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Les Saints - Les Saintes du Jour

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 20 Aoû 2017 - 7:52

Dimanche  20 Août 2017

Fête de Saint Bernard de Clairvaux, Abbé et Docteur de l'Église (1090-1153).


Saint Bernard de Clairvaux

Abbé, Docteur de l'Église (✝ 1153)

A quoi pouvait rêver dans l'éclat de sa jeunesse le fils de Tescelin, chevalier du duc de Bourgogne, et de dame Aleth de Montbard, si bonne Chrétienne?http://nominis.cef.fr/contenus/saint/9929/Bienheureuse-Alethe-de-Montbard.html


De chasses ou de tournois?

De chants de guerre ou de galantes conquêtes?

En tous cas, certainement pas de vie Monastique comme il en fera le choix à l'âge de vingt-trois ans.


D'autant qu'il entraînait avec lui une trentaine de jeunes en quête d'absolu...


Dès 1115, après trois années de vie Monastique à Cîteaux, Bernard est envoyé à Clairvaux pour y fonder l'Abbaye dont il restera Père-Abbé jusqu'à sa mort.


Mais loin de rester cloîtré il parcourt les routes d'Europe devenant, comme on a pu l'écrire, «la conscience de l'Église de son temps».

Il vient plusieurs fois à Paris, à Saint Pierre de Montmartre, à la chapelle du Martyrium, à la chapelle Saint Aignan où il vient prier souvent devant la statue de la Vierge qui se trouve maintenant à Notre-Dame de Paris.


Sa correspondance abondante avec des princes, des Frères Moines ou des jeunes gens qui requièrent son conseil ne l'empêche pas de se consacrer à la Contemplation tout autant qu'à l'action directe dans la société de son temps.


Infatigable Fondateur, on le voit sur sa mule, traînant sur les routes d'Europe sa santé délabrée et son enthousiasme spirituel.

Sa réforme Monastique l'oppose à l'Ordre de Cluny dont il jugeait l'interprétation de la règle de saint Benoît trop accommodante.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1483/Saint-Benoit.html


A sa mort, en 1153, ce sont trois cent quarante-trois Abbayes Cisterciennes qui auront surgi du sol européen.




St Bernard vint dans notre région en provenance de l'Abbaye de Cîteaux.

Lassé de la richesse de cette dernière, il s'installa avec quelques Frères Moines dans des lieux retirés tels que Loc-Dieu, Sylvanès, Bonneval, Bonnecombe, Aubrac. (diocèse de Rodez en Aveyron - deux mille ans d'histoire)http://rodez.catholique.fr/diocese/presentation/historique

"les Cisterciens, en essor sous l'impulsion de Bernard de Clairvaux, s'implantent à Clermont et à Bellebranche (1152) puis à Fontaine-Daniel (1205)" (Les abbayes médiévales: essor et déclin de la vie monastique -


Au cours de l'audience générale, le 21 octobre 2009, le Pape a évoqué la figure de Bernard de Clairvaux (1090-1153), considéré comme le dernier Père de l'Église car il relança et rénova la théologie des Pères des premiers siècles.http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20091021.html

Né en Bourgogne, il entra à vingt ans au Monastère de Cîteaux, et le troisième Abbé, Saint Etienne Harding,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/994/Saint-Etienne-Harding.html l'envoya fonder en 1115 celui de Clairvaux, dont il devint l'Abbé.


Il "y introduisit une vie sobre et mesurée à tout point de vue, nourriture, habillement, bâtiments, tournée également vers l'assistance aux pauvres".

Ce fut le succès de Clairvaux, dont la Communauté ne cessa de grandir et d'essaimer.

"Bernard entretint une vaste correspondance et composa de nombreux sermons et traités.

A partir de 1130, il s'intéressa aux graves problèmes qui affectaient l'Église et la papauté.

Il combattit aussi l'hérésie cathare dont les fidèles dépréciaient le Créateur en méprisant la matière et le corps.

Il condamna la montée de l'anti-sémitisme et défendit les juifs".

Benoît XVI a ensuite indiqué que les aspects majeurs de la doctrine de Saint Bernard regardaient Jésus et Marie.

"S'il n'apporta pas d'orientations nouvelles à la recherche théologique, il s'est révélé être un théologien Contemplatif et Mystique" pour qui "la connaissance de Dieu est une expérience profondément personnelle du Christ et de son Amour".

Ceci est valable pour tout Chrétien car la Foi est avant tout recherche de l'amitié de Jésus.

Bernard ne doutait pas non plus que l'on parvient à Jésus par Marie.

Ainsi souligna-t-il "la place privilégiée de la Vierge dans l'économie du Salut, due à la participation de la Mère au Sacrifice du Fils".


Les réflexions de Saint Bernard, a ajouté le Saint-Père, "interpellent justement, aujourd'hui encore, théologiens et croyants.


Trop souvent on entend résoudre par la seule force de la raison les questions fondamentales sur Dieu, l'homme et le monde.

En se fondant sur la Bible et les Pères, Bernard montre que sans une Foi profonde, alimentée par la Prière et la Contemplation... toute réflexion sur les mystères de Dieu risque de n'être qu'un simple exercice intellectuel sans la moindre crédibilité.


La théologie conduit à la science des Saints, à leurs intuitions des mystères et à leur sagesse, don de L'Esprit, référence de toute pensée théologique... au final, le modèle le plus authentique du théologien et de l'évangélisateur est l'apôtre Jean,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/321/Saint-Jean-l-Evangeliste.html qui appuya sa tête sur le cœur du Maître".  

Mémoire de Saint Bernard, Abbé et Docteur de l’Église.

Né en Bourgogne, il entra à vingt-deux ans, avec trente compagnons, au Monastère de Cîteaux, fonda ensuite, sur le territoire de Langres, le Monastère de Clairvaux, dont il fut le premier Abbé, dirigeant ses Moines, avec sagesse et par son exemple, sur le chemin de la perfection.


Il parcourut l’Europe pour rétablir la paix et l’unité et fut pour l’Église entière une lumière par ses écrits et ses conseils.

Il mourut, épuisé, dans son Monastère en 1153.


Martyrologe romain





http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/bernard/index.htm


OEUVRES COMPLÈTES DE SAINT BERNARD


TRADUCTION NOUVELLE PAR M. L'ABBÉ CHARPENTIER
La numérisation de cette édition a été achevée le 8 décembre 2003 en la Solennité de l'Immaculée Conception.
Un cadeau de Notre-Dame du Vorbourg !

Un mot d'explication sur l'histoire de cette numérisation.

Elle a été "sollicitée" par la présence d'un ex-voto se trouvant dans la chapelle Notre-Dame du Vorbourg à Delémont dans le canton du Jura en Suisse.

Il représente un groupe de Cisterciens de l'ancienne Abbaye de Lucelle et parmi eux, le Père Marcel Moreau.


Dans son journal rapportant l'entrée des troupes de la Révolution dans la Principauté des évêques de Bâle ; il parle ainsi de la fermeture de son Abbaye par les révolutionnaires :

2 octobre 1792 - "Les religieux de Lucelle étant tous expulsés, on a fermé aujourd'hui les portes de l'église abbatiale."


Pour la petite histoire, il faut savoir que le frère de ce bon Père passa du service du Prince-Évêque à celui de la Révolution : Président du tribunal Révolutionnaire, député du Haut-Rhin, etc...


Il n'y a pas que l'histoire locale, mais aussi la gentillesse et l'art avec laquelle les sœurs Cisterciennes de Sainte Marie de Boulaur ont illustré les Dialogues de Saint Grégoire le Grand traduit par un de nos confrères.http://www.boulaur.org/abbaye-cistercienne-sainte-marie-de-boulaur/

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/benoit/dialogues/index.html



Puisse cette ancienne édition numérisée aider aussi à célébrer cet événement, et plus qu'à le comprendre, à aimer ce grand saint ainsi que le fit Pierre le Vénérable! "Le copiste"!






Saint Bernard de Clairvaux


Ô HOMME,
Qui que tu sois,
Qui dans cette marée du monde,
Te sens emporté à la dérive parmi les orages et les tempêtes,
Ne quitte pas des yeux la lumière de cette étoile.

Quand se déchaînent les rafales des tentations,
Quand tu vas droit sur les récifs de l'adversité,
Regarde l'étoile,
Appelle Marie !

Si l'orgueil, l'ambition, la jalousie te roulent dans leurs vagues,
Regarde l'étoile,
Crie vers Marie !

Si la colère ou l'avarice,
Si les sortilèges de la chair secouent la barque de ton âme,
Regarde vers Marie.

Quand, tourmenté par l'énormité de tes fautes,
Honteux des souillures de ta conscience,
Terrorisé par la menace du jugement,
Tu te laisses happer par le gouffre de la tristesse,
Par l'abîme du désespoir,
Pense à Marie.

Dans les périls, les angoisses, les situations critiques,
Invoque Marie,
Crie vers Marie !

Que son nom ne quitte pas tes lèvres,
Qu'il ne quitte pas ton cœur,
Et pour obtenir la faveur de ses prières,
ne cesse pas d'imiter sa vie.

Si tu la suis, point ne t'égares ;
Si tu la pries, point tu ne désespères ;
Si tu la gardes en ta pensée, point de faux pas.

Qu'elle te tienne, plus de chute.
Qu'elle te protège, plus de crainte.

Sous sa conduite, plus de fatigue.
Grâce à sa faveur, tu touches au port.

Et voilà comment ta propre expérience
te montre combien se justifie la parole :
Le nom de la vierge était Marie !

Amen.

Saint Bernard





Lecture.

La charité procède de trois sources : d’un cœur Pur, d’une bonne conscience et d’une Foi sincère. Nous devons la Pureté à notre prochain, la bonne conscience à nous-mêmes, la Foi à Dieu.


En ceci consiste la Pureté : quoi qu’on fasse, que ce soit pour l’utilité du prochain et pour l’honneur de Dieu.

Mais c’est surtout devant le prochain qu’il faut la manifester, parce que devant Dieu nous sommes sans voiles.

Au lieu que pour le prochain nous ne pouvons être connus si ce n’est dans la mesure où nous lui ouvrons notre cœur.


Deux choses font en nous une bonne conscience : la pénitence et la continence.

Par la première nous regrettons les péchés commis, et par la continence nous tendons à éviter de pécher à l’avenir.


Enfin, la Foi sincère demeure, qu’il faut offrir à Dieu avec vigilance, afin qu’il ne nous arrive pas de l’offenser par notre façon de nous comporter à l’égard du prochain.

On la dit sincère, sans feintes, à la différence de la Foi morte, celle qui n’a pas les œuvres, croit pour un certain temps, et à l’heure de la tentation disparaît.





Prière.

Seigneur, tu as voulu que Saint Bernard, rempli d’Amour pour ton Église, soit dans ta maison la lampe qui brûle et qui éclaire ; accorde-nous, par son intercession, la même ferveur de l’esprit, afin de vivre comme des fils de la Lumière.


Par Jésus Christ.



Statue de Bernard de Clairvaux, Maison natale de Saint Bernard de Clairvaux, Fontaine-lès-Dijon, Côte-d'Or, Bourgogne,France.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 21 Aoû 2017 - 7:35

Lundi 21 Août 2017

Fête de Saint Pie X, Pape (257ème) de 1903 à 1914, Giuseppe Merchiore Sarto (1835-1914).


Le Pape Saint Pie X. Portrait officiel du 14 Août 1903, après son intronisation.

Pie X, né Giuseppe Melchiorre Sarto à Riese en Vénétie (dans la province de Trévise, en Italie) le 2 juin 1835, mort le 20 août 1914 à Rome, pape du 4 août 1903 à sa mort. Il a été béatifié le 3 juin 1951, puis canonisé le 29 mai 1954.
Sa Fête Liturgique est alors fixée au 3 Septembre, puis au 21 Août, dans le nouveau calendrier.



Saint Pie X

Pape (257ème) de 1903 à 1914 (✝ 1914)

Giuseppe Merchiore Sarto

Enfant de la terre, né dans une humble famille de Vénétie, Joseph Sarto est le symbole de la simplicité et de la fermeté dogmatique suivant sa doctrine:

"Tout rénover dans le Christ".

Curé, puis Évêque de Mantoue, patriarche de Venise, Pape enfin en 1903. L'époque était difficile.

Ce début du XXe siècle voit en France la séparation de l'Église et de l'État, la montée du modernisme, les rapports difficiles de la religion et du politique.

Saint Pie X a la réputation d'avoir beaucoup condamné: les prêtres modernistes qui sapent les fondements de la Foi au Christ, comme "Le Sillon" qui voulait assimiler le Christianisme au système politique de la démocratie.

Il veut garder le cap, sans déviance. On retiendra surtout de ce petit paysan devenu berger de l'Église, le renouvellement de la liturgie et de la catéchèse, la béatification du Curé d'Arshttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/1621/Saint-Jean-Marie-Vianney.html qui lui permet de rappeler le rôle pastoral du clergé, et surtout son appel à la Communion fréquente à laquelle il appelle désormais les petits enfants, bouleversant ainsi plusieurs siècles marqués par le jansénisme et le rigorisme sacramentaire.


Canonisé par Pie XII en 1954.




- Pie X - site du Vaticanhttp://w2.vatican.va/content/pius-x/fr.html


- Fondation Giuseppe Sarto - musée et lieu de naissance de Saint Pie X.http://www.fondazionegiuseppesarto.it/



En 2007, à l'occasion du 150ème anniversaire de la Consécration Sacerdotale de S. Pie X, la municipalité de Riese Pio X et la Fondazione Giuseppe Sarto ont édité le livre "Pie X, un pape de Venise"

Mémoire de Saint Pie X, Pape. Successivement curé de paroisse, Évêque de Mantoue, puis de Venise, enfin élu Évêque de Rome, il se donna, comme règle de conduite et de gouvernement, de tout restaurer dans Le Christ, ce qu’il accomplit avec simplicité d’âme, pauvreté et vigueur, en cherchant à développer parmi les fidèles la vie chrétienne au moyen de la participation à l’Eucharistie, de la dignité de la Liturgie et de l’intégrité de la doctrine.


Il mourut en 1914 et fut inhumé près de Saint Pierre.


Martyrologe romain.




Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI : http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20100818.html


BIOGRAPHIE


Le père de SAINT PIE X, JEAN-BAPTISTE SARTO, exerçait le métier de facteur rural. Il avait épousé MARGUERITA SANSON, un nom bien digne d'être honoré.


L'aîné de ses dix enfants, JOSEPH, devenu SAINT PIE X, a proclamé bien haut tout ce qu'il devait à sa sainte mère.


Cet enfant de prédilection grandit dans l'humble village de Riese. Le jour de sa première Communion, il promit à DIEU de rester chaste et de se préparer à la prêtrise.


Malgré l'obstacle de la pauvreté qui sévissait au foyer, l'enfant était prêt à tous les sacrifices pour réaliser cet idéal.
.
Ses études terminées au grand Séminaire de Padoue, la prêtrise lui fut conférée et il fut envoyé comme vicaire à Tombolo, puis curé à Salzano, en Vénétie.


Là, le choléra ayant éclaté, l'abbé SARTO soigne ses paroissiens jour et nuit, les administre, les ensevelit.

Nommé Évêque de Mantoue en 1884, il s'objecte d'abord à cette élévation à l'épiscopat, mais devant l'insistance des supérieurs, il se soumet à la décision des autorités ecclésiastiques.


Monseigneur SARTO se propose d'être tout à tous : «Mon peuple me trouvera toujours ferme à mon poste, toujours doux et plein de charité.»


Né pauvre, Monseigneur SARTO resta toujours pauvre et au service des pauvres.


Vivant modèle du troupeau, il donne l'exemple d'une vie sainte et sacrifiée sans se démentir jamais.

Les degrés hiérarchiques qu'il ne cessa de gravir sont marqués par son entière soumission à la volonté de DIEU et une rare facilité d'adaptation.


Il ne s'occupait pas du passé, de ses aspirations personnelles, de sa liberté, mais abandonnait tout à la divine Providence.
En 1903, le souverain pontife LÉON XIII expire et le Cardinal SARTO est choisi pour le remplacer.


Devant ce choix inattendu, celui qui avait toujours désiré demeurer simple curé de campagne, ne sut que balbutier la prière de l'agonie :


«Que ce calice s'éloigne de moi... Que la volonté de DIEU soit faite...» Il dut prononcer à haute voix :


«J'accepte.» Il termina plus bas : «In crucem,» c'est-à-dire : «jusqu'à la croix.»

La confusion régnait au sein de l'Église et de la société, la franc-maçonnerie lançait ses attaques sournoises et déguisées, les hérésies modernes élevaient prétentieusement la tête

On accusa SAINT PIE X d'opposer une barrière désuète a un progrès

Mais rien n'ébranla le courage et les convictions du chef de la chrétienté qui condamna fermement toutes les erreurs qui tentaient de détruire subtilement la Foi :


«Nous réprouvons ces doctrines qui n'ont de la vraie philosophie que le nom et conduisent au scepticisme universel et à l'irréligion.»

Possédant à un haut degré le don du discernement des esprits, SAINT PIE X s'est constamment signalé comme défenseur de l'intégrité de la Foi en condamnant entre autres l'hérésie moderniste qu'il a qualifiée de «carrefour de toutes les hérésies.»

En 1914, ce saint Pape écrivit à l'empereur d'Autriche pour le conjurer d'empêcher la déclaration de la guerre.

Devant l'inutilité de ses efforts, il s'offre généreusement à DIEU en victime d'expiation pour le peuple Chrétien et l'humanité toute entière.


Le soir du 19 août 1914, le bourdon de Saint-Pierre sonnait le glas... «Un Saint est mort» proclamait le peuple.
En 1954, PIE XII Canonisait celui dont on avait dit :


«L'histoire en fera un grand Pape, l'Église en fera un grand Saint.»

SAINT PIE X a été surnommé le Pape de l'Eucharistie, car c'est sous son heureux pontificat que les petits enfants furent appelés à Communier dès l'âge de raison.


Ad die illum lætissimumhttp://voiemystique.free.fr/ad_diem_illum_laetissimum.htm

Acerbo nimishttp://voiemystique.free.fr/acerbo_nimis.htm

Une fois encorehttp://voiemystique.free.fr/une_fois_encore.htm






Statue du Pape Saint Pie X dans la Basilique Saint Pierre au Vatican.

Pour un approfondissement biographique http://www.clairval.com/lettres/fr/2001/08/21/5220801.htm






http://www.fatima.be/fr/pontife/index.php





Prière à la Vierge Marie
Vierge très-sainte,
qui avez plu au Seigneur et êtes devenue sa Mère,
Vierge immaculée dans votre corps, dans votre âme,
dans votre foi et dans votre amour,
de grâce, regardez avec bienveillance les malheureux
qui implorent votre puissante protection.
Le serpent infernal,
contre lequel fut jetée la première malédiction,
continue, hélas ! à combattre et à tenter les pauvres fils d'Eve.
Ah ! vous, ô notre Mère bénie, notre Reine et notre Avocate,
vous qui avez écrasé la tête de l'ennemi
dès le premier instant de votre Conception, accueillez nos prières,
et, - nous vous en conjurons unis à vous en un seul coeur -
présentez-les devant le trône de Dieu,
afin que nous ne nous laissions jamais prendre aux embûches
qui nous sont tendues,
mais que nous arrivions tous au port du salut,
et qu'au milieu de tant de périls,
l'Eglise et la société chrétienne chantent encore une fois
l'hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix.

Saint Pie X







Saint Pie X sur son lit de mort.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 22 Aoû 2017 - 7:52

Mardi 22 Août 2017 :

Fête de la Très Sainte Vierge Marie, Reine.



Huit jours après la Fête de l’Assomption, nous faisons mémoire de la femme couronnée d’étoiles dont parle l’Apocalypse (Apocalypse 12).

Un signe grandiose apparut dans le Ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.

Marie est entrée dans la Gloire. Restée fidèle au service du Christ en tout et jusqu’au bout, elle partage sa Royauté (Apocalypse 2 26-28).

De fait, si Marie est Reine, c’est parce qu’elle a été servante.

Comme le fait remarquer le Pape Saint Jean Paul II dans l’encyclique Redemptoris Mater :

« Marie est devenue la première de ceux qui, servant Le Christ, également dans les autres conduisent leurs frères, dans l’humilité et la patience, jusqu’au Roi dont on peut dire que le servir, c’est régner, et elle a pleinement atteint cet “état de liberté royale” qui est propre aux disciples du Christ : servir, ce qui veut dire régner ! »

À l’office de Complies, l’Église, dans le « Salve Regina » acclame Marie Reine et mère de miséricorde, notre avocate.

Pour la piété du Moyen Âge qui a donné naissance à cette antienne mariale, la Reine est toute puissante sur le Cœur du Roi. Par sa supplication, elle peut incliner Celui-ci vers la Miséricorde.


À la même époque, Saint Bernard témoigne d’une semblable approche, priant la « Reine de Clémence » de nous obtenir « les grâces de son fils Jésus Christ » et nous invitant à recourir dans « notre misère à ce Trésor de Compassion ».

L’Oraison de la Messe s’inscrit dans cette tradition, puisqu’elle insiste sur l’intercession de Marie, Mère du Christ, « pour que nous obtenions dans le Ciel la Gloire promise » aux enfants de Dieu.


Les litanies le chantaient depuis des siècles :

" Reine des anges... Reine des patriarches ... Reine des apôtres ..."

Le Pape Pie XII ne fait que reprendre cette longue tradition en instaurant la Fête de "Marie-Reine", en 1954.






En même temps de Sa Royauté Toute-Puissante, Elle et aussi la Reine du Ciel, la Reine des Anges et des Saints, la Reine de l'Église Pérégrinante et de l'Église Souffrante du Purgatoire. Chaque 22 août, la Liturgie de l'Eglise nous invite donc à faire mémoire de cette Royauté Tout-Puissante.

« Que tous s'approchent avec une confiance plus grande qu'auparavant, du trône de miséricorde et de grâce
de notre Reine et Mère, pour demander le secours dans l'adversité, la lumière dans les ténèbres,
le réconfort dans la douleur et les larmes » (Sa Sainteté le Pape Pie XII)


Extraits de l’Encyclique du Vénérable Pape Pie XII
(Eugenio Pacelli, 1939-1958)
« Ad Cæli Reginam »

L'argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité Divine.

Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : « Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin » (Luc. 1, 32, 33) ; en outre, Marie est proclamée « Mère du Seigneur » (Luc 1,43).

Il s'en suit logiquement qu'elle-même est Reine, puisqu'elle a donné la vie à un Fils qui, dès l'instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l'union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses.

St Jean Damascène a donc raison d'écrire :

« Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur » (St. Jean Damascène, De fide orthodoxa) et l'Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.

Cependant la Bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu, elle joua dans l'œuvre de notre salut éternel, un rôle des plus éminents.

Dans l'accomplissement de la Rédemption, la Très Sainte Vierge fut certes étroitement associée au Christ ; aussi chante-t-on à bon droit dans la Sainte Liturgie :

« Sainte Marie, Reine du ciel et maîtresse du monde, brisée de douleur, était debout près de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ».

Et un pieux disciple de saint Anselme pouvait écrire au Moyen-âge :

« Comme... Dieu, en créant toutes choses par sa puissance, est Père et Seigneur de tout, ainsi Marie, en restaurant toutes choses par ses mérites, est la Mère et la Souveraine de tout : Dieu est Seigneur de toutes choses parce qu'il les a établies dans leur nature propre par son ordre, et Marie est Souveraine de toutes choses en les restaurant dans leur dignité originelle par la grâce qu'elle mérita ».

En effet, « Comme Le Christ pour nous avoir rachetés est Notre Seigneur et Notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont elle contribua à notre Rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l'offrant volontairement pour nous, désirant, demandant et procurant notre Salut d'une manière toute spéciale ».

De ces prémisses, on peut tirer l'argument suivant : dans l'œuvre du salut spirituel, Marie fut, par la volonté de Dieu, associée au Christ Jésus, principe de Salut, et cela d'une manière semblable à celle dont Ève fut associée à Adam, principe de mort, si « ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, bien que l'on peut dire de notre Rédemption qu'elle s'effectua selon une certaine « récapitulation en vertu de laquelle le genre humain, assujetti à la mort par une vierge, se sauve aussi par l'intermédiaire d'une vierge ; en outre on peut dire que cette glorieuse Souveraine fut choisie comme Mère de Dieu précisément « pour être associée à Lui dans la Rédemption du genre humain » ; réellement toujours étroitement unie à Son Fils, l'a offert sur le Golgotha au Père Éternel, sacrifiant en même temps son amour et ses droits maternels, comme une nouvelle Ève, pour toute la postérité d'Adam, souillée par sa chute misérable » ; on pourra donc légitimement en conclure que, comme Le Christ, nouvel Adam, est Notre Roi parce qu'il est non seulement Fils de Dieu, mais aussi notre Rédempteur, il est également permis d'affirmer, par une certaine analogie, que la Sainte Vierge est Reine, et parce qu'elle est Mère de Dieu et parce que comme une nouvelle Ève, elle fut associée au nouvel Adam.




Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et Homme est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique parce qu'elle est la Mère du Christ Dieu et qu'elle est associée à l'œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre les ennemis et au triomphe qu'il a obtenu sur eux tous.

En effet par cette union avec Le Christ Roi elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec Le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père.

Aucun doute par conséquent que la Sainte Vierge ne dépasse en dignité toute la création et n'ait sur tous, après son Fils, la primauté.

« Toi enfin - chante Saint Sophrone - tu as dépassé de loin toute créature. Que peut-il exister de plus élevé que cette grâce dont toi seule as bénéficié de par la volonté de Dieu ? »

Et Saint Germain va encore plus loin dans la louange :

« Ta dignité te met au dessus de toutes les créatures ; ton excellence te rend supérieure aux anges ».

Saint Jean Damascène ensuite en vient jusqu'à écrire cette phrase : « La différence entre les serviteurs de Dieu et sa Mère est infinie » (…).

Que tous s'efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante.

Il s'ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l'envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix.

Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d'être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d'aider et de consoler.

Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre Paix et notre Joie pour l'éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.

Pie XII - Encyclique Ad Coeli Reginam .




Un signe grandiose apparut dans le Ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.
Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement.


Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête un diadème.

Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre.

Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance.


Or, la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer.

L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône,
et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu'elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours.

Alors, il y eut une bataille dans le Ciel :

Michel et ses Anges combattirent le Dragon.

Et le Dragon riposta, avec ses Anges, mais ils eurent le dessous, et furent chassés du Ciel.

On le jeta donc, l’énorme Dragon, l’antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la Terre et ses Anges furent jetés avec lui.

Alors j'entendis dans le Ciel une voix puissante, qui proclamait :

« Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ !

Car l'accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu.

Mais eux l’ont vaincu par le Sang de L’Agneau et par la Parole dont ils ont témoigné, car ils ont méprisé leur vie jusqu’à mourir.

Soyez donc dans la Joie, vous les Cieux et leurs habitants.

Malheur à vous, le terre et le mer, car le Diable est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés ».

Se voyant rejeté sur la Terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la Mère de l’Enfant mâle.

Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu’au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d’un temps.

Le Serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d’eau derrière la Femme pour l’entraîner dans ses flots.

Mais la Terre vint au secours de la Femme : ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du Dragon.

Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s’en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les Commandements de Dieu et possèdent le Témoignage de Jésus.

Satan ne pouvant s’en prendre à Marie, la Femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles, la Femme enceinte, la Mère de l’Enfant mâle (Jésus), celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer, de l’enfant qui fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône…alors Satan, jeté sur Terre, s’en alla combattre le reste des enfants de Marie (ne pouvant plus s’en prendre à Jésus, son enfant mâle, berger de toutes les Nations), tous ceux qui gardent les Commandements de Dieu et Témoignent de L’Amour de Dieu.

(Apocalypse 2 26-28).

Le vainqueur, celui qui restera fidèle à mon service jusqu’à le fin, je lui donnerai pouvoir sur les nations : c’est avec un sceptre de fer qu’il les mènera comme on fracasse des vases d’argile !

Ainsi Moi-même j’ai reçu ce pouvoir de Mon Père.

Et je lui donnerai l’Etoile du matin. (L’Etoile du matin : Symbole de puissance évoquant ici le glorification du chrétien associé au Christ ressuscité).

Ainsi, le Chrétien, fils de Marie et frère de Jésus aura beaucoup à souffrir dans ses luttes contre Satan, mais soutenu par notre Maman Marie, et  fortifié par notre frère et Notre Dieu, Jésus qui viendra habiter son âme et inspirer son esprit (ne vous inquiétez pas de ce que vous aurez à dire, cela vous sera donné le moment venu)…il finira par triompher en suivant le Chemin que Jésus nous montre, celui de L’Amour qui va jusqu’à La Croix.  




Notre-Dame du Cap
Reine du Canada, Reine du Rosaire




http://www.versdemain.org/articles/eglise-catholique-romaine/item/notre-dame-du-cap?/ndcapf.htm


Notre-Dame du Cap, Reine du Très Saint Rosaire, Reine du Canada, a une très belle histoire.


Le Cap-de-la-Madeleine est un lieu de pèlerinage national et même international érigé en l’honneur de Marie et qui a débuté dès la découverte du Canada.


L’histoire de Notre-Dame du Cap démontre indubitablement que lorsque le peuple délaisse le Rosaire, tout se détériore dans la société et dans les familles.


Que les familles reprennent le chapelet pour que revive notre nation!


(Pour lire l’historique de la statue de N.D. du Cap et ses miracles, ouvrir le lien ci-dessus).


Extrait du miracle des yeux :


Le prodige des yeux de la statue

La nouvelle église de Sainte-Madeleine s’édifie lentement et, quoiqu’inachevée, elle est bénite et livrée au culte le 3 octobre 1880.

Durant les années qui suivirent, on restaure l’ancienne en vue de sa dédicace solennelle à Notre-Dame du saint Rosaire, selon la promesse de M. le curé Désilets.


Enfin ce grand jour se lève. Le 22 juin 1888, jour de joie, jour d’intenses prières.

Monsieur le curé Luc Désilets accomplit solennellement son vœu.

A la suite d’une belle cérémonie, la statue a été placée sur l’autel principal.
Le bon Père Frédéric, qui deviendra l’un des plus fervents prédicateurs des gloires de Marie au Cap-de-la-Madeleine, (béatifié par Jean-Paul II en 1988) arrivait d’Europe au Canada comme commissaire de Terre Sainte. Il fit plusieurs instructions ce jour-là à la foule rassemblée.


L’abbé Duguay, vicaire de M. le curé Désilets et son successeur, raconte le miracle qui s’est produit le soir même de cette journée inoubliable:


«Vers sept heures du soir, arrive un handicapé du nom de Philippe Lacroix.

Je le vis entrer dans le Sanctuaire en marchant entre M. le Curé, Luc Désilets et le Rev. Père Frédéric. Je les vis à genoux au balustre...

Or voici ce qui s’est passé tel que M. le curé Désilets me l’a raconté bien des fois avec émotion:


«Pendant qu’ils étaient tous les trois en prière, ils virent la statue de Notre-Dame du Cap, les yeux grandement ouverts, elle qui normalement a les yeux baissés...»


L’enthousiasme et le zèle du bon Père Frédéric ne connurent plus de limites.

Propagantiste-né, le Père Frédéric ne se contenta pas de raconter le «prodige des yeux» à ses auditeurs, il en publia le récit en première page du journal «la Presse» le 22 mai 1897.


«La statue, y écrit-il, qui a les yeux entièrement baissés, avait les yeux grandement ouverts: le regard de la Vierge était fixe: elle regardait devant elle, droit à sa hauteur.


L’illusion était difficile: son visage se trouvait en pleine lumière, par suite du soleil qui luisait dans une fenêtre et éclairait parfaitement tout le sanctuaire.


Ses yeux étaient noirs, bien formés et en pleine harmonie avec l’ensemble du visage.

Le regard de la Vierge était celui d’une personne vivante; il avait une expression de sévérité, mêlée de tristesse.»…




On sait bien que la Sainte Vierge est la Reine du Ciel et de la Terre, mais elle est plus mère que reine, et il ne faudrait pas faire croire (comme je l'ai souvent entendu dire) qu'à cause de ses prérogatives elle éclipse la gloire de tous les saints, comme le soleil, à son lever, fait disparaître les étoiles.

Mon Dieu, que cela est étrange !

Une mère qui fait disparaître la gloire de ses enfants !

Moi je pense tout le contraire, je crois qu'elle augmentera de beaucoup la splendeur des élus.

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus.




La Prière Auguste Reine

POUR LA LUTTE CONTRE LES APPARITIONS EFFRAYANTES DANS LE CIEL



Historique de la Prière
“Le 13 Janvier 1864, le Père Louis Cestac (Fondateur de la Congrégation des « Servantes de Marie », décédé en 1868), accoutumé aux bontés de la Très Sainte Vierge Marie, fut subitement frappé comme d’un rayon de clarté divine.

Il vit des démons répandus sur la Terre, y causant des ravages inexprimables.

En même temps, il eut une vision de la Très Sainte Vierge Marie.

Cette bonne Mère lui dit qu’en effet les démons étaient déchaînés dans le monde, et que l’heure était venue de la prier comme Reine des Anges, et de lui demander d’envoyer les légions saintes pour combattre et terrasser les puissances de l’enfer”.


" Ma Mère, dit le Prêtre, vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans qu’on vous le demande ?

- Non, répondit la Très Sainte Vierge, la prière est une condition posée par Dieu même pour l’obtention des grâces

– Eh bien ma Mère, reprit le Prêtre, voudriez-vous m’enseigner vous-même comment il faut prier ?

– Et il reçut de la Très Sainte Vierge Marie la prière :

« Auguste Reine ».

Mon premier devoir, écrit l’abbé Cestac, fut de présenter cette prière à Mgr Lacroix, évêque de Bayonne, qui daigna l’approuver.

Ce devoir accompli, j’en fit tirer 500 000 exemplaires, j’eus soin de les envoyer partout ».


“Nous ne devons pas oublier de dire que, lors de la première impression, les presses se brisèrent par deux fois”.







** Prière à la Très Sainte Vierge Marie. **

"Auguste Reine des cieux et Maîtresse des Anges, vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez les légions célestes pour que sous vos ordres, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme.

" Qui ut Deus ?

- Qui est comme Dieu ?

Ô bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.


Ô divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi.


Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous.


Père Louis Cestac


http://www.voieducoeur.com/anges/marie_reine_anges.html



Saint Thomas d'Aquin, dans son Commentaire de l'Ave Maria, note qu'avant l'Annonciation, on n'avait jamais entendu dire qu'un Ange se fût jamais incliné devant une créature humaine.

Si l'archange Gabriel le fit devant Marie en la saluant, c'est que cette créature-là lui était supérieure par sa plénitude de grâce, sa familiarité avec Dieu et sa dignité de future Mère de Dieu (op. cit., § 4).

Là encore est donc souligné de quelle manière Marie mérita de régner sur les Anges aux côtés du Christ-Roi.




L'épreuve des Anges et Marie


La Reine qui régit les bons esprits exerce aussi un certain contrôle sur les mauvais.

Elle l'exerce avec d'autant plus de puissance que ses enfants sur terre se recommandent fréquemment à sa maternelle protection.

Elle peut faire sentir son pouvoir directement comme nous le voyons, par exemple à Lourdes, où d'un seul regard elle fait taire les voix démoniaques vociférantes qui, montant du Gave, veulent couvrir sa voix en criant à Bernadette :

« Sauve-toi ! » (apparition du 19 février 1858).

Elle peut aussi le faire indirectement en déléguant vers ses enfants un ou plusieurs Anges, guides et protecteurs.

Durant la nuit du 18 juillet 1830, c'est l'ange gardien de Catherine Labouré qui vient réveiller celle-ci en pleine nuit pour la conduire jusqu'auprès de Marie, qui va lui apparaître dans la chapelle de la communauté.

Durant l'année 1916, les bergers de Fatima virent trois fois leur apparaître l'ange de la paix ou Ange du Portugal, qui les prépara lui aussi aux rencontres avec Notre Dame qui devaient suivre en 1917.


Enfin, à l'égard des Anges chargés d'une oeuvre de purification auprès de l'humanité pécheresse (cf. Sg 18, 15 ; Ap 15, 1), Marie peut également intervenir favorablement.

Dans le dernier secret de Fatima, récemment révélé, nous la voyons éteindre les traits enflammés émis par une épée de feu qu'un Ange tient de sa main gauche et qui semble menacer la terre ; pour ce faire, il suffit à la Reine des cieux d'étendre royalement vers lui sa main droite d'où jaillit un splendide rayon de grâce divine.

On ne saurait mieux exprimer sa communion particulière au monde angélique ainsi que la soumission d'amour de celui-ci à sa glorieuse Reine.




La Reine des Anges dans les derniers temps

Saint Louis-Marie de Montfort et Marthe Robin ont souligné l'importance que prendra de plus en plus la Mère du Sauveur vers l'époque de la fin des temps.

Le règne du Christ Seigneur viendra alors par le même chemin que celui qu'il emprunta lors de son premier avènement : avec et par Marie, dans la compagnie des légions angéliques comme à Bethléem.

En ces temps futurs, les représentants visibles des Anges invisibles seront ce que Louis-Marie de Montfort appelle les grands saints des derniers temps, autrement dit des hommes et des femmes totalement pénétrés de l'esprit marial, soumis aux motions de l'Esprit Saint et forts comme une armée rangée en bataille (Ct 6, 4).

Ce seront les derniers croisés, les derniers porteurs de la croix d'amour, les derniers vainqueurs des Anges ténébreux avec leurs suppôts humains refusant jusqu'au bout tout pardon et toute contrition.

Selon sainte Faustine (1905-1938), ces temps où se fera davantage sentir la royauté angélique de Marie et où l'histoire s'accélérera, ces temps-là ne seraient plus tellement éloignés de nous.

Sœur Lucie de Fatima paraît rejoindre cette même conviction si l'on en croit la confidence qu'elle fit en 1957 au Père Fuentes :

« La très Sainte Vierge, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire. »

En attendant, pour ce qui est de nous, restons calmes, actifs pour le bien et attentifs aux signes que le Seigneur ne manquera pas de nous donner en temps voulu, puisqu'il est avec nous « jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).





La Reine des Anges dans la Liturgie

Le lectionnaire romain des messes en l'honneur de la Vierge Marie, n'a prévu aucune célébration particulière en l'honneur de la Reine des Anges, mais il en propose une en l'honneur de la Reine de l'univers.

Ce dernier titre inclut certainement les Anges, puisqu'ils font partie intégrante de l'univers créé. Dans la Préface de cette messe, on peut du reste lire :

« Père très saint, tu as élevé la Vierge Marie bien au-dessus des Anges : elle règne dans la gloire avec le Christ, intercédant pour tous les hommes, avocate de grâce et reine de l'univers. »


Il conviendrait également de mentionner tous les lieux de culte du monde dédiés à la Reine des Anges.

Qu'on nous permette d'en citer au moins un : la chapelle Sainte Marie des Anges à Assise, dite aussi la Portioncule, berceau de grâce de l'Ordre franciscain.


En conclusion, nous pourrions demander à la Reine des Anges de nous rendre plus attentifs et sensibles aux inspirations de ces esprits angéliques, à commencer bien sûr par celles de notre propre Ange gardien.

