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Les Saints - Les Saintes du Jour

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 22 Juil 2017 - 7:56

Samedi  22 Juillet 2017

Fête de Sainte Marie-Madeleine, Pénitente, disciple du Christ, appelée l’Apôtre des apôtres (1er s.).

La Célébration Liturgique de cette femme aura désormais le même caractère festif réservé à la Célébration des Apôtres dans le calendrier romain afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église.





Sainte marie madeleine

http://fr.radiovaticana.va/news/2016/06/10/marie-madeleine_fera_d%c3%a9sormais_lobjet_dune_f%c3%aate_liturgique/1236269http://fr.radiovaticana.va/news/2016/06/10/marie-madeleine_fera_d%C3%A9sormais_lobjet_dune_f%C3%AAte_liturgique/1236269


Marie-Madeleine fera désormais l'objet d'une Fête Liturgique

La Mémoire Liturgique de Sainte-Marie Madeleine sera élevée au rang de Fête dans le calendrier romain.

La décision, voulue par le Pape François, est annoncée dans un décret de la Congrégation pour le Culte Divin et la discipline des Sacrements.

Cette décision se situe dans le contexte ecclésial actuel qui impose une réflexion plus approfondie sur la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la Miséricorde Divine.

Dans un commentaire publié par L’Osservatore Romano, le secrétaire de la Congrégation, Mgr Arthur Roche, rappelle que dans sa lettre apostolique Mulieris dignitatem, Saint Jean-Paul II met en relief le rôle particulier de Marie de Magdala.

Elle est la première à rencontrer Le Christ ressuscité, elle est la première à lui rendre témoignage devant les Apôtres.

C'est pour cela qu'on l'a même appelée «l'Apôtre des apôtres».

Pour Jean-Paul II, cet événement est révélateur de la volonté du Christ de transmettre la Vérité Divine aux femmes, sur un pied d'égalité avec les hommes.

Le décret publié ce Vendredi met donc en valeur l’importance des femmes dans la Mission du Christ et de l’Église.

Le Pape François, explique-t-on, a pris cette décision dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde pour souligner l’importance de cette femme, modèle authentique d’évangélisation, qui a tant aimé Le Christ et que Le Christ a tant aimée.

Lorsque Jésus lui dit :

"Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers Le Père"

C’est à toute l’Église que cette invitation s’adresse, pour qu’elle entre dans une expérience de Foi capable de dépasser toute appropriation matérialiste et toute compréhension humaine du mystère divin.

Ces mots ont une portée ecclésiale et constituent une leçon pour les disciples de Jésus afin qu’ils ne cherchent pas les certitudes humaines ou les titres mondains, mais la Foi dans Le Christ vivant et ressuscité.

Voilà pourquoi la Célébration Liturgique de cette femme aura désormais le même caractère festif réservé à la Célébration des Apôtres dans le calendrier romain afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église.








Sainte Marie-Madeleine

Pénitente, disciple du Christ (1er s.)

Elle est la première à rencontrer Le Christ ressuscité, elle est la première à lui rendre témoignage devant les Apôtres.

C'est pour cela qu'on l'a même appelée 'l'Apôtre des apôtres'.

Outre Marie, mère de Jésus, les évangiles nous parlent de plusieurs Marie. Nous fêtons aujourd’hui Marie de Magdala, Madeleine dont Jésus avait chassé sept démons.

Depuis, elle le suivait partout où il allait, faisant partie de ce groupe de femmes qui servaient le Maître et les apôtres.

Lors du crucifiement, elle se tient à distance, mais, après la descente de Croix, elle suit Joseph d’Arimathie, remarque ce qui se passe et reviendra, avec une autre Marie, au matin de Pâques pour les rites de sépulture.

C’est elle qui, la première, recevra la révélation du Christ ressuscité quand le jardinier se fait reconnaître.

"Rabbouni, Maître" c’est son acte de Foi.

Le culte de Marie Madeleine connut un grand développement en France à la Sainte Baume, dans le sud de la France, et surtout à Vézelay.


Découvrez aussi la grotte où selon la tradition de Provence sainte Marie-Madeleine aurait vécu les trente dernières années de sa vie.http://www.saintebaume.org/sainte-marie-madeleine/

Elle est la patronne du diocèse du Var - Dès les premiers siècles Chrétiens, Pénitents, Saints, rois, Papes viennent accomplir leur pèlerinage à la grotte de la Sainte-Baume auprès de Sainte Marie-Madeleine.

(Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)http://www.diocese-frejus-toulon.com/-Histoire-des-saints-de-Provence-.html

Marie Madeleine dans la Bible (source AELF):http://www.aelf.org/bible

- Cependant Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en face du tombeau. [Mt - 27 : 61]

- Après le sabbat, à l'heure où commençait le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de Jésus. [Mt - 28 : 01]


- Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé, [Mc - 15 : 40]


- Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit où on l'avait mis. [Mc - 15 : 47]


- Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. [Mc - 16 : 01]


- Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. [Mc - 16 : 09]


- ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), [Lc - 8 : 02]


- C'étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. [Lc - 24 : 10]


- Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. [Jn - 19 : 25]


- Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre.

Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. [Jn - 20 : 01]

Délivrée de sept démons par Le Seigneur Jésus, elle s’attacha avec Amour à ses pas, le suivit jusqu’au Calvaire et mérita, au matin de Pâques, de voir le Sauveur ressuscité d’entre les morts et de porter aux autres disciples l’annonce de la Résurrection.


Martyrologe romain

"Femme, pourquoi pleures-tu ?

Qui cherches-tu ?

Celui que tu cherches, tu le possèdes et tu ne le sais pas ?

Tu as la vraie et l’éternelle Joie, et tu pleures ?

Elle est au plus intime de ton être et tu cherches au dehors.

Ton cœur est mon tombeau.

Je n’y suis pas mort, mais j’y repose vivant pour toujours. "


(Prière d’un Moine inconnu du 13ème s.).




Pour un approfondissement sur la Sainte Baume - La Grotte de Marie-Madeleine Pénitente

http://randojp.free.fr/0-Diaporamas/Chapelles/Chapelles1.html


Fresque représentant différentes scènes de la vie de Marie-Madeleine, à l'Église de la Madeleine https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_de_la_Madeleine_de_Mont-de-Marsande Mont-de-Marsan.









http://www.monasterodibose.it/fr/priere/martyrologe/964-juillet/2419-22-juillet


Exemple pour ceux qui se repentent et pour ceux qui, enflammés par l’amour divin, veillent dans l’attente, Marie Madeleine est une figure qui a servi de référence dans tous les mouvements de réforme de l’Église, en particulier pour les mouvements de réforme monastique en Occident, qui se sont multipliés au XI ème siècle.


Lecture


Seigneur, tu as allumé dans le cœur de Marie-Madeleine le feu d’un immense Amour pour Le Christ, qui lui avait rendu la liberté de l’esprit, et tu lui as inspiré le courage de le suivre fidèlement jusqu’au Calvaire.

Et même après la mort sur la Croix, elle a cherché son Maître avec une telle passion qu’elle est arrivée à rencontrer Le Seigneur ressuscité et à annoncer la première aux apôtres la joie pascale.

(Liturgie romaine)


Prière


Seigneur Notre Dieu, c’est à Marie Madeleine que Ton Fils Bien-Aimé a confié la première annonce de la Joie Pascale ; accorde-nous, à sa Prière et à son exemple, la grâce d’annoncer Le Christ Ressuscité et de la contempler un jour dans la Gloire.

Lui qui vit et règne dans les siècles des siècles.





Reliques de Marie de Magdala conservées dans la Basilique de Saint-Maximin-La-Sainte-Baume (Var-France).



Ci-dessus, illustration de Renato Ammannito d'après les descriptif de Maria Valtorta.

http://www.maria-valtorta.org/Personnages/MarieMagdala.htm






http://missel.free.fr/Sanctoral/07/22.php


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 23 Juil 2017 - 9:17

Dimanche  23 Juillet 2017

Fête de Sainte Brigitte de Suède, veuve, Fondatrice de l'Ordre du Saint-Sauveur, Co-Patronne de l'Europe (1303-1373).

Sainte Brigitte de Suède est Patronne de l'Europe avec les Saints Cyrille et Méthode, Saint Benoît, Sainte Catherine de Sienne et Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein).


Sainte Brigitte de Suède

Veuve, Fondatrice de l'Ordre du Saint-Sauveur (✝ 1373)

Elle appartenait, ainsi que son mari Urf Gudmarson, à la première noblesse de Suède.

Elle alla se fixer à Rome à la mort de son mari.

Sa fille sainte Catherinehttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/853/Sainte-Catherine-de-Suede.html la rejoignit l'année suivante et elles vécurent désormais ensemble.

Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants.

A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit: "Jésus s'est abaissé sans avoir eu votre autorisation."


Les Papes s'étaient alors réfugiés en Avignon. Elle les harcelait pour qu'ils reviennent à Rome.

Au début de 1372, elle partit pour la Terre Sainte avec une escorte armée. Ce furent les quinze mois les plus beaux de sa vie, disait-elle.

Elle avait fondé l'ordre des Brigittines qui existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena.

Pour en savoir plus: Vie de Sainte Brigitte de Suède écrite d'après les documents authentiques par une Religieuse de l'Adoration perpétuelle - 1879 - site de l'abbaye Saint Benoît http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/brigitte/index.htm

"La figure de la Sainte suédoise, d'avant la réforme, reste un précieux lien œcuménique." (Jean Paul II, 1999)

Le 27 octobre 2010, la catéchèse de Benoît XVI a consisté en un portrait de Brigitte de Suède (1303-1373), proclamée Co-Patronne de l'Europe par Jean-Paul II.http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20101027.html

On distingue deux périodes dans sa vie, a d'emblée souligné le Pape.

D'abord une femme mariée et la mère de huit enfants, qui s'initia à l'étude de l'Écriture et l'adopta comme règle de vie avec son époux comme Tertiaires Franciscains. Elle fut d'une charité généreuse et fonda un hôpital...

La seconde vie de Brigitte commença après son veuvage et son refus de se remarier afin d'approfondir "son union avec Le Seigneur dans la Prière, la Pénitence et la Charité...

Après avoir distribué ses biens aux pauvres, elle se retira au Monastère Cistercien d'Alvastra, sans devenir Moniale"...

En 1349, Brigitte prit le chemin de Rome pour participer au jubilé durant lequel le Pape approuva la Fondation de son Ordre Consacré au Saint Sauveur.

Moines et Moniales se trouvent sous l'autorité d'une Abbesse, une formule classique au Moyen Age.

"La grande tradition Chrétienne reconnaît à la femme une dignité particulière, à l'exemple de Marie, reine des apôtres, et une place spéciale au sein de l’Église qui, si elle ne coïncide pas avec le Sacerdoce Ordonné, a une grande importance pour la Vie spirituelle de la communauté".

Sainte Brigitte alla également en pèlerinage à Assise et en Terre Sainte. Elle fut Canonisée dès 1391.

Sa sainteté et ses multiples qualités en firent une figure remarquable de l'histoire européenne, "qui montre comment le Christianisme a profondément imprégné la vie des peuples du continent...

En la proclamant Co-Patronne de l'Europe, Jean-Paul II exprima le vœu que Brigitte, qui vivait dans une Chrétienté occidentale non encore blessée par la division, intercède en faveur de la pleine unité des Chrétiens".

Benoît XVI a conclu en demandant son intercession afin que l'Europe continue de puiser à ses racines chrétiennes.

Mémoire (en Europe: Fête) de Sainte Brigitte, Religieuse. Mariée toute jeune en Suède au prince Ulf, elle en eut huit enfants qu’elle éduqua dans la plus grande piété, et elle entraîna son époux à la piété par ses paroles et ses exemples.

Après la mort d’Ulf, elle entreprit de nombreux pèlerinages à divers lieux saints, elle écrivit beaucoup pour la réforme de l’Église dans sa tête et ses membres et jeta à Rome, où elle mourut en 1373, les Fondations de l’Ordre du Très Saint Sauveur.
Martyrologe romain


"Béni sois-tu, Jésus-Christ, Mon Seigneur, qui as prédit ta mort avant l’heure.

Qui, à la dernière Cène, as merveilleusement consacré avec du pain matériel ton Corps qui nous rachète.

Qui l’as donné par Amour aux apôtres en mémoire de ta très précieuses Passion. Toi qui, en leur lavant les pieds de tes très saintes et nobles mains, leur as donné humblement un modèle d’Humilité"

Prière attribuée à Sainte Brigitte.





http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160723&id=5496&fd=0


Sainte Brigitte de Suède (à droite) et sa fille Sainte Catherine de Suède (à gauche).



http://sandamiano.centerblog.net/564-sainte-brigitte-









Souvent manuscrites auparavant par des Moines, les « 15 Oraisons », ainsi que les promesses du Christ qui s’y rattachent, furent imprimés en 1740 par le Père Adrien Parvilliers, de la Compagnie de Jésus, avec les approbations, permissions et encouragements ecclésiastiques…

http://apotres.amour.free.fr/page4/BRIGITTE.htm


En 1350, Ste Brigitte voit le Christ en Croix s'animer. Il lui révélera les 15 Oraisons à réciter chaque jour pendant un an afin d'honorer les 5480 coups reçus lors de sa Passion.

Elle bénéficia d'autres Révélations Célestes qui lui permirent décrire plusieurs ouvrages notamment:
- Revelationes (huit livres de révélations, principalement sur la vie de Jésus et de Marie et sur des événements du temps de sainte Brigitte)
- Sermo Angelicus (entretiens des anges sur la vie de Marie)
- La Règle de l'ordre
- Revelationes extravagantes
- Quattuor Orationes (Prières)

Ainsi, eut-elle la vision d'un Saint martyr qui lui dit: «Moi et d'autres saints, nous avons obtenu pour toi, de Dieu, la grâce d'entendre, voir et connaître les choses spirituelles, et L'Esprit de Dieu enflammera ton âme. »

Ce qui l'amènera à révéler la présence au Purgatoire de son mari décédé peu de temps auparavant.

Elle dévoilera le bien et le mal qu'il aurait réalisé de son vivant :

"Ulf, son mari, était magistrat, mais, dit-elle, en certaines occasions il aurait pu faire preuve d'une plus grande Miséricorde.


II se préoccupait d'accomplir son devoir, de ne pas posséder de biens mal acquis, ni lui ni sa famille, et de ne pas grever les pauvres gens d'impôts, même s'il était en droit de le faire.


Il éprouvait un peu trop de plaisir à contempler les belles choses de ce monde, à posséder des vases précieux et de beaux chevaux, à participer à des tournois et à bien d'autres vanités mondaines.


Mais surtout il lui plaisait de s'asseoir à table en bonne compagnie, de manger et boire à satiété et la langue déliée, de se divertir follement à voir les farces et les plaisanteries du petit bouffon de la cour." (D'après Aron Anderson, "Brigitte de Suède" aux éditions du Parvis)

Pourtant Ulf s'était amendé se ses mauvaises actions. Aron Anderson en témoigne: "Ulf et Brigitte se connurent certainement mieux dans les dernières années de leur mariage, quand ils accomplirent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne.


C'est probablement au début de l'été 1341, qu'ils entreprirent ce voyage, accompagnés de leurs parents, amis et ecclésiastiques, parmi lesquels le Confesseur de Brigitte, le Moine cistercien Svennung.

Ulf s'imposa systématiquement en signe de Pénitence de s'abstenir de boire pendant les arrêts prévus pour se restaurer le long de la route; il voulait de cette manière expier ses intempérances antérieures dans le boire et le manger."

Combien de conversations n'a t-elle pas entendues au cours de ses visions, comme celle-ci à propos du Jugement des âmes, où Le Seigneur parle à l'une d'elles:


« Est-ce que tu t'es souvent demandé pendant le cours de ton existence, pourquoi Moi, Dieu, Je suis passé par la mort corporelle? Mais maintenant, Moi, Je te demande pourquoi toi, âme misérable, tu es morte. »
Celle-ci répond

« Parce que je ne t'ai pas aimé.


Et le Seigneur répond à l'âme:

« Tu es pour Moi comme un enfant mort-né pour sa mère.

Pour un tel enfant, elle ne souffre pas moins que pour un qui naît vivant de son sein.

Vois, Je t'ai rachetée à un prix fort et après un dur martyre, comme pour chacun de mes élus, mais toi tu ne t'en es guère préoccupée.


De même que l'enfant mort-né ne connaîtra pas la douceur des mamelles maternelles, le réconfort de ses paroles et la chaleur de son sein, ainsi toi tu n'as jamais connu l'ineffable douceur de mes élus, parce que c'était ta douceur à toi qui te plaisait.

Maintenant, tu n'entendras jamais plus mes paroles pour ton plaisir, parce qu'à toi te plaisaient les paroles sortant de ta bouche et provenant du monde, tandis que les miennes t'apparaissaient amères.

Tu ne connaîtras jamais mon Amour et ma Bonté, parce que tu as été froide comme de la glace devant toutes sortes de bienfaits.

Va donc en ce lieu où sont habituellement jetés les foètus des morts-nés. Là, tu resteras éternellement dans ta mort, parce que tu n'as pas voulu vivre dans ma Lumière et dans ma Vie. »

Le Christ lui révèle encore le manque d'amour des hommes:

« Mais leur Foi est malade et titubante, puisqu'ils ont Foi seulement quand la tribulation ne les assaille pas.

Ils se désespèrent, à peine sont-ils contrariés par quelque chose.

Leur espérance est présomptueuse, car ils espèrent que le péché échappera à la Justice et au vrai Jugement.
Ils espèrent obtenir le Royaume des Cieux pour rien et désirent la Miséricorde sans la sévérité de la Justice.

Et leur amour envers Moi, Le Christ, est complètement froid, car ils ne brûlent jamais du désir de Me chercher, sauf s'ils y sont contraints par les afflictions.

Comment pourraient être réchauffés de tels hommes qui n'ont pas une juste Foi, ni une ferme Espérance, ni un Amour ardent envers Moi?
C'est pourquoi lorsqu'ils M'invoquent: "Ayez pitié de moi, ô mon Dieu"; ils ne méritent pas d'être exaucés et pas davantage d'entrer dans ma Gloire.


Puisqu'ils ne veulent pas accompagner leur Seigneur au martyre, ils ne l'accompagneront pas non plus dans la Gloire. »

Combien de fois également, par la voix de Ste Brigitte, Le Christ n'a-t-il pas mis en évidence la mauvaise conduite des pécheurs voués à l'attraction du feu éternel, mais aussi à la façon de réparer, même lorsque l'âme, au Purgatoire, n'a plus les moyens de s'amender; ceci par la bonne disposition des descendants.

La Vierge Marie l'explique:


« Les parents qui ont hérité de ses biens doivent payer les dettes qu'il a laissées et faire des Offrandes aux Monastères, aux églises et aux tombes des Saints du Royaume. Pour réparer son libertinage, une jeune fille indigente devra être aidée à contracter mariage, une autre à entrer en Religion et une pauvre veuve à recevoir une aide efficace.


Et puisque la vie de cet homme s'est déroulée dans la débauche, trois pauvres, pendant une année entière, devront être nourris des mêmes aliments que ceux présentés à la table du riche.

Ils devront en outre recevoir des vêtements et des draps de lit.

L'orgueil du défunt pourra être expié si, une fois par semaine et pendant un an, quelqu'un recueille sept pauvres et leur lave les pieds, les soigne le mieux possible et les invite à prier pour l'âme du disparu. »

Messes et oeuvres charitables complètent le tableau.

Les Révélations dont bénéficia Ste Brigitte, de nature diverse (prophétique, mystères dévoilés, discernement du bien et du mal, admonitions, etc...) ont un même sens, celui de révéler Le Christ et l'Amour de Dieu pour l'homme, dans la recherche du Salut de son âme.

Il n'y a qu'à écouter Le Christ pour percevoir son affliction:

"N'ai-Je pas été pour eux comme une mère qui porte un fils dans son sein?

Au moment de l'accouchement, elle espère que son enfant sortira vivant de son sein et se préoccupe peu de sa propre mort possible, pourvu que l'enfant puisse être Baptisé.

Ainsi ai-Je fait, Moi, avec l'homme.

Comme une mère, J'ai engendré l'homme par ma souffrance, le portant de l'obscurité du royaume de la mort au jour éternel. Je le portais, pour ainsi dire, avec beaucoup de peine dans le sein maternel, quand s'accomplit tout ce qui avait été annoncé par les prophètes.


Je l'ai nourri de mon lait, quand Je lui ai donné mes Paroles et mes Commandements de Vie.

Mais comme un mauvais fils, oublie les douleurs de sa mère, ainsi maintenant l'homme Me méprise à cause de mon Amour et il M'offense. Il Me fait pleurer à cause de la douleur que J'éprouve dans mon sein maternel.


Il ajoute des souffrances à mes Plaies et M'offre des pierres pour calmer ma faim et de la boue pour étancher ma soif . ...

Qu'est le pain que Je désire, sinon le perfectionnement des âmes, la contrition du coeur, le soupir du divin et l'humilité qui brûle d'Amour?


Au lieu de cela, maintenant l'homme Me jette des pierres, parce que son coeur est dur. Pour assouvir ma soif, il Me donne de la fange avec son impénitence et la confiance qu'il place dans les choses vaines."

Ste Brigitte, par la grâce du tout puissant, décrivant la Passion du Christ, ne peut que souligner Sa souffrance, mais aussi celle de Sa Mère, associée au plan de Dieu pour le Salut des âmes:


« Tandis que je m'affligeais et pleurais sur le Mont Calvaire, je vis Mon Seigneur nu et flagellé, emmené par les Juifs pour être crucifié.

Sur le mont, on avait creusé une fosse et les bourreaux étaient là tout autour, prêts à exécuter leur tâche impie.


Mais Le Seigneur se tournant vers moi dit: "Observe attentivement pourquoi dans cette fente de la montagne, à l'heure de ma Passion, fut planté le pied de la Croix:"

Je vis donc les Juifs qui plantaient la Croix dans le trou creusé dans la montagne, la renforçant tout autour avec des chevilles de bois, clouées à coup de marteau, afin qu'elle soit solidement plantée et ne puisse tomber.
Quand la Croix fut solidement fixée, ils mirent tout autour de la base quelques planches de

bois pour construire une échelle qui alla jusqu'au point où devaient être fixés ses pieds...
Puis, en l'insultant, ils se moquèrent de Lui bruyamment.


Ils le traînèrent là sur des gradins et Lui allait avec eux aussi docilement qu'un agneau conduit à l'abattoir.

Quand Il fut sur le gibet de bois, Il étendit son bras immédiatement et volontairement, ouvrit sans contrainte sa main droite et la posa sur la Croix. Les féroces bourreaux la saisirent fortement et de la façon la plus cruelle la transpercèrent avec un clou dans la partie où l'os est le plus solide.


Puis, avec l'aide d'une corde, ils tirèrent violemment sa main gauche et la fixèrent de la même façon sur la Croix.

Ils étirèrent au maximum son Corps, mirent une jambe sur l'autre et avec deux clous fixèrent les pieds l'un sur l'autre sur la Croix.


Ils distendirent à tel point ses glorieux membres sur la Croix, que presque tous les tendons et les veines se brisèrent.

La couronne d'épines qu'ils avaient enlevée avant de le crucifier, fut de nouveau placée sur sa très sainte tête, mais avec tant de violence que ses yeux se remplirent du sang qui s'écoulait, ses oreilles s'obstruèrent et le visage et la barbe se teignirent de sang rouge.


Puis, les bourreaux et les soldats enlevèrent brusquement l'échelle de la Croix, laquelle demeura haute et solitaire et sur elle Mon Seigneur crucifié.

Tandis que, vaincue par la douleur, j'observais leur cruauté, je vis que sa Mère, abattue, était à terre, tremblante et presque morte. Jean et les "soeurs" de la Vierge qui se trouvaient sur la droite, non loin de la Croix, la réconfortaient.


La pitié que j'éprouvais alors pour la Très Sainte Mère du Christ me prit si profondément, que je ressentis une douleur comme si une épée effilée m'avait transpercé le coeur avec infiniment de peine.


Enfin, la Mère douloureuse se releva, comme si ses membres étaient engourdis, et regarda son Fils.

Ses "soeurs" la soutenaient et Elle restait là, complètement paralysée par la souffrance, comme morte, transpercée vive par l'épée de la douleur.

En la voyant pleurer, ainsi que ses autres amis, son Fils la recommanda d'une voix attristée à Jean, et par ses gestes et sa voix, on voyait que sa pitié pour la Mère transperçait son coeur avec la flèche aiguisée d'une infinie douleur.

Les beaux yeux de Jésus semblaient presque éteints, sa bouche était ouverte et sanguinolente, son visage pâle et creusé, presque bleuâtre et couvert de sang.

Tout son corps était livide et extrêmement affaibli par la continuelle hémorragie.


La peau et la chair virginale de son très saint Corps étaient si délicates et fragiles, qu'au plus léger coup apparaissait une trace bleuâtre.

Par instants, Il cherchait à s'étendre sur la Croix à cause de l'atroce douleur qu'Il éprouvait de la violente et cruelle torture.

De temps à autre, la douleur des veines et des membres blessés montait jusqu'à son Coeur, Lui faisant souffrir le plus atroce des martyres et ainsi, sa mort était retardée avec son poids de terribles souffrances.

Hors de Lui, à cause de l'immense douleur, et proche de la mort, Il cria vers Son Père d'une voix forte et affligée:


"O Père, pourquoi m'as Tu abandonné?"

Ses lèvres étaient livides, sa langue couverte de sang et son estomac enfoncé adhérait à l'épine dorsale comme s'il n'y avait pas eu d'intestins.

Il cria de nouveau dans l'extrême douleur de l'angoisse: "Père, entre Tes mains Je remets mon Esprit!"

Puis sa tête se souleva un peu mais retomba aussitôt, et c'est ainsi qu'il rendit le dernier soupir.

En voyant cela, sa Mère frémit en tout son corps d'une immense douleur, et Elle serait tombée à terre si les autres femmes ne l'avaient soutenue.

A ce moment, les mains du Christ, par le grand poids de son corps, s'abaissèrent un peu de la place où elles avaient été clouées, et le corps ne fut plus soutenu que par les clous qui traversaient les pieds.


Les doigts, les mains et les bras étaient plus tendus qu'avant. L'épaule et le cou étaient retenus fortement sur la Croix.

Alors, les Juifs qui se trouvaient là se retournèrent vers sa Mère et se mirent à ricaner. Certains dirent: "Marie, maintenant Il est mort ton Fils!" D'autres se moquèrent d'elle de diverses manières.


Et tandis que la foule était là tout autour, s'agitant furieusement, arriva un homme qui enfonça une lance dans le côté droit de Jésus avec tant de violence que celle-ci transperça le corps de part en part.


Alors que pénétrait la lance, un grand jet de sang surgit de la blessure et recouvra la pointe et une partie du manche.

La Vierge, voyant cela, frémit et pleura amèrement. Par son expression et par ses gestes, on comprenait que son âme était transpercée par l'épée aiguë de la douleur. Puis la foule s'éloigna, et quelques amis du Seigneur le descendirent de la Croix.


La douce Mère le prit entre ses bras et demeura assise, ayant sur les genoux son Fils blessé, lacéré et livide.

Elle essuya avec un morceau de lin tout son Corps meurtri, Lui baisa les yeux en les fermant, et L'enveloppa dans un drap de lin.

C'est ainsi que, dans une abondance de pleurs et de lamentations, ils l'emportèrent et le déposèrent dans la tombe.»







LE PECHE, LA REPARATION, LE PURGATOIRE

Le Crucifix qui a parlé à Ste Brigitte se trouve dans la Basilique Saint Paul Hors les Murs au sud de Rome, là ou Le Christ lui a révélé les 15 Oraisons et les 7 Paters.

Le 4 Octobre 2002 à l'occasion du jubilé de Sainte Brigitte de Suède, de nombreux Évêques Luthériens étaient présents à Rome, ainsi que la princesse Victoria de Suède et la princesse Bénédicte de Danemark.








Sainte Brigitte a eu de nombreuses apparitions et révélations de Jésus et de Marie, mais c'est dans la Basilique Saint Paul, au Sud de Rome, que Jésus, par un crucifix en bois qui s'anima, dicta "les Oraisons".

Promesses de Notre Seigneur pour la récitation des 15 Oraisons

Comme il y avait longtemps qu'elle désirait savoir le nombre de coups que Notre Seigneur reçut en sa Passion, un jour Il lui apparut et lui dit : "J'ai reçu en mon Corps 5480 coups. Si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz 15 Notre Père, 15 Je Vous Salue Marie et les 15 oraisons, que je vais vous enseigner, pendant un an entier... L'année étant écoulée, vous aurez salué chacune de mes plaies.

