Devant leur attitude dont elle sait que cela risque de se terminer par un viol avant d'être menée au tribunal.


« Pélagie - écrit Saint Jean Chrysostome - imagina une ruse si habile que les soldats n'en sont pas encore revenus.


D'un air calme et gai, feignant d'avoir changé d'avis, elle les prie de la laisser se retirer un moment, juste le temps de revêtir la parure qui convient à une nouvelle épousée. Ils n'y voient aucun inconvénient.


Quant à elle elle sort posément de la chambre, monte en courant sur le toit de la maison et se précipite dans le vide.


C'est ainsi que Pélagie déroba son corps à la souillure, qu'elle délivra son âme pour lui permettre de monter au Ciel et qu'elle abandonna sa dépouille mortelle à un ennemi désormais inoffensif.»

Pour un approfondissement :http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/chrysostome/homt3/pelagie001.htm



Pélagie vivait à Antioche en Syrie.

Née à Antioche vers 430, appelée Marguerite, s'engagea dans une troupe de comédiennes à Antioche, morte près de Jérusalem vers 457.

Convertie par un sermon de Nonnus, évêque d'Edesse, ville de Mésopotamie septentrionale, en 453. Elle se retira sur le mont des Oliviers où elle vécut en pénitente jusqu'en 457.

Dotée d'une beauté extraordinaire, fière et vaine dans sa manière d'être, elle salissait son esprit et son corps dans l'impudicité.

Si elle passait en ville, c'était avec une ostentation telle qu'on ne voyait sur elle que soieries, or, argent, pierres précieuses ; partout où elle allait, l'air embaumait de toutes sortes de senteurs.

Elle était précédée de parfums capiteux et suivie d'une foule immense de jeunes filles et de jeunes garçons revêtus, également, d'habits somptueux et tout à sa dévotion.

Elle était donc aussi belle et frivole. Entrée par hasard dans une église, pour s'en moquer, elle entendit le prêtre Nonnus décrire la grande pécheresse Babylone ; elle se reconnut dans cette description et en fut bouleversée.

Aussitôt elle demanda le Baptême. Lors, ayant reçu, par la Parole de Dieu, le saint appel, elle partit vivre en solitaire dans un Ermitage, dans le désert du Sinaï.

Là, afin de pouvoir accomplir sa mission, elle se fit passer pour un dénommé Pélage. Elle accueillait les visiteurs et leur parlait de Dieu afin de les convertir.

Elle obtint ainsi de multiples conversions de jeunes bédouins et de voyageurs.

Espérant racheter sa vie passée, elle avait donc pris l'habit d'Ermite, et habitait une petite cellule dans laquelle elle servit Dieu en pratiquant une rigoureuse abstinence.

Elle jouissait d'une réputation extraordinaire, et on l'appelait Frère Pélage. Un jour, le 8e jour d'Octobre, un diacre vint frapper à sa porte.

Mais comme personne ne lui répondait, il passa par la fenêtre et vit que Pélage était mort.

Il courut annoncer cela à son évêque, Nonnushttps://fr.wikipedia.org/wiki/Nonnos_d%27%C3%89desse qui vint, en plein désert, avec le clergé et les Moines pour rendre les derniers devoirs à un si saint homme.

Le voyage avait pris des semaines, mais quand on eut sorti le cadavre de la cellule, un corps si décharné mais si merveilleusement conservé, on s'aperçut que c'était une femme !

Tous furent remplis d'admiration, et rendirent grâces à Dieu ; ensuite ils ensevelirent le saint corps avec tous les honneurs.







Le 8 Octobre, mémoire de notre Sainte mère PÉLAGIE, la prostituée repentante.

Sainte Pélagie vivait à Antioche dans la deuxième moitié du cinquième siècle.

Livrée à la danse et aux plaisirs impurs, elle était la prostituée la plus connue de cette grande ville et avait tiré de ses débauches une grande fortune qu'elle n'utilisait qu'à parer son corps d'atours précieux et de parfums voluptueux, pour attirer de nouvelles victimes dans ses filets.

Elle avait de nombreux esclaves et serviteurs qui l'escortaient lorsqu'elle se promenait dans la ville, assise dans son char luxueux.

Or, un jour où l'Archevêque d'Antioche avait invité Nonnus, l'Evêque d'Edesse, un saint homme dont les paroles inspirées portaient ses auditeurs au repentir et à l'amour de la vertu, à prêcher devant le peuple, Pélagie vint à passer devant l'assemblée avec son cortège habituel. Alors que tous détournaient les yeux de ce spectacle, Saint Nonnus regarda cette femme en pleurant.

Il dit à ceux qui l'entouraient: «Malheur à nous, paresseux et négligents, car nous devrons rendre compte au jour du jugement, pour ne pas avoir mis à plaire à Dieu le zèle et le soin que met cette pauvre femme à orner son corps pour un plaisir passager». Et il pria ardemment le Seigneur pour sa conversion.


Le lendemain, comme Nonnus commentait le Saint Evangile au cours de la Divine Liturgie, Pélagie se trouvait dans l'assistance.

Les paroles de l'Evêque sur le Jugement dernier et l'éternité des peines de l'Enfer pénétrèrent dans le coeur de la jeune femme comme une épée effilée et éveillèrent en elle le seul véritable Amour, celui de l'Epoux Céleste.

De retour dans son palais, elle adressa une lettre au Saint Evêque, demandant qu'il acceptât de la recevoir et qu'il ne méprisât pas sa turpitude s'il était vraiment disciple de Celui qui est venu pour appeler «non les justes mais les pécheurs à la pénitence» (Mat. 9:13).

Nonnus lui fit répondre que si elle était vraiment décidée à se repentir, elle devrait se présenter à l'église, devant toute l'assemblée des Clercs et du peuple, pour confesser ses fautes.

Pélagie saisit cette occasion et se précipita vers l'église, en oubliant sa parade et son orgueil d'autrefois.

Puis elle se jeta à genoux aux pieds de l'Évêque et le supplia de la faire renaître à la Vie Divine par le Saint Baptême, afin que le démon et l'habitude ne la rappellent pas à sa vie de débauche.

Lors du Baptême de Pélagie toute la ville d'Antioche se réjouit de l'événement et du Salut de cette âme.

Elle fut confiée à une Moniale du nom de Romane, qui l'initia au combat spirituel et à la vie de repentir.

Par la Prière et le signe de la Croix, elle vainquit ainsi les tentations de revenir à sa vie de péché, qui ne tardèrent pas à fondre sur elle.

Quelques jours après son Baptême, Pélagie fit distribuer toutes ses richesses aux pauvres et affranchit ses esclaves.


Ainsi libérée de tout attachement au monde, elle changea ses vêtements féminins pour de grossiers vêtements d'homme, et partit en secret pour pratiquer l'ascèse en Palestine, sur le Mont des Oliviers.

Elle resta de longues années enfermée dans une petite cellule, luttant chaque jour contre les passions qui s'étaient enracinées dans son corps et mettant désormais tout le soin qu'elle avait autrefois pour ses toilettes et ses parfums à l'ornement de son âme pour la Vie éternelle.

Bien qu'elle restât dans la solitude, la renommée de ses exploits se répandit parmi les ascètes de Palestine, qui croyaient qu'elle était un homme.

Lorsque la sainte pénitente remit en Paix son âme à Dieu, tous les Moines de la région se réunirent pour vénérer ses Saintes Reliques et glorifièrent grandement le Seigneur en apprenant d'un disciple de Nonnus la véritable histoire de Pélagie, qui enseigne à ceux qui sont plongés dans les ténèbres du péché à ne pas désespérer, mais à s'engager avec vaillance sur la voie du repentir.





Pélagie, la première des femmes de la ville d'Antioche, regorgeait de biens et de richesses. Douée d'une beauté extraordinaire, fière et vaine dans sa manière d'être, elle salissait son esprit et son corps dans l’impudicité.

Quand il lui arrivait de passer par l’a ville, c'était avec une ostentation telle qu'on ne voyait sur elle qu'or, argent et pierres précieuses; partout où elle allait elle embaumait l’air de l’odeur de toutes sortes de parfums.

Elle était précédée et suivie d'une foule immense de jeunes filles et de jeunes garçons aussi revêtus d'habits somptueux.

Un saint père appelé Nonnus, Évêque d'Héliopolis, aujourd'hui Damiette, en la voyant, se mit à verser des larmes très amères de ce qu'elle avait plus de souci de plaire au monde qu'il n'en avait lui-même de plaire à Dieu.

Se prosternant alors sur le pavé, il frappait la terre avec son visage et l’arrosait de ses larmes, en disant :

« Grand Dieu !

Pardonnez-moi, misérable pécheur que je suis, parce que cette femme de mauvaises mœurs a mis plus de temps à parer son corps pour un seul jour que je n'en ai mis dans toute ma vie pour me sauver.

O Seigneur, que les ornements d'une pécheresse ne soient pas pour moi un sujet de confusion quand je paraîtrai en présence de votre redoutable majesté.

Elle est ornée avec les soins les plus exquis pour la terre, et moi qui me suis proposé de vous servir comme mon immortel Seigneur, j'ai été assez négligent pour ne pas accomplir ma promesse. »

Puis il dit à ceux qui se trouvaient là avec lui :

« En vérité je vous dis que Dieu la produira contre nous au jour du jugement, parce qu'elle se farde avec soin pour plaire à des amants sur la terre, tandis que nous négligeons de plaire au Céleste époux. »

Pendant qu'il disait ces choses et d'autres à peu près semblables, tout à coup il s'endormit, et il vit en songe une colombe noire et puante à l’excès voltiger autour de lui pendant qu'il disait la Messe.

Quand il eut dit aux catéchumènes de se retirer, la colombe disparut et revint après la Messe.

Alors l’Évêque la plongea dans un vase rempli d'eau et elle en sortit nette et blanche : elle s'envola ensuite si haut, qu'il devint impossible de la voir.

Enfin l’Évêque s'éveilla.

Or, une fois qu'il prêchait à l’église, Pélagie était présente.

Elle fut si touchée de ses paroles qu'elle lui écrivit une lettre en ces termes :

« Au saint Évêque, disciple de J.-C., Pélagie, disciple du diable.

Si vous voulez donner une preuve que vous êtes bien le disciple de J.-C. qui, d'après ce que j'ai entendu, est descendu du Ciel pour les pécheurs, daignez me recevoir toute pécheresse que je suis, mais repentante. »



L'Évêque lui répondit:

« Je vous prie de ne pas mettre mon humilité à l’épreuve, parce que je suis un homme pécheur.

Si vous désirez être sauvée, vous ne pourrez pas me voir en particulier, mais vous me verrez avec les autres Évêques. »

Lorsqu'elle fut arrivée auprès de Nonnus placé avec ses collègues, elle se jeta à ses pieds qu'elle tenait de ses mains, et elle dit en versant des larmes très amères :

« Je suis Pélagie, une mer d'iniquités, agitée par des flots de péchés.

Je suis un abîme de perdition, je suis le gouffre et le piège des âmes ; combien se sont laissé duper par moi !

Mais j'ai maintenant tous ces crimes en horreur. »

Alors l’Évêque l’interrogea :

« Quel nom avez-vous; lui dit-il ? »

Elle répondit :

« Dès ma naissance, je  m’appelle Pélagie, mais à cause du luxe de mes vêtements, on  m’appelle Marguerite. »

L'Évêque, l’accueillant donc avec bonté, lui enjoignit une pénitence salutaire; il l’instruisit avec soin de la crainte de Dieu, et la régénéra par le Saint Baptême.

Or, le diable était là qui criait :

« Oh quelle violence j'endure de ce vieux décrépit !