Nous pourrions également prier plus souvent les Anges, car ils peuvent nous aider à mieux aimer et servir leur Roi et leur Reine, qui sont aussi les nôtres.

Ah ! si nous pouvions saluer la Vierge dans nos Ave Maria quotidiens comme Gabriel le fit la première fois à Nazareth il y a deux mille ans !

N'est-ce pas précisément ce genre de grâce que nous pourrions solliciter par l'intercession du saint archange ?

A demander beaucoup au nom d'un grand amour, on ne risque qu'une chose : obtenir beaucoup.




Prière à la Vierge Marie


par saint Ephrem
diacre et docteur de l'Eglise
(mort en 373)

O Marie,
Mère de mon Dieu,
vous êtes la Reine du ciel et de la terre,
l'espérance des affligés.
Vous êtes entourée d'une auréole
plus radieuse que le soleil ;
vous êtes couronnée
de plus d'honneur que les chérubins,
de plus de sainteté que les séraphins ;
vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes.
Vous avez été l'unique espérance de nos pères,
la joie des prophètes,
la consolation des apôtres,
la gloire des martyrs,
l'honneur de tous les saints.

O Vierge,
qui apportez aux hommes
la lumière et la consolation !
O la plus accomplie,
la plus sainte des créatures !
A qui pourrai-je vous comparer ?
Vous êtes cet encensoir d'or
d'où s'exhalaient des parfums si doux.
Vous êtes la lampe
qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ;
vous êtes l'urne
qui renfermait la manne du ciel,
la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu.
Vous êtes l'arche de la sainte alliance ;
vous êtes le buisson ardent
qui brûlait sans se consumer.
Vous êtes la tige de Jessé
qui porte la plus belle de toutes les fleurs,
et cette fleur, c'est votre Fils !
Ce fils est à la fois Dieu et homme,
et vous êtes sa Mère !

C'est par vous,
ô Vierge Mère,
c'est par vous
que nous avons été réconciliés avec notre Dieu.
Vous êtes l'avocate des pécheurs
et l'espoir des âmes découragées ;
vous êtes le port assuré contre le naufrage ;
vous êtes la consolation du monde,
l'asile des orphelins,
la rançon des captifs,
le soulagement des malades,
le baume des infirmes,
le salut de tous.
En vous le solitaire trouve son repos,
et l'homme du monde son appui.
Nous venons donc,
ô sainte Mère de Dieu !
nous réfugier sous vos ailes protectrices.
Couvrez-nous de votre miséricorde ;
ayez pitié de nous.
Oui, les yeux baignés de larmes,
nous vous supplions d'obtenir,
par votre intercession bénie,
que votre divin Fils,
notre clément Sauveur,
ne nous rejette point à cause de nos péchés,
et ne nous condamne point comme des arbres stériles.

Amen.



Croix

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 23 Aoû 2017 - 7:19

Mercredi 23 Août 2017

Fête de Sainte Rose de Lima, Vierge (1586-1617).



Sainte Rose de Lima
Vierge
(1586-1617)

Rose naquit à Lima, au Pérou, le 20 avril 1586, et reçut au Baptême le nom d´Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s´écria : "Désormais, tu seras ma "Rose", changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu´eut plus tard la jeune fille.

La vie de cette petite Sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées.

Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d´état.

Une source de difficultés lui vint de concilier l´obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait.





Elle s'ingénia à trouver le moyen d'obéir à la fois à Dieu et à sa mère.


Décidée à ne chercher à plaire à personne qu'à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère ; mais elle sut y cacher à l'intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice.

À l´exemple de Sainte Catherine de Sienne, Rose se voua à une vie de Pénitence. Dès son enfance, elle s´exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque.


Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit voeu de ne jamais manger de viande.

Plus tard, elle ne mangea qu´une soupe faite de pain et d´eau, sans sel ni autre assaisonnement.

Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s´offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l'Église, l'État, les âmes du purgatoire et les pécheurs.


Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes ; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut. Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie.

La vraie sainteté ne réside pas dans la Pénitence du corps, mais dans celle du coeur, qui est impossible sans l´humilité et l´obéissance.

Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l´obéissance ; et elle était toujours prête à tout abandonner.

On s´étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d´aussi cruelles macérations ; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s´y opposer, ils en furent empêchés par une lumière intérieure.

Toute la personne de Rose, défigurée par la Pénitence, attirait l'attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte.


Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n'altérassent pas les traits de son visage.

Chose admirable ! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs ; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu'après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l´eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d´elle en disant :
« Voyez cette Religieuse si célèbre par sa pénitence ! Elle revient sans doute d'un festin. C'est édifiant, vraiment, en ce saint temps ! »
Rose en remercia Dieu.

La Charité de Rose pour le Salut des âmes était en proportion de son Amour pour Jésus-Christ.


Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées.


Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l´Europe.


Elle passe de la Terre au Ciel le 24 août 1617, à l'âge de trente et un ans.

Rose de Lima a été Béatifiée en 1668 par Clément IX(Giulio Rospigliosi, 1667-1669) et Canonisée, le 12 Avril 1671, par Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676).






Sainte Rose de Lima

Vierge (✝ 1617)

Première Sainte du Nouveau Monde, elle fut Canonisée en 1671.

Rose de Flores (*) était la dixième enfant d'une pauvre famille espagnole de Lima au Pérou.

Très vite, elle manifeste pour le Christ un amour si violent qu'elle multiplie les austérités.

A 4 ans et demi, elle reçoit la grâce de savoir lire sans avoir appris, l'ayant simplement demandé dans la prière.

Elle en profitera pour se nourrir de la vie de sainte Catherine de Sienne qui deviendra son modèle.http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1054/Sainte-Catherine-de-Sienne.html

A 5 ans, elle se consacre à Dieu.

A 20 ans, elle prend l'habit des Tertiaires Dominicaines.

Les onze années qui lui restent à vivre, elle les passera, à demi-recluse, dans un minuscule ermitage au fond du jardin de ses parents, dans la Prière et une austérité effrayante.

En échange, elle reçoit des Grâces Mystiques étonnantes.

Dans le même temps, elle se dévoue au service des indiens, des enfants abandonnés et des vieillards infirmes.

Ses visions éveillent les soupçons de l'Inquisition.

Elle devra subir des examens et la sûreté doctrinale de ses réponses impressionnera ses interrogateurs.

A sa mort, le petit peuple de Lima se presse sur sa tombe pour en recueillir un peu de terre.

(*) Née Isabel De Flores Y Del Oliva, elle était si belle que, déjà quant elle était bébé, on l'appela Rose.
Elle fait partie des Saints patrons des JMJ de Madrid.

Après une enfance déjà très mortifiée, elle prit l’habit des Sœurs du Tiers-Ordre Dominicain et, à demi-recluse dans le jardin de ses parents, se livra à la Pénitence et à l’Oraison.


Avec un zèle ardent pour le Salut des pécheurs et des Indiens, pour qui elle souhaitait donner sa vie, elle se soumettait volontiers à toutes sortes d‘austérités et de souffrances, pour les gagner au Christ.


Elle mourut le 24 Août 1617.

Martyrologe romain




ex. chapelle du pensionnat) Saint-Nom-de-Marie - Montréal - QC - CA

http://www.dominicains.ca/Histoire/Figures/lima.htm


Télécharger la prière à Sainte Rose de Lima

http://www.paroissenotredameducher.cef.fr/Priere_a_Sainte_Rose_de_Lima_08.pdf




Sainte Rose de Lima, patronne des JMJ 2011 à Madrid

Le pouvoir de la Prière





La première Sainte américaine, patronne des JMJ, consacra sa vie au service des plus démunis.




En 1617, à 31 ans, elle meurt en odeur de sainteté grâce à sa vie intense de prière et à son Amour de l’Eucharistie.


Elle est Canonisée en 1671 et devient ainsi la première Sainte née sur le continent américain.

Depuis lors l’Amérique du Sud et les Philippines la vénèrent comme Patronne.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 24 Aoû 2017 - 7:44

Jeudi 24 Août 2017

Fête de Saint Barthélemy (Nathanaël), Apôtre et Martyr († vers l'an 71).


L'Apôtre Saint Barthélemy, statue dans la Basilique de Saint Jean de Latran, Rome, Italie.




Saint Barthélemy

Apôtre (1er s.)

Il ne méritait pas que son nom et sa Fête soient surtout attachés dans la mémoire des français au massacre des protestants par les souverains Catholiques pour des raisons plus politiques que religieuses.


Originaire de Cana en Galilée, il est aussi le Nathanaël,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2170/Saint-Nathana%25EBl.html ami de saint Philippehttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/9133/Saint-Philippe.html, qui vint l'évangéliser.

Il est, selon la parole du Seigneur: "un vrai fils d'Israël".

Que s'était-il passé sous le figuier?

Cela restera un secret entre Le Christ et lui.

La tradition veut qu'il ait évangélisé l'Inde.


Barthélemy, mentionné dans toutes les listes des douze apôtres - parfois sous le nom de Nathanaël - ne joue aucun rôle dans les Évangiles ni dans les Actes des Apôtres.

La légende s'est donc emparée de lui.

Il passe pour avoir évangélisé l'Arabie, la Mésopotamie, pour être allé jusqu'aux Indes et pour avoir subi le martyre, écorché vif en Arménie.


Cela lui vaut d'être le patron des métiers en rapport avec le cuir, riches corporations qui ont souvent offert des œuvres le représentant.


Ses attributs sont le couteau et la peau de bête.

Fête de Saint Barthélemy, Apôtre.

Identifié généralement avec Nathanaël, originaire de Cana en Galilée, il fut conduit à Jésus par Philippe; le Seigneur l’appela ensuite à le suivre et le mit dans le groupe des Douze.


Des traditions assurent qu’après l’Ascension du Christ, il annonça l’Évangile en Inde et qu’il y fut couronné du martyre.
Martyrologe romain


Évangile selon saint Jean, chapitre 1, AELF:


45 Philippe rencontre Nathanaël et lui dit:

«Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé: c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth.»


46 Nathanaël répliqua:

«De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?» Philippe répond: «Viens, et tu verras.»


47 Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare:

«Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir.»


48 Nathanaël lui demande:

«Comment me connais-tu?» Jésus lui répond: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu.»


49 Nathanaël lui dit:

«Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu! C'est toi le roi d'Israël!»


50 Jésus reprend:

«Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois!

Tu verras des choses plus grandes encore.»

51 Et il ajoute:

«Amen, amen, je vous le dis: vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme.»





L'Apôtre Saint Barthélemy, statue de la Basilique de Saint-Barthélemy-en-l'Île. https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_San_Bartolomeo_all%27Isola

Barthélemy, appelé par le Sauveur, vécut avec lui, assista à ses prédications, entendit ses paraboles, fut le témoin de ses vertus divines.

Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l'Évangile dans l'Inde, au-delà du Gange. Dans tous les pays qu'il dut traverser, il annonça Jésus-Christ, Rédempteur du monde.

Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées ; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des Prêtres pour le seconder et consacra des Évêques.

Quand, plus tard, Saint Pantène évangélisa ce pays, il y trouva l'Évangile de Saint Matthieu, apporté là par Barthélemy.

En quittant les Indes, l'Apôtre vint dans la grande Arménie.

Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l'on rendait les honneurs divins à l'idole Astaroth, et où l'on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles ; le prédicateur de la Foi s'y rendit, et aussitôt l'idole devint muette et ne fit plus de guérisons.

Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélemy, et leur donnèrent son signalement ; mais l'Apôtre se fit assez connaître par ses miracles ; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l'idole, en présence d'une foule immense, l'aveu public de ses fourberies ; après quoi le démon s'éloigna en grinçant des dents.

Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes ; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le Baptême.

Le démon résolut de se venger ; l'Apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif.

Les bourreaux inhumains s'armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête aux pieds ; de telle sorte que, n'ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os. Il eut ensuite la tête tranchée.

Le corps écorché et la peau sanglante de l'Apôtre furent enterrés à Albane, en la haute Arménie ; il s'y opéra tant de miracles, que les païens furieux, enfermèrent le corps du Bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer.


Mais le cercueil, flottant sur l'onde, vint heureusement à l'île de Lipari, près de la Sicile.

Plus tard, les Sarrasins s'emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques ; mais un Moine reçut, dans une vision, l'ordre de recueillir les ossements de l'Apôtre.

Le corps de Saint Barthélemy est aujourd'hui à Rome, son chef à Toulouse.




Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2006/documents/hf_ben-xvi_aud_20061004.html:


Statue de Saint Barthélemy, église de Saint-Pal de Senouire, ensemble paroissial de La Chaise-Dieu
http://www.abbaye-chaise-dieu.com/



Philippe et Nathanaël par W.J. Morgon (1910).


http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0410068_texte_integral





http://www.1oeuvre-1histoire.com/saint-barthelemy.html


Prière.

Dieu de vérité, Toi qui as appelé, à la suite de Jésus, Barthélemy – Nathanaël, un Israélite en qui il n’est point d’artifice, qui a vite confessé la Foi en Ton Fils, roi d’Israël :

Accorde-nous sa joyeuse simplicité pour marcher à la Lumière du soleil nouveau, Le Christ Seigneur, vivant dans les siècles des siècles.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 25 Aoû 2017 - 8:38

Vendredi 25 Août 2017

Fête de Saint Louis IX de France, Roi de France (1215-1270).


Statue de Saint-Louis par Albert Patrissehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Patrisse, à Poissy.



Saint Louis

Louis IX, roi de France (✝ 1270).

Grâce aux Chroniques écrites par Joinville, ami très proche du Roi, la mémoire populaire française garde de Louis IX l'image d'un souverain rendant la justice à l'ombre d'un vieux chêne proche de son château à Vincennes.


Saint Louis a en effet frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres.

A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle.

Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec elle. Le roi est fait prisonnier.


Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire.

Il fonde des hôpitaux et des Monastères.

Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir des reliques, surtout la Couronne d'épines qu'il a acquise auprès de l'empereur latin de Constantinople.

Il donne à sa sœur, la Bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une Abbaye de Religieuses de Sainte-Claire.
Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique.


Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventurehttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/1513/Saint-Bonaventure.html et saint Thomas d'Aquin.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/524/Saint-Thomas-d-Aquin.html

Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la Cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.


Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258).

Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Égypte.

Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis.


La maladie a raison de lui le 25 août 1270.

- Saint Louis (1214 ou 15 - 1270), roi de France et donc, à ce titre aussi chef des Armées françaises, était un homme profondément Chrétien, fier et conscient des promesses de son Baptême.


- Né à Poissy, Saint Louis (Louis IX) passe une grande partie de sa vie à Paris.

Il est traditionnellement représenté sous un chêne du château de Vincennes rendant la justice.


Toute sa vie, il s’efforça de faire régner la justice et la paix dans sa vocation de Saint et d’homme d’État.

Les souverains d’Europe font appel à sa sagesse. (Diocèse de Paris)


https://www.paris.catholique.fr/747-Saint-Louis.html


- "Louis IX, qui régna de 1226 à 1270, vint en Saintonge en l’année 1242, où la bataille de Taillebourg du 21 juillet allait rendre possible le futur traité de Paris qui allait mettre un terme à la première étape du conflit médiéval entre la France et l’Angleterre."

- Voir aussi les Saints parisiens sur le site du diocèse de Paris.

https://www.paris.catholique.fr/-art-histoire-de-paris-

- "D'après un livre trouvé par un ami rémois, Saint Louis serait patron des coiffeurs car il avait demandé à chacun de ses ministres de donner une mèche de leurs cheveux pour confectionner une perruque pour sa mère Blanche de Castille.

- "Il est le patron des ouvriers du bâtiment, des boutonniers, brodeurs et merciers, des distillateurs, des coiffeurs et barbiers, des académies françaises et des académies des sciences.

On l’invoque aussi contre l’acidification de la bière."

Mémoire de Saint Louis, roi de France, qui s’illustra dans son royaume et dans la guerre menée pour la défense des Chrétiens par sa Foi active, sa Justice dans son gouvernement, son amour des pauvres et sa constance dans l’adversité.


De son mariage avec Marguerite de Provence, il eut huit enfants, qu’il éleva parfaitement et avec piété.

Pour honorer la Croix, la couronne d’épines et le sépulcre du Seigneur, il dépensa ses biens, ses forces et jusqu’à sa vie et il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270.


Martyrologe romain


Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines.


Dieu m’a tout donné ce que j’ai.

Ce que je dépense ainsi est bien dépensé.
(Saint Louis au sire de Joinville)






Saint Louis a frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.

Saint Louis fut Baptisé à Poissy, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du Baptême comme son plus glorieux titre de noblesse.

Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même.

Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine :

« Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses ; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. »

Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété.

Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il ; on me fait un crime de mon assiduité à la Prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux. »

Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, auquel sont indéfectiblement liés le Roi et la France.


Il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et Chrétien.

On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu.






Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où il alla au-devant des Religieux qui apportaient d'Orient la sainte Couronne d'épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale.


http://www.notredamedeparis.fr/spiritualite/spiritualite-et-liturgie/veneration-de-la-sainte-couronne-depines/


Il fonde des hôpitaux et des Monastères.

Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir les Saintes Reliques, surtout la Couronne d'épines.

Il donne à sa sœur, la Bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une Abbaye de Religieuses de Sainte-Claire.



À vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal ; il avait fait graver sur son anneau cette devise : « Dieu, France et Marguerite. »

À la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Croisades.

Il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248.

On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la libération des Lieux Saints, faire des actes de bravoure qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers.

On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang.

Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa Foi et son courage.

Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire.

Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table Saint Bonaventure et Saint Thomas d'Aquin.

Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257).

Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.

Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258).

Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Égypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 Août 1270.






Prière de St Louis

Dieu Tout-Puissant et éternel,
Qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde
L'instrument de vos divines volontés,
Le glaive et le bouclier de votre sainte Église,
Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière,
Les fils suppliants des Francs,
Afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde,
Et que pour accomplir ce qu'ils ont vu,
Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance,
Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Amen






Le testament de Saint-Louis



Beau Fils, la première chose que je t’enseigne est que tu mettes tout ton cœur à aimer Dieu.

Car sans cela nul ne peut se sauver.

Garde-toi de faire chose qui à Dieu déplaise, c’est-à-dire mortel péché. Tu devrais même souffrir toutes manières de tourment plutôt que de pécher mortellement.

Si Dieu t’envoie adversité, souffre-la en bonne grâce et en bonne patience, et rends-Lui en grâce et pense que tu l’as bien desservi et qu’il tournera tout à ton profit.

S’il te donne prospérité, L’en remercie humblement, en sorte que tu n’en sois pas pire ou par orgueil ou par autre manière, de ce dont tu dois mieux valoir. Car l’on ne doit pas Dieu de ses dons guerroyer.

Confesse-toi souvent, et élis confesseurs prud’hommes qui te sachent enseigner ce que tu dois faire et de quoi tu dois te garder…

Le service de Sainte Eglise écoute dévotement sans bourder et rire, regarder çà et là ; mais prie Dieu de bouche et de cœur en pensant à Lui dévotement et spécialement à la Messe à l’heure que la Consécration est faite.

Le cœur aie doux et pitoyable aux pauvres et à ceux qui souffrent de cœur et de corps, et les conforte et leur aide selon ce que tu pourras.

Maintiens les bonnes coutumes du royaume et les mauvaises abaisse.

Ne convoite pas sur ton peuple, ne le charge pas d'impôts ni de taille, et si ce n’est par trop grand besoin.

Si tu as quelque affliction de cœur, dis-la aussitôt à ton confesseur ou à quelque prud’homme. Ainsi tu la porteras plus légèrement.

Gardes que tu aies en ta compagnie tous prud’hommes, soit religieux, soit séculiers ; aie souvent parlement avec eux et fuis la compagnie des mauvais.

Et écoute volontiers les semons ou publics ou privés ; et recherche volontiers prières et pardons.

Aime tout bien et hais tout mal en quoi que ce soit.

Nul ne soit si hardi qu’il dise devant toi parole qui attire ou pousse à pécher, ou qu’il médise par détraction.

Ne souffre que l’on dise devant toi nulle vilenie de Dieu ni de ses saints, que tu n’en fasses tantôt vengeance.

Rends souvent grâces à Dieu de tous les biens qu’Il t’a faits, afin que tu sois digne d’en plus avoir.

Pour justice et droiture garder, sois raide et loyal envers tes sujets, sans tourner ni à droite ni à gauche, mais toujours droit.

Et si un pauvre a querelle contre un riche, soutiens le pauvre plus que le riche jusques à temps que la vérité soit éclaircie.

Si quelqu’un a querelle contre toi, sois toujours pour lui et contre toi jusque l’on sache la vérité. Car ainsi jugeront les conseillers plus hardiment selon droiture et selon vérité.

Si tu retiens rien d’autrui, ou par toi ou par tes devanciers, si c’est chose certaine, rends sans tarder. Si c’est chose douteuse, fais enquérir par sages hommes en hâte et diligemment.

À cela tu dois mettre toute ton attention que tes gens et tes sujets vivent en paix et en droiture sous toi, mêmement les bonnes villes et les bonnes cités de ton royaume ; et les garde en l’état et en la franchise où tes devanciers les ont gardées.

Et s’il y a choses à amender, amende-les et les redresse, et les tiens en faveur et amour.

Car par la force et la richesse de tes bonnes villes, les particuliers et étrangers redouteront de se mal conduire envers toi, spécialement les pairs et les barons.

Il me souvient de Paris et des bonnes villes de mon royaume, qui m’aidèrent contre les barons quand je fus nouvellement couronné.

Honore et aime particulièrement les Religieux et toutes personnes de sainte Église.

L’on raconte du roi Philippe, mon aïeul, qu’une fois un de ses conseillers lui dit que la sainte Eglise lui faisait grands torts et forfaits, en ce que les clercs lui ôtaient de son droit et empiétaient sur sa justice ; que c’était grande merveille qu’il le souffrît.

Et le bon roi répondit qu’il le croyait bien. Mais quand il regardait les bontés et les courtoisies que Dieu lui avaient faites, il aimait mieux laisser son droit aller que susciter contestation ou scandale à la Sainte Eglise.

À ton père et à ta mère tu dois honneur et révérence porter, et garder leurs commandements.

Aime tes frères et veuille toujours leur bien et leur avancement, et tiens leur lieu de père pour les enseigner sur tout bien.

Garde-toi que, par amour pour eux, tu te détournes de faire droit et que tu ne fasses à autrui chose que tu ne dois.

Donne les bénéfices de sainte Eglise à personnes bonnes et dignes, et sur le conseil de prud’hommes. Et donne à ceux qui n’ont rien de sainte Eglise.

Garde-toi d’exciter guerre sans très grande délibération et surtout contre tout homme chrétien. S’il faut la faire, garde sainte Eglise et ceux qui n’ont en rien méfait, de tout dommage.

Apaise au plus tôt que tu pourras guerres et conflits soit tiens, soit de tes sujets comme Saint Martin faisait ; car, au temps que par Notre Seigneur il savait qu’il devait mourir, il alla pour mettre la paix entre les clercs de son archevêché ; et lui fut avis que, ce faisant, il faisait bonne fin.

Sois diligent d’avoir bons prévôts et bons baillis et enquiers souvent d’eux et de ceux de ta maison, comme ils se conduisent.

Cher Fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévot à l’Eglise de Rome et au souverain pontife, notre père, et que tu lui portes révérence et honneur comme tu dois à ton père spirituel.

Travaille-toi à empêcher tout péché et principalement vilain sermon et fais détruire les hérésies suivant ton pouvoir.

Encore je te requiers que tu reconnaisses les bienfaits de Notre-Seigneur et que tu lui rendes grâces et merci.

Prends garde que les dépenses de ton hôtel soient raisonnables et mesurées.

Enfin, doux fils, je te conjure et requiers que, si je meurs avant toi, tu fasses secourir mon âme en messes et oraisons, par tout le royaume de France, et que tu m’accordes une part spéciale et plénière dans tout le bien que tu feras.

En dernier, cher fils, je te donne toutes bénédictions que bon père et pieux peut donner à son fils, et que benoîte Trinité et tous les Saints te gardent et te défendent de tout mal ; et que Dieu te donne sa grâce de faire sa volonté toujours, de sorte qu’il soit honoré par toi.

Et que nous puissions après cette mortelle vie être ensemble avec Lui et Le louer sans fin.


Amen.






Statue de Saint Louis à Carthage (Tunisie).


https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_IX






Saint-Louis (Louis IX de France), Sainte Chapelle, Paris.


Saint Louis et son désir de sauver les âmes des Musulmans.


Nous sommes en 1250. Saint Louis, prisonnier, comparaît devant le sultan du Caire. Joinville est présent, témoin de ce dialogue sidérant :

« Quelle est la cause de votre tristesse ? »

« C’est que je n’ai point gagné ce que je désirais le plus gagner, la chose pour laquelle j’avais laissé mon doux royaume de France, et ma mère, chère encore, qui criait après moi, la chose pour laquelle je m’étais exposé aux périls de la mer et de la guerre.

« Et qu’est-ce donc, O Seigneur Roi, que vous désiriez si ardemment ? »

« C’est… ton âme ! Que le diable promet de précipiter dans le gouffre. Mais jamais, grâce à Jésus Christ, qui veut que toutes les âmes soient sauvées, il n’arrivera que Satan puisse se glorifier d’une si belle proie.


Le Très Haut le sait, lui qui n’ignore rien : si toute le monde visible était à moi, je le donnerai tout entier, en échange du salut des âmes.

« Eh quoi ! Bon Roi, tel a été le but de ton pèlerinage si pénible ?

Nous pensions tous, en Orient, que vous tous les chrétiens, aspiriez ardemment à notre soumission et vouliez triompher de nous par avidité de conquérir nos terre et non par désir de sauver nos âmes.

« J’en prends à témoin le Tout Puissant, je n’ai point souci de retourner jamais dans mon Royaume de France, pourvu que je gagne à Dieu ton âme, et les âmes des autres infidèles, et qu’elles puissent être glorifiées.

Voilà donc le mot-clé lâché. Ce que veut ce Roi missionnaire, en finale, c’est la Gloire du Ciel, la Gloire du Royaume éternel, la propre Gloire du Ressuscité, non seulement pour ce Sultan, mais pour touts les Musulmans du monde.

Le sultan alors de rebondir sur ce mot et d’évoquer le Ciel selon le Coran : « Nous espérons, en suivant la loi du très bénin Mahomet arriver à jouir des plus grands délices dans l’avenir. » (Sous-entendu, des quantités de femmes)

Et le Roi de répliquer, droit dans le mille :


« Je ne puis assez m’étonner que vous, qui êtes des hommes discrets et circonspects (il discerne le meilleur en eux), vous ajoutiez foi à cet enchanteur Mahomet qui commande et promet tant de choses déshonnêtes ».


Et se référant, non à l’Évangile, mais au simple bon sens humain, d’ajouter :

« En effet, j’ai regardé et examiné son Alcoran et je n’y ai vu qu’ordures et impuretés, tandis que d’après les sages anciens, voire même les païens, l’honnêteté est le souverain bien dans cette vie ».

Quel amour de la Vérité ! Quelle audace ! Quels risques encourus, puisque le sultan d’un seul geste peut le faire décapiter d’un seul coup de sabre.


Et dans le monde d’aujourd’hui !!!


Ne l’oublions pas : notre totalitarisme idéologique fait le lit de l’intégrisme islamique.

Nos aberrations provoquent leurs révolutions.

Les violences déshumanisantes de notre pos-humanisme déchaînent leurs violences exterminatrices.


D’un mot : nos monokinis entraînent leurs burkas.

Ceci d’autant plus que l’effondrement moral de l’Occident est attribué au Christianisme.

Leur génocide organisé et sanglant répond à notre génocide aseptisé d’enfants.

Leur terrorisme armé à notre terrorisme feutré.

Leur rejet du droit universel à notre rébellion contre le réel.


Là-bas des membres de minorités crucifiées, pendant qu’ici nous crucifions nos enfants en niant leur identité sexuelle.

Nous fustigeons leur régression à des pratiques barbares vieilles de plusieurs millénaires alors que nous régressons aussi, avec nos « sacrifices » légalisés d’enfants encore à naître ou déjà nés.

Conclusion :

la tragédie sans nom qui se joue au Proche-Orient devrait donc provoquer en Occident un gigantesque sursaut pour sauver la vie même de nos propres enfants, protéger nos propres familles- ces labos de toute paix sociale, rendre le mariage à son vrai visage, restituer l’amour dénaturé à la Source même de tout Amour, donc de toute Paix.


Celui qui, par débordement d’Amour ne cesse de nous donner la vie, Sa vie.







Quel amour de la Vérité !

Sa passion : moins les tortures, la prison, le cuisant échec de Mansourah, mais ces personnes « à gagner au Christ ».

Gagner ! En filigrane, Paul l’Apôtre des Nations : »


Libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner un grand nombre : gagner les Juifs, gagner les sujets de la loi, gagner les sans-loi.


Faible avec les faibles, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous afin d’en sauver quelques uns, à tout prix. (1. Co 9,19-23)

Oui, à tout prix, au prix même de son exil, de sa liberté, de tout ce dont il s’est arraché, dans les larmes et les cris déchirants de sa mère, Blanche, le suppliant de rester en son Royaume.

Au prix de tous les risques encourus par son Royaume laissé en une situation d’extrême fragilité face aux prédateurs qui le menacent.


20 ans plus tard, aux portes de Tunis, comme aux portes de la mort, il récidive :

« Dites de ma part au Sultan que je désire ardemment le Salut de son âme !


Que je voudrais passer le reste de ma vie dans une prison sarrasine sans même voir la lumière du jour (il en avait fait l’expérience), pourvu que votre roi reçût le Baptême avec son peuple, et en toute sincérité. »

Il caresse même le rêve d’être son parrain de Baptême.

Sur son lit de mort, in extremis :

« Pour l’Amour de Dieu, étudions comment la Foi Chrétienne pourra être prêchée à Tunis et qui seront les gens que l’on devrait envoyer prêcher  »
Son obsession : trouver par qui et de quelle manière l’Évangile pourra le mieux être transmis et donc reçu.


Et de penser en priorité à ses chers Frères Prêcheurs. En tout cela, il est un vrai disciple du Povorello (Saint François d’Assise), cherchant à convaincre pacifiquement le sultan plutôt que de lui faire la guerre. Tel est son Amour évangélique des ennemis.

De nos jours, nous sommes confrontés aussi au « Califat Musulman ».

Prions-nous avec un désir ardent en nous, comme Saint Louis IX, roi de France, pour leur conversion, pour le Salut de leur âme, pour qu’ils découvrent Jésus comme leur Sauveur ???


Éviter l’enfer à ceux qui font l’enfer


Le lien avec l’actualité ?


Eh bien ! Au moment où les yézidies et nos frères Baptisés du Moyen Orient sont systématiquement éradiqués, exterminés, massacrés, nous voulons moins la condamnation que la conversion de djihadistes de l’EL. Rien de moins
Nous voulons l’âme des Musulmans intégristes.

Qu’ils découvrent et rencontrent ce Jésus doux et humble qui ordonne de remettre l’épée au fourreau et ne se défend qu’avec les armes de ses larmes.


Ce Jésus qui a assassiné, massacré, éradiqué qui ?... quoi ?....

La haine, et toutes les violences du monde.


Où ? Dans sa propre chair.


Comment ? Par son sang versé.  (Eph 2,16)

Comme le confiait une petite Sœur de Bethléem, bouleversée par les explosions à Gaza, jour et nuit, et les passages de roquettes au dessus de leur Monastère de Beit-Shemesh :


« Les djihadistes ne sont pas des monstres mais des enfants de Dieu que je veux engendrer à Dieu par mes jeûnes et mes supplications ».

N’obéissent-ils pas à la lettre à certaines sourates d’une violence extrême avec la certitude d’obéir à Allah de qui vient en direct le Coran ?


Comment ne pas désirer ardemment leur conversion à Jésus, ou au moins à un islam ouvert, modéré et tolérant.
Oui, c’est moins leur peau que leur âme que nous voulons. A ceux qui font l’enfer sur la Terre, nous voulons éviter l’enfer dans l’Au-delà.

Sauver les enfants, ces lieux saints entre tous


Autre chose :

Saint Louis prend la croix, contre l’avis unanime de tous ses conseillers, amis, seigneurs et membres de sa famille.
Il décide tout seul, en son âme et conscience, au seuil de la mort, de tout quitter, tout abandonner, tout lâcher, pourquoi ?


Mais pourquoi donc ? Qu’est-ce donc qui mérite de tels renoncements, de tels sacrifices, de tels risques et périls ?


Quel est donc ce trésor pour lequel il affronte les plus atroces souffrances, pour lequel il est prêt même à verser son sang ?

On vient de le voir : gagner au Christ l’âme de ces « mahométans », mais aussi arrêter, sur la terre même du Seigneur, ces massacres de pèlerins innocents condamnés à être lapidés, pendus, crucifiés, enterrés vivants, empalés, jusque dans les murs des sanctuaires (comme quoi, rien n’a changé depuis les croisades, pour l’islam intégriste extrémiste).

Mais encore arracher à leurs mains ces lieux sanctifiés par le Sang même de Dieu, consacré par les pas mêmes de Dieu sur sa – et donc notre – Terre.


Protéger ces pèlerins de partout, venant au prix de sacrifices sans nombre – s’y recueillir, s’y ressourcer, s’y sanctifier.

Oui, c’est pour cela, très précisément qu’il tient à demeurer en Terre Sainte, après la tragédie de Mansourah et de Damiette, et ici encore contre la majorité écrasante de ses conseillers. Il ne veut pas quitter ce Proche Orient tant qu’un seul de ses croisés y est encore prisonnier, tant que tous les corps de ces jeunes martyrs n’ont pas été enterrés dignement, ce qu’il fait de ses propres mains.

Mais aujourd’hui, où donc sont les églises profanées, saccagées, incendiées ? Bien sûr au Nigéria, Soudan, Kenya, en Erythrée (Boko-Haram et Chebab, etc…), en Syrie, Irak, Pakistan : partout où l’islam intégriste est au pouvoir ou l’emporte manu militari.

Mais elles sont aussi chez nous, en Europe occidentale.

Ce sont les âmes et les corps de nos enfants.


Ces enfants dont on fausse la conscience, falsifie l’intelligence, souille l’innocence, pervertit le bon sens, trompe la confiance, et par là, bouzille l’existence.

Par la pornographie officiellement distribuée, par l’idéologie aberrante et mortifère du gender inoculée, telle du venin, dans leurs fragiles veines.


Cela dès… la maternelle (mot sexiste à éradiquer) et le primaire. Eh bien oui, ces temples saints entre tous sont en train d’être profanés, ces sanctuaires de l’Esprit Saint saccagés.

N’est-ce pas le pire des sacrilèges ?

Cela dans l’indifférence des pouvoirs publics, le j’men foutisme des autorités scolaires, l’indifférence (apparente) de trop de pasteurs, la sanctification de ceux pour qui un enfant n’est plus qu’un gadget à fabriquer, à commercialiser, à exploiter.

Devant ce saccage, aux ravages terrorisants, où sont nos cris, et nos larmes ?

A Nazareth même, notre Pape François l’a crié :

« devant les enfants qui pleurent, qui donc sommes-nous ? »

Et aux Prêtres de son diocèse de Rome :

« Où sont vos larmes de pères, de pasteurs ? »

Ne peut-on pas appliquer aux djihadistes du Levant comme aux idéologues d’Occident, ces cris déchirants de notre Pape à Yad-Vashem :


« Où es-tu ? Où es-tu passé ? Homme qui es-tu ? Je ne te reconnais plus ? Qui es-tu ? De quelle horreur as-tu été capable ?


Qu’est-ce qui t’a fait tomber si bas ? Qui t’a corrompu, défiguré ? Qui t’a inoculé la présomption de t’accaparer le bien et le mal.


Qui t’a convaincu que tu étais dieu ? Tu t’es érigé en dieu.


Seigneur donne-nous honte de cette idolâtrie extrême d’avoir déprécié et détruit notre chair. » (26.05. 2014)

Où les violences du Levant répliquent à celles d’Occident


Encore ceci :


Saint Louis attribuait humblement la tragédie de sa défaite à ses propres péchés, et à ceux de ses troupes. A ses et leurs infidélités au Seigneur, à son manque (à ses yeux) de ferveur et de sainteté.


C’est pourquoi, dès son retour, il va œuvrer intensément à sa propre sanctification, multipliant ses actes de dévotion surtout de charité et de miséricorde envers les plus pauvres.

Il va travailler à la Christianisation en profondeur de son peuple de France.

Meilleur moyen de se préparer à une nouvelle croisade.

Et nous, ne devons-nous pas attribuer notre incapacité à défendre, à protéger les Chrétiens et autres minorités d’un massacre général, à la paganisation fulgurante de notre Occident devenu incapable de protéger les plus faibles et les plus vulnérables : nos enfants et nos petits vieux ?

Nos échecs là-bas ne sont –ils pas un appel urgent à la ré-évangélisation de nos nations suicidaires, basculant dans l’auto-destruction et dont l’aide au suicide même d’enfants est comme un tragique symbole ?

Ne l’oublions pas : notre totalitarisme idéologique fait le lit de l’intégrisme islamique.

Nos aberrations provoquent leurs révolutions .


Les violences déshumanisantes de notre pos-humanisme déchaînent leurs violences exterminatrices.

D’un mot : nos monokinis entraînent leurs burkas .

Ceci d’autant plus que l’effondrement moral de l’Occident est attribué au Christianisme.


Leur génocide organisé et sanglant répond à notre génocide aseptisé d’enfants. Leur terrorisme armé à notre terrorisme feutré.
Leur rejet du droit universel à notre rébellion contre le réel.


Là-bas des membres de minorités crucifiées, pendant qu’ici nous crucifions nos enfants en niant leur identité sexuelle.


Nous fustigeons leur régression à des pratiques barbares vieilles de plusieurs millénaires alors que nous régressons aussi, avec nos « sacrifices » légalisés d’enfants encore à naître ou déjà nés.

Conclusion : la tragédie sans nom qui se joue au Proche-Orient devrait donc provoquer en Occident un gigantesque sursaut pour sauver la vie même de nos propres enfants, protéger nos propres familles- ces labos de toute paix sociale, rendre le mariage à son vrai visage, restituer l’amour dénaturé à la Source même de tout Amour, donc de toute paix.


Celui qui, par débordement d’Amour ne cesse de nous donner la vie, Sa vie. Déjà immortelle.

Encore ceci : Saint Louis vénérait comme de vrais martyrs les croisés qui mouraient torturés dans les prisons sarrasines, simplement parce qu’ils refusaient d’apostasier.


Aujourd’hui, nous admirons comme de véritables confesseurs de la Foi ces Chrétiens par dizaines de milliers qui errent dans déserts et montagnes ayant absolument tout perdu pour un seul crime : avoir refusé de renier leur Seigneur Jésus, alors qu’une seule phrase suffisait pour qu’on les laisse tranquilles.


Beau Sire Dieu, à ce peuple donne Ta Paix

En cette année centenaire, demandons à l’humble et ardent Louis de France, de nous obtenir ses propres cris et larmes devant la Terre sanctifiée par Dieu Lui-même, livrée aux mains des infidèles.


Comme le sont nos enfants pieds et poings liés aux pornocrates sans conscience, avec la complicité des autorités dites éducatives.