- Quiconque accomplira cette dévotion, délivrera du Purgatoire 15 âmes de sa lignée, 15 justes de sa même lignée seront confirmés en grâce et 15 pêcheurs de sa même lignée seront convertis.

- Celui qui dira ces Oraisons aura les premiers degrés de perfection et 15 jours avant sa mort, je lui donnerai mon précieux Corps et mon précieux Sang, afin que par ceux-ci, il soit délivré de la faim et de la soif éternelles. 15 jours avant sa mort, il aura une amère contrition de tous ses péchés et une parfaite connaissance de ceux-ci.

- Je mettrai le Signe de ma très victorieuse Croix devant lui, pour son secours et sa défense contre les embûches de ses ennemis.

- Avant sa mort, Je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère, et Je recevrai bénignement son âme et la mènerai aux joies éternelles... L'ayant menée jusque là, Je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que Je ne ferai point à d'autres ne disant pas mes Oraisons.

- Celui qui dira ces Oraisons est assuré d'être joint au suprême Choeur des Anges, et, quiconque les enseignera à un autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais, mais seront stables et dureront à perpétuité....

Première Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus-Christ! Douceur éternelle à tous ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n’avoir pas de plus grand contentement que d’être parmi les hommes jusqu’à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l’amour d’eux ; souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l’instant de votre conception, et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu’il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine.

Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps sacré et votre précieux Sang, et tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion.

Souvenez-nous de la tristesse et de l’amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l’avez témoigné vous-même, disant: « MON ÂME EST TRISTE JUSQU’À LA MORT. »

Souvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre corps délicat avant le supplice de la croix, quand, après avoir prié trois fois, en répandant une SUEUR DE SANG, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâques.

Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision; qu’on vous a voilé les yeux et la face, qu’on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d’épines, qu’on vous a mis un roseau à la main, et qu’attaché à une colonne, vous avez été déchiré de coups et accablé d’affronts et d’outrages.

En mémoire de toutes ces peines et douleurs, que vous avez endurées avant votre Passion sur la croix, donnez-moi, avant ma mort une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne pénitence et la rémission de tous mes péchés. Ainsi-soit-il.

Deuxième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Vraie liberté des Anges, paradis de délices, ayez mémoire de l’horreur de tristesse que vous avez endurée lorsque vos ennemis, tels des lions furieux, vous entourèrent, et par mille injures, crachats, soufflets, griffures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l’envie.

En considération de ces tourments et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de mes ennemis, visibles et invisibles, et de me faire arriver sous votre protection à la perfection du salut éternel. Ainsi-soit-il.

Troisième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Créateur du Ciel et de la Terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter, vous qui enfermez et tenez tout sous votre puissance, souvenez-vous de la douleur très amère que vous avez endurée lorsque les soldats, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la croix, les percèrent de part en part avec de gros clous émoussés, et, ne vous trouvant pas dans l’état qu’ils voulaient pour contenter leur rage, agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur, puis, par une cruauté inouïe, vous allongèrent alors sur la croix, et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres.

Je vous conjure, ô Jésus, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la croix, de me donner votre crainte et votre amour! Ainsi-soit-il.

Quatrième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Céleste médecin, élevé en croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeura en sa place, en sorte qu’il n’y avait douleur semblable à la vôtre.
De la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, aucune partie de votre corps n’était sans tourments; et cependant, oubliant vos souffrances, vous ne vous êtes point lassé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant: «PÈRE, PARDONNE-LEUR, CAR ILS NE SAVENT PAS CE QU’ILS FONT. »

Par cette grande miséricorde, et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en moi une parfaite contrition et la rémission de tous mes péchés. Ainsi-soit-il.

Cinquième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque contemplant dans la lumière de votre Divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre sainte Passion, vous voyiez en même temps la multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés.

Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous fîtes paraître envers le bon larron, lui disant: « TU SERAS AUJOURD’HUI AVEC MOI EN PARADIS », je vous prie, ô doux Jésus, qu’à l’heure de ma mort, vous me fassiez miséricorde. Ainsi-soit-il.

Sixième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Roi aimable et tout désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue, quand nu et comme un misérable, attaché et élevé en croix, tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent excepté votre Mère bien-aimée, qui demeura, en compagnie de Saint Jean, très fidèlement auprès de vous dans l’agonie, et que vous avez recommandés l’un à l’autre en disant : « FEMME, VOILÀ TON FILS, et à Saint Jean: « VOILÀ TA MÈRE! ».

Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l’âme de votre sainte Mère, d’avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m’assister dans mes épreuves, surtout à l’heure de ma mort. Ainsi-soit-il.

Septième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Fontaine de pitié inépuisable, qui, par une profonde affection d’amour, avez dit sur la Croix: « J’AI SOIF » mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d’exalter le désir de mon cœur pour tendre à la perfection dans toutes mes œuvres, et d’éteindre entièrement en moi la concupiscence charnelle et l’ardeur des appétits mondains. Ainsi-soit-il.

Huitième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Douceur des cœurs, suavité des esprits par l’amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûtés sur la Croix pour l’amour de nous, accordez-moi de recevoir dignement votre Corps et votre Sang précieux pendant ma vie et à l’heure de ma mort, pour servir de remède et de consolation à mon âme. Ainsi-soit-il.

Neuvième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Vertu royale, joie de l’esprit, ayez souvenance de la douleur que vous avez endurée, lorsque, plongé dans l’amertume à l’approche de la mort, insulté et outragé par les Juifs, vous avez crié avoir été abandonné de votre Père, disant: « MON DIEU, MON DIEU, POURQUOI M’AS-TU ABANDONNÉ? »
Par cette angoisse, je vous en conjure, ô mon Sauveur, ne m’abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de ma mort. Ainsi-soit-il.

Dixième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête.
En considération de la grandeur de vos plaies, enseignez-moi à garder vos commandements dont la voie est large et aisée à ceux qui vous aiment. Ainsi-soit-il.

Onzième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Abîme très profond de miséricorde, je vous en supplie, en mémoire de vos plaies qui ont pénétré jusqu’à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos plaies, jusqu’à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi-soit-il.

Douzième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Miroir de vérité, marque d’unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l’effusion de votre Sang adorable !
Ô grande et universelle douleur que vous avez soufferte, pour l’amour de nous, en votre chair virginale!... Très doux Jésus, qu’auriez-vous pu faire pour nous que vous n’ayez fait!

Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marquer avec votre précieux Sang toutes vos plaies dans mon coeur, afin que j’y lise sans cesse votre douleur et votre amour.

Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre amour s’y augmente chaque jour, jusqu’à ce que je parvienne à vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi-soit-il.

Treizième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Lion très fort, roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, lorsque toutes vos forces, tant du coeur que du corps, étant entièrement épuisées, vous avez incliné la tête en disant: « TOUT EST CONSOMMÉ ».

Par cette angoisse et douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d’avoir pitié de moi, en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l’angoisse et que mon esprit sera troublé. Ainsi-soit-il.

Quatorzième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Fils unique du Père, la splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l’humble recommandation que vous avez faite à votre Père, lui disant: « MON PÈRE JE REMETS MON ESPRIT ENTRE TES MAINS » !
Puis votre corps tout déchiré, votre cœur brisé, et les entrailles de votre miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré !
- Par cette précieuse mort, je vous supplie, ô Roi des saints, de me réconforter et de me secourir pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu’étant mort au monde, je vive en vous seul.

Recevez, je vous prie, à l’heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne vers vous. Ainsi-soit-il.

Quinzième Oraison
PATER, AVE

Ô Jésus! Vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l’abondante effusion de sang que vous avez si généreusement répandue de votre corps sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir.

De votre côté, percé d’un coup de lance par un soldat, vous avez donné du sang et de l’eau en telle sorte qu’il n’en est plus demeuré une seule goutte, et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé du haut de la Croix, votre chair délicate s’est anéantie, l’humeur de vos entrailles s’est tarie, la moelle de vos os s’est désséchée.

Par cette amère Passion et par l’effusion de votre précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus, de recevoir mon âme lorsque je serai à l’agonie. Ainsi-soit-il.

Prière finale.

O doux Jésus, blessez mon cœur, afin que des larmes de pénitence, de douleur et d’amour, nuit et jour, me servent de pain; convertissez-moi entièrement à vous, que mon cœur vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation vous soit agréable, et que la fin de ma vie soit tellement louable, que je mérite votre paradis pour vous louer et vous bénir à jamais avec tous vos saints. Ainsi-soit-il.







Les sept Pater Noster de Sainte Brigitte (ouvrir le lien)

Le Divin Sauveur révéla à Sainte Brigitte la promesse suivante :
" Sachez que j'accorderai à ceux qui réciteront, pendant douze ans, sept Notre Père et Je vous salue Marie et les prières suivantes en l'honneur de mon Précieux Sang, les cinq grâces suivantes " :

1. Ils n'iront pas au Purgatoire.
2. Je les compterai au nombre des martyrs, comme s'ils avaient versé leur sang pour la foi.
3. Je conserverai en état de grâce sanctifiante l'âme de trois de leurs parents, au choix.
4. Les âmes de leur parenté, jusqu'à la quatrième génération, éviteront l'enfer.
5. Ils connaîtront la date de leur mort un mois avant.
6. S'ils devaient mourir avant, je considère la chose acquise comme s'ils avaient rempli toutes les conditions.

Les Saints Papes Innocent X (1649) et Clément XII (1736) ont accrédité et encouragé cette dévotion.

Le Pape Innocent X a ajouté que les âmes qui s'en acquittent libèrent, chaque Vendredi Saint, une âme du purgatoire.


A dire en totalité chaque jour

Prière :
Jésus, je veux, maintenant, réciter sept fois le Notre Père, en union du même amour par lequel cette prière a sanctifié ton coeur. Prends-la de mes lèvres, en ton Divin Coeur. Corrige-la et perfectionne-la afin qu'elle apporte autant d'honneur et de joie en la Sainte Trinité que tu nous en a démontré sur la terre ; cette prière devrait submerger ta Sainte Humanité pour glorifier tes Saintes Plaies et le Précieux Sang qui s'en est écoulé.

1 - Circoncision
Notre Père... + Je vous salue Marie...(en méditant sur ce mystère).
Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t'offre les premières plaies, les premières douleurs et la première effusion de sang versé par Jésus pour expier les péchés de l'homme, de la jeunesse, les miens, et pour le renoncement aux premiers péchés mortels, surtout dans ma parenté.

2 - Sueur de sang
Notre Père... + je vous salue Marie... (en méditant sur ce mystère).
Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t'offre les douleurs horribles du coeur de Jésus au jardin des Oliviers, et chaque goutte de sa sueur de sang pour expier tous les péchés de coeur, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l'accroissement de l'amour de Dieu et du prochain.

3 - Flagellation
Notre Père ... + Je vous salue Marie ... (en méditant sur ce mystère).
Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t'offre les milliers de plaies, les douleurs cruelles et le précieux sang de Jésus lors de sa flagellation, pour tous les péchés de la chair, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour la conservation de l'innocence, en particulier dans ma parenté.

4 - Couronnement d'épines
Notre Père... + Je vous salue Marie ... (en méditant sur ce mystère).
Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t'offre les plaies, les douleurs et le précieux sang de la tête sainte de Jésus lors de son couronnement d'épines, pour expier tous les péchés d'esprit de l'homme, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l'extension du règne du Christ sur la terre.

5 - Portement de la Croix
Notre Père... + Je vous salue Marie... (en méditant sur ce mystère).
Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t'offre les douleurs de Jésus sur le chemin de Croix, surtout sa sainte plaie de l'épaule, le précieux sang pour alléger le poids de la Croix, mes murmures contre les saintes ordonnances, tous les péchés commis, pour le renoncement à de tels péchés et pour un véritable amour à la Sainte Croix.

6 - Crucifixion de Jésus
Notre Père... + Je vous salue Marie ... (en méditant sur ce mystère).
Père éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Coeur de Jésus, je t'offre ton Divin Fils, cloué et élevé sur la Croix, ses plaies aux mains et aux pieds et les trois filets de son précieux sang versé pour nous, son Extrême pauvreté, son obéissance parfaite, toutes les affres de son corps et de son Âme, sa précieuse mort et son mémorial non sanglant dans toutes les Saintes Messes de la terre, pour expier toutes les atteintes aux voeux et aux saintes institutions, en réparation (ou en expiation) de mes péchés et ceux du monde entier, pour les malades et les mourants, pour obtenir de saints prêtres et laïcs (ou pour leur sanctification), aux intentions du saint Père, pour la restauration de la famille chrétienne, pour fortifier et encourager la foi, pour notre patrie, pour l'unité des peuples dans le Christ et son Eglise, ainsi que dans tous les pays où les Chrétiens sont en minorité.

7 - Blessure du côté
Notre Père... + Je vous salue Marie... (en méditant sur ce mystère).
Père éternel, accepte, pour le besoin de la sainte Eglise et en expiation des péchés des hommes, ces précieux dons, Eau et Sang, jaillis de la plaie du divin Coeur de Jésus - Sang du Christ, dernier contenu de Ton Sacré Coeur, lave-moi et purifie-moi de tous mes Péchés Coupables... - Eau du côté du Christ, lave-moi et purifie-moi de mes premiers péchés et sauve-moi, ainsi que toutes les pauvres âmes, des flammes du Purgatoire.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 24 Juil 2017 - 8:37

Lundi 24 Juillet 2017

Fête de Sainte Christine de Rome (ou de Bolsena), vierge et martyre († c. 300).









Sainte Christine
Vierge et martyre
(† vers l'an 300)

Christine était une enfant de dix ans ; cependant il ne fallut pas moins de trois tyrans successifs pour la faire mourir, car les deux premiers furent victimes de leur cruauté.

Elle avait pour père un gouverneur romain, nommé Urbain, très attaché au culte des faux dieux.

Christine, inspirée d'en haut, après avoir ouvert les yeux à la vraie Foi, enleva toutes les idoles d'or et d'argent que son père adorait dans sa maison, les mit en pièces et les donna en aumône à de pauvres Chrétiens.


À cette nouvelle, la colère de son père ne connut pas de bornes ; elle fut souffletée, fouettée, déchirée avec des griffes de fer.


Au milieu de ces tortures, l'héroïque enfant conservait la Paix de son âme et ramassait les morceaux de sa chair pour les présenter à son père dénaturé.

Le supplice de la roue et celui du feu lui furent inoffensifs. Un ange vint ensuite dans la prison de Christine guérir ses plaies.


Son père tenta un dernier effort ; il la fit jeter dans le lac voisin avec une pierre au cou, mais un Ange la conduisit saine et sauve au rivage.


Ce nouveau prodige irrita tellement le père barbare, que, le lendemain, on le trouva mort dans son lit.

Un nouveau gouverneur fut l'héritier de sa cruauté ; il fit coucher Christine dans un bassin d'huile bouillante mêlée de poix ; mais elle fit le signe de la Croix sur elle et ne ressentit pas les atteintes de ce supplice.


Après de nouvelles tortures, on la conduisit dans le temple d'Apollon ; dès qu'elle y entra, l'idole se brisa en pièces, et le tyran tomba raide mort. Sur le coup, trois mille infidèles se convertirent à la vraie Foi.

La courageuse martyre dut être présentée devant un troisième juge, qui eut à cœur de venger la honte et la mort de ses deux prédécesseurs.


Il fit jeter la jeune martyre dans une fournaise ardente, où elle resta cinq jours sans en rien souffrir.


Les bourreaux, à bout d'expédient, la laissèrent en prison au milieu d'une quantité de vipères que ne lui firent aucun mal.


On lui coupa la langue sans qu'elle perdît l'usage de la parole.

Enfin, attachée à un poteau, elle fut percée de flèches.








http://christroi.over-blog.com/article-34169957.html

Sainte Christine de Rome, Vierge et Martyre (+ vers l'an 300)

Son tombeau fut retrouvé à Bolsena, ville italienne du sud  de la Toscane, en 1880.


Sainte Christine de Rome ne doit pas être confondue avec deux autres Saintes du même nom, Christine de Tyr, célébrée en Orient, et qui a été victime à 14 ans des persécutions de l’empereur Dioclétien vers 300, a subi de terribles supplices en gardant le sourire, avant d’avoir le cœur transpercé par une lance.


Et Christine l’admirable, une Mystique du XIIIème siècle dont les expériences sont « admirables » et incroyables bien que rapportées par un sage chroniqueur, le Cardinal Jacques de Vitry.








C'est Alphanus, archevêque de Salerne, en 1085, qui a donné les actes de cette sainte, dont nous donnons ici un abrégé.

Sainte Christine était une enfant de dix ans ; cependant il ne fallut pas moins de trois tyrans successifs pour la faire mourir, car les deux premiers furent victimes de leur cruauté.

Elle avait pour père un gouverneur romain, nommé Urbain, très attaché au culte des faux dieux.

Christine, inspirée d'en haut, après avoir ouvert les yeux à la vraie foi, enleva toutes les idoles d'or et d'argent que son père adorait dans sa maison, les mit en pièces et les donna en aumône à de pauvres chrétiens.

Son père la mit dans une tour avec douze suivantes ; elle y avait des dieux d'argent et d'or.

Comme elle était fort belle et que plusieurs la recherchaient en mariage, ses parents ne voulurent l’accorder à personne afin qu'elle restât consacrée au culte des dieux.

Mais, instruite par le Saint-Esprit à avoir en horreur les sacrifices des idoles, elle cachait dans une fenêtre les encens avec lesquels on devait sacrifier.

Son père étant venu, les suivantes lui dirent :

" Ta fille, notre maîtresse, méprise nos divinités et refuse de leur sacrifier ; elle dit au reste qu'elle est chrétienne."


Le père, par ses caresses, l’exhortait à honorer les dieux, et elle lui dit :

" Ne m’appelles pas ta fille, mais bien celle de celui auquel on doit le sacrifice de louanges ; car ce n'est pas à des dieux mortels, mais au Dieu du ciel que j'offre des sacrifices."

Son père lui répliqua :

" Ma fille, ne sacrifie pas seulement a un Dieu, de peur d'encourir la haine des autres."

Christine lui répondit :

" Tu as bien parlé, tout en ne connaissant pas la vérité ; j'offre en effet des sacrifices au Père, au Fils, et au Saint-Esprit."
Son père lui dit :

" Si tu adores trois dieux, pourquoi n'adores-tu pas aussi les autres ?"

Elle répondit :

" Ces trois ne font qu'une seule divinité."

Après cela Christine brisa les dieux de son père et en donna aux pauvres l’or et l’argent.

Quand le père revint pour adorer ses dieux, et qu'il ne les trouva plus, en apprenant des suivantes ce que Christine en avait fait, il devint furieux et commanda qu'on la dépouillât et qu'elle fût fouettée par douze hommes jusqu'à ce qu'ils fussent épuisés eux-mêmes.

Alors Christine dit à son père :

" Homme sans honneur et sans honte, abominable aux yeux de Dieu !

Ceux qui me fouettent s'épuisent ; demande pour eux à tes dieux de la vigueur, si tu en as le courage !"

Et son père la fit charger de chaînes et jeter en prison. Quand la mère apprit cela, elle déchira ses vêtements, alla trouver sa fille et se prosternant à ses pieds, elle dit :


" Ma fille Christine, lumière de mes veux, aie pitié de moi."

Christine lui, répondit :

" Que m’appelez-vous votre fille ? Ne savez-vous pas que je porte le nom de Mon Dieu ?"

Or, la mère, n'ayant pu faire changer sa fille de résolution, revint trouver son mari auquel elle déclara les réponses de Christine.

Alors le père la fit amener devant son tribunal et lui dit :

" Sacrifie aux dieux, sinon tu seras accablée dans les supplices ; tu ne seras plus appelée ma fille."

Elle lui répondit :

" Vous m’avez fait grande grâce de ne plus m’appeler maintenant fille du diable. Celui qui naît de Satan est démon ; tu es le père de ce même Satan."

Son père ordonna qu'on lui raclât les chairs avec des peignes et que ses jeunes membres fussent disloqués. Christine prit alors de sa chair qu'elle jeta à la figure de son père en disant :

" Tiens, tyran, mange la chair que tu as engendrée."

Alors le père la fit placer sur une roue sous laquelle il fit allumer du feu avec de l’huile ; mais la flamme qui en jaillit fit périr quinze cents personnes.

Or, son père, qui attribuait tout cela à la magie, la fit encore une fois renfermer en prison, et quand la nuit fut venue, il commanda à ses gens de lui lier une pierre énorme au cou et de la jeter dans la mer.

Ils le firent, mais aussitôt des anges la prennent. Notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même vient à elle et la baptise dans la mer en disant :

" Je te baptise en Dieu, mon Père, et en moi Jésus-Christ Son Fils, et dans le Saint-Esprit."

Et il la confia à Saint Michel archange qui l’amena sur la terre.

Le père, qui apprit cela, se frappa le front en disant :

" Par quels maléfices fais-tu cela, de pouvoir ainsi exercer ta magie dans la mer ?"

Christine lui répondit :

" Malheureux insensé ! C'est de Notre Seigneur Jésus-Christ que j'ai reçu cette grâce."

Alors il la renvoya dans la prison avec ordre de la décapiter le lendemain.

Or, cette nuit-là même, son père Urbain fut trouvé mort. Il eut pour successeur un juge inique, appelé Elius (Alphanus le nomme Idion), qui fit préparer une chaudière dans laquelle on mit bouillir de l’huile, de la résine et de la poix pour jeter Christine.

Quatre hommes agitaient la cuve afin que la sainte fût consumée plus vite.

Alors elle loua Dieu de ce qu'après avoir reçu une seconde naissance, il voulait qu'elle fût bercée comme un petit enfant.

Le juge irrité ordonna qu'on lui rasât la tête et qu'on la menât nue à travers la ville jusqu'au temple d'Apollon.

Quand, elle y fut arrivée ; elle commanda à l’idole de tomber, ce qui la réduisit en poudre. A cette nouvelle le juge s'épouvanta et rendit l’esprit.

Julien lui succéda : il fit chauffer une fournaise et y jeter Christine ; et elle resta intacte pendant trois heures (d'après Alphanus), qu'elle passa à chanter et à se promener avec des anges.

Julien, qui apprit cela et qui l’attribua à la magie, fit jeter sur elle deux aspics, deux vipères et deux couleuvres.

Les serpents lui léchèrent les pieds, les aspics ne lui firent aucun mal et s'attachèrent à ses mamelles, et les couleuvres en se roulant autour de son cou léchaient sa sueur.

Alors Julien dit à un enchanteur :

" Est-ce que tu es aussi magicien ? Irrite ces bêtes."

Et comme il le faisait, les serpents se jetèrent sur lui et le tuèrent en un instant.

Christine commanda ensuite aux serpents, les envoya dans un désert et elle, ressuscita le mort.

Julien alors ordonna de lui enlever les mamelles, d'où il coula du lait au lieu de sang. Ensuite il lui fit couper la langue ; Christine n'en perdit pas l’usage de la parole ; elle ramassa sa langue et la jeta à la figure de Julien, qui, atteint à l’oeil, se trouva aveuglé.

Julien irrité lui envoya deux flèches au coeur et une autre à son côté.

En recevant ces coups elle rendit son esprit a Dieu, vers l’an du Seigneur 287 (ou 300), sous Dioclétien.

Son corps repose dans un château qu'on appelle Bolsena situé entre la Ville vieille et Viterbe.

La tour qui était vis-à-vis de ce château a été renversée de fond en comble.


ORAISON



" Faites, Seigneur, que nous obtenions votre Miséricorde par l'intercession de Sainte Christine, Vierge et Martyre, qui vous a toujours été agréable par le mérite de la Chasteté, et par la profession qu'elle a faite de la vertu dont vous êtes la source.
Par Jésus-Christ..."




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 25 Juil 2017 - 9:25

Mardi 25 Juillet 2017

Fête de Saint Christophe, Martyr en Lycie (3ème s.).





Stchristophe 11Icône réalisée par l’atelier d’icônes de tradition Byzantine à Marseille.





http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160725&id=13555&fd=0

Saint Christophe


Martyr

La tradition nous dit qu'il s'agissait d'un géant vivant en Asie Mineure. Il s'était établi passeur d'une rivière.


Il fit passer un jour un enfant qui, au fur et à mesure de la traversée, devint de plus en plus lourd, au point qu'il ne pouvait plus le porter.

L'enfant lui dit alors qu'il était le Christ portant le poids du monde.


Il semblerait qu'il soit mort martyr. Il est le patron des automobilistes et des voyageurs.






http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1563/Saint-Christophe.html

Saint Christophe

Martyr en Lycie (3ème s.)

Martyr, son culte est attesté dès le Ve siècle, en Bithynie, où une Basilique lui fut dédiée.

Son nom qui signifie "porte-Christ" l'a désigné comme protecteur de tous ceux qui utilisent des moyens de transport.


Une belle légende le fait passeur d'un enfant au bord d'un torrent furieux, d'un enfant devenu si lourd que Christophe découvrit qu'il s'agissait de Jésus, celui qui a créé le monde.


"Christophore sancte, virtutes saut tibi tantae,
Qui te mane vident, nocturno tempore rident.http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome02/101.htm


Christophore sancte, speciem qui eumque tuetur,
Ista nempe die non morte mala morietur.


Christophorum videas, postea tutus eas."
(Site de l'abbaye saint Benoît)

L'arme du Train l'a adopté comme Saint patron pour pouvoir, de manière sereine, sous sa protection, accomplir pleinement les missions logistiques les plus éprouvantes.


En Lycie, Saint Christophe, martyr au IIIe siècle.
Martyrologe romain.




La légende dit de lui qu’il était un géant, lorsqu’il avait besoin d’un bâton, il prenait un arbre.

Après sa conversion, il se fit passeur aux abords d’un torrent tumultueux.

Il ne faisait payer que les riches.

On croyait au Moyen Age qu’il suffisait de regarder son image pour n’avoir pas d’accident dans la journée, ce qui explique qu’aujourd’hui, des conducteurs mettent son effigie dans leur véhicule.

La tradition nous dit qu'il s'agissait d'un géant vivant en Asie Mineure.

Il s'était établi passeur d'une rivière. Il fit passer un jour un enfant qui, au fur et à mesure de la traversée, devint de plus en plus lourd, au point qu'il ne pouvait plus le porter.

L'enfant lui dit alors qu'il était le Christ portant le poids du monde.

Il semblerait qu'il soit mort martyr. Il est le patron des automobilistes et des voyageurs.

Martyr, son culte est attesté dès le Ve siècle, en Bithynie, où une basilique lui fut dédiée.

Son nom qui signifie "porte-Christ" l'a désigné comme protecteur de tous ceux qui utilisent des moyens de transport.


Une belle légende le fait passeur d'un enfant au bord d'un torrent furieux, d'un enfant devenu si lourd que Christophe découvrit qu'il s'agissait de Jésus, celui qui a créé le monde.




Église Saint-Martin, statue Saint Christophe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_de_Lycie

Christophe de Lycie

Christophe de Lycie, plus connu comme Saint Christophe, est un Saint du Christianisme ; il est considéré comme le patron des voyageurs.

Christophe dérive des mots grecs Kristos (Christ) et phorein (porter), c'est-à-dire celui qui porte le Christ, en allusion à un géant légendaire initialement nommé « Réprouvé » qui aurait aidé l'enfant Jésus à traverser une rivière. Autrefois, il passait pour mettre à l'abri des maladies quiconque voyait sa statue.

Le personnage légendaire

Selon une tradition très populaire, de sources variées et popularisée par la Légende dorée de Jacques de Voragine, Réprouvé était un Chananéen d’allure terrible tant il était imposant.

Il eut l’idée de se mettre au service du plus grand prince du monde et se présenta donc à un roi très puissant.

Un jour, un jongleur évoqua le diable devant le roi très chrétien, qui se signa aussitôt.

Réprouvé, fort étonné, demanda au roi le sens de ce geste.

Celui-ci avoua, après bien des hésitations, sa peur devant le diable.

Réprouvé, qui ne concevait de se mettre au service que du plus puissant, quitta donc le roi pour trouver le diable.

Dans le désert, il s’approcha d’un groupe de soldats, parmi lesquels s’en trouvait un particulièrement féroce, qui lui demanda où il allait.

Lorsque Réprouvé répondit, le soldat lui dit :

« Je suis celui que tu cherches ».

Marchant ensemble, il fut étonné de voir le diable s’enfuir devant une croix.

Réprouvé, qui l’avait suivi, lui demanda la raison de sa peur. Après bien des hésitations, le diable avoua craindre la croix.

À ces mots, Réprouvé le quitta et partit à la recherche du Christ pour se mettre à son service.

Il finit par rencontrer un ermite qui lui expliqua les principes de la foi en Jésus-Christ. Il lui dit :

« Ce roi désirera que tu jeûnes souvent ».