Ô violence ! Ô vieillesse méchante !

Maudit soit le jour où tu es né pour être mon ennemi, et dans lequel tu n'as ravi ma plus chère espérance ! »

Une nuit encore, pendant que Pélagie dormait, le diable vint la réveiller et lui dire :

« Dame Marguerite, quel mal t'ai je jamais fait? Ne t'ai-je pas ornée de toutes sortes de richesses et de gloire ?

Je t'en prie, dis-moi, en quoi je t'ai contristée, à l’instant je réparerai le tort que je t'ai fait.

Seulement, je t'en conjure, ne  m’abandonne pas, afin que je ne devienne pas le sujet du mépris dés Chrétiens. »

Mais Pélagie se signa et souffla sur le diable qui disparut aussitôt.

Le troisième jour après son Baptême, elle disposa tout ce qui lui appartenait et le donna aux pauvres.

Peu de jours après, à l’insu de tout le monde, Pélagie s'enfuit pendant la nuit et vint au mont des Oliviers où, prenant l’habit d'Ermite, elle habita une petite cellule dans laquelle elle servit Dieu en pratiquant une rigoureuse abstinence.

Elle jouissait d'une réputation extraordinaire, et on l’appelait frère Pélage. Dans la suite, un diacre de l’Évêque dont nous avons parlé vint à Jérusalem pour visiter les lieux saints.

Or, l’Évêque lui avait dit qu'après avoir accompli ses dévotions, il s'informât d'un Moine nommé Pelage et qu'il l’allât voir, parce que c'était un vrai serviteur de Dieu.

Il le fit, mais bien que Pélagie le reconnût aussitôt, il ne la reconnut cependant point à cause de sa maigreur extrême.

Pélagie lui dit:

«Avez-vous un Évêque? » « Oui, seigneur, répondit-il. »

« Qu'il prie pour moi Le Seigneur, reprit Pélagie, car c'est un véritable apôtre de J.-C. »

Le diacre s'en alla et revint à la cellule de Pélage trois jours après.

Mais comme après avoir frappé à la porte personne ne lui avait ouvert, il enfonça la fenêtre, et il vit que Pélage était mort.

Il courut annoncer cela à l’Évêque qui vint avec le clergé et les Moines pour rendre les derniers devoirs à un si saint homme.

Mais quand on eut sorti le cadavre de la cellule, on s'aperçut que c'était une femme. Tous furent remplis d'admiration, et rendirent grâces à Dieu ; ensuite ils ensevelirent le saint corps avec honneur.



Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 9 Oct 2017 - 7:31

Lundi 09 Octobre 2017

Fête de Saint Denis, Évêque de Paris, et ses deux compagnons Eleuthère, le Prêtre, et Rustique, le Diacre, Martyrs  (3ème s.).



Saint Denis entre deux anges, ébrasement gauche du portail de la Vierge, façade ouest de Notre Dame de Paris.





Saint Denis de Paris

Et ses compagnons, martyrs à Paris (3ème s.)

Denis et ses compagnons, Eleuthère et Rustique, martyrs à Paris.

Le Patron de Paris et de la Seine-St Denis fut le premier Évêque de la capitale de la France. Il meurt martyr vers 250 ou 270 et est enseveli là où s'élève la Basilique de Saint Denis.

C'est tout ce qu'on sait de lui avant le IXe siècle.

Le récit parle également de ses deux compagnons Eleuthère, le Prêtre, et Rustique, le diacre, ainsi que du portement de tête du Saint après sa décapitation depuis Montmartre jusqu'à St Denis.

Les faits sont les suivants: Le nom de Saint Denis apparaît vers 520 dans "la Vie de Sainte Geneviève"http://nominis.cef.fr/contenus/saint/355/Sainte-Genevieve.html qui témoigne de la dévotion de la sainte envers l'Évêque martyr, son père dans la Foi.

Elle obtint du clergé parisien l'érection d'une église sur sa tombe au "vicus Catulliacus" situé à huit kilomètres au nord de la Seine, l'actuelle Basilique Saint Denys, rue Catullienne.

Elle se rendait également et souvent dans une église de la Cité dont il était le titulaire.

Un demi-siècle plus tard, le martyrologe hieronymien mentionne la déposition de Saint Denis et de ses compagnons au 9 octobre et saint Venance Fortunathttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/2012/Saint-Venance-Fortunat.html atteste la diffusion de son culte jusqu'à Bordeaux.

Dans les mêmes années, l'historien Grégoire de Tours raconte que vers 250, le Pape de Rome avait envoyé Denis en Gaule avec six autres Évêques pour y porter l'Évangile.

Celui-ci se fixa à Lutèce où il ne tarda pas à être mis à mort.

On pense en effet qu'il subit le martyre sous la persécution de Dèce (250) ou de Valérien (258).

Près de la Basilique où reposait le premier Évêque de Paris, une Abbaye fut fondée au VIIe siècle et elle devint prestigieuse grâce aux largesses royales depuis Dagobert.

Elle contribua au rayonnement de son saint patron en le dotant d'une merveilleuse légende.

A partir de 835, Hilduin, Abbé du Monastère, se mit en effet à propager en Occident un récit selon lequel Denis de Paris ne ferait qu'un même personnage avec Denys l'Aréopagite,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/8401/Saint-Denys-l%2592areopagite.html converti par saint Paul.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2116/Saint-Paul.html

Ce Denys l'Aréopagite serait lui-même l'auteur des célèbres ouvrages de théologie attribués à Denys le Mystique.

L'obscur et courageux Fondateur de l'Église de Paris devenait, ainsi et pour des siècles, un grand de la sainteté.

Octobre 2012 autour de l’exposition Saint Denis: à en perdre la tête - Conférences gratuites chaque mardi d'octobre à 19h dans la nef de la basilique cathédrale Saint-Denis.http://saint-denis.catholique.fr/actualites/octobre-autour-de-l2019exposition-saint-denis-a-en-perdre-la-tete

Vers 250, Denys est envoyé par le Pape en Gaule avec six autres Évêques missionnaires.

Il s’établit à Paris dont il devient le premier Évêque et y subit le martyre par le glaive. On le représente en général portant sa tête décapitée, signe que la tête du Christ ne peut être séparée de son corps, l'Église... (diocèse de Paris)https://www.paris.catholique.fr/752-Saint-Denys.html

Voir aussi Saints parisiens.https://www.paris.catholique.fr/-art-histoire-de-paris-

Mémoire de Saint Denis, Évêque, et de ses compagnons, martyrs.

Selon la tradition, Saint Denis fut envoyé en Gaule avec six autres compagnons par le Pape de Rome vers 250, et, devenu premier Évêque des Parisiens, il subit le martyre avec le Prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, sans doute sous la persécution de Valérien, en 258.


Martyrologe romain.






Un Empereur inconnu (Charlemagne?), et Saint Denis entre deux anges, ébrasement gauche du portail de la Vierge, façade ouest de Notre Dame de Paris.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_de_Paris






Entourage d'Antoine Le Moiturier :https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Le_Moiturier
Saint Denis, 1460/1470.





La décollation des trois Saints Denis, Rustique et Éleuthère, au tympan du portail nord de la basilique Saint-Denishttps://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Denis





Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 10 Oct 2017 - 7:15

Mardi 10 Octobre 2017

Fête de Saint Daniel et ses compagnons Hugolin, Samuel, Ange, Domnus, Léon, Nicolas, les 7 premiers Martyrs Franciscains, à Ceuta, au Maroc († 1227).


Ils étaient sept Franciscains, six Prêtres et un frère laïc, qui débarquèrent le jeudi 30 Septembre à Ceuta, au Maroc, pour témoigner de Jésus-Christ devant les Sarrasins: Daniel, Domné, Nicolas, Léon, Ugolin, Samuel et Ange.


Le jeudi soir, ils allèrent loger dans le faubourg Chrétien où résidaient les marchands Chrétiens.

Le vendredi, ils prêchèrent.

Le samedi, Daniel lava les pieds de ses compagnons, comme Le Christ à la veille de sa Passion, puis ils Communièrent.

Le dimanche 3, ils entrèrent dans la ville musulmane, le Crucifix à la main, prêchant contre Mahomet.

Ils furent aussitôt arrêtés et emprisonnés. Ils passèrent toute la semaine en prison.

Comme ils refusaient d'apostasier, ils furent conduits, le dimanche suivant, sur la grand'place et, agenouillés, ils furent décapités.

À Ceuta au Maroc, en 1227, la passion des sept premiers Saints martyrs de l’Ordre des Mineurs:

Daniel, Samuel, Ange, Léon, Nicolas et Hugolin, prêtres, ainsi que Domne, Religieux.

Envoyés par le Frère Élie pour annoncer l’Évangile du Christ aux Maures, ils subirent des affronts, des chaînes, des coups et eurent enfin la tête tranchée, recevant ainsi la palme du martyre.

Martyrologe romain.







Le martyr de St Bérard et de ses compagnons, en 1219, avait provoqué une grande émotion dans la première génération des Frères Mineurs, disciples de François d’Assise.

Le Fondateur, lui-même, était revenu d’Égypte sain et sauf, après avoir rencontré le sultan.

Plusieurs Frères, à leur tour, souhaitaient donner leur vie pour la cause de l’Évangile.

C’est ce qui détermina 6 Frères Mineurs de Toscane, à se rendre au Maroc, pour annoncer l’Évangile aux Sarrasins, et si possible obtenir la palme du martyr.

C’était les Frères Domnolo, Nicolas de Sassoferrato, Léon, Ugolin, Samuel et Ange. On ne sait pratiquement rien sur eux, sauf le fait de leur martyr.

Ils obtinrent du Frère Elie de Cortone, vicaire général de l’Ordre l’autorisation de partir en Mission au Maroc.

Ils gagnèrent l’Espagne où le Frère Daniel, ministre provincial de Calabre, les rejoignit pour prendre la tête du petit groupe.

Ils débarquèrent à Ceuta, au Maroc, le 20 Septembre 1227.

Il y avait en ce lieu une petite colonie de marchands Chrétiens, italiens, espagnols et portugais qui vivaient, hors les murs, sous la protection de leur consulat.

Les Frères y passèrent quelques jours de repos et de prière avant d’entrer dans la ville musulmane.

Le vendredi, ils prêchèrent aux Chrétiens.

Le samedi, le Frère Daniel exhorta ses Frères au martyr et leur lava les pieds, comme avait fait Le Christ, la veille de sa Passion, puis ils se Confessèrent et Communièrent.

Le Dimanche, ils entrèrent dans la ville, en habit Religieux et portant le Crucifix.

Ils commencèrent aussitôt à prêcher, sur la place publique, en annonçant Le Christ, et en invitant les auditeurs à quitter la religion de Mahomet.

La foule se rua sur eux et les conduisit en prison où ils demeurèrent une semaine, avant d’être présentés au Cadi.

Celui-ci tenta de fléchir leur détermination en leur promettant la vie sauve et leur offrant des présents et de l’argent ; mais les Frères proclamèrent leur Foi et leur désir de mourir pour Le Christ.

Ils furent donc condamnés à mourir.

Les Frères demandèrent humblement, au Frère Daniel, la permission de mourir et sa Bénédiction.

Le Dimanche 10 Octobre 1227, ils furent conduits sur la grand’place de Ceuta où ils furent décapités.

– Le Pape Léon X approuva leur culte en 1516.


Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 11 Oct 2017 - 7:15

Mercredi 11 Octobre 2017

Fête de la Maternité Divine de La Très Sainte Vierge Marie (431-1931).