Supplions pour leur conversion, pour éviter leur condamnation, car ils ont du sang sur les mains, et devront rendre compte de chaque enfant dont ils auront perverti l’âme et souillé le corps.


Tout comme les djihadistes de Syrie et d’Irak auront à répondre à l’Enfant-Roi de Bethléem, de tant de sang versé.

En pensant à la tragédie qui se joue en la Terre même où le Prince de la Paix est venu combattre l’homicide dès l’origine et semer sur notre terre la Paix du Ciel, en cette terre où il est venu abattre en sa Chair, le mur de séparation de honte et de peur, faisons nôtre l’ultime Prière de notre admirable Saint Louis, les yeux rivés au Ciel :



« Ô Jérusalem ! Ô Jérusalem ! Beau Sire Dieu, aie compassion de ce peuple qui demeure ici et donne-lui ta Paix. Qu’il ne soit pas contraint de renier ton Nom. Ô Père, entre tes mains, je remets mon âme. »




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 26 Aoû 2017 - 8:03

Samedi 26 Août 2017

Fête de Saint Césaire d'Arles, Évêque d'Arles, Père de l'Église (+ 542).


Statue de Saint Césaire d’Arles (Bouches-du-Rhône, France), église St Césaire dans le quartier de la Roquette, ancienne église conventuelle des Grands-Augustins, commencée en 1258, remaniée à plusieurs reprises au cours des siècles, seule paroisse de ce quartier et troisième église de la ville ancienne encore utilisée.





http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9saire_d%27Arles.https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9saire_d%27Arles

Césaire d'Arles, né vers 470 à Chalon-sur-Saône et décédé le 26 août 542 à Arles, fut archevêque d’Arles de décembre 502 jusqu'à sa mort en 542.

C'est un saint chrétien honoré le 26 août.


Biographie

Né en territoire burgonde de parents chrétiens et probablement gallo-romains, Césaire est reçu comme clerc, à l'âge dix-huit ans, dans sa ville natale par l'Évêque Silvestre (484-526).

Il devient ensuite moine au monastère de Lérins à l'âge de 20 ans; il y est l'élève de Julien Pomère.

Obligé de sortir de Lérins en raison de l'état de sa santé, il s'établit à Arles, où l'évêque Eone, avec qui il est apparenté, l'ordonne diacre, puis prêtre en 499, et lui confie la direction d'un monastère situé en face de la cité, soit à Trinquetaille, soit sur une île du Rhône (probablement l'île de la Cappe).

C'est dans ces circonstances qu'il rédige la Regula ad monachos.

Après la mort d'Eone en 501 ou 502, il devient évêque d'Arles probablement en décembre 502, mais continue à vivre comme un moine, exigeant que le clergé soit exemplaire.

Suspect aux rois ariens wisigoths (Alaric II jusqu'en 507) et ostrogoths (Théodoric et ses successeurs), il doit se justifier à Bordeaux en 505 et à Ravenne en 513, mais gagne à deux reprises la confiance du roi.

En 506 il préside le concile d'Agde dont il a préparé les travaux et suggéré les décisions.
C'est également en 513 qu'il fonde, aux Alyscamps, le premier Monastère de femmes, transféré à l'intérieur des murs d'Arles en 524 et appelé monastère Saint-Jean.

Il rédige pour ce monastère la Regula ad virgines, qui sera par la suite adoptée entre autres par sainte-Radegonde pour son Monastère de Poitiers.

Nommé vicaire du Siège apostolique pour la Gaule et l'Espagne en 514, il convoque et préside plusieurs conciles, celui d'Arles en 524, de Carpentras en 527, de Vaison en 529 et le deuxième concile d'Orange en 529, sans doute le plus important, qui condamne le semi-pélagianisme et donne une formulation théologique de la grâce telle qu'elle avait été prônée par Augustin, contre ceux qui, comme Jean Cassien, donnaient un rôle plus important au libre arbitre.

Les Conciles de Valence (en 530), d'Orléans (en 533, 538 et 541) auxquels il n'assiste pas, et celui de Clermont (en 535), où il se rend, adoptent ses idées.

Après l'annexion de la Provence par les Francs en 536, les relations entre l'Archevêque et la royauté Chrétienne deviennent très chaleureuses.

Ainsi en 540, un acte de donation de Childebert, fils de Clovis donne les pècheries situées au Sud de l'étang de Caronte probablement l'actuel quartier de Jonquières à Césaire.

Les Archevêques d'Arles deviennent d'importants propriétaires terriens de la région.


Il meurt après 40 années d'épiscopat, le 26 Août 542.


Œuvres principales

Des homélies et sermons, au nombre de 238, fortement inspirés par la théologie d'Augustin.

Au Moyen Âge certains furent d'ailleurs attribués à Augustin lui-même.

Ces sermons, très concrets, nous renseignent sur la vie quotidienne des arlésiens du début du VIe siècle; on y voit en particulier que les pratiques païennes sont encore très vivaces.


On lui doit également des traités dogmatiques, notamment le De mysterio Sanctae Trinitatis contre les ariens et les pélagiens.


Les deux règles monastiques: pour les moniales (regula ad virgines) et pour les moines (regula ad monachos) sont ses écrits les mieux connus aujourd'hui.


Les Prophéties de la Révolution de 1789 et les suivantes recueillis dans le Mirabilis liberhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Mirabilis_liber



Lecture.


Sœurs, quand vous travaillez en équipe, que l’une de vous fasse la lecture aux autres jusqu’à dix heures du matin ; le reste du temps, il ne faudra pas interrompre la méditation de la Parole de Dieu et la Prière intérieure.

Ayez un seul cœur et une seule âme dans le Seigneur ; ayez tout en commun, comme il est rapporté dans les Actes des Apôtres.


Puis quand vous priez Dieu par des psaumes et des hymnes, que ce que vos voix prononcent se reflète dans votre cœur !

Quelles que soient vos occupations, quand vous n’y êtes pas adonnées à la lecture, méditez encore et toujours tel ou tel passage des Divines Écritures.

(Césaire d’Arles, Statuts des saintes vierges 20 et 22).




http://www.archives.diocese-avignon.fr/Saint-Cesaire-d-Arles






http://missel.free.fr/Sanctoral/08/26.php#sermon78


Prière

Tu as donné, Seigneur, à Saint Césaire d’Arles une grande aptitude pour enseigner au peuple ta Parole ; daigne ouvrir nos cœurs au message qu’il nous a transmis avec fidélité et conviction.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 27 Aoû 2017 - 6:49

Dimanche 27 Août 2017

Fête de Sainte Monique, Mère de Saint Augustin et Patronne des mères Chrétiennes (332-387).




Sainte Monique
Mère de Saint Augustin
(332-388)

À l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère Chrétienne, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme.

Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.

Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332. Grâce aux soins de parents Chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante.

Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières.

Son cœur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille ; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix.

À toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.

Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère.

Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu.

C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort Chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand Saint Augustin.

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir.

Un Évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit :

« Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! »

Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans.

Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.


Le corps de Sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430.

Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères Chrétiennes.





Sainte Monique

Mère de Saint Augustin d'Hippone (✝ 387)

Née en Afrique du Nord dans une famille Chrétienne, Monique est mariée très jeune à un notable païen de Thagaste, Patricius.


Elle sera une épouse modèle pour ce mari infidèle et violent que sa douceur et son silence sous les reproches finiront par convertir.


Elle a de lui trois enfants, dont le futur saint Augustin.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1751/Saint-Augustin.html

Veuve en 371, elle se dévoue à ce fils qui semble "mal tourner".

Tout d'abord, il vit maritalement avec une femme dont il a un fils.

Mais le plus douloureux reste l'adhésion à la secte manichéenne, si opposée à la Foi Chrétienne.

Que de larmes cet enfant coûte-t-il à sa mère. Des larmes importunes pour cet esprit libre.

Pour y échapper, Augustin s'enfuit en Italie et Monique le rejoint à Milan où elle se met à l'école de l'Évêque saint Ambroise.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/230/Saint-Ambroise-de-Milan.html

C'est alors qu'elle a la joie immense d'assister à la conversion et au Baptême du fils chéri.

Désormais elle ne sera plus un reproche vivant, mais une aide et même une disciple quand s'affirmera l'ampleur intellectuelle et spirituelle du futur Père de l'Église.


Un soir, à Ostie, ils ont le bonheur de partager une expérience spirituelle intense qu'Augustin n'évoquera qu'à demi-mots dans ses "Confessions".

Elle mourra quelques jours plus tard, mère comblée de ce fils qui l'avait tant fait pleurer.

"C'est en 1586 que la mémoire de Sainte Monique, décédée à Ostie près de Rome à l'automne 387 fut inscrite au calendrier romain à la date du 4 Mai veille de la Fête de la conversion de son fils Augustin.


La mémoire actuelle est fixée au jour qui précède la seule Fête de Saint Augustin placée par le calendrier le 28 Août."

(source: Les saints du calendrier romain: prier avec les saints dans la liturgie ... par Enzo Lodi)https://books.google.fr/books?id=hcT_RW_xWNoC&pg=PA268&lpg=PA268&dq=quelle+ann%C3%A9e+la+f%C3%AAte+de+sainte+Monique+est+pass%C3%A9e+du+4+mai+au+27+Aout&source=bl&ots=hGGOST8V_l&sig=bVNYme8UnHULqUCCYrP8IQDBLsI&hl=fr&sa=X&ei=fjfMUbyZNMa5hAfipYGABA&redir_esc=y#v=onepage&q=quelle%20ann%C3%A9e%20la%20f%C3%AAte%20de%20sainte%20Monique%20est%20pass%C3%A9e%20du%204%20mai%20au%2027%20Aout&f=false

Mémoire (En Afrique du Nord: Fête) de Sainte Monique.

Au sortir de l’adolescence, ses parents la marièrent à un païen du nom de Patrice à qui elle donna quatre enfants.


Quand son fils Augustin se détourna de la Foi de son enfance, ses larmes montèrent vers Dieu comme une Prière silencieuse et la conversion d’Augustin à Milan l’emplit de Joie.


Au moment de retourner en Afrique, en 387, elle quitta cette Terre, au port d’Ostie, dans un grand désir du Ciel.


Martyrologe romain.





Ary Scheffer,https://fr.wikipedia.org/wiki/Ary_Scheffer Saint Augustin et Sainte Monique, Musée de la Vie romantique.








Statue en marbre de Sainte Monique (1918) par Louis Noël (1839-1925) (pendant de la statue de Saint Augustin du même sculpteur, église Saint-Augustin, nartex, Paris (8e arrond.).


http://www.histoire-russie.fr/icone/saints_fetes/textes/monique.html






Peinture de Sainte Monique et Saint Augustin à Stockholm.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 28 Aoû 2017 - 7:30

Lundi 28 Août 2017

Fête de Saint Augustin, Évêque d'Hippone, Docteur de l'Église (354-430).



Saint Augustin

Né à Thagaste en Afrique du Nord, le fils de Sainte Monique connaît une jeunesse dissipée.

Professeur de rhétorique à Carthage, il se met en ménage, à 18 ans, avec une femme qui lui donnera un fils, Adéodat.


Il adhère alors aux thèses manichéennes qui enseignent l’existence de deux dieux antagonistes : le dieu bon, créateur des esprits, et le dieu mauvais, créateur de la matière.

Cette doctrine d’origine orientale satisfait à peu près ses interrogations intellectuelles mais ne répondent absolument pas à la soif spirituelle qui continue de s’exprimer en lui.


Lassé des lamentations de sa mère et pour y échapper, il quitte l’Afrique du Nord et s’embarque pour l’Italie.

Exerçant son métier d’enseignant à Rome puis à Milan, il est frappé par la prédication de l’Évêque Ambroise.


Un soir d’été 386, dans son jardin de Milan, son esprit s’ouvre à la Révélation Chrétienne. Il a rencontré celui qu’il cherchait.


Son cœur inquiet trouve enfin le lieu de son repos.

A la suite de cette conversion subite et radicale, il se fait Baptiser par Saint Ambroise.

De retour en Afrique, il fonde une petite communauté Contemplative mais se voit bientôt appelé comme Prêtre puis comme Évêque à Hippone.


Sa vie devient un combat continuel contre les déviations de la Foi (donatisme, pélagianisme) au milieu des raids barbares de cette fin de l’empire romain.


Le sac de Rome en 410 lui inspire un de ses écrits les plus célèbres avec ses « Confessions » : « la Cité de Dieu ».


Il meurt durant le siège de sa ville, Hippone, par les Vandales.

« Aime et ce que tu veux, fais-le !

Si tu te tais, tais-toi par Amour.

Si tu parles, parle par Amour.

Si tu corriges, corrige par Amour.

Si tu pardonnes, pardonne par Amour.


Aie au fond du cœur la racine de l’Amour, de cette racine ne peut naître que le Bien ».


(Saint Augustin – Commentaires de Saint Jean).





Saint Augustin est l'un des plus grands génies qui aient paru sur la Terre et l'un des plus grands Saints dont Dieu ait orné son Église.

Moine, pontife, orateur, écrivain, philosophe, théologien, interprète de la Sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle, il est une des figures les plus complètes que l'on puisse imaginer.

Ce qu'il y a de plus admirable, c'est que Dieu tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l'élever presque aussi haut qu'un homme puisse atteindre ; c'est bien à son sujet qu'on peut dire :

« Dieu est admirable dans ses saints ! »  

Augustin naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 354, et, s'il reçut de la part de sa sainte mère, Monique, les leçons et les exemples de la vertu, il reçut les exemples les plus déplorables de la part d'un malheureux père, qui ne se convertit qu'au moment de la mort.

À l'histoire des égarements de cœur du jeune et brillant étudiant se joint l'histoire des égarements étranges de son esprit ; mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, Dieu fit éclater invinciblement aux yeux d'Augustin les splendeurs de la vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à Dieu :

« Le fils de tant de larmes ne saurait périr ! » avait dit un Prêtre vénérable à la mère désolée.

Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements pour les nombreuses Monique des Augustin modernes.

C'est à Milan, sous l'influence d'Ambroise, qu'Augustin était rentré en lui-même.

La voix du Ciel le rappela en Afrique où, dans une retraite laborieuse et paisible, avec quelques amis revenus à Dieu avec lui, il se prépara aux grandes destinées qui l'attendaient.

Augustin n'accepta qu'avec larmes l'évêché d'Hippone, car son péché était toujours sous ses yeux, et l'humilité fut la grande vertu de sa vie nouvelle.

Il fut le marteau de toutes les hérésies de son temps ; ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la Foi, et ils demeurent comme la source obligée de toutes les études théologiques et philosophiques.  

Si les écrits d'Augustin sont admirables par leur science, ils ne le sont pas moins par le souffle de la Charité qui les anime ; nul cœur ne fut plus tendre que le sien, nul plus compatissant au malheur des autres, nul plus sensible aux désastres de la patrie, nul plus touché des intérêts de Dieu, de l'Église et des âmes.

Il passa les dix derniers jours de sa vie seul avec Dieu, dans le silence le plus absolu, goûtant à l'avance les délices de l'éternité bienheureuse.





Pour approfondir, lire le Catéchèses du Pape Benoît XVI :

http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080109.html

http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080116.html

http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080130.html

http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080220.html

http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080227.html




http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/index.htm




Lettre à Faltonia Proba


Un désir continuel, formé par la Charité, et soutenu par la Foi et par l'Espérance, est donc une Prière continuelle.


Mais nous ne laissons pas outre cela de prier même vocalement, à de certaines heures réglées, afin que les paroles nous rappellent ce que nous devons désirer, et que rentrant en nous-mêmes nous puissions connaître si nous profitons, si nos désirs vont en augmentant, et qu'enfin nous travaillions sans cesse à les rendre plus vifs et plus ardents.


Car c'est par l'ardeur du désir que se mesure l'effet de la Prière.


Le combat chrétien

La couronne de la victoire n'est promise qu'à ceux qui combattent. Dans les divines écritures, nous trouvons continuellement que la couronne nous est promise si nous sommes vainqueurs. Mais pour ne pas abuser des citations, on lit en toutes lettres dans l'apôtre Paul :


« J'ai parfait mon œuvre, j'ai achevé ma course, j'ai conservé la Foi, je n'ai plus à attendre que la couronne de Justice. »

Nous devons donc connaître qui est l'adversaire que nous avons à vaincre pour être couronnés.


C'est, en effet, celui que Notre Seigneur a vaincu en premier, afin que nous aussi, demeurant dans Le Seigneur, nous le vainquions.


Car la vertu, et la Sagesse de Dieu, et le Verbe par qui tout a été fait, qui est Le Fils unique de Dieu, demeure à jamais immuable au-dessus de toute créature.

Et puisque la créature qui n'a pas péché est au-dessous de Lui, combien plus est au-dessous de Lui toute créature pécheresse ?

Donc, puisque au-dessous de Lui sont tous les Saints anges, beaucoup plus au-dessous de Lui sont tous les anges prévaricateurs dont le diable est le prince.


Mais parce que le diable avait trompé notre nature, Le Fils unique de Dieu a daigné revêtir notre propre nature, afin que le diable fût vaincu par elle, et que celui que Dieu a toujours sous son pouvoir, il le mît aussi sous le nôtre.

C'est ce qu'il signifie en disant :

« Le prince de ce monde a été jeté dehors. »

Non qu'il ait été jeté hors du monde, comme le pensent certains hérétiques, mais hors des âmes de ceux qui adhèrent à la Parole de Dieu et qui n'aiment pas le monde dont il est le prince.


Il en est le prince parce qu'il domine sur ceux qui aiment les biens temporels, lesquels sont contenus dans ce monde visible.


Non pas qu'il soit Le seigneur même de ce monde mais il est le prince des cupidités par lesquelles on convoite tout ce qui passe, de sorte que lui sont assujettis ceux qui négligent Le Dieu éternel et qui aiment les choses instables et changeantes.


« En effet, la racine de tous les maux est la cupidité. Pour s'y être livrés, certains ont erré hors de la Foi et se sont engagés dans de nombreuses douleurs. »

Par cette cupidité, le diable règne dans l'homme et tient son cœur.

Tels sont tous ceux qui aiment ce monde.

Mais on jette le diable dehors quand on renonce de tout son cœur à ce monde.

C'est ainsi qu'on renonce au diable, qui est prince de ce monde, lorsqu'on renonce à ses corruptions, et à ses pompes, et à ses anges.


Voilà pourquoi Le Seigneur Lui-même, portant désormais triomphante la nature de l'homme, dit :

« Sachez que j'ai vaincu le monde. »

Beaucoup objectent : « Comment pouvons-nous vaincre le diable que nous ne voyons pas ? »


Mais nous avons un Maître qui a daigné nous apprendre comment se vainquent les ennemis invisibles.


C'est de Lui que l'Apôtre dit :

« Vainqueur de la chair, il se proposa en exemple aux principautés et aux puissances, triomphant hardiment d'elles en Lui-même. »


Là donc sont vaincues les puissances invisibles, nos ennemies, où sont vaincues les cupidités visibles.


Et parce que nous vainquons en nous-mêmes les cupidités temporelles, il est nécessaire que soit vaincu aussi en nous-mêmes celui par qui ces cupidités mêmes règnent dans l'homme.

En effet, ceux qui nous attaquent extérieurement, nous les vainquons intérieurement en vainquant les concupiscences par lesquelles ils nous dominent.

Et ceux qu'ils trouvent semblables à eux, ils les entraînent avec eux aux supplices.


C'est ainsi que même l'Apôtre dit qu'il combat en lui contre les puissances extérieures.

Car il déclare :

« Ce n'est pas contre des êtres de chair et de sang que nous avons à combattre, mais contre les princes et les puissances de ce monde, qui gouvernent les ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les espaces Célestes. »

Averti de revenir à moi-même, je suis entré au fond de mon cour, sous votre conduite, Seigneur, et j'ai pu le faire, parce que vous êtes venu a mon secours.


Je suis entré, et avec le regard de mon âme, quel que fût son état, au-dessus de ce même regard, au-dessus de mon intelligence, j'ai vu la Lumière immuable.


Ce n'était pas cette lumière ordinaire que tout le monde peut voir ; ce n'était pas non plus une lumière de même nature, mais plus puissante, qui aurait brillé de plus en plus et aurait tout rempli par son éclat.


Non, cette Lumière n'était pas cela, elle était autre chose, tout autre chose.

Elle n'était pas au-dessus de mon esprit comme l'huile flotte à la surface de l'eau, ni comme le Ciel s'étend au-dessus de la Terre.
Elle était au-dessus de moi parce qu'elle m'a créé ; j'étais au-dessous d'elle parce que créé par elle.


Celui qui connaît la vérité la connaît, et celui qui la connaît, connaît l'éternité. C'est l'Amour qui la connaît !

O éternelle Vérité, ô véritable Charité, ô chère éternité !

Vous êtes Mon Dieu, je soupire après vous jour et nuit.

Quand je vous ai connu pour la première fois, vous m'avez soulevé vers vous pour me faire voir l'existence de quelque chose que je devrais voir, mais que je ne pourrais pas encore voir moi-même.


Vous avez ébloui la faiblesse de mon regard par la puissance de votre rayonnement, et je frissonnais d'Amour et d'effroi.


J'ai découvert que j'étais loin de vous, dans le pays de l'exil et de la dissemblance, et il me semblait que j'entendais votre voix, venant du haut du Ciel :


« je suis la nourriture des forts : grandis et tu me mangeras.

Tu ne me changeras pas en toi, comme la nourriture de ton corps, c'est toi qui seras changé en Moi. »

Je cherchais le moyen d'acquérir la force qui me rendrait capable de vivre uni à vous, et je ne la trouvais pas.


Enfin, j'ai embrassé le Médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Jésus Christ, Lui qui est au-dessus de tout, Dieu Béni éternellement.


C'est Lui qui nous appelle et nous dit : Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.

Il unit à la chair - puisque le Verbe s'est fait Chair - la nourriture que j'étais incapable de prendre, afin que votre Sagesse, par laquelle vous avez tout créé, se transforme en lait pour s'adapter à notre condition d'enfants.

Je vous ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je vous ai aimée bien tard ! Mais voilà : vous étiez au-dedans de moi quand j'étais au-dehors, et c'est dehors que je vous cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de vos créatures.


Vous étiez avec moi mais je n'étais pas avec vous.

Elles me retenaient loin de vous, ces choses qui n'existeraient pas si elles n'existaient en vous.

Vous m'avez appelé, vous avez crié, vous avez vaincu ma surdité vous avez brillé, vous avez resplendi et vous avez dissipé mon aveuglement ; vous avez répandu votre parfum, je l'ai respiré et je soupire maintenant pour vous ; je vous ai goûtée et j'ai faim et soif de vous ; vous m'avez touché et je me suis enflammé pour obtenir la Paix qui est en vous.


Saint Augustin


Des Confessions (VIII 10. 18 & X 27)





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 29 Aoû 2017 - 7:03

Mardi 29 Août 2017

Fête du Martyre de Saint Jean-Baptiste, Patron des canadiens français (Ier s.).


Détail du Martyre de Saint Jean-Baptiste Cathédrale ND de l'Assomption de Rouen. Tympan du portail de gauche sur le martyre de Saint-Jean.






Martyre de Saint Jean-Baptiste

(1er s.)

Jean,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1380/Saint-Jean-Baptiste.html le dernier Prophète, n'a jamais mâché ses mots, pas plus quand il traitait les pharisiens de "races de vipères" sur les bords du Jourdain, que lorsqu'il rappelait à Hérode Antipas qu'il n'avait pas le droit de vivre avec Hérodiade, la femme de son frère Philippe.


A présent, il est en prison, car on n'a pas le droit de faire impunément des reproches publics aux grands de ce monde.

Il sait qu'Hérodiade lui en veut à mort.

Mais ce n'est pas ce qui le préoccupe.


C'est Jésus. Est-il bien le Messie que lui, Jean, annonçait?

A-t-il eu raison de lui faire confiance, de lui donner ses propres disciples?


Sa conduite est si étrange. "Il tient dans sa main la pelle à vanner."

Pourquoi ne vanne-t-il pas avec gloire et majesté? La réponse est venue.


Aux disciples de Jean venus l'interroger, Jésus a répondu:

"Allez annoncer à Jean ce que vous voyez et entendez: les aveugles voient, les boiteux marchent ..."


Jean n'a plus de doutes. Il peut à présent rendre le dernier témoignage. Il a bien rempli sa mission.

C'est l'anniversaire d'Hérode.

Salomé danse et envoûte le roi ivre:

"Demande-moi tout ce que tu voudras, fut-ce la moitié de mon royaume.



" Ce sera la tête de Jean sur un plateau.

Scène décrite, entre autres, dans l'Évangile de saint Marc, au chapitre 6

"Jean-Baptiste est le patron des canadiens-français"

Mémoire du martyre de Saint Jean Baptiste, que le roi Hérode Antipas maintint en prison dans la forteresse de Machéronte et qu’il ordonna de décapiter le jour de son anniversaire, à la demande de la fille d’Hérodiade.


Comme une lampe qui brille, le précurseur du Seigneur a rendu témoignage à la vérité aussi bien dans sa mort que dans sa vie.


Martyrologe romain




Saint Jean-Baptiste, inspiré par L'Esprit de Dieu, se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé.

Il y vécut, depuis son enfance jusqu'à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation.

Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la Pénitence et donner le Baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.

Déjà le Sauveur lui-même avait reçu le Baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages.

La vie du saint Précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission. Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur ; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale ; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger.

Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle.

Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume.

La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet :

« Que dois-je demander ? dit-elle à Hérodiade. - Demande la tête de Jean-Baptiste » répond la haineuse femme.


Salomé vint aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait.

Hérode était plus corrompu que cruel ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il mit un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance, et il envoya un garde trancher la tête de Jean-Baptiste ; celui-ci vint présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, qu'elle alla aussitôt montrer à sa mère.

Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par sa science divine, il manifesta une profonde douleur.

Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement.

La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse.

Il est à remarquer que la plupart de ceux qui ont joué un rôle odieux, dans l'Évangile, ont subi dès cette vie le châtiment de leur impiété et de leurs crimes.




http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout29.html




http://missel.free.fr/Sanctoral/08/29.php

Homélie sur l'Evangile, II 23

http://missel.free.fr/Sanctoral/08/29.php#homelie





Chapitre dans les Révélations de Jésus à Maria Valtorta concernant le Martyre de Saint Jean-Baptiste.

http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2004/04-133.htm





Détail de la façade de la chapelle des Pénitents-Noirs d'Avignon : deux anges portent la tête de Saint Jean le Baptiste.



https://fr.zenit.org/articles/catechese-de-benoit-xvi-audience-du-mercredi-29-aout-2012/



Oraison.

Tu as voulu, Seigneur, que Saint Jean-Baptiste soit le précurseur de Ton Fils dans sa naissance et dans sa mort ; il a donné sa vie pour la Justice et la Vérité : accorde-nous de savoir, comme lui, nous dépenser avec courage au service de ta Parole.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 30 Aoû 2017 - 7:10

Mercredi 30 Août 2017

Fête de Saint Fiacre, Ermite près de Meaux (+ 670).


Vitrail de Saint Fiacre. Église Sainte Eugénie - Marnes-la-Coquette - 92 -



Saint Fiacre

Ermite près de Meaux (✝ 670)

Fils d'un roi d'Écosse ou d'Irlande (on s'interroge sur ses origines), il émigra en France à l'époque mérovingienne.

Il fut ermite dans la forêt de Brie, accueilli par saint Faron, Évêque de Meaux.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2088/Saint-Faron.html

Son ermitage donna naissance à la localité de 77470 Saint Fiacre.

On lui prêta beaucoup de vertus guérisseuses après sa mort.

Le roi Louis XIII portait une médaille de Saint Fiacre et la reine Anne d'Autriche lui rendait grâces de la naissance de son enfant qui devint Louis XIV.


Moine défricheur, son ermitage devint un hospice pour les pauvres qu'il nourrissait des fruits et légumes qu'il cultivait pour eux.


C'est pourquoi il est spécialement honoré par les jardiniers et les maraîchers de l'Ile-de- France.

Un hôtel particulier portait son nom à Paris.

Et, détail pittoresque, c'est ainsi que les voitures parisiennes prirent le nom de "Fiacre" car elles étaient garées non loin de cet hôtel.


À Breuil, au pays de Meaux, vers 670, Saint Fiacre, Ermite venu d’Irlande qui mena là une vie de solitaire.

Martyrologe romain





Saint Fiacre
Solitaire
(† 670)

Fiacre, fils d'un roi d'Écosse, vivait au VIe siècle ; il fut élevé dans la science et la piété par des maîtres habiles.

Jeune encore, il sentit son âme enflammée par l'amour de la solitude et le désir de ne vivre que pour Dieu.

Il s'embarqua pour la France, à l'insu de son père, et se choisit, près de Meaux, un lieu retiré, dans une forêt, où l'Évêque lui concéda une portion de terre.

Il y bâtit un Couvent, qu'il consacra à la Sainte Vierge, à laquelle il avait voué dès son enfance, une dévotion singulière.

Là il mena une vie angélique, tant par son application à Dieu que par la pratique de la plus rude mortification et le soin de subjuguer les moindres saillies des passions mauvaises.

Sa sainteté ne manqua pas d'attirer en foule vers lui les pauvres et les pèlerins.

Fiacre mangeait peu et employait presque tout le produit du travail de ses mains à la subsistance de ses pieux visiteurs.

On lui amenait des possédés et des malades, et il les délivrait ou les guérissait en grand nombre.

Cependant le petit terrain qu'il occupait étant devenu insuffisant pour subvenir à tant d'aumônes et à une si généreuse hospitalité, Fiacre fut obligé d'implorer de l'Évêque une nouvelle concession de terre, et le prélat lui permit de prendre et d'utiliser tout ce qu'il pourrait entourer d'un fossé dans l'espace d'une journée.

Chose merveilleuse, Dieu vint au secours du travailleur :

la terre se fendait d'elle-même comme par enchantement, et un seul jour suffit à Fiacre pour entourer une étendue considérable.

C'est sans doute à cause des travaux de jardinage dont il occupait les loisirs que lui laissaient la Prière et le service de Dieu, que Saint Fiacre est regardé comme le patron des jardiniers.

Tandis qu'il jouissait tranquillement des délices de la solitude, des envoyés écossais vinrent lui offrir la couronne royale, dont son frère s'était rendu indigne.

Fiacre avait eu révélation de leur approche et obtint de Dieu, à force de larmes et de prière, de ne pas permettre qu'il sortît de sa chère solitude pour être exposé aux dangers des honneurs du monde.

Il devint aussitôt semblable à un lépreux.

Quand les ambassadeurs furent arrivés près de lui, ils ne purent voir sans horreur ce visage défiguré, et ils n'eurent plus aucun désir de le faire monter sur le trône de ses pères. Il se trouve tout aussi subitement guéri dès que les ambassadeurs se sont enfuis épouvantés.

Fiacre mourut dans son Ermitage ; il opéra de grands miracles après sa mort.




Photographie d'une statue de Saint-Fiacre à Metz-Sablon (Moselle).



Saint Fiacre, sculpture en pierre du XVe siècle, provenant de l'église de Sacy (Yonne), Abbaye Saint-Germain d'Auxerre, Auxerre, Yonne, Bourgogne, France.


Représentations :

Saint Fiacre est le patron des jardiniers, il est représenté armé d'une bêche.

Il a été aussi le patron des cochers de Fiacre : l'entrepreneurs des coches à cinq sols de l'heure habitait l'hôtel Saint-Fiacre, rue Saint-Antoine à Paris, et avait pour enseigne une image de Saint Fiacre.

Saint Fiacre est vêtu en paysan ou en ermite, avec une bêche. Il tient d'une main le livre ouvert des Évangiles, et de l'autre une bêche (statue en pierre, XVIe siècle, église Notre-Dame de Verneuil-sur-Avre, Eure).


Un vitrail (église Saint-Maclou à Troyes, XVIe siècle) montre Fiacre reçu par l'Évêque Saint Faron à Meaux, puis bêchant la terre.




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 31 Aoû 2017 - 7:30

Jeudi 31 Août 2017

Fête de Saint Raymond Nonnat, Cardinal, Religieux de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci (1201-1240).


Raymond Nonnat a été Canonisé par le Pape Alexandre VII en 1657.

Sa Fête a été fixée au 31 Août.



Saint Raymond Nonnat (+1240)

Fils d’un seigneur de la Catalogne (France), il voit le jour dans des circonstances tragiques puisque sa mère décède alors qu’elle est enceinte de sept mois et que l’enfant qu’on en extirpe est bien vivant (de là vient son surnom : "non né", "Nonnat").

Convaincu qu’il s’agit d’un signe du Ciel, son père le fait aussitôt Baptiser puis instruire avant de l’associer à ses affaires.
Pour ne pas déplaire à son père, Raymond se soumet, en dépit de son désir d’entrer en religion.


Il profite de sa situation pour se mêler aux bergers et aux ouvriers, avec qui il passe son temps en Prière.

Puis, ayant enfin obtenu le consentement de son père, il entre comme novice chez les Mercédaires de Barcelone.

Dès lors, il se consacre au rachat des prisonniers captifs des barbares en Afrique du Nord et lorsque les moyens lui manquent, il s’offre lui-même en otage à leur place.

Quelques années plus tard, il est nommé Cardinal par le Pape Grégoire IX. Convoqué à Rome par ce dernier, il ne réussit malheureusement pas à s’y rendre puisqu’il décède d’une forte fièvre en cours de route.

St Raymond Nonnat est le patron des gynécologues- obstétriciens et le protecteur des femmes enceintes et des nouveau-nés.

Il est invoqué pour guérir la fièvre.





[b]Prêtre de l'Ordre de la Merci (✝ 1240)

Religieux de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci, il se livra lui-même en otage pour obtenir la libération d'un prisonnier à Tunis.


Il se consacra à l'évangélisation de ses compagnons d'infortune.

Pour cette raison ses geôliers lui mirent aux lèvres un cadenas qu'on n'ouvrait que pour les repas.

Il fut libéré grâce à une rançon, et revint à Rome comme procureur de son Ordre.


Il rencontra saint Louis, envoyé par le Pape pour décider le roi de France à partir en croisade.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1735/Saint-Louis.html

Quelques mois avant sa mort, il fut nommé Cardinal et mourut à Barcelone.


Son nom n'est pas celui de sa famille car sa mère est morte à sa naissance et il a dû être mis au monde par césarienne (nonnatus='non né').

À Cardona près de Barcelone, vers 1240, Saint Raymond Nonnat, qui fut un des premiers compagnons de Saint Pierre Nolasque http://nominis.cef.fr/contenus/saint/522/Saint-Pierre-Nolasque.htmldans l’Ordre de Notre-Dame de la Merci et souffrit beaucoup, rapporte-t-on, au Nom du Christ pour le rachat des captifs.






Saint Raymond Nonnat perdit sa mère dès sa naissance.

Dès l'usage de la raison, se voyant sans mère ici-bas, il se choisit Marie pour Mère.

La Sainte Vierge et son dévot serviteur rivalisaient de dévouement l'un pour l'autre. Partout le pieux enfant saluait l'image de sa Mère Céleste, il trouvait chaque jour mille moyens de l'honorer.

Le démon lui étant apparu un jour sous la forme d'un berger, pour le tenter, Raymond le reconnut, appela Marie à son aide, et le tentateur disparut avec un cri horrible.

Son père, ayant entendu dire que la dévotion de son fils lui faisait négliger la garde de son troupeau, vint un jour l'épier et fut ravi d'admiration de voir un beau jeune homme éclatant de lumière garder le troupeau pendant que Raymond se livrait à la prière dans une chapelle voisine, aux pieds de l'image de la Vierge.

Raymond était arrivé à l'âge de fixer son avenir. Marie calma ses inquiétudes en lui révélant qu'il devait aller à Barcelone et se faire recevoir dans l'Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci pour la rédemption des captifs.

Après un noviciat plein de ferveur, il fut envoyé en Afrique, où, n'ayant pas assez d'argent pour racheter tous les prisonniers, il se donna lui-même en otage, afin de les mettre tous en liberté, et ne fut délivré que quand le surplus du payement fut arrivé.

Il souffrit avec joie tous les outrages de la captivité en union avec le Rédempteur des âmes outragé pour les péchés du monde.

Un jour, il faillit être empalé pour avoir instruit et converti plusieurs infidèles ; mais le supplice fut changé en coups de bâton.

La bouche cadenassée, il chantait encore les louanges Divines, ce qui fut attribué à des enchantements et donna lieu à une persécution nouvelle.

Après sa délivrance, qui fut moins pour lui un sujet de joie qu'un sujet de tristesse, il fut élevé au cardinalat ; mais, rentré dans son Couvent, il y mena la même vie simple qu'auparavant, et ne consentit à changer ni d'habit, ni de logement, ni de genre de vie.

Un jour très froid d'hiver, il avait donné son chapeau à un pauvre vieillard mendiant ; la nuit suivante, la Sainte Vierge vint, accompagnée de plusieurs Saints, déposer une couronne sur sa tête.

Près de mourir, il reçut la Communion des mains de Jésus-Christ.





http://missel.free.fr/Sanctoral/08/31.php


https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Nonnat


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 1 Sep 2017 - 6:40

Vendredi  1er Septembre 2017

Fête de Sainte Thérèse-Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus (née Anna Maria Redi), vierge, Religieuse Carmélite italienne (1747-1770).


Sainte Thérèse-Marguerite Redi

Religieuse Carmélite (✝ 1770)

Anne-Marie Redi devint Religieuse Carmélite en 1765, au Couvent de Sainte-Thérèse à Florence.


En cinq années de pénitence et de prière, elle donna sa vie à Dieu, elle avait 23 ans.

Elle a été Canonisée en 1934.

"Native d'Arezzo, ville très ancienne de Toscane, Thérèse-Marguerite Redi entra au Carmel de Florence à l'âge de 17 ans.


Elle y vécut une expérience Contemplative exceptionnelle et comprit que sa vocation était de mener une vie cachée dans l'Amour et le don de soi.

Elle eut aussi maintes occasions de pratiquer une héroïque Charité au cours de ses six années de vie au Carmel.


Sa mémoire liturgique dans l'Ordre du Carmel est le 1er Septembre"!

Au 7 Mars au martyrologe romain: À Florence en Toscane, l’an 1770, Sainte Thérèse-Marguerite Redi, vierge, qui entra dans l’Ordre des Carmélites déchaussées et marcha sur la voie ardue de la perfection, ravie par une mort prématurée.


Martyrologe romain.






Commémorée le 07 Mars (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le Ier Septembre par l’Ordre Carmélitain.

Teresa Margherita del Sacro Cuore, dans le siècle Anna Maria Redi, deuxième des treize enfants de Ignazio et Camilla Ballati, naît à Arezzo en Toscane (I), le 15 Juillet 1747.

Dès son jeune âge, elle est habitée par une profonde piété et elle manifeste un grand désir d’entendre parler de Dieu.

On peut même la qualifier de « petite contemplative » quand à l’âge de 6 ans, elle pose la question :

« Dites-moi, qui est ce Dieu? » à qui peut lui répondre!

Son penchant au recueillement et à la prière s’accentue au cours des années vécues au pensionnat des Bénédictines de Florence.