« Cela m’est impossible », répondit le géant. L’ermite ajouta :

« Ce roi désirera que tu lui adresses de nombreuses prières ». Le géant répondit qu’il ne savait ce que cela était et que, donc, il ne pouvait pas davantage se soumettre à cette exigence. L’ermite lui dit alors :

« Tu iras te poster à tel fleuve tumultueux et tu aideras les gens à le traverser ».

Réprouvé accepta. Il se construisit une petite maison au bord du fleuve et chaque jour, aidé d’une perche, il faisait traverser les voyageurs.

Un jour, longtemps après, il entendit la voix d’un petit enfant qui lui demandait de le faire traverser. Il sortit mais ne vit personne.

Rentré chez lui, il entendit une seconde fois l’appel de l’enfant. Dehors il ne trouva personne.

Ce n’est qu’au troisième appel que le géant vit le petit enfant qui attendait sur la berge.

Il le prit sur ses épaules et commença donc la traversée. Mais, à mesure qu’ils progressaient, l’enfant devenait de plus en plus lourd et le fleuve de plus en plus menaçant, tant et si bien qu’il eut le plus grand mal à rejoindre la berge opposée. Une fois l’enfant déposé il lui dit :

« Enfant, tu m’as exposé à un grand danger, et tu m’as tant pesé que si j'avais eu le monde entier sur moi, je ne sais si j'aurais eu plus lourd à porter. »

L'enfant lui répondit :

« Ne t'en étonne pas, Christophe, tu n'as pas eu seulement tout le monde sur toi, mais tu as porté sur les épaules celui qui a créé le monde : car je suis le Christ ton roi, auquel tu as en cela rendu service ; et pour te prouver que je dis la vérité, quand tu seras repassé, enfonce ton bâton en terre vis-à-vis ta petite maison, et le matin tu verras qu'il a fleuri et porté des fruits. »

L’enfant disparut miraculeusement. Christophe fit ainsi que l’enfant le lui avait dit et trouva le matin des feuilles et des dattes sur le bâton.

Christophe partit alors pour Samos, en Lycie où, ne comprenant pas la langue, il tomba en prières afin que Dieu l’éclaire – ce qu’il obtint. Il alla à la rencontre des chrétiens qui, dans la ville, essayaient de convertir la population.

Un des juges de la ville y trouva l’occasion de le frapper au visage.

Il ficha son bâton dans le sol avec l’espoir d’un nouveau miracle… qui eut lieu en effet : ainsi huit mille hommes devinrent croyants.

Le roi de la région, exaspéré, envoya deux cents soldats pour l’arrêter.

Mais, sitôt qu’ils le virent en prière, ils hésitèrent.

Le roi envoya à nouveau deux cents autres hommes qui à leur tour prièrent avec Christophe.


Les ayant convertis, il accepta de les suivre chez le roi.

Le roi eut grand peur en le voyant mais lui demanda son nom. Christophe répondit :

« Auparavant l’on m’appelait Réprouvé mais aujourd’hui je me nomme Christophe ».

Le roi lui fit remarquer le choix peu judicieux : pourquoi prendre le nom de quelqu’un mort humilié sur une croix ?

Pourquoi ne pas se rallier à ses dieux ?

Christophe lui répondit :

« C'est à bon droit que tu t'appelles Dagnus (damné ? danger ? dague ?), parce que tu es la mort du monde, l’associé du diable ; et tes dieux sont l’ouvrage de la main des hommes ».

Le roi lui proposa un marché : soit il sacrifiait à ses dieux, soit le roi le suppliciait. Christophe refusa et fut jeté en prison.

Le roi y envoya deux prostituées afin qu’elles le séduisent – Nicée et Aquilinie. Christophe en prière ne céda pas à leurs caresses et lorsqu’elles virent son visage éclatant demandèrent à être converties.

Le roi entra dans une grande colère et leur ordonna de sacrifier.

Elles acceptèrent à la condition que les places soient nettoyées et que tous les habitants soient au temple.

Quand il fut fait ainsi et devant chacun, elles dénouèrent leur ceinture, les passèrent au cou des idoles et les firent tomber.

Sur ordre du roi, elles furent suppliciées avant qu’il ne s’en prenne à Christophe lui-même qui résista à toutes les tortures.

Le roi finit par le faire attacher à un arbre et lança quatre cents flèches sur lui qui toutes restèrent suspendues sauf une qui, suite aux injures du roi lancées à Christophe, se détourna et vint se planter dans son œil.

Christophe lui dit :

« C’est demain que je serai sacrifié. Tu prendras mon sang et tu en feras de la boue.

Tu poseras cette boue sur ton œil qui guérira ».


Christophe fut ainsi décapité.


Le roi suivit ses conseils et appliqua la boue qui aussitôt guérit son œil.


Alors le roi crut et porta un édit qui interdisait à quiconque de blasphémer le nom de Dieu et de celui de son serviteur, Christophe.





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 26 Juil 2017 - 7:42



Mercredi 26 Juillet 2017

Fête de Sainte Anne et Saint Joachim, mère et père de la Vierge Marie.

Sainte Anne est la patronne de la province de Québec et de la Bretagne...





Icône de la Sainte Rencontre d’Anne et Joachim.




Saints Anne et Joachim

Mère et père de la Vierge Marie (1er s.)

Marie est présentée dans les évangiles comme une jeune fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement énumérés dans la généalogie du Seigneur.

Les quatre Évangiles, entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, sa vie, ses paroles et sa Résurrection, ne font nulle mention de la famille de Marie, sans doute fixée aussi à Nazareth.

La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim ("Dieu accorde") et Anne ("La Grâce - la gracieuse").

L'imagination des auteurs des Évangiles apocryphes en fait un couple discret, mais il était bien réel et il a su accueillir, éduquer Marie et l'éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu'ils ignoraient.

Le culte de Sainte Anne apparaît dès le VIe siècle dans certaines liturgies orientales et, au VIIIe siècle dans les liturgies d'Occident.

Son culte est généralisé avant la fin du XIVe siècle.

Sainte Anne est souvent représentée apprenant à lire à sa fille dans le livre de la Bible.

Une icône russe, image gracieuse de l'amour conjugal, immortalise le baiser qu'ils se donnèrent lorsqu'ils apprirent la conception de Marie.

C'est ainsi qu'ils ont participé au mystère de l'Incarnation.

"La mémoire des Saints Joachim et Anne, parents de la Vierge et donc grands-parents de Jésus, que l'on célèbre aujourd'hui, m'offre un deuxième point de réflexion.

Cette célébration fait penser au thème de l'éducation, qui a une place importante dans la pastorale de l’Église.

Elle nous invite en particulier à prier pour les grands-parents, qui, dans la famille, sont les dépositaires et souvent les témoins des valeurs fondamentales de la vie.

La tâche éducative des grands-parents est toujours très importante, et elle le devient encore davantage quand, pour diverses raisons, les parents ne sont pas en mesure d'assurer une présence adéquate auprès de leurs enfants, à l'âge de la croissance.

Je confie à la protection de Sainte Anne et Saint Joachim tous les grands-parents du monde en leur adressant une bénédiction spéciale.

Que la Vierge Marie, qui - selon une belle iconographie - apprit à lire les Saintes Écritures sur les genoux de sa mère Anne, les aide à toujours nourrir leur Foi et leur Espérance aux sources de la Parole de Dieu. (Benoît XVI - Angelus du 26 juillet 2009)http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/angelus/2009/documents/hf_ben-xvi_ang_20090726.html

La Bretagne, après la découverte d'une statue miraculeuse, dans le champ du Bocéno, lui a construit une basilique à Sainte-Anne d'Auray, et en a fait sa "patronne".http://www.sainteanne-sanctuaire.com/

Les marins par le fait même l'ont choisie comme protectrice.

Sainte Anne est la patronne de la province de Québec. Tous les diocèses du Canada ont au moins une église dédiée à Sainte Anne.

Voir aussi:

- Les saints du diocèse de Quimper et Léon.

- L'Église d’Apt est l’une des premières en Occident à avoir, dès le XIIe siècle, mis à honneur le culte de Sainte Anne, aïeule du Christ, dont la Fête solennelle figure déjà, au 26 juillet, dans deux manuscrits liturgiques locaux. (Sainte Anne - diocèse d'Avignon)http://www.archives.diocese-avignon.fr/Sainte-Anne

Sainte Anne comme patronne des ébénistes.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/patron/E.html

En effet, lorsque que les menuisiers en meubles se sont séparés de la corporation des menuisiers, sous le patronage de Saint Joseph, pour créer la corporation des Ébénistes, ils ont choisi choisis comme Patronne Sainte Anne, mère de la Sainte Vierge et ... belle mère de Saint Joseph...

Un curé a donné l'explication de ce choix: en concevant Marie, Sainte Anne a simplement conçu le premier Tabernacle...

Mémoire (au Québec: Fête) des Saints Joachim et Anne, les parents de la Vierge Marie immaculée, Mère de Dieu, dont les noms ont été conservés par d’antiques traditions Chrétiennes.
Martyrologe romain.





Le baiser de sainte anne et saint joachim au pont golden gate de jerusalem 1Le baiser de Sainte Anne et Saint Joachim
au pont «Golden Gate» de Jérusalem

Les premières légendes Chrétiennes nous apprennent que les parents de la Vierge Marie se nomment Sainte Anne et Saint Joachim.


Leur histoire est devenue célèbre dans toute l'Europe grâce au dominicain Jacobus de Voragine (mort en 1298) qui l'a transcrite dans sa Légende dorée.

Cette icône contemporaine, peinte dans le style de Novgorod, illustre le don d'amour entre les parents de la Vierge Marie.
C'est l'icône de mariage traditionnellement offerte chez les Chrétiens Orthodoxes.

Elle a été peinte par l'artiste iconographe canadien, Heiko C. Schlieper, en 1987.





Saints Anne et Joachim


Sainte Anne


appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes ; elle était de la tribu de Juda et de la race de David.

Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l'éclat d'une vie pleine de bonnes œuvres et de vertus.

Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables.

Après Marie, aucune femme plus que Sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres.

Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie !

Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge.

Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité !

Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite !

Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière.

Dieu lui refusa longtemps de devenir mère ; elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification.

Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement celle qui devait être la Mère du Sauveur et, dans l'ordre de la grâce, la Mère du genre humain.

C'est sans doute un grand honneur pour Sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu ; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le cœur de Marie à la vertu et à l'innocence !

L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de Sainte Anne, et la Gloire de sa fille rejaillira sur elle de génération en génération.

Le culte de Sainte Anne a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l'ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l'église d'Apt, en Provence, à l'époque des persécutions.

À la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l'objet d'un pèlerinage. Mais c'est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit.

De tous les Sanctuaires de Sainte Anne, le plus célèbre est celui d'Auray, en Bretagne ; son origine est due à la miraculeuse découverte d'une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d'Auray est encore aujourd'hui l'objet d'un pèlerinage national.

Joachim


de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth.

Stolan, père de Sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage.

Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres.

Ils firent trois parts de leurs biens : l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille.

Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile.

Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la Fête des Tabernacles.

Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices au Seigneur, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes.

Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes.

Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du Temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche :

« Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité ?

Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu ?

» Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.

Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre.

Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure.

Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux.


Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur.

Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ?

Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur :

« Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie.

Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence.

Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; Le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses. Après ces mots, l'Ange disparut.

Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange.

De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le Temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur.


Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus.


Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.






Présentation de l'icône de Sainte Anne et de Saint Joachim avec la vierge du signe (icône de mariage)



Qui sont Anne et Joachim ?

Les Évangiles sont muets à leur sujet, mais la tradition iconographique, les évangiles apocryphes et certaines révélations privées nous permettent d'imaginer ces "grands-parents de Jésus" de manière assez précise.


Ils sont descendants de David, vrais israélites, justes et fidèles à la Loi. Ils sont âgés, mariés depuis longtemps et ont sans doute connu bien des épreuves dans cette Judée occupée par les romains et dirigée par un clergé corrompu.

Mais surtout, ils sont marqués par cette terrible honte pour une femme d'Israël, d'être stérile.

Et pourtant ils ont gardé intacte leur amour et tendresse réciproque, leur confiance dans l'Amour de Dieu, jusqu'à croire à l'impossible.

Et voilà que Dieu répond enfin à leurs prières :

Anne dans le Temple a la vision d'une étoile se détachant du voile du Saint des Saints pour la rendre féconde.

Anne sort de Jérusalem par la Porte Dorée (à droite sur l'icône) à la rencontre de son époux pour lui annoncer la bonne nouvelle ; ils s'embrassent fous de joie et de reconnaissance. Ce sont ces événements qui sont représentés sur le bas de l'icône.

C'est ce couple, aboutissement de l'ancienne Alliance, sommet du peuple élu, qui va engendrer la "fleur virginale d'Israël" promise par les prophètes, Marie, dont le fruit sera le Messie attendu.


Présentation de l’icône.


Dans cette icône, Anne et Joachim sont inscrits dans un triangle équilatéral dont le sommet est marqué par une étoile qui rappelle aussi Marie dont le nom signifie "Etoile de la mer".


Anne est vêtue de couleurs célestes: du manteau rouge de l'Amour divin, de la robe bleue de la fidélité et de la vie intérieure.


Joachim, homme de la terre (il était probablement agriculteur) a des habits de couleurs terreuse mais illuminés par la Foi, pleins d'énergie, de force et de droiture.

Ce triangle dans lequel s'inscrivent Anne et Joachim est l'image de la relation trinitaire qu'ils vivent dans leur relation d'amour réciproque, image de la Sainte Trinité même.


Ce triangle peut aussi être considéré comme la base de l'étoile de David, formée de deux triangles équilatéraux qui se pénètrent, et ce signe qui symbolise Israël, structure toute l'icône et se retrouve dans le dallage sur lequel marche le couple.

La maison à gauche et le temple derrière les murailles, symbolisent les deux "demeures" : celle de la Terre et celle du Ciel, mais on peut aussi y voir l'ancienne et la nouvelle Alliance, le Temple de Jérusalem et l'Église du Christ.
Elles sont couvertes par un voile rouge qui a plusieurs significations:

- par convention iconographique cela veut dire que l'événement se passe à l'intérieur des bâtiments... et des personnes.

- le voile rouge représente comme dans le Saint des Saints du Temple, la présence Divine, L'Esprit-Saint qui agit, qui unit le couple et le rend fécond : c'est la conception de Marie.

Au-dessus du voile rouge qui sépare le monde "d'en haut" du monde "d'en bas", est figurée Marie sous la forme traditionnelle de la "Vierge du Signe" en référence à la prophétie d'Esaïe (7/14):

"Le Seigneur vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d' " Emmanuel", et Mathieu précise dans son Évangile: "ce qui signifie Dieu avec nous".

C'est pourquoi Jésus, le fils Divin de Marie, est figuré sur son sein dans un cercle. Marie lève les mains en position d'orante, rendant grâce à Dieu Le Père.

Elle est "couverte par la puissance du Très Haut" comme lui a annoncé l'Ange Gabriel (Luc 1/35).

Jésus en "Emmanuel" (jeune homme), Bénit des deux mains. Nous sommes au cœur du mystère de l'Incarnation, qui est aussi celui des épousailles du Christ avec l'humanité et l'Église à travers Marie et ses bienheureux parents.
L'image des épousailles et celle de l'Incarnation sont traditionnellement associées dans les saintes écritures et en particulier dans les textes de la Messe de mariage.

L'association sur une même icône de ces deux sujets iconographiques a été inspirée d'une icône de Monseigneur Jean de l'Église Orthodoxe de France qui figure Anne et Joachim couverts par le manteau de la Vierge Marie orante.

Cette association exprime un double message pour les couples Chrétiens:

-Anne et Joachim sont considérés comme un modèle du couple Chrétien pour la force et la fidélité de leur Amour réciproque et leur confiance en Celui de Dieu, ce qui leur a permis de surmonter toutes leurs épreuves et en particulier celle de leur longue et infamante stérilité, et mérité d'engendrer Marie, la créature la plus parfaite et la plus digne de donner sa chair au Fils de Dieu.

- Anne et Joachim montrent aux couples leur véritable chemin. Ce chemin passe par Marie, "génitrice" du Christ en nous par la force de L'Esprit d'Amour.

Car chaque Chrétien, chaque homme même, a la vocation de se conformer au Christ, de faire vivre Le Christ en lui, comme St. Paul le constate.

Et notre désir le plus profond est celui de la femme stérile, celui d'avoir des enfants, certes, mais aussi d'engendrer en nous Le Christ, c.à.d. de "ressembler" à Dieu.

Mais le couple est aussi l'image de cette unité que chacun doit réaliser en lui-même, entre son "Anne" et son "Joachim", car nous sommes tous incomplets, souffrant d'un manque qui nous pousse vers l'autre.

Et l'autre le plus proche de nous est ce "conjoint", ce "vis à vis", chair de notre chair comme il est dit dans la Genèse.

C'est cet "autre" qui, par le dialogue, l'Amour partagé, mais aussi, sinon plus encore, par les frottements, la résistance, les différences, nous permet de nous connaître, de nous équilibrer, pour forger, mettre au monde notre être véritable, de nous réaliser pleinement, enfin d'être capable de vivre dans l'Amour que Dieu nous offre en Jésus-Christ et auquel nous sommes tous appelés.


Cette icône a été Bénie le 6.07.1996, lors de la Messe de mariage de Thomas Chenal et Violaine Petit en l’église de Blériot-Plage (62) et offerte au jeune couple.





La Célébration de cette Fête fait penser au thème de l'éducation, qui a une place importante dans la pastorale de l’Église.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 1, chapitre 11 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé…http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-011.htm

"Ma joie, comment sais-tu ces choses saintes ?

Qui donc te les a dites ?

Marie, toute petite, s’interroge sur la notion d’Amour et de péché, et comme le dira bien plus tard, Sainte Thérèse de Lisieux :

« Je voudrais être une grande pécheresse pour être beaucoup aimé de Dieu, car là où le péché abonde, la Grâce surabonde »

Marie dit à sa maman Sainte Anne :

Je voudrais aussi être pécheresse, si grande pécheresse, si je ne craignais d'offenser le Seigneur...

Dis-moi, maman, peut-on être pécheresse pour l'amour de Dieu ?"

"Mais que dis-tu, mon trésor ? Je ne comprends pas."

"Je veux dire : pécher pour pouvoir être aimée de Dieu qui devient Sauveur.

On sauve ce qui est perdu, n'est-ce pas ?

Je voudrais être sauvée par le Sauveur pour avoir son regard d'amour; C'est pour cela que je voudrais pécher, mais sans taire de péché qui Le dégoûte.

Comment peut-Il me sauver si je ne me perds ?"

Anne est abasourdie.

Elle ne sait plus quoi dire. Joachim vient à son secours, en marchant sur l'herbe il s'était approché sans bruit derrière la haie des petits plants de vigne. http://www.maria-valtorta.org/Personnages/JoachimDavid.htm

"Il t'a aimée auparavant, parce qu'Il sait que tu l'aimes et veux n'aimer que Lui seul.

C'est pour cela que tu es déjà rachetée et tu peux être vierge, comme tu le veux" dit Joachim.

"Vraiment, mon père ?

" Marie se serre à ses genoux et le regarde avec les claires étoiles de ses yeux si semblables à ceux de son père, et si heureuse de l'espérance que son père lui donne.

"En vérité, petit amour. Regarde. Je t'ai apporté ce petit passereau qui a fait son premier vol près de la fontaine.


J'aurais pu le laisser aller, mais ses faibles ailes et ses pattes trop grêles n'avaient pas assez de force pour le soulever à nouveau et le re- tenir sur les pierres glissantes de la margelle.

Il serait tombé dans l'eau.

Je n'ai pas attendu que ce malheur se produise.

Je l'ai pris et je te le donne. Tu en feras ce que tu voudras.

En effet il a été sauvé avant d'encourir le danger.

C'est la même chose que Dieu a fait avec toi. Maintenant, dis-moi, Marie : ai-je aimé le passereau en le sauvant avant qu'il ne tombe ou bien l'aurais-je aimé davantage en le tirant du danger après la chute ?"

"C'est maintenant que tu l'as le mieux aimé, n'ayant pas permis qu’il périsse dans l'eau froide."

"Eh bien ! Dieu t'a aimée davantage, car Il t'a sauvée avant que tu ne pèches."

"Et moi, alors, je l'aimerai de toutes mes forces.

Joli petit passereau je serai comme toi.

Le Seigneur nous a aimés semblablement en nous faisant cadeau du salut...


Maintenant, je te soignerai et puis je te laisserai aller.

Toi, tu chanteras dans lebois, et moi au Temple les louanges de Dieu, et nous dirons :

"Envoie, envoie Celui que tu as promis à ceux qui l'attendent".

Oh ! Mon papa, quand me conduiras-tu au Temple ?"


"Bientôt ma perle, mais cela ne te fait-il pas de la peine de laisser ton père ?"  

     
"Tellement ! Mais tu viendras... et puis, si cela ne faisait pas mal, quel sacrifice serait-il ?"

"Et tu te rappelleras de nous ?"


"Toujours. Après la Prière pour l'Emmanuel, je prierai pour vous.

Que Dieu vous donne joie et longue vie... jusqu'au jour où Lui sera Sauveur. Puis, je Lui dirai qu'il vous prenne et vous emmène à la Jérusalem du Ciel."


La vision disparaît avec l'image de Marie que Joachim serre dans ses bras...





Pour un approfondissement biographique de Sainte Anne et Saint Joachim d’après les Révélations de Jésus à Maria Valtorta

Joachim et Anne font un vœu au Seigneurhttp://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-002.htm

Anne prie au Temple et Dieu exauce sa prièrehttp://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-003.htm

"Joachim avait épousé la sagesse de Dieu renfermée au cœur de la femme juste"

Anne avec un cantique annonce sa maternité

La Sans Tache" ne fut jamais privée du souvenir de Dieu"

Naissance de la Vierge Marie

"Son âme apparaît belle et intacte comme quand Dieu la pensa"

D'ici trois années tu seras là; mon Lys"

"Voilà la parfaite Enfant au cœur de colombe"

"Ma joie, comment sais-tu ces choses saintes ? Qui donc te les a dites ? "

"Le Fils n'aurait-il pas mis sur les lèvres de sa Mère sa propre sagesse ? "

Marie présentée au Temple

L'éternelle Vierge n'a eu qu'une seule pensée : adresser vers Dieu son cœur"

Mort de Joachim et d’Annehttp://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-015.htm





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 27 Juil 2017 - 7:50

Jeudi 27 Juillet 2017

Fête des Sept Saints Dormants d'Éphèse, frères, martyrs (+ vers 250).


Les sept Saints dormants d'Éphèse. Icône grecque du Xe.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/7718/Les-Sept-Dormants-d-Ephese.html

Les Sept Dormants d'Éphèse

Martyrs (✝ 362)

Légende selon laquelle 7 jeunes gens emmurés en 250 survécurent jusqu'en 362.

Il s'agit de sept soldats Chrétiens qui servaient sous l'empereur Dèce et désertèrent pour ne pas sacrifier aux dieux.
Arrivés près d'Ephèse, Izmir en Turquie actuelle, ils entrèrent dans une caverne pour se reposer, s'endormirent et ne se réveillèrent que deux cents ans plus tard.

Ils étaient en pleine forme.

Ils parcoururent le pays pour annoncer la Résurrection de la chair et puis rentrèrent dans leur grotte où ils s'endormirent pour l'éternité.

Ils furent vénérés dès le VIe siècle tout autant par les Chrétiens que par les Musulmans. Une Fête interreligieuse les unit d'ailleurs en Bretagne chaque année, à la fontaine des Sept Dormants, non loin de Lannion dans le Trégor.

Fêtés anciennement le 27 juillet.
Les Églises d'Orient fêtent le 4 Août ces sept martyrs emmurés dans une caverne.


Commémoraison des Sept Saints Dormants, vénérés à Éphèse, dont on rapporte qu’après leur martyre, ils reposent en Paix en attendant le jour de la Résurrection.

Martyrologe romain.





http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/07/27/27-juillet-les-sept-dormants-d-ephese-freres-martyrs-250.html

Les sept dormants étaient originaires d'Éphèse.

L'empereur Dèce qui persécutait les Chrétiens, étant venu en cette ville  fit construire des temples dans l’enceinte de cette cité, afin que tous se réunissent à lui pour sacrifiée aux idoles.

Or, il avait ordonné qu'on cherchât tous les Chrétiens ; et quand ils avaient été pris, il les forçait à sacrifier où à mourir ; on éprouva donc généralement une si grande crainte des supplices que l’ami reniait son ami, le père son fils, et le fils son père.

Alors se trouvaient dans cette ville sept Chrétiens, qui furent saisis d'une grande douleur quand ils virent ce qui se passait.

C'étaient Maximien, Malchus, Marcien, Denys, Jean, Sérapion et Constantin.

Comme ils étaient les premiers officiers du palais, et qu'ils méprisaient les sacrifices offerts aux idoles, ils restaient cachés dans leur maison, se livrant aux jeûnes et aux oraisons.


Accusés et traduits devant Dèce ; puis convaincus d'être Chrétiens, on leur donna le temps de revenir à résipiscence et il  furent relâchés, jusqu'au retour de l’empereur.

Mais dans cet intervalle, ils distribuèrent leur patrimoine entre les pauvres, et prirent la résolution de se retirer sur le mont Célion, où ils se décidèrent à rester cachés.

Pendant longtemps, l’un d'eux se procurait ce qui leur était nécessaire, et chaque fois qu'il entrait dans la ville, il se déguisait en mendiant.

Or, quand Dèce fut revenu dans Éphèse, il ordonna de les chercher pour les obliger à sacrifier. Malchus, qui les servait, revint effrayé trouver ses compagnons et leur faire part de la fureur de l’empereur.

Ils furent saisis de crainte ; alors Malchus leur présenta les pains qu'il avait apportés, afin que, fortifiés parla nourriture, ils en devinssent plus braves pour le combat.

Après leur repas du soir, ils s'assirent et s'entretinrent avec tristesse et larmes, et à l’instant, par la volonté de Dieu, ils s'endormirent.

Quand vint le matin, on les chercha et on ne put les trouver, Or, Dèce était désolé d'avoir perdu de pareils jeunes gens; on les accusa de s'être cachés jusqu'alors sur le mont Célion, et de persister dans leur résolution.

On ajouta qu'ils avaient donné leurs biens aux pauvres.

Dèce ordonna donc de faire comparaître leurs parents qu'il menaça de mort, s'il  ne déclaraient tout ce qui était venu à leur connaissance au sujet des absents.

Leurs parents les accusèrent comme les autres et se plaignirent de ce qu'ils avaient distribué leurs richesses aux pauvres.

Alors Dèce réfléchit à la conduite qu'il tiendrait à leur égard, et par l’inspiration ; de Dieu, il fit boucher avec des pierres l’entrée de la caverne afin qu'y étant renfermés, ils y mourussent de faim et de misère.

On exécuta ses ordres et deux Chrétiens, Théodore et Rufin, écrivirent la relation de leur martyre qu'ils placèrent avec précaution entre les pierres.

Or, quand Dèce, et toute la génération qui existait alors eut disparu, trois cent soixante-douze ans après, la trentième année de l’empire de Théodose, se propagea l’hérésie de ceux qui niaient la résurrection des morts.

Théodose, qui était un empereur très chrétien, fut rempli de tristesse devoir la Foi indignement attaquée.

Il se revêtit d'un cilice ; et s'étant retiré dans l’intérieur de son palais, il pleurait tous les jours.

Dieu, qui vit cela dans Sa Miséricorde, voulut consoler ces affligés et affermir l’espérance de la résurrection des morts ; il ouvrit les trésors de sa tendresse et ressuscita les sept martyrs, comme il suit.

Il inspira à un citoyen d'Éphèse l’idée de faire construire sur le mont Célion des étables pour les bergers.

Les maçons ayant ouvert la grotte, les Saints se levèrent et se saluèrent, dans la pensée qu'ils n'avaient dormi qu'une nuit ; puis se rappelant leur tristesse de la veille, ils demandèrent à Malchus, qui les approvisionnait, ce que Dèce avait décrété à leur égard.

Il répondit :

" Comme je vous l’ai dit hier soir, on nous a cherchés pour nous contraindre à sacrifier aux idoles : voilà les pensées de l’empereur par rapport à nous."

Maximien répondit :

" Et Dieu sait que nous ne sacrifierons pas."

Après avoir encouragé ses compagnons, il dit à Malchus de descendre à-la ville pour acheter du pain, en lui recommandant d'en prendre plus qu'il n'avait fait la veille, et de leur communiquer à son retour les ordonnances de l’empereur.

Malchus prit cinq sols, sortit de la caverne.