Nous fêtons aujourd’hui la Fête de la Maternité Divine de Marie,
instituée en 1931 par Pie XI à l’occasion du quinzième centenaire du grand Concile d’Éphèse.


http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/10/11/11-octobre-fete-de-la-maternite-divine-de-la-bienheureuse-vi.html




La Maternité Divine de Marie

" C'est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c'est aussi par elle qu'il doit régner dans le monde.

Marie a été très cachée dans sa vie : c'est pourquoi elle est appelée par Le Saint-Esprit et l'Église Alma Mater :

Mère cachée et secrète.

Son Humilité a été si profonde qu'elle n'a point eu sur la Terre d'attrait plus puissant et plus continuel que de se cacher à elle-même et à toute créature, pour n'être connue que de Dieu seul."

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort.

Traité de la vraie dévotion à la Très Sainte Vierge Marie.


En 431, un Concile général convoqué à Ephèse proclama et définit le dogme de la Maternité Divine de la très Sainte Vierge.


Jusque-là, il n'avait jamais été contesté qu'il y avait deux natures en Notre-Seigneur: la nature Divine et la nature Humaine, mais qu'il n'y a qu'une seule personne.

Notre-Dame étant la Mère de l'unique personne de Jésus-Christ, a le droit d'être appelée Mère de Dieu, au même titre que nos mères, qui, bien qu'elles n'aient point formé nos âmes, mais seulement nos corps, sont cependant appelées les mères de l'homme tout entier, corps et âme.

Car, si l'homme n'est homme qu'en tant que son âme est unie à son corps, Jésus-Christ n'est réellement Jésus-Christ qu'autant que Sa Divinité est unie à Son Humanité.

En 1931, à l'occasion du quinzième centenaire du grand Concile d'Ephèse, Pie XI institua la Fête que nous célébrons aujourd'hui.

Il établit la Fête pour l’Église universelle au 11 Octobre.

La Maternité Divine de Marie L'élève au-dessus de toutes les créatures.

L'Église honore en ce jour cet incomparable privilège accordé à Marie, dogme fondamental de notre sainte religion.

Grande est la dignité de la mère! Mais combien plus digne de vénération est celle de la Mère du Fils de Dieu qui a engendré dans le temps Celui qui est engendré du Père de toute éternité!

"Il y a dans cette maternité, dit Saint Thomas, une dignité en quelque sorte infinie, puisqu'Elle a pour Fils Celui que les anges adorent comme leur Dieu et leur Seigneur.

Cette suréminente dignité est la raison d'être de Son Immaculée Conception, de Son élévation au-dessus des anges, de la toute-puissance de Son crédit auprès de Dieu."

Cette élévation donne à Marie une autorité qui doit inspirer notre confiance envers Celle que l'Église appelle Mère de Dieu, Mère du Christ, Mère de la divine grâce, Mère très pure, Mère très chaste, Mère aimable, Mère admirable, Mère du Créateur, Mère du Sauveur.

En nous faisant vénérer ainsi la très Sainte Vierge, l'Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour Celle qui est devenue notre propre Mère par la grâce.

Marie nous a tous enfantés au pied de la Croix.

Notre prérogative de frères adoptifs de Jésus-Christ doit éveiller en nos cœurs une confiance illimitée envers Marie qui nous a adoptés sur le Calvaire, lorsqu'avant de mourir, le Sauveur nous a présenté à la Co-Rédemptrice, en la personne de Saint Jean, comme les enfants qu'Il désirait La voir adopter, disant:

"Mère, voilà Votre fils; fils, voilà votre Mère!

Ces paroles sont comme le legs testamentaire du Christ.

"Que peut-on concevoir au-dessus de Marie? demande Saint Ambroise, quelle grandeur surpasse celle qu'a choisie pour Mère Celui qui est la grandeur même?" "


Il a plu à Dieu d'habiter en Vous, ô Marie, Lui dit Saint Bernard, lorsque de la substance de Votre chair immaculée, comme du bois incorruptible du Liban, le Verbe S'est édifié une maison par une construction ineffable.


C'est en Vous, ô Mère unique et bien-aimée qu'Il S'est reposé et qu'Il a versé sans mesure, tous Ses trésors..."








Tu es bénie entre toutes les femmes,
Bienheureuse toi qui as cru.
Le Puissant fit pour toi des merveilles,
La merveille de ta Maternité Divine !
Et en vue d’elle, la merveille de ton Immaculée Conception.
La merveille de ton fait.
Tu as été associée si intimement à toute l’œuvre de notre Rédemption,
associée à la Croix de notre Sauveur
ton cœur en a été transpercé, à côté de son cœur
Et maintenant, dans la gloire de ton Fils,
tu ne cesses d’intercéder pour nous, pauvres pécheurs.
Tu veilles sur l’Église dont tu es la Mère.
Tu veilles sur chacun de tes enfants.
Tu obtiens de Dieu, pour nous, toutes ces grâces que symbolisent
les rayons de lumière qui irradient de tes mains ouvertes.
A la seule condition que nous osions te les demander,
que nous approchions de toi
avec la confiance, la hardiesse, la simplicité d’un enfant.
Et c’est ainsi que tu nous mènes, sans cesse, vers ton divin Fils. Amen

(Prière de Saint Jean‑Paul II, 31 Mai 1980 ‑ rue du Bac)



Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 12 Oct 2017 - 8:22

Jeudi 12 Octobre 2017

Fête de l’anniversaire de la mort de Maria Valtorta (1897-1961).

Vierge et Mystique. Elle n’est pas encore Béatifiée, mais elle a eu une vie de « victime » offerte pour l’Amour de Dieu.
Elle est l’auteur de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé, écrit de 1943



Maria Valtorta en 1943, au début de ses visions


http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta04.htm


Qui est Maria Valtorta

Maria Valtorta est une Mystique Chrétienne ayant bénéficié de 1943 à 1947 (et dans une moindre mesure jusqu'en 1953) de visions des scènes de l'Évangile réunies dans une œuvre monumentale :

"l'Évangile tel qu'il m'a été révélé" (Il Poema del Uome-Dio).

Cette œuvre de grande diffusion a été mise un temps à l'Index des livres prohibés par le Saint Office (1960),http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta09.htm mais a aussi bénéficié de soutiens éminents au sein même de la hiérarchie Catholique, dont celui de deux Papes.
http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta14.htm#PieXII

La polémique intervient à l'époque conciliaire au sein même de la Curie romaine.

Elle a sans doute contribué ainsi à définir la position de l'Église Catholique sur les révélations privées.http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta15.htm

La vie de Maria Valtorta

Née à Caserta, au nord de Naples, le 14 mars 1897, Maria Valtorta est décédée à Viarregio, sur la côte toscane le 12 octobre 1961, à l'âge de 64 ans.

C'est la fille unique de Giuseppe, un sous-officier de cavalerie, pour qui elle avait une grande et profonde affection et d'une enseignante de français, Iside Fioravanzi, une femme très autoritaire et acariâtre qui exigeait l'exclusivité de l'attention de sa fille.

Ne supportant aucun soupirant de sa fille, elle cassa, par deux fois, ses fiançailles.

Maria Valtorta se déplace en divers endroits d'Italie, au gré de l'affectation du régiment de son père.


Le 17 mars 1920, tandis qu'elle chemine en compagnie de sa mère à Florence, elle est agressée par "un petit délinquant, fils d'un communiste et de notre modiste.

Avec une barre de fer extraite du montant d'un lit, il arriva par derrière et cria :


"À bas les riches et les militaires !" tout en m'assénant, de toute ses forces, un coup terrible».

Après trois mois d'immobilisation, elle part, pendant deux ans, en convalescence dans sa famille maternelle à Reggio de Calabre.

En 1924, la famille s'établit définitivement à Viareggio, en Toscane où Maria Valtorta s'engage dans l'Action catholique.


En 1925, elle s'offre à l'Amour miséricordieuxhttp://www.maria-valtorta.org/Quaderni/460210.htm et le 1er Juillet 1931, s'offre au Seigneur comme victime expiatoire pour les péchés des hommes.


Sa santé se détériore progressivement. À partir du 1er Avril 1934 elle demeure définitivement clouée au lit.
Elle y restera 27 ans.


C'est là que Maria Valtorta remplit 122 cahiers, soit près de 15.000 pages manuscrites, avec la description des visions et révélations qu'elle reçoit du Seigneur à partir de 1943 jusqu'en 1947, mais en mesure moindre jusqu'en 1953.

Tout en gardant son lit et malgré ses grandes souffrances, elle écrivait de sa propre main et d'un seul jet, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans se sentir nullement dérangée par des interruptions occasionnelles, gardant toujours son aspect naturel.


Les seuls livres qu'elle pouvait consulter étaient "la Bible et le Catéchisme de Pie X". (Préface de l'éditeur)  http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-000.htm#Ecriture    

Durant cette période, elle est accompagnée par le Père Romualdo Migliorini, un Servite de Marie (o.s.m.) qui se fera le promoteur zélé, voire excessif, de l’œuvre.

Les dernières années de sa vie sont douloureuses : à partir de 1956, Maria Valtorta se renferme dans une sorte d'isolement psychique après avoir tout offert à Dieu, jusqu'à sa propre intelligence.


Emilio Pisani, son chroniqueur, interprète cette dernière immolation comme une réponse aux oppositions que son œuvre commence à rencontrer.        

Elle s'éteint le 12 Octobre 1961 à 10h35. Vingt mois auparavant, elle avait vu, l'œuvre mise à l'Index.


Selon les directives de Jésus, sa publication devait être posthume. En guise de testament spirituel, Maria Valtorta laisse comme souvenir, la phrase suivante:

"J'ai fini de souffrir, mais je continuerai à aimer".

Le 2 Juillet 1973, sa dépouille a été transférée de Viarreggio à Florence dans une chapelle de la Santissima https://www.italywelcome.fr/destinations/florence/basilique-de-la-santissima-annunziata/Annunziata.


Sa tombe, dans une des chapelles, mentionne ses titres de Gloire :

« Tertii ordinis servorum Sanctae Maria sodalis – Hostia Deo grata – Divinarum rerum scriptrix (Membre du Tiers-ordre des Servites de Marie – Hostie agrée par Dieu – Scriptrice de choses divines.) »

Sa cause de Béatification, soutenue par les Servites de Marie de Florence, n'a pas aboutie.

L'archevêque de Toscane, après consultation des Évêques a jugé qu'elle n'était pas opportune "du moins pour l'instant" (almeno per il momento).

Le 15 Octobre 2011, la Messe du cinquantième anniversaire de sa mort, a été présidée à Florence par un ancien Nonce apostolique, Mgr Pier Giacomo De Nicolò, Archevêque titulaire de Martana.      

L’année suivante, pour la dernière année de son pontificat, le Pape Benoît XVIhttp://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta14.htm#BenoitXVI béatifiait coup sur coup deux fervents promoteurs des œuvres de Maria Valtorta :

Mère Maria Arias Espinosa, (1904 –1981), Fondatrice des Missionnaires C du Très saint Sacrement, puis le Père Gabriele Allegra (1907-1976), traducteur de la Bible en chinois.

Son œuvre

En 1943, clouée au lit depuis 9 ans Maria Valtorta pense que sa fin est proche.

Son confesseur, frappé par la grandeur d'âme de cette âme victimale, lui demande d'écrire sa vie.
Elle s'exécute en moins de deux mois.

Au fil des pages, le dialogue avec Jésus se fait plus présent et plus intime.

Brusquement le Jeudi-Saint, elle reçoit la vision de Jésus sur la Croix et le sens de sa mission :http://www.maria-valtorta.org/Quaderni/430422.htm

Elle peut attirer d’autres regards vers la Croix  "en acceptant de vivre, à cette fin, dans un désert aride, seule avec la Croix".