Durant ses jeux d’enfant (car elle demeure une enfant enjouée, espiègle et normale), elle passe cette réflexion tout imprégnée de Celui qui l’habite :

« Pendant que nous nous amusons, Jésus pense à nous! »

C’est aussi durant cette période chez les Bénédictines que sa Vie Eucharistique et Mariale, de même que sa dévotion au Sacré-Cœur s’épanouiront malgré le contexte janséniste de l’époque.

A son retour dans le cercle familial, elle attend une année avant de révéler son désir de Vie Religieuse au Carmel.

Cette vocation, elle l’a découverte durant les derniers mois de ses études chez les Sœurs Bénédictines.

Son directeur spirituel et son confident, son pieux père Ignazio, ne s’oppose pas à la vocation de sa fille bien qu’il en ait le cœur brisé.

Anne Marie entre donc au Carmel de Florence, le 1er Septembre 1764. Elle prend l’habit le 11 Mars 1765 et devient Sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus.

Elle reçoit comme maîtresse de novices une Carmélite digne de former les « anciens Pères du désert ».


Mais jamais Thérèse Marguerite ne manifestera de mouvements d’impatience, de susceptibilité ou d’amertume.


A l’âge de 23 ans, deux péritonites viennent écourter sa vie sur Terre. Elle meurt le 7 Mars 1770.

Teresa Margherita del Sacro Cuore a été Béatifiée, par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939), le 9 Juin 1929 et Canonisée le 13 Mars 1934.

Qu’a donc fait Sœur Thérèse Marguerite Redi pour que l’Église reconnaisse sa sainteté quelques 150 ans plus tard ?


Le fondement de sa Vie Religieuse repose sur sa Foi profonde et vivante; et cette Foi vivante provient de ce qu’elle demeure constamment en présence du Seigneur.

Son leitmotiv « Dieu est Amour » est le résumé de toute sa vie. Rendre à Dieu Amour pour Amour, mais cachée dans le Cœur du Christ.


La pensée de ce que Le Seigneur a souffert, éveille en elle le « désir de souffrir aussi un peu pour Lui ».


Aucune épreuve ne lui semble trop pénible à cause de l’Amour qui l’habite.

Mais cet Amour pour Dieu passe aussi par l’amour bien concret de chacune de ses Sœurs. Après sa profession, elle reçoit le travail d’infirmière dans la Communauté.


Elle prodigue les soins avec patience et sans mouvement d’humeur. Au travers de ce quotidien, aucune de ses Sœurs ne soupçonne le feu d’Amour qui la brûle et commence à la consumer de plus en plus en vue du grand passage!

Le témoignage de son directeur spirituel, le Père Ildephonse de St-Aloysius Gonzaga, au procès canonique, nous permet de pénétrer le silence de la vie cachée de Sainte Thérèse Marguerite et de retrouver son itinéraire spirituel.


Elle a été conduite sur le véritable chemin Thérésien d’une Contemplation assidue de la sainte humanité de Jésus, Verbe incarné.

En fait, sa dévotion au Sacré-Cœur explique tous les aspects de sa spiritualité et de sa Vie Religieuse.

Elle considère le Sacré-Cœur comme le « centre de l’Amour » par lequel la Parole de Dieu, dès le sein du Père, nous a aimés de toute éternité, et avec lequel il a tant mérité pour nous.

Elle fait l’expérience, par le Sacré Cœur de Jésus, de « l’Habitation Divine », comme le dit Saint Paul

« vous êtes le Temple de Dieu ».

Et sa grande épreuve intérieure sera d’aimer cet Amour mais de ne plus le sentir; ce sera d’aimer sans croire qu’elle aime!

Une grande grâce Contemplative, reçue le Dimanche après la Pentecôte de 1767, lui fait expérimenter en toute vérité, dans son être de chair ce « Dieu est Amour » et il deviendra la source de sa Vie et de sa sainteté.

C’est ce feu de l’Amour qui consume par la suite la vie toute simple et cachée de Sœur Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur.

Sa vie humaine et spirituelle est brûlée par cette Charité vécue à « l’extrême ».

Thérèse Marguerite avait une santé forte et solide. Mais le 7 Mars 1770, quelques douleurs mal diagnostiquées la conduisent à la mort après 18 heures de souffrances affreuses.


Il s'agit en fait d'un début de gangrène https://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_Maria_Redi

Elle meurt à 23 ans après 6 ans de vie au Carmel.

Durant sa courte maladie, à travers une douleur intolérable, elle trouve encore la patience et la charité de conseiller une Sœur sur les soins à donner à des Sœurs malades.

Après 18 heures de souffrances affreuses, elle meurt d'une gangrène généralisée ce même 07 Mars 1770 à l'âge de 23 ans.

Malgré ses terribles souffrances, elle meurt paisiblement, le regard fixé sur son crucifix qu’elle tient en ses mains et qu’elle baise avec Amour.

Le corps de la jeune Carmélite défunte était déjà très altéré et enflé après sa mort, à un point tel qu’on songeait à ne pas exposer sa dépouille à la grille du parloir comme c’était la coutume.

Mais dès qu’on commença à la transporter un changement étonnant se produisit.

La couleur bleuâtre de son visage et de son cou fit place à une délicate pâleur, le visage prit un éclat rosé, le corps devint mince et souple.

La défunte semblait d’une beauté rayonnante plus qu’elle ne l’avait été de son vivant.

On retarda l’inhumation de 15 jours et le corps demeura dans le même état en répandant un parfum agréable.

Son corps est demeuré intact jusqu’à nos jours.

Il repose maintenant dans une châsse en verre au Monastère de Florence.

Il s'agit d'un des nombreux cas d'incorruptibilité.https://fr.wikipedia.org/wiki/Incorruptibilit%C3%A9_%28religion%29

La fonction de Thérèse Marguerite Redi dans l’histoire de la spiritualité ne consiste pas à être « un maître » mais « un témoin ».


Elle a témoigné par sa vie au Carmel, que lorsque cette vie est vécue sans compromis, dans son expression ascétique et Contemplative la plus pure, cette vie est capable de conduire l’âme à l’union la plus intime avec Dieu.


Le Sacré-Cœur de Jésus, où elle a su se cacher pour aimer, est la demeure où elle nous invite.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Anna_Maria_Redi


Thérèse-Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus


Spiritualité

Son directeur spirituel, le Père Ildephonse de St-Aloysius Gonzaga, lors de son procès canonique expliquera son itinéraire spirituel : elle a suivi le chemin thérésien https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9r%C3%A8se_d%27Avilad’une Contemplation assidue de la sainte humanité de Jésus, Verbe incarné.

Sa dévotion au Sacré-Cœur explique tous les aspects de sa spiritualité et de sa Vie Religieuse.

Dans l'Ordre du Carmel,https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_du_Carmel Thérèse Marguerite Redi n'est pas considérée comme « un maître spirituel » mais comme « un témoin ».

Elle a témoigné par sa vie au Carmel, dans son expression ascétique et Contemplative la plus pure, que notre vie est capable de conduire l’âme à l’union la plus intime avec Dieu.

Le Sacré-Cœur de Jésus, où elle a su se cacher pour aimer, est la demeure où elle nous invite.

Le Père Ildephonse témoignera aussi que la Sainte a eu une grande grâce Contemplative un Dimanche après la Pentecôte de 1767 qui l'a éclairée sur la compréhension de l'Amour de Dieu et de la Trinité, éclairage qu'elle a pu partager avec le Père, et par la même l'instruire.


Citation de Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus :



« cet Amour (dont Dieu nous aime) est l'Amour même dont Dieu s'aime Lui-même de toute éternité, c'est L'Esprit de Dieu, qui est sa Vie et son Souffle, qui est L'Esprit Saint.


En outre, quand il est dit que celui qui est dans la Charité est en Dieu et Dieu en lui, cela signifie qu'il vit de la Vie de Dieu, et Dieu, d'une certaine manière, la vie de sa Vie ».




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 2 Sep 2017 - 6:54



Samedi 2 Septembre 2017

Fête de Sainte Ingrid de Skänninge, Princesse suédoise, veuve, Fondatrice et Prieure d’un Monastère Dominicain (1282).


Ingrid de Skanninge

Sainte Ingrid de Skanninge (+ 1282) est une Religieuse Dominicaine. Elle était la petite fille du roi Knut de Suède et la grand-tante de Sainte Brigitte de Suède.http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/brigitte/index.htm


Devenue veuve, elle accomplit un pèlerinage en Terre Sainte, au retour passa par Rome et obtint l'autorisation du Pape de fonder en Suède un Couvent de Religieuses cloîtrée.

De retour dans son pays, elle prépare une Fondation grâce aux moyens financiers que son frère, Jean Olovson, chevalier teutonique, met à sa disposition.

En 1281, le Couvent des Dominicaines de Skanninge est fondé. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sk%C3%A4nninge

Elle meurt l'année suivante et elle est Canonisée.

Elle est fêtée le 9 Octobre en Suède




Ingrid, de la famille seigneuriale des Elofsdotter de Skänninge en Suède, naît vers 1220 dans la province d' Östergötland (Götland oriental).


De noble famille (elle était petite-fille du roi Knut de Suède), Ingrid reçut une éducation princière, hautement Chrétienne.

Lorsque très jeune encore, ses parents lui firent faire un riche mariage mais toute cette splendeur ne l’éblouit pas ; elle continua de vivre dans le monde sans être du monde.

Restée veuve très vite, elle édifia sur ses terres de Skänninge, avec l’aide de généreux bienfaiteurs (notamment son frère Jean Elofson, chevalier teutonique), le premier Monastère Dominicain de Suède.

Elle entreprit, avec d’autres demoiselles, un pèlerinage à Jérusalem, Rome et St Jacques de Compostelle.


Revenue dans sa patrie, un unique désir la dominait : se consacrer pour toujours à une vie de prière et de pénitence.


Le démon chercha à ternir sa renommée, allant même jusqu’à attenter contre sa vie, mais cela ne servit à rien, car la pèlerine fut accueillie avec beaucoup de vénération et de bienveillance lors de son retour.

Elle put enfin accomplir son plus ardent désir : elle entra au Monastère et prononça ses vœux le 15 Août 1281 en présence du roi Magnus Ladulas, avec l'aide et le soutien de Pietro de Dacia, provincial de l'Ordre des Frères Prêcheurs, et l'autorisation de l'Évêque de Linköping

Elle fut Prieure jusqu’à sa mort, survenue le 2 Septembre 1282, entourée d'une réputation de grandes vertus chrétiennes.

La renommée de sa sainteté et l’accomplissement de prodiges ont vite contribué à son culte parmi les peuples voisins.

Elle fut Béatifiée en 1499.

Ne parvenant pas à une Canonisation formelle, l’église locale procéda néanmoins, le 29 Juillet 1507, à la translation solennelle des reliques, avec l’autorisation du Pape, en présence du roi et d’une immense foule, ainsi que tous les Évêques de Suède, et bien entendu tous les Dominicains de la région.


Jusqu’à la Renaissance, son culte fut très important en Suède. On la représente en Dominicaine avec la Croix.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 3 Sep 2017 - 8:52

Dimanche  03 Septembre 2017

Fête de Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur de l'Église (540-604).


Saint Grégoire le Grand

Pape (64 ème) de 590 à 604 - Docteur de l'Église (✝ 604)

Grégoire était un haut fonctionnaire romain, préfet de la Ville de Rome.

A 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un Monastère qu'il a fondé quelques années auparavant.


Il ne veut plus que prier et obéir. Un homme de sa valeur morale et inÉtellectuelle est trop utile à l'Église, surtout en cette période troublée par les invasions, c'est pourquoi le pape l'ordonne diacre et, puisqu'il connaît le grec, il l'envoie à Constantinople comme apocrisiaire (ambassadeur permanent).

A son retour, il reprend la vie Monastique. Pas pour longtemps. En 590, le Pape étant mort de la peste, on choisit Grégoire pour lui succéder; malgré ses protestations. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables.

En même temps, il réorganise l'Église romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre et de Paul.

Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l'ordre Bénédictin, envoie des Missionnaires en Angleterre.

Devant l'affaiblissement de l'empire d'Orient, il prend en main la défense de l'empire contre les Lombards, puis il décide de faire la paix avec eux, s'attirant l'hostilité de l'empereur.

"J'attends plus de la Miséricorde de Jésus, de qui vient la Justice, que de votre piété." écrit-il à l'empereur Maurice.

Le Pape se tourne alors résolument vers les royaumes barbares de l'Occident, rompant le lien entre Christianisme et Romanité.

Il se consacre simultanément à l'enseignement.

On lui doit de nombreuses œuvres spirituelles dont les "Dialogues", principale source sur la vie de saint Benoît.


Il mena toujours une vie austère. Il finit ses jours dans la souffrance, avec de fréquents accès de mélancolie.

Lors de l'audience du 4 juin 2008, Benoît XVI a repris sa catéchèse sur saint Grégoire le Grand pour évoquer l'œuvre de ce Docteur de l'Église, qui "ne s'est pas attaché à élaborer sa doctrine mais a suivi l'enseignement traditionnel de l'Église quant au chemin à suivre pour trouver Dieu".

Lecteur passionné de la Bible et auteur d'homélies sur l'Évangile, Grégoire estimait que "le Chrétien doit tirer de l'Écriture plus une nourriture quotidienne pour son âme que des connaissances théoriques...

Il insistait sur cette fonction de la Bible car ne s'y intéresser que pour un personnel désir de connaissance veut dire céder à la tentation de l'orgueil".

"L'humilité intellectuelle est la règle première pour qui tente de pénétrer le surnaturel à partir de l'Écriture.

Ceci, qui n'exclut toutefois pas d'étudier sérieusement, permet d'atteindre des résultats spirituels utiles...

Et puis, lorsqu'il s'agit de la Parole de Dieu, comprendre est inutile si cette compréhension ne porte pas à agir".

Dans son commentaire de Job, où il suit la tradition patristique, Grégoire "examine le texte à la lumière de son triple sens, littéraire, allégorique et moral...

L'idéal moral qu'il commente consiste toujours dans la réalisation d'une intégration harmonieuse entre parole et action, pensée et engagement, prière et service de son état...

Ce grand Pape -a ajouté Benoît XVI- trace également pour le vrai croyant un complet projet de vie, qui fut durant le Moyen-âge une sorte de somme de la morale chrétienne".

Son écrit le plus célèbre, la Règle pastorale, propose "un portrait de l'Évêque idéal, maître et guide de son troupeau...
Le pasteur est avant tout le prédicateur par excellence.

C'est pourquoi il doit être avant tout un exemple".

Puis le Saint-Père a souligné combien toute "action pastorale efficace doit bénéficier de la connaissance des destinataires et s'adapter à leur situation".

Grégoire insistait aussi "sur le devoir qu'a l'Évêque de reconnaître chaque jour sa misère afin que l'orgueil ne rende pas vaine l'œuvre accomplie aux yeux du grand Juge...

Tous ces précieux conseils -a-t-il ajouté- montrent la haute conception qu'avait ce Pape de la cure des âmes dans ce qu'il nommait l'Ars Artium, l'art des arts...

Le dessein théologique qu'il développa dans son œuvre, le passé, le présent et l'avenir sont relativisés.

Pour lui, ce qui compte avant tout est la séquence de l'histoire du salut qui se manifeste quelques soient les méandres du temps...

Pour lui, les guides des communautés Chrétiennes se doivent de lire les évènements à la Lumière de la Parole".

Enfin Benoît XVI a rappelé que parmi ses relations, Grégoire I avait favorisé celles avec les Patriarches d'Antioche et de Constantinople, "se préoccupant sans cesse d'en respecter les droits et évitant toute interférence risquant d'en limiter la légitime autonomie...

Si pour des raisons politiques il s'opposa au titre œcuménique du Patriarche de Constantinople...il fut surtout préoccupé...pour l'unité fraternelle de l'Église universelle.

Il était surtout profondément convaincu que l'humilité devait être la vertu première de tout Évêque mais aussi des patriarches".

Au fond de lui, a également noté le Saint-Père, "Grégoire resta un simple moine contraire aux titres, voulant pour lui seulement être le Servus Servorum Dei, le serviteur des serviteurs de Dieu...

Ému par l'extrême humilité de Dieu dans Le Christ qui se fit notre serviteur...il estimait que tout Évêque devait l'imiter".

Si le vœu de ce Pape resta de "vivre en moine en contact avec la Parole, il sut -a conclu Benoît XVI- se faire le serviteur de tous en un temps de tribulations.

Serviteur des serviteurs, il fut grand et nous enseigne encore ce qu'est la véritable grandeur".

A lire aussi sur le site des jeunes cathos: "Elu pape en 590, Grégoire le Grand se dévoue auprès des pestiférés et des misérables.http://www.jeunes-cathos.fr/questions-de-foi/vie-pour-le-christ/saint-gregoire-le-grand

En même temps, il réorganise l’Eglise romaine, fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l’ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre."

Mémoire de Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur de l’Église.

Après avoir commencé la vie Monastique, il fut chargé de mission à Constantinople et fut enfin élu en ce jour, en 590, au siège de Rome.

Serviteur des serviteurs de Dieu, il organisa les affaires temporelles et veilla aux intérêts de la Religion.

Il se montra vrai pasteur en dirigeant l’Église, en subvenant de toutes les manières aux besoins des pauvres, en favorisant la vie Monastique, en affermissant partout la Foi ou en la propageant, et il écrivit aussi, beaucoup et excellemment, sur la morale et la pastorale.

Il mourut le 12 mars 604.

Martyrologe romain


"Ce sont les vices de la chair et non pas la chair elle-même qu’il faut détruire.

En effet si la chair est parfois séductrice, elle peut également constituer une aide pour le Bien." Saint Grégoire - Morales 20







https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_Ier



Saint Grégoire écrivant sous l'inspiration de la colombe du Saint-Esprit (Registrum Gregorii, Xe siècle).https://fr.wikipedia.org/wiki/Registrum_Gregorii_de_Tr%C3%A8ves



Cité du Vatican, le 29 mai 2008  - (E.S.M.) - Grégoire le Grand, le Pape prédicateur, animé du désir d’améliorer la vie de l’Italie de l’époque, partisan du respect et de la bonne coexistence entre italiens, byzantins et lombards. Le Saint-Père Benoît XVI annonce qu’il parlera encore de ce Pape.


Benoît XVI consacre sa catéchèse à Grégoire le Grand

Grégoire le Grand, le Pape prédicateur, animé du désir d’améliorer la vie de l’Italie de l’époque, partisan du respect et de la bonne coexistence entre italiens, byzantins et lombards. Le Saint-Père Benoît XVI annonce qu’il parlera encore de ce Pape.

Le Pape Benoît XVI a donc consacré l'Audience Générale du Mercredi à ce « grand Pape et grand Docteur de l'Église qui mérite vraiment le titre de Grand », et qui fut « un homme plongé en Dieu », toujours « près proche des besoins des gens dans une époque désastreuse et désespérée, dans lequel il a su donner la paix et l’espérance à son peuple ».

En reconstruisant la biographie du Pape Grégoire, le Saint Père a a évoqué comment avant d'embrasser la vie ecclésiastique, il fut préfet de Rome gardant de cette expérience « un sens profond de l’ordre et de la discipline », « la diligence et le respect des lois ».


Texte intégral de la catéchèse du Saint-Père

Chers frères et sœurs,

Mercredi dernier j'ai parlé d'un Père de l'Eglise peu connu en Occident, Romanos le Mélode, je voudrais aujourd'hui présenter la figure de l'un des plus grands Pères dans l'histoire de l'Église, un des quatre docteurs de l'Occident, le Pape Saint Grégoire, qui fut Évêque de Rome entre 590 et 604, et auquel la tradition attribua le titre de Magnus/Grand.

Grégoire fut vraiment un grand Pape et un grand Docteur de l'Église! Il naquit à Rome vers 540, dans une riche famille patricienne de la gens Anicia, qui se distinguait non seulement par la noblesse de son sang, mais également par son attachement à la Foi Chrétienne et par les services rendus au Siège apostolique.


Deux Papes étaient issus de cette famille: Félix III (483-492), trisaïeul de Grégoire et Agapit (535-536). La maison dans laquelle Grégoire grandit s'élevait sur le Clivus Scauri, entourée par des édifices solennels qui témoignaient de la grandeur de la Rome antique et de la force spirituelle du christianisme.


Des sentiments Chrétiens élevés lui furent aussi inspirés par ses parents, Gordien et Silvia, tous deux vénérés comme des saints, et par deux tantes paternelles, Emiliana et Tarsilia, qui vécurent dans leur maison en tant que vierges consacrées sur un chemin partagé de prière et d'ascèse.

Grégoire entra très tôt dans la carrière administrative, que son père avait également suivie et, en 572, il en atteint le sommet, devenant préfet de la ville. Cette fonction, compliquée par la difficulté des temps, lui permit de se consacrer à large échelle à chaque type de problèmes administratifs, en en tirant des lumières pour ses futures tâches.

Il lui resta en particulier un profond sens de l'ordre et de la discipline: devenu Pape, il suggérera aux Évêques de prendre pour modèle dans la gestion des affaires ecclésiastiques la diligence et le respect des lois propres aux fonctionnaires civils.

Toutefois, cette vie ne devait pas le satisfaire car, peu après, il décida de quitter toute charge civile, pour se retirer dans sa maison et commencer une vie de Moine, transformant la maison de famille dans le Monastère Saint André au Celio.

De cette période de vie Monastique, vie de dialogue permanent avec Le Seigneur dans l'écoute de sa parole, il lui restera toujours la nostalgie, qui apparaît toujours à nouveau et toujours davantage dans ses homélies: face aux assauts des préoccupations pastorales, il la rappellera plusieurs fois dans ses écrits comme un temps heureux de recueillement en Dieu, de consécration à la Prière, d'immersion sereine dans l'étude. Il put ainsi acquérir cette profonde connaissance de l'Écriture Sainte et des Pères de l'Église dont il se servit ensuite dans ses œuvres.

Mais la retraite dans la clôture de Grégoire ne dura pas longtemps. La précieuse expérience mûrie dans l'administration civile à une époque chargée de graves problèmes, les relations entretenues dans cette charge avec les byzantins, l'estime universelle qu'il avait acquise, poussèrent le Pape Pélage à le nommer diacre et à l'envoyer à Constantinople comme son "apocrisaire", on dirait aujourd'hui "Nonce apostolique", pour permettre de surmonter les dernières séquelles de la controverse monophysite et, surtout, pour obtenir l'appui de l'empereur dans son effort pour contenir la poussée lombarde.

Son séjour à Constantinople, où avec un groupe de Moines il avait repris la vie Monastique, fut très important pour Grégoire, car il lui donna l'occasion d'acquérir une expérience directe du monde byzantin, ainsi que d'approcher la question des Lombards, qui aurait ensuite mis à rude épreuve son habileté et son énergie au cours années de son pontificat. Après quelques années, il fut rappelé à Rome par le Pape, qui le nomma son secrétaire.

Il s'agissait d'années difficiles: les pluies incessantes, le débordement des fleuves, la famine qui frappait de nombreuses zones d'Italie et Rome elle-même. A la fin, la peste éclata également, faisant de nombreuses victimes, parmi lesquelles le Pape Pélage II.

Le clergé, le peuple et le sénat furent unanime en choisissant précisément lui, Grégoire, pour être son Successeur sur le Siège de Pierre. Il chercha à résister, tentant également la fuite, mais il n'y eut rien à faire: à la fin il dut céder. C'était l'année 590.

Reconnaissant la volonté de Dieu dans ce qui était arrivé, le nouveau Pontife se mit immédiatement au travail avec zèle. Dès le début, il révéla une vision particulièrement clairvoyante de la réalité avec laquelle il devait se mesurer, une extraordinaire capacité de travail pour affronter les affaires ecclésiastiques et civiles, un équilibre constant dans les décisions, parfois courageuses, que sa charge lui imposait.

On possède une vaste documentation sur son gouvernement grâce au Registre de ses lettres (environ 800), dans lesquelles se reflète la confrontation quotidienne avec les problèmes complexes qui affluaient sur sa table.

Il s'agissait de questions qui provenaient des Évêques, des Abbés, des clercs, et également des autorités civiles de tout ordre et degré. Parmi les problèmes qui affligeaient l'Italie et Rome à cette époque, il y en avait un d'une importance particulière dans le domaine civil et ecclésial: la question lombarde.

Le Pape y consacra toutes les énergies possibles en vue d'une solution vraiment pacificatrice. A la différence de l'empereur byzantin qui partait du présupposé que les Lombards étaient seulement des individus grossiers et prédateurs à vaincre ou à exterminer, Saint Grégoire voyait ces personnes avec les yeux du bon pasteur, préoccupé de leur annoncer la parole du Salut, établissant avec eux des relations fraternelles en vue d'un avenir de paix fondé sur le respect réciproque et sur la coexistence sereine entre les italiens, les impériaux et les lombards.

Il se préoccupa de la conversion des jeunes peuples et de la nouvelle organisation civile de l'Europe: les Wisigoths d'Espagne, les Francs, les Saxons, les immigrés en Britannia et les Lombards furent les destinataires privilégiés de sa mission évangélisatrice. Nous avons célébré hier la mémoire liturgique de Saint Augustin de Canterbury, le chef d'un groupe de Moines chargés par Grégoire de se rendre en Britannia pour évangéliser l'Angleterre.

Pour obtenir une paix effective à Rome et en Italie, le Pape s'engagea à fond - c'était un véritable pacificateur -, entreprenant des négociations serrées avec le roi lombard Agilulf. Ces négociations conduisirent à une période de trêve qui dura environ trois ans (598-601), après lesquels il fut possible de stipuler, en 603, un armistice plus stable.

Ce résultat positif fut rendu possible également grâce aux contacts parallèles que, entre temps, le Pape entretenait avec la reine Théodelinde, qui était une princesse bavaroise et qui, à la différence des chefs des autres peuples germaniques, était Catholique, profondément Catholique.

On conserve une série de lettres du Pape Grégoire à cette reine, dans lesquelles il révèle son estime et son amitié pour elle. Théodelinde réussit peu à peu à guider le roi vers le catholicisme, préparant ainsi la voie à la paix.

Le Pape se soucia également de lui envoyer les reliques pour la Basilique Saint-Jean-Baptiste qu'elle fit ériger à Monza, et il ne manqua pas de lui faire parvenir ses vœux et des dons précieux à l'occasion de la naissance et du baptême de son fils Adaloald. L'histoire de cette reine constitue un beau témoignage à propos de l'importance des femmes dans l'histoire de l'Eglise.

Au fond, les objectifs auxquels Grégoire aspira constamment furent trois: contenir l'expansion des Lombards en Italie; soustraire la reine Théodelinde à l'influence des schismatiques et renforcer sa Foi Catholique; servir de médiateur entre les Lombards et les Byzantins en vue d'un accord pour garantir la paix dans la péninsule, en permettant dans le même temps d'accomplir une action évangélisatrice parmi les Lombards eux-mêmes.

Son orientation constante dans cette situation complexe fut donc double: promouvoir des ententes sur le plan diplomatique et politique, diffuser l'annonce de la vraie Foi parmi les populations.

A côté de son action purement spirituelle et pastorale, le Pape Grégoire fut également le protagoniste actif d'une activité sociale multiple. Avec les rentes de l'important patrimoine que le Siège romain possédait en Italie, en particulier en Sicile, il acheta et distribua du blé, il secourut ceux qui étaient dans le besoin, il aida les Prêtres, les Moines et les Moniales qui vivaient dans l'indigence, il paya les rançons des citoyens devenus prisonniers des Lombards, il conclut des armistices et des trêves.


En outre, il accomplit aussi bien à Rome que dans d'autres parties de l'Italie une oeuvre soignée de réorganisation administrative, en donnant des instructions précises afin que les biens de l'Eglise, utiles à sa subsistance et à son oeuvre évangélisatrice dans le monde, soient gérés avec une rectitude absolue et selon les règles de la Justice et de la Miséricorde. Il exigeait que les colons soient protégés des abus des concessionnaires des terres appartenant à l'Église et, en cas de fraude, qu'ils soient rapidement dédommagés, afin que le visage de l'Épouse du Christ ne soit pas défiguré par des profits malhonnêtes.

Cette intense activité fut accomplie par Grégoire malgré sa santé fragile, qui le poussait souvent à rester au lit pendant de longs jours. Les jeûnes pratiqués au cours des années de sa vie Monastique lui avaient procuré de sérieux problèmes digestifs.

En outre, sa voix était très faible, si bien qu'il était souvent obligé de confier au diacre la lecture de ses homélies, afin que les fidèles présents dans les Basiliques romaines puissent l'entendre. Il faisait cependant tout son possible pour célébrer les jours de Fête Missarum sollemnia, c'est-à-dire la Messe Solennelle, et il rencontrait alors personnellement le peuple de Dieu, qui lui était très attaché, car il voyait en lui la référence autorisée à laquelle puiser son assurance: ce n'est pas par hasard que lui fut très vite attribué le titre de consul Dei.

Malgré les conditions très difficiles dans lesquelles il dut œuvrer, il réussit à conquérir, grâce à sa sainteté de vie et à sa riche humanité, la confiance des fidèles, en obtenant pour son époque et pour l'avenir des résultats vraiment grandioses.

C'était un homme plongé en Dieu: le désir de Dieu était toujours vivant au fond de son âme et c'est précisément pour cela qu'il était toujours très proche de son prochain, des besoins des personnes de son époque.

A une époque désastreuse, et même désespérée, il sut établir la paix et donner l'espérance. Cet homme de Dieu nous montre où sont les véritables sources de la Paix, d'où vient la véritable Espérance et il devient ainsi un guide également pour nous aujourd'hui.






[Vitrail du chœur représentant le Pape Grégoire 1er le grand, église Saint-Pierre-ès-Liens, Négrondes, Dordogne, France.



Grégoire le Grand dictant la réforme liturgique sous l'inspiration de L'Esprit Saint - Gravure illustrant Histoire du pontificatat de Saint Grégoire le Grand Maimbourg, 1686 (exemplaire de la bibliothèque patrimoniale de Gray (France).



http://missel.free.fr/Sanctoral/09/03.php#lettre_eveques





Prière

Dieu qui prends soin de ton peuple et le gouverne avec Amour, écoute la Prière du Pape Saint Grégoire ; accorde Ton Esprit de sagesse aux hommes chargés de conduire l’Église : que les progrès de ton peuple saint fassent la Joie éternelle de ses pasteurs.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 4 Sep 2017 - 7:28

Lundi 04 Septembre 2017

Fête de Sainte Rosalie, vierge et Ermite (1130 – 1170).




http://pcarassussic.fond-ecran-image.com/blog-photo/les-circuits/circuit-en-sicile/palerme/

Santa Rosalia et le Monte Pellegrino


A 14 km au nord de Palerme, du haut de ses 606 mètres, le Monte Pellegrino domine toute la Conca d’Oro (le golfe de Palerme).


A son sommet, construit sur une grotte, s’élève le sanctuaire dédié à Santa Rosalia, la patronne de la capitale.


La légende rapporte qu’elle aurait vécu dans cette grotte. Rosalia, fille du duc de Sinibaldo, avait choisi d’y vivre en ermite dès l’âge de 14 ans.

Elle se nourrissait de végétaux et fruits sauvages environnants et buvait l’eau d’une source.

Elle y mourut en 1160. On dit que lors de la peste de 1624 qui sévit sur Palerme, elle apparut à un chasseur à qui elle précisa où se trouvaient ses restes.

Elle lui commanda de les faire descendre dans la capitale et d’organiser une grande procession en les transportant dans les rues de la ville.

Le chasseur gravit le Monte Pellegrino et retrouva les ossements à l’endroit qui lui avait été indique.

Une procession fut organisée et la peste cessa.







Après ce miracle, la Sainte fut déclarée patronne de Naples et un Sanctuaire a été construit sur les lieux de découverte des reliques.

Tous les ans du 14 au 15 Juillet la procession est organisée dans les rues de la capitale et le 14 Septembre la procession monte jusqu’au sommet du Monte Pellegrino.

Les reliques sont actuellement dans la Cathédrale.

Les gouttières en zinc qui garnissent la plafond de la grotte sont chargées de récupérer toute l’eau, considérée comme miraculeuse, à fin qu’aucune goutte ne soit perdue.









Sur un mur à l’entrée du Sanctuaire on peut voir un arbre généalogique. Celui-ci a pour objet de démontrer que la Sainte serait une descendante de Charlemagne.

Rosalia était la fille de Sinibaldo, seigneur de Quisquina et de Rosa parente de Roger II de Sicile, roi de Sicile et descendante de la famille de Charlemagne.





http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1799/Sainte-Rosalie.html







La grotte de Sainte Rosalie

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Thierry le Lun 4 Sep 2017 - 16:32

C'est également ce jour que l'Eglise fête Moïse.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 4 Sep 2017 - 19:26

Thierry a écrit:
C'est également ce jour que l'Eglise fête Moïse.




Bonsoir Thierry,

Allez pour te faire plaisir fêtons également Moïse, cela me fera du bien également de relire la vie de Moïse!

Mais enfin tu me fais faire des heures supps!!! Rigole  Coucou

Amitiés




Lundi 04 Septembre 2017
Fête de Saint Moïse, Ancien Testament, Législateur et Prophète de la Loi (XIIIème av J.C.).



Rome. Basilique Saint-Pierre-aux-Liens. https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Pierre-aux-Liens

Statue de Moïse par Michel-Ange.




Saint Moïse

Ancien Testament : Législateur et prophète de la Loi (✝ v. -1220 av JC.)

Celui qui a vu Dieu, quand il reçut de Dieu, présent au Buisson ardent, la révélation du Nom ineffable et la mission de libérer le peuple d'Israël opprimé par le Pharaon d'Égypte.

Comme s'il voyait l'invisible, il parlait face à face avec Dieu, comme on parle à un ami.

Médiateur de la Loi solennellement promulguée, lors de la Théophanie sur le mont Sinaï, il rendit témoignage au Christ médiateur de la nouvelle Alliance, lors de la Transfiguration sur le Mont Thabor.

Voir le livre de l'Exode.http://www.aelf.org/bible/Ex/1

Pour en savoir plus:


Iconographie: Moïse et le don de la Loi - les épisodes de la vie de Moïse... (diocèse de Rouen)http://rouen.catholique.fr/ (une petite recherche s'impose je n'ai pas trouvé le lien)


Comment Moïse sauve-t-il les Hébreux? (Eglise catholique en France)(idem rechercher la page)

Moïse - le fabuleux destin d’un homme exceptionnelhttp://www.alliancebiblique.fr/archives/moise?ref=moise

Le 1er Juin 2011, la catéchèse de l'audience générale a été consacrée à Moïse, médiateur entre Dieu et Israël, puisqu'il "se chargea de transmettre au peuple les paroles et commandements divins, le conduisant ensuite vers la liberté de la Terre Promise...et lui enseignant plus encore à prier".

Tandis que les israélites demandaient à Aaron de façonner un veau d'or, la fonction de médiateur de Moïse se manifesta car il attendait sur le mont Sinaï de recevoir les tables de la loi.

"Las d'avancer avec un Dieu invisible, alors que Moïse avait disparu, le peuple réclama la présence tangible du Seigneur, trouvant dans l'idole fabriquée par Aaron une divinité accessible, à la portée de l'homme.

C'est là une tentation constante dans l'histoire de la Foi que d'éluder le mystère divin en façonnant un dieu compréhensible, correspondant à ses propres schémas et projets".

Face à l'infidélité des israélites, Dieu fait part à Moïse de sa volonté de les détruire.

Et Moïse lui demande de ne pas le faire.


"Si Dieu avait fait périr son peuple, cela aurait pu être entendu comme une incapacité d'accomplir son propre dessein de Salut.

Seigneur bon et sauveur, garant de la Vie, de la Miséricorde et du Pardon, de la libération du péché et de la mort, Dieu ne pouvait agir ainsi...
Moïse a vu le Dieu du Salut et a été envoyé par lui comme médiateur en vue de la libération divine.

Dans sa prière, il s'est fait l'interprète d'une double inquiétude, le sort de son peuple et l'honneur dû au Seigneur...

Amour des frères et amour de Dieu, qui sont indissociables, se sont mêlés dans sa prière d'intercession.

Le médiateur Moïse est tendu entre ces deux amours qui, dans la prière, fusionnent dans un seul vœu du bien".

"L'intercesseur ne demande pas Pardon pour le péché des siens, n'avance pas de possibles excuses, n'en appelle pas à la clémence d'un Dieu libre et amour, qui ne cesse d'aller à la recherche de qui s'est éloigné...

Moïse lui demande de se montrer plus fort que le péché et la mort, provoquant par sa prière une révélation divine".

Les Pères de l’Église, a conclu Benoît XVI, "ont vu en Moïse, face à face avec Dieu au sommet du Sinaï, l'intercesseur de son peuple, une préfiguration du Christ qui, en haut de la Croix, était en présence de Dieu comme Fils et non plus seulement comme ami...


Cette intercession n'est pas une simple solidarité ou identification avec nous...

Elle nous apporte le Pardon qui nous transforme.


Nous devons méditer la réalité d'un Christ face à Dieu, qui prie pour l'homme et s'identifie à chacun de nous.


Du haut de la Croix, il ne nous remet pas de nouvelles tables de la loi mais lui même comme marque d'alliance"

Commémoraison de Saint Moïse, prophète, choisi par Dieu pour libérer son peuple opprimé en Égypte et le conduire vers la terre de la promesse.

C’est à lui aussi que Dieu se révéla sur le mont Sinaï en disant “Je suis celui qui suis”, et lui a donné sa loi, qui devait diriger la vie du peuple élu.

Il mourut, comblé de jours, au mont Nébo en terre de Moab, en face de la terre promise, au XIIe siècle avant Le Christ.

Martyrologe romain.






Saint Moïse
Prophète  de l’A.T.
(XIVe-XIIIe s. av. J.C.)



Début de la catéchèse du 1er Juin 2011 du Pape Benoît XVI

« En lisant l’Ancien Testament, une figure ressort parmi les autres: celle de Moïse, précisément comme homme de Prière.

Moïse, le grand prophète et « condottiere » du temps de l’Exode, a exercé sa fonction de médiateur entre Dieu et Israël en se faisant le messager, auprès du peuple, des paroles et des commandements divins, en le conduisant vers la liberté de la Terre promise, en enseignant aux Juifs à vivre dans l’obéissance et dans la confiance envers Dieu au cours de leur long séjour dans le désert, mais également, et je dirais surtout, en priant.

Il prie pour le pharaon lorsque Dieu, avec les plaies, tentait de convertir le cœur des Égyptiens (cf. Ex 8-10); il demande au Seigneur la guérison de sa sœur Marie frappée par la lèpre (cf. Nb 12, 9-13), il intercède pour le peuple qui s’était rebellé, effrayé par le compte-rendu des explorateurs (cf. Nb 14, 1-19), il prie quand le feu va dévorer le campement (cf. Nb 11, 1-2) et quand les serpents venimeux font un massacre (cf. Nb 21, 4-9); il s’adresse au Seigneur et réagit en protestant quand le poids de sa mission devient trop lourd (cf. Nb 11, 10-15); il voit Dieu et parle avec Lui «face à face, comme un homme parle à son ami» (cf. Ex 24, 9-17; 33, 7-23; 34, 1-10. 28-35). »





http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2011/documents/hf_ben-xvi_aud_20110601.html


Dans les anciens calendriers des Églises d’Orient et d’Occident, on rappelle aujourd’hui la mémoire de Moïse, ami du Seigneur et prophète. Voici comment le Siracide en fait la description:


« Il (le Seigneur) fit sortir de lui (la racine de Jacob) un homme de bien qui trouva grâce aux yeux de tous, aimé de Dieu et des hommes, Moïse dont la mémoire est en bénédiction.