En voyant les pierres il fut étonné ; mais comme il pensait à autre chose, l’idée des pierres fit peu d'impression sur lui.

Alors qu'il arrivait, non sans une certaine appréhension, à la porte de la ville, il fut singulièrement surpris de la voir surmontée du signe de la Croix ; de là il alla à une autre porte.

Quand il vit le même signe, il fut très étonné de voir une Croix au-dessus de toutes les portes, et de trouver la ville changée ; il se signa, et revint à la première porte en pensant qu'il rêvait.

Enfin il se rassure, se cache le visage et pénètre dans la ville. Comme il entrait chez les marchands de pain, il entendit qu'on parlait de Jésus-Christ, il fut stupéfait :

" Qu'est ceci, pensait-il ? Hier personne n'osait prononcer le nom de J.-C., et aujourd'hui ils se confessent tous chrétiens ?

Je crois que ce n'est pas là la ville d'Ephèse : d'ailleurs elle est autrement bâtie ; c'est une autre ville, mais je ne sais laquelle."

Alors il prit des informations : on lui répondit que c'était Éphèse.

Se croyant le jouet d'une erreur, il songea à venir retrouver ses compagnons.

Cependant il entra chez ceux qui vendaient du pain, et ayant donné son argent, les marchands étonnés se disaient l’un à l’autre que ce jeune homme avait trouvé un vieux trésor.

Or, Malchus, en les voyant se parler en particulier, pensait qu'ils voulaient le mener à l’empereur, et, dans son effroi, il les pria de le laisser aller et de garder les pains et les pièces d'argent.

Mais les boulangers le retinrent et lui dirent :

" D'où es-tu ?

Puisque tu as trouvé des trésors des anciens empereurs ; indique-les-nous ; nous partagerons avec toi et nous te cacherons, car autrement tu ne peux t'en retirer."

Malchus ne savait quoi leur répondre, tant il avait peur.

Alors les marchands, voyant qu'il se taisait, lui jetèrent une corde au cou, le traînèrent par les rues jusqu au milieu de la ville. C'était une rumeur générale qu'un jeune homme avait  trouvé des trésors.


Tout le monde s'assemblait autour de lui, et le regardait avec admiration.

Malchus voulait faire comprendre qu'il n'avait rien trouvé.

Il examinait tout le monde et personne ne pouvait le connaître ; il regardait au milieu : de la foule pour distinguer quelqu'un de ses parents (il les croyait vraiment encore en vie), et ne trouvant personne, il restait comme un hébété au milieu du peuple de la ville.

Le fait vint aux oreilles de Saint Martin, évêque ; et du proconsul Antipater, nouvellement arrivé dans la ville.

Ils commandèrent aux citoyens de leur mener ce jeune homme avec précaution et d'apporter en même temps son argent.

Pendant que les officiers le conduisaient à l’église, il pensait qu'on le menait à l’empereur. L'Évêque donc et l’empereur  surpris de voir cet argent ; lui demandèrent où il avait trouvé un trésor, inconnu.

Il répondit qu'il n'avait rien trouvé, mais qu'il avait eu ces deniers dans la bourse de ses parents. On lui demanda alors de quelle ville il était.

Il répondit :

" Je sais bien que je suis de cette ville, si tant est que cette ville soit Éphèse."

Le proconsul dit :

" Fais venir tes parents, afin qu'ils répondent pour toi."

Quand il eut cité leurs noms, personne ne les connaissant, on lui dit qu'il mentait pour pouvoir échapper, n'importe de quelle manière.

" Comment te croire, dit le proconsul ?

Tu prétends que cet argent vient de tes parents, et l’inscription a plus de 377 ans ; elle date des premiers temps de l’empereur Dèce, et ces pièces ne sont pas du tout pareilles à celles qui ont cours chez nous.

Et comment tes parents vivaient-ils à cette époque, quand tu es si jeune ?

Tu veux donc tromper les savants et les vieillards d'Éphèse ?

Eh bien ! Je vais te livrer à la rigueur des lois, jusqu'à ce, que tu fasses l’aveu de ta découverte."

Alors Malchus se jeta à leurs pieds en disant :

" Pour Dieu, seigneurs, dites-moi ce que je vous demande, et je vous dirai ce qui est dans mon coeur.

L'empereur Dèce, qui se trouvait dans cette ville, ou est-il à présent ?"

L'Évêque lui répondit :


" Mon fils, il n'y a plus aujourd'hui ici-bas d'empereur qui s'appelle Dèce ; il y a longtemps qu'il l’était."

Mais Malchus dit :

" C'est pour cela, seigneur, que je suis bien étonné et que personne ne. me croit : or, suivez-moi, et je vous montrerai mes compagnons qui sont au mont Célion, et vous les croirez.


Ce que je sais, c'est que nous avons fui quand Dèce s'est présenté ici ; et, hier soir, j'ai vu entrer Dèce dans cette ville, si tant est que ce soit Éphèse."

Alors l’Évêque ayant réfléchi, dit au proconsul :

" C'est une vision que Dieu veut montrer par le Ministère de ce jeune homme."

Ils le suivirent donc avec une grande multitude de citoyens. Malchus pénétra le premier dans le lieu où étaient, ses compagnons : l’Évêque, qui entra après lui, trouva entre les pierres la relation scellée de deux sceaux d'argent.

Il assembla le peuple, la lut, à l’admiration de tous ceux qui l’entendirent; et en voyant les Saints de Dieu assis dans la caverne avec un visage qui avait la fraîcheur des roses, ils se prosternèrent en glorifiant Dieu.

Aussitôt l’Évêque et le proconsul envoyèrent prier l’empereur de venir de suite voir les miracles qui venaient de s'opérer.

Aussitôt l’empereur quitta le sac qu'il portait, se leva et vint de Constantinople à Éphèse en rendant Gloire à Dieu.

On alla au-devant de lui et on l’accompagna à la grotte.

Les Saints n'eurent pas plutôt vu l’empereur que leur visage brilla comme le soleil ; ensuite l’empereur entra, se prosterna devant eux en glorifiant Dieu, se leva, les embrassa et pleura sur chacun d'eux en disant :


" Je vous vois, comme si je voyais Le Seigneur ressuscitant Lazare."

Alors Saint Maximien lui dit :

" Croyez-nous ; c'est pour vous que Dieu nous a ressuscités avant le jour de la grande Résurrection, afin que vous croyiez indubitablement à la Résurrection certaine des morts ; car nous sommes vraiment Ressuscités et nous vivons : or, de même que l’enfant dans le sein de sa mère vit sans ressentir de lésion, de même, nous aussi, nous avons été vivants, reposant, dormant et n'éprouvant pas de sensations."

Quand il eut dit ces mots, les sept hommes inclinèrent la tête sur la terre, s'endormirent et rendirent l’esprit selon l’ordre de Dieu.

Alors l’empereur se leva, se jeta sur eux avec larmes et les embrassa.

Il ordonna ensuite de faire des cercueils d'or pour les renfermer ; mais cette nuit-là même, ils lui apparurent et lui dirent que jusqu'alors ils avaient reposé sur la terre et qu'ils étaient ressuscités de dessus la terre, qu'il les y fallait laisser, jusqu'à ce que Le Seigneur le  ressuscitât la seconde fois.

L'empereur ordonna donc qu'on ornât ce lieu de pierres dorées, et que tous les Évêques qui confessaient la Résurrection fussent absous.

Qu'ils aient dormi 377 ans, comme on le dit, la chose peut être douteuse, puisqu'ils ressuscitèrent l’an du Seigneur 418.

Or, Dèce régna seulement un an et trois mois, en l’an 252 ; ainsi, ils ne dormirent que cent quatre-vingt-seize ans.


CULTE.

Notons que le culte des sept Saints dormants d'Éphèse pénétra très tôt et très rapidement en Occident dont la Bretagne ne fut pas la dernière et la moins fervente à l'embrasser.

Nos Saints sont notamment vénérés à Plouaret-Vieux-Marché, non loin de Lannion dès la fin du Ve siècle grâce à la venue en mission de Moines grecs.

Pour cette paroisse, on peut lire et télécharger la Guerz (chant psalmodique breton) que la piété populaire à dédié à nos Saints : http://www.vieux-marche.net/IMG/pdf/GUERZ-_20texte-2.pdf




http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout04.html


La grotte des sept dormants d'Éphèse aujourd'hui.
Ionie. Empire romain d'Orient. Actuelle Turquie.

C'est alors que le propriétaire du terrain où se trouvait la grotte des Sept Martyrs, un certain Adatios, décida d'y construire un enclos pour ses troupeaux.

Comme il extrayait des pierres, il dégagea l'entrée de la grotte, et aussitôt les sept jeunes gens reprirent vie, comme s'ils s'étaient endormis la veille, sans avoir du tout changé ni avoir souffert de ce long sommeil.

Leur conversation revint immédiatement à la persécution et à la perspective du sacrifice public ordonné par Dèce.

Maximilien prit la parole, disant:

« Allons, mes frères, que Dèce nous prenne!

Tenons-nous donc vaillamment devant les persécuteurs, et ne trahissons pas notre foi par lâcheté.


Toi, Jamblique, prends ces pièces de monnaie, et va en ville acheter du pain.

Prends-en un peu plus qu'à l'ordinaire, car nous avons bien faim, et profites-en pour apprendre ce qu'il en est des recherches que l'empereur fait à notre sujet. »

Parvenu à l'entrée de la ville, Jamblique fut tout d'abord stupéfait de voir le signe de la Croix sur toutes les portes.

Ne reconnaissant plus ni les gens ni les bâtiments, il se demanda s'il rêvait ou s'il était entré dans une autre ville.


Au marché il acheta du pain, mais quand il présenta sa monnaie au boulanger, celui-ci le considéra avec attention et lui demanda s'il n'avait pas trouvé un vieux trésor, car ces pièces portaient l'effigie d'un empereur d'autrefois.


A ces mots, Jamblique se mit à trembler de peur, et, pensant qu'on allait le livrer à l'empereur, il voulut prendre la fuite.

Mais les commerçants le retinrent et menacèrent de le tuer s'il ne partageait pas avec eux son trésor, et lui attachant une corde au cou, ils le traînèrent sur l'agora.

À ce moment la troupe rencontra le proconsul qui se rendait chez l'Évêque Étienne.

Informé de la raison de cette agitation, le magistrat demanda à Jamblique comment il avait trouvé ce trésor et où il le cachait.


Le jeune garçon répondit qu'il n'avait rien trouvé, mais qu'il tenait ces pièces de monnaie de ses parents.

Comme on le questionnait sur sa patrie et sa parenté, il répondit:

« Je suis d'ici, si cette ville est bien Éphèse, et mes parents sont un tel et une telle. »

Ces noms étant inconnus du proconsul et de plus inaccoutumés, il se mit en colère et accusa Jamblique de vouloir le tromper, alors que ces pièces, vieilles de deux cents ans, témoignaient bien qu'il avait trouvé un trésor.

Jamblique, tomba à ses pieds et le supplia de lui révéler où se trouvait l'empereur Dèce.


Quand on lui eut répondu que ce dernier était mort depuis de longues années, il proposa au proconsul de le suivre jusqu'à la grotte, afin de lui montrer qu'il était bien parti s'y réfugier avec ses compagnons pour échapper à la persécution de Dèce.

Le proconsul, accompagné de l'Évêque et d'une foule nombreuse, se rendit donc à la grotte, où l'on découvrit les tablettes de plomb portant les noms des Saints jeunes gens.

Tous reconnurent la vérité du miracle et poussèrent des cris d'actions de grâces.


Le proconsul et l'Evêque écrivirent ensuite à l'empereur Théodose que la manifestation miraculeuse de ces sept jeunes gens morts depuis longtemps était une preuve manifeste de la résurrection des corps.

L'empereur se précipita à Éphèse, rendit visite aux Saints enfants et baigna leurs pieds de ses larmes.

Après avoir longuement parlé de leur histoire au souverain et aux Evêques présents, Maximilien et ses compagnons s'affaissèrent doucement à terre et s'endormirent définitivement du sommeil de la mort.


Théodose donna l'ordre de confectionner sept sarcophages d'or et d'honorer les Saints jeunes gens par de grandes fêtes, auxquelles il convia tous les habitants d'Éphèse, riches et pauvres. Mais la nuit suivante, les Saints lui apparurent pour lui demander de laisser leurs corps à même la terre dans leur grotte, en attente de la Résurrection3.

1. Les Ménées les commémorent également, avec un office, le 22 oct.

2. Dans les versions les plus anciennes, ils apparaissent comme de jeunes soldats, mais par la suite ils furent présentés comme des enfants, spécialement dans la tradition iconographique.


3. La grotte des Sept Dormants, identifie traditionnellement à celle où Ste Marie Madeleine rendit l'âme, devint un célèbre lieu de pèlerinage. Leur culte s'étendit à tout le monde Chrétien, et se retrouve même dans la tradition islamique.


Prière.

" La mort se relèvera en présentant sa victime, et, comme au sortir d'un long assoupissement, l'âme s'avancera pour rejoindre son corps."
Saint Ambroise.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 28 Juil 2017 - 8:02

Vendredi 28 Juillet 2017

Fête de Saint Samson, Évêque de Dol en Bretagne (490-565).







http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160728&id=13536&fd=0

Saint Samson
Évêque
(490-565)

Moine gallois, il partit prêcher en Irlande puis en Cornouailles avant de se rendre en Bretagne.

Il fonda un Monastère et une ville, Dol, se créa autour.

Lorsque le suzerain se fit renverser, Samson alla voir Childéric Ier pour qu'il rétablisse son suzerain qui l'avait aidé dans ses projets Missionnaires.

Il évangélisa la basse Seine avant de revenir mourir à Dol.




L'icône de Saint Samson de Dol peinte pour l'Association Orthodoxe Sainte-Anne (Bretagne).






Moine puis Abbé d'un Monastère du Pays de Galles, comme Paterne de Vannes, il arrive en Armorique dans le but de l'évangéliser.

Il fonde tout d'abord une Abbaye dans une clairière, puis un évêché indépendant, Dol, dont le rayonnement spirituel en fait la grande métropole Chrétienne de la Bretagne.

Mais Samson, qui commande aux oiseaux quand ils détruisent les récoltes, ou aux oies quand elles gênent le chant des vêpres, sait aussi commander aux hommes et obtenir le soutien du roi.

Il va trouver Childebert dont le royaume de Paris touche la Bretagne, pour qu'il l'aide à éliminer Conomor, usurpateur de la couronne au détriment de Judwal.

Avant de mourir, il apprend que Judwal a été rétabli sur le trône.




Saint Samson.

Vitrail contemporain inauguré le 7 Avril 2007 du maître verrier Emmanuel Prutanier.


Chapelle Saint-Samson. Ploemeur-Bodou.

Bretagne.



Saint Samson

Évêque de Dol (✝ 565)

Gallois qui s'en fut en Irlande pour s'initier aux méthodes missionnaires de Saint Patrickhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/825/Saint-Patrick.html puis vint en Bretagne armoricaine.

Il évangélisa les populations jusque sur les bords de la Seine.

D'ailleurs il est mentionné au Concile de Paris en 557.

Il fonda les Monastères de Pental et de Dol-de-Bretagne.

Seize communes portent son nom.

Gallois, il devint disciple de Saint Iltut http://nominis.cef.fr/contenus/saint/8935/Saint-Iltut.htmldans le Glamorgan.

Ensuite il se fit Moine puis devint Abbé dans l'île de Caldey; après un séjour en Irlande il se fixe en Cornouilles où il est sacré Évêque par Saint Dubrice;http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10579/Saint-Dubrice.html il se rend alors en Armorique pour évangéliser la Bretagne où il établit sa résidence dans un Monastère, à Dol, bien des siècles avant qu'il y eût un siège officiel; il est toujours vénéré en Bretagne et dans le pays de Galles.

(Diocèse de Beauvais)http://oise.catholique.fr/rubriques/droite/art-culture-et-foi/notre-histoire/temoins-dhier/saint-samson/document_view

"Saint Samson est l'un des Évêques Fondateurs de l'Église de Bretagne.

Dol sera plus tard l'une des étapes du pèlerinage des Sept-Saints, le Tro-Breiz."

À Dol de Bretagne, vers 565, Saint Samson, Abbé et Évêque.

Il propagea dans la Domnonée l’Évangile et la discipline Monastique que l’Abbé Saint Iltud lui avait enseignés au pays de Galles.


Martyrologe romain.


"Mes frères bien-aimés et chers enfants, je vous donne avis que je meurs et quitte volontiers cette vallée de misère pour aller jouir de Dieu dans le Ciel…

Lorsque je serai devant Dieu, je prierai pour vous…"




http://stmaterne.blogspot.fr/2008/07/saint-samson-vque-de-dol-en-bretagne.html



http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuillet/juillet28bis.html


Lanmeur : église paroissiale Saint-Mélar, statue de Saint Samson.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 29 Juil 2017 - 8:46

Samedi 29 Juillet 2017

Fête de Sainte Marthe, Vierge, Disciple de Jésus, sœur de Lazare et de Marie-Madeleine († vers l'an 81).


http://www.missa.org/smarth.html

Sainte-Marthe

D'après les écritures, Sainte Marthe est la soeur de Marie-Madeleine et de Lazare. Saint Jean affirme qu'elle fut témoin de la résurrection de son frère.

C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie avec charité et hospitalité envers les pauvres. Si dévouée qu'elle offrait l'hospitalité au Sauveur et à Ses disciples. Lc 10:38-42:

Comme ils faisaient route, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.

Celle-ci avait une soeur appelée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, elle, était absorbée par les multiples soins du service.

Intervenant, elle dit :

" Seigneur, cela ne te fait rien que ma soeur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de m'aider. "

Mais Le Seigneur lui répondit :

" Marthe, Marthe, tu te soucies et t'agites pour beaucoup de choses ; pourtant il en faut peu, une seule même.

C'est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée. " Jn 12:1-2:

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts. On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l'un des convives.

C'est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare: Jn 11:1-29: Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe.

Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; c'était son frère Lazare qui était malade.

Les deux soeurs envoyèrent donc dire à Jésus :

" Seigneur, celui que tu aimes est malade. "

A cette nouvelle, Jésus dit :

" Cette maladie ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu : afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. "

Or Jésus aimait Marthe et sa soeur et Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore dans le lieu où il se trouvait ; alors seulement, il dit aux disciples :

" Allons de nouveau en Judée. "

Ses disciples lui dirent :

" Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ! "

Jésus répondit :

" N'y a-t-il pas douze heures de jour ? Si quelqu'un marche le jour, il ne bute pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais s'il marche la nuit, il bute, parce que la lumière n'est pas en lui. "

Il dit cela, et ensuite :

" Notre ami Lazare repose, leur dit-il ; mais je vais aller le réveiller. "

Les disciples lui dirent :

" Seigneur, s'il repose, il sera sauvé. "

Jésus avait parlé de sa mort, mais eux pensèrent qu'il parlait du repos du sommeil Alors Jésus leur dit ouvertement :

" Lazare est mort, et je me réjouis pour vous de n'avoir pas été là-bas, afin que vous croyiez.

Mais allons auprès de lui ! "

Alors Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples :

" Allons, nous aussi, pour mourir avec lui ! "

A son arrivée, Jésus trouva Lazare dans le tombeau depuis quatre jours déjà. Béthanie était près de Jérusalem, distant d'environ quinze stades, et beaucoup d'entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère.

Quand Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus :

" Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera. " Jésus lui dit :

" Ton frère ressuscitera. " - "

Je sais, dit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. " Jésus lui dit :

" Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? "

Elle lui dit :

" Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. " Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa soeur Marie, lui disant en secret : " Le Maître est là et il t'appelle. " Celle-ci, à cette nouvelle, se leva bien vite et alla vers lui.



Selon la légende, après la mort de la Très Sainte Vierge Marie, Marthe subit le sort de Lazare et de Madeleine: exposée par les Juifs endurcis sur une frêle barque, à la merci des flots, elle est portée avec les siens vers les beaux rivages de la Provence.
Là elle participe à l'apostolat de son frère Lazare, qui devint Évêque de Marseille, et à la sainte vie de Marie-Madeleine.

Sainte Marthe convertit les habitants d'Aix-en-Provence en accomplissant un miracle.

La légende raconte qu'après la mort de Jésus, autour de l'an 48 de notre ère, Marthe, venant de Palestine, se rendit en Provence avec son frère Lazare et sa soeur Madeleine.

Elle s'installa d'abord à Avignon, puis, débarqua à Tarascon au moment où sévissait la Tarasque.

La Tarasque est un monstre amphibie dont l'aspect est décrit en détail dans "La légende dorée" de Jacques de Voragine. "Il y avait à cette époque [...] un dragon moitié animal-moitié poisson, plus épais qu'un boeuf, plus long qu'un cheval avec des dents semblables à des épées et grosses comme des cornes, qui était armé de chaque côté de deux boucliers."

[Le monstre] était venu par mer de la Galatie d'Asie; [il] avait été engendré par Léviathan, serpent très féroce qui vit dans l'eau, et d'un animal nommé Onachum, qui naît dans la Galatie.

Dans l'iconographie chrétienne, la Tarasque est plutôt représentée comme un monstre à tête de lion dont le dos est couvert d'épines possédant six pattes avec des griffes et une queue de serpent.

La Tarasque répandait la terreur autour de Tarascon. Hantant le Rhône, la bête perturbait la navigation et se plaisait à faire chavirer les navires.
Lors de ses incursions sur les rives du fleuve, au temps où la forêt était encore dense, elle dévorait moutons, enfants et bergers. C'est à Sainte Marthe que revient l'honneur d'avoir dompté le dragon.

Le peuple demanda à Marthe de le délivrer de la bête.

La Sainte aurait alors dompté miraculeusement le dragon par un simple signe de Croix.

Une autre version de la légende rapporte que c'est en l'aspergeant d'eau bénite qu'elle le maîtrisa.


Mais on s'entend pour dire qu'après la sainte intervention, le monstre devint doux comme un agneau.

Marthe l'attacha avec sa ceinture et, docile comme un chien en laisse, la Tarasque fut livrée au peuple qui la fit périr à coups de lames et de pierres.

« Vie de Sainte-Marthe » - Anonyme XIVème siècle: "Il y avait dans ce temps-là, au-dessus du Rhône, entre Arles et Avignon, un drac, mi-poisson mi-bête, plus gros qu'un œuf et plus long qu'un cheval, qui avait des dents tranchantes comme une épée; et il se tenait dans l'eau, quand il le voulait et dans le bois quand il le désirait et tuait tous ceux qui passaient par le chemin, près du bois.

Quant à ceux qui passaient sur l'eau, il faisait chavirer leurs barques et les tuait aussi.

Le drac était venu par la mer, de Galatie, et il avait été engendré en Asie par Léviathan, qui est un serpent d'eau très féroce et très cruel et par Bonac, bête qui naît dans le pays de Galatie, et a une nature telle que sur ceux qui veulent la poursuivre, et sur une étendue d'un arpent, elle jette sa fiente comme un trait, si bien que tout ce qu'elle touche brûle comme du feu.

C'est vers cette bête qu'alla Sainte Marthe.

Elle la trouva dans le bois en train de manger un homme; elle jeta alors sur le drac de l'eau bénite tout en faisant sur lui le signe de croix. Aussitôt la bête fut soumise comme une brebis et Marthe l'attacha de sa ceinture; et, sans attendre le peuple la tua à coups de lances et de pierres.

Ce dragon était appelé la Tarasque, et c'est pour cette raison que le lieu est dit Tarascon. Il était autrefois appelé Narluc, ce qui veut dire «lieu noir » parce qu'il y avait là de grands bois sombres.

Après quoi sainte Marthe demeura là, avec la permission de Saint Maximin, son maître et elle restait en oraison.

Elle créa en ce lieu un Couvent de femmes, en l’honneur de Sainte Marie-Madeleine, et elle y mena une vie très rude, ne vivant que de pain et d'eau, une fois par jour, et s'agenouillant cent fois le jour et la nuit pour prier Dieu."

Marthe s'établit dans la ville, devenue Chrétienne, se fit la servante des pauvres, et fonda une Communauté de vierges.

Sainte Marthe mourut à Tarascon vers l'an 81.

Depuis lors, de nombreux pèlerins visitent la collégiale Sainte-Marthe, érigée à sa mémoire près du château du roi René.




http://rouen1900.unblog.fr/2015/01/02/statues-sainte-marthe-sainte-madeleine/

Statues de Sainte Marthe et Sainte Marie Madeleine

Cathédrale de Rouen. Voici deux statues de Saintes présentes dans la cour des Libraires et représentant Sainte Marthe à gauche et Sainte Marie Madeleine à droite.

Sainte Marthe était la sœur de Saint Lazare et de Sainte Marie de Béthanie qui, après la mort du Christ, s'installèrent tous trois en Provence.

A Tarascon, Sainte Marthe combattît la Tarasque, animal fabuleux, mi-dragon mi-poisson, qui terrorisait la région.
Sainte Marthe est ainsi représentée avec la Tarasque à ses pieds.

Sa sœur Marie de Béthanie est dans le culte Catholique assimilée à Marie de Magdala (Marie Madeleine) et à la pécheresse, à l'origine anonyme, dont il est question dans l'évangile selon Saint Luc.

C'est le Pape Grégoire le Grand qui au VIème siècle décida que ces trois femmes n'en feraient plus qu'une...

On reconnait Marie Madeleine à la tour (en hébreux migdal) qu'elle porte dans la main droite.




http://touteamequis-eleveelevelemonde.hautetfort.com/archive/2010/07/29/sainte-marthe.html

« OUI, SEIGNEUR, TU ES LE MESSIE, JE LE CROIS ! »


Telle est la profession de foi de Marthe, la sœur de Lazare.

Et cette profession de foi est aussi forte que celle de Pierre quand, à Césarée, il disait de Jésus :


"Il est Le Christ, Le Fils du Dieu vivant".

Cette profession de foi, dans la bouche d'une femme, Marthe, nous dit que la grandeur de foi, l'inspiration de l'Esprit Saint, n'est pas donnée seulement à une personne ayant une fonction ecclésiale, comme à Pierre qui était le chef de l'Église.


L'essentiel de la Foi, c'est l'adhésion du coeur à Jésus Sauveur.

Et cela, Marthe l'avait.

On voit souvent Marthe comme la sœur de l'autre, Marie, la contemplative assise aux pieds de Jésus, et l'on voit Marthe, l'active, au service de la cuisine.


Mais toutes les deux étaient profondément attachées à Jésus, tout comme leur frère Lazare.

Plus je serai attaché à la personne de Jésus, plus grande sera ma foi :


c'est en Lui que je croirai au point de faire les choses pour Lui seul, et jamais je n'aurai peur de témoigner de Celui que mon cœur aime, de Celui en qui j'ai mis toute ma confiance.






Enluminure flamande d'un bréviaire - 1497.





Le Christ dans la maison de Marthe et Marie, Jan Vermeer van Delft, https://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Vermeer_van_DelftHuile sur toile, 1654-55, National Gallery of Scotland, Edinburgh.




Reliques de Sainte Marthe à Tarascon en la Cathédrale Sainte-Marthe de Tarascon.

Ce que nous en savons au travers des Révélations de Jésus à Maria Valtorta.
http://www.maria-valtorta.org/Personnages/Marthe.htm




Marthe s'établit à Tarascon, où l'on célèbre son combat contre un monstre, la Tarasque, que l'on suppose être un crocodile échappé d'un cirque romain.



Je voudrais revenir sur un passage d’évangile (Luc 10,38-42.) http://www.aelf.org/bible/Lc/10qui suscite beaucoup de commentaires et voir ce qu’en dit Jésus Lui-même au travers des Révélations de Jésus à Maria Valtorta

.
Il faut réaliser que cette rencontre a lieu peu après la conversion de Marie-Magdeleine, où de la fameuse prostituée de Magdala, elle est devenue la disciple de Jésus.


Marie-Magdeleine ayant découvert de quel immense Amour Dieu l’aime (Lui, l’infiniment Pur, alors qu’elle-même vivait dans la pourriture), au travers de la découverte de Jésus, n’a qu’un seul désir, passer son temps à découvrir l’Amour de Dieu par tout ce que Jésus peut lui révéler dans ses paroles.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 5, chapitre 67 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé…


"Marthe, Marthe, tu te soucies de beaucoup de choses"http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2005/05-067.htm

Marthe survient toute essoufflée : "Tu es encore ici, Marie ? Et moi je me fais tant de soucis !...


L'heure avance. Les invités seront bientôt là, et il y a tant à faire.

Les servantes sont au pain, les serviteurs découpent et font cuire les viandes. Moi je prépare les nappes, les tables et les boissons. Mais il y a encore les fruits à cueillir et l'eau de menthe et de miel à préparer..."