Elle accepte.

Elle commence alors à recevoir les scènes de l'Évangile. Elles sont écrites sans suite apparente, d'une seule traite, sans ratures mais parfaitement cohérentes entre elles.

L'ensemble de ses visions et dictées a été consigné dans 15.000 pages de cahiers d'écolier d'où est extraite son œuvre monumentale "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé" : 10 volumes et 4.700 pages.


Cette œuvre est close, le 28 Avril 1947, par une dictée du Christ.http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-038.htm

Sa rédaction aura duré quatre ans, presque jour pour jour.

Visions et dictées se poursuivent cependant à un rythme moins soutenu jusqu'en 1953, puis cessent, du moins celles qui ont été consignées dans les autres écrits de Maria Valtorta.http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta01.htm

Des biblistes éminents se sont étonnés des connaissances rares dont Maria Valtorta fait preuve.http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta14.htm#Bea

Le P. G.M. Roschini, Fondateur de l'université pontificale "Marianum", n'a pas hésité à écrire que la mariologie qui se dégageait des œuvres de Maria Valtorta, surpassait la sienne.http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta21.htm#Apologie

De son côté, Jean-François Lavèrehttp://www.maria-valtorta.org/Lavere/index.htm#Qui a recensé 10.000 données de l'œuvre dans les domaines les plus variés (archéologie, géographie, botanique, zoologie, astronomie, sociologie, etc.) 99,6% d'entre elles ont été validées à divers degrés.

Le pourcentage restant, 0,4%, est dû à l'appréciation humaine de la narratrice.

Il a publié récemment ses travaux.

Sa mission de porte-parole

Maria Valtorta précise ce qu'elle appelle son travail :http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm "écrire sous la dictée ou décrire ce qui se présente à moi.

S'il s'agit de dictée et qu'elle se rapporte à un passage de la Bible, Jésus commence par me faire ouvrir le Livre au passage qu'Il veut expliquer.


Si c'est la vision qui se présente, comme je l'ai dit, avec une image initiale qui est généralement le point culminant de la vision, et puis se déroule en suivant l'ordre  je décris ce point, puis ce qui précède et ce qui suit"

Maria Valtorta évoque discrètement, dans certaines notes personnelles, les souffrances qu'elle endure.


Mais Jésus, dans une dictée, est plus explicite et d'une portée plus générale:

"Si vous saviez quel esclavage c’est que d’être instrument de Dieu.

Cela entraîne sommeil, faim, souffrances, fatigues, envie de penser à autre chose, de lire des écrits qui ne soient pas des paroles de source surnaturelle, de parler et d’entendre des choses ordinaires, l’envie d’être et de vivre comme tout le monde, ne serait-ce qu’un seul jour : tout cela, la brûlure inexorable de la volonté de Dieu les empêche de l’avoir et de le réaliser.


Sur tout cela, la hargne des hommes dépose son sel et son acide, comme si le maître de la galère mettait du sel et du vinaigre sur les brûlures de ses esclaves.".

Jésus décrit ainsi le sort, non seulement de Maria Valtorta, mais aussi de Marie d'Agréda ou d'Anne-Catherine Emmerich.


Maria Valtorta a dû lutter contre les tentations de Satan dont elle a triomphé.http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-101.htm#Tentations




Maria Valtorta à l’âge de 21 ans.


Pour ou contre Maria Valtorta

Cette œuvre, par son sujet même, a été contestée. Mais l’apôtre Paul le dit clairement : on ne peut annoncer un autre évangile (Lettre aux Galates 1,8-9).http://bible.catholique.org/epitre-de-saint-paul-apotre-aux-galates/3394-chapitre-1#v_7


L’œuvre de Maria Valtorta ne raconte donc pas un nouvel Évangile et le dit clairement : il l'illustre.

Une référence constante à la Biblehttp://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/Ressources.htm et aux textes fondamentaux de l'Église permet au lecteur de le vérifier par lui-même.http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta15.htm











Maria Valtorta, un don de Dieu validé par la science



Les extraordinaires visions de Maria Valtorta (15.000 pages écrites à la main, d'une traite, sans ratures) proposent notamment plusieurs centaines de visions de l’Évangile avec une multitude de détails (70 groupes ethniques, 750 personnages, 220 villages, 110 sites géographiques, 150 plantes, 200 espèces animales, 50 espèces minérales, etc.) qui ont pu être validés par la science (10.000 cas sans erreur et sans aucun anachronisme, étudiés par Jean-François Lavère).

On a aussi pu reconstituer à partir de 5.000 indications spatio-temporelles contenues dans ces visions un "calendrier de Jésus au jour le jour" (Jean Aulagnier) qui précise la date de chaque scène de l’Évangile dans notre calendrier actuel et ce calendrier est parfaitement cohérent avec le calendrier des phases lunaires (indépendant) sur plus d'une centaine de visions qui décrivent la position et les phases de la lune.

Nous avons là parmi bien d'autres faits sidérants, "une preuve à la Saint Thomas" du caractère surnaturel de cette œuvre unique au monde qui mérite d'être bien plus largement connue ! ...








L’exactitude scientifique des écrits de Maria Valtorta



Intervention de François-Michel Debroise lors de la conférence de presse pour la parution de la nouvelle traduction de « L’Evangile tel qu’il m’a été révélé » le 23 Mars 2017 à Paris.





La 2ème journée nationale des amis de Maria Valtorta s'est tenue le samedi 20 Mai 2017 à l’église d’Auteuil.




JESUS parle de la théorie de l’évolution (Maria Valtorta)



Extraits du livre « Jésus parle de la théorie de l’évolution » disponible ici : http://www.asonimage.fr/A-4155-jesus-parle-de-la-theorie-de-l-evolution.aspx


Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par scapulaire le Jeu 12 Oct 2017 - 12:48

Merci Marie du 65 pour ce travail quotidien qui nous donne du pain quotidien !
avatar
scapulaire
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 207
Age : 44
Localisation : mulhouse
Inscription : 02/01/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 13 Oct 2017 - 8:19

Merci @scapulaire
C'est avec plaisir


Vendredi 13 Octobre 2017

Fête de la Bienheureuse Alexandrina-Maria da Costa de Balazar (1904-1955).


Alexandrina Maria da Costa (1904-1955).


""M'aimes-tu?" - demande Jésus à Simon-Pierre. Celui-ci répond:

"Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime".

La vie de la Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa peut se résumer dans ce dialogue d'amour."


"Elle mourut le 13 Octobre 1955, après une vie passée à 'aimer, souffrir, réparer', pour le Salut des âmes."

(source: site du Vatican)http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20040425_da-costa_fr.html

Béatifiée par Saint Jean-Paul II le 25 avril 2004.


À Balasar, près de Braga au Portugal, en 1956, la Bienheureuse Alexandrine-Marie da Costa.

Privée de l’usage de ses membres pour fuir la volonté mauvaise de quelqu’un envers elle, elle offrit au Seigneur toutes ses douleurs dans la contemplation de l’Eucharistie pour l’Amour de Dieu et de ses frères indigents.


Martyrologe romain.
















Chemin de Croix avec la Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa


Prologue


Combien elle fut difficile à Jésus, sa vie sur la terre ! Ce ne fut pas le seul Jardin des Oliviers, le Calvaire et la souffrance de quelques heures: Toute sa vie fut un Jardin des Oliviers et un Calvaire.

Il grandissait en âge et en sagesse, et avec Lui et en Lui la Croix aussi grandissait; Il ne s’en sépara un seul instant:

En elle Il grandissait et en elle Il souffrait, mais toujours souriant et plein de Bonté.






Prière pour demander la Canonisation de la Bienheureuse Alexandrina de Balasar.

Très Sainte Trinité, source de toute sainteté, je Vous adore et Vous rends grâce pour les vertus que Vous avez fait jaillir dans le cœur de votre servante la Bienheureuse Alexandrina Maria.

Faites que je sache imiter son zèle ardent pour Votre Gloire.

Suscitez en mon cœur l’horreur du péché, un amour plus grand pour l’Eucharistie, un vif esprit de prière.

Glorifiez aussi sur la terre Votre Servante et accordez-moi, par son intercession, la grâce qu’ardemment je vous demande...

Glorifiez-la par le Cœur Immaculé de Marie, par elle aimé avec une filiale prédilection.

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloria.

Alexandrina Maria, prie le Seigneur pour nous.








Ce site a été élaboré dans le but de faire connaître à un plus grand nombre, la vie et les écrits de la Bienheureuse Alexandrina  Maria da Costa (1904-1955), plus connue sous le nom d'Alexandrina de Balasar.

Cette âme d’exception est à l’origine de la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, faite par le Pape Pie XII en 1942.

Ses écrits — surtout son Journal spirituel et ses Lettres —, sont des chefs-d’œuvre de théologie mystique. J'ai traduit en français un grand nombre de ces pages magnifiques, et compte les mettre sur ce site — et peut-être sur d'autres —, afin d’en faire profiter un plus grand nombre.

Le miracle permettant sa Béatification a été approuvé au Vatican par un décret en date du 22 Décembre 2003 et la Béatification eut lieu à Rome, le 25 Avril 2004.




Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 14 Oct 2017 - 7:43

Samedi 14 Octobre 2017

Fête de Saint Calixte, Pape (16ème) de 217 à 222 et Martyr († 222).



Saint Calixte 1er, au trumeau du portail central du transept nord, Cathédrale de Reims, Champagne.



Saint Calixte Ier

Pape (16ème) de 217 à 222 (✝ 222)

Saint Calixte Ier ou Calliste.


Le Pape de l'indulgente Bonté. C'était un esclave Chrétien.

Son maître lui avait donné à gérer une banque.

Il la mit en faillite et, pour cette raison, fut condamné aux mines de Sardaigne.

La maîtresse de l'empereur Commode, Chrétienne de cœur et non pas de conduite, le connaissait et elle obtint sa grâce.

Il se retira loin de Rome et reçut des subsides du Pape saint Victor,http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1586/Saint-Victor-Ier.html ce qui lui permet de s'adonner à l'étude des Saintes Écritures.

Affranchi, Calixte devint l'archidiacre du Pape saint Zéphyrin http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1745.htmlet fonda le cimetière des catacombes qui porte son nom et où furent enterrés tous les Papes du IIIe siècle.

Devenu Pape à son tour, il autorisa, à l'encontre de la loi civile, les mariages entre esclaves et personnes libres.

Il fit recevoir à la Pénitence, malgré les tenants de la rigueur, tous les pécheurs, si grandes soient leurs fautes.

Il résista au schisme d'Hippolytehttp://nominis.cef.fr/contenus/saints/1661/Saint-Hippolyte-de-Rome.html et il assouplit les normes d'entrée au catéchuménat.

Celui-ci en deviendra enragé et son rigorisme le conduisit hors de l'Église. Saint Calixte mourut massacré sans qu'on sache pourquoi, lors d'une émeute.

A découvrir aussi: Les Catacombes de Saint-Calixte.http://www.catacombe.roma.it/fr/catacombe.php

Mémoire de Saint Calliste Ier, Pape et martyr.

Alors qu’il était diacre, après un long exil en Sardaigne, il fut chargé par le Pape Saint Zéphyrin d’aménager, sur la voie Appienne, le cimetière qui porte son nom ; élu Pape, il défendit la pureté de la Foi, réconcilia avec bienveillance les fidèles qui avaient failli dans la persécution et acheva son épiscopat par le témoignage plus éclatant du martyre, sans doute au cours d’une émeute contre les Chrétiens au Transtévère, en 222.