Il lui donna une gloire égale à celle des anges et il le rendit grand par la crainte qu’il inspirait aux ennemis.

Par ses paroles, il précipita les prodiges, il le glorifia devant les rois, il lui donna des commandements pour son peuple et il lui montra quelque chose de sa gloire.

A cause de sa fidélité et de sa douceur il le consacra, il le choisit parmi tous les êtres de chair.

Il lui fit entendre sa voix et l’introduisit dans la nuée.

Il lui donna face à face les Commandements, la Loi de vie et d’intelligence pour enseigner à Jacob l’alliance et ses décrets à Israël » (Sir 45, 1-5).

Moïse, que la Torah appelle « ami du Seigneur » et « prophète », vécu probablement au XIII è siècle av. J.-C., et mourut au seuil de la terre promise.

La Torah s’achève sur le récit de sa mort :

« Moïse, serviteur du Seigneur, mourut sur le Mont Nébo, au pays de Moab, selon la déclaration du Seigneur » (Dt 34,5), et elle ajoute :

« Plus jamais en Israël ne s’est levé un prophète comme Moïse, lui que le Seigneur connaissait face à face, comme un homme parle avec son ami » (Dt 34,10).


Puisque avant de mourir Moïse avait annoncé à Israël : « c’est un prophète comme moi que le Seigneur ton Dieu te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères ; c’est lui que vous écouterez » (Dt 18,15), les chrétiens ont reconnu en Jésus le nouveau Moïse, le prophète qui a inauguré les derniers temps en donnant l’interprétation messianique et définitive de la Torah.





http://www.egypte-antique.com/page-egypte-ancienne-moise



Les dix Commandements.

Au Sinaï, Moïse reçoit les dix Commandements et engage Israël à suivre la Loi de l’Alliance, qui préconise la crainte et l’amour d’un Dieu unique invisible, omniscient et tout-puissant. Les dix Commandements :

Je suis l'Eternel ton Dieu qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte.

Tu n'auras pas d'autres dieux que moi. Tu ne te feras point d'idole.

Tu n'invoqueras point le nom de l'Éternel en vain.

Pendant six jours tu travailleras, mais le septième jour tu te reposeras.

Honore ton père et ta mère.

Tu ne tueras point.

Tu ne commettras pas d'adultère.

Tu ne voleras point.

Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

Tu ne convoiteras point ce qui appartient à ton prochain.

Moïse reçoit les Tables de la Loi (ci-dessus à droite).


La mort de Moïse.

Moïse meurt à proximité de la Terre promise, le pays de Canaan, après l'avoir aperçue au sommet du mont Nébo, en face de Jéricho, et après avoir désigné Josué comme successeur et remis les tables de la Loi aux anciens pour les enseigner au peuple, avec une lecture tous les sept ans pendant la Fête des Huttes.


Moïse dans le Christianisme.

Moïse est souvent mentionné dans le Nouveau Testament. Il apparaît pendant la Transfiguration du Christ en tant que représentant de la Loi (Évangile selon Saint Matthieu) et son rôle dans l’Ancien Testament est mentionné dans l'Épître aux Hébreux par comparaison à celui du Christ. Il est également cité dans l'Évangile selon Saint Jean.







http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept04bis.html




Après avoir reçu ces révélations Célestes au sein de la ténèbre plus lumineuse que la lumière sensible, Moïse descendit de la montagne avec la Loi gravée par Dieu sur deux plaques de pierre.

La lumière divine avait si profondément pénétré son coeur qu'elle débordait sur son corps, et son visage était si éclatant que le peuple, non-initié aux mystères de Dieu, ne pouvait supporter de le regarder en face.

C'est pourquoi Moïse dut le recouvrir d'un voile. Malgré tous ces signes et ces prodiges, les Juifs ne cessaient de pécher et de s'éloigner de Dieu par l'idolâtrie.

Moïse ne se lassait pas toutefois d'intercéder pour le peuple, et sa compassion était si grande, qu'il sembla lui aussi douter de l'assistance de Dieu lorsque l'eau vint à manquer à Mériba.

Sur l'ordre de Dieu, il frappa le rocher d'où sortit de l'eau vive; mais Dieu lui annonça qu'ils n'entreraient pas dans la Terre Promise ruisselante de lait et de miel, lui ainsi que tous les hommes de la génération qui était sortie d'Egypte et qui tant de fois avait douté des promesses divines.

En effet, lorsque MoÏse atteignit l'âge de 120 ans et que les Hébreux se préparaient à pénétrer dans la terre de Chanaan, il reçut de Dieu l'ordre de monter sur le mont Abarim et de voir de loin la terre de Palestine vers laquelle il avait mené après tant de tribulations les enfants d'Israël.

C'est là qu'il mourut et fut enterré, sans que personne ne connût jamais le lieu précis de sa sépulture.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 5 Sep 2017 - 7:22

Sainte Mère Teresa de Calcutta, Fondatrice des Missionnaires de la Charité (1910-1997).

Fête le 05 Septembre.


Ce n'est pas combien nous faisons, mais combien d'Amour nous mettons dans ce que nous faisons.

Sainte Mère Térésa de Calcutta (1910-1997)

Religieuse Missionnaire originaire de Yougoslavie, elle fut envoyée en Inde par sa Communauté, les Sœurs de Lorette.

Elle y enseigna de nombreuses années.

Mais, confrontée à la misère des indiens, elle fut appelée à une autre mission, vivant pauvre au milieu des pauvres, et surtout accompagnant les mourants abandonnés dans les rues de Calcutta.

En 1950 naît la Congrégation de Missionnaires de la Charité, rassemblant autour d'elle des femmes, et des hommes, partageant son appel.


De nombreuses petites Communautés essaimeront partout dans le monde, là où la misère est la plus profonde, pour y témoigner de l'Amour Miséricordieux de Dieu.





http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/09/04/mere-teresa-est-declaree-sainte-par-le-pape-francois_4992262_1653130.html

Mère Teresa est déclarée Sainte par le Pape François.


Son portrait géant trône sur la façade de la Basilique Saint-Pierre, à Rome, devant laquelle quelque 100 000 fidèles se sont réunis pour l’événement.

Mère Teresa de Calcutta, la Religieuse au sari blanc bordé de bleu devenue une icône mondiale, et controversée, de l’engagement en faveur des plus pauvres a été Canonisée par le Pape François, Dimanche 04 Septembre 2016, dix-neuf ans après sa mort.

« Nous déclarons la Bienheureuse Teresa de Calcutta Sainte et nous l’inscrivons parmi les Saints, en décrétant qu’elle soit vénérée en tant que telle par toute l’Église », a déclaré le Pape François, en prononçant la « formule de Canonisation » rituelle.

Prix Nobel de la paix en 1979, cette femme tenace et pragmatique, d’une immense tendresse envers les rejetés, s’était aussi faite l’avocate obstinée de la morale de l’Église, tout en souffrant dans sa Foi la majeure partie de sa vie.

« Rendons hommage à cette petite femme amoureuse de Dieu, humble messager de l’Évangile et infatigable bienfaitrice de l’humanité », avait lancé Jean-Paul II, lors de sa Béatification en 2003.


Deux miracles pour être Canonisée.

Ralenti sous Benoît XVI, le dossier de sa Canonisation avait été relancé sous François, qui voit dans Mère Teresa une incarnation de son idéal d’une « Église pauvre pour les pauvres ».

Même s’il a déclaré qu’il aurait eu « peur » si cette petite femme tenace, déterminée et empreinte d’absolu, avait été sa supérieure.

Une Canonisation constitue la déclaration officielle qu’une personne décédée est au Paradis.

Pour cela, le futur Saint doit avoir obtenu deux miracles, l’un pour la Béatification, l’autre pour la Canonisation, signes de sa proximité avec Dieu.

Dans le cas de Mère Teresa, il s’est agi de la guérison en 1998 d’une indienne qui souffrait d’un cancer, puis celle en 2008 d’un brésilien atteint de tumeurs au cerveau.

Même si pour les membres de sa Congrégation, elle était déjà Sainte depuis le jour de sa mort le 05 Septembre 1997.

Née en 1910 dans une famille albanaise à Skopje, alors dans l’empire ottoman et aujourd’hui en Macédoine, Gonxhe Agnes Bojaxhiu est entrée dans les Ordres à 18 ans, choisissant son nom de Religion en hommage à Thérèse de Lisieux, avant d’être envoyée à Calcutta pour enseigner.

En 1950, elle fonde les Missionnaires de la Charité, qui comptent aujourd’hui 5 000 Religieuses consacrant leur vie, dans une austérité radicale, « aux plus pauvres d’entre les pauvres » à travers le monde.

« Elle n’était pas une personne extraordinaire, elle était comme nous, mais elle était différente en cela qu’elle était en permanence en communion avec Dieu, quoi qu’elle fasse », explique une Sœur, Missionnaire de la Charité depuis cinquante ans.


« Une Sainte des ténèbres »

Cependant à mesure que sa notoriété augmentait, sa ferme opposition à la contraception et à l’avortement, ses méthodes rudimentaires ou ses sources de financement lui ont valu des critiques et parfois même des attaques acerbes.

Surtout, contrairement au Pape François, elle ne cherchait pas à s’attaquer aux racines de la pauvreté, regrette Mary Johnson, une Américaine qui a été également Missionnaire de la Charité pendant vingt ans.

« Elle avait le capital politique, la bonne volonté de tant de gens à travers le monde, l’oreille des présidents, l’argent…

Elle aurait pu user de son influence pour chercher des solutions plus durables », explique-t-elle.


Son objectif « n’était pas d’éliminer la pauvreté mais de sauver des âmes », répond une Sœur, Missionnaire de la Charité.

Et même si elle-même, comme l’ont révélé des écrits poignants publiés après sa mort, s’est sentie rejetée par Dieu pendant la majeure partie de sa vie, allant jusqu’à douter de son existence, Mère Teresa entendait bien continuer ce travail dans l’au-delà.


« Si jamais je deviens une Sainte, ce sera sûrement une des ténèbres.

Je serais en permanence absente du Paradis, afin d’aller allumer une torche pour ceux plongés dans les ténèbres sur Terre », écrivait-elle en 1959.




Sainte Teresa de Calcutta

Religieuse Fondatrice de la Congrégation des Missionnaires de la Charité (✝ 1997)

Mère Teresa de Calcutta (1910-1997), biographie - Béatification de Mère Teresa de Calcutta le 19 Octobre 2003.http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20031019_madre-teresa_fr.html

http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20031019_index_madre-teresa_fr.html

- Pape François: Mère Teresa, "une dispensatrice généreuse de Miséricorde" lors de la Canonisation.http://fr.radiovaticana.va/news/2016/09/04/pape_m%C3%A8re_teresa_une_dispensatrice_g%C3%A9n%C3%A9reuse_de_mis%C3%A9ricorde/1255742

- Mère Teresa canonisée le 4 septembre 2016.http://fr.radiovaticana.va/news/2016/03/15/m%C3%A8re_teresa_sera_canonis%C3%A9e_le_4_septembre_/1215461

- Décret de canonisation de Mère Teresa signé le 15 mars 2016.

http://fr.radiovaticana.va/news/2016/03/07/le_d%C3%A9cret_de_canonisation_de_m%C3%A8re_teresa_sign%C3%A9_le_15_mars/1213693



Site officiel de la Cause de Canonisation.http://motherteresa.org/


- 17 Décembre 2015, le Prix international de la bande dessinée chrétienne d'Angoulême pour 2016 est décerné à l’album: Mére Teresa de Calcutta, 'Au nom des pauvres parmi les pauvres' (illustration: couverture de l'album)

http://angouleme.catholique.fr/IMG/pdf/communique_de_presse_prix_bd_chretienne_2016-2.pdf
- 19 Décembre 2015, Mère Teresa, une femme 'toujours en présence de Dieu', le Père jésuite Louis Hincq a vécu en Inde de 1947 à 1981 et a eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois Mère Teresa, il livre ses souvenirs, et revient sur les actions de Mère Teresa dans le pays.http://fr.radiovaticana.va/news/2015/12/19/m%C3%A8re_teresa,_une_femme_%C2%AB_toujours_en_pr%C3%A9sence_de_dieu_%C2%BB/1195486

À Calcutta en Inde, l’an 1997, la Bienheureuse Thérèse (Agnès Gonhxa Bojashiu), vierge.

De l’Albanie, sa patrie, la Charité la poussa à étancher la soif du Christ en Croix dans ses frères les plus pauvres de l’Inde, et elle fonda une double Congrégation des Missionnaires de la Charité entièrement au service des malades et des abandonnés.

Martyrologe romain


"Ce n'est pas combien nous faisons, mais combien d'Amour nous mettons dans ce que nous faisons





« Par mon sang, je suis albanaise.

Par ma nationalité, indienne.

Par ma Foi, je suis une Religieuse Catholique.

Pour ce qui est de mon appel, j'appartiens au monde.

Pour ce qui est de mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus »

Petite de stature, avec une Foi solide comme le roc, Mère Teresa de Calcutta, se vit confier la mission de proclamer la soif infinie de l'Amour de Dieu pour l'humanité, en particulier pour les plus pauvres des pauvres.

« Dieu aime toujours le monde et Il nous envoie, vous et moi, pour être son Amour et sa Compassion auprès des pauvres. »

C'était une âme remplie de la Lumière du Christ, brûlante d'Amour pour Lui et consumée d'un seul désir : « apaiser sa Soif d'Amour et des âmes ».

Cette messagère lumineuse de l'Amour de Dieu est née le 26 août 1910 à Skopje, une ville située aux croisements de l'histoire des Balkans.

Cadette de Nikola et Drane Bojaxhiu, elle fut appelée Gonxha Agnès ; elle reçut sa première communion à l'âge de cinq ans et demi et fut confirmée en novembre 1916.

Le jour de sa première communion, elle fut remplie d'un grand Amour pour les âmes. La mort soudaine de son père quand elle avait environ huit ans, laissa la famille dans une condition financière difficile.

Drane éleva ses enfants avec amour et fermeté, influençant beaucoup le caractère et la vocation de sa fille.

La formation religieuse de Gonxha fut soutenue par la paroisse jésuite très active du Sacré Cœur dans laquelle elle était bien engagée.

À l'âge de dix-huit ans, poussée par le désir de devenir Missionnaire, Gonxha quitte sa maison en Septembre 1928 pour rentrer à l'Institut de la Vierge Marie, connu sous le nom de Sœurs de Lorette, en Irlande.

Là, elle reçut le nom de Sœur Mary.

En décembre, elle part pour l'Inde, et arrive à Calcutta le 6 Janvier 1929.

Après avoir fait ses premiers vœux en Mai 1931, Sœur Teresa fut envoyée à la Communauté de Loretto Entally à Calcutta et enseigna à l'école de filles, Sainte Marie.





Le 24 Mai 1937, Sœur Teresa fit ses vœux perpétuels devenant, comme elle disait, « l'épouse de Jésus » pour « toute l'éternité »

À partir de ce moment-là, elle fut appelée Mère Teresa. Elle continua à enseigner à Sainte Marie et en 1944 devint la directrice de l'école.

Les vingt années de Mère Teresa à Lorette furent remplies d'une joie profonde, elle était très pieuse, aimant profondément ses sœurs et ses élèves.

Remarquée pour sa charité, sa générosité et son courage, sa résistance au travail et douée d'un talent naturel pour l'organisation, elle vécut sa consécration à Jésus, au milieu de ses compagnes, avec joie et fidélité.

Le 10 Septembre 1946, en route pour sa retraite annuelle à Darjeeling, Mère Teresa reçut dans le train son « inspiration », son « appel dans l'appel ».

Ce jour-là, d'une manière qu'elle n'expliquera jamais, la soif de Jésus d'aimer et sa soif pour les âmes prit possession de son cœur et le désir de satisfaire cette soif devint la motivation de sa vie.

Au cours des semaines et des mois suivants, Jésus lui révéla, par des locutions intérieures et des visions, le désir de son cœur d'avoir « des victimes d'amour », qui « diffuseraient son amour sur les âmes. »

Il la suppliait « Viens, sois ma lumière ». « Je ne peux y aller seul. »

Il lui révéla sa douleur devant la négligence envers les pauvres, son chagrin d'être ignoré d'eux et son immense désir d'être aimé par eux.

Il demanda à Mère Teresa d'établir une communauté religieuse, les Missionnaires de la Charité, dédiée au service des plus pauvres d'entre les pauvres.

Presque deux ans d'épreuves et de discernement passèrent avant que Mère Teresa ne reçoive la permission de commencer.

Le 17 août 1948, elle se revêtit pour la première fois de son sari blanc, bordé de bleu et passa les portes de son Couvent bien-aimé de Lorette pour entrer dans le monde des pauvres.




Après un stage de courte durée chez les Sœurs de la Mission Médicale à Patna, Mère Teresa retourna à Calcutta et trouva un logement temporaire chez les Petites Sœurs des Pauvres.

Le 21 Décembre, elle alla pour la première fois dans les bidonvilles.

Elle visita quelques familles, lava les plaies de plusieurs enfants, prit soin d'un vieil homme malade allongé dans la rue et d'une femme tuberculeuse mourant de faim.

Elle commençait chaque journée en communion avec Jésus dans l'Eucharistie et puis elle sortait, le chapelet à la main, pour le trouver et le servir dans « les rejetés, les mal-aimés, les négligés. »

Après quelques mois, ses anciennes élèves la rejoignirent une par une.

Le 7 octobre 1950, la nouvelle Congrégation des Missionnaires de la Charité était officiellement établie dans l'Archidiocèse de Calcutta.

Au début des années 60, Mère Teresa commença à envoyer ses Sœurs dans d'autres régions de l'Inde.

L'approbation accordée par le Pape Paul VI en février 1965 l'encouragea à ouvrir une maison au Venezuela.

Ce fut bientôt suivi par des Fondations à Rome et en Tanzanie et finalement, sur tous les continents.

Commençant en 1980 et continuant à travers les années 90, Mère Teresa ouvrit des maisons dans presque tous les pays communistes, y compris l'ancienne Union soviétique, l'Albanie et Cuba.

Afin de mieux répondre aux besoins physiques aussi bien que spirituels des pauvres, Mère Teresa fonda Les Frères Missionnaires de la Charité en 1963, en 1976 la branche contemplative des Sœurs, en 1979 les Frères Contemplatifs, et en 1984 les Pères Missionnaires de la Charité.

Cependant son inspiration n'était pas limitée à ceux qui avaient une vocation religieuse. Elle forma les Coopérateurs de Mère Teresa et les Coopérateurs Malades et Souffrants, personnes de fois et nationalités différentes avec qui elle partageait son esprit de prière, de simplicité, de sacrifice et son apostolat pour les humbles travaux d'amour.

Cet esprit inspira plus tard les Laïques Missionnaires de la Charité

En réponse aux demandes de beaucoup de Prêtres, en 1981 Mère Teresa commença aussi le mouvement Corpus Christi pour les Prêtres, traçant un « petit chemin de sainteté » pour ceux qui désirent partager son charisme et son esprit.

Durant ces années de croissance rapide, le monde commença à tourner son regard vers Mère Teresa et le travail qu'elle avait commencé.

Elle reçut de nombreux prix pour honorer son travail, en commençant par le prix indien Padmashri en 1962 et le Prix Nobel de la Paix en 1979, alors que les médias, avec un intérêt grandissant, commençaient à suivre ses activités.

Elle reçut tout cela « pour la Gloire de Dieu et au nom des pauvres ».

L'ensemble de la vie et de l'œuvre de Mère Teresa témoignent de la joie d'aimer, de la grandeur et dignité de chaque être humain, de la valeur de chaque petite chose faite avec Foi et avec Amour, et, par-dessus tout, de l'amitié avec Dieu.

Mais il y avait un autre côté héroïque de cette grande femme qui fut révélé seulement après sa mort.

Cachée aux yeux de tous, cachée même à ses plus proches, sa vie intérieure fut marquée par l'expérience d'un sentiment profond, douloureux et constant d'être séparée de Dieu, même rejetée par Lui, accompagné d'un désir toujours croissant de son Amour.

Elle appela son expérience intérieure, « l'obscurité ». La « nuit douloureuse » de son âme qui débuta à peu près au moment où elle commençait son travail pour les pauvres et qui continua jusqu'à la fin de sa vie, conduisit Mère Teresa à une union toujours plus profonde avec Dieu.

À travers cette obscurité, elle participa mystiquement à la Soif de Jésus dans son désir d'Amour douloureux et ardent, et elle partagea la désolation intérieure des pauvres.





Durant les dernières années de sa vie, malgré des problèmes de santé de plus en plus sérieux, Mère Teresa continua à gouverner sa congrégation et à répondre aux besoins des pauvres et de l'Église.

En 1997, les Sœurs de Mère Teresa étaient au nombre d'environ 4000 et étaient établies dans 610 fondations réparties dans 123 pays du monde.

En Mars 1997, elle Bénit la nouvelle supérieure générale des Missionnaires de la Charité récemment élue et elle effectua encore un voyage à l'étranger.

Après avoir rencontré le Pape Jean Paul II pour la dernière fois, elle rentra à Calcutta et passa ses dernières semaines à recevoir des visiteurs et à enseigner ses Sœurs.

Le 5 Septembre fut le dernier jour de la vie terrestre de Mère Teresa.

Elle reçut du gouvernement de l'Inde les honneurs de funérailles officielles et son corps fut enterré dans la Maison Mère des Missionnaires de la Charité.

Sa tombe devint rapidement un lieu de pèlerinage et de Prière pour les gens de toutes fois, riches et pauvres.

Mère Teresa laissa le testament d'une Foi inébranlable, d'un espoir invincible et d'une Charité extraordinaire.

Sa réponse à la cause de Jésus, « Viens sois ma lumière », fit d'elle une Missionnaire de la Charité, une « mère pour les pauvres », un symbole de Compassion pour le monde et un témoignage vivant de la soif d'Amour de Dieu.

Moins de deux ans après sa mort, étant donné la réputation de sainteté largement répandue de Mère Teresa et au rapport des faveurs reçues, le Pape Jean Paul II permit l'ouverture de sa cause de Canonisation.

Le 20 Décembre 2002, il approuva les décrets de ses vertus héroïques et miracles et la Béatification eut lieu le 19 Octobre 2003.


« Rendons louange à cette petite femme qui aimait Dieu, humble messagère de l'Évangile et inlassable bienfaitrice de l'humanité. Nous honorons en elle l'une des personnalités les plus importantes de notre époque. Accueillons-en le message et suivons-en l'exemple. »

Vierge Marie, Reine de tous les saints,
aide-nous à être doux et humbles de cœur comme cette courageuse messagère de l'Amour.

Aide-nous à servir avec la joie et le sourire chaque personne que nous rencontrons.

Aide-nous à être des missionnaires du Christ, notre paix et notre espérance.

Amen !






http://www.pointscoeur.org/saints_patrons/teresa_de_calcuta/index.htm



La prière


Dans ses innombrables interviews, la Mère ne réclame à ses interlocuteurs ni biens ni argent mais il est frappant de constater avec quelle fréquence elle invite le monde à Prier.

L’esprit de Prière soutient toute l’œuvre des missionnaires de la charité : elles débutent leur journée par la Prière communautaire et la Messe.

En voyage ou en marchant, les sœurs égrènent sans relâche leur chapelet et concluent leur apostolat par une heure d’Adoration du Saint-Sacrement, non pour y trouver le repos mais pour être intensément présentes à Celui qui a pris sur Lui toute pauvreté.

Union aux hommes en Dieu – Selon Mère Teresa, la prière profonde et continue unifie notre vie, nous ramène sans cesse à Dieu et fait de nous des instruments de Sa Volonté.

Elle élargit le cœur, lève le voile qui obscurcit nos yeux pour que nous contemplions Le Christ en tous les visages qui nous sont offerts et portions sur le monde un regard aimant.

C’est en connaissant Jésus dans la Prière qu’on Le re-connaît dans les corps meurtris des mendiants.

Les Constitutions des Missionnaires de la Charité soulignent aussi que la Prière est un acte d’Amour universel qui relie les hommes entre eux et dans le Cœur de Dieu.

Pas de Prière sans silence afin que Dieu puisse s’entretenir avec les âmes.

Extérieur, le silence vient purifier nos yeux, notre bouche, nos oreilles, tous nos sens. Intérieur, il est l’apaisement du cœur et de l’esprit qui mène à l’oubli de soi, à l’apprentissage de la vérité et à l’union intime avec Dieu. Celui qui se recueille sait accueillir la présence divine en toute chose et en tout lieu.

Force pour la mission – Combien d’observateurs se demandent comment les sœurs peuvent veiller les mourants de longues heures et tenir bon au milieu de misères si épouvantables !

« Sans la force que nous recevons de la Prière, notre vie serait impossible. »

explique Mère Teresa. Mieux, c’est la Prière qui nourrit l’apostolat et le féconde : « Plus vous recevrez dans la Prière silencieuse, plus vous pourrez donner dans votre vie active » Le tête-à-tête amoureux avec Dieu se dilate ainsi au cœur du monde.

L’action devient contemplation.

La Prière fortifie la Foi – Elle est en elle-même acte de Foi.

On raconte souvent l’histoire d’un jeune étranger confessant tristement à Mère Teresa son incroyance.

Elle lui dit simplement : « Priez » et lui remit quelques méditations sur l’Évangile de Jean en lui recommandant de les parcourir chaque jour.

Il revint quelque temps plus tard et lui annonça : « Maintenant, je crois ».





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 6 Sep 2017 - 7:20

Mercredi 06 Septembre 2017

Fête du Bienheureux Bertrand de Garrigues, Prêtre, o.p. († 1230).


Le Bienheureux Bertrand de Garrigues a été l'un des premiers compagnons de saint Dominique. https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_de_Guzm%C3%A1n


Il a été dit de lui qu'il était « un véritable reflet de la Sainteté de son maître ».

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2115/Bienheureux-Bertrand-de-Garrigues.html

Bienheureux Bertrand de Garrigues

Compagnon de Saint Dominique (✝ v. 1230)http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1619.html

Originaire de cette localité dans le Gard, il fut l'un des premiers compagnons de saint Dominique, séduit par la sainteté et le projet de Saint Dominique de convertir les cathares par la prière et l'exemple d'une vie de pauvreté.

En 1216, le Père des Prêcheurs le désigna comme premier Prieur du Couvent de Toulouse, puis il l'envoya fonder à Paris un Couvent au cœur de l'Université qui était alors la première de l'Europe Chrétienne.

Il fonda plusieurs autres Couvents à Montpellier, à Avignon et ailleurs.

Après la mort de Saint Dominique, il veilla sur les Sœurs de Prouille, ces anciennes cathares converties dont la Prière soutenait la prédication des Frères.


Il mourut au cours d'une retraite qu'il prêchait à des Cisterciennes dans le Vaucluse où il s'était retiré.

"Originaire de Garrigue, diocèse de Nîmes, Bertrand fut l’un des tout premiers compagnons de Saint Dominique.

Placé par lui à la tête du Couvent de Saint Romain de Toulouse, puis envoyé à la Fondation du Couvent de Saint Jacques de Paris, il devint le premier Provincial de Provence en 1221.    

Il meurt après 1230 au Monastère des Cisterciennes de Bouchet dont l’église conserve la pierre tombale du Bienheureux.

Son souvenir y est toujours vivant." (Bienheureux Bertrand de Garrigue, prêtre - diocèse de Valence)http://catholique-valence.cef.fr/Bienheureux-Bertrand-de-Garrigue.html


Bertrand de Garrigues naquit près d'Uzès, au village dont il a pris le nom.

Il fut le disciple et le compagnon de Saint Dominique, Fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs.

Son éminente sainteté le rendit cher à Saint Dominique, qui l'employa à la conversion des Albigeois. On cite de lui beaucoup de miracles.

Nommé d'abord Prieur du premier Monastère de l'Ordre à Toulouse, il travaille puissamment à l'extension des Frères Prêcheurs et devient Provincial du midi de la France (Alpes Pyrénées) en 1221.


Il meurt en 1230 au Monastère des Cisterciennes du Bouchet dont l'église conserve la pierre tombale.

Commémoraison du Bienheureux Bertrand de Garrigues, Prêtre, un des premiers disciples de Saint Dominique, qui s’efforça de vivre selon l’exemple de son maître et mourut, vers 1230, en l’Abbaye Cistercienne de Bouchet, près d’Orange.

Martyrologe romain




Bienheureux Bertrand de Garrigues
Prieur Dominicain († 1230)

Bertrand naît à Garrigues (Gard).

Il entra dans l’Ordre en 1215 et fut en 1216 le premier Prieur du premier Couvent Dominicain : Saint-Romain de Toulouse.


Saint Dominique l’envoya à Paris en 1217, où il fonda avec le Frère Mannès le Couvent Saint-Jacques (aujourd'hui rue des Tanneries, dans le XIIIème) au cœur de l'Université qui était alors la première de l'Europe Chrétienne.

Il fonda plusieurs autres Couvents à Montpellier, à Avignon et ailleurs.

De retour à Toulouse en 1219, il fut nommé, en 1221, premier Provincial de Provence. Âme de grande pénitence et de singulière innocence, dans sa profonde humilité il ne cessait de pleurer abondamment sur ses péchés, au point que St Dominique, jugeant ces pleurs excessifs, lui demanda de se contenter de pleurer pour la conversion des pécheurs.

Jourdain de Saxe le décrit ainsi: « Compagnon de St Dominique dans les voyages, dans la sainteté et dans la ferveur ».


Beaucoup de ses attitudes reflétaient, jusque dans les traits extérieurs, le comportement de son maître Dominique qu’il s’était proposé d’imiter et qu’il avait suivi dans ses voyages.

Après la mort de St Dominique, il veilla sur les Sœurs de Prouille, ces anciennes cathares converties dont la prière soutenait la prédication des Frères.

Il meurt le 18 Avril 1230 au cours d'une retraite, qu'il prêchait aux Cisterciennes de Bouchet, près d’Orange.


Son tombeau y devint un lieu de pèlerinage.

Son corps, enlevé par les Frères Prêcheurs d’Orange en 1414, fut vénéré dans leur église jusqu’en 1561, date à laquelle il fut jeté au feu lors des guerres de religion.


Au 18ème siècle, sa statue, placée dans l'église, était encore vénérée par les fidèles qui en avaient fait un Saint.


Culte approuvé en 1881 par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 7 Sep 2017 - 7:22

Jeudi 07 Septembre 2017

Fête de la Bienheureuse Eugénie Picco, Religieuse des Petites Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie (1867-1921).



Bienheureuse Eugénie Picco

Religieuse des Petites Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie en Italie (✝ 1921)

Elle était Religieuse des Petites Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie, à Parme en Émilie en Italie.

Elle chercha à promouvoir la dignité des femmes et à pourvoir à la formation spirituelle et doctrinale des Religieuses.



"A Parme, elle s'occupa des personnes pauvres, répondant aux besoins des jeunes et des familles indigentes et assistant les victimes de la guerre qui, en cette période, ensanglantait l'Europe."
(Homélie du Pape Jean Paul II - site du Vatican)http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20011007_beatification.html

À Parme en Émilie, l’an 1921, la Bienheureuse Eugénie Picco, vierge, des Petites Filles des Saints Cœurs de Jésus et Marie, qui chercha à promouvoir la dignité des femmes et à pourvoir à la formation spirituelle et doctrinale des Religieuses.
Martyrologe romain



"Comme Jésus a choisi le pain, réalité si commune, ainsi ma vie doit être, commune... accessible à tous, et en même temps humble et cachée, comme l'est le pain"


Eugénie Picco


Bienheureuse Eugénie Picco
Vierge

Eugenia Picco naît à Crescenzago (Milan) le 8 Novembre 1867 de Joseph Picco e d'Adélaide Del Corno.

Le père est un musicien de valeur à ‘La Scala’ de Milan, mais aveugle.

La mère est une femme frivole, qui n'aime pas son mari, mais l'argent, le succès et les voyages.

Eugénie est souvent confiée aux grands-parents.

Elle ne rencontre ses parents que pendant les brèves haltes qu'ils se permettent entre les diverses tournées, jusqu'au jour que la mère rentre seule sans son mari, le donnant pour mort : Eugénie ne saura jamais plus rien de son père.

A partir de là, la mère oblige sa fille à habiter avec elle et son compagnon, avec lequel elle aura, par la suite, deux fils.

Eugénie grandit dans un milieu sans religion, moralement ruiné. Elle doit se ranger aux désirs mondains de sa mère qui la voudrait chanteuse à succès et subir le compagnon de sa mère qui la moleste et souvent l'ennuie.

« Périls et occasions à la maison et ailleurs », dira Eugénie en se souvenant de ces années tourmentées et de la force « instinctive » de prier, d'élever la pensée vers le haut, dans le silence de la Basilique austère de S. Ambroise de Milan, où elle se rend chaque jour pour invoquer Dieu, sans presque le connaître.

Un soir du mois de Mai 1886 Eugénie sent la vocation à la sainteté.

À partir de ce moment elle tendra, avec une joie et une fidélité jamais démenties, à la perfection.

À vingt ans Eugénie décide de chercher Jésus, la sainteté.

Elle entre dans la Famille Religieuse, encore de Fondation récente, des « Piccole Figlie » des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, en fuyant de la maison le 31 Août 1887.

Elle est aussitôt accueillie, comprise et aimée par son Fondateur, le Vénérable Agostino Chieppi.

Elle commence son noviciat le 26 Août 1888, le 10 Juin 1891 elle émet la première profession Religieuse entre les mains du Fondateur lui-même ; la profession perpétuelle suivra le 1er Juin 1894.

Simple et humble, fidèle et généreuse, sans réserve elle se consacre aux élèves du convict où elle enseigne la musique, le chant et le français; aux novices dont elle devient la mère et la Maîtresse; aux consœurs en servant comme archiviste, secrétaire générale et conseillère.

Au mois de Juin 1911 elle est élue Supérieure générale et restera en charge jusqu'à la mort.

Courageuse, elle fait vœu d'accomplir avec une perfection sereine et tranquille ses devoirs de Supérieure afin d'accomplir la volonté de Dieu.
Elle fut une animatrice sage et prudente de sa Congrégation.

Au cours de son gouvernement elle déploya une activité éclairée et prudente en vue d'organiser durablement son Institut en se donnant comme tâche de fixer les directives transmises par le Fondateur.

Pour tous elle est une mère, spécialement pour les pauvres, les petits, les marginaux qu'elle sert avec une charité généreuse et infatigable.

Les nécessités et les drames de ses frères au cours de la Grande Guerre 1915-1918 lui ouvrent encore davantage le cœur qui se fait accueillant à toute plainte, toute douleur, toute préoccupation sociale et personnelle.

Le soutien principal, l'appui vital de sa vie intérieure et de toute œuvre et de toute action apostolique est pour Sœur Eugénie l'Eucharistie, son grand Amour, centre de sa piété, nourriture, réconfort et joie de ses journées remplies de Prière et de fatigue.


Le Christ infuse en elle son zèle pour le Salut des âmes, son désir fervent de reconduire tous les hommes à la maison du Père.

La raison de son activité caritative incessante se trouve dans son ardent Amour du Christ.

De faible santé, avec un corps miné par la phtisie osseuse, ce qui en 1919 conduit à l'amputation de la jambe droite inférieure, Sœur Eugénie se rend disponible à accomplir le dessein du Père.


Elle est prête à toute immolation et se montre toujours l'amie souriante du Christ, des frères et du monde.

Ce dynamisme qui concentre tous ses désirs, toute la volonté en Dieu, cette résolution décidée de tendre à la perfection, traduite par une vie de mortification, de pureté, d'obéissance, d'héroïcité dans les œuvres de vertu, en vivant l'ordinaire le plus humble d'une manière extraordinaire, déterminent le climat dans lequel la vie de Sœur Eugénie Picco se déroule.

Elle accomplit sa Consécration totale à Dieu dans la maladie et dans la mort : le 7 Septembre 1921.


La réputation de sainteté se garde, et même augmentera après sa mort. Partout on entendra parler d'admiration et de vénération pour Sœur Eugénie. Elle est considérée par tous comme un exemple de vertu extraordinaire et comme un modèle de piété, de zèle, de prudence, d'esprit de sacrifice et de sagesse.

Le procès de Béatification fut commencé en Septembre 1945.

L'héroïcité des vertus fut reconnue le 18 Février 1989, le 20 Décembre 1999 fut publié le décret du miracle, attribué à son intercession, qui reconnaît la guérison miraculeuse de Camille Talubingi Kingombe du diocèse d'Uvira (ex-Zaire) survenue le 25 Août 1992.

Eugenia Picco a été Béatifiée à Rome le 07 Octobre 2001, par Saint Jean-Paul II (Homélie du Saint Père), avec six autres Serviteurs de Dieu :

Ignazio Maloyan, Évêque et martyr; Nikolaus Gross, père de famille et martyr; Alfonso Maria Fusco, Prêtre; Tommaso Maria Fusco, Prêtre; Emilie Tavernier-Gamelin, Religieuse; Maria Euthymia Uffing, vierge.


http://www.vatican.va/news_services/liturgy/documents/ns_lit_doc_20011007_beat-picco_fr.html

Eugénie Picco

"Comme Jésus a choisi le pain, réalité si commune, ainsi m'a vie doit être, commune... accessible à tous, et en même temps humble et cachée, comme l'est le pain".

Ces paroles d'Eugénie Picco jaillissent d'une longue contemplation de Jésus, Pain de vie, rompu pour tous. Eugénie parvient à cette contemplation après un cheminement long et douloureux.

Elle naît à Crescenzago (Milan) le 8 novembre 1867 de Joseph Picco e d'Adélaide Del Corno. Le père est un musicien de valeur à «La Scala» de Milan, mais aveugle.

La mère est une femme frivole, qui n'aime pas son mari, mais l'argent, le succès et les voyages.

Eugénie est souvent confiée aux grands-parents.

Elle ne rencontre ses parents que pendant les brèves haltes qu'ils se permettent entre les diverses tournées, jusqu'au jour que la mère rentre seule sans son mari, le donnant pour mort.

Eugénie ne saura jamais plus rien de son père. A partir de là la mère oblige sa fille à habiter avec elle et son compagnon, duquel elle aura dans la suite deux fils.

Eugénie grandit dans un milieu sans religion, moralement ruiné.

Elle doit se ranger aux désirs mondains de sa mère qui la voudrait chanteuse à succès et subir le compagnon de sa mère qui la moleste et souvent l'ennuie.

«Périls et occasions à la maison et ailleurs», dira Eugénie en se souvenant de ces années tourmentées et de la force «instinctive» de prier, d'élever la pensée vers le haut, dans le silence de la basilique austère de S. Ambroise de Milan, où elle se rend chaque jour pour invoquer Dieu, sans presque le connaître.

Un soir du mois de mai 1886 Eugénie sent la vocation à la sainteté. À partir de ce moment elle tendra, avec une joie et une fidélité jamais démenties, à la perfection.