Marie écoute tant soit peu les lamentations de sa sœur. Avec un sourire bienheureux, elle continue de regarder Jésus sans bouger de place.

Marthe réclame l'aide de Jésus : "Maître, regarde comme je suis échauffée. Te paraît-il juste que je sois seule à faire les préparatifs ? Dis-lui, Toi, de m'aider."

Marthe est vraiment fâchée.

Jésus la regarde avec un sourire qui est à moitié doux, à moitié un peu ironique, ou plutôt moqueur.

Marthe s'offense un peu : "Je parle sérieusement, Maître. Regarde-la comment elle est oisive pendant que je travaille.

Et elle est ici à regarder..."

Jésus prend un air plus sérieux : "Ce n'est pas de l'oisiveté, Marthe. C'est de l'Amour. L'oisiveté, c'était avant.

Et tu as tant pleuré pour cette oisiveté indigne. Tes larmes ont rendu encore plus agile ma démarche pour la sauver pour Moi et la rendre à ton honnête affection.

Voudrais-tu lui disputer l'amour qu'elle a pour son Sauveur ? Préférerais-tu alors qu'elle soit loin d'ici pour ne pas te voir travailler, mais aussi loin de Moi ?

Marthe, Marthe ! Dois-je donc te dire qu'elle (et Jésus lui met la main sur la tête), venue de si loin, t'a surpassée en amour ?

Dois-je donc dire qu'elle, qui ne savait pas une seule parole de bien, est maintenant savante dans la science de l'amour ?

Laisse-la à sa paix ! Elle a été si malade ! Maintenant c'est une convalescente qui revient à la santé en buvant les boissons qui la fortifient.

Elle a été tellement tourmentée... Maintenant, sortie du cauchemar, elle regarde autour d'elle et en elle, et elle se découvre nouvelle et elle découvre un monde nouveau.

Laisse-la s'en donner la sécurité. C'est avec son "nouveau" qu'elle doit oublier le passé et se conquérir l'éternité...

Elle ne sera pas seulement conquise par le travail, mais aussi par l'adoration. Il aura une récompense celui qui aura donné un pain à l'apôtre et au prophète, mais double récompense aura celui qui aura oublié même de se nourrir pour m'aimer, parce qu'il aura eu l'esprit plus grand que la chair, un esprit qui aura crié plus fort que les besoins humains, même licites.

Tu te préoccupes de trop de choses, Marthe. Pour elle, il n'y en a qu'une seule. Mais c'est celle qui suffit à son esprit et surtout à son Seigneur qui est aussi le tien.

Laisse tomber les choses inutiles. Imite ta sœur. Marie a choisi la meilleure part. Celle qui ne lui sera jamais ôtée.

Quand toutes les vertus seront dépassées, parce qu'elles ne seront plus nécessaires aux citoyens du Royaume, la seule qui restera sera la Charité. Elle restera toujours.

Elle seule, souveraine.

Marie, elle l'a choisie, elle l'a prise comme écu et comme bourdon. Avec elle, comme sur des ailes d'anges, elle arrivera dans mon Ciel."

Marthe, mortifiée, baisse la tête et s'en va.
"Ma sœur t'aime beaucoup et se donne du mal pour te faire honneur..." dit Marie pour l'excuser.

"Je le sais et elle en sera récompensée. Mais elle a besoin d'être purifiée, comme s'est purifiée cette eau, de sa façon de penser humaine.

Regarde comme l'eau est redevenue limpide pendant que nous parlions.

Marthe se purifiera grâce aux paroles que je lui ai dites. Toi... toi, par la sincérité de ton repentir..."

"Non, par ton pardon, Maître. Mon repentir ne suffisait pas pour laver mon grand péché..."

"Il suffisait et il suffira pour toutes tes sœurs qui t'imiteront. Pour tous les pauvres infirmes de l'esprit.

Le repentir sincère est un filtre qui purifie; l'amour ensuite est la substance qui préserve de toute nouvelle souillure.

Voilà la raison pour laquelle ceux que la vie a rendus adultes et pécheurs pourront redevenir innocents comme des enfants et entrer comme eux dans mon Royaume.

Allons maintenant à la maison. Que Marthe ne reste pas trop dans sa douleur. Apportons-lui notre sourire d'Ami et de sœur."

Jésus dit :
"Il n'est pas besoin de commentaire. La parabole de l'eau est un commentaire pour l'opération du repentir dans les cœurs.

Tu as ainsi le cycle complet de Marie-Magdeleine. De la mort à la Vie.

C'est la plus grande ressuscitée de mon Évangile. Elle est ressuscitée de sept morts. Elle est revenue à la Vie.

Tu l'as vue comme une plante à fleur relever de la fange la tige de sa nouvelle fleur de plus en plus haut, et puis fleurir pour Moi, répandre ses parfums pour Moi, mourir pour Moi.

Tu l'as vue pécheresse, puis assoiffée s'approchant de la Source, puis repentie, puis pardonnée, puis aimante, puis penchée avec pitié sur le Corps inerte de son Seigneur, puis servante de la Mère, qu'elle aime parce que c'est ma Mère, enfin pénitente sur le seuil de son Paradis.

Âmes qui craignez, apprenez à ne pas craindre de Moi en lisant la vie de Marie de Magdala.
Âmes qui aimez, apprenez d'elle à aimer avec une séraphique ardeur.
Âmes qui avez erré, apprenez d'elle la Science qui prépare au Ciel.
Je vous bénis tous pour vous aider à vous élever.






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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 30 Juil 2017 - 7:57

Dimanche  30 Juillet 2017

Fête de Sainte Marie de Jésus du Saint-Sacrement, Fondatrice des Sœurs Filles du Cœur de Jésus au Mexique (✝ 1959).


Sainte Marie de Jésus du Saint-Sacrement

Fondatrice des Sœurs Filles du Cœur de Jésus au Mexique (✝ 1959)

Sainte María de Jesús Sacramentado Venegas, première Mexicaine Canonisée, sut rester unie au Christ au cours de sa longue existence terrestre et c'est pourquoi elle porta des fruits abondants de Vie éternelle.


Sa spiritualité fut caractérisée par une singulière piété Eucharistique, car il est clair que le chemin par excellence pour s'unir au Seigneur est de le chercher, de l'adorer, de l'aimer dans le très saint mystère de sa présence réelle dans le Sacrement de l'Autel.

Elle voulut prolonger son œuvre par la Fondation des Filles du Sacré-Cœur de Jésus, qui poursuivent aujourd'hui dans l'Église son charisme de la Charité envers les pauvres et les malades.


De fait, l'Amour de Dieu est universel, il désire parvenir à tous les hommes; c'est pourquoi la nouvelle Sainte comprit que son devoir était de le diffuser, en prodiguant ses attentions à l'égard de tous jusqu'à la fin de ses jours, même lorsque son énergie physique diminua et que les dures épreuves traversées au cours de son existence affaiblirent ses forces.

Très fidèle dans l'observance des constitutions, respectueuse envers les Évêques et les Prêtres, attentive aux séminaristes, Sainte María de Jesús Sacramentado constitue un témoignage éloquent de Consécration absolue au service de Dieu et de l'humanité qui souffre.

Née Marie Venegas de la Torre à Zapotlanejo, Jalisco le 8 Septembre 1868 - Fondatrice des Sœurs Filles du Cœur de Jésus - Béatifiée le 22 Novembre 1992 par Saint Jean-Paul II Canonisée le 21 Mai 2000

À Guadalajara au Mexique, en 1959, Marie de Jésus du Saint-Sacrement (Marie Venegas de la Torre), vierge, qui passa cinquante-quatre ans à soigner les malades dans un petit hospice pour les pauvres, où elle fonda la Congrégation des Filles du Sacré-Cœur.


Martyrologe romain


http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0326.htm

Sainte Marie de Jésus Sacrement VENEGAS DE LA TORRE

Nom: VENEGAS DE LA TORRE
Prénom: Marie de la Nativité (Maria Natividad)
Nom de religion: Marie de Jésus Sacrement (Maria di Jesus Sacramentado)
Pays: Mexique
Naissance: 08.09.1868  à Zapotlanejo (Etat de Jalisco)
Mort: 30.07.1959
Etat: Religieuse – Fondatrice
Note: Fondatrice des Filles du Sacré-Cœur de Jésus.
Béatification: 22.11.1992  à Rome  par Saint Jean Paul II
Canonisation: 21.05.2000  à Rome  par Saint Jean Paul II
Fête: 30 juillet
Réf. dans l’Osservatore Romano: 1992 n.48  -  2000 n.22 p.5-7
Réf. dans la Documentation Catholique: 1992 n.1 p.49

Notice

Maria Natividad Venegas de la Torre tient sans doute son nom au fait qu'elle est née le jour de la Nativité de la Sainte Vierge, le 8 Septembre 1868.

Elle est la dernière de 12 enfants. Sa famille vit dans un petit village près de Zapotlanejo dans l'Etat de Jalisco (Mexique), vie qui n'est pas exempte de difficultés, mais il y règne un climat spirituel intense.


Elle est confirmée dès l'âge de 4 ans à Guadalajara. Sa fréquentation de la Communion Eucharistique et ses visites assidues au Saint-Sacrement développent en elle une grande piété, et l'Amour qu'elle a pour Jésus la conduira comme naturellement à l'amour du prochain.

Très tôt elle se consacre à l'instruction religieuse dans son entourage et elle soigne les pauvres.


Elle perd ses parents de bonne heure: sa mère à 12 ans et son père à 19 ans. Elle est confiée à sa tante.


Elle ressent une attirance croissante pour la Vie Religieuse. Le  8 Décembre 1898 en la Fête de l'Immaculée Conception, elle entre dans l'association des Filles de Marie.

En 1905, sur le conseil de son directeur spirituel, elle suit les exercices de Saint Ignace au terme desquels elle se décide définitivement pour la Vie Religieuse.


On lui propose le Carmel ou les Servantes des Pauvres, mais elle préfère rejoindre une modeste Communauté de femmes pieuses qui administrent depuis 1886 un petit hôpital pour les pauvres, fondé à Guadalajara par l'Évêque: l'hôpital de Sacré-Cœur.

Elle se révèle une infirmière compétente, serviable, extrêmement charitable. En 1912, elle est élue "vicaire" et en 1921, supérieure.


Elle se distingue par son humilité, la simplicité de ses manières, sa courtoisie envers les Sœurs, les malades et toutes les personnes en général.


Elle nourrit un respect spécial pour les Évêques et les Prêtres en qui elle voit la prolongation de Jésus-Christ, Prêtre suprême et éternel.


Pour les séminaristes, elle a une sollicitude attentive.

En tant que Supérieure générale de sa petite Communauté, elle écrit les constitutions. Le nom des Sœurs est "Hijas del Sagrado Corazon de Jesus" (Filles du Sacré-Cœur de Jésus).


Son institut est approuvé en 1930.

Elle peut alors émettre elle-même ses vœux perpétuels sous le nom de "Maria di Jesus Sacramentado", nom qui traduit bien sa grande dévotion envers Jésus-Eucharistie et Notre-Dame de Guadalupe.

Elle est la première à suivre les Constitutions dans toute leur rigueur. Elle communique à ses filles son Amour pour l'Église et les âmes, et son attrait pour une vie de sacrifice.

Elle donne à tous le témoignage d'une Consécration absolue au service de Dieu et de l'humanité qui souffre.

Elle ne se laisse pas arrêter par la persécution qui sévit à partir de 1926. Au contraire, elle fait de nouvelles Fondations dans d'autres États de la République.


Elle est ainsi l'une des pionnières du "printemps des vocations Religieuses" que l'on constate encore de nos jours au Mexique.


Saint Jean Paul II la Canonise à Rome le 22 Mai 2000 avec 26 autres Mexicains. Elle est la première femme Canonisée de son pays.




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 31 Juil 2017 - 9:00

Lundi 31 Juillet 2017

Fête de Saint Ignace de Loyola, Prêtre, Fondateur de la Compagnie de Jésus (1491-1556).


Saint Ignace de Loyola

Fondateur de la Compagnie de Jésus (✝ 1556)

Né en Espagne d'une noble famille, benjamin de treize enfants, Ignace est d'abord page à la cour puis chevalier rêvant d'exploits.


En 1521, les Français assiègent Pampelune.

Ignace s'illustre parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et brise sa carrière.


Il rentre au château familial sur un brancard.

Ayant épuisé les récits de chevalerie, il entame la vie des saints.

C'est la conversion, totale, brutale.

Dès qu'il peut marcher, il se rend dans une grotte à Manrèse, non loin de l'Abbaye Bénédictine de Montserrat.


Il y découvrira sa vocation propre: non la Contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes.

C'est là qu'il rédige ses "Exercices spirituels" où il consigne ses expériences spirituelles.

Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses études de théologie à Paris.

Il partage sa chambre avec un jeune étudiant: saint François Xavier et le contact n'est pas toujours facile.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/214/Saint-Francois-Xavier.html

Quelque temps plus tard, le 15 Août 1534, l'étudiant attardé de 43 ans et ses jeunes amis étudiants font à Montmartre, le vœu de Pauvreté, de Chasteté et d'Obéissance et fonde ainsi la "Compagnie de Jésus".

Douze ans plus tard, ils feront profession solennelle à Rome "pour la plus grande Gloire de Dieu."


A Paris, existe encore le collège Montaigu où il logeait, actuellement collège Sainte Barbe. Rue Valette - 75005. La chapelle des vœux est actuellement désaffectée. 9, rue Yvonne Le Tac. 75018.


Ignace de Loyola - site de la province de France des Jésuites.http://www.jesuites.info/histoire/saints/ignacedeloyola.htm

Il fait partie des Saints patrons des JMJ de Madrid.

Mémoire de Saint Ignace de Loyola, Prêtre. né à Guipuzcoa, au pays basque espagnol, il vécut d’abord à la cour de Castille et à l’armée.


Après une grave blessure, il se tourna vers Dieu, alla à Paris faire des études de théologie, s’adjoignit ses premiers compagnons, qu’il établit ensuite à Rome pour former la Compagnie de Jésus.


Là, il exerça, jusqu’à sa mort en 1556, un Ministère fructueux par ses écrits, en particulier ses Exercices spirituels, et par la formation de ses disciples, pour la plus grande Gloire de Dieu.


Martyrologe romain




Saint Ignace de Loyola
Prêtre et Fondateur de la
« Compagnie de Jésus »
(1491-1556)

Ignace (en espagnol : Íñigo López de Loyola) naît au château de Loyola, en Espagne, le 24 Décembre 1491 ; il est le dernier de 13 enfants de Beltran Ibañez de Oñaz et de Marina Sanchez de Licona.


Il fut d'abord page du roi Ferdinand V ; puis il embrassa la carrière des armes.

Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en Chrétien, dirigé uniquement par l'orgueil et l'amour des plaisirs.

De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l'un des premiers chevaliers Chrétiens de tous les âges.

Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l'extrémité et reçut les derniers Sacrements.


Il s'endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure.

À son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe.

Pour se distraire, il demanda des livres ; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints.


Il les lut d'abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat ; mais enfin la grâce l'emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour.

Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur ; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés.

Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l'entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et lui jura une fidélité inviolable.
Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en ses bras l'Enfant Jésus.

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s'y livrer à des austérités qui n'ont guère d'exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d'aumônes, jeûnant au pain et à l'eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison.

Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C'est dans cette solitude qu'il composa ses Exercices spirituels, l'un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes.

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la Fondation de la Compagnie de Jésus (1534), que l'on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la Chrétienté.

Cette Fondation est assurément l'une des plus grandes gloires de l'Église Catholique ; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d'Ignace.

Les vertus du Fondateur égalaient ses grandes œuvres ; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui :

« Ad maiorem Dei gloriam! »

(À la plus grande Gloire de Dieu !).




Pour un approfondissement :
Ignace de Loyolahttp://jesuites.info/timeline/ignace-arrive-a-paris-etudes/







https://fr.wikipedia.org/wiki/Ignace_de_Loyola


La spiritualité ignatienne


Les Exercices spirituels sont un ouvrage de méditation et de prière qui est considéré comme le chef-d'œuvre spirituel d'Ignace de Loyola à partir de sa propre expérience spirituelle, vécue notamment à Manrèse.

Tout l’enseignement d’Ignace de Loyola, est orienté vers le discernement, car pour lui, toute décision humaine est le lieu d’une rencontre avec le Seigneur.

Le livre fait environ 200 pages.

Il veut être le « livre du maître » qui guide l'accompagnateur spirituel lors d'une retraite d'environ 30 jours.

Les méditations ont été écrites de manière à refléter authentiquement la spiritualité catholique, mais l'accent mis sur la rencontre personnelle entre le retraitant et Dieu attire aussi des chrétiens d'autres confessions.



Les Exercices spirituels proposent des méditations et contemplations organisées en quatre semaines, permettant un progrès dans la compréhension de soi-même et des mystères de la vie du Christ pour les assimiler.

Pour chaque méditation, seuls quelques ‘points’ sont donnés, chaque fois avec beaucoup de sobriété.

Dans l’esprit de Saint Ignace les ‘exercices spirituels’ sont toujours faits avec un guide dont le rôle doit être cependant effacé car «il doit laisser le Créateur agir sans intermédiaire avec la créature [retraitant], et la créature avec son Créateur et Seigneur» (ES, N°15)




http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/07/31/31-juillet-saint-ignace-de-loyola-fondateur-de-la-compagnie.html


La Vierge noire du XIIe siècle aux pieds de laquelle
Saint Ignace déposa ses armes et renonça au monde.

Monastère de Montserrat. Espagne.

Ses progrès dans la compréhension des mécanismes de l'enseignement et sa capacité à dominer intellectuellement y compris plus érudit que lui-même par l'usage du « discernement », le distinguent.

Mais sa personnalité rigoureuse et entière et son attitude réformatrice lui créent à nouveau de nouvelles inimitiés.
A Barcelone, il avait été battu très sévèrement, et son compagnon tué, sur l'instigation de notables vexés de ne plus être admis dans un couvent qu'Ignace avait récemment réformé.

A Alcalá, un inquisiteur, le grand vicaire Figueroa, l'avait harassé constamment car il le soupçonnait d'illuminisme, allant jusqu'à l'emprisonner pendant quelques semaines.

A Paris, ses épreuves furent variées, pauvreté, maladie, œuvres de charité, discipline du collège, particulièrement sévère dans celui de Montaigu, ou il résida, car trop pauvre et ignorant avant de rejoindre celui plus « libéral » de Collège Sainte-Barbe.

Dans celui-ci, il est accusé publiquement par Diego de Gouvea, recteur du collège, d'enfreindre les règles, mais sa défense convainc et il obtient des excuses publiques.

A l'université de Paris, Ignace est reçu maître ès arts le 13 mars 1533. Pendant ce temps, ayant débuté ses études de théologie, il est licencié en 1534, mais il ne peut être reçu docteur, ses ennuis de santé le conduisant hors de Paris en mars 1535.

En France, Ignace de Loyola regroupe autour de lui des étudiants de qualité et issus d'horizons divers, mais tous unis par une commune dévotion au Souverain Maître et à la très sainte Vierge Marie.

Il connaît en particulier au collège Sainte-Barbe, ses deux premiers compagnons qui sont le Savoyard Pierre Favre et le Navarrais Francisco Issu de Aprizcuelta y Xavier, saint François-Xavier ; puis, Diego Lainez et Alonso Salmerón le rallient, connaissant sa réputation depuis Alcalà ; enfin, Nicolás Bobadilla et Simón Rodríguez de Azevedo, un Portugais le rejoignent.

Ignace évolue progressivement sur l'attitude et la discipline qu'il s'impose. Prenant en compte les critiques reçues à Alcalà ou Salamanque sur les pratiques d'extrême pauvreté et de mortification qu'il s'appliquait et qui lui avait attiré des soupçons voire des inimitiés (comme en d'autres temps certains disciples de saint François d'Assise qui avait versé ou risqué de verser dans les mêmes excès), il s'adapte à la vie dans la cité, en dirigeant les efforts de tous vers les études et les exercices spirituels.

Le lien devint très fort avec ses compagnons unis dans le grand idéal de vivre en Terre Sainte, la même vie que Le Christ.

Le 15 août 1534, à l'issue de la messe célébrée à Montmartre dans la crypte Notre-Dame par Pierre Favre, ordonné Prêtre trois mois auparavant, les sept prononcent les deux vœux de Pauvreté et Chasteté et le troisième de se rendre dans les deux ans à Jérusalem pour y convertir les infidèles, à la fin de leurs études.
Ils sont bientôt rejoints par Claude Le Jay, un autre Savoyard de Genève, et deux Français, Jean Codure et Paschase Broët. Unis par le charisme d'Ignace, les nouveaux amis décident de ne plus se séparer.

Après avoir quitté Paris, il se rend six mois en Espagne puis à Bologne, où incapable de se remettre aux études, il se consacre à des œuvres de charité attendant que ses 10 compagnons rejoignent Venise (6 janvier 1537) sur la route de Jérusalem. Mais la guerre avec les Turcs les empêchent de poursuivre.

Ils décident alors de reporter d'un an leur engagement, après quoi ils se mettront à disposition du Pape. Ignace de Loyola, comme la plupart de ses compagnons est ordonné Prêtre à Venise le 24 juin 1537.

Ils partent ensuite deux à deux dans des villes universitaires voisines, Ignace avec Pierre Favre et Laynez prennent en octobre 1537 la route de Rome.


Ignace, en vue de la ville, à la Storta, a une vision de Dieu s'adressant à lui après l'avoir placé aux côtés du Christ : « Je vous serai propice à Rome ».








AUTOBIOGRAPHIE DE SAINT IGNACE RECUEILLIE PAR LOUIS CONSALVO.

Ignace s'adonnait volontiers à la lecture de ces livres mondains et menteurs qu'on appelle romans de chevalerie.

Se sentant dispos, il en demanda quelques-uns pour passer le temps. Mais dans toute la maison, on n'en trouva pas un seul de ceux qu'il avait coutume de lire ; on lui apporta donc une Vie du Christ et un livre sur la vie des saints en espagnol.

Il y faisait de fréquentes lectures et éprouvait un certain attrait pour ce qu'on y racontait. Quand il s'interrompait, il réfléchissait tantôt à ce qu'il avait lu, tantôt aux choses du monde qui, auparavant, retenaient habituellement sa pensée. ~

Notre Seigneur cependant venait à son secours et, à ces pensées, en faisait succéder d'autres, nées de ses lectures.

En effet, en lisant la vie de Notre Seigneur et des saints, il se prenait à penser et à se dire en lui-même :

« Et Si je faisais ce que fit saint François et ce que fit saint Dominique ? »

Il songeait aussi à bien des choses qui lui paraissaient bonnes, et il envisageait toujours des entreprises difficiles et pénibles.

À se les proposer, il avait le sentiment qu'il lui serait facile de les réaliser. Toutes ces réflexions revenaient à se dire : « Saint Dominique a fait ceci, donc je dois le faire ; saint François a fait cela, donc je dois le faire. »

Ces considérations, elles aussi, duraient tout un temps puis d'autres occupations les interrompaient et les pensés mondaines évoquées plus haut lui revenaient à l'esprit ; à elles aussi il s'arrêtait longuement.

Ces pensées si diverses se succédèrent longtemps en lui. ~

Il y avait pourtant entre elles cette différence : à penser aux choses du monde il prenait grand plaisir, mais lorsque, par lassitude, il les laissait, il restait sec et mécontent ; au contraire, à la pensée de se rendre nu-pieds à Jérusalem, de ne manger que des herbes et de se livrer à toutes les autres austérités qu'il voyait pratiquées par les saints, non seulement il trouvait de la consolation sur le moment, mais il restait content et joyeux après l'avoir abandonnée.

Il n'y faisait pourtant pas attention et ne s'arrêtait pas à peser cette différence, jusqu'au jour où ses yeux s'ouvrirent quelque peu et où il commença à s'étonner de cette diversité et se mit à y réfléchir.

Son expérience l'amena à voir que certaines pensées le laissaient triste, d'autres joyeux, et peu à peu il en vint à se rendre compte de la diversité des esprits dont il était agité, l'esprit du démon et l'esprit de Dieu.

Telle fut sa première réflexion sur les choses de Dieu et plus tard, quand il fit les Exercices, c'est de là qu'il tira ses premières lumières sur la diversité des esprits.




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 1 Aoû 2017 - 13:27



Mardi 01 Août 2017

Fête de Saint Alphonse-Marie de Liguori, Évêque, Docteur de l'Église, Fondateur de la Congrégation des Rédemptoristes (1696-1787).


Vitrail de Saint Alphonse agenouillé devant le Très-Saint-Sacrement, dans la Cathédrale de Carlow

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_de_Carlow

Saint Alphonse-Marie de Liguori

Docteur de l'Église (✝ 1787)

Évêque de Nocera, Fondateur des Rédemptoristes, Docteur de l'Église.


De noble famille napolitaine, Alphonse était promis à un brillant avenir, du moins son père en avait-il décidé ainsi.


L'enfant est doué. A seize ans, il est docteur en droit civil et ecclésiastique. Il devient un avocat de renom et de succès.


Il ne perd aucun procès quand il le plaide.

Mais, de son côté, le Seigneur plaide tout doucement la cause du Royaume des Cieux dans le cœur du jeune homme si bien parti pour réussir dans le monde.

Alphonse décide d'abord de se consacrer à Dieu dans le monde et, pour cela renonce à un beau mariage.

Désormais on le trouve assidu aux pieds du Saint-Sacrement et des statues de la Vierge Marie.


Il fréquente les malades incurables et les condamnés à mort.


A vingt-sept ans, il perd un procès, pourtant juste, à cause des pressions exercées sur les juges par des puissants fortunés.

Désespérant de la justice humaine, il démissionne, devient Prêtre et se consacre aux "lazzaroni", ces pauvres des bas-fonds de Naples et des campagnes.


Il a choisi son camp, celui des pauvres rejetés.

Pour eux, il fonde la Congrégation des Rédemptoristes sous le patronage de saint François de Sales.

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/494/Saint-Francois-de-Sales.html
Toute sa vie, il se battra contre le rigorisme et fera triompher dans l'Église une pastorale de Miséricorde et de Liberté.

Devenu malgré lui Évêque, brisé par la maladie, il revient mourir parmi les siens.

Décédé le 1er Août 1787, Béatifié le 6 Septembre 1816, Canonisé le 26 Mai 1839 et déclaré Docteur de l'Église le 23 Mars 1871.

Le 30 Mars 2011, Benoît XVI a tracé un portrait de saint Alphonse de Liguori, évêque et docteur de l’Église, "un insigne théologien moraliste, un maître de spiritualité...http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2011/documents/hf_ben-xvi_aud_20110330.html


Né dans une noble famille napolitaine en 1696, il fut un brillant avocat avant d'abandonner cette profession pour devenir Prêtre en 1726".


Puis le Pape a rappelé que Saint Alphonse "entreprit une œuvre d'évangélisation par la catéchèse parmi les plus pauvres, auxquels il aimait prêcher en leur présentant les fondements de la Foi...

En 1732, il fonda la Congrégation du Rédempteur" qui, sous sa direction forma des "Missionnaires itinérants touchant jusqu'aux villages les plus isolés où ils encourageaient la conversion et la persévérance Chrétienne, principalement par la Prière".

Mort en 1787, Alphonse de Liguori fut Canonisé en 1839 et déclaré Docteur de l’Église en 1871.

Ce titre, a rappelé le Saint-Père, était justifié par un riche enseignement de théologie morale "proposant parfaitement la doctrine Catholique, au point que Pie XII le proclama Patron des Confesseurs et des moralistes...


Saint Alphonse ne cessait de dire que les Prêtres sont un signe visible de la Miséricorde infinie de Dieu, qui pardonne et éclaire le pécheur afin qu'il se convertisse et change de vie.

Aujourd'hui aussi, face aux signes d'un affaiblissement de la conscience morale, dont une préoccupante désaffection de la Confession, l'enseignement d'Alphonse de Liguori apparaît utile....


Outre ses œuvres théologiques, il composa des traités pour la formation religieuse du peuple...


Ses Maximes éternelles ou Les gloires de Marie, et son chef d’œuvre Aimer Jésus-Christ, condensent sa pensée.

Son insistance sur la nécessité de la Prière y est constante...et en particulier sur la visite du Saint Sacrement, qu'elle soit brève ou prolongée, personnelle ou communautaire".

La spiritualité alphonsienne, a poursuivi le Pape, "est éminemment Christologique, ayant Le Christ et l’Évangile pour cœur.


La méditation du mystère de l'Incarnation et de la Passion sont souvent le sujet de sa prédication", où il insiste aussi sur le rôle de Marie dans l'histoire du Salut.