Il fut mis au tombeau au cimetière de Calépode, sur la voie Aurélienne.

Martyrologe romain.

Dieu aime à Pardonner. Il faut donc que les enfants de Dieu soient, eux aussi, pacifiques et Miséricordieux , qu’ils se pardonnent réciproquement comme Le Christ nous a Pardonnés et nous ne jugions pas de peur d’être jugés.

Tertullien - traité de la pudeur




Dès le début du 4° siècle, il était déclaré martyr et l'un des rares à avoir son anniversaire.

Ses reliques se trouvent sous le maître-autel de la Basilique Sainte Marie du Transtévère :https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Sainte-Marie-du-Trastevere elle fut construite sur l'emplacement du modeste Oratoire consacré à Marie qu'il avait fait édifier dans sa maison :

Ier lieu de culte connu érigé à la mémoire de la Mère du Christ dans la Ville éternelle.





À la mort de Saint Zéphirin, Calixte, romain, fut élevé au siège apostolique. Il ne fallait point, pour gouverner l'Église, à une époque si tourmentée, un pasteur moins sage ni moins vaillant. Il rendit le jeûne des Quatre-Temps, qui remontait aux apôtres, obligatoire dans toute l'Église.

C'est sous son règne que l'on commença à bâtir des temples chrétiens, qui furent détruits dans les persécutions suivantes.

Il fit creuser le cimetière souterrain de la voie Appienne, qui porte encore aujourd'hui son nom et qui renferme tant de précieux souvenirs, entre autres le tombeau de sainte Cécile, la crypte de plusieurs Papes, des peintures qui attestent la conformité de la Foi primitive de l'Église avec sa Foi actuelle.

De nombreuses conversions s'opérèrent sous le pontificat de saint Calixte. La persécution ayant éclaté, il se réfugia, avec dix de ses Prêtres, dans la maison de Pontien.

La maison fut bientôt enveloppée par des soldats qui reçurent la défense d'y laisser rentrer aucune espèce de vivres.

Pendant quatre jours, le Pape Calixte fut privé de toute nourriture ; mais le jeûne et la prière lui donnaient des forces nouvelles.

Le préfet, redoublant de cruauté, donna l'ordre de frapper chaque matin le prisonnier à coups de bâton, et de tuer quiconque essaierait de pénétrer pendant la nuit dans sa maison.

Une nuit, le Prêtre martyr Calépode, auquel Calixte avait fait donner une sépulture honorable, apparut au pontife et lui dit :

« Père, prenez courage, l'heure de la récompense approche ; votre couronne sera proportionnée à vos souffrances. »

Parmi les soldats qui veillaient à la garde du prisonnier, il y avait un certain Privatus, qui souffrait beaucoup d'un ulcère ; il demanda sa guérison à Calixte, qui lui dit :

« Si vous croyez de tout cœur en Jésus-Christ et recevez le Baptême au Nom de la Sainte Trinité, vous serez guéri.

- Je crois, reprit le soldat, je veux être Baptisé, et je suis sûr que Dieu me guérira. »

Aussitôt après l'administration du Baptême, l'ulcère disparut sans laisser de trace.

« Oui, s'écrie le nouveau Chrétien, le Dieu de Calixte est le seul vrai Dieu ; les idoles seront jetées aux flammes, et Le Christ régnera éternellement !

« Le préfet eut connaissance de cette conversion et fit fouetter Privatus jusqu'à la mort.

Par son ordre, Calixte, une grosse pierre au cou, fut jeté de la fenêtre d'une maison dans un puits.







Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 15 Oct 2017 - 8:17

Dimanche 15 Octobre 2017

Fête de Sainte Thérèse d'Avila, vierge, Réformatrice des Carmélites et Docteur de l'Église (1515-1582).


Ste Thérèse d'Avila (1515-1582)

Thérèse de Cépéda y Ahumada naquit en 1515 à Avila, dans une famille de la noblesse espagnole.

Douée d’un tempérament de feu et d’une grande imagination, elle entra à vingt ans au Carmel du lieu, malgré la vive opposition de son père.

Toutes ses passions, Thérèse les fit passer dans sa vie intérieure ; elle connut une profonde intimité avec le Seigneur, mais elle eut aussi affaire à l’aridité, la « nuit des sens ».

A quarante ans, grâce à ce qu’elle décrira dans son œuvre comme des expériences mystiques, elle trouva une stabilité spirituelle assurée, malgré sa mauvaise santé physique, conséquence indubitable des conditions de vie des Monastères de son temps.

Sous la direction de François de Borgia et de Pierre d’Alcantara, puis de Jean de la Croix, Thérèse entreprit de fonder de petites Communautés Carmélitaines dans toute l’Espagne pour offrir aux Moniales une vie de Prière intense.

C’est le début de la réforme du Carmel, qui touchera peu après aussi la branche masculine.

Parvenue à une vraie connaissance d’elle-même et de la présence de Dieu dans son âme, Thérèse laissa à la postérité, sur l’ordre de son père spirituel, des traités sur la Prière et sur la Vie intérieure qui lui ont valu le titre de Docteur de l’Église sous le pontificat de Paul VI, en 1970.


Thérèse est morte le 4 Octobre 1582 ; on fait mémoire d’elle le 15, parce que, ce jour-là précisément, l’Église d’Occident passa du calendrier julien au calendrier grégorien.










Statue de Thérèse à Ávila.












Ceux qui le voient en sont étonnés.

Moi-même j'en suis souvent ravie, et je puis mieux alors vous adresser mes louanges !

Si une fois revenue à moi je me trouvais sans vous, ô Seigneur, je ne pourrais rien. …

Ne le permettez pas, Seigneur.

Ne laissez pas se perdre une âme que vous avez achetée au prix de tant de souffrances.









Lecture.

Nous pouvons considérer notre âme comme un château qui est fait tout entier d’un seul diamant ou d’un cristal très pur, et qui contient beaucoup d’appartements, ainsi que le Ciel, qui renferme beaucoup de demeures…


Considérons donc que ce château a, comme je l’ai dit, beaucoup d’appartements, les uns en haut, les autres en bas et sur les côtés, tandis qu’au centre, au milieu de tous les autres, se trouve le principal, celui où se passent les choses très secrètes entre Dieu et l’âme…


Vous ne devez pas considérer ces demeures comme si elles étaient l’une à la suite de l’autre et à la file.

Portez les regards au centre du château. C’est là qu’est la chambre, le palais où habite le Roi…


La porte par où l’on entre dans ce château, c’est l’oraison et la considération…


D’ailleurs, quand il s’agit des choses de l’âme, il faut toujours les voir dans leur plénitude, dans leur largeur et dans leur amplitude, sans craindre d’exagérer, car la capacité de l’âme dépasse de beaucoup tout ce que nous pouvons imaginer ; enfin toutes les parties du château reçoivent la lumière du Soleil qui s’y trouve.

(Thérèse de Jésus, Le château intérieur, Premières demeures).

Prière.


Dieu qui as suscité par ton Esprit, Sainte Thérèse d’Avila pour montrer à l’Église le chemin de la perfection, fais-nous trouver notre nourriture dans sa doctrine spirituelle et brûler du désir de la vraie sainteté.








Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 16 Oct 2017 - 7:36

Lundi 16 Octobre 2017

Fête de Sainte Edwige, Religieuse, Duchesse de Silésie (1174-1243).



Sainte Hedwige

Duchesse de Silésie (✝ 1243)


ou Edwige.

Fille du comte de Bavière, elle épouse, à douze ans, le duc de Silésie, chef de la famille royale polonaise, qui réussit à refaire l'unité de la Pologne.

Elle est la belle-sœur du roi de France, Philippe Auguste.

Avec son mari, elle encourage la Fondation des Monastères dans le royaume.

Mère de famille attentive auprès de ses sept enfants, elle rejoint, à la mort de son époux, sa fille Gertrude qui était abbesse cistercienne à Trebnitz en Pologne et elle y mène dans l'humilité une vie très simple.

Mémoire de Sainte Edwige, Religieuse. Née en Bavière, mariée à Henri le Barbu, duc de Silésie et de Pologne, elle se dévoua avec beaucoup d’élan à venir en aide aux pauvres et construisit pour eux des hospices.

Après la mort de son mari, elle passa les dernières années de sa vie, activement, au Monastère de Moniales Cisterciennes qu’elle avait fait édifier à Trzebnicz en Silésie, et dont l’Abbesse était sa fille Gertrude, et c’est là qu’elle mourut le 15 Octobre 1243.

Martyrologe romain.





Hedwige, née vers 1179, est la fille de Berthold IV von Diessen, comte d’Andechs et duc de Méranie, comte de Tyrol et prince de Carinthie et d’Istrie, et de son épouse Agnès de Wettin Misnie.

Sa sœur Gertrude a épousé André II, roi de Hongrie : de ce mariage est née Élisabeth de Hongrie.
Sa sœur Agnès a épousé Philippe Auguste, roi de France. Sa sœur Mechtilde, est devenue Abbesse de Kissingen.
Hedwige est élevée à l'Abbaye des Bénédictines de Kitzingen.

À 12 ans, elle épouse Henri Ier le Barbu, duc de Silésie ; la date précise et le lieu de la cérémonie du mariage d'Hedwige avec Henri le Barbu ne sont pas connus.

Elle mit au monde sept enfants, dont quatre moururent en bas âge.

Après la mort de ses frères et de son père, Henri le Barbu, comme unique successeur, accéda au pouvoir en 1202.
Hedwige devint alors duchesse de Silésie.

Profondément enracinée dans ce milieu, s'étant familiarisée avec la langue, ayant appris à connaître le pays et ses habitants, elle ne resta pas sans exercer une influence sur l'activité de son mari.

Elle prêta son appui à des projets politiques de celui-ci et, par l’intermédiaire de ses frères et sœurs, elle lui facilita des contacts internationaux.

Non sans son initiative, sa fille Gertrude fut fiancée à Otto Wittelsbach, et les filles du roi de Bohême, Anne et Agnès, devinrent ses belles-filles.

Des effets durables de sa collaboration avec son mari se manifestent à travers de nombreuses Fondations d'églises, faites dans le cadre du processus d’aménagement de nouvelles bourgades en Silésie.

La plus célèbre Fondation ducale en Silésie fut le Monastère des Cisterciennes de Trzebnica (en allemand, Trebnitz), fondé en 1202 à l'initiative d'Hedwige.

Son frère Ekbert, Évêque de Bamberg, y envoya un groupe de Moniales du Monastère de la Vierge Marie et Saint-Théodore à Bamberg, avec Petrissa, ancienne éducatrice d'Hedwige, comme première Abbesse de Trzebnica.

Richement dotée par Henri le Barbu, l'Abbaye commença vite à rayonner une intense Vie Religieuse.

A partir de 1208, elle se peupla de Religieuses polonaises ; en 1212, la fille d'Hedwige, Gertrude, devint Cistercienne à Trzebnica et, avant 1232, elle en fut nommée Abbesse.

Les démarches d'Hedwige amenèrent en 1218 à faire admettre l'Abbaye de Trzebnica comme premier Monastère féminin dans l`Ordre de Cîteaux.

La dot importante, dont Hedwige disposait librement, lui permirent d'organiser un hôpital ambulant auprès de la cour, destiné aux pauvres, d'entretenir un hôpital pour les lépreux à Sróda, ainsi que d'organiser un hospice.

Dans ses domaines, elle réduisit les redevances des paysans, faisant des provisions qui permirent de supporter plus facilement les calamités dues aux inondations et à la famine (1221-1222).

Elle influença les décisions de son mari en adoucissant souvent ses jugements, ce qu’elle concevait aussi comme son devoir envers le pays.