À vingt ans Eugénie décide de chercher Jésus, la sainteté. Elle entre dans la Famille religieuse, encore de fondation récente, des «Piccole Figlie» des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, en fuyant la maison le 31 août 1887.

Elle est aussitôt accueillie, comprise et aimée par son fondateur, le Vénérable Agostino Chieppi.

Elle commence son noviciat le 26 août 1888, le 10 juin 1891 elle émet la première profession religieuse entre les mains du fondateur lui-même.

La profession perpétuelle suivra le 1er juin 1894.

Simple et humble, fidèle et généreuse, sans réserve elle se consacre aux élèves du convict où elle enseigne la musique, le chant et le français; aux novices dont elle devient la mère et la maîtresse; aux consœurs en servant comme archiviste, secrétaire générale et conseillère.

Au mois de juin 1911 elle est élue Supérieure générale et restera en charge jusqu'à la mort.



Courageuse, elle fait vœu d'accomplir avec une perfection sereine et tranquille ses devoirs de Supérieure afin d'accomplir la volonté de Dieu.

Elle fut une animatrice sage et prudente de la Congrégation des «Piccole Figlie» des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie.

Au cours de son gouvernement elle déploya une activité éclairée et prudente en vue d'organiser durablement son Institut en se donnant comme tâche de fixer les directives transmises par le Fondateur.

Pour tous elle est une mère, spécialement pour les pauvres, les petits, les marginaux qu'elle sert avec une charité généreuse et infatigable.

Les nécessités et les drames de ses frères au cours de la Grande Guerre 1915-1918 lui ouvrent encore davantage le cœur qui se fait accueillant à toute plainte, toute douleur, toute préoccupation sociale et personnelle.

Le soutien principal, l'appui vital de sa vie intérieure et de toute œuvre et de toute action apostolique est pour Sœur Eugénie l'Eucharistie, son grand amour, centre de sa piété, nourriture, réconfort et joie de ses journées remplies de prière et de fatigue.

Le Christ infuse en elle son zèle pour le Salut des âmes, son désir fervent de reconduire tous les hommes à la maison du Père. La raison de son activité caritative incessante se trouve dans son ardent Amour du Christ.

De faible santé, avec un corps miné par la phtisie osseuse, ce qui en 1919 conduit à l'amputation de la jambe droite inférieure, Sœur Eugénie se rend disponible à accomplir le dessein du Père.

Elle est prête à toute immolation et se montre toujours l'amie souriante du Christ, des frères et du monde.

Ce dynamisme qui concentre tous ses désirs, toute la volonté en Dieu, cette résolution décidée de tendre à la perfection, traduite par une vie de mortification, de pureté, d'obéissance, d'héroïcité dans les œuvres de vertu, en vivant l'ordinaire le plus humble d'une manière extraordinaire, qui déterminent le climat dans lequel la vie de Sœur Eugénie Picco se déroule.



Elle accomplit sa consécration totale à Dieu dans la maladie et dans la mort. Sœur Eugénie meurt saintement le 7 septembre 1921.

La réputation de sainteté se garde, et même augmentera après sa mort. Partout on entendra parler d'admiration et de vénération pour Sœur Eugénie.

Elle est considérée par tous comme un exemple de vertu extraordinaire et comme un modèle de piété, de zèle, de prudence, d'esprit de sacrifice et de sagesse.

Le procès de Béatification fut commencé en septembre 1945. L'héroïcité des vertus fut reconnue le 18 février 1989, et le 20 décembre 1999 fut publié le décret de miracle, attribué à son intercession.

Il reconnaît la guérison miraculeuse de Camille Talubingi Kingombe du diocèse d'Uvira (ex-Zaire) survenue le 25 août 1992.

Le 7 Octobre 2001 Jean-Paul II la proclame «Bienheureuse».




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 8 Sep 2017 - 7:44

Fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie.

Le 08 Septembre.





LA PAIX DU SEIGNEUR SOIT AVEC VOUS, VOS FAMILLES ET VOS PROCHES

La Très Sainte Vierge Marie vient de naître…et par son « OUI » total, continuel, humble et Amoureux, tout au long de Sa vie…elle va permettre à Dieu de « prendre condition d’Homme » en s’incarnant, en la personne du Fils, en son sein.

La Très Sainte Vierge Marie vient de naître…et par son « OUI » total, continuel, humble et Amoureux, tout au long de Sa vie…elle va permettre l’Union des deux Cœurs de Jésus et de Marie (le sien) pour sauver L’Humanité en s’offrant en Sacrifice comme Victime pure, vierge et innocente pour La Rédemption de L’Homme (homme et femme)…après la chute d’Adam et Eve.

La Très Sainte Vierge Marie vient de naître…et par son « OUI » total, continuel, humble et Amoureux, tout au long de Sa vie…elle a accepté de devenir Notre Maman, de nous envelopper de Son Amour Maternel et de Sa Tendresse Maternelle…elle va nous permettre à nous personnellement d’être sauvé par Jésus…en étant devenue Notre Maman.

Elle nous prend dans ses bras maternels et nous conduit jusqu’à Jésus…ou plutôt, Elle conduit Jésus jusqu’à nous…en lui ayant dit à Son Cœur « ne les condamne pas, aussi gros soient leurs péchés et leurs offenses, ils sont Mes enfants et Je les Aime »…et ayant dit à notre cœur « faites tout ce qu’Il vous dira ».

Acceptons de laisser Marie, La Très Sainte Vierge Marie, naître en nous, dans notre cœur, dans notre âme…et Elle deviendra en nous « L’Arche pure et inviolée » dans laquelle se trouve Jésus.

Pour tous ceux qui ont peur de Jésus…qui est Notre Dieu…La Très Sainte Vierge Marie est celle qui est « créature de Dieu » et notre « très Sainte Maman » qui nous Aime d’un Amour Maternel infini…et qui prend Le Cœur de Jésus (Son Fils et Notre Dieu) et notre cœur (à nous, ses enfants) et les réunis…pour n’en faire qu’un !!!

Et comme Jésus, Notre Dieu, ne peut rien refuser à Sa Très Sainte Maman, La Très Sainte Vierge Marie…alors, comme aux noces de Cana, Jésus va transformer l’eau en vin…car… ils n’avaient plus de vin (comme à chaque fois que nous avons rangé Dieu…au placard… depuis des mois, voir des années !!!)…

Puis Jésus…transformera le vin…en Sang du Christ, Notre Rédempteur…pour que Son Sang envahisse notre âme, purifie notre âme, fasse fuir Satan de notre âme…et que Le Père (Dieu, Notre Père) ne voit plus en nous des être corrompus par notre péché…mais ne voit que Son Fils Jésus…car notre âme sera recouverte de Son Sang.

Voilà pourquoi, Jésus, nous a demandé de nous nourrir de Son Corps et de Son Sang…afin de pouvoir « hériter » du Royaume de Dieu.








Les évangélistes ne nous disent pas où est née Marie. On sait seulement qu'elle était parente d'Élisabeth qui habitait en Judée.

Il n'est donc pas impossible qu'elle soit elle-même originaire de Jérusalem comme le veut une antique tradition dont on trouve trace dans l'évangile apocryphe de Jacques, qui nous parle des parents de la Vierge, Joachim et Anne

Il existait également et très anciennement, à Jérusalem, une maison appelée "la Maison d'Anne."
Près de cette maison fut érigée une église dont la dédicace eut lieu un 8 septembre.

L'anniversaire de cette dédicace fut commémoré chaque année.

La fête s'étendit à Constantinople au Ve siècle puis en Occident.

Plus tard, on lui adjoignit la Fête de sa Conception, neuf mois auparavant d'où le 8 décembre.

La Nativité de Marie est une des grandes Fêtes de l'année liturgique Byzantine car elle inaugure l'économie du Salut et l'inscription du Verbe de Dieu dans l'histoire des hommes.

"Depuis le VIe siècle, on vénère à Jérusalem, près de la piscine de Bézatha, le lieu où serait née la Vierge Marie.

C’est dans la basilique de la Nativité de Marie, que saint Jean Damascène proclamait de fêter dans la joie ce jour qui a vu naître la Mère du Christ, elle qui est le 'commencement du salut'.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/215/Saint-Jean-Damascene.html

Elle est la patronne principale du diocèse de Tarbes et Lourdes.http://www.catholique65.fr/

Elle est actuellement sainte patronne de la Cathédrale de Tarbes, mais aussi à Ansost, Auriébat, Banios, Bénac, Bourisp, Houeydets, Lagarde, Lahitte-Bonnefont, Lutilhous, Montastruc, Oléac-Debat, Péré, Pinas, Ségalas et Villenave-près-Marsac." (diocèse de Tarbes et Lourdes - les saints du diocèse)



Tout est miracle dans l'histoire de la Sainte Vierge ; sa naissance ne fait point exception, et, bien que pauvre aux yeux du monde, elle apparaît aux yeux de la Foi entourée des plus éclatantes merveilles.

Aussi est-ce avec raison que l'Église s'écrie en ce jour :

« Votre naissance, ô Marie, Mère de Dieu, a rempli tout le monde de consolation et d'allégresse, parce que le soleil de Justice, Jésus-Christ, Notre Dieu, est né de vous, Lui qui nous a tirés de la malédiction où nous étions plongés et nous a comblés de bénédictions ; Lui, qui, ayant ruiné l'empire de la mort, nous a introduits dans la Vie éternelle. »

Cette Fête, en effet, doit être une réjouissance universelle ; ce n'est pas un heureux présage pour une ville ou pour un peuple, mais pour l'humanité tout entière.

Joachim et Anne, ses parents, étaient de la race de David, de laquelle devait naître le sauveur promis au monde ; mais ils étaient avancés en âge et n'avaient point d'enfants ; donc nulle espérance humaine pour eux de donner naissance au Rédempteur attendu.


Dieu, qui aime à confondre les calculs des hommes et les prévisions naturelles, jugea autrement et renouvela pour Joachim et Anne la merveille dont l'Ancien Testament nous rapporte plusieurs exemples.

Les deux vieillards reçurent l'annonce des desseins de Dieu, et au temps marqué Marie paraissait au monde. Toute pure, toute immaculée avait été sa conception, toute pure et toute privilégiée fut sa naissance.


Quelle joie ce jour-là dans la maison de Joachim ! Figurons-nous combien devait être ravissante cette enfant de bénédiction, sanctifiée dès le premier instant de sa vie, et dont les facultés n'avaient pas connu un seul instant le sommeil ni l'imperfection !


Les Saints ne tarissent pas d'éloges sur la naissance de Marie :

« Avant la naissance de Marie, disent-ils, le monde était enseveli dans les ténèbres du péché ; avec elle paraît l'aurore qui annonce le soleil de justice. Parfaite dès sa naissance, Marie ne fit que croître chaque jour en vertus... »

Astre toujours progressant en lumière, si beau dès son apparition, qu'il devait être éblouissant au terme de sa course !


Quel bonheur pour les élus de contempler au Ciel les merveilles opérées par Dieu en Marie !

Unissons-nous à l'Église qui l'honore aujourd'hui sous cent titres différents dans une multitude de Sanctuaires vénérés




Ô Marie, Vierge heureuse et bénie

permettez-moi de m'approcher de votre berceau

et de joindre mes louanges à celles que vous rendent les anges.

Agenouillé devant vous, je vous fais l'offrande de mon coeur

Reine du ciel et de la terre, recevez-moi et gardez-moi.

Que vos saintes mains, O Marie


répandent dans mon coeur avec profusion
l'humilité, l'innocence, la simplicité, la douceur et la charité.

Que ces vertus de votre coeur saisissent le mien
pour que j'appartienne avec vous au Christ, mon Seigneur
et qu'en lui je sache offrir le bien que je fais et le mal que je souffre… »






http://missel.free.fr/Sanctoral/09/08.php#jacques




Prière

O Marie,
Vierge heureuse et bénie,
permettez-moi de m'approcher de votre berceau,
et de joindre mes louanges
à celles que vous rendent les anges
qui vous entourent, heureux d'être les témoins
des merveilles de votre naissance.
Agenouillé devant vous,
je vous fais l'offrande de mon coeur ;
Reine du ciel et de la terre,
recevez-moi et gardez-moi.

Je vous salue, Marie,
O fruit de pureté !
La terre maudite s'étonne d'avoir pu vous produire.
O Marie, pleine de grâces,
vous relevez l'espoir des enfants d'Eve chassé du paradis
et vous ranimez leur confiance.
Au jour de votre entrée dans le monde,
nous avons relevés nos fronts abattus :
votre naissance annonce celle du Rédempteur,
comme l'aurore annonce la venue du jour.

Je vous salue, Marie,
O étoile de Jacob !
Le soleil de justice va se lever, le jour de la grâce va luire,
et c'est vous qui avez hâté sa venue.
Vos désirs, plus ardents que ceux des patriarches et des prophètes,
attirent le véritable Emmanuel dans votre sein,
et c'est à vous qu'il appartiendra de nous donner le Verbe fait chair.
Que vos saintes mains, O Marie,
répandent dans mon coeur avec profusion
l'humilité, l'innocence, la simplicité,
la douceur et la charité :
que ces vertus de votre coeur saisissent le mien
pour que j'appartienne avec vous au Christ,
mon Seigneur,
et qu'en lui je sache offrir le bien que je fais
et le mal que je souffre
pour la plus grande gloire de Dieu
qui est le salut des pécheurs.





Bonne Fête de la Nativité @Tous


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 9 Sep 2017 - 7:25

Samedi 09 Septembre 2017 :

Fête du Bienheureux Alain de la Roche, Restaurateur de la Dévotion du Rosaire (1428-1475).


Bienheureux Alain de la Roche

Dominicain (✝ 1475)

Né près de Plouër sur Rance (Côtes d'Armor) vers1428, il fut un grand prédicateur dominicain, parcourant la France, l'Allemagne et les Pays Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire.

Il fonda la première à Douai.


C'est à Zwolle en Hollande qu'il partira contempler les mystères du Christ qu'il faisait méditer par le Rosaire.

"C’est le Bienheureux Alain de Roche, un des premiers disciples de saint Dominiquehttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/1619/Saint-Dominique-de-Guzman.html qui coordonne le chapelet et l’enrichit en y ajoutant les méditations, ainsi que la vie de Jésus et de Marie.


Il l’appelle le chapelet du Rosaire parce qu’il ressemblait à un bouquet de roses qu’on dépose aux pieds de la Vierge." site du diocèse de Meaux.


Découvrez l'histoire des Équipes du Rosaire.http://www2.rosaire.org/equipes-du-rosaire/presentation-des-equipes




Le Bienheureux Alain de la Roche naquit en Bretagne, le 8 septembre, vers l'année 1428.

Il prit l'habit de Saint-Dominique au Couvent de Dinan, et y fit profession.


Lui-même avoue humblement dans ses écrits que les commencements de sa Vie Religieuse ne répondirent pas à l'idéal qu'il en conçut depuis.


Il quitta son pays natal pour rechercher la pratique de l'observance primitive, et alla demander aux Couvents de Hollande la science de la vie surnaturelle.

Le trait distinctif de sa vertu fut une tendre et filiale dévotion à Marie.

Il aimait si cordialement sa Mère du Ciel, qu'il ne pouvait penser qu'à Elle, et ne pouvait rien dire, ni entreprendre, ni terminer qu'il ne L'eût saluée par l'Ave Maria.


Un de ses disciples a écrit que "sans cesse cette prière revenait sur ses lèvres dans ses prédications, dans ses entretiens privés, dans ses voyages et dans ses travaux."

Cet attrait remarquable pour le culte de Marie le préparait, à son insu, à la mission dont il allait être investi : celle de ressusciter la dévotion presque oubliée du Rosaire.


Et cependant cette mission, qui allait faire sa gloire, remplit un court espace de temps, deux ans environ.

On le voit, en attendant, enseigner dans les écoles dominicaines de philosophie et de théologie.


Dans ces fonctions, il porta sans doute sa dévotion au Rosaire; mais c'est seulement deux ans avant sa mort que Marie lui apparut dans tout l'éclat de Sa beauté Céleste et lui confia la mission de prêcher la pratique du Rosaire.

Elle lui prédit des épreuves; mais Elle le soutint par cette parole :

"Confie-toi en Ma protection maternelle, Je ne t'abandonnerai jamais."


Il en vint à réciter plusieurs Rosaires chaque jour, s'infligeant un coup de discipline à chaque Ave Maria.

Il a raconté lui-même que sa Sainte Mère lui apparut plusieurs fois pour stimuler son zèle, et lui faire prêcher le Rosaire, pour écarter les fléaux qui menaçaient l'Église:

Luther allait paraître.

Il parcourut nombre de provinces en France, en Flandre, en Saxe, et obtint, malgré les efforts de l'enfer, de merveilleux succès.

Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles.

Il mourut au jour qu'il avait désiré, celui même de sa naissance, 8 Septembre 1475.



http://iconesalain.free.fr/Presentations/47.Bienheureux.Alain.Presentation.htm


Le Rosaire actuellement.
Aux précédents mystères, se joignent les mystères Lumineuxhttp://www.rosaire-de-marie.fr/mysteres-du-rosaire.htm

Le Baptême de Jésus au Jourdainhttp://www.rosaire-de-marie.fr/mysteres-du-rosaire/bapteme-de-jesus-christ-au-jourdain.htm

Les Noces de Canahttp://www.rosaire-de-marie.fr/mysteres-du-rosaire/noces-de-cana.htm

La Prédication du Royaume de Dieuhttp://www.rosaire-de-marie.fr/mysteres-du-rosaire/predication-du-royaume-de-dieu.htm

La Transfiguration de Jésushttp://www.rosaire-de-marie.fr/mysteres-du-rosaire/transfiguration-de-jesus-christ.htm

L’institution de l’Eucharistiehttp://www.rosaire-de-marie.fr/mysteres-du-rosaire/institution-de-l-eucharistie.htm






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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 10 Sep 2017 - 7:35

Dimanche  10 Septembre 2017  

Fête de Saint Nicolas de Tolentino, Frère de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin (+ 1305).


Saint Nicolas de Tolentino

Frère de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin (✝ 1305)

Né en 1245, originaire des Marches d'Ancône en Italie, il avait une grande vénération pour son Saint patron (Son nom vient de ce que ses parents prièrent saint Nicolas de Myre pour avoir un enfant).http://nominis.cef.fr/contenus/saint/227/Saint-Nicolas-de-Myre.html

Il aimait d'ailleurs à se rendre en pèlerinage à Bari, dans le sud de l'Italie où repose l'Évêque de Myre.

Entré dans l'Ordre des Ermites de Saint Augustin, Moine à 18 ans et ordonné Prêtre 7 ans plus tard, il se consacra totalement au service de la Prière et de la Parole.

Canonisé par le Pape Eugène IV en 1446.

Ses reliques ont été redécouvertes en 1926 à Tolentino.

À Tolentino dans les Marches, en 1305, Saint Nicolas, Prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin.


D’une austérité très sévère, très strict pour lui-même, indulgent pour les autres, il offrait souvent à ceux qu’il confessait de faire Pénitence à leur place.

Martyrologe romain.




Saint Nicolas de Tolentino (Sant'Angelo in Pontano https://fr.wikipedia.org/wiki/Sant%27Angelo_in_Pontano1239 ou 1245 – Tolentino 10 septembre 1305) est un moine de l'Ordre des Ermites de Saint Augustin.https://fr.wikipedia.org/wiki/Augustins


Vie

Nicolas est né près d'Ancône, https://fr.wikipedia.org/wiki/Anc%C3%B4nedans le bourg de Saint-Ange proche de Fermo,https://fr.wikipedia.org/wiki/Fermo de parents très pieux.

Son père et sa mère, Compagnonus (Compagnon) de Guarutti et Amata (Aimée) de Guidiani, désespéré de ne pas avoir d'enfant avaient fait un pèlerinage à Barihttps://fr.wikipedia.org/wiki/Bari auprès du sanctuaire dédié à Saint Nicolas en priant d'avoir un fils, d'où l'origine de son prénom.

Âgé d'à peine sept ans, Nicolas, à l'imitation de son saint patron, pratiqua l'abstinence en jeûnant plusieurs jours dans la semaine.

Il était encore bien jeune quand il entendit la prédication d'un moine de l'Ordre des Ermites de Saint Augustin.

Enthousiasmé par ce discours, il entra aussitôt dans cet ordre.

Là, il observa une forme parfaite de vie religieuse, pratiquant le jeûne et les mortifications, mais aussi illuminant ses frères par son humilité et sa charité.

Après avoir visité plusieurs couvents afin de le montrer comme exemple de vertus et avoir reçu la prêtrise à Cingoli des mains de l'évêque d'Osimo, il fut envoyé en 1279 à Tolentino où il passa ses trente dernières années.

Là, il s'employa à prêcher l'Évangile, a catéchiser, à confesser, et sa douceur autant que sa Foi ramenèrent de nombreux impies dans la voie du Salut.

À la fin de sa vie, la légende raconte qu'il entendait tous les soirs le concert des anges.


Miracles

Beaucoup de miracles lui ont été attribués.

Un jour le diable entra dans sa cellule, sous la forme d'un gros oiseau. D'un mouvement de l'aile, celui-ci renversa la lampe qui s'éteignit et se brisa par terre.

Nicolas ramassa les débris et les rejoignit si finement qu'il n'y eut aucune trace de l'accident.


Il partageait toute son humble nourriture avec les pauvres.

Un jour, son supérieur lui demanda ce qu'il portait dans son tablier.

Ce sont des fleurs lui répondit-il, et il lui montra le pain changé en roses.


Canonisation

Nicolas de Tolentino fut Canonisé par le Pape Eugène IV en 1446https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_IV. Fête le 10 Septembre.




La mère de ce Saint dut sa naissance à un pèlerinage qu'elle fit à Saint-Nicolas-de-Myre. L'enfant reçut au Baptême, en reconnaissance, le nom de Nicolas.

Son patron continua de le protéger, et bientôt le petit Nicolas devint son émule dans la sainteté, jeûnant, dès l'âge de sept ans,  trois fois la semaine, et aimant les pauvres d'une affection incroyable.

À onze ans, il fut reçu dans l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin, où il se fit admirer de tous par la modestie de son maintien, sa parfaite obéissance, son humeur douce et toujours égale, surtout sa chasteté, gardée par d'effrayantes mortifications.

À quinze ans, il usait des chaînes, des ceintures de fer et des cilices ; il jeûnait quatre fois la semaine,  mangeait peu et des mets les plus grossiers, ne couchait que par terre ou sur une paillasse.

On raconte plusieurs visions d'âmes du Purgatoire qui lui devaient leur délivrance.

Après avoir édifié successivement plusieurs couvents, le fervent Religieux est envoyé à Tolentino, où il passe les trente dernières années de sa vie.

Là il s'occupe à catéchiser les ignorants, à prêcher la Parole de Dieu, à confesser les pécheurs; les cœurs les plus rebelles se rendent à ses exhortations, il embrase les plus indifférents du feu de l'Amour Divin, il ébranle les plus obstinés, sa douceur ramène les plus désespérés dans la voie du Salut.

Le Salut des autres ne lui fait pas négliger le sien. On ne saurait dire quand il terminait son Oraison; on le trouvait toujours absorbé en Dieu ; il aimait surtout à méditer les souffrances de Jésus-Christ.

Nicolas était la terreur du démon, qui venait souvent troubler son Oraison en imitant devant lui le cri de tous les animaux, en ébranlant la charpente de la maison, en faisant trembler sa cellule.

Un jour l'esprit de ténèbres entra près de lui sous la forme d'un oiseau énorme, qui éteignit, renversa et brisa la lampe par un mouvement de ses ailes ; Nicolas ramassa les morceaux et les rejoignit si merveilleusement, qu'il ne parut pas trace de l'accident.

Le démon alla jusqu'à le frapper et à le laisser pour mort ; le Saint demeura boiteux toute sa vie des coups qu'il avait reçus.

Il partageait avec les pauvres le pain qu'on lui donnait à ses repas, et, un jour, son supérieur lui demandant ce qu'il portait : « Ce sont des fleurs, » dit-il, et il montra le pain changé en roses.

Pendant les six derniers mois de sa vie, les anges descendaient toutes les nuits dans sa chambre et le réjouissaient de leurs chants.

Le 10 Septembre 1305, dans le Couvent de Saint-Augustin de Tolentino, Nicolas quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.






Malgré les embûches de Satan qui cherchait à le troubler en diverses manières, il ne relâchait rien de son zèle pour l'oraison.

Enfin, durant les six mois qui précédèrent sa mort, il entendit chaque nuit les concerts des Anges ; c'était l'avant-goût des joies du paradis, et pénétré de leur douceur, il redisait souvent le mot de l'Apôtre :


" Je désire de mourir et d'être avec le Christ."

Son désir s'accomplit le 10 de septembre 1310, ainsi qu'il l'avait annoncé à ses frères.

Récitant le psaume In te Domine speravi (Seigneur j'ai espéré en vous), il rendit son âme à Notre Père des Cieux en disant le verset : " In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum ".

Il fut, après comme avant son trépas, illustré beaucoup de miracles : un grand nombre ayant été reconnus canoniquement, le Pape Eugène IV, comme on l'a vu, le mit au nombre des Saints.






ACTIONS DE GRACE DES ÂMES DU PURGATOIRE ENVERS LEUR LIBERATEUR



" Salvasti nos de affigentibus nos, et odientes nos confudisti."

" Vous nous avez délivrés de nos persécuteurs, et vous avez confondu ceux qui nous haissaient."
Ps. XIII, 8.


Des âmes que l'illustre Saint Nicolas de Tolentino avait délivrées par ses Prières lui adressèrent les paroles du psaume que je viens de prendre pour épigraphe.

Une des plus grandes vertus de cet admirable serviteur de Dieu fut sa charité son dévouement pour l'Église Souffrante.

Pour elle il jeûnait souvent au pain et à l'eau, il se donnait des disciplines cruelles, il se mettait autour des reins une chaîne de fer étroitement serrée.

Ce fut surtout lorsque l'obéissance l'eut forcé à se laisser ordonner Prêtre qu'il témoigna cet empressement et ce zèle en offrant l'auguste Sacrifice.

Aussi les âmes qu'il soulageait par tant de suffrages lui apparurent-elles plusieurs fois pour en réclamer de lui la continuation.

Il demeurait à Vallimanèse près de Pise tout occupé de ses excercices spirituels lorsqu'un samedi pendant la nuit comme il s'était retiré pour prendre un peu de repos, il vit en songe une personne toute dolente qui le supplia de monter pour elle au Saint autel la matinée suivante et aussi pour quelques autres âmes qui souffraient d'une manière affreuse dans le Purgatoire.

Nicolas reconnaissait la voix mais ne pouvait se rappeler distinctement celui qui l'interpellait.

Il lui demanda donc qui il était :


" Je suis, répondit l'apparition, l'âme de votre défunt ami le Frère Pellegrino d'Osima, qui ai pu éviter, par la Divine Miséricorde, les châtiments éternels dus à mes fautes, mais non pas l'expiation douloureuse qui leur est réservée pour un temps.

Je viens, au nom de beaucoup d'âmes aussi malheureuses que moi, vous supplier de dire pour nous demain la sainte Messe, et nous espérons de là ou notre délivrance entière ou du moins un grand soulagement."


Le Saint lui répondit avec sa bonté accoutumée :


" Que le Seigneur daigne vous secourir par les mérites de son Sang, par lequel il vous a rachetées ! Mais pour cette Messe de Requiem, je ne puis la dire demain : c'est moi qui dois chanter au coeur la Messe du Couvent, et le Dimanche il ne nous est pas permis de faire l'office des morts."

Alors l'âme soupirant et gémissant ajouta :


" Ah ! Venez avec moi, je vous en conjure pour l'amour de Dieu ; venez contempler nos souffrances, et vous ne me refuserez plus : vous êtes trop bon pour nous laisser dans de pareilles angoisses."


Il lui sembla qu'il était transporté dans une plaine immense ou il aperçut une grande multitude d'âmes de tout état de tout âge et de toute condition livrées à des tortures diverses et épouvantables du geste et de la voix elles imploraient tristement son assistance.


" Voilà, lui dit le Frère Pellegrino, la malheureuse situation de ceux qui m'ont député auprès de vous.

Nous avons la confiance que Le Seigneur ne refuserait rien à vos sacrifices, et que sa Divine Miséricorde nous délivrerait."


Le serviteur de Dieu à ce spectacle trois fois lamentable ne pouvait contenir son émotion. Il se mit aussitôt à genoux et pria avec grande ferveur pour tant d'infortunés. Il eût voulu que ses larmes éteignissent le feu qui les consumait.

Le matin venu, dès qu'il fut réveillé, il courut chez le Prieur lui raconter en détail toute sa vision et lui exposer la demande que le Frère Pellegrino lui avait faite d'une Messe de Requiem ce jour-là même.

Le Père ne put l'entendre sans partager sa vive émotion et, cédant à ce sentiment, il le dispensa non seulement pour ce jour-là mais pour toute la semaine suivante de la Messe conventuelle afin qu'il pût vaquer au soulagement des âmes qui paraissaient l'avoir imploré.

Heureux de cette permission Nicolas se rendit incontinent à la sacristie et Célébra avec une extraordinaire ardeur.

De plus, il passa le jour et même la nuit à toutes sortes de bonnes oeuvres dans la même intention.


Macérations, jeûnes, disciplines, oraisons prolongées, l'auteur de sa vie assure que le démon le troubla plusieurs fois visiblement dans ce saint exercice, mais en vain.

Il continua ainsi toute la semaine alors il revit l'âme du Frère Pellegrino, mais non plus dans son état de douleur, dans ses flammes, dans sa tristesse.

Une robe blanche le recouvrait il était environné d'une splendeur toute Céleste dans laquelle se jouaient une quantité d'autres âmes aussi heureuses toutes ensemble lui rendaient grâce et l'appelaient leur libérateur puis elles s'élevèrent au Ciel en chantant :


" Salvasti nos de affligentibus nos, et odientes nos confudisti !"









Statue de Saint Nicolas Tolentino à Praguehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Prague



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 11 Sep 2017 - 7:30

Lundi 11 Septembre 2017

Fête de la Bse Maria Pierina De Micheli, Religieuse Fille de l’Immaculée Conception de Buenos Aires (1890-1945).





La Bienheureuse Maria Pierina fût chargée par Jésus et Marie de promouvoir la Face de Jésus au travers d’une médaille (la 1ère a été offerte au Pape Pie XII), une Prière…ainsi qu’une Fête spéciale le Mardi précédent le Carême.






Bse Maria Pierina De Micheli
Fille de l’Immaculée Conception
de Buenos Aires

L’Église a décidé de rappeler la Bienheureuse plus que dans le jour de sa mort, ou « dies natalis » selon la formule canonique, dans le jour de sa naissance (et de son Baptême) : le 11 Septembre.

Maria Pierina naît le 11 Septembre 1890, à Milan, de Cesare De Micheli et Luigia Radice ; est Baptisée, le même jour, avec les noms de Giuseppina, Franceschina, Giovanna e Maria.

Dés l’âge de douze ans, celle qui devait devenir Mère Maria Pierina De Micheli, pressentit la  relation particulière qu’elle aurait avec le Visage du Christ, qu’elle embrassa alors sur un Crucifix.


Dès son jeune âge Giuseppina (Maria Pierina) s'est sentie appelée à être une Sœur, une Religieuse épouse du Christ.

En 1912, les « Filles de l'Immaculée Conception » sont venues de Buenos Aires (Argentine) et s'installent à Milan, non loin de la maison de la famille De Micheli.

Le 15 Octobre 1913, à l'âge de 23 ans, Giuseppina est acceptée chez les « Filles de l'Immaculée Conception »  comme novice.

Le 16 mai 1916, elle fait sa profession et prend le nom de Sœur Maria Pierina.

Depuis son noviciat elle « sentit le vrai contact du Visage du Christ », un Vendredi Saint.

Elle devint plus tard la Mère provinciale de son Ordre, pour l’Italie, en restant apôtre de la Sainte Face, aussi discrète qu’infatigable.

Le Christ, lui aurait dit un jour :


« Je voudrais que ma Face, qui reflète les souffrances et l’Amour de mon Cœur, soit plus honorée ; qui me contemple me console ».
Et une autre fois :

« Toutes les fois que l’on Contemplera ma Face, je répandrai l’Amour dans les cœurs, et, par cette Contemplation, on obtiendra le Salut de beaucoup d’âmes… En Contemplant mon Visage, les âmes participeront à mes souffrances et sentiront le besoin d’aimer et de réparer ».

Lors d’une apparition, la Vierge tenait un scapulaire représentant la Sainte Face, qu’elle désigna comme « gage de miséricorde et remède divin » aux maux de l’humanité ; elle lui demanda avec insistance de diffuser cette Sainte Face et de l’honorer particulièrement le dernier mardi avant le Carême.


Deux ans plus tard, Mère Maria Pierina put ainsi faire frapper et répandre une médaille, réalisée à partir du Visage du Saint Suaire de Turin.

Mère Maria Pierina quitta sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, à Centonara di Artò (Italie), le 26 Juillet 1945.

Maria Pierina De Micheli a été Béatifiée le Dimanche 29 Mai 2010, en la Basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome, par le Cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour les causes des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.


Pour un approfondissement :

Mère Pierina et le Visage de Jésushttp://www.30giorni.it/articoli_id_77449_l4.htm









Photo de Saint Suaire de Turin.



Voici l’une des invocations émises par Mère Maria Pierina :


"O Saint Visage de mon doux Jésus, par la tendresse
d’amour et la douleur très sensible avec laquelle la Sainte
Vierge Vous contempla pendant Votre douloureuse
Passion, accordez à nos âmes de participer à un tel amour
et à une telle douleur, et d’accomplir le plus parfaitement
possible la Sainte Volonté de Dieu ".

Les Sœurs de Notre Dame de la Consolation, dont le Monastère est à
Draguignan et qui se réfèrent à la spiritualité du Bienheureux Charles de
Foucauld, portent aujourd’hui la médaille de cette Sainte Face.


Voici la prière du Père Charles de Foucauld :


« Le fond de ma vie, c’est d’être caché dans le secret de votre
Face, c’est de Vous contempler constamment. Faites-moi
cacher en Vous mes jours et mes nuits… Apprenez-moi à
regarder sans cesse les secrets de Votre beauté, à contempler
sans cesse cette Face, dans le secret de laquelle doivent
s’enfoncer mes yeux à tous les instants de ma vie ».





https://www.carmeldeplappeville.fr/?option=com_content&view=article&id=213


Paroles que Jésus adressa à Sœur Maria Pierina
(en 1926,  à l'âge de 12 ans)


Vendredi Saint lors de la vénération de la Croix :

« Personne ne me donne un baiser d’Amour au visage, pour réparer le baiser de Judas ? »

Pendant qu’elle prie devant le Crucifix un Vendredi Saint ...


« Embrasse-moi »
elle senti alors un
contact vivant avec Jésus


Paroles que Jésus lui adressa entre 1936 et 1938

- « Je veux que ma Face qui reflète les peines intimes de mon âme,
la douleur et l’amour de mon cœur soit davantage honorée.
Qui me contemple, me console ».
« Chaque fois que l’on contemple ma Face,
Je verserai mon amour dans les cœurs et
au moyen de ma Sainte Face, on obtiendra le salut de tant d’âmes ».  
«En contemplant ma Face, les âmes participeront à mes peines
elles ressentiront le besoin d’aimer, de réparer.
N’est-ce pas là la véritable dévotion à mon Cœur ? ».
« Ma bien-aimée, je te renouvelle l’offrande de ma Sainte Face
pour que tu l’offres incessamment au Père éternel ;
avec cette offrande tu obtiendras le salut et la sanctification des âmes.
Ensuite, lorsque tu l’offriras pour mes Prêtres, des merveilles s’accompliront ».
« Contemple ma Face, me dit-il, et tu pénétreras les abîmes de douleur de mon cœur.
Console-moi et cherche des âmes qui s’immolent avec Moi, pour le salut du monde ».
« Je veux que ma Sainte Face soit honorée d’une manière particulière le mardi ».
« J’ai donné mon Cœur comme objet tout à fait sensible de mon grand Amour pour les hommes
et je donne ma Face comme objet sensible de ma douleur pour les péchés des hommes :
je veux qu’elle soit honorée par l’institution d’une Fête particulière
le Mardi qui précède les Cendres, Fête précédée d’une neuvaine
dans laquelle tous les fidèles puissent expier avec moi ».

Paroles de la Vierge Marie en 1938, lorsqu’elle demande que soit réalisé un scapulaire représentant la Ste Face et au verso l’Hostie :

« Cette médaille-scapulaire est une arme de défense,
un bouclier de force, un gage de miséricorde
que Jésus veut donner au monde en ces temps de sensualité
et de haine de Dieu et de l’Eglise
Les vrais apôtres sont peu nombreux. Un remède divin est nécessaire
et ce remède c’est la Sainte Face de Jésus !
Tous ceux qui porteront un scapulaire-médaille, comme celui-ci
et qui feront, s’ils le peuvent, une visite,
tous les mardis, au Saint-Sacrement
pour réparer les outrages que la Sainte Face de mon Fils Jésus
a reçu durant sa Passion   et reçoit chaque jour
dans le Sacrement de l’Eucharistie seront :
fortifiés dans la foi, prêts à la défendre et à surmonter
toutes les difficultés intérieures et extérieures.
De plus ils feront une mort sereine
sous le regard aimable de mon Divin Fils ».




http://prieresetdevotions.blogspot.fr/2008/06/la-mdaille-de-la-sainte-face.html


]La Médaille de la Sainte Face

La Sainte Face de Jésus (du Saint Suaire de Turin)


"Je désire particulièrement que ma face qui reflète les peines intimes de mon âme, les souffrances et l'amour de mon cœur, soit plus honorée! Qui me contemple me console."

(Notre Seigneur à Sœur Pierina)

Sœur Pierina, une sainte Religieuse décédée en 1945, a été instamment priée au cours de ses nombreuses visions, par notre Sainte Mère et par Jésus Lui-même, de répandre la dévotion à la Sainte Face en réparation de tous les outrages que Jésus subit au cours de sa Passion: les gifles, les crachats, le baiser de Judas, et de ceux qu'il continue de subir aujourd'hui dans son Saint Sacrement: négligence, sacrilège et profanations.

Elle reçut une médaille représentant d'un côté le Suaire et l'inscription: "Illumnia, Domine,vultum tuum super nos" (Ps. 66-I "O Seigneur, que ta Sainte Face nous illumine".

L'envers représentait une hostie rayonnante et les mots: "Mane nobiscum, Domine" - "Demeurez avec nous, Seigneur".

Après d'immenses difficultés, Sœur Pierina obtint la permission de faire frapper la médaille.

Les dépenses furent même miraculeusement couvertes lorsqu'elle découvrit sur son bureau une enveloppe contenant la somme exacte destinée à payer la facture: 11,200 lires.

L'Esprit du Mal manifesta son dépit et sa rage en jetant à terre les médailles, en brulant les images de la Sainte Face et en brutalisant sauvagement Sœur Pierina.

En 1940, au cours des bouleversements de la deuxième guerre mondiale, la médaille fut largement distribuée en Italie.