Il a conclu en rappelant qu'Alphonse de Liguori fut également "un exemple de pasteur zélé, qui conquérait les âmes en prêchant l’Évangile et en administrant les Sacrements.

Il œuvrait avec une bonté qui venait de son intense relation à Dieu, Dieu d'une bonté infinie.

Il eut une vision positive des ressources que Le Seigneur accorde à tout homme pour faire le bien, soulignant l'importance de l'affection envers Dieu et le prochain, au-delà des ressources offertes par l'esprit".

Mémoire de Saint Alphonse-Marie de Liguori, Évêque et Docteur de l’Église.

Remarquable par son zèle des âmes, ses écrits, sa parole et son exemple, pour favoriser la Vie Chrétienne dans le peuple, il s’est donné à l’œuvre de la prédication et il a publié des livres, principalement de morale, discipline dont il est reconnu maître et, malgré de nombreuses traverses, il fonda la Congrégation du Très Saint Rédempteur pour l’évangélisation des campagnes.


Élu Évêque de Sainte-Agathe des Goths, il se dépensa de manière extraordinaire dans ce Ministère, qu’il dût laisser, après quinze ans, pour de graves raisons de santé, et il se retira, jusqu’à sa mort en 1787, à Nocera del’ Pagani, supportant des peines et des difficultés nombreuses.


Martyrologe romain.





Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
Saint Alphonse de Liguori

http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2011/documents/hf_ben-xvi_aud_20110330.html



Téléchargement gratuit des œuvres complètes de St Alphonse-Marie de’ Liguori


http://jesusmarie.free.fr/alphonse.html








Pour un approfondissement spirituel
Saint Alphonse-Marie de Liguori




http://www.clairval.com/lettres/fr/2008/06/11/6110608.htm



http://passionistedepolynesie.e-monsite.com/medias/files/considerations-sur-la-passion-am-liguori.pdf



Les 4 portes de l'Enfer


http://jesusmarie.free.fr/alphonse_les_4_portes_de_l_enfer.html


La voie qui conduit aux enfers est large, et le nombre de ceux qui la suivent est considérable.

Spatiosa via est quoe ducit ad perditionem, et multi intrant per eam. (Matth. VII. 13.).

Or l’enfer a plusieurs portes, ces portes sont placées sur notre terre : Defixoe sunt, etc.

Ce sont les vices par lesquels les hommes offensent Dieu et attirent sur eux les châtiments et la mort éternelle.

De tous les vices, ceux qui font tomber aux enfers le plus d’âmes, sans parler des punitions temporelles qu’ils attirent, sont au nombre de 4 : la haine, le blasphème, le vol et l’impureté.

Voilà les 4 principales portes par lesquelles on entre aux enfers ; c’est de ces 4 portes que je veux vous parler aujourd’hui afin que nous nous corrigions promptement.

Si nous tardons trop, Dieu y mettra la main, mais ce sera pour notre perte...


Prière


O Verbe Incarné,
vous avez donné votre sang et votre vie,
pour conférer à nos prières, selon votre promesse,
une valeur capable d'obtenir tout ce qu'elles implorent.

Et nous, Grand Dieu !
nous sommes négligents pour notre salut
au point de ne pas vouloir demander les grâces requises
pour nous sauver.

Vous, avec ce moyen de la prière,
vous nous avez remis la clef de tous vos divins trésors,
et nous, en ne priant pas,
nous nous obstinons à rester dans notre misère.

Ah ! Seigneur,
éclairez-nous et faites-nous connaître
le pouvoir auprès de votre Père,
des requêtes adressées en votre nom et par vos mérites.

Saint Alphonse-Marie de Liguori





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 2 Aoû 2017 - 7:52

Mercredi 02 Août 2017

Fête de Saint Pierre-Julien Eymard, Prêtre, Apôtre de l’Eucharistie, Fondateur de la Congrégation des Pères du Très Saint-Sacrement et de celle des Servantes du Très Saint-Sacrement (1811-1868).
/



Saint Pierre-Julien Eymard

Fondateur des Pères du Saint-Sacrement (✝ 1868)

Fils d'un boutiquier de village dans la région de Grenoble, il fut d'abord Prêtre séculier. En 1839, il entre chez les Pères Maristes dont il quitte la Congrégation en 1856, à la suite des apparitions qu'il reçut de la Vierge Marie, le chargeant de fonder un institut Sacerdotal voué à l'Adoration perpétuelle du Saint Sacrement.


Ses dernières années furent remplies de souffrances venant de ses Religieux qui n'avaient plus confiance en lui.


"Donnez-moi la croix, Seigneur, disait-il, pourvu que vous me donniez aussi votre Amour et votre Grâce."

Site européen des Religieux du Saint Sacrement.http://www.eymard.org/




Pendant 5 ans, il exerce son Ministère dans son diocèse d’abord comme vicaire à Chatte puis comme curé à Monteynard.


En 1839, il entre chez les Maristes et, pendant 17 ans, y exerce des charges variées : directeur spirituel au collège de Belley en 1840, assistant général du P. Colin à Lyon en 1844, puis visiteur général et directeur du Tiers-Ordre de Marie en 1846, enfin supérieur du collège de La Seyne-sur-Mer en 1851.

A la suite d’une ‘grâce de vocation’ reçue à Fourvière le 21 Janvier 1851, il se sent appelé à créer un corps Religieux destiné à promouvoir le culte de l’Eucharistie.


Après bien des épreuves, il quitte la Société de Marie et fonde à Paris le 13 Mai 1856 la Société du Saint-Sacrement, institut Contemplatif et Apostolique, avec l’Adoration du Saint-Sacrement et des œuvres pour les laïcs, notamment la Première Communion des adultes et l’Agrégation du Saint-Sacrement.

En 1858, avec Marguerite Guillot, une Tertiaire lyonnaise qu’il a accompagnée, il forme la branche féminine des Servantes du Saint-Sacrement, à laquelle Mgr Angebault, Évêque d’Angers, conférera en 1864 son statut canonique.


En 1865, le P. Eymard reçoit à Rome une grâce singulière, celle du don total de lui-même à Dieu – le ‘vœu de la personnalité’.
Adorateur et prédicateur infatigable, il révèle à Paris, en province et en Belgique la richesse de l’Eucharistie et il invite les fidèles à la Communion fréquente.

En réponse aux défis de son époque, il promeut une spiritualité animée par l’Amour et dont l’Eucharistie est la source et le terme.


Épuisé, il meurt à La Mure le 1er Août 1868. – Béatifié par Pie XI en 1925, Canonisé par Saint Jean XXIII le 9 Décembre 1962 à l’issue de la 1e session du concile Vatican II, Saint Pierre-Julien Eymard a été inscrit en 1995 au calendrier liturgique de l’Église à la date du 2 Août.http://www.eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/temoigner/figures-de-saintete/

Cet ‘apôtre éminent de l’Eucharistie’, Fondateur de deux Congrégations répandues sur tous les continents, a laissé un nombre considérable de manuscrits.


Ceux-ci ont fait l’objet d’une édition électronique, accessible sur le site http://www.eymard.org/ et d’une édition imprimée, ses Œuvres complètes en 17 vol., Centro eucaristico, Ponteranica (Italie) et Nouvelle Cité (France), 2008."


- Saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868) Véritable apôtre de l'Eucharistie, ce Prêtre dauphinois a fondé en 1856 à Paris la Congrégation du Saint-Sacrement.


Il a été Canonisé par Saint Jean XXIII en 1962.


Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France

Mémoire de Saint Pierre-Julien Eymard, Prêtre, d’abord diocésain, puis membre de la Société de Marie.


Il fut un propagateur merveilleux du culte du mystère Eucharistique, ce qui le conduisit à fonder deux nouvelles Congrégations, celle des Prêtres, et celle des Servantes du Saint-Sacrement pour vénérer et diffuser la piété envers le Sacrement de l’Eucharistie.


Il mourut, en 1868, à La Mure, près de Grenoble où il était né.


Martyrologe romain.





On put comprendre, dès ses premières années, qu'il serait un grand serviteur de l'Eucharistie, car il ressentit de très bonne heure un irrésistible attrait pour le Très Saint-Sacrement.


Tout jeune, il aimait à visiter l'église, se cachait derrière l'autel, fixait les yeux sur le Tabernacle « pour y prier plus près de Jésus et l'écouter ».

Être Prêtre, monter un jour à l'Autel, Consacrer et distribuer l'Eucharistie, tel était dès lors le rêve de cet enfant prédestiné.
Sa vocation fut longtemps éprouvée par la résistance de son père et par sa mauvaise santé ; mais son énergie triompha de tous les obstacles, par le secours de Marie, dont il aimait à visiter les sanctuaires vénérés, surtout celui de Notre-Dame du Laus.

Prêtre en 1834, vicaire, puis curé, pendant plusieurs années, il se montra partout un saint et un apôtre.


Son Amour pour la Sainte Vierge le fit entrer dans la Société de Marie, où il remplit bientôt de hautes fonctions avec toutes les Bénédictions de Dieu.

Sa Mère Céleste lui révéla, à Fourvière, sa vraie vocation, celle de fonder une « Congrégation du Très Saint-Sacrement ».


Sa grande Foi triompha de toutes les difficultés, et ses œuvres prospérèrent merveilleusement, pour la Gloire de Jésus-Hostie.

Épuisé de fatigues, il meurt prématurément le 1er Août 1868. On peut dire sans exagération qu'il fut le promoteur, par lui-même et par ses Religieux, de toutes les grandes œuvres Eucharistiques de notre temps.


Pie XI le Béatifia le 12 Juillet 1925 et Saint Jean XXIII le proclama Saint le 9 Décembre 1962 à l'issue de la première session du Concile Vatican II.


Le 9 Décembre 1995, Saint Jean-Paul II inscrit son nom au calendrier de l'Église universelle et fixe sa Fête liturgique à la date du 2 Août, en reconnaissant en lui « un apôtre éminent de l'Eucharistie ».



Homélie pour la Canonisation
de Pierre-Julien Eymard,


Antonio-Maria Pucci et Francesco da Camprosso

Vie Eucharistique avant tout, car la Sainte Eucharistie est la source et l'aliment de toute sainteté.

Notre Prédécesseur saint Léon le Grand disait :

La participation au Corps et au Sang du Christ n'a pas d'autre effet que de nous transformer en Celui que nous recevons (Sermon LXIII 7).

Cette transformation progressive en la vie-même du divin Sauveur, oh ! Combien elle est visible dans l'admirable développement des vertus des Saints Canonisés aujourd'hui.


Et quels rapports d'intimité particulière avec Jésus Eucharistie ne découvre-t-on pas dans leurs ascensions !

Le nom de Pierre-Julien Eymard suffit pour dévoiler à nos yeux les splendides triomphes Eucharistiques auxquels, malgré des épreuves et des difficultés en tout genre, il voulut consacrer sa vie, qui se prolongea au sein de la famille fondée par lui.


Ce petit enfant de cinq ans qu'on trouva sur l'autel, le front appuyé à la petite porte du Tabernacle, c'est le même qui, en son temps, fondera la Société des Prêtres du Saint-Sacrement, ainsi que les Servantes du Saint-Sacrement, et fera rayonner en d'innombrables phalanges de Prêtres-Adorateurs son Amour et sa tendresse pour Le Christ vivant dans l'Eucharistie.

Jean XXIII,
le 9 Décembre 1962.



http://missel.free.fr/Sanctoral/08/02.php






Statue du Père Pierre-Julien Eymard (1811-1868) dans la Cathédrale de Grenoble.


http://www.clairval.com/lettres/fr/2004/01/13/6140104.htm

33 jours de réflexion avec Saint Pierre-Julien Eymard
sur l'influence de la Vierge Marie dans sa vie



http://www.sssthabor.org/ndss/dw_ndssprieremariale_content.html



(Ouvrir le lien ci-dessus pour lire la méditation de chaque jour).

Nous célébrons cette année (2013) le 50ème anniversaire de la reconnaissance par l’Église du titre de Notre Dame du Saint Sacrement.

Il serait valable de faire un mois marial à toutes les intentions mentionnées ci-dessus ainsi qu'aux vôtres.

Confions à la Vierge Marie notre Mère les grandes intentions de l’Église et du monde pour que partout jaillisse une vie nouvelle avec un renouvellement de notre ferveur…


Pour nourrir ce mois marial, nous vous invitons à réfléchir avec ce cahier de ‘Références mariales dans la vie de Saint Pierre Julien’.

Ce travail, fait par un peintre, en 1943, a été découvert dans les archives des Religieux du Saint Sacrement et publié par le conseil général des Religieux.


Il a été envoyé à toutes leurs Communautés, pour souligner le 145è anniversaire de la mort de notre Fondateur.




Que Saint Pierre Julien vous guide dans l’organisation et la célébration de ce mois.


Que la Vierge Marie, Notre Dame du Saint Sacrement reçoive nos louanges et exauce toutes nos prières.


(Extrait d'une lettre circulaire adressée aux Servantes du Saint-Sacrement le 22 Août 2013
Sr Janine Bourque, sss
Supérieure générale.





Citations


« Donnez-moi la croix, Seigneur, pourvu que vous me donniez aussi votre amour et votre grâce.»


« Au témoignage de la Parole de Jésus-Christ, l'Église ajoute celui de son exemple, de sa foi pratique. Ces splendides basiliques sont l'expression de sa foi envers le Très Saint-Sacrement.

Elle n'a pas voulu bâtir des tombeaux mais des temples, mais un ciel sur la terre, où son Sauveur, son Dieu, trouve un trône digne de Lui. Par une attention jalouse, l'Église a réglé jusqu'aux moindres détails le culte de l'Eucharistie; elle ne se décharge sur personne du soin d'honorer son Époux divin : c'est que tout est grand, tout est important, tout est divin quand il s'agit de Jésus-Christ présent. Elle veut que tout ce qu'il y a de plus pur dans la nature, de plus précieux dans le monde, soit consacré au service royal de Jésus »


« La sainte Eucharistie est Jésus passé, présent et futur... C'est Jésus devenu sacrement. Bienheureuse l'âme qui sait trouver Jésus dans l'Eucharistie, et en Jésus-Hostie tout le reste »


De Jean XXIII, lors de sa canonisation

« À partir de ces années-là (l'approbation pontificale de la congrégation en 1863) les religieux du Saint-Sacrement commencèrent à être, dans l'Église, de valeureux soutiens et propagateurs de ce mouvement des âmes vers la Très Sainte Eucharistie, l'une des perles les plus brillantes de la substantielle piété chrétienne»




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 3 Aoû 2017 - 6:27

Jeudi 03 Août 2017

Fête de Sainte Lydie, Commerçante en pourpre à Philippes, convertie par Saint Paul (1er s.).









Sainte Lydie

Commerçante en pourpre à Philippes, convertie par Saint Paul (1er s.)

Elle venait de la Grèce d'Asie et s'était installée à Philippes, port de la mer Egée pour son commerce de tissu et de pourpre.

C'est là qu'elle rencontra Saint Paulhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/2116/Saint-Paul.html et Saint Luchttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/2037/Saint-Luc.html (Actes des Apôtres 16. 11).

Ils vinrent habiter chez elle "Si vous voulez bien me considérer comme une servante de Dieu, descendez chez moi."


Les Églises d'Orient fêtent cette païenne qui professait la Foi Juive et qui fut convertie au Christ par Saint Paul lors de son passage à Philippes en Macédoine.

Elle l'accueillit avec ses compagnons Silas et Luc (Actes 16. 11 à 15). Elle dut mourir vers 50-55, puisque Paul écrivant aux Chrétiens de Philippes ne la mentionne pas dans sa lettre.

Au 03 Août, commémoraison de Sainte Lydie, la marchande de pourpre de Thyatire, qui, à Philippes de Macédoine, fut la première dans cette ville à croire à l’Évangile, après la prédication de l’Apôtre Saint Paul.


Elle est célébrée le 03 Août en Occident et le 20 Mai en Orient.


Martyrologe romain.




Les Actes des Apôtres (16 11-15).

De Troas, gagnant le large, nous cinglâmes droit sur Samothrace, et le lendemain sur Néapolis, d’où nous gagnâmes Philippes, cité de premier rang de ce district de Macédoine et colonie.

Nous passâmes quelques jours dans cette ville, puis, le jour du Sabbat, nous nous rendîmes en dehors de la porte, sur les bords de la rivière, où nous pensions qu’il y avait un lieu de Prière.

Nous étant assis, nous adressâmes la Parole aux femmes qui s’étaient réunies.

L’une d’elles, nommée Lydie, nous écoutait : c’était une négociante en pourpre, de la ville de Thyatire ; elle Adorait Dieu.

Le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul.

Après avoir été Baptisée ainsi que les siens, elle nous fit cette prière :

« Si vous me tenez pour une fidèle du Seigneur, venez demeurer dans ma maison ».

Et elle nous y contraignit.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 4 Aoû 2017 - 8:29

Vendredi 04 Août 2017

Fête de Saint Jean-Marie Baptiste Vianney, Prêtre, Curé d’Ars, Patron de tous les Curés (1786-1859).


Fête dans le diocèse de Lyon, mémoire obligatoire ailleurs.


rs, Statue de Saint Jean-Marie Vianney par Émilien Cabuchet (1867).

Saint Jean-Marie Vianney

Curé d'Ars (✝ 1859)

Jean-Marie Vianney a grandi en pleine période de troubles révolutionnaires, c'est à dire aussi de persécution religieuse.


Ainsi, Jean-Marie recevra sa première Communion dans la clandestinité.

Le jeune campagnard, qui n'a jamais fréquenté l'école, voudrait devenir Prêtre mais son père est réticent.


A vingt ans, il commence ses premières études, mais il est si peu doué pour les études que le séminaire de Lyon, où il a fini par entrer, décide de le renvoyer.


Il parvient quand même à se présenter à l'Ordination Sacerdotale à Grenoble (*)

Après un premier Ministère à Écully, il est nommé Curé dans une petite paroisse de 230 habitants: Ars, à 40 km de Lyon.


Il y restera jusqu'à sa mort. Sa bonté, la joie dont il rayonne, ses longues heures de Prière devant le Saint-Sacrement, impressionnent peu à peu ses paroissiens.


Pour écouter, réconforter et apaiser chacun, il reste jusqu'à seize ou dix huit heures par jour au Confessionnal.

Pendant les dernières années de sa vie, jusqu'à 100.000 pèlerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce Curé ignorant de tout, mais non pas du cœur des hommes ni de celui de Dieu.


Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie:

«Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la Croix».

Il est exaucé le 4 Août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.

(*) En 1815, la chapelle du Grand séminaire, à deux pas de la Cathédrale, accueille l'Ordination du Curé d'Ars, fait patron de tous les Curés du monde par Pie X en 1905. (diocèse de Grenoble)https://www.diocese-grenoble-vienne.fr/histoire-diocese.html

En 2009, année Sacerdotale et Célébration des 150 ans de sa mort.

- Jubilé 2009 à Ars: «Je te montrerai le chemin du Ciel»

- Pour le 150e anniversaire du décès du curé d'Ars, le sanctuaire d'Ars organisa les 3 et 4 Août 2009 deux jours de festivités tournées autour du saint curé.

- Le Cardinal Barbarin a publié un décret élevant la mémoire liturgique du Saint Curé d'Ars, célébrée le 4 Août, au rang de Fête à l'intérieur du diocèse de Lyon.

C'est une manière d'honorer de façon particulière Saint Jean-Marie Vianney, que le Pape Benoît XVI donne comme Saint patron à tous les Prêtres du monde, à l'occasion du 150e anniversaire de sa mort.

- 2009-2010: une année sacerdotale.

- Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859) Confesseur exceptionnel, le Curé d'Ars a consacré l'essentiel de son Ministère à guider les cœurs des pénitents sur le chemin de la conversion.


Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en France

- Un grand témoin spirituel Saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars, par Mgr Dupleix.http://www.eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/temoigner/figures-de-saintete/

Mémoire de Saint Jean-Marie Vianney, Prêtre.

Curé de la paroisse d’Ars, au diocèse de Belley, pendant plus de quarante ans, jusqu’à sa mort en 1859, il accomplit son Ministère d’une manière admirable par sa prédication, sa Prière continue et son exemple de Pénitence.

Chaque jour, il catéchisait enfants et adultes, réconciliait les pénitents, et une telle Charité, puisée dans la Sainte Eucharistie comme à sa source, resplendissait en lui qu’on venait de loin rechercher ses conseils, et qu’il conduisit à Dieu, avec Sagesse, un grand nombre de personnes.

Martyrologe romain

Il y en a qui ont l’habitude de toujours mal parler des Prêtres, qui ont pour eux du mépris.

Faites attention, mes enfants. Comme ils sont les représentants de Dieu, tout ce que vous dites retombe sur Dieu Lui-même.
Le Curé d’Ars.







Saint Jean-Marie Vianney
Curé d'Ars


Extraits de la Catéchèse de Benoît XVI


5 août 2009, Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars


http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090805.html


Chers frères et sœurs,


Jean-Marie Vianney naît dans le petit village de Dardilly le 8 Mai 1786, dans une famille de paysans, pauvre en biens matériels, mais riche d'humanité et de Foi.


Baptisé, comme le voulait le bon usage à l'époque, le jour même de sa naissance, il consacra les années de l'enfance et de l'adolescence aux travaux dans les champs et à paître les animaux, si bien qu'à l'âge de dix-sept ans, il était encore analphabète.

Mais il connaissait par cœur les prières que lui avait enseignées sa pieuse mère et il se nourrissait du sentiment religieux que l'on respirait chez lui.


Les biographes racontent que, dès sa prime jeunesse, il essaya de se conformer à la Divine volonté même dans les tâches les plus humbles.

Il nourrissait dans son âme le désir de devenir Prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le satisfaire.

Il parvint en effet à l'Ordination Sacerdotale après de nombreuses adversités et incompréhensions, grâce à l'aide de sages Prêtres, qui ne s'arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, devinant l'horizon de sainteté qui se profilait chez ce jeune homme véritablement singulier.







Ainsi, le 23 Juin 1815, il fut ordonné diacre et le 13 Août suivant, Prêtre. Enfin, à l'âge de 29 ans, après de nombreuses incertitudes, un certain nombre d'échecs et beaucoup de larmes, il put monter sur l'autel du Seigneur et réaliser le rêve de sa vie.


Le Saint Curé d'Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu.



Il affirmait:

« Oh! Quelle grande chose que le Sacerdoce! On ne le comprendra bien qu'une fois au Ciel... si on le comprenait sur la Terre, on mourrait, non d'effroi mais d'Amour! » (Abbé Monnin, Esprit du Curé d'Ars, p. 113).


En outre, dans son enfance, il avait confié à sa mère:

« Si j'étais Prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d'âmes »

(Abbé Monnin, Procès de l'ordinaire, p. 1064).


Et il en fut ainsi.

Dans le service pastoral, aussi simple qu'extraordinairement fécond, ce Curé anonyme d'un village isolé du sud de la France parvint si bien à s'identifier à son Ministère, qu'il devint, également de manière visible et universellement reconnaissable, alter Christus, image du Bon Pasteur, qui à la différence du mercenaire, donne la vie pour ses brebis (cf. Jn 10, 11).

A l'exemple du Bon Pasteur, il a donné la vie au cours des décennies de son service Sacerdotal.


Son existence fut une catéchèse vivante, qui trouvait une efficacité toute particulière lorsque les personnes le voyaient célébrer la Messe, s'arrêter en Adoration devant le Tabernacle ou passer de longues heures dans le Confessionnal.

Au centre de toute sa vie, il y avait donc l'Eucharistie, qu'il Célébrait et Adorait avec dévotion et respect.


Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure Sacerdotale, était le Ministère assidu des Confessions.
Il reconnaissait dans la pratique du Sacrement de la Pénitence l'accomplissement logique et naturel de l'apostolat Sacerdotal, en obéissance au mandat du Christ : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jn 20, 23).

Saint Jean-Marie Vianney se distingua donc comme un Confesseur et maître spirituel excellent et inlassable.
En passant « d'un même mouvement intérieur, de l'autel au confessionnal », où il passait une grande partie de la journée, il cherchait par tous les moyens, par la prédication et par le conseil persuasif, à faire redécouvrir aux paroissiens la signification et la beauté de la Pénitence Sacramentelle, en la montrant comme une exigence intime de la Présence Eucharistique.

Les méthodes pastorales de Jean-Marie Vianney pourraient apparaître peu adaptées aux conditions sociales et culturelles actuelles.


Comment en effet un Prêtre d'aujourd'hui pourrait-il l'imiter, dans un monde qui a tant changé?


S'il est vrai que les temps changent et que de nombreux charismes sont typiques de la personne, et donc inimitables, il y a toutefois un style de vie et un élan de fond que nous sommes tous appelés à cultiver.


A bien y regarder, ce qui a rendu Saint le Curé d'Ars a été son humble fidélité à la mission à laquelle Dieu l'avait appelé; cela a été son abandon constant, empli de confiance, entre les mains de la Providence Divine.



Il a réussi à toucher le cœur des personnes non en vertu de ses dons humains, ni en s'appuyant exclusivement sur un effort, même louable, de la volonté, il a conquis les âmes, même les plus réfractaires, en leur communiquant ce qu'il vivait de manière intime, à savoir son amitié avec
le Christ.

Les Pères du Concile œcuménique Vatican IIhttp://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/index_fr.htm avaient bien présents à l'esprit cette "soif de vérité" qui brûle dans le cœur de tout homme, lorsqu'ils affirmèrent que c'est aux Prêtres, "comme éducateurs de la Foi", qu'il revient de former "une authentique communauté Chrétienne" capable de "frayer la route à tous les hommes vers Le Christ" et d'exercer "une véritable maternité" à leur égard, en indiquant ou en facilitant à celui qui ne croit pas "un chemin vers Le Christ et son Église" et "pour réveiller les fidèles, les nourrir, leur donner des forces pour le combat spirituel" (cf. Presbyterorum ordinis, n. 6).http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decree_19651207_presbyterorum-ordinis_fr.html

L'enseignement que continue de nous transmettre le Saint Curé d'Ars à cet égard est que, à la base de cet engagement pastoral, le Prêtre doit placer une union personnelle intime avec Le Christ, qu'il faut cultiver et accroître jour après jour.


C'est seulement s'il est amoureux du Christ que le Prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le Divin Maître, qu'il pourra toucher les cœurs des personnes et les ouvrir à l'Amour Miséricordieux du Seigneur.


C'est seulement ainsi, par conséquent, qu'il pourra transmettre enthousiasme et vitalité spirituelle aux communautés que Le Seigneur lui confie.


Prions pour que, par l'intercession de Saint Jean-Marie Vianney, Dieu fasse don à son Église de saints Prêtres, et pour que croisse chez les fidèles le désir de soutenir et d'aider leur Ministère.




Pour un approfondissement biographique :


Sanctuaire du Saint Curé d'Arshttp://www.arsnet.org/

Saint Jean-Marie Vianney, Curé D'Ars [PDF]http://www.dieu-parmi-nous.com/NIC/Saint.Jean-Marie.Vianney.pdf







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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 5 Aoû 2017 - 7:53

Samedi 05 Août 2017

Fête de Saint Abel de Lobbes, Bénédictin, Archevêque de Reims (✝ 770).




Saint-Abel.

Détail de la baie 204 de la basilique Saint-Remi de Reims (51).

http://stremi-reims.cef.fr/


http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2138/Saint-Abel-de-Lobbes.html

Saint Abel de Lobbes

Bénédictin, Archevêque de Reims (✝ 770)

Bénédictin d'origine écossaise, puis Archevêque de Reims

Malgré sa bonne réputation, Charles Martel, vainqueur des Arabes à Poitiers, fut aussi un grand amateur des biens d'Église dont il s'emparait par personnes interposées, en nommant des Abbés de Monastères et des Évêques qui partageaient avec lui les revenus ecclésiastiques.

Pépin le Bref, son fils, voulut réformer cette manière de faire et il nomma Abel, Moine de Lobbes en Belgique, comme Évêque de Reims.


L'Évêque destitué, Milon, lui rendit la vie impossible d'autant que Pépin de Bref était fort occupé à guerroyer.


Au bout de trois ans, lassé, Saint Abel se retira dans son Monastère. Il donna à l'Église sa Prière pour compenser ce qu'il ne pouvait lui donner par son Ministère épiscopal.





http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160805&id=17075&fd=0

Saint Abel de Lobbes
Bénédictin d'origine écossaise
Archevêque de Reims

Abel, Archevêque de Reims, fleurissait au milieu du VIIIe siècle, et il jouissait d'une si grande considération parmi ses collègues dans l'épiscopat, qu'au Concile de Soissons, tenu en 714 et présidé par Saint Boniface, Archevêque de Mayence, on lui conféra une juridiction extraordinaire sur une partie de la France, avec pouvoir de juger les causes entre les Évêque, leur clergé et leurs diocésains, de rétablir la discipline dans les Monastères d'hommes et de femmes, de faire restituer à ces établissements ainsi qu'aux églises les biens aliénés, et d'empêcher les Abbés d'aller en personne à la guerre.