Des événements pénibles vécus en 1208-1213 (la succession des décès de ses enfants, des adversités touchant sa lignée, l'exil de ses frères et, surtout, l'assassinat de sa sœur Gertrude, reine de Hongrie), augmentèrent chez Hedwige l'esprit d'expiation et le désir de consacrer sa vie à des actes de charité.

Après vingt années d'union, Hedwige obtint de son mari le consentement à la séparation, confirmée par un vœu solennel.

Dès ce moment, elle résida au Monastère de Trzebnica, partageant avec les Religieuses les devoirs résultant de la règle.

Elle prit l'habit Cistercien, mais elle ne fit pas de vœux monastiques, même après la mort d'Henri le Barbu, inspirée sûrement par la volonté de disposer librement de ses biens.

La renommée de la sainteté de sa nièce Élisabeth de Thuringe (morte en 1231, Canonisée en 1235) et la spiritualité Franciscaine l'incitaient à multiplier des pratiques expiatoires, à soigner les malades, à entourer de soins les prisonniers et les pauvres.

L'invasion des Tartares en 1241, au cours de laquelle périt son fils Henri le Pieux (Henryk Pobozny) dans la bataille de Legnica (Liegnitz), fut vécue par Hedwige à Krosno sur l'Odra, ensemble avec les Moniales et sa belle-fille.

Épuisée par son activité caritative et par une rigoureuse ascèse qui de son vivant déjà lui assurèrent un grand prestige, Hedwige mourut à Trzebnica en Octobre 1243.

En se basant sur la date de l’anniversaire célébré au Monastère de Trzebnica encore avant sa Canonisation, on admet comme date précise de sa mort le 14 Octobre.

Après la mort d'Hedwige, son Culte se propagea vite et des foules toujours plus grandes affluèrent auprès de sa tombe à Trzebnica, venant de Silésie, de Grande-Pologne, de Poméranie, de Lusace et de Misnie.

La demande de Canoniser Hedwige, présentée par sa fille Gertrude, Abbesse de Trzebnica, et par l’épiscopat polonais, fut appuyée par des princes polonais et par le roi de Bohême.

La mort du Pape Urbain IV (Jacques Pantaleon, 1261-1264) retarda la chose mais déjà son successeur Clément IV (Guy Foulques, 1265-1268) Canonisa Hedwige le 26 Mars 1267, à Viterbe.

Au cours des temps, la Fête liturgique fut célébrée à des jours différents du 14 au 17 Octobre.









Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 17 Oct 2017 - 7:37

Mardi 17 Octobre 2017

Fête de Saint Ignace d'Antioche, Évêque, Patriarche d'Antioche, martyr, Docteur de l'Église († c.115).


Évêque, martyr, Père et Docteur de l'Église (✝ 115).

On le fête en Orient le 20 Décembre.

Antioche connaissait une communauté Chrétienne importante et très dynamique. N'est-ce pas là que, pour la première fois, les disciples de Jésus furent appelés Chrétiens?

A la fin du 1er siècle, leur Évêque s'appelle Ignace.

Le gouverneur Pline le Jeune arrête les plus déterminés et Saint Ignace est l'un d'eux. Arrêté, il est condamné à être dévoré par les fauves durant les fêtes romaines.

Nous avons les lettres qu'il écrivit aux diverses communautés Chrétiennes durant le voyage qui le conduisit à Rome.

Elles sont poignantes dans leur confession d'une Foi inébranlable, pour la joie qu'elles expriment et pour l'imitation de Jésus-Christ qu'elles proposent à tout Chrétien.

«Il n'y a plus en moi de feu pour aimer la matière, mais une eau vive qui murmure et dit en moi:

'Viens vers Le Père'.»

Mémoire de Saint Ignace, Évêque et martyr. Disciple de l’Apôtre Saint Jean, il dirigea l’Église d’Antioche, le second après Saint Pierre et, condamné aux bêtes sous l’empereur Trajan, il fut conduit à Rome en 107.

En cours de route, alors qu’il subissait la férocité de ses gardiens, tels des léopards, il écrivit sept lettres, à diverses Églises, pour exhorter les frères à servir Dieu dans l’unité avec leur Évêque et à ne pas l’empêcher d’être immolé en victime pour Le Christ.

Martyrologe romain



Que je devienne donc la pâture des bêtes. C’est par elles qu’il me sera donné d’aller jusqu’à Dieu.

Je suis le froment de Dieu. Que je sois donc moulu par les dents des bêtes pour devenir le pain immaculé du Christ.

Saint Ignace - Lettre aux Romains.




Certains auteurs assurent qu'Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, Il leur dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des Cieux ».

Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l'apôtre bien-aimé.

Ignace fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire :

« C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux?

-- Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon.

-- Qu'entends-tu par ce mot Théophore ?

-- Celui qui porte Jésus-Christ dans son cœur.

-- Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre cœur ?

-- Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n'y a qu'un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.

-- Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.

-- Tes honneurs ne sont rien pour un Prêtre du Christ. »

Trajan, irrité, le fait conduire en prison.

« Quel honneur pour moi, Seigneur, s'écrie le martyr, d'être mis dans les fers pour l'Amour de Vous ! » et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.

L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace :

« Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à Dieu. »

Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie.

Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration :

« Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours.

Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon Dieu.

Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ. »

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu'au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.





Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

Saint Ignace d'Antioche








Lecture.

J'écris à toutes les Églises et j'annonce à tous que je meurs volontiers pour Dieu, pour autant que vous ne m'en empêchiez pas.

Je vous prie de ne pas avoir pour moi de bienveillance inopportune.

Laissez-moi être la nourriture des fauves, par lesquels il m'est possible de rejoindre Dieu.

Je suis le grain de blé de Dieu, moulu par les dents des bêtes, pour devenir pain pur du Christ.

Alors je serai vraiment disciple de Jésus Christ.

Je ne vous commande pas comme Pierre et Paul. Ils étaient apôtres; je ne suis qu'un condamné.

Ils étaient libres; je suis pour ma part un esclave.

Mais si je souffre pour Dieu, je serai affranchi en Jésus Christ et je ressusciterai libre en lui.

Mon éros a été crucifié et en moi ne brûle aucun feu pour les choses matérielles, mais une eau vive, qui parle en moi et me dit dans l'intimité: "Ignace, viens vers Le Père"


Ignace d'Antioche, Lettre aux Romains 4,1-3 et 7,2

Prière.

Seigneur Dieu,
Père de l'Église,
tu nous as donné en Ignace,
grain de blé moulu
pour devenir pain pur du Christ,
un imitateur de sa passion:
accorde-nous de nous réfugier dans l'Évangile
comme dans la chair de Jésus
et de vivre jusqu'au don de notre vie
la charité qui conduit à toi, ô Père,
béni pour les siècles des siècles.
Amen.

Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 18 Oct 2017 - 8:04

Mercredi 18 Octobre 2017

Fête de Saint Luc, Évangéliste et compagnon de St Paul (Ier s.).


Saint Luc

Évangéliste, et compagnon de Saint Paul (1er s.)

Un médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère.

Jusqu'au jour où il entend saint Paulhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/2116/Saint-Paul.html parler de Jésus, qui vient apporter le Salut et la Résurrection.

Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l'apôtre des nations et le suivit jusqu'à son martyre à Rome en 67.


Il est l'auteur d'un évangilehttp://www.aelf.org/bible/Lc/1 et du livre des Actes des Apôtres.http://www.aelf.org/bible/Ac/1

On y trouve plusieurs termes médicaux pour parler de la maladie de ceux qui s'adressent à Jésus.

Soucieux d'authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic.

Modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur: l'enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s'en va pardonnée, le bon larron.

Dante dira de lui

«Il est le scribe de la Miséricorde du Christ».

Heureux lui-même d'avoir trouvé le Salut, il est, à sa manière, le chantre de l'Amour incarné comme saint Jean http://nominis.cef.fr/contenus/saint/321/Saint-Jean-l-Evangeliste.htmlle sera de l'Amour infini de Dieu Trinité.

C'est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit:

«Elle méditait toutes ces choses en son cœur» ce qui veut dire qu'avec Amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l'a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la Bonté de Notre Père du Ciel.

Homme cultivé, il maniait le grec avec dextérité et avait étudié la médecine.

C'est la raison pour laquelle il a été, tôt, choisi comme patron des médecins, de même que les deux frères, saint Côme et saint Damien,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1921/Saints-Come-et-Damien.html morts martyrs en Syrie.


Fête de Saint Luc, Évangéliste.

Né, comme on le rapporte, à Antioche d’une famille païenne, médecin, il se convertit à la Foi du Christ et devint le compagnon très cher de l’Apôtre Saint Paul.


Dans son Évangile, il exposa avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné, en scribe de la Miséricorde du Christ, et, dans les Actes des Apôtres, il se fit l’historien des débuts de la vie de l’Église jusqu’au premier séjour de Saint Paul à Rome.


Martyrologe romain.




Saint Luc et son Boeuf ailé. Fresque. Basilique Saint-Pierre. Rome. XVIIe.




Le Bœuf représente l'évangéliste Luc.

Cathédrale Notre-Dame de Paris








Autre biographie:
Luc est l’auteur du troisième Évangile et des Actes des Apôtres ; il était probablement syrien d’Antioche, d’origine païenne et médecin.

L’apôtre Paul, dans ses Lettres, parle de lui comme d’un compagnon très cher qui resta auprès de lui au cours de ses deux incarcérations à Rome ; tout laisse à penser qu’il fut son compagnon durant les deuxième et troisième voyages missionnaires de l’Apôtre.


Son origine païenne ne fait pas oublier à Luc que le Salut vient de Jérusalem et que la cité sainte est le lieu où doit se réaliser ce Salut : c’est là que commence l’Évangile, là que se terminera l’aventure historique de Jésus, et c’est de là que la mission universelle des apôtres prendra son essor, de la Judée à la Samarie jusqu’aux extrémités de la terre.


En véritable scribe de la Miséricorde du Christ, Luc souligne à maintes reprises l’Amour de Jésus pour les pécheurs et la magnanimité de son Pardon.

En Jésus les « entrailles de Miséricorde » de Dieu envers les pauvres et les petits trouvent leur visibilité, alors qu’un sévère avertissement est réservé aux riches et aux orgueilleux.

Quoi qu’il en soit, c’est à tous que s’adresse l’appel à la conversion, qui comporte un choix radical de pauvreté et d’abandon en Dieu.

Pour Luc, l’Esprit saint est le protagoniste de ce retour au Père : invoquer L’Esprit est la Prière par excellence que nous ne devons jamais nous lasser d’adresser à Dieu, à l’exemple de Jésus.


Diverses traditions, souvent inconciliables, occultent les dernières années de la vie de Luc : même si on lui accorde le titre de martyr, il est plus probable qu’il soit mort de mort naturelle, à un âge avancé, en Béotie, après avoir évangélisé l’Achaïe.










Mais que nous en dit Jésus dans un extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta ?



Je ne parlerais pas aujourd’hui de l’historique de leur vie, mais de la complémentarité entre les quatre évangélistes, telle que Jésus nous la décrit dans les Révélations à Maria Valtorta…chacun ayant son rôle, aussi important pour les uns que pour les autres.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta de Septembre à Novembre 1950 (dans les Cahiers de 1945 à 1950)…page 610 et suivantes.

Jésus dit :

LUC, patient et fort comme le bœuf pour compléter par des recherches patientes jusque sur ce qui avait précédé l’œuvre apostolique proprement dite du Christ et de Ses disciples, l’œuvre de Dieu pour Le Salut de l’humanité.