Les soldats, les marins et les aviateurs recevaient l'image de la Sainte Face de leurs parents et de leurs amis, car celle-ci était déjà renommée pour ses miracles et ses innombrables faveurs spirituelles et temporelles.

D'après notre Sainte Mère, la médaille est une arme de défense, un bouclier de courage, un gage d'Amour et de Miséricorde que Jésus désire donner au monde en ces temps de sensualité et de haine de Dieu et de son Église.


Des pièges diaboliques sont tendus pour arracher la Foi du cœur des hommes et le mal se propage dans le monde entier.


Les vrais apôtres sont rares. A tous ces maux, il faut un divin remède, la Très Sainte Face de son Fils, Jésus.

Tous ceux qui porteront la médaille et qui feront une visite hebdomadaire au Saint-Sacrement, le mardi si possible, pour réparer les outrages subis par la Face de notre Saint Sauveur au cours de la Passion et ceux qu'il subit tous les jours dans le Sacrement de l'Eucharistie, seront fortifiés par la Foi et prêts à la défendre et à surmonter toutes les difficultés intérieures et extérieures.


Bien plus, il leur sera accordé une mort heureuse avec l'aide de mon Divin Fils.

La première médaille de la Sainte Face fut offerte à notre Très Saint Père, le Pape Pie XII, et elle fut rapidement reconnue dans le monde entier comme un objet de dévotion et de faveurs insignes, sur terre et sur mer.


On n'a jamais entendu dire qu'un prisonnier de guerre, porteur de cet insigne de Salut, ait jamais été exécuté.


Notre Saint Sauveur demanda aussi de célébrer une Fête spéciale en l'honneur de la Très Sainte Face, le mardi de la Quinquagésime.




Prières à la Sainte Face de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus


O Jésus, qui au cours de votre cruelle Passion êtes devenu l'opprobre des hommes et l'homme des douleurs, je vénère votre divin visage sur lequel ont brillé la beauté et la douceur de la Divinité, mais qui est maintenant devenu pour moi comme le visage d'un lépreux.


Sous ces traits défigurés, je reconnais pourtant votre Amour infini et je me consume du désir de vous aimer et de vous faire aimer de tous les hommes.


Les larmes que vous avez versées si abondamment me paraissent comme autant de perles précieuses que j'aime à recueillir pour acheter, grâce à leur valeur infinie, l'âme des pauvres pêcheurs.


O Jésus, dont l'adorable visage ravit mon cœur, je vous implore d'imprimer en moi votre Divine image, de m'embraser de votre Amour et de me rendre digne de Contempler au Ciel votre Visage Glorieux.


Ainsi soit-il. (500 jours d'indulgence - Preces et Pia opera, 1938, n. 178, p. 199)

O Sainte Face de mon doux Sauveur, par l'Amour si tendre et la douleur si vive que Notre Dame ressentit au cours de votre douloureuse Passion, accordez-nous de partager cette immense douleur afin d'accomplir de notre mieux la Sainte Volonté de Dieu.

Ainsi soit-il.


(Mère Maria-Pierina)





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 12 Sep 2017 - 8:15

Mardi 12 Septembre 2017
Fête du Saint Nom de Marie.


Mémoire

Célébrée à partir de 1513 en Espagne, cette Fête fut étendue à l'Église universelle en 1684 en reconnaissance de la victoire de Vienne contre les Turcs.

«Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l’assistance de la Très Sainte Vierge.»

«Votre Nom, ô Marie, dit saint Ambroise,http://nominis.cef.fr/contenus/saints/230/Saint-Ambroise-de-Milan.html est un baume délicieux qui répand l’odeur de la grâce!»

Mais surtout le Nom de Marie est un nom de Salut.

Saint Éphrem http://nominis.cef.fr/contenus/saints/5974/Saint-Ephrem.htmll’appelle la Clef du Ciel.

«Le Nom seul de Marie, dit saint Bernard,http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1702/Saint-Bernard-de-Clairvaux.html met en fuite tous les démons…»

Ce n’est là qu’un faible écho de l’apologie du Nom de Marie faite par les Saints.


(Source: Paroisse Vallée de l'Aisne)http://www.pere-gilbert-adam.org/Le-Saint-Nom-de-Marie.html

Mémoire du Saint Nom de Marie.

Le Seigneur Dieu l’a Bénie entre toutes les femmes et a exalté si haut son Nom que sa louange ne s’effacera jamais de la bouche des fidèles.




La Fête du Saint Nom de Marie fut établie par le Pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel.

Cent cinquante mille turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière.

Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'Octave de la Nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale.

Ce religieux prince commença par faire Célébrer la Messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en Croix.

Après y avoir Communié avec ferveur, il se leva à la fin du Sacrifice et s'écria :

« Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l'assistance de la Très Sainte Vierge. »

Son espoir ne fut pas trompé : les turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite en désordre.

C'est depuis cette époque mémorable que la Fête du Saint Nom de Marie se célèbre dans l'Octave de sa Nativité.

Il était bien juste que le Nom de Marie trouvât sa place, dans nos Fêtes Catholiques, à côté du Nom de Jésus ; le Nom de Marie est un nom Glorieux, un nom tout aimable, un nom salutaire.

Les Saints se sont essayés à l'envi à retracer les merveilles du Nom de Marie.

La première Gloire de ce Nom Béni,  c'est qu'il fut inspiré par Dieu aux parents de la Vierge naissante et que l'Archange Gabriel le prononça d'une voix pleine de respect ; et depuis, toutes les générations Chrétiennes le redisent à chaque instant du jour ;  le Ciel prononce à la Terre ce Nom si beau, et la Terre en renvoie au Ciel l'écho mélodieux :

« Au Nom de Marie,  dit Pierre de Blois, l'Église fléchit le genou, les vœux et les Prières des peuples retentissent de toutes parts. »

« Que Votre nom est Glorieux, ô Sainte Mère de Dieu ! s'écrie Saint Bonaventure ; qu'il est Glorieux, ce Nom qui a été la source de tant de merveilles ! »

- « Ô Nom plein de suavité !  s'écrie le Bienheureux Henri Suzo.

Ô Marie ! Qui êtes-vous donc vous-même, si votre Nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes ? »

-  « Votre Nom, ô Marie, dit Saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l'odeur de la Grâce ! »

- Mais surtout le Nom de Marie est un nom de Salut.


« Le Nom seul de Marie, dit Saint Bernard, met en fuite tous les démons... » Ce n'est là qu'un faible écho de l'apologie du Nom de Marie faite par les Saints.





https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_du_Saint_Nom_de_Marie


https://fr.zenit.org/articles/la-fete-du-saint-nom-de-marie-retablie-par-le-bienheureux-jean-paul-ii/



On célébrait déjà en plusieurs lieux la Fête du Saint Nom de la Très Sainte Vierge Marie lorsque le Bienheureux Pape Innocent XI (Béatifié par Pie XII) ordonna, par un décret du 20 Novembre 1683, que cette même Fête fut universellement reçue dans toute l'Église, en mémoire de l'insigne victoire que nous allons raconter.

La ville de Vienne fut assiégée en 1683 par les Turcs et les Tartares avec une armée d'environ 200 000 à 300 000 hommes. Ils espéraient se rendre maîtres de la ville qu'ils considéraient être la clef de l'Allemagne, et pénétrer ensuite au coeur de la Chrétienté.

Déjà, cinquante lieues à la ronde, ces troupes avaient tout ruiné et leur état d'esprit était à la victoire.

L’Empire ottoman, qui avait déjà conquis les pays balkaniques et s’était installé dans la plaine hongroise, avait été toutefois contenu dans ses tentatives d’expansion, le 1 Août 1664, par les armées impériales commandées par le Lombard Raimundo Montecuccoli (1609-1680) à la bataille de Saint-Gotthard (ou bataille de Mogersdorf pour les Allemands et les Hongrois) en Hongrie.

Mais rapidement, les Ottomans s'était remis de cette défaite, sous l’énergique impulsion du grand vizir Kara Moustapha (1634-1683) et avaient repris leurs offensives, encouragés inconsciemment pas la politique de Louis XIV, résolument anti-habsbourgeoise, et par la faiblesse du Saint-Empire et de l’Europe toute entière.




Le Bienheureux Pape Innocent XI, Benedetto Odescalchi,
ancien Cardinal Archevêque de Ferrare.



Le grand vizir Kara Mustapha.

A l'approche de cette armée, l'empereur s'enfuit avec son épouse et les Turcs ouvrirent la tranchée le 14 Juillet.

Après deux mois de siège, les Turcs étaient si bien avancés dans leur ouvrage qu'il ne restait plus que quatre ou cinq jours avant que la ville ne tombât.

Pendant ce temps, par toute la Chrétienté, on faisait des Prières publiques (particulièrement en invoquant la Sainte Vierge Marie) afin que le Ciel procurât un secours particulier en vue d'éviter ce qui menaçait d'être une tragédie pour l'Église et pour les peuples.

Il est juste de dire que Louis XIV avait fait la sourde oreille aux appels au secours adressés par la Papauté qui avait souhaité qu'il expédiât un renfort conséquent sur place.

En effet, sa prépondérance de fait en Europe après les traité de Westphalie (1648), l'avait conduit à caresser l'espoir de briguer pour lui ou pour son sang la couronne du Saint Empire Romain Germanique, affaibli qu'il était par son morcellement dû aux guerres que les protestants avaient menées par toute l'Europe et l'Empire.

Il n’avait pas hésiter à s’allier avec les Ottomans (!?), désobéissant au Pape, trahissant les promesses du sacre des rois de France - l'une d'elle l'engage et lui commande d' " exterminer les infidèles et les hérétiques " -, et se montrant ainsi totalement indifférent au sort de l'Église et de ses fidèles et sujets.

Le résultat de cette alliance calamiteuse et de cette trahison sans vergogne provoquait la ruine de l’Europe Catholique qui se retrouvait donc particulièrement vulnérable au lendemain de la Guerre de Trente Ans.

Les forces impériales, peu nombreuses et appuyées seulement par les milices urbaines et rurales hongroises, commandées par le duc Charles V de Lorraine (1643-1690), tentèrent de résister mais en vain.

Le grand chef de guerre lorrain, au service des Habsbourg, avait accepté cette mission difficile, malgré le fait qu’il fût convalescent et sortît à peine d’une grave maladie qui l’avait quasiment amené au seuil de la mort, dont - lui et son entourage en étaient assurés -, l’avait sauvé les prières d’un Capucin, le Vénérable Marco d’Aviano (1631-1699).




Le vénérable Marco d'Aviano.

Ce Prêtre italien, envoyé par le Saint Père auprès de l’Empereur, prédicateur infatigable qui ne cessait de prêcher la croisade contre les Turcs, conseilla aux militaires impériaux de placer l’image de la Mère de Dieu sur les insignes des armées du Saint Empire.

C’est pourquoi les bannières militaires autrichiennes ont porté toutes l’effigie de la Vierge pendant plus de deux siècles et demi, jusqu’au jour où le sinistre Adolphe Hitler les en fit retirer.




Jean III Sobieski, roi de Pologne.

Les Prières ne furent pas vaines.

Le roi de Pologne, Jean Sobieski, répondant aux demandes du Pape mais aussi à son propre sentiment, fort d'une armée très dévouée et très ordonnée, se présenta le 10 et le 11 septembre sur les collines au Nord de Vienne.




Marc d'Aviano (Statue façade de la chapelle du Couvent des Capucins à Vienne).


Le matin du 12 septembre 1683, le Vénérable Marco d’Aviano Célébra la Messe et le Roi de Pologne y fit fonction d’acolyte.

Les bras étendu, Jean Sobieski Communia très pieusement, fit Bénir ensuite toute l'armée et s'écria à toute l'armée :

" Marchons à l'ennemi avec une entière confiance sous la protection du Ciel et avec l'assistance de la sainte Vierge Marie !"

65.000 soldats Chrétiens s'aprêtaient à affronter 200 000 à 300 000 Ottomans.


Les princes de Bade et de Saxe, les Wittelsbach de Bavière, les seigneurs de Thuringe et du Holstein étaient à la tête de leurs troupes avec les Polonais, les Hongrois, le général comte italien Enea Silvio Caprara (1631-1701) ainsi que le jeune Prince Eugène de Savoie (1663-1736) qui allait connaître son baptême du feu.

La bataille dura toute la journée et se termina par une terrible charge à l’arme blanche, conduite par Jean Sobieski en personne ; elle mit les Ottomans en fuite et donna la victoire à l’armée Chrétienne.

Celle-ci ne perdit que 2000 hommes, tandis que les Ottomans en déplorèrent au moins 20 000.


L’armée du Sultan prit la fuite en désordre, abandonnant son butin, son artillerie, ses munition et l'essentiel des ses fournitures et équipements, après avoir massacré les prisonniers et esclaves Chrétiens.

Le Roi de Pologne envoie au Pape les bannières capturées, en les accompagnant de ces paroles :


“ Veni, vidi : Deus vincit !”

“ Je suis venu, j’ai vu : Dieu a vaincu !”.

Entrant dans Vienne libérée, le roi de Pologne alla remercier le Dieu des armées et chanta le Te Deum.

Aux applaudissements de la ville entière, il répondait que la victoire était due à la protection particulière de la Très Sainte Vierge Marie.

La ville en effet avait été déjà sauvée miraculeusement le jour de la Fête de l'Assomption car un feu consécutif à l'incendie qui détruisait la magnifique chapelle des Écossais s'était arrêté contre toute probabilité en évitant ainsi de se propager à l'arsenal - lequel jouxtait les remparts - remplit de poudre.


Le Bienheureux Pape Innocent XI, apprenant la nouvelle, fit rendre de solennelles actions de grâce à Dieu dans toute la Chrétienté, et, pour perpétuer le souvenir d'un si grand bienfait, dû à l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, institua la Fête en l'honneur du Saint Nom de Notre Dame.

Daté du 20 Novembre 1683, ce décret fut assorti d'un autre du 5 Février 1684 ordonnant de réciter un office propre spécialement composé à cet effet.

On célèbre cette Fête le dimanche de l'octave qui suit la Fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie.





La Très Sainte Vierge Marie Auxiliatrice qui donne la victoire
à ses enfants qui combattent pour et sous l'étendard de
Notre Seigneur Jésus-Christ.




Apprenons à vivre ainsi, avec le désir de vivre nos croix de chaque jour, le regard fixé sur La Croix de Jésus, avec le Nom de Marie sur nos lèvres, afin qu’unis à elle aux pieds de La Croix de Son Fils, nous partagions sa très grande souffrance (une épée lui transpercera le cœur) et son infinie Compassion pour le Salut de tous nos frères, particulièrement ceux qui nous font beaucoup de mal mais aussi tous ceux qui par leur vie et leur comportement, risquent de vivre leur éternité dans les souffrances éternelles…afin que par Son Sang versé, Son Divin Cœur transpercé, Jésus les sauve d’une damnation éternelle…car Lui, Le Maudit, ne supporte ni La Croix, ni Le Nom de Ma Mère.




Prière

Oui, ô Marie !

Votre Nom sublime et admirable est sorti du Trésor de La Divinité ; car c'est La Sainte Trinité tout entière qui vous a donné ce Nom au-dessus de tous les noms après celui de Votre Divin Fils, et qui l'a enrichi de tant de Majesté et de Puissance, qu'il faut que, par respect pour ce saint Nom, dès qu'il est prononcé, tout genou fléchisse dans le Ciel, sur la Terre et aux Enfers.

Richard de Saint-Laurent.





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 13 Sep 2017 - 7:41

Mercredi 13 Septembre 2017

Fête de Saint Jean Chrysostome, Évêque et Docteur de l'Église (c. 344-407).



Jean Chrysostome, mosaïque du IXe siècle, Sainte-Sophie.https://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Sophie_%28Constantinople%29

Jean Chrysostome

Jean Chrysostome, né à Antiochehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Antioche entre 344 et 349, et mort en 407 près de Comana, a été archevêque de Constantinople et l'un des pères de l'Église grecque.https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_patriarches_%C5%93cum%C3%A9niques_de_Constantinople

Son éloquence est à l'origine de son surnom de « Chrysostome » (en grec ancien χρυσόστομος/chrysóstomos, littéralement « Bouche d'or »).https://fr.wikipedia.org/wiki/Grec_ancien

Cependant, sa rigueur et son zèle réformateur l'ont conduit à l'exil et à la mort.

C'est un saint et un docteur de l'Église catholique romaine, de l'Église orthodoxe et de l'Église copte, fêté le 13 septembre en Occident et le 30 janvier en Orient.


Biographie

Sa famille, Chrétienne, appartient à la bourgeoisie d'Antioche. Son père, officier dans l'armée syrienne, trouve la mort alors que Jean est encore enfant.

Il est alors élevé par sa mère.

Devenu adolescent, il aurait reçu, selon certains auteurs chrétiens du Ve siècle, l'enseignement du célèbre orateur et professeur de rhétorique Libanios, mais ce n'est nullement assuré, bien qu'il ait été certainement formé à la rhétorique.

Il témoigne avoir mené une jeunesse désordonnée et avoir été « enchaîné par les appétits du monde » (Du Sacerdoce, I, 3), pour s'accuser ensuite d'avoir été gastronome, amateur d'éloquence judiciaire et de théâtre.

À 18 ans, il demande le baptême, après avoir rencontré l'Évêque Mélétios. Il commence alors à suivre des cours d'exégèse auprès de Diodore de Tarse.

Après avoir terminé ses études supérieures, il reçoit les ordres mineurs, puis s'installe en ermite aux portes d'Antioche, et se consacre à la théologie.

Il compose alors son traité Du Sacerdoce, influencé par les idées de Grégoire de Nazianze.

Selon Jean, le monachisme n'est pas la seule voie menant à la perfection.

Si le Moine, menant une vie recluse, éloignée des tentations, peut plus facilement atteindre son but, Jean juge plus méritante encore la voie du Prêtre, qui se consacre au milieu des périls du monde au Salut de ses prochains (VI, 5) :

« Le Moine qui mettrait ses travaux et ses sueurs en comparaison avec le Sacerdoce tel qu'il doit être exercé, y verrait autant de différence qu'entre les conditions de sujet et d'empereur. »

Durant l'hiver 380–381, il est ordonné diacre par Mélétios à Antioche.

Quelques années plus tard, il est ordonné prêtre. Il devient alors prédicateur et directeur spirituel.

Il poursuit son travail d'écriture, et rédige de nombreux traités : pour consoler une veuve, sur le remariage, sur l'éducation, sur la pratique de cohabitation de Moines et de Moniales, etc.

Il acquiert une certaine célébrité pour son talent d'orateur : des fidèles prennent des notes de ses homélies.

En 397, Nectaire, archevêque de Constantinople, trouve la mort. Au terme d'une bataille de succession acharnée, l'empereur Arcadius choisit Jean.

Il s'élève alors avec une grande force contre la corruption des mœurs et la vie licencieuse des grands, ce qui lui attire beaucoup de haines violentes.

Il destitue les Prêtres ou les Évêques, qu'il juge indignes, parmi lesquels l'Évêque d'Éphèse, et ramène de force à leur Couvent les Moines vagabonds.

Il s'attaque également aux hérétiques, aux Juifs et aux païens :

« Les Juifs et les païens doivent apprendre que les Chrétiens sont les sauveurs, les protecteurs, les chefs et les maîtres de la cité » (Homélies sur les statues, I, 12).

Il tient un langage sévère à l'égard des Juifs, en qui il voit les adversaires de l'Évangile de Jésus.

S'agissant d'eux, il disait :

« La synagogue est un mauvais lieu où afflue tout ce qu'il y a de plus dépravé ; c’est un rendez-vous pour les prostituées et pour les efféminés.

Les démons habitent et les âmes mêmes des Juifs et les lieux dans lesquels ils se rassemblent ».

Il impose son autorité aux diocèses d'Asie Mineure alentour.

Répugnant à ses devoirs de représentation, il prend seul ses repas et impose un mode de vie frugal et austère à son entourage.

S'il jouit au départ de la faveur du couple impérial, il s'attire rapidement l'inimitié des classes supérieures et des Évêques par ses critiques sévères de leur mode de vie non conforme à l'idéal évangélique.

Lorsque Jean ordonne le retour des reliques de saint Phocas, l'impératrice Eudoxie, épouse d'Arcadius, se charge en personne de porter la châsse à travers la ville, ce dont Jean la remercie ensuite vivement dans une homélie.

En 399, son influence parvient à sauver, dans un premier temps, l'eunuque Flavius Eutropius, chambellan et favori de l'empereur, disgracié et réfugié dans la cathédrale, et qui avait pourtant été un temps parmi ses adversaires.

Mais Flavius Eutropius est décapité peu après. Cependant, l'inimitié de la cour impériale va croissant.


Jean finit par blesser vivement Eudoxie en lui reprochant l'accaparement d'une somme appartenant à la veuve Callitrope et des biens d'une autre veuve : il aurait comparé l'impératrice à l'infâme reine Jézabel de l'Ancien Testament.

En 402, Jean est mêlé à l'affaire de Théophile, patriarche d'Alexandrie, accusé publiquement de tyrannie et d'injustice par un groupe de Moines égyptiens, accusés d'être disciples d'Origène.

Ces derniers font appel à Jean, qui tente de se récuser, mais doit finalement accepter de présider un synode, convoqué par l'empereur, devant lequel Théophile est censé se présenter.

Théophile engage alors la lutte contre son juge, en rassemblant tous les mécontents.

Arrivant finalement à Constantinople en juin 403, Théophile est accompagné de vingt-neuf Évêques égyptiens.

L'affaire se retourne alors contre Jean : il est convoqué par ces Évêques pour répondre des accusations formulées contre lui à un Concile qui a lieu dans la villa du Chêne près de Chalcédoine.

Jean est alors déposé et condamné, condamnation ratifiée par Flavius Arcadius.

Il est aussitôt rappelé à la demande de l'impératrice qui, à la suite d'un mystérieux accident - une fausse couche de l'impératrice - y voit un avertissement du Ciel.

Cependant, les accusations reprennent contre lui.

Quand la tension avec la cour est à son comble, Jean se montre peu diplomate, commençant un sermon par une allusion à Hérodiade réclamant la tête de Jean le Baptiste :


« De nouveau Hérodiade est en démence. De nouveau elle danse. De nouveau elle réclame la tête de Jean sur un plat. »

Finalement, il est une deuxième fois condamné et exilé à Cucusus, en Arménie.

Il est remplacé au siège patriarcal le 26 juin 404 par un vieillard, Arsace, auquel succède très vite Atticus, un ennemi de Jean.

Peu de temps après, Jean doit se réfugier au château d'Arabisse pour fuir une incursion des Isauriens.

Cependant, sa renommée va grandissant. Devant l'afflux des visiteurs qui viennent à lui, il est exilé en 407, sur ordre impérial, à Pithyos, sur la mer Noire, aux confins de l'empire.

Affaibli par la maladie, Jean meurt au cours du voyage près de Comana dans le Pont. Selon la tradition, ses derniers mots sont :

« Gloire à Dieu en toutes choses » (« doxa to theo pantôn eneken »).

L'Église romaine est toujours restée fidèle à l'Évêque Jean.

Le Pape Innocent Ier lui écrivit dans son exil pour le consoler.

Il condamna le concile du Chêne qui l'avait déposé, et ne reconnut que Jean comme seul patriarche légitime de Constantinople.

En 438, l'empereur Théodose II fait rapatrier les restes de Jean à Constantinople ; ils sont triomphalement déposés dans l'église des Saints-Apôtres.

Cette translation est commémorée dans l'Église le 27 janvier.

Aujourd'hui, ses reliques sont vénérées sous l'autel d'une chapelle dans la Basilique Saint-Pierre de Rome, dans la Cité du Vatican.







Pour approfondir, lire les Catéchèses du Pape Benoît XVI :

Saint Jean Chrysostome http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20070919.html





Il est impossible que les âmes qui s'entretiennent et qui conversent avec Dieu, soient soumises à la mort

https://priere-orthodoxe.blogspot.fr/2012/04/sur-la-priere-par-st-jean-chrysostome-1.html



Jean Chrysostome, icône en stéatite byzantine du XIe siècle, musée du Louvre.https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_du_Louvre



Pour un approfondissement


HOMÉLIES AU PEUPLE D’ANTIOCHE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOMEhttp://orthodoxievco.net/ecrits/peres/chryso/antioche/titre.html

Œuvres complètes


http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/chrysostome/






http://www.evangelium-vitae.org/documents/357/guetteurs-veilleurs/vie-spirituelle/sur-la-croix-il-est-roi--st-jean-chrysostome.htm

Sur la Croix, Jésus est Roi, homélie de St Jean Chrysostome


Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne (Lc 23, 42).

Le larron n'a pas osé faire cette Prière avant d'avoir déposé par son aveu le fardeau de ses péchés.

Tu vois, chrétien, quelle est la puissance de la Confession!

Il a avoué ses péchés et le Paradis s'est ouvert.

Il a avoué ses péchés et il a eu assez d'assurance pour demander le Royaume après ses brigandages.

Songes-tu à tous les bienfaits que la Croix nous procure? Tu veux connaître le Royaume?

Dis-moi:

Que vois-tu donc ici qui y ressemble?

Tu as sous les yeux les clous et une croix, mais cette Croix même, disait Jésus, est bien le signe du Royaume.
Et moi, en le voyant sur la Croix, je le proclame Roi.

Ne revient-il pas à un roi de mourir pour ses sujets?

Lui-même l'a dit:

Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis (Jn 10, 11).


C'est également vrai pour un bon roi: lui aussi donne sa vie pour ses sujets.

Je le proclamerai donc Roi à cause du don qu'il a fait de sa vie. Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume.

Comprends-tu maintenant comment la Croix est le signe du Royaume?

Si tu le veux, voici encore une autre preuve.


Le Christ n'a pas laissé sa Croix sur la Terre, mais il l'a soulevée et emportée avec lui dans le Ciel.


Nous le savons parce qu'il l'aura près de Lui quand il reviendra dans la Gloire.

Tout cela pour t'apprendre combien est vénérable la Croix qu'il a appelée sa Gloire.

Lorsque le Fils de l'homme viendra, le soleil s'obscurcira et la lune perdra son éclat (Mt 24, 29).

Il régnera alors une clarté si vive que même les étoiles les plus brillantes seront éclipsées.

Les étoiles tomberont du Ciel. Alors paraîtra dans le Ciel le signe du Fils de l'homme (Mt 24, 29-30).

Tu vois quelle est la puissance du signe de la Croix !

Quand un roi entre dans une ville, les soldats prennent les étendards, les hissent sur leurs épaules et marchent devant lui pour annoncer son arrivée.


C'est ainsi que des légions d'Anges et d'Archanges précéderont Le Christ, lorsqu'Il descendra du Ciel.
Ils porteront sur leurs épaules ce signe annonciateur de la venue de notre Roi.

Source: Homélie de Saint Jean Chrysostome (+ 407)
Homélie sur la Croix et le larron, 1,3-4, PG 49, 403-404.





http://jesusmarie.free.fr/jean_chrysostome.html



Puisque nous avons une telle source, une telle fontaine de Vie et que la table regorge de mille biens et nous inonde de faveurs spirituelles, approchons avec un cœur sincère et une conscience pure, afin de recevoir grâce et pitié pour nous secourir à point nommé.


Par la Grâce et la Miséricorde du Fils unique de Dieu notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, par qui soit au Père avec L’Esprit-Saint Gloire, Honneur, Puissance, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Amen.




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 14 Sep 2017 - 8:51

Jeudi 14 Septembre 2017

Fête de La Croix Glorieuse.

La Fête de la Croix Glorieuse nous invite à remercier Dieu pour le Don de Son Fils : il a donné sa Vie pour nous en acceptant de mourir, et de mourir sur une Croix.


Le supplice de la croix est un des supplices les plus cruels inventés par les hommes.

Jésus l’a affronté et l’a vaincu.


Pour nous.

Cette Fête exprime notre gratitude et nous pousse à méditer sur l’Amour de Dieu.



Exaltation de la sainte Croix




Quand, à Jérusalem, la reine sainte Hélène,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1687/Sainte-Helene.html mère de l'empereur Constantin, fut convaincue d'avoir retrouvé sur le Mont Calvaire la vraie Croix du Christ, elle fit édifier en ce lieu, avec l'aide de son fils, une Basilique englobant le Calvaire et le Saint Sépulcre.

Cette Basilique qui eut pour nom "Résurrection" fut consacrée un 14 septembre.

Par la suite, ce jour fut choisi pour célébrer une Fête qu'on appela "Éxaltation de la précieuse et vivifiante Croix" parce que son rite principal consistait en une ostension solennelle d'une relique de la vraie Croix.


Ce geste manifestait devant tous que la Croix est glorieuse parce qu'en elle la mort est vaincue par la vie.

La Fête se répandit à Constantinople où elle connut un éclat nouveau à partir du VIIe siècle parce que les Perses infidèles s'étaient emparés de Jérusalem et avaient emporté dans leur pays la vraie Croix comme trophée de victoire.


L'empereur Heraclius alla la reprendre et ramena triomphalement à Constantinople le symbole de la victoire du Christ sur la mort.

Progressivement la Fête fut célébrée dans toute l'Église et des parcelles de cette relique furent distribuées à travers le monde Chrétien.


"Ô Croix mon refuge, ô Croix mon chemin et ma force, ô Croix étendard imprenable, ô Croix arme invincible.

La Croix repousse tout mal, la Croix met les ténèbres en fuite; par cette Croix je parcourrai le chemin qui mène à Dieu."



(Invocation à la Croix par Saint Odilon - Église catholique en France)http://www.eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/prier/prieres/370336-invocation-a-la-croix-par-saint-odilon/

Fête de la Croix Glorieuse. Au lendemain de la dédicace de la Basilique de la Résurrection, érigée sur le tombeau du Christ, la sainte Croix est exaltée et honorée, comme le trophée de sa victoire pascale et le signe qui apparaîtra dans le Ciel, annonçant déjà d’avance à tous son glorieux avènement.





La vénération de la Sainte Croix, le 14 Septembre, se rattache aux solennités de la Dédicace de la Basilique de la Résurrection, érigée sur le tombeau du Christ, en 335.


Le Christ a offert sur la Croix son Sacrifice pour l'expiation des péchés de la multitude ; La Croix est pour le peuple chrétien le signe de l'espérance du Royaume, que le peuple juif célèbre lors de la fête des Tentes.

C'est dire de quelle Lumière brille La Croix Glorieuse de Jésus : objet de mépris, La Croix est devenue « notre fierté ».

Si l'arbre planté au paradis originel a produit pour Adam un fruit de mort, l'arbre de La Croix a porté pour nous un fruit de vie, Le Christ, « en qui nous avons le Salut et la Résurrection ».

Sous le règne de l'empereur Héraclius Ier, les Perses s'emparèrent de Jérusalem et y enlevèrent la principale partie de la vraie Croix de Notre-Seigneur, que sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, y avait laissée.


Héraclius résolut de reconquérir cet objet précieux, nouvelle Arche d'alliance du nouveau peuple de Dieu.


Avant de quitter Constantinople, il vint à l'église, les pieds chaussés de noir, en esprit de pénitence ; il se prosterna devant l'autel et pria Dieu de seconder son courage ; enfin il emporta avec lui une image miraculeuse du Sauveur, décidé à combattre avec elle jusqu'à la mort.

Le Ciel aida sensiblement le vaillant empereur, car son armée courut de victoire en victoire ; une des conditions du traité de paix fut la reddition de La Croix de Notre-Seigneur dans le même état où elle avait été prise.


Héraclius, à son retour, fut reçu à Constantinople par les acclamations du peuple ; on alla au-devant de lui avec des rameaux d'oliviers et des flambeaux, et la vraie Croix fut honorée, à cette occasion, d'un magnifique triomphe.


L'empereur lui-même, en action de grâce, voulut retourner à Jérusalem ce bois sacré.

Quand il fut arrivé dans la Cité Sainte, il chargea la relique précieuse sur ses épaules ; mais lorsqu'il fut à la porte qui mène au Calvaire, il lui fut impossible d'avancer, à son grand étonnement et à la stupéfaction de tout :


« Prenez garde, ô empereur ! lui dit alors le patriarche Zacharie ; sans doute le vêtement impérial que vous portez n'est pas assez conforme à l'état pauvre et humilié de Jésus portant Sa Croix. »

Héraclius, touché de ces paroles, quitta ses ornements impériaux, ôta ses chaussures, et, vêtu en pauvre, il put gravir sans difficulté jusqu'au Calvaire et y déposer son glorieux fardeau.

Pour donner plus d'éclat à cette marche triomphale, Dieu permit que plusieurs miracles fussent opérés par la vertu de ce Bois sacré.

À la suite de ces événements fut instituée la Fête de l'Éxaltation de la Sainte Croix, pour en perpétuer le souvenir




http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cclergy/documents/rc_con_cclergy_doc_14091998_ars_fr.html



http://www.carmel.asso.fr/Fete-de-la-Croix-Glorieuse-Jean-3-13-17.html



http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1409082_homelie


Lourdes, le 14 Septembre 2008  - (E.S.M.)

Le Pape Benoît XVI a concélébré ce matin la messe avec les évêques sur la prairie près de la grotte à Lourdes.

Lors de cette messe où l'Église fête la Croix Glorieuse, le Saint-Père a adressé un message à tous les jeunes. Des jeunes qui ont participé aux J.MJ. de Lourdes ont porté la croix des JMJ.


Homélie de Benoît XVI en la Fête de la Croix Glorieuse

Le 14 Septembre 2008 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le Pape Benoît XVI a concélébré ce matin la Messe avec les évêques sur la prairie près de la grotte à Lourdes.

Lors de cette Messe où l'Église Fête La Croix Glorieuse, le Saint-Père a adressé un message à tous les jeunes.

Des jeunes qui ont participé aux JMJ. de Lourdes ont porté la Croix des JMJ.

Benoît XVI a débuté son homélie en rappelant le message de Bernadette, un message de conversion et d'espérance.

Le Saint-Père a rappelé le mystère de La Croix qui est un grand trésor. "Quelle grande chose de posséder La Croix; celui qui la possède, possède un grand trésor" a dit le Pape.

"Elle est un signe de Pardon, de Miséricorde, par La Croix nous sommes guéris du péché. Le signe de La Croix est la synthèse de notre Foi".


Homélie du Saint-Père

Messieurs les Cardinaux, Cher Monseigneur Perrier,
Chers Frères dans l’Épiscopat et le Sacerdoce,
Chers pèlerins, frères et sœurs,

« Allez dire aux Prêtres qu'on vienne ici en procession et qu'on y bâtisse une chapelle ».

C'est le message qu'en ces lieux Bernadette a reçu de la « belle Dame » qui lui apparut le 2 mars 1858.

Depuis 150 ans, les pèlerins n'ont jamais cessé de venir à la grotte de Massabielle pour entendre le message de conversion et d'espérance qui leur est adressé.

Et nous aussi, nous voici ce matin aux pieds de Marie, la Vierge Immaculée, pour nous mettre à son école avec la petite Bernadette.

Je remercie particulièrement Mgr Jacques Perrier, Évêque de Tarbes et Lourdes, pour l'accueil chaleureux qu'il m'a réservé et pour les paroles aimables qu’il m’a adressées.

Je salue les Cardinaux, les Évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et les religieuses, ainsi que vous tous, chers pèlerins de Lourdes, en particulier les malades.

Vous êtes venus en grand nombre accomplir ce pèlerinage jubilaire avec moi et confier vos familles, vos proches et vos amis, et toutes vos intentions à Notre Dame.

Ma gratitude va aussi aux Autorités civiles et militaires qui ont voulu être présentes à cette célébration Eucharistique.

« Quelle grande chose que de posséder La Croix !

Celui qui la possède, possède un trésor » (Saint André de Crète, Homélie X pour l'Exaltation de la Croix, PG 97, 1020).

En ce jour où la liturgie de l'Église célèbre la Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, l'Évangile nous rappelle la signification de ce grand mystère : Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils unique, pour que les hommes soient sauvés (cf. Jn 3, 16).

Le Fils de Dieu s'est fait vulnérable, prenant la condition de serviteur, obéissant jusqu'à la mort et la mort sur une Croix.

C'est par sa Croix que nous sommes sauvés.

L'instrument de supplice qui manifesta, le Vendredi-Saint, le jugement de Dieu sur le monde, est devenu source de Vie, de Pardon, de Miséricorde, signe de Réconciliation et de Paix.

« Pour être guéris du péché, regardons Le Christ Crucifié ! » disait saint Augustin (Traités sur St Jean, XII, 11).

En levant les yeux vers Le Crucifié, nous adorons Celui qui est venu enlever le péché du monde et nous donner la Vie éternelle.

Et l'Église nous invite à élever avec fierté cette Croix Glorieuse pour que le monde puisse voir jusqu'où est allé l'Amour du Crucifié pour les hommes.

Elle nous invite à rendre grâce à Dieu parce que d'un arbre qui apportait la mort, a surgi à nouveau la Vie.

C'est sur ce bois que Jésus nous révèle sa souveraine majesté, nous révèle qu'Il est exalté dans la Gloire.

Oui, « Venez, adorons-le ! ».

Au milieu de nous se trouve Celui qui nous a aimés jusqu'à donner sa vie pour nous, Celui qui invite tout être humain à s’approcher de lui avec confiance.

C'est ce grand mystère que Marie nous confie aussi ce matin en nous invitant à nous tourner vers son Fils.




En effet, il est significatif que, lors de la première apparition à Bernadette, c'est par le signe de La Croix que Marie débute sa rencontre.

Plus qu'un simple signe, c'est une initiation aux mystères de la Foi que Bernadette reçoit de Marie.

Le signe de La Croix est en quelque sorte la synthèse de notre Foi, car il nous dit combien Dieu nous a aimés ; il nous dit que, dans le monde, il y a un Amour plus fort que la mort, plus fort que nos faiblesses et nos péchés.

La puissance de l'Amour est plus forte que le mal qui nous menace.

C'est ce mystère de l'universalité de l'Amour de Dieu pour les hommes que Marie est venue rappeler ici, à Lourdes.

Elle invite tous les hommes de bonne volonté, tous ceux qui souffrent dans leur cœur ou dans leur corps, à lever les yeux vers La Croix de Jésus pour y trouver la source de la Vie, la source du Salut.

L'Église a reçu la mission de montrer à tous, ce visage aimant de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

Saurons-nous comprendre que dans Le Crucifié du Golgotha c'est notre dignité d'enfants de Dieu, ternie par le péché, qui nous est rendue ?

Tournons nos regards vers Le Christ.

C'est Lui qui nous rendra libres pour aimer comme il nous aime et pour construire un monde réconcilié.

Car, sur cette Croix, Jésus a pris sur lui le poids de toutes les souffrances et des injustices de notre humanité.






Il a porté les humiliations et les discriminations, les tortures subies en de nombreuses régions du monde par tant de nos frères et de nos sœurs par Amour du Christ. Nous les confions à Marie, mère de Jésus et notre mère, présente au pied de La Croix.

Pour accueillir dans nos vies cette Croix Glorieuse, la célébration du jubilé des apparitions de Notre-Dame à Lourdes nous fait entrer dans une démarche de Foi et de conversion. Aujourd'hui, Marie vient à notre rencontre pour nous indiquer les voies d'un renouveau de la vie de nos communautés et de chacun de nous.