Abel ne négligea rien pour répondre à la confiance du Concile, et, pour récompenser son zèle, Saint Boniface lui fit obtenir le pallium.

Le Saint Archevêque de Reims éprouva de grandes difficultés dans son diocèse divisé, par des factions puissantes.

Les seigneurs qui avaient usurpé les biens de son église lui opposèrent un certain Milon, qui s'empara par violence de son siège, pendant qu'il exécutait au dehors la mission dont le Concile l'avait chargé, et, á son retour, voyant sa juridiction entravée par la force, il se retira au Monastère de Loches où il vécut en simple Religieux jusqu'à sa mort.

Il est honoré dans le Hainaut, principalement à Binche où son corps fut transporté et son nom se trouve dans plusieurs martyrologes.

Pour un approfondissement :


Saint Abel, Archevêque de Reimshttp://orthodoxievco.net/ecrits/vies/synaxair/aout/abel.pdf




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 6 Aoû 2017 - 9:30

Dimanche  06 Août 2017

 Fête de la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Transfiguration du Seigneur

(1er s.)

Au moment de commencer sa montée vers sa Passion, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène sur une montagne, le mont Thabor selon la tradition.


Là, il est transfiguré devant eux et reçoit du Père ce témoignage: "Celui-ci est Mon Fils bien-aimé."


Au jardin des Oliviers, au soir de son arrestation, ce sont les mêmes, Pierre, Jacques et Jean, que Jésus prendra avec lui.


Ce n'est pas une coïncidence.

Ceux qui allaient le voir défiguré ("il n'avait plus figure humaine" avait annoncé le prophète Isaïe) ce sont eux qui devaient, auparavant, l'avoir vu transfiguré: le Jésus Fils de Dieu est le même que le Jésus crucifié.

La Fête de la Transfiguration est très ancienne dans l'Orient Chrétien. Elle fut très tôt fixée au 6 Août, en plein été.
Au Xe siècle, elle devint même, par décision de l'empereur, Fête chômée dans tout l'empire byzantin.


En Occident, après avoir été longtemps fête locale, elle fut constituée Fête universelle après la victoire qui stoppa l'avance turque en 1456.


La date liturgique de sa Célébration fut choisie d'après la pratique des Églises Orientales.

Avec le Baptême du Christ, c'est une Fête de Théophanie, c'est-à-dire de manifestation du Christ comme Fils de Dieu.


Elle est célébrée en ce jour par l'Église d'Occident et tous les Orientaux byzantins, syriens et coptes.

L'Église arménienne la reporte au Dimanche suivant.

Fête de la Transfiguration du Seigneur, qui célèbre le jour où, sur le mont Thabor, Le Christ Jésus, devant ses Apôtres Pierre, Jacques et Jean, manifesta sa gloire de Fils bien-aimé du Père, en présence de Moïse et d’Élie apportant le témoignage de la Loi et des Prophètes.


Martyrologe romain.




Quarante jours avant l’Éxaltation de la Croix, la Transfiguration du Seigneur rappelle comment Le Christ voulut « préparer le cœur de ses disciples à surmonter le scandale de la Croix », mais elle est aussi une annonce de la « merveilleuse adoption » qui fait de tous les croyants des fils de Dieu en Son Fils Jésus, et de la clarté dont resplendira un jour le corps entier de l’Église.


(Missel romain, messe de la Transfiguration, prière d’ouverture)

La Transfiguration est un épisode de la vie de Jésus-Christ relaté par les Évangiles. Il s'agit d'un changement d'apparence corporelle de Jésus pendant quelques instants de sa vie terrestre, pour révéler sa nature Divine aux trois disciples, qui devaient être témoins de Sa douloureuse agonie au jardin des Oliviers : Pierre, Jacques et Jean.

Les trois témoins gardèrent le secret, mais plus tard ce fait extraordinaire servit admirablement à tous les Apôtres pour prouver la Divinité du Sauveur ; il leur servit aussi pour supporter avec courage les épreuves de leur apostolat.


Le mot « transfiguration » procède en français de la traduction latine du mot grec metamorphosis (métamorphose).


Cet état physique, considéré comme miraculeux, est rapporté dans trois des quatre Évangiles :


Matthieu 17, 1-9 ;http://www.aelf.org/bible/Mt/1 Marc 9, 2-9 ;http://www.aelf.org/bible/Mc/1 Luc 9, 28-36http://www.aelf.org/bible/Lc/1 (Bible de la liturgie AELF).



Pape Saint Jean-Paul II
Angélus (extraits)
Dimanche 6 Août 2000
Castel Gandolfo

Très chers frères et sœurs!


1. C'est aujourd'hui, 6 Août, la Fête de la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ, Fête liturgique que les Chrétiens d'Orient et d'Occident célèbrent le même jour. [...]

Selon le récit évangélique d'aujourd'hui, Jésus « fut transfiguré » devant Pierre, Jacques et Jean: « son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (Mt 17, 2).


A travers le voile de l'humanité se révéla Le Fils de Dieu, « Lumière de la Lumière ». Et cela fut confirmé par une voix mystérieuse provenant de l'au-delà:

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le » (Mt 17, 5).


Nous nous trouvons face à une véritable épiphanie : la manifestation au monde du Fils de Dieu. [...]

3. La Fête de la Transfiguration rappelle à la mémoire mon bien-aimé prédécesseur, le Serviteur de Dieu Paul VI, décédé précisément le 6 Août 1978 qui tombait alors comme aujourd'hui, un Dimanche.

Il fut un prédicateur inspiré de la Transfiguration, dans laquelle il contemplait tout le mystère du Christ, vrai homme et vrai Dieu.
A l'homme contemporain, souvent tourmenté par mille appels trompeurs, Paul VI indique, avec un Amour passionné et une doctrine savante, Le Christ, « Maître, Pasteur, Lumière de l'âme ».


« Il est nécessaire - affirmait-il dans une homélie - et nous ne pouvons nous passer de Lui; il est notre richesse, notre joie et notre bonheur, notre promesse et notre espérance; notre chemin, notre vérité et notre vie » (Insegnamenti, III [1965], 1192).

Que la Vierge Marie, que Paul VI vénérait avec une affection filiale, aide tous les Chrétiens à être des témoins fidèles du Seigneur.
Qu'il soutienne en outre l'effort que les Chrétiens des diverses confessions accomplissent pour avancer avec courage sur le chemin de la pleine unité.

Au terme de l'Angélus, le Saint-Père s'est adressé aux pèlerins francophones :


En cette Fête de la Transfiguration, je souhaite aux personnes de langue française d'accueillir avec générosité la lumière de l'Évangile pour qu'elle éclaire toute leur existence et leur donne d'être au milieu de leurs frères des témoins ardents du Christ, « Lumière des peuples ». [...]

La Transfiguration est donc une Fête de la Gloire, une percée jusqu’au terme de l’histoire du Salut, qui est l’entrée plénière dans la Vie Divine Trinitaire.


Si Moïse et Élie sont « vus dans la Gloire » (Lc 9, 31), c’est en raison de l’expérience partielle qu’ils eurent de cette Gloire au Sinaï (cf. Ex 33, 18-23 ; 1 R 19, 9-14) ; la mention des tentes par Pierre - même s’il ne savait pas ce qu’il disait (Lc 9, 33) - est une allusion à la Tente de la Rencontre où Yahvé et Moïse conversaient face à face (Ex 33, 7-11).

La nuée évoque aussi la présence de Dieu à son Peuple dans l’Éxode (13, 21-22 ; 19, 9 ; 33, 9-10).


La voix du Père, qui dit la parole même en laquelle il engendre le Fils, manifeste que l’entrée dans la Gloire - celle du Fils (cf. Jn 17, 22-24) - n’est possible pour nous que si nous écoutons Jésus pour le suivre.


La Transfiguration est un appel à la Gloire et un rappel du chemin de souffrances qui y mène.

L’Église, en célébrant la Fête de la Transfiguration, demande au Père qu’il nous accorde « d’écouter la voix de Son Fils bien-aimé, afin de pouvoir un jour partager avec Lui son héritage ».




Transfiguration du Seigneur Jésus. Vitrail de l’église de Mielno en Pologne.

http://www.carmeldelaval.fr/La-Transfiguration-de-Jesus.html




http://missel.free.fr/Sanctoral/08/06.php


Deux leçons de la Transfiguration


Au jour de la Transfiguration, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean pour les conduire sur une montagne élevée et solitaire.
Il est délicat le travail qu'impose la Transfiguration du Seigneur, aussi le bon Maître prend soin de nous indiquer de quelle façon nous l'accomplirons.


Sa leçon tient en deux mots :

1° Sur une montagne élevée, 2° Solitaire.

1° Sur une montagne élevée. A propos de ces paroles, Saint Thomas d’Aquin écrit :

« Jésus nous enseigne en cela qu'il est nécessaire à tous ceux qui désirent Contempler Dieu de ne pas s'attacher aux basses voluptés mais de s'élever sans cesse par l'Amour vers les biens Célestes. »


Pour se transfigurer il est requis de s'élever.


Tant qu'on reste incliné vers la terre, courbé lourdement sous le poids des passions, esclave des jouissances qu'elles réclament, on doit renoncer à tout embellissement de l'âme.


Pour arriver à ressembler à Dieu, il faut le contempler donc, il faut monter.

Or, on s'essouffle à gravir une montagne, on peine pour gagner un sommet.

Au fait, toute transformation en mieux est conditionnée par un douloureux effort : le laboureur brise la terre afin qu'elle fructifie ; le savant travaille pour savoir plus et mieux.

L'âme consentira à ce qui lui coûte, afin d’éliminer les éléments de laideur qu'elle renferme, les ternissures qui la couvrent.


Elle se dégagera des créatures qui, presque toujours, sont un écran entre elle et la lumière ; le détachement est une recommandation essentielle de l'Évangile, détachement de tout, de tous, surtout de soi-même, car on ne tient aux choses et aux gens qu'à cause de soi-même ; dès lors qu'on ne se trouve plus en eux, par un avantage ou un autre, on ne s'y complaît plus, on les met de côté.

Haute et rude est la cime à atteindre, âpre la côte à monter. Il n'y a pourtant pas à hésiter ; c'est question de vie ou de mort.
Pour nous surtout, qui voulons non seulement nous transfigurer, mais entraîner les autres à le faire, la vie doit être une ascension incessante, quelque laborieuse qu'elle soit.

O Jésus, attirez-moi à vous, que votre Amour ne me laisse point à moi-même. Sans y mettre la témérité irréfléchie de Pierre, je vous dis du fond de mon âme : « Je vous suivrai partout où vous irez. (Évangile selon Saint Matthieu,VIII 19.) »

2° Solitaire. La montagne où Jésus conduit les trois apôtres privilégiés était à l'écart, enveloppée de silence, en une atmosphère favorable à la Contemplation, à la prière ardente.

Voila une seconde condition nécessaire à la transfiguration.


D'abord, une attentive fixation du modèle s'impose, l’idéal doit saisir les pensées, enflammer les sentiments donc, que l'on contemple longuement.


Puis, reproduire les traits divins déborde les possibilités humaines, il faut le secours d'en-haut : donc que l'on prie, et avec ferveur.

En un mot, c'est l'oraison vraie, l'oraison régulière quotidienne, l'esprit d'oraison, qui permettent l'ascension pénible, qui réalisent la transformation progressive.

Jamais une âme frivole ou évaporée, une âme qui vit dans l'étourdissement de l'extérieur, une âme vide de prière, ne pourra arriver à s'améliorer, à s'embellir comme elle le doit.

Aussi bien, l'oraison doit être un exercice auquel on tienne comme à la vie : « Priant en esprit en tout temps (Épître de Saint Paul aux Philippiens, VI 18.)», dit Saint Paul ; et Saint Cyprien :


« Il est bon de prier sans cesse pour ne pas s'éloigner du Royaume Céleste » ; c'est par l'oraison assidue, ajoute-t-il, qu'on se maintient constant dans son effort.

O Mon Dieu, accordez-moi « l'esprit de grâce et de prière », par quoi je me tiendrai constamment près de vous, « Je mets Le Seigneur constamment sous mes yeux.(Psaume XV 8.) »


Ainsi pourrai-je espérer, enveloppé de votre lumière, me transfigurer sous son influence et attirer la bienveillance de votre regard.




http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsaout/aout06.html


Afin d’approfondir ce passage de L’Évangile où Jésus est transfiguré devant les 3 apôtres Pierre, Jacques et Jean, conversant avec Moïse et Elie, j’aimerais mettre ce passage tel que le décrit Maria Valtorta au-travers des Révélations qu’elle a reçues, avec tout son préambule avant la montée au Mont Thabor.


Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 5, chapitre 37 de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé…).

La Transfiguration et l'épileptique guéri






http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2005/05-037.htm


Par La Transfiguration, Jésus nous montre comment notre corps deviendra (à l’image de celui de Moïse et d’Élie) après Le Jugement dernier, si nous avons choisi Dieu pour notre Roi éternel).


Aujourd'hui, en cette Fête de La Transfiguration, se manifeste ce que des yeux de chair ne peuvent pas voir : un corps terrestre rayonnant de splendeur divine, un corps mortel débordant de la Gloire de la Divinité.


Les choses humaines deviennent celles de Dieu, et les divines celles de l'homme.

Les trois témoins (Pierre, Jean et Jacques) gardèrent le secret, mais plus tard ce fait extraordinaire servit admirablement à tous les Apôtres pour prouver la Divinité du Sauveur ; il leur servit aussi pour supporter avec courage les épreuves de leur apostolat.

Ce mystère confirme plusieurs articles de notre Foi.

La Trinité nous apparaît dans les trois personnes Divines qui interviennent :

Le Père, qui rend témoignage à Son Fils ; Le Fils, qui montre sa Gloire ; Le Saint-Esprit, qui couvre tout ce tableau sous la forme d'une nuée resplendissante.


L'Incarnation brille avec éclat dans la Transfiguration, puisque Jésus nous apparaît en même temps comme Homme et comme Dieu, vrai Fils de Dieu :


« Celui-ci est Mon Fils bien-aimé. »

Enfin nous y voyons une image de la Résurrection du Sauveur et de la résurrection de tous les justes à la Vie Glorieuse ; et c'est ce qui fait dire à l'Église cette belle prière :


« Ô Dieu, qui, dans la glorieuse Transfiguration de Jésus Votre Fils unique, avez confirmé les mystères de notre Foi et avez marqué l'adoption parfaite de vos enfants par la voix Céleste qui est partie de la nuée, rendez-nous cohéritiers de ce Roi de Gloire, et donnez-nous part aux splendeurs de son Règne. »




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par apolline le Lun 7 Aoû 2017 - 1:22

OUI ! OUI! OUI!!!   Alléluia !

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 7 Aoû 2017 - 7:32

Coucou apolline,
Ce fut une très belle fête!!
Amitiés




Lundi 07 Août 2017

Fête de Saint Gaétan de Thiene, Prêtre et Fondateur de l'« Ordre des Théatins » (1480-1547).


Saint Gaétan de Thiene

Fondateur de l'Ordre des Théatins (✝ 1547)

Contemporain de Martin Luther, il fut de ceux qui, au temps de la Réforme et bien avant le concile de Trente, travaillèrent à préserver l'Italie du protestantisme.

Pendant 13 ans, il fut secrétaire au Vatican sous le Pape Jules II et le Pape Léon X.

Ce qu'il y vit n'était guère conforme à l'Évangile et sa piété le portait alors à imiter encore davantage Notre-Seigneur.

A la mort de sa mère, il renonça à sa charge et passa les six années suivantes à donner aux pauvres son héritage à Vicence, Venise ou Vérone, visitant les taudis, balayant dans les hôpitaux, soignant les incurables.

Il fonda avec son ami Jean-Pierre Carafa, le futur Pape Paul IV, un institut de Prêtres qui mèneraient, comme lui, une vie pauvre et austère, les Théatins.

Ils s'engageaient à ne pas mendier pour eux, à soigner les malades, à répandre l'usage des Sacrements parmi les laïcs et à ramener le clergé à ses devoirs.

Il mourut à Naples, étendu sur un lit de cendres. Le mode de vie de son Institut inspira les grands réformateurs du XVIe siècle.

Le sanctuaire Saint Cayetano (Saint Gaetan), patron en Argentine du 'pain et du travail' se trouve dans un quartier périphérique de Buenos Aires.

Chaque année, le 7 Août, des milliers de fidèles se mettent en file indienne pour passer devant la statuette du Saint et prier...


Le Cardinal Bergoglio (maintenant Pape François) avait l’habitude de remonter la file des pèlerins pour discuter avec eux et Bénir les enfants.

"Ne vas pas à la rencontre de l’autre pour le convaincre de devenir Catholique, non, non, vas le rencontrer parce qu’il est ton frère!" Message du Pape pour la Saint Cayetano, patron des travailleurs argentins - 7 Août 2013

Chierici Regolari Teatini - site en italienhttp://www.news.va/fr/news/le-message-du-pape-pour-la-saint-cayetano-patron-d

Mémoire de Saint Gaétan de Thienne, Prêtre, qui se consacra aux œuvres de charité, en particulier aux souffrants de maladie incurable, encouragea des associations pour la formation Chrétienne des laïcs et, pour la réforme de l’Église, fonda une société de clercs réguliers, en engageant ses disciples à vivre à la manière des premiers Apôtres.

Il mourut à Naples en 1547.

Martyrologe romain.




SAINT GAÉTAN de THIENNE
Fondateur des Théatins
(1480-1547)

Saint Gaétan, né à Vicence, de race illustre, fut consacré à Marie dès le sein de sa mère, puis ensuite à sa naissance.

On lui donna le nom de Gaétan, pour conserver un célèbre nom familial; mais on y ajouta le nom de Marie, pour marquer sa consécration à la Reine du Ciel.

Gaétan de Sainte-Marie montra de bonne heure un grand amour pour les pauvres; ce fut là, du reste, un des beaux caractères de toute sa vie.

Son cœur d'enfant, tendre et délicat, le faisait pleurer souvent à la vue des misères qui s'offraient à lui; les pauvres, qui le connaissaient tous, l'appelait leur petit ami, en attendant qu'il fût leur père.

L'enfant leur rendait mille petits services, et lorsqu'il recevait quelque argent de ses parents à titre de récompense, il n'avait rien de plus pressé que de le distribuer à ses chers mendiants.

La petite somme était toujours vite épuisée; alors Gaétan mettait en mouvement tous les ressorts de sa jeune politique, et il finissait toujours par reconstituer son petit trésor.

À bout d'expédients, il demandait l'aumône à ses parents pour l'Amour de Dieu.

Devenu Prêtre, il bâtit une église dans ses domaines pour y exercer le saint Ministère.

Comme il était très simple et même négligé dans ses vêtements, son père se fâchait souvent et l'accusait de déshonorer son nom en se mêlant aux mendiants.

Le plus souvent Gaétan répondait à ce reproche par son silence.

Il s'occupa avec zèle des ouvriers, ce qui lui attira la persécution de ses proches, puis l'admiration de tous, quand on vit son Ministère opérer de grands fruits de sanctification.

Partout où il allait, sa première visite était pour les pauvres et les malades.

Un jour de Noël, Notre-Seigneur lui apparut sous la forme d'un petit enfant; il Le prit dans ses bras et Le caressa longtemps, pendant que son cœur se fondait d'amour.

A Rome, Gaétan, plein du désir de donner au clergé des modèles à imiter, fonda, de concert avec quelques saints Prêtres, la Congrégation des Théatins.

La confiance absolue en Dieu valait plus pour lui que tous les conseils de la prudence humaine, et nulle part la Providence ne le laissa manquer du nécessaire.

Le Saint était déjà âgé quand il tomba malade, à Naples; il refusa un matelas et voulut mourir sur la cendre et le cilice; il refusa aussi un médecin extraordinaire, disant:

"Je suis un pauvre Religieux, qui ne vaut pas la peine d'être assisté."


Marie vint Elle-même chercher son âme. Il laissa la réputation d'un séraphin à l'autel et d'un apôtre en chaire.






http://missel.free.fr/Sanctoral/08/07.php#biographie1



Prière de Saint Gaétan


Regardez, Seigneur, du fond de votre sanctuaire, du haut des cieux où vous habitez, et voyez cette très sainte Hostie que le grand Pontife, votre Divin Fils, Jésus Notre-Seigneur, vous offre pour les péchés de ces frères.

Laissez-vous toucher par cette offrande, malgré l'excès de notre malice. Voici la voix du Sang de Jésus, notre Frère, qui crie vers vous du haut de la Croix.

Exaucez-nous, Seigneur ; apaisez votre courroux, considérez notre détresse, et suspendez votre indignation.

Ne différez plus, ô mon Dieu, de nous secourir, pour l'amour de vous-même, parce que cette ville sainte et ce peuple sont à vous et qu'ils ont la gloire de porter votre Nom.

Ô Dieu, traitez-nous selon votre infinie Miséricorde !

Ainsi soit-il.





Saint Gaëtan de Thiène d'après un portrait exécuté de son vivant.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 8 Aoû 2017 - 8:20

Mardi 08 Août 2017

Fête de Saint Dominique de Guzman, Prêtre et Fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs, les Dominicains (1170-1221).



Saint Dominique, fresque de Fra Angelico au couvent de San Marcohttps://fr.wikipedia.org/wiki/Couvent_San_Marco


https://fr.wikipedia.org/wiki/Fra_Angelico

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1619/Saint-Dominique-de-Guzman.html.

Saint Dominique de Guzman

Fondateur de l'Ordre des Frères prêcheurs (✝ 1221)

Le troisième fils de Félix de Guzman était un curieux étudiant à l'Université de Palencia en Espagne.


La famine désolant la ville, il vendait ses livres pour secourir les pauvres.

Tout Saint Dominique est inscrit dans ce geste : étudier est une bonne chose, mais le souci des hommes est premier.


Devenu chanoine régulier d'Osma en Vieille-Castille, il accompagne son Évêque Diego en voyage et c'est en traversant le midi de la France que tous deux sont frappés par les ravages de l'hérésie des cathares(*).


Diego et Dominique vont à Rome et obtiennent du Pape Innocent III la mission de parcourir, avec quelques compagnons, les régions infectées et d'y prêcher l'Évangile par la parole et par l'exemple.


La pauvreté évangélique et l'entrain joyeux caractérisent ces prédicateurs. Ils vont deux par deux, prêchant et mendiant leur nourriture.

Saint Dominique s'appuie sur la Prière du Monastère de Prouilhe, près de Fanjeaux, où il a rassemblé quelques "parfaites" cathares converties.

Afin de poursuivre et étendre son œuvre de prédication, il réunit ses premiers compagnons dans un couvent de Toulouse dans le même souci de radicale pauvreté.

Le Pape Honorius III approuve en 1216 son œuvre qui devient l'Ordre des Frères Prêcheurs.

Dès l'année suivante, ils les dispersent dans toute l'Europe afin d'y fonder des Couvents.

Il meurt d'épuisement à Bologne.

(*) Voir sur le site internet du diocèse de Montpellier: "L'hérésie albigeoise (Cathares), au XIIIe siècle va secouer durement notre région"

"La Maison de Saint Dominique à Fanjeaux du 13ème siècle. Le saint y demeura 9 ans, luttant contre l'hérésie cathare."

"Un terroir traversé par l'histoire et la figure d'un Saint: Dominique, l'homme aux semelles de vent!

D’origine castillane, Dominique de Guzman, est né vers 1170 à Caleruega.

Venu en Toulousain dans le cadre d'une mission diplomatique où il accompagnait son évêque, tous deux ont mesuré combien une Église riche et puissante pouvait difficilement témoigner de Jésus Christ, ils iront vers les Chrétiens dissidents, pauvres et mendiants, selon le modèle évangélique.

Pendant des années, Dominique n’aura de cesse de témoigner de l’Évangile en imitant les Apôtres.

Il entraîne à sa suite des hommes et des femmes que l’Église ne touchait plus. A l'aube du XIIIe siècle, il devient, avec les Frères et Sœurs de la "Sainte Prédication",  la figure d’un renouveau au sein de l’Église Romaine.

Fanjeaux, Cité médiévale, garde fidèlement la trace de son passage.

La maison de Saint Dominique est ouverte en saison estivale, au cœur de l’agglomération.

Au "Couvent" datant du XIVème siècle les Dominicaines de la Sainte Famille accueillent touristes et pèlerins toute l'année.
Au Monastère de Prouilhe, la Prière des Moniales se poursuit depuis 8 siècles.

Deux grandes Fêtes marquent la saison estivale: le 8 Août pour la St Dominique (Messe au Monastère), et le 16 Août pour la St Roch (procession  et Messe en occitan)."

(Source: diocèse de Carcassonne et Narbonne)http://www.aude.catholique.fr/?q=node/1818

Chanoine d’Osma en Espagne il se fit humble ministre de la prédication dans les régions troublées par l’hérésie des albigeois et vécut dans la condition méprisée de pauvreté volontaire, ne cessant de parler avec Dieu.

À la recherche d’une nouvelle manière de propager la Foi, il fonda, à Toulouse, l’Ordre des Prêcheurs, pour restaurer dans l’Église la manière de vivre des apôtres, en recommandant à ses frères de servir leur prochain par la Prière, l’étude et le Ministère de la Parole.

Il mourut à Bologne, le 6 Août 1221.

Martyrologe romain .




Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

Saint Dominique Guzmanhttp://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20100203.html


Biographie


Dominique est né à Caleruega, dans l'actuelle province de Burgos, dans la Vieille-Castille à 80 kilomètres de Burgos.


Dans la source la plus ancienne relative à la vie de Saint Dominique, le Libellus de principiis Ordinis Praedicatorum http://www.dominicains.ca/Documents/documents_gen/libellus.htm(Petit livre sur les débuts de l’Ordre des Prêcheurs) de Jourdain de Saxe,https://fr.wikipedia.org/wiki/Jourdain_de_Saxe le nom de ses parents n’est pas indiqué.

Il est en revanche indiqué que :

« Une vision le montra à sa mère portant la lune sur le front ; ce qui signifiait évidemment qu'il serait un jour donné comme lumière des nations, pour illuminer ceux qui sont assis dans les ténèbres à l'ombre de la mort ».

Jourdain de Saxe ajoute que :

«  Les parents de l'enfant, et particulièrement un certain archiprêtre, son oncle, s'occupèrent avec soin de son éducation et le firent dès le début instruire à la manière ecclésiastique ».


L’absence de mention du nom des parents dans cette source peut s’expliquer par le fait que Jourdain de Saxe ne prétend pas donner une biographie du Saint mais plutôt, comme le titre de l’œuvre l’indique, exposer l’histoire des débuts de l’Ordre Dominicain.

Le second biographe de Saint Dominique, Pierre Ferrand,https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ferrand auteur d’une Legenda Sancti Dominici se borne à indiquer que son père se nommait Felix et sa mère Jeanne (Juana).

Ce n’est qu’au début du XVe siècle qu’apparaît l’indication selon laquelle Dominique aurait appartenu à la prestigieuse famille des Guzman, ducs de Medina Sidonia.https://fr.wikipedia.org/wiki/Medina-Sidonia

Cette information est contenue dans un récit de Pero Tafur, Andanças e Viajes (Voyages et Aventures, 1435-1439), qui est lui-même dédié à Don Fernando de Guzman, commandeur de l’Ordre de Calatrava.

L’auteur, passant à Bologne, indique que le Saint y est enterré et qu’il était de la famille des Guzman par son père.

Le rattachement de Saint Dominique à cette lignée nobiliaire n’est pas autrement prouvé.

Selon la légende, après avoir été en pèlerinage à l'abbaye Saint-Dominique de Silos, la mère de Dominique (Dominicus en latin, ce qui signifie celui qui appartient au Seigneur) aurait vu en songe, pendant sa grossesse, un chien tenant une torche allumée dans la gueule, pour éclairer le monde.

Ce songe résume la vie du futur Saint dont le prénom a été choisi en référence à Dominique de Silos, avec de plus un jeu de mot en latin sur les futurs Dominicains, dominicanes (les chiens du Seigneur).

Dominique étudie la théologie et la philosophie à Palencia.

À l'âge d'environ 25 ans, en 1196, il entre comme chanoine au chapitre des chanoines réguliers d'Osma.

Il se distingue de bonne heure par la ferveur de son zèle et par son talent pour la prédication : « Aussitôt celui-ci se mit à briller parmi les chanoines comme l'étoile du berger, le dernier par l'humilité du cœur, le premier par la sainteté.