Car cette œuvre d’Amour Infini a débuté par la Conception Immaculée de Marie, par la plénitude de La Grâce qui lui était accordée, par la continuelle Communion de Marie à Son Seigneur qui, après l’avoir crée, en Père, avec une Perfection unique par rapport à tous les corps nés d’un homme et d’une femme, comme Sa Fille Bien-Aimée, la combla ensuite de Sa Lumière : Le Verbe.

Celui-ci s’était révélé à elle par des leçons Divines et intimes qui lui permirent de devenir Le Siège de La Sagesse dès ses plus tendres années, tandis que L’Esprit-Saint, dans Son Amour Eternels des purs, déversait en elle les feux de Sa Charité parfaite et, faisant un autel et une arche plus Sainte et Bien-Aimée que ceux du Temple, trouvait en elle Son repos et y rayonnait de tout l’éclat de Sa Gloire.

Dans les temps anciens, quand le Tabernacle fut construit (Nb 9 15-23), une nuée de feu le couvrait nuit et jour, qu’il soit immobile ou en pèlerinage vers sa destination, et le peuple de Dieu s’arrêtait ou avançait selon ce que faisait la nuée, qui n’était autre que le témoignage de La Gloire du Seigneur et de Sa présence.

Au début des temps nouveaux, du temps de la grâce, la nuée de feu du Seigneur (Ce feu qui envahit et protège de tout assaut de l’éternel Adversaire, plus actif que jamais puisqu’il se rendait compte de sa défaite prochaine) couvrit un Tabernacle bien plus saint, en attendant de la couvrir d’une manière plus grande pour dissimuler le plus grand mystère des noces fécondes entre Dieu et La Vierge, dont le fruit fut l’incarnation du Verbe.



La Gloire du Seigneur ne cessa de couvrir La Vierge inviolée, La Mère déipare, qu’elle soit immobile ou qu’elle se déplace sur l’ordre de Dieu qui la conduisit de Nazareth au Temple, du Temple à Nazareth comme Vierge et Epouse, de Nazareth à Hébron et à Bethléem comme Vierge et Mère, et de Bethléem en Egypte pour la protection de celle qui était haïe parce que Mère de Dieu, de Nazareth à Jérusalem pour la conduire là où l’Enfant se tenait au milieu des docteurs, de Nazareth à tel ou tel endroit où son Fils-Maître était persécuté et affligé, de Nazareth à Jérusalem et au Golgotha pour participer à la Rédemption, de là au mont des Oliviers d’où Le Fils monta vers Le Père, enfin du mont des Oliviers au Ciel dans l’extase finale par laquelle le Feu allait aspirer à lui sa Marie comme le soleil aspire à lui une goutte pure de rosée.

Luc, seul et patient, interrogea et mit aussi par écrit ce que l’on peut qualifier de prologue de L’Evangile, ce qui signifie annonce, si l’on parle de Notre-Dame de L’Annonciation sans laquelle (et sans obéissance absolue de laquelle) La Rédemption n’aurait pu s’accomplir.



C’est le propre du bœuf de ruminer ce qui a été avalé depuis un certain temps. Luc l’imite.

Le temps avait englouti depuis plusieurs années les épisodes préliminaires à la venue du Messie en tant que tel, à savoir comme Maître, Sauveur et Rédempteur.

Luc les ramène à la surface. Il nous montre La Vierge comme l’instrument nécessaire pour que nous ayons Jésus-Christ, l’Homme-Dieu.

Il nous révèle la femme très humble et pleine de Grâce, très obéissante par son (Luc 1 38) :

« Qu’il me soit fait selon Ta Parole », très charitable lorsqu’elle court avec une Sainte hâte chez sa cousine Elisabeth pour lui servir de réconfort, d’aide et (sans s’en douter) de sanctification pour celui qui devait préparer la route au Seigneur Jésus, son Fils.

Elle est aussi la femme très pure et inviolée physiquement, moralement et spirituellement, de sa conception à son passage extatique de la terre au Ciel.

(Ezéchiel 44 1-3) :

Il me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, face à l’Orient. Elle était fermée. Yahvé me dit :

« Cette porte sera fermée. On ne l’ouvrira pas, on n’y passera pas, car Yahvé, le Dieu d’Israël, y est passé. Aussi sera-t-elle fermée. Mais le prince, lui, s’y assiéra pour y prendre son repas en présence de Yahvé.

C’est par le vestibule de la porte qu’il entrera et par là qu’il sortira ».

Paroles mystérieuses au sens obscur jusqu’à ce que la conception de Marie et sa maternité Divine les rendent claires à ceux qui, sous le rayon de la lumière éternelle, surent reconnaître la juste signification.

Marie était vraiment cette porte fermée, cette porte extérieure du sanctuaire tournée vers l’Orient.

Porte fermée, car rien de terrestre n’entra jamais en celle qui était La Pleine de Grâce.

Porte extérieure parce qu’elle se tenait entre le Ciel (la demeure du Dieu un et trin) et le monde, si près de Dieu qu’elle était semblable à la porte qui, du Saint des Saints, s’ouvrait sur Le Saint.

Marie fut et demeure réellement une porte pour les hommes, afin qu’ils passent par Le Saint pour entrer dans le Saint des Saints et y établissent leur demeure éternelle avec Celui qui y habite.

Porte tournée vers l’Orient, autrement dit vers Dieu seul, que les hommes inspirés de l’Antiquité appelaient l’Orient.

Et, en vérité, Marie avait les yeux de son âme fixés sur Dieu.

Porte fermée par laquelle personne n’allait entrer hormis Le Seigneur, pour l’Aimer comme Père, comme Fils et comme Esprit, pour la rendre féconde sans lésion, pour se nourrir d’elle et prendre corps, se nourrir devant Son Père Divin.

Ainsi accomplissait-Il Son premier acte d’obéissance de Fils de l’Homme qui, dans l’obscurité d’un sein de femme, ferme et limite Son Immensité et Sa Liberté Divines pour s’assujettir à toutes les phases qui règlent une gestation de même que, ensuite et toujours en se nourrissant d’elle, Il suivra toutes les phases de la croissance pour passer de la condition de bébé à celle d’enfant.

Porte fermée qui ne s’ouvrit pas même pour la plus Sainte des maternités.

En effet, tout comme Dieu passa par le vestibule brûlant d’Amour de Marie pour entrer en elle par un moyen connu de Lui seul, Il vint à la lumière de la même manière, Lui qui est La Lumière et L’Amour Infinis, tandis que l’ardeur de l’extase brûlait en Marie et faisait d’elle un Autel étincelant sur lequel l’Hostie fut déposée et offerte pour apporter Le Salut aux hommes.      



Luc qui, en plus d’être évangéliste était médecin, nous présente la Mère après une patiente étude de médecin qui ne s’arrête pas aux faits objectifs et au sujet étudié, mais examine le milieu de vie et l’hérédité dans lesquels le sujet a vécu, dont il a pu prendre les caractères psychophysiques.

Il désire nous présenter ainsi le Dieu incarné, Le Fils de l’Homme, et nous faire mieux comprendre Sa douceur (même s’Il sait être fort si nécessaire), Sa tendresse pour les malades et les pécheurs désireux de guérison physique ou spirituelle, Son obéissance parfaite jusqu’à la mort, Son humilité qui ne recherchait pas les éloges mais conseillait au contraire :

« Ne parlez pas de ce que vous avez vu », Sa force qui savait dépasser toute affection ou peur humaines pour mener à bien Sa mission, et Sa pureté grâce à laquelle rien ne pouvait ébranler Ses sens ni nourrir en Lui, même fugitivement, la moindre passion qui ne soit pas bonne.



Luc, qui ne s’est pas borné à parler du Christ Maître mais relate même ce qui constitue la préparation au Christ, à savoir sa Mère et les évènements qui ont précédé les manifestations publiques de Jésus-Christ, pour nous faire tout connaître, pour confirmer les prophètes et pour détruire (par le récit exact de la vie cachée de Jésus, de Marie et de Joseph) les futures hérésies qui allaient survenir, et ne sont d’ailleurs pas toutes éteintes.

Ces dernières altèrent la vérité sur Le Christ, sur Sa vie, sur Son enseignement et sur Sa personne qui était en bonne santé, forte, patiente, héroïque comme nulle autre ne le fut jamais.

Chaque Evangéliste a servi à composer la mosaïque qui nous révèle Jésus-Christ Homme-Dieu, Sauveur, Maître, Rédempteur, Vainqueur de la Mort et du Démon, Juge éternel et Roi des rois pour l’Eternité.

C’est la raison pour laquelle, dans la théophanie (Ap 4 5-9) décrite par l’apôtre Jean dans son Apocalypse, ils servent tous les quatre, sous l’aspect propre à chacun, de fondement et de couronne au Trône où siège celui qui est, qui était et qui doit venir, et qui est l’Alpha et l’Oméga, le principe et la fin de tout ce qui était, est et sera.

Et leurs voix, unies à celles des vingt-quatre vieillards (C’est-à-dire des douze principaux patriarches et des douze plus grands prophètes, ou prophètes majeurs) chantent un hymne de louange éternel à celui qui est très Saint et Tout-Puissant.







Lecture.

Que ce Luc ait été inséparable de Paul et son collaborateur dans la prédication de l’Évangile, c’est ce que Luc lui-même fait connaître, non pour se glorifier, mais mis en avant par la vérité elle-même.(…)

Ayant été présent à tous ces événements, Luc les a consignés de façon précise. On ne peut surprendre chez lui ni mensonge ni vantardise, car tous ces faits étaient patents. (…)

Si donc Luc, qui a toujours prêché avec Paul, qui a été appelé par lui « bien-aimé », qui a annoncé avec lui l’Évangile et s’est vu confier la mission de nous rapporter cet Évangile, n’a appris de lui rien d’autre, comme nous l’avons montré par ses paroles, comment ces gens-là, qui n’ont jamais été adjoints à Paul, peuvent-ils se vanter d’avoir appris des « mystères cachés et inexprimables » ?

(Irénée, Contre les hérésies)

Prière.


Dieu qui as choisi Saint Luc pour révéler, par sa parole et ses écrits, le mystère de ton Amour envers les pauvres, accorde à ceux qui se réclament de ton Nom, d’être un seul cœur et une seule âme, et, à tous les peuples du monde, la grâce de voir ton Salut.

Par Jésus.





Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 19 Oct 2017 - 9:13

Jeudi 19 Octobre 2017

Fête de Saint Paul de la Croix, Fondateur des Passionistes (1694-1775).


Saint Paul de la Croix

Fondateur des Passionistes (+ 1776)

Né près de Gênes, dans une famille de 16 enfants, à l'époque rationaliste et anti-religieuse du "Siècle des Lumières", Paul Danei connaîtra jeune homme des visions Divines qui le conduisirent à vouloir fonder un Ordre Religieux consacré à la Passion du Sauveur.

Il put réaliser cette vocation à 26 ans, grâce à son évêque qui autorisa «les clercs déchaussés de la Croix et de la Passion» qui seront appelés plus tard les «Passionistes».

Le Pape dut adoucir une Règle Religieuse trop stricte dont les trois fondements sont: l'esprit d'Oraison, la Solitude et la Pauvreté.

Une branche Contemplative féminine rejoindra cette Spiritualité soutenant, par la Prière, l'action missionnaire des frères.

Le Pape Pie VI, apprenant qu'il allait mourir, se rendit à son chevet. «Préparez-vous par un profond dépouillement de toutes choses créées, un total abandon au bon plaisir Divin, sans attache aucune à la dévotion sensible.» écrit saint Paul de la Croix dans son «journal mystique.»