En accueillant son Fils, qu'elle nous présente, nous sommes plongés dans une source vive où la Foi peut retrouver une vigueur nouvelle, où l'Église peut se fortifier pour proclamer avec toujours plus d'audace le mystère du Christ. Jésus, né de Marie, est Le Fils de Dieu, l'unique Sauveur de tous les hommes, vivant et agissant dans son Église et dans le monde.

L'Église est envoyée partout dans le monde pour proclamer cet unique message et inviter les hommes à l'accueillir par une authentique conversion du cœur.

Cette mission, qui a été confiée par Jésus à ses disciples, reçoit ici, à l'occasion de ce jubilé, un souffle nouveau.

Qu'à la suite des grands évangélisateurs de votre pays, l'esprit missionnaire qui a animé tant d'hommes et de femmes de France, au cours des siècles, soit encore votre fierté et votre engagement !

En suivant le parcours jubilaire sur les pas de Bernadette, l'essentiel du message de Lourdes nous est rappelé.

Bernadette est l’aînée d’une famille très pauvre, qui ne possède ni savoir ni pouvoir, faible de santé.

Marie l’a choisie pour transmettre son message de Conversion, de Prière et de Pénitence, conformément à la Parole de Jésus : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits » (Mt 11, 25).

Dans leur cheminement spirituel, les chrétiens sont appelés eux aussi à faire fructifier la grâce de leur Baptême, à se nourrir de l'Eucharistie, à puiser dans la Prière la force pour témoigner et être solidaires avec tous leurs frères en humanité (cf. Hommage à la Vierge Marie, Place d'Espagne, 8 décembre 2007).

C'est donc une véritable catéchèse qui nous est ainsi proposée, sous le regard de Marie. Laissons-la nous instruire et nous guider sur le chemin qui conduit au Royaume de son Fils !

En poursuivant sa catéchèse, la « belle Dame » révèle son nom à Bernadette : « Je suis l'Immaculée Conception ».

Marie lui dévoile ainsi la grâce extraordinaire qu'elle a reçue de Dieu, celle d'avoir été conçue sans péché, car « il s'est penché sur son humble servante » (cf. Lc 1, 48).

Marie est cette femme de notre terre qui s'est remise entièrement à Dieu et qui a reçu le privilège de donner la vie humaine à son Fils éternel.

« Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe en moi selon ta Parole » (Lc 1, 38). Elle est la beauté transfigurée, l'image de l'humanité nouvelle.

En se présentant ainsi dans une totale dépendance de Dieu, Marie exprime en réalité une attitude de pleine liberté, fondée sur l'entière reconnaissance de sa véritable dignité.

Ce privilège nous concerne nous aussi, car il nous dévoile notre propre dignité d'hommes et de femmes, marqués certes par le péché, mais sauvés dans l'espérance, une espérance qui nous permet d'affronter notre vie quotidienne.

C'est la route que Marie ouvre aussi à l'homme. S'en remettre pleinement à Dieu, c'est trouver le chemin de la liberté véritable.

Car, en se tournant vers Dieu, l'homme devient lui-même. Il retrouve sa vocation originelle de personne créée à son image et à sa ressemblance.

Chers Frères et Sœurs, la vocation première du sanctuaire de Lourdes est d'être un lieu de rencontre avec Dieu dans la Prière, et un lieu de service des frères, notamment par l'accueil des malades, des pauvres et de toutes les personnes qui souffrent.

En ce lieu, Marie vient à nous comme la mère, toujours disponible aux besoins de ses enfants. À travers la lumière qui émane de son visage, c'est la Miséricorde de Dieu qui transparaît.

Laissons-nous toucher par son regard qui nous dit que nous sommes tous aimés de Dieu et jamais abandonnés par Lui !

Marie vient nous rappeler ici que la Prière, intense et humble, confiante et persévérante, doit avoir une place centrale dans notre vie chrétienne.

La prière est indispensable pour accueillir la force du Christ. « Celui qui Prie ne perd pas son temps, même si la situation apparaît réellement urgente et semble pousser uniquement à l'action » (Deus Caritas est, n. 36).

Se laisser absorber par les activités risque de faire perdre à la Prière sa spécificité chrétienne et sa véritable efficacité.

La prière du Rosaire, si chère à Bernadette et aux pèlerins de Lourdes, concentre en elle la profondeur du message évangélique.

Elle nous introduit à la Contemplation du visage du Christ. Dans cette Prière des humbles, nous pouvons puiser d'abondantes grâces.

La présence des jeunes à Lourdes est aussi une réalité importante. Chers amis, ici présents ce matin, réunis autour de La Croix de la Journée mondiale de la Jeunesse, lorsque Marie a reçu la visite de l'ange, c'était une jeune fille de Nazareth qui menait la vie simple et courageuse des femmes de son village.

Et si le regard de Dieu s'est posé de façon particulière sur elle, en lui faisant confiance, Marie peut vous dire encore qu'aucun de vous n'est indifférent à Dieu.

Il pose Son regard aimant sur chacun de vous et vous appelle à une vie heureuse et pleine de sens.

Ne vous laissez pas rebuter par les difficultés ! Marie fut troublée à l'annonce de l'ange venu lui dire qu'elle serait La Mère du Sauveur.

Elle ressentait combien elle était faible face à la toute-puissance de Dieu. Pourtant, elle a dit « oui » sans hésiter.

Et grâce à son oui, le Salut est entré dans le monde, changeant ainsi l'histoire de l'humanité.

À votre tour, chers jeunes, n'ayez pas peur de dire oui aux appels du Seigneur, lorsqu'Il vous invite à marcher à sa suite.

Répondez généreusement au Seigneur ! Lui seul peut combler les aspirations les plus profondes de votre cœur.

Vous êtes nombreux à venir à Lourdes pour un service attentif et généreux auprès des malades ou d'autres pèlerins, en vous mettant ainsi à suivre Le Christ serviteur.

Le service des frères et des sœurs ouvre le cœur et rend disponible. Dans le silence de la Prière, que Marie soit votre confidente, elle qui a su parler à Bernadette en la respectant et en lui faisant confiance.

Que Marie aide ceux qui sont appelés au mariage à découvrir la beauté d'un Amour véritable et profond, vécu comme don réciproque et fidèle !

À ceux, parmi vous, que Le Seigneur appelle à sa suite dans la vocation Sacerdotale ou religieuse, je voudrais redire tout le bonheur qu'il y a à donner totalement sa vie pour le service de Dieu et des hommes.

Que les familles et les communautés chrétiennes soient des lieux où puissent naître et s'épanouir de solides vocations au service de l'Église et du monde !

Le message de Marie est un message d'espérance pour tous les hommes et pour toutes les femmes de notre temps, de quelque pays qu'ils soient.

J'aime à invoquer Marie comme étoile de l'espérance (Spe Salvi, n. 50). Sur les chemins de nos vies, si souvent sombres, elle est une lumière d'espérance qui nous éclaire et nous oriente dans notre marche.

Par son oui, par le don généreux d'elle-même, elle a ouvert à Dieu les portes de notre monde et de notre histoire.

Et elle nous invite à vivre comme elle dans une espérance invincible, refusant d'entendre ceux qui prétendent que nous sommes enfermés dans la fatalité.

Elle nous accompagne de sa présence maternelle au milieu des événements de la vie des personnes, des familles et des nations.

Heureux les hommes et les femmes qui mettent leur confiance en Celui qui, au moment d'offrir sa vie pour notre salut, nous a donné sa Mère pour qu'elle soit notre Mère !

Chers Frères et Sœurs, sur cette terre de France, la Mère du Seigneur est vénérée en d'innombrables sanctuaires, qui manifestent ainsi la Foi transmise de générations en générations.

Célébrée en son Assomption, elle est la patronne bien-aimée de votre pays. Qu'elle soit toujours honorée avec ferveur dans chacune de vos familles, dans vos communautés religieuses et dans vos paroisses !

Que Marie veille sur tous les habitants de votre beau pays et sur les pèlerins venus nombreux d'autres pays célébrer ce jubilé !

Qu'elle soit pour tous la Mère qui entoure ses enfants dans les joies comme dans les épreuves ! Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère, enseigne-nous à croire, à espérer et à aimer avec toi.

Indique-nous le chemin vers le règne de ton Fils Jésus ! Étoile de la mer, brille sur nous et conduis-nous sur notre route ! (cf. Spe Salvi, n. 50). Amen.


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Avec la Fête de La Croix Glorieuse, nous sommes au cœur du mystère chrétien, comme dans un « concentré » de la Semaine Sainte.

C'est pourquoi le décompte des dimanches du Temps ordinaire cesse momentanément pour faire place - la chose n'arrive qu'exceptionnellement - à cette Fête du Seigneur.

Au ve siècle, la pèlerine Égérie raconte dans son journal de voyage comment à Jérusalem on célébrait l'Exaltation de La Sainte Croix le 14 septembre, depuis qu'en 335 on avait découvert le bois de La Croix du Christ et proposé à la vénération des fidèles cette précieuse relique.

Les somptueuses mosaïques de Ravenne et de Rome montrent comment, pour les chrétiens, La Croix est le lieu du Salut du monde, le pivot de l'univers, la quadrature du cercle, la résolution de tous les contraires : c'est dans sa mort que Le Christ donne la Vie, dans la plus grande faiblesse qu'il assure la victoire sur le mal.

Depuis, chaque époque a compris et vécu La Croix dans cette tension permanente entre l'ignominie de la potence et la vitalité de l'arbre toujours vert que chante la préface.

La difficulté est de tenir ensemble les deux termes dans le juste équilibre de la verticale et de l'horizontale.

Non pas l'un après l'autre, mais en même temps.

Les textes de la liturgie s'articulent tous autour de cet axe central qu'est la réalité de l'« exaltation ».

L'exaltation non pas au sens moderne de l'enivrement ou de la fièvre, mais au sens premier du terme, qui vient de a/fus, « haut » : élévation physique du corps supplicié de Jésus, selon la phrase de Jean :

« Ils verront celui qu'ils ont transpercé» (Jean 19, 37 citant Zacharie 12, 10 « pour que s'accomplisse l'Écriture »), et, indissociablement, élévation du Christ dans la Gloire de la Résurrection.

L'élévation matérielle du serpent d'airain par Moïse pour guérir les Hébreux dans le désert (première lecture) annonçait ce double registre de la mort et de la vie.

L'élévation rituelle du Crucifix, comme l'ostension de la relique à Jérusalem au ve siècle, est là pour désigner Celui vers qui monte notre louange.




http://www.evangelium-vitae.org/documents/357/guetteurs-veilleurs/vie-spirituelle/sur-la-croix-il-est-roi--st-jean-chrysostome.htm



http://www.prierenfamille.com/index.php?option=com_content&view=article&id=176


Prière

Dieu tout puissant qui avez souffert la mort à l'arbre patibulaire pour tous nos péchés, soyez avec moi.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, ayez pitié de moi.
Sainte-Croix de Jésus-Christ soyez mon espoir.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute arme tranchante.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, versez en moi tout bien.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, détournez de moi tout mal.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, faîtes que je parvienne au chemin du Salut.
Sainte- Croix de Jésus-Christ repoussez de moi toute atteinte de mort.
Sainte-Croix de Jésus Christ préservez moi des accidents corporels et temporels.
Que j'adore la Sainte Croix de Jésus-Christ a jamais.
Jésus de Nazareth crucifié, ayez pitié de moi.
Faites que l'esprit malin et nuisible fuie de moi. dans tous les siècles des siècles, amen.

En l'honneur du Sang précieux de Notre Seigneur Jésus-Christ, en l'honneur de son incarnation, par où il peut nous conduire à la Vie éternelle, aussi vrai que Notre Seigneur Jésus-Christ est né le jour de Noël et qu'il a été Crucifié le Vendredi Saint.

Ceci est la « Prière d’invocation à la Sainte Croix de Jésus-Christ» trouvée en l'an 802 dans le tombeau de Jésus-Christ et envoyée par le Saint Pape Léon III (795-816) à l'Empereur Charlemagne quand il partit avec son armée pour combattre les ennemis de Saint Michel en France.




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 15 Sep 2017 - 8:22

Vendredi 15 Septembre 2017

Fête de Notre Dame des 7 Douleurs.



Notre Dame des Sept-Douleurs.


"Ô la plus désolée de toutes les mères; quel glaive terrible a pénétré votre âme!

Tous les coups qui attaquaient Jésus sont tombés sur vous; toutes ses douleurs vous ont abattue; toutes ses plaies vous ont déchirée; mais surtout le dernier adieu qu'il vous adressa rouvrit toutes vos blessures; et quand vous lui vîtes rendre le dernier soupir, quelle force surnaturelle vint donc soutenir votre âme?..."








Mémoire liturgique


Debout au pied de la Croix de son fils agonisant, la Mère de Dieu et toujours Vierge, Marie connut le glaive de douleurs que lui avait annoncé le vieillard Siméon dans le Temple au jour de la Présentation de Jésus.

Mémoire de Notre-Dame des Douleurs, la Vierge Marie, qui, debout au pied de La Croix de Jésus, a été associée très intimement et dans la Foi à la Passion salutaire de son Fils.



On a tué le fils et la mère, les transperçant de dure mort.

On trouvera la Mère et le Fils, embrassés sur une même Croix.


Poème attribué à Jacopone de Todi, auteur du "Stabat Mater".





Le 15 Septembre (depuis la rénovation liturgique du Pape Saint Pie X en 1914), la Liturgie de l'Église nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie.

« Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu'une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l'on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de Votre douleur.

Elle a été si grande et si immense, qu'elle a crucifié toutes Vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de Votre Cœur.

Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que Vous n'auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l'esprit de vie de Votre aimable Fils, pour lequel Vous souffriez de si grands tourments, ne Vous avait soutenue et fortifiée par Sa puissance infinie » (Saint Anselme - "De l'exercice de la Vierge", I, 5).



Pour illustrer les douleurs de la Vierge-Mère, les peintres représentent son cœur percé de sept glaives, symbole des sept principales douleurs de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent Reine des martyrs.

Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux enfants de Marie :

1. La prophétie du saint vieillard Siméon.
2. La fuite en Égypte.
3. La disparition de Jésus au Temple pendant trois jours.
4. La rencontre de Jésus portant sa croix et montant au Calvaire.
5. Marie debout au pied de la croix.
6. La descente de Jésus de la croix et la remise à sa Mère.
7. L'ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.

La Très Sainte Vierge s'est plu à manifester au monde combien la dévotion à ses douleurs infinies lui était agréable et nous était salutaire.

À plusieurs reprises, elle est venue stimuler la Foi et la piété des fidèles en apparaissant toute inondée de larmes, dans différents pays.

Citons par exemple l'apparition de Notre-Dame de La Salette, en France, en 1846, la manifestation des larmes de la Vierge de Quito, en Équateur, celle de Notre-Dame des Sept-Douleurs de Campocavallo, à Osimo, en Italie, et en 1956, la touchante intervention de la Vierge de Syracuse, dans le port de Sicile, sur la côte est de l'île.

Contemplons dans les bras de Marie, l'Homme-Dieu Crucifié pour nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel.

Joignons nos larmes aux siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de son divin Fils, ont également été la cause de son intime martyre.

Prions-la de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de ses exemples et imiter ses vertus lorsqu'il lui plaira de nous faire part de ses humiliations, de ses douleurs et de Sa Croix.




Pour un approfondissement :

Notre-Dame des douleurs - Misselhttp://missel.free.fr/Sanctoral/09/15.php




Stabat Mater (Séquence)


Stabat Mater dolorosa
iuxta crucem lacrimósa,
dum pendébat Fílius.

Cuius ánimam geméntem,
contristátam et doléntem
pertransívit gládius.

O quam tristis et afflícta
fuit illa benedícta,
mater Unigéniti!

Quæ mærébat et dolébat,
pia Mater, dum vidébat
Nati poenas íncliti.

Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si vidéret
tanto supplício?

Quis non posset contristári,
piam Matrem contemplári
doléntem cum Fílio?

Pro peccátis suæ gentis
vidit lesum in torméntis,
et flagéllis súbditum.

Vidit suum dulcem
Natum moriéndo desolátum,
dum emísit spíritum.

Eia, Mater, fons amóris
me sentíre vim dolóris fac,
ut tecum lúgeam.

Fac ut árdeat cor meum
in amándo Christum Deum,
ut sibi compláceam.

Sancta Mater, istud agas,
Crucifíxi fige plagas
cordi meo válide.

Tui Nati vulneráti,
tam dignáti pro me pati,
poenas mecum divide.

Fac me tecum pie flere,
Crucifíxo condolére,
donec ego víxero.

Iuxta crucem tecum stare,
ac me tibi sociáre
in planctu desídero.

Virgo vírginum præclára,
mihi iam non sis amára,
fac me tecum plángere.

Fac ut portem Christi mortem,
passiónis fac me sortem,
et plagas recólere.

Fac me plagis vulnerári,
cruce hac inebriári,
et cruóre Filii.

Flammis urar succénsus,
per te, Virgo, sim defénsus
in die iudícii.

Fac me cruce custodíri,
morte Christi præmuníri,
confovéri grátia.

Quando corpus moriétur,
fac ut ánimæ donétur
Paradísi glória.

Debout, la mère des douleurs
Près de la croix était en pleurs
Quand son Fils pendait au bois.

Alors, son âme gémissante
Toute triste et toute dolente
Un glaive la transperça.

Qu'elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils unique !

Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Christ
Endurer si grand supplice ?

Qui pourrait, sans être affligé
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.

Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu
Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
Que je lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies du Crucifié
En mon cœur très fortement.

Ton enfant n'était que blessures,
lui qui daigna souffrir pour moi ;
donne-moi d'avoir part à ses tourments.

Pleurer en toute vérité
Comme toi près du crucifié
Au long de mon existence.

Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je souffre avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort,  
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.

Fais que ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l'ivresse
Du sang versé par ton Fils.

Pour que j'échappe aux vives flammes,
prends ma défense, Vierge Marie,
À l'heure de la justice.

Ô Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme de la victoire.

À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme fais obtenir
La gloire du paradis.




Rome. Le Vatican. La Basilique St Pierre. La Pietà de Michel-Ange.


http://viechretienne.catholique.org/pape/homelie/11642-notre-dame-des-douleurs



SAINT-NICOLAS-DE-PORT (54) - La Piéta de la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs





La Basilique de Saint-Nicolas-de-Port possède quelques chefs-d’œuvre de la sculpture médiévale et de la Renaissance !

Une Piéta du XVIe siècle attire inévitablement notre regard pour sa beauté.

Placée dans la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, qui jouxte la 2e travée gauche du chœur de la Basilique, cette piéta, à l'origine polychrome, serait l’œuvre d'un artiste troyen.

Le Corps du Christ repose ainsi à même le sol, la Vierge Marie, toute empreinte de tristesse, lui soutenant le buste de sa main droite et lui tenant sa main gauche avec l'autre.

Vous remarquerez toute la finesse des drapés et l'attitude si expressive des visages.

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1509082_homelie


Homélie de Benoît XVI lors de la Messe des malades à Lourdes

Nous publions ci-dessous le texte intégral de l'homélie que le Pape Benoît XVI a prononcée lors de la Messe pour les malades, ce lundi matin, à Lourdes, sur l'esplanade du Rosaire.



Chers frères dans l'Épiscopat et dans le Sacerdoce,

Chers malades, chers accompagnateurs et hospitaliers,

Chers frères et soeurs !

Nous avons célébré hier La Croix du Christ, l'instrument de notre Salut, qui nous révèle dans toute sa plénitude la Miséricorde de Notre Dieu. La Croix est en effet le lieu où se manifeste de façon parfaite la Compassion de Dieu pour notre monde.

Aujourd'hui, en célébrant la mémoire de Notre-Dame des Douleurs, nous Contemplons Marie qui partage la Compassion de son Fils pour les pécheurs.

Comme l'affirme Saint Bernard, la Mère du Christ est entrée dans la Passion de son Fils par sa Compassion (cf. Homélie pour le dimanche dans l'Octave de l'Assomption).

Au pied de La Croix se réalise la prophétie de Syméon : son coeur de mère est transpercé (cf. Lc 2, 35) par le supplice infligé à l'Innocent, né de sa chair.





St nicolas pieta 4Comme Jésus a pleuré (cf. Jn 11,35), Marie a certainement elle aussi pleuré devant le corps torturé de son enfant.

La discrétion de Marie nous empêche de mesurer l'abîme de sa douleur ; la profondeur de cette affliction est seulement suggérée par le symbole traditionnel des sept glaives.

Comme pour son Fils Jésus, il est possible de dire que cette souffrance l'a conduite elle aussi à sa perfection (cf. Hb 2, 10), pour la rendre capable d'accueillir la nouvelle mission spirituelle que son Fils lui confie juste avant de « remettre l'esprit » (cf. Jn 19, 30) : devenir la Mère du Christ en ses membres.

En cette heure, à travers la figure du disciple bien-aimé, Jésus présente chacun de ses disciples à sa Mère en lui disant : « Voici ton Fils » (cf. Jn 19, 26-27).

Marie est aujourd'hui dans la Joie et la Gloire de la Résurrection. Les larmes qui étaient les siennes au pied de la Croix se sont transformées en un sourire que rien n'effacera tandis que sa Compassion maternelle envers nous demeure intacte.

L'intervention secourable de la Vierge Marie au cours de l'histoire l'atteste et ne cesse de susciter à son égard, dans le peuple de Dieu, une confiance inébranlable : la Prière du Souvenez-vous exprime très bien ce sentiment.

Marie aime chacun de ses enfants, portant d'une façon particulière son attention sur ceux qui, comme son Fils à l'heure de sa Passion, sont en proie à la souffrance ; elle les aime tout simplement parce qu'ils sont ses fils, selon la volonté du Christ sur La Croix.

Le psalmiste, percevant de loin ce lien maternel qui unit la Mère du Christ et le peuple croyant, prophétise au sujet de la Vierge Marie que « les plus riches du peuple ... quêteront ton sourire » (Ps 44, 13).

Ainsi, à l'instigation de la Parole inspirée de l'Écriture, les Chrétiens ont-ils depuis toujours quêté le sourire de Notre Dame, ce sourire que les artistes, au Moyen-âge, ont su si prodigieusement représenter et mettre en valeur.

Ce sourire de Marie est pour tous ; il s'adresse cependant tout spécialement à ceux qui souffrent afin qu'ils puissent y trouver le réconfort et l'apaisement.

Rechercher le sourire de Marie n'est pas le fait d'un sentimentalisme dévot ou suranné, mais bien plutôt l'expression juste de la relation vivante et profondément humaine qui nous lie à celle que Le Christ nous a donnée pour Mère.

Désirer contempler ce sourire de la Vierge, ce n'est pas se laisser mener par une imagination incontrôlée.

L'Écriture elle-même nous le dévoile sur les lèvres de Marie lorsqu'elle chante le Magnificat :

« Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 46-47).

Quand la Vierge Marie rend grâce au Seigneur, elle nous prend à témoin.

Marie partage, comme par anticipation, avec ses futurs enfants que nous sommes, la joie qui habite son coeur, pour qu'elle devienne la nôtre.

Chaque récitation du Magnificat fait de nous des témoins de son sourire. Ici à Lourdes, au cours de l'apparition qui eut lieu le mercredi 3 Mars 1858, Bernadette contempla de manière toute particulière ce sourire de Marie.

Celui-ci fut la première réponse que la Belle Dame donna à la jeune voyante qui voulait connaître son identité.

Avant de se présenter à elle, quelques jours plus tard, comme « l'Immaculée Conception », Marie lui fit d'abord connaître son sourire, comme étant la porte d'entrée la plus appropriée à la révélation de son mystère.

Dans le sourire de la plus éminente de toutes les créatures, tournée vers nous, se reflète notre dignité d'enfants de Dieu, cette dignité qui n'abandonne jamais celui qui est malade. Ce sourire, vrai reflet de la tendresse de Dieu, est la source d'une espérance invincible.





St nicolas pieta 5Nous le savons malheureusement : la souffrance endurée rompt les équilibres les mieux assurés d'une vie, ébranle les assises les plus fermes de la confiance et en vient parfois même à faire désespérer du sens et de la valeur de la vie.

Il est des combats que l'homme ne peut soutenir seul, sans l'aide de la Grâce Divine.

Quand la parole ne sait plus trouver de mots justes, s'affirme le besoin d'une présence aimante : nous recherchons alors la proximité non seulement de ceux qui partagent le même sang ou qui nous sont liés par l'amitié, mais aussi la proximité de ceux qui nous sont intimes par le lien de la Foi.

Qui pourraient nous être plus intimes que Le Christ et sa Sainte Mère, l'Immaculée ? Plus que tout autre, ils sont capables de nous comprendre et de saisir la dureté du combat mené contre le mal et la souffrance.





St nicolas pieta 6La Lettre aux Hébreux dit à propos du Christ, qu'il « n'est pas incapable de partager notre faiblesse ; car en toutes choses, il a connu l'épreuve comme nous » (cf. Hb 4, 15).

Je souhaiterais dire, humblement, à ceux qui souffrent et à ceux qui luttent et sont tentés de tourner le dos à la vie : tournez-vous vers Marie !

Dans le sourire de la Vierge se trouve mystérieusement cachée la force de poursuivre le combat contre la maladie et pour la vie.

Auprès d'elle se trouve également la grâce d'accepter, sans crainte ni amertume, de quitter ce monde, à l'heure voulue par Dieu.

Comme elle était juste l'intuition de cette belle figure spirituelle française, Dom Jean-Baptiste Chautard, qui, dans L'âme de tout apostolat, proposait au chrétien ardent de fréquentes « rencontres de regard avec la Vierge Marie » !

Oui, quêter le sourire de la Vierge Marie n'est pas un pieux enfantillage, c'est l'aspiration, dit le Psaume 44, de ceux qui sont « les plus riches du peuple » (v. 13).

« Les plus riches », c'est-à-dire dans l'ordre de la Foi, ceux qui ont la maturité spirituelle la plus élevée et savent précisément reconnaître leur faiblesse et leur pauvreté devant Dieu.

En cette manifestation toute simple de tendresse qu'est un sourire, nous saisissons que notre seule richesse est l'amour que Dieu nous porte et qui passe par le coeur de celle qui est devenue notre Mère.

Quêter ce sourire, c'est d'abord cueillir la gratuité de l'Amour ; c'est aussi savoir provoquer ce sourire par notre effort pour vivre selon la Parole de son Fils Bien-aimé, tout comme un enfant cherche à faire naître le sourire de sa mère en faisant ce qui lui plaît.

Et nous savons ce qui plaît à Marie grâce aux paroles qu'elle adressa aux serviteurs à Cana :

« Faites tout ce qu'il vous dira » (cf. Jn 2, 5).

Le sourire de Marie est une source d'eau vive. « Celui qui croit en moi, dit Jésus, des fleuves d'eau vive jailliront de son coeur » (Jn 7, 38).

Marie est celle qui a cru, et, de son sein, ont jailli des fleuves d'eau vive qui viennent irriguer l'histoire des hommes.

La source indiquée, ici, à Lourdes, par Marie à Bernadette est l'humble signe de cette réalité spirituelle.

De son coeur de croyante et de mère, jaillit une eau vive qui purifie et qui guérit.

En se plongeant dans les piscines de Lourdes, combien n'ont-ils pas découvert et expérimenté la douce maternité de la Vierge Marie, s'attachant à elle pour mieux s'attacher au Seigneur !

Dans la séquence liturgique de cette Fête de Notre-Dame des Douleurs, Marie est honorée sous le titre de « Fons amoris », «Source d'amour ».

Du coeur de Marie, s’ouvre, en effet, un amour gratuit qui suscite en réponse un amour filial, appelé à s'affiner sans cesse.

Comme toute mère et mieux que toute mère, Marie est l'éducatrice de l'Amour.

C'est pourquoi tant de malades viennent ici, à Lourdes, pour se désaltérer auprès du « Fons amoris » et pour se laisser conduire à l'unique source du Salut, son Fils, Jésus le Sauveur.

Le Christ dispense son Salut à travers les Sacrements et, tout spécialement, aux personnes qui souffrent de maladies ou qui sont porteuses d'un handicap, à travers la grâce de l'onction des malades.

Pour chacun, la souffrance est toujours une étrangère.

Sa présence n'est jamais domesticable.

C'est pourquoi il est difficile de la porter, et plus difficile encore - comme l'ont fait certains grands témoins de la sainteté du Christ - de l'accueillir comme une partie prenante de notre vocation, ou d'accepter, comme Bernadette l'a formulé, de « tout souffrir en silence pour plaire à Jésus ».

Pour pouvoir dire cela, il faut déjà avoir parcouru un long chemin en union avec Jésus.

Dès à présent, il est possible, en revanche, de s'en remettre à la Miséricorde de Dieu telle qu'elle se manifeste par la grâce du Sacrement des malades.

Bernadette, elle-même, au cours d'une existence souvent marquée par la maladie, a reçu ce Sacrement à quatre reprises.

La grâce propre à ce Sacrement consiste à accueillir en soi le Christ médecin. Cependant, Le Christ n'est pas médecin à la manière du monde.

Pour nous guérir, il ne demeure pas extérieur à la souffrance éprouvée ; il la soulage en venant habiter en celui qui est atteint par la maladie, pour la porter et la vivre avec lui.

La présence du Christ vient rompre l'isolement que provoque la douleur.

L'homme ne porte plus seul son épreuve, mais il est conformé au Christ qui s'offre au Père, en tant que membre souffrant du Christ, et il participe, en Lui, à l'enfantement de la nouvelle création.

Sans l'aide du Seigneur, le joug de la maladie et de la souffrance est cruellement pesant.

En recevant le Sacrement des malades, nous ne désirons porter d'autre joug que celui du Christ, forts de la promesse qu'il nous a faite que son joug sera facile à porter et son fardeau léger (cf. Mt 11, 30).

J'invite les personnes qui recevront l'onction des malades au cours de cette messe à entrer dans une telle espérance.

(...) Le Concile Vatican II a présenté Marie comme la figure en laquelle est résumé tout le mystère de l'Église (cf. LG n. 63-65).

Son histoire personnelle anticipe le chemin de l'Église, qui est invitée à être tout aussi attentive qu'elle aux personnes qui souffrent.

J'adresse un salut affectueux à toutes les personnes, particulièrement le corps médical et soignant, qui, à divers titres dans les hôpitaux ou dans d'autres institutions, contribuent aux soins des malades avec compétence et générosité.

Je voudrais également dire à tous les hospitaliers, aux brancardiers et aux accompagnateurs qui, provenant de tous les diocèses de France et de plus loin encore, entourent tout au long de l'année les malades qui viennent en pèlerinage à Lourdes, combien leur service est précieux. Ils sont les bras de l'Église servante.

Je souhaite enfin encourager ceux qui, au nom de leur Foi, accueillent et visitent les malades, en particulier dans les aumôneries des hôpitaux, dans les paroisses ou, comme ici, dans les sanctuaires.

Puissiez-vous, en étant les porteurs de la Miséricorde de Dieu (cf. Mt 25, 39-40), toujours ressentir dans cette mission importante et délicate le soutien effectif et fraternel de vos communautés !

Et dans ce sens, je salue et je remercie particulièrement aussi bien mes frères dans l'épiscopat, les évêques français, les évêques étrangers et les prêtres qui tous sont des accompagnateurs des malades et des hommes dans la souffrance de ce monde. Merci pour votre service avec le Seigneur souffrant.

Le service de Charité que vous rendez est un service marial. Marie vous confie son sourire, pour que vous deveniez vous-mêmes, dans la fidélité à son Fils, source d'eau vive. Ce que vous faites, vous le faites au nom de l'Église, dont Marie est l'image la plus pure. Puissiez-vous porter son sourire à tous !

En conclusion, je souhaite m'unir à la Prière des pèlerins et des malades et reprendre avec vous un extrait de la Prière à Marie proposée pour la célébration de ce Jubilé :

« Parce que tu es le sourire de Dieu, le reflet de la Lumière du Christ, la demeure de L'Esprit Saint, parce que tu as choisi Bernadette dans sa misère, que tu es l'étoile du matin, la porte du Ciel, et la première créature ressuscitée, Notre-Dame de Lourdes », avec nos frères et soeurs dont le coeur et le corps sont endoloris, nous te Prions !









Stabat mater dolorosa

Elle était debout, la Mère, malgré sa douleur, En larmes, près de la croix, Où son Fils était suspendu.

Son âme gémissante, Contristée et dolente, Un glaive la transperça.

Qu'elle était triste, anéantie, La femme entre toutes bénie, La Mère du Fils de Dieu !

Dans le chagrin qui la poignait, Cette tendre Mère pleurait Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs Verrait la Mère du Seigneur Endurer si grand supplice ?

Qui pourrait dans l'indifférence Contempler en cette souffrance La Mère auprès de son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines, Elle vit Jésus dans la peine Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé Mourant seul, abandonné, Et soudain rendre l'esprit.

Ô Mère, source de tendresse, Fais-moi sentir grande tristesse Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu Dans l'amour du Seigneur mon Dieu : Que je Lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer Les plaies de Jésus crucifié En mon cœur très fortement.

Pour moi, ton Fils voulut mourir, Aussi donne-moi de souffrir Une part de Ses tourments.

Donne-moi de pleurer en toute vérité, Comme toi près du Crucifié, Tant que je vivrai !

Je désire auprès de la croix Me tenir, debout avec toi, Dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure, Ne sois pas envers moi trop dure, Fais que je pleure avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort, Revivre le douloureux sort Et les plaies, au fond de moi.

Fais que Ses propres plaies me blessent, Que la croix me donne l'ivresse Du Sang versé par ton Fils.

Je crains les flammes éternelles; Ô Vierge, assure ma tutelle À l'heure de la justice.

Ô Christ, à l'heure de partir, Puisse ta Mère me conduire À la palme des vainqueurs.

À l'heure où mon corps va mourir, À mon âme, fais obtenir La gloire du paradis.

Amen !

Pour les siècles des siècles. Amen

Beaucoup d’auteurs ont mis en musique ces paroles composées au XIII siècle et attribuées au franciscain Italien Jacopone da Todi.

Le plus célèbre est celui de Jean Baptiste Pergolèse avec le lien suivant qui donne les paroles en latin.





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 16 Sep 2017 - 7:11

Samedi 16 Septembre 2017

 Fête des Saints Corneille (Pape) et Cyprien (Évêque), martyrs (3ème siècle).




Saint Cyprien de Carthage

Évêque et martyr (✝ 258)

16 Septembre: mémoire liturgique - Solennité de Saint Cyprien en Afrique du Nord.


On a rappelé le 14 septembre la mise au tombeau du premier et la passion du second.http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/14/9/2008/14-septembre-2008.html

Aujourd’hui le monde Chrétien les célèbre d’une seule voix, confortés mutuellement dans la foi et liés ensemble par la charité.

Saint Cyprien s'était fait Chrétien à quarante-six ans.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1859/Saint-Cyprien-de-Carthage.html

Jusque là, il avait été rhéteur et avocat et ses mœurs étaient celles d'un païen célibataire.

Après sa conversion, il trouva son bonheur en donnant ses biens aux pauvres.

Tant et si bien que les Chrétiens de Carthage le choisirent deux ans après comme Évêque. Progressivement, il devint, par son influence, chef de l'Église d'Afrique.


A la demande de ses fidèles, il se cacha durant la persécution de Dèce et fut épargné.

Lorsqu'éclata ensuite la persécution de Valérien, il fut envoyé en exil par un proconsul qui lui était favorable.


Mais le successeur l'étant moins, le fit chercher, le ramena à Carthage où il fut décapité.

Vis-à-vis des Chrétiens qui avaient apostasié pour éviter la mort, Saint Cyprien était plein de Miséricorde, professant que la Miséricorde Divine est plus grande que le plus grand des péchés.

Le Pape Saint Corneille s'appuya sur lui lors de la querelle des "lapsi", des Chrétiens apostats.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1858/Saint-Corneille.html

Après saint Augustin, il est l'un des plus grands témoins de la doctrine de l'Église latine des premiers siècles.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1751/Saint-Augustin.html


Découvrez les Œuvres de Saint Cyprien (site de l'abbaye Saint-Benoît)http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/cyprien/index.htm

Extrait de l’audience générale de Benoît XVI le 6 juin 2007 sur Saint Cyprien:http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20070606.html


Immédiatement après sa conversion, Cyprien - non sans être envié et en dépit des résistances - fut élu à la charge Sacerdotale et à la dignité d'Évêque.


Au cours de la brève période de son épiscopat, il affronta les deux premières persécutions ratifiées par un édit impérial, celle de Dèce (250) et celle de Valérien (257-258).

Après la persécution particulièrement cruelle de Dèce, l'Évêque dut s'engager vaillamment pour rétablir la discipline dans la communauté Chrétienne.


En effet, de nombreux fidèles avaient abjuré, ou bien n'avaient pas adopté une attitude correcte face à l'épreuve.


Il s'agissait des lapsi - c'est-à-dire de ceux qui étaient 'tombés' -, qui désiraient ardemment revenir au sein de la Communauté.


Le débat sur leur réadmission finit par diviser les Chrétiens de Carthage en laxistes et en rigoristes...

Au martyrologe romain:


En Afrique du Nord, le 16 Septembre, Solennité de Saint Cyprien, Évêque et martyr, dont la passion est rappelée le 14.


À Carthage, en 258, la passion de Saint Cyprien, Évêque, très renommé pour sa sainteté et sa doctrine: dans une période calamiteuse, il dirigea excellemment son Église, ranima l’espérance des confesseurs de la Foi dans leur épreuve et, après un dur exil, sous les empereurs Valérien et Gallien, fut condamné par le proconsul à avoir la tête tranchée et consomma son martyre devant un peuple très nombreux.

Sa mémoire sera célébrée le 16 Septembre.

Mémoire des Saints martyrs Corneille, Pape, et Cyprien, Évêque, dont on a rappelé le 14 Septembre la mise au tombeau du premier et la passion du second.


Aujourd’hui le monde Chrétien les célèbre d’une seule voix, confortés mutuellement dans la Foi et liés ensemble par la Charité.

Martyrologe romain.

La tunique du Christ, tissée d’une seule pièce et sans couture, ne peut être divisée par ceux qui la possèdent.
Indivise, d’un seul morceau, d’un seul tissu, elle figure la concorde et la cohésion de notre peuple, à nous qui avons revêtu Le Christ.


Par le mystère de ce vêtement et par son symbole, Le Christ a rendu manifeste l’unité de l’Église.
Saint Cyprien - Sur l'unité de l'Église.




https://viechretienne.catholique.org/saints/4305-saint-cyprien


Pour un approfondissement biographique :

http://missel.free.fr/Sanctoral/09/16.php



Les catacombes de Saint-Callixte.

Sur la partie supérieure de la paroi, on voit les figures des Saints Corneille, Pape, et Cyprien, Évêque de Carthage (martyr de la persécution de Valérien en 258).


Les quatre figures ont la tête auréolée; elles sont vêtues d'habits pontificaux et portent de la main gauche un livre orné de pierres précieuses (l'Évangile).

Cette reproduction se situe à l'église Saint Corneille à Hem dans la chapelle de droite au pied de la statue du Saint

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0706077_integral

Les oeuvres de Saint Cyprien: Cliquerhttp://eucharistiemisericor.free.fr/st_cyprien.php

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