Il devint pour les autres le parfum qui conduit à la vie, semblable à l'encens qui embaume dans les jours d'été.


Chacun s'étonne de ce sommet si rapidement et si secrètement atteint dans la Vie Religieuse ; on le choisit pour sous-prieur, jugeant qu'ainsi placé sur un piédestal élevé, il verserait à tous les regards sa lumière et inviterait chacun à suivre son exemple ».

Dominique apparaît effectivement dans une charte datée du 13 Janvier 1201 avec la qualité de sous-prieur du chapitre d'Osma.

En 1203, Dominique accompagne son Évêque, Diego de Acebo, chargé par le roi Alphonse VIII de Castille d'une ambassade auprès du roi du Danemark afin d'obtenir une princesse en mariage pour l'infant…





https://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9nobe_de_Florence




Iconographie


Saint Dominique est souvent représenté muni d'une Croix, d'un livre et d'un globe terrestre.

Une étoile lui pare le front tandis qu'un chien noir et blanc portant une torche enflammée dans sa gueule l'accompagne et que des lys l'entourent. On l'associe à des qualités de prédication.


« Ce chien portant une torche vient, d'un rêve que la mère de Saint Dominique fit alors qu'elle était enceinte de lui.


Dans ce rêve elle enfantait d'un chien portant une torche qui embrasait le monde entier. Saint Dominique reprit donc cet emblème en disant qu'il serait ce chien qui embraserait le monde de la Vérité. ».










Les Quinze Mardis de Saint Dominique






Apparition de Saint Pierre à Saint Dominique. F. de Zurbaran. XVIIe.


http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/08/04/4-aout-saint-dominique-de-guzman-confesseur-fondateur-de-l-o.html


À l'origine des Frères Prêcheurs, il y a Dominique de Guzman, l'homme évangélique, ainsi que le qualifie Jourdain de Saxe dans son Petit livre sur les origines de l'Ordre.

Qui était-il? Pourquoi a-t-il fondé cette communauté à laquelle il a lui-même donné le nom de Frères Prêcheurs et qui, par la suite, sera désignée couramment à partir de son nom: les Dominicains ?

Saint Dominique ne nous a laissé aucun écrit où nous pourrions trouver une réponse à ces questions.

Il nous faut donc questionner les chroniques qui nous parlent de lui et ce que l'histoire nous dit de son époque, le Moyen Âge.

Alors se dessinent sous nos yeux les traits d'un homme qui n'aspire qu'à une seule chose: imiter Jésus Christ.

Un homme, nous disent les témoins, qui ne parlait qu'avec Dieu ou de Dieu. En même temps, Dominique se révèle comme un homme solidaire d'un monde en plein bouleversement; un monde qu'il aime et veut embraser du feu de l'Évangile qui le consume lui-même.

C'est au terme d'une longue recherche du dessein de Dieu, tel qu'il l'a lu dans les événements qui ont jalonné sa vie, que Dominique fonde l'Ordre des Prêcheurs.

Un monde bouleversé

Saint Dominique naît vers 1170 dans le bourg de Caleruega, en Espagne.

La société médiévale dans laquelle il va vivre et œuvrer pour l'Évangile est alors en pleine transition.

Celle-ci est d'abord causée par l'une des plus importantes explosions démographiques de l'histoire, accompagnée d'un vaste mouvement d'urbanisation.


Dans le système féodal les activités telles le commerce et la politique se déroulaient autour des châteaux des seigneurs ou des abbayes.

Maintenant, tout cela se déplace vers les villes qui deviennent les pôles de l'activité politique et économique, alors qu'auparavant elles n'étaient que des lieux de peuplement.

Mais cet accroissement de la population et cette urbanisation n'apportent pas la prospérité à tous ; la pauvreté est le lot commun de
La majorité
des gens ne dispose que du minimum pour vivre, leur situation contrastant scandaleusement avec celle de la noblesse féodale et de la bourgeoise.


De plus, les épidémies et surtout les famines frappent durement les populations; des hommes libres redeviennent des serfs pour assurer leur subsistance.

En même temps, on assiste à l'émergence d'une conscience nationale chez les Anglais, les Français, les Espagnols et les Allemands.

Leurs souverains respectifs sont en train de constituer leur royaume sur cette base nationaliste.

L'Église n'échappe pas à ce mouvement de transformation. Jusque là, sa vie gravitait autour des abbayes.

C'étaient presque les seuls lieux où l'on pouvait recevoir une formation intellectuelle poussée, et où l'on pouvait recruter des clercs assez instruits pour en faire des évêques.

Désormais, les écoles passent des abbayes aux Cathédrales, donc au centre des villes. Au début, les écoles Cathédrales ne dispensent qu'un enseignement théologique pour les clercs des diocèses.

Mais rapidement, elles prennent de l'expansion et s'ouvrent à un plus grand nombre pour offrir un enseignement couvrant toutes les sciences de l'époque (grammaire, rhétorique, mathématiques, philosophie) et donner naissance aux universités.

Au temps de saint Dominique, les plus célèbres sont celles de Bologne et Paris

À l'image des commerçants bourgeois qui s'organisent en corporations, relevant de l'autorité, les universités s'organisent en corporation relevant de l'autorité du Pape.

Malgré cela, le bas clergé, curés de paroisses et chapelains, reste majoritairement sous-instruit.

Généralement, ces Prêtres ne savent ni lire, ni écrire car, issus de milieux pauvres, ils n'ont pu étudier.

Ayant appris par cœur les textes d'une messe et l'évangile correspondant, ils les répètent inlassablement

Quand ils prêchent, ce n'est pas sur l'Évangile, mais sur un sujet de morale. Paradoxalement, l'Europe est Chrétienne, mais non évangélisée.

Ceux qui peuvent corriger cette situation, ce sont les Évêques. Mais ils sont le plus souvent accaparés par l'administration des fiefs qui leur sont confiés par les rois.


À l'origine, ces domaines leur avaient été donnés pour assurer des revenus aux diocèses.

Avec le temps, ces domaines devenant parfois très importants, les Évêques se voient considérés par les souverains comme des seigneurs, au même titre qu'un comte ou un baron, et ils se mettent à agir comme tels.

L'Église, en fait la papauté, appuyée par quelques Évêques et parfois quelques souverains, tente de corriger cette situation.
Son arme principale est la constitution de chapitres de chanoines dans les Cathédrales.

II s'agit de Prêtres vivant en communauté autour de l'Évêque dans la pauvreté.

On donne à ces chapitres la Règle de saint Augustin, qui insiste beaucoup sur la vie communautaire et la pauvreté en proposant l'exemple de la vie de l'Église primitive, telle que décrite dans les Actes des Apôtres.

A long terme, on espère que ces chapitres deviendront des pépinières d'Évêques qui se conduiront davantage selon l'idéal évangélique que selon celui de la noblesse féodale.

Mais ce travail de correction est lent et de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer de l'Église qu'elle abandonne ses richesses et retourne à la pauvreté évangélique.

Ces prédicateurs vont trouver une oreille sympathique au sein d'une population pauvre, à laquelle se joint le bas-clergé.
De là vont naître les grands mouvements de retour à l'Évangile, dont le mot d'ordre est : « suivre nu le Christ nu », qui vont animer tout le XIIIe siècle.

Des milliers de personnes s'attacheront à ces prédicateurs et les suivront dans leurs déplacements.

Dans ces mouvements, l'orthodoxie se mêle à l'hérésie. Celle-ci n'est souvent qu'une réaction excessive devant une situation perçue comme une trahison de l'Évangile.

Le plus souvent, les prédicateurs sont des laïcs ayant reçu un enseignement rudimentaire de l'Évangile.

De ces mouvements de pauvreté naîtront les Ordres mendiants, tels que les Prémontrés, les Franciscains et les Dominicains.

Des écoles de Palencia au Chapitre d'Osma

C'est à cette époque de bouleversements et de renouveau qu'a vécu Dominique. Après avoir reçu un début d'instruction de l'un de ses oncles archiprêtre, il est envoyé à l'université de Palencia, la première d'Espagne, pour apprendre les arts libéraux.

Mais rapidement, Dominique opte pour l'étude de la théologie. Pendant ses études, il se fait remarquer par son application, passant des nuits entières à approfondir sa connaissance de la Bible.

Mais ce zèle à scruter la Parole de Dieu ne le coupe pas du monde dans lequel il vit.

Au cours d'une famine qui frappe toute l'Espagne, Dominique décide de vendre ses manuscrits et tout ce qu'il a afin de venir en aide aux pauvres.


Il disait :

" Je ne veux pas étudier sur des peaux mortes lorsque des hommes meurent de faim !"


Son geste pousse de nombreux maîtres de théologie à l'imiter. La réputation de Dominique parvient bientôt à son Évêque, Diego d'Osma.


Le chapitre des chanoines de sa Cathédrale vient tout juste d'être réformé selon la Règle de saint Augustin.

Voyant l'avantage de s'associer un tel homme pour consolider la réforme entreprise, il demande à Dominique de se faire chanoine. Celui-ci accepte, attiré par la vie de pauvreté et de prière.

Les chanoines se rendent vite compte de la valeur du nouveau venu et le choisissent comme sous-prieur, ce qui en fait le bras droit de l'Évêque.

On remarque son humilité, sa douceur, son attention aux autres. Il ne quitte presque jamais le cloître afin de mieux s'adonner à la Prière, à la méditation de l'écriture ou de textes des Pères de l'Église.

Mais, alors qu'on pourrait croire que Dominique s'est coupé des femmes et des hommes de son temps, il les porte toujours dans son cœur.

Il n'a plus rien à vendre pour secourir les malheureux, mais c'est à eux qu'il pense durant les nuits où une prière intense a remplacé l'étude.

Durant cette prière, il ne cesse alors de demander à Dieu une charité efficace pour travailler au salut du monde.

Très souvent, ces prières s'accompagnent de larmes et de gémissements : " Seigneur, ayez pitié de votre peuple ! Que vont devenir les pécheurs ?"

La mission au Danemark

Cette sollicitude pour le Salut du monde trouve bientôt à s'exercer dans des circonstances fortuites.

Diego d'Osma est chargé par le roi de Castille d'aller négocier le mariage de son fils avec une princesse du Danemark.
L'Évêque se met donc en route avec sa suite, dont fait partie Dominique.

Ils traversent le Sud de la France où sévit l'hérésie Cathare. Celle-ci, profitant des mouvements de pauvreté et de retour à l'Évangile, véhicule sous un extérieur Chrétien, une doctrine dualiste opposant un Dieu bon, créateur des réalités spirituelles, et un Dieu mauvais, créateur du monde matériel.

Dans ce contexte, le détachement des biens de ce monde camoufle un mépris pour tout ce qui est matériel.

Passant la nuit dans une auberge, Dominique apprend que son propriétaire est un cathare. Il discute alors avec lui une partie de la nuit, si bien que l'homme se convertit.

L'Évêque et son sous-prieur poursuivent leur route et arrivent au Danemark. Les négociations ayant favorablement abouties, ils reviennent en Espagne en faire rapport au roi qui les renvoie chercher la fiancée.

Celle-ci étant morte entre temps, Diego fait parvenir la nouvelle au roi et va à Rome avec Dominique pour rencontrer le Pape.

La prédication en Languedoc

Au Danemark, l'Évêque a entendu parler des Cumans, peuple païen aux mœurs barbares. Aussi, demande-t-il au Pape de le relever de la charge de son diocèse afin de pouvoir aller les évangéliser avec son sous-prieur.

Le Pape refuse et les renvoie chez eux.

Sur le chemin du retour, dans le Midi de la France, Diego et Dominique rencontrent les légats du Pape chargés de prêcher l'Évangile et la Foi contre les erreurs cathares.
Les légats se plaignent à Diego du peu de succès de leur mission.
Celui-ci comprend vite que le succès des cathares leur vient de la rigueur et la pauvreté de la vie de leurs prédicateurs.

Aussi, il conseille aux légats de se défaire de leurs escortes et de leurs chevaux et d'aller prêcher l'Évangile à pied, n'emportant que les livres nécessaires.

Diego joint aussitôt le geste à la parole, et part prêcher avec Dominique, accompagné par les légats.
Nous sommes alors en 1206. Pendant deux ans, ils vont prêcher ainsi : à pied et sans escorte, à travers tout le Languedoc.
Leur prédication connaît alors un certain succès. Un groupe de femmes cathares converties, se trouvant de ce fait sans aucun moyen de subsistance, sera rassemblé par Dominique et son Évêque pour former un Monastère à Prouille.
Ce Monastère, embryon de ce qui deviendra l'Ordre des Moniales Dominicaines, sert à Dominique de quartier général après la mort de Diego. Celui-ci disparu, les légats missionnaires se dispersent.

Le début de l'Ordre des Prêcheurs

De 1208 à 1213, Dominique poursuit donc seul l'œuvre de prédication, tout en continuant de prendre soin du Monastère de Prouille.

Il gagne le respect des cathares par la rigueur de sa vie, sa bonne humeur, sa pauvreté, son zèle.
Sur la route, entre les villages, il marche pieds nus. Il mendie son pain et, quand on lui offre le gîte, il couche sur le sol.
Lorsqu'il ne prêche pas ou n'est pas en train d'exhorter quelqu'un à la conversion, il prie et, dès qu'il est près d'une chapelle ou d'une église, il s'y rend pour célébrer l'Eucharistie ou participer à la Prière Liturgique.

Avec le temps, quelques hommes se joignent à lui pour travailler à l'évangélisation. La petite communauté s'installe d'abord dans une église de Fanjeaux.

Puis, comme deux hommes de Toulouse se donnent à lui avec leurs biens, elle se déplace à Toulouse.
Foulques, Évêque de la ville, reconnaît officiellement la communauté avec son projet de prédication en 1215, et lui concède comme revenu une partie de la dîme des pauvres.
Dans le même temps, Dominique confie les six frères qui vivent avec lui à un maître en théologie pour qu'il les instruise.

Foulques de Toulouse se rend à Rome pour participer au IVe Concile de Latran et Dominique l'accompagne, voulant obtenir l'approbation du Pape pour un ordre qui s'appellera l'Ordre des Prêcheurs.

Le Pape promet l'acceptation, à la condition que Dominique et ses frères se choisissent une règle déjà existante.
Revenu auprès d'eux, ils adoptent à l'unanimité la Règle de saint Augustin. Dominique repart pour Rome chercher l'approbation qui lui est alors accordée.

En 1217, Dominique disperse sa petite communauté. Il envoie fonder à Paris et à Bologne, les centres universitaires du temps, de même qu'en Espagne et à Rome.

À partir de ce moment, les choses se précipitent.
Au début, les frères de Dominique suscitent le scepticisme. Mais assez rapidement, leur pauvreté, leur attachement à la prière, leur prédication et leur vie évangélique, leur valent un accueil enthousiaste partout où ils sont.
Par exemple, le couvent de Paris, fondé par deux ou trois frères, en compte près de cinquante à la mort de Dominique, quatre ans plus tard, sans compter ceux qui ont quitté Paris pour fonder ailleurs.

Le premier Chapitre de l'Ordre

Quant à Dominique, il va de couvent en couvent pour exhorter les frères à tenir bon. Toujours il va à pied et quête son pain.
Dans les couvents il n'a ni cellule ni lit et, malgré les fatigues du voyage, il passe toujours ses nuits en Prière dans l'église.

En 1220, il convoque le premier chapitre général de l'Ordre à Bologne en Italie, chaque couvent devant y envoyer un certain nombre de frères.
Une fois qu'ils sont réunis, Dominique leur demande de se choisir un autre supérieur, lui-même s'estimant indigne de cette charge.

Les frères refusent. Puis, ils adoptent les premières Constitutions de l'Ordre, qui règlent la vie des frères en incarnant dans des dispositions concrètes la Règle de saint Augustin.

Ils prennent à ce moment des décisions importantes : l'Ordre doit abandonner ses revenus et chaque couvent doit quêter sa subsistance au jour le jour.
Enfin, pour mieux répondre aux besoins de l'évangélisation, l'Ordre est divisé en provinces.






Saint François d'Assise et Saint Dominique. Cimabue. XIIIe.

La mort de Saint Dominique

Le chapitre terminé, Dominique reprend sa tournée des divers Couvents. Il est aussi chargé par le Pape d'une mission d'évangélisation dans le Nord de l'Italie.

Puis, à l'été 1221, usé par ses marches interminables et par ses veilles incessantes, il tombe malade à Bologne.

Constatant la gravité de son état, il demande à se Confesser et à recevoir la Communion. Il se recommande ensuite aux Frères présents, et leur affirme qu'il leur sera plus utile au Ciel que sur Terre.

Puis il s'éteint pendant que les Frères recommandent son âme à Dieu.

Mort dans la cellule d'un autre, puisqu'il n'en avait dans aucun Couvent, on l'enterre dans l'église, au pied de l'autel, revêtu de la tunique d'un autre.

La sienne, estiment les Frères, est en trop mauvais état: usée, épuisée... comme le pauvre qu'elle habillait.

On peut consulter le Libellus, c'est-à-dire la vie de Saint Dominique racontée par son premier successeur, le Bienheureux Jourdain de Saxe :
http://www.dominicains.ca/Documents/documents_gen/libellus.htm







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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 9 Aoû 2017 - 7:48

Mercredi 09 Août 2017

 Fête de Sainte Thérèse-Bénédicte de La Croix (Edith Stein), Carmélite déchaussée, Martyre à Oswiecin (Auschwitz) en Pologne, Copatronne de l'Europe (1891-1942).


Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein) est Patronne de l'Europe avec les Saints Cyrille et Méthode, Sainte Brigitte de Suède, Sainte Catherine de Sienne et Saint Benoît.


La statue de Sainte Edith Stein est faite de marbre et c'est un don de l'Archevêché de Cologne, qui a confié l'œuvre à l'artiste Paul Nagel.

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1110064_edith_stein

Pour la cérémonie de Bénédiction de la statue, étaient présents l'Archevêque de Cologne, le Cardinal Meisner, le sculpteur et le couple de donateurs de l'œuvre, Wolfgang et Brigitte Hirsch.


Ce matin, au cours de l'audience, Benoît XVI s'est adressé aux pèlerins germanophones et leur a dit:

"J'adresse une salutation cordiale aux pèlerins de l'évêché de Cologne sous la conduite du Cardinal Meisner à l'occasion de la Bénédiction de la statue d'Edith Stein dans la Basilique Saint Pierre."

Edith Stein, née en 1891 en Allemagne dans une famille Juive, philosophe, convertie au Christianisme et devenue Carmélite, est morte gazée le 9 Août 1942 au camp d'extermination nazi d'Auschwitz où elle avait été déportée comme Juive.

Elle est devenue Sainte pour les Catholiques en 1998 sous le nom de "Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix".

Saint Jean Paul II l'avait également proclamée en 1999 Co-Patronne de l'Europe en même temps que deux Saintes du XIVème siècle, Brigitte de Suède et Catherine de Sienne.

Edith Stein est la première Juive convertie Canonisée par l'Église Catholique.

Aux séminaristes à Altotting, le Pape Benoît XVI disait:

Je voudrais citer à ce propos une belle parole d'Edith Stein, la Sainte Co-Patronne de l'Europe, qui écrit dans l'une de ses lettres:


"Le Seigneur est présent dans le Tabernacle avec Divinité et Humanité. Il est là, non pas pour Lui-même, mais pour nous: car sa Joie est d'être avec les hommes. ► Benoît XVI à ses séminaristes: être avec Lui et être envoyéshttp://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2109063_vepres_altott

Et à Auschwitz Benoît XVI rappelait:

« Ici, les mots perdent leur sens, seul un silence ébranlé peut rester – un silence qui est un cri nécessaire adressé à Dieu :

Pourquoi as-tu gardé le silence ? »


C’est ainsi qu’il va commencer son discours.

Sur la pierre en allemand, il pense à Edith Stein, que Jean-Paul II avait Canonisée, « Juive et Allemande, qui a disparu avec sa sœur dans la nuit épouvantable du camp de concentration de l’Allemagne nazie », et qui appartient aux « témoins de la Vérité et du Bien, qui n’avait pas non plus disparu de notre peuple ».

La vie d'Edith Stein sur le site du Carmel de France: ► Edith Stein
http://www.carmel.asso.fr/-Ste-Edith-Stein-Therese-Benedicte-de-la-Croix-


Texte intégral de la catéchèse : Benoît XVI nous invite à vivre inlassablement la beauté de la foi chrétiennehttp://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1110067_texte_integral




http://www.zenit.org/fr/articles/une-statue-d-edith-stein-au-vatican-benediction-de-benoit-xvi

Une statue d’Edith Stein au Vatican : Bénédiction de Benoît XVI

Hommage à la Co-Patronne de l’Europe

ROME, Mercredi 11 Octobre 2006 (ZENIT.org)https://zenit.org/

– Une statue de la philosophe Juive allemande, devenue Carmélite, et assassinée à Auschwitz, Edith Stein, placée dans la partie extérieure de l'abside de la Basilique Saint Pierre dans une niche entre les patrons de l'Europe, a été Bénie par le Pape Benoît XVI au terme de l’audience générale de ce mercredi.

Rappelons que le Pape Jean-Paul II qui a Béatifié et puis Canonisé, il y a 8 ans, Edith Stein, l’a également donnée comme Co-Patronne de l’Europe, lors de l’ouverture du deuxième synode pour l’Europe, le 1er Octobre 1999, aux côtés de la Sainte suédoise Brigitte et de la mystique italienne Catherine de Sienne – et après trois patrons, Benoît de Nursie et les deux frères de Thessalonique, Cyrille et Méthode. La statue est placée dans une niche extérieure de la Basilique.

La grande philosophe Juive, née à Breslau un jour de Kippour, a embrassé la Foi Chrétienne à trente ans passés, après avoir lu la vie de Thérèse d’Avila.

Lorsque les lois raciales allemandes ne lui ont plus permis d’enseigner, elle entra au Carmel de Cologne où elle fut rejointe par une de ses sœurs.


Devant la menace nazie, elle partit au Carmel en Hollande, où elle fut arrêtée : « Allons pour notre peuple » dit-elle en partant pour le camp de concentration.


Elle fut déportée au camp d’Auschwitz où elle fut assassinée dès son arrivée, dans la chambre à gaz en Août 1942.

Benoît XVI lui a rendu hommage lors de son voyage en Pologne, qui l’a conduit Auschwitz, le 28 Mai dernier (cf. Discours à Auschwitz)http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/speeches/2006/may/documents/hf_ben-xvi_spe_20060528_auschwitz-birkenau.html

« J’ai ressenti comme un profond devoir de m'arrêter de façon particulière également devant la stèle en langue allemande.
De là apparaît devant nous le visage d'Edith Stein, Thérèse Bénédicte de la Croix: Juive et allemande, disparue, avec sa sœur, dans l'horreur de la nuit du camp de concentration allemand-nazi; comme Chrétienne et Juive, elle accepta de mourir avec son peuple et pour son peuple », disait Benoît XVI.

Née dans la ville alors allemande de Breslau (actuellement Wroclaw, en Pologne), dans une famille Juive, Edith Stein fit de brillantes études de philosophie à l’école du phénoménologue Husserl, et devint professeur à l'université.

En 1922, à 31 ans, elle découvrit la Foi Catholique grâce à l’autobiographie de Sainte Thérèse d’Avila, trouvée chez une amie protestante dont le témoignage Chrétien l’avait touchée.


Et elle reçut le Baptême, malgré la douleur qu’elle savait infliger à sa mère, Juive profondément croyante.

Elle continua sa recherche philosophique et devint une brillante traductrice de Saint Thomas d’Aquin.


Mais les lois racistes la privèrent de sa chaire: elle entra au Carmel de Cologne, reçut le nom de Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix.

Elle se jeta dans l'étude de Saint Jean de la Croix.

Mais le danger se rapprochait. Elle partit pour le Carmel d'Echt, en Hollande, accompagnée de sa sœur aînée, Rosa, qui l’avait rejointe dans sa Foi au Christ Jésus et au Carmel, sans pour autant se faire Moniale.


Elles furent arrêtées, alors que la prot estation des Évêques Catholiques de Hollande contre les discriminations imposées aux Juifs par les nazis avait déchaîné des représailles aussi contre les Juifs Catholiques.

Des témoins ont attesté l’attitude admirable des deux sœurs dans le camp hollandais et dans le convoi pour Auschwitz.
Même au moment d’entrer dans la chambre à gaz, le 9 Août 1942, Edith Stein, dirent-ils, était « calme ».






Statue d'Edith Stein à Brockton (Etats-Unis)

       Ces paroles furent prononcées par le Pape Jean-Paul II à l'occasion de la Béatification d'Édith Stein à Cologne, le 1er Mai 1987.

Qui fut cette femme ? Quand, le 12 octobre 1891, Édith Stein naquit à Wroclaw (à l'époque Breslau), la dernière de onze enfants, sa famille fêtait le Yom Kippour, la plus grande Fête juive, le jour de l'expiation.

« Plus que toute autre chose cela a contribué à rendre particulièrement chère à la mère sa plus jeune fille ».

Cette date de naissance fut pour la Carmélite presque une prédiction. Son père, commerçant en bois, mourut quand Édith n'avait pas encore trois ans.

Sa mère, femme très religieuse, active et volontaire, personne vraiment admirable, restée seule, devait vaquer aux soins de sa famille et diriger sa grande entreprise ; cependant elle ne réussit pas à maintenir chez ses enfants une Foi vivante.

Édith perdit la Foi en Dieu ; « En pleine conscience et dans un choix libre je cessai de Prier ». Elle obtint brillamment son diplôme de fin d'études secondaires en 1911 et commença des cours d'allemand et d'histoire à l'Université de Wroclaw, plus pour assurer sa subsistance à l'avenir que par passion.

La philosophie était en réalité son véritable intérêt. Elle s'intéressait également beaucoup aux questions concernant les femmes.

Elle entra dans l'organisation « Association Prussienne pour le Droit des Femmes au Vote ». Plus tard elle écrira : « Jeune étudiante, je fus une féministe radicale. Puis cette question perdit tout intérêt pour moi. Maintenant je suis à la recherche de solutions purement objectives ».

       En 1913, l'étudiante Édith Stein se rendit à Göttingen pour fréquenter les cours d'Edmund Husserl à l'université ; elle devint son disciple et son assistante et elle passa aussi avec lui sa thèse.

À l'époque Edmund Husserl fascinait le public avec son nouveau concept de vérité : le monde perçu existait non seulement à la manière kantienne de la perception subjective.

Ses disciples comprenaient sa philosophie comme un retour vers le concret. « Retour à l'objectivisme ».

La phénoménologie conduisit plusieurs de ses étudiants et étudiantes à la Foi chrétienne, sans qu'il en ait eu l'intention.

À Göttingen, Édith Stein rencontra aussi le philosophe Max Scheler. Cette rencontre attira son attention sur le Catholicisme. Cependant elle n'oublia pas l'étude qui devait lui procurer du pain dans l'avenir.

       En janvier 1915, elle réussit avec distinction son examen d'État. Elle ne commença pas cependant sa période de formation professionnelle.

Alors qu'éclatait la première guerre mondiale, elle écrivit : « Maintenant je n'ai plus de vie propre ».

Elle fréquenta un cours d'infirmière et travailla dans un hôpital militaire autrichien. Pour elle ce furent des temps difficiles.

Elle soigna les malades du service des maladies infectieuses, travailla en salle opératoire, vit mourir des hommes dans la fleur de l'âge.

À la fermeture de l'hôpital militaire en 1916, elle suivit Husserl à Fribourg-en-Brisgau, elle y obtint en 1917 sa thèse « summa cum laudae » dont le titre était : « Sur le problème de l'empathie ».

image: http://reflexionchretienne.e-monsite.com/medias/images/edith-stein.jpg


     Il arriva qu'un jour elle put observer comment une femme du peuple, avec son panier à provisions, entra dans la Cathédrale de Francfort et s'arrêta pour une brève Prière.

« Ce fut pour moi quelque chose de complètement nouveau. Dans les synagogues et les églises protestantes que j'ai fréquentées, les croyants se rendent à des offices.

En cette circonstance cependant, une personne entre dans une église déserte, comme si elle se rendait à un colloque intime. Je n'ai jamais pu oublier ce qui est arrivé ».

Dans les dernières pages de sa thèse elle écrit : « Il y a eu des individus qui, suite à un changement imprévu de leur personnalité, ont cru rencontrer la Miséricorde Divine ».



Comment est-elle arrivée à cette affirmation ? Édith Stein était liée par des liens d'amitié profonde avec l'assistant de Husserl à Göttingen, Adolph Reinach, et avec son épouse.

Adolf Reinach mourut en Flandres en novembre 1917.

Édith se rendit à Göttingen. Le couple Reinach s'était converti à la Foi évangélique. Édith avait une certaine