Mémoire de saint Paul de la Croix, prêtre, qui se fit remarquer  dès sa jeunesse par sa pénitence et son zèle, enflammé qu’il était d’une Charité tout à fait particulière envers le Christ Crucifié contemplé sur le visage des pauvres et des malades.

Il fonda la Congrégation des Clercs réguliers de la Croix et de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ et mourut à Rome le 18 octobre 1775.

Martyrologe romain







Saint Paul de la Croix
Prêtre et Fondateur des Passionnistes
« Congregatio Passionis Jesu Christi »


Paolo della Croce, au siècle Paolo Francesco Danei, naît, Ier de seize enfants, à Ovada (Alexandrie, Italie) le 03 janvier 1694 de Luca e Anna Maria Massari ; il fut baptisé le 06 janvier.

Il a vécu 81 ans au cours du XVIIIe siècle si fameux pour la grande mutation des mentalités, qui devait se conclure avec la révolution française.

Cependant, cette époque ne fut pas aussi « frigide » au plan religieux comme le furent les XVIe et XVIIe siècles.

C’est la grande période des missions populaires (des religieux viennent prêcher dans les paroisses sur la demande des Évêques), qui suscite en France un saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716).

En Italie trois grandes figures surgissent contemporainement : saint Alphonse-Marie de’ Liguori (Fondateur des Rédemptoristes), saint Léonard de Port Maurice (réformateur Franciscain) et enfin saint Paul de la Croix (Fondateur des Passionistes).

Trois grands prédicateurs et trois grands directeurs spirituels.

Le père de Paul de la Croix est un petit commerçant et sa mère une grande dévote de la Passion du Christ, qu’elle enseigne à ses enfants.

A 13 ans, Paul s’inscrit à la confraternité de l’Annonciation de Notre-Dame et devient d’emblée un apôtre auprès des enfants de son âge.

En déplacement avec son frère Jean-Baptiste, Co-Fondateur de la Congrégation Passioniste, pour les affaires de leur père, en traversant une rivière en crue, ils sont tous deux entraînés par les eaux.

« Une Dame aimable et illuminée leur apparaît, les prend par la main et les dépose sains et saufs sur la rive » : ils ne l’oublieront jamais (le premier couvent fondé par les deux frères sera dédié à la présentation de la Vierge Marie au Temple).

A 19 ans, à la suite d’une conversation avec son Curé, le voilà saisi par une impulsion intérieure qu’il nommera « ma conversion » ; il décide de se consacrer, sous la direction de ce Prêtre, à une vie de sainteté sans concession.
Paul cherche son chemin, et à 21 ans, un premier appel naît en son âme :

« J’eus l’idée de revêtir une tunique de laine brute, de m’en aller nu-pieds et de vivre dans une absolue pauvreté une vie de pénitence. Mais le souci de la maison m’empêcha de suivre cette inspiration ».

Elle reviendra, sous forme de vision cette fois, au sortir de la Messe :

« Arrivant dans une rue proche de la maison, je me suis senti élevé vers Dieu et je me suis alors vu revêtu en esprit d’un vêtement noir qui descendait jusqu’au sol, une Croix blanche sur la poitrine et, sous la Croix, était écrit le Nom très saint de Jésus en lettres blanches ».

En Novembre 1720 il est revêtu de cette tunique noire par Mgr Gattinara : c’est le vêtement des Pénitents.

Un an plus tard Jean-Baptiste revêt le même vêtement et les voilà tous deux Ermites sur une presqu’île déserte : le mont Argentario.

Ils vont à Rome durant l’année 1727 pour se mettre au service des malades de l’hôpital saint Gallican, et sont ordonnés Prêtres par la pape. Ils s’en retournent alors à leur solitude du mont Argentario.

Ils débutent les missions paroissiales en 1730.

Le succès est très grand et ne sera jamais démenti. Ils inaugurent ainsi un genre de vie qui allie la dimension Contemplative stricte et les activités apostoliques de prédication. Peu à peu d’autres se joignent à eux.

En 1741 le Pape Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) approuve la Règle des Passionistes.

Jean-Baptiste meurt en 1765. Paul fonde en 1771 la branche féminine de son institut : les Moniales Passionistes.

Il achève sa vie à Rome et meurt le 18 Octobre 1775.

Paul de la Croix a été Béatifié le Ier Mai 1853 et Canonisé le 29 Juin 1867 par le même Pape : le Bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).

Pour un approfondissement :http://www.passiochristi.org/en/














Lecture.

Quand l’Epoux Divin vous découvre sa Divine Charité, que l’Amour vous jette à ses pieds, faites silence et aimez ; bien plus, vivez d’une vie toute d’Amour, Divine et Sainte.

Comme il est doux de se tenir ainsi à genoux !

Marie-Madeleine aussi, amoureuse impénitente, à la vue de Jésus, se jetait à ses pieds par Amour.

Oh, doux abaissement ! Aux pieds de Jésus, elle aimait et faisait silence, écoutant sa Parole toute sainte et elle se consumait d’Amour.

Son Amour parlait plus par son silence que par des mots : l’Epoux veut que vous aussi vous fassiez de même.
Oh, combien je vous recommande cette Divine solitude, ce désert sacré dont je vous ai tant parlé.

Oh, comme je vous prie de demeurer cloîtrée dans ce désert, loin de tous regards !

N’oubliez pas de faire vôtres les peines de l’Aimé. L’Amour est le cœur d’une vie qui fait siennes les peines de celui qu’elle chérit, son aimable Sauveur.

Je pose votre cœur dans le Sang de Jésus, bien mieux je le pose dans le Cœur même de Jésus très doux, pour qu’il le brûle, le consume et le réduise en cendres dans ces flammes sacrées.

Que Jésus vous rende sainte autant que je le désire pour vous, et qu’il vous Bénisse.

(Paul de la Croix, extraits de Lettres aux religieuses).

Prière.

Que Saint Paul de la Croix, entièrement voué au mystère de la Passion, nous obtienne ta grâce, Seigneur, afin que, stimulés par son exemple, nous ayons plus de courage pour prendre notre Croix. Par Jésus Christ.





Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par scapulaire le Jeu 19 Oct 2017 - 10:53

Merci Marie Jésus Croix
avatar
scapulaire
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 207
Age : 44
Localisation : mulhouse
Inscription : 02/01/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 19 Oct 2017 - 11:22

Toujours avec plaisir Very Happy
Il est vrai que j'ai abandonné mes autres "rubriques", Neuvaines etc...Je ne sais pas  si réellement je dois reprendre ou non, pas facile pour moi!!
Après je me dis que je ne dois pas monopoliser le forum chacun à la parole!!


Chapelet
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par scapulaire le Jeu 19 Oct 2017 - 12:26

Disons que ça donne toujours des idées
mais pour ma part j'ai plein de livret de neuvaines dans mon tiroir...
L'ESPRIT te dira...
Gloire à toi Seigneu
avatar
scapulaire
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 207
Age : 44
Localisation : mulhouse
Inscription : 02/01/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 Hier à 7:41

Tu as raison et tu sais quant à moi c'est uniquement le Chapelet!!
Mais la nuit souvent porte conseil
Amitié

Chapelet  Coucou

Vendredi 20 Octobre 2017

Fête de Sœur Emmanuelle (1908-2008).





Sœur Emmanuelle (1908-2008)

Madeleine Cinquin est née à Bruxelles le 16 Novembre 1908 d'ans une famille franco-belge aisée.

En 1914, alors qu'elle n'a que six ans, elle est fortement marquée par la mort de son père, noyé sous ses yeux sur la côte d'Ostende.

Cette expérience la traumatise profondément et la fait se rapprocher de Dieu. Elle déclare que, dans son inconscient, sa vocation de religieuse date de cet accident.

Elle entre de fait plusieurs années après, dans la Congrégation de Notre-Dame de Sion. Mais ce n'est qu'au moment de sa retraite en 1971, elle était jusque là enseignante, que sa vie va prendre l'ampleur qui va la conduire sur le devant de la scène internationale.

Elle va vivre avec les chiffonniers du Caire, pauvre parmi les plus pauvres, ce qu'elle désirait depuis toujours.

Soeur Sarah, une copte orthodoxe va la rejoindre quelques années plus tard, et elles vont oeuvrer à améliorer le sort de cette frange de la population égyptienne jusqu'alors laissée pour compte.

Elle écrit et son combat devient connu. Elle ira récolter les fonds nécessaires aux quatre coins du monde, invitant à la joie du partage.

Lorsqu'elle doit rentrer en France, elle continue à se battre pour plus de solidarité, et tente toujours et partout d'éveiller à la vraie vie, qui est joie et partage.

Ses forces déclinant, elle s'enfonce toujours plus dans la Prière, et s'éteint juste avant son 100ème anniversaire.



Acharnons-nous pour que l'Homme soit partout respecté " " Yalla! "

"Je laisse le passé entre les mains de Dieu. L'avenir est la route vers le Ciel.

Mais ce qui m'intéresse le plus, c'est la minute présente où je sens Dieu présent à la porte de mon coeur. "





Sœur Emmanuelle photographiée par Gauthier FABRI à Louvain-la-Neuve en Belgique, le 19 Novembre 2003 lors d'une conférence tenue dans l'auditoire Socrate 10 comble.

Sœur Emmanuelle répondait aux questions du Père Charles Delhez.
















[La Prière de Sœur Emmanuelle du Caire

« Seigneur, accorde-moi aujourd’hui cette grâce » :

« Seigneur, accorde-moi aujourd’hui cette grâce : que rien ne puisse troubler ma paix en profondeur, mais que j’arrive à parler santé, joie, prospérité, à chaque personne que je vais rencontrer, pour l'aider à découvrir les richesses qui sont en elle.

Aide-moi surtout, Seigneur, à savoir regarder la face ensoleillée de chacun avec qui je vis.

Il m’est parfois si difficile, Seigneur, de dépasser les défauts qui m’irritent en eux, plutôt que de m’arrêter à leurs qualités vivantes, dont je jouis sans y prendre garde.

Aide-moi aussi, Seigneur, à regarder Ta Face ensoleillée, même en face des pires événements : il n’en est pas un qui ne puisse être source d’un bien qui m’est encore caché, surtout si je m’appuie sur Marie.

Accorde-moi, Seigneur, la grâce, de ne travailler que pour le bien, le beau et le vrai, de chercher, sans me lasser, dans chaque homme, l’étincelle que Tu y as déposée en le créant à ton image.

Accorde-moi encore d’avoir autant d’enthousiasme pour le succès des autres que pour le mien, et de faire un tel effort pour me réformer moi-même que je n’aie pas le temps de critiquer les autres.

Je voudrais aussi, Seigneur, que tu me donnes la sagesse de ne me rappeler les erreurs du passé que pour me hâter vers un avenir meilleur.

Donne-moi à toute heure de ce jour d’offrir un visage joyeux et un sourire d’ami à chaque homme, ton fils et mon frère.

Donne-moi un cœur trop large pour ruminer mes peines, trop noble pour garder rancune, trop fort pour trembler, trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit.

Seigneur, mon Dieu, je te demande ces grâces pour tous les hommes qui luttent aujourd’hui comme moi, afin que diminue la haine et que croisse l’Amour, car, depuis ta Résurrection la haine et la mort ont été vaincues par l’Amour et la vie.

Ouvre nos yeux à l’invisible pour que rien n’arrive à ébranler l’optimisme de ceux qui croient en Toi et qui croient en l’Homme, qui espèrent en Toi et qui espèrent en l’Homme.

Amen. »

Sœur Emmanuelle du Caire (1908-2008)




Croix
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 19771
Age : 62
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 17 sur 17 Précédent  1 ... 10 ... 15, 16, 17

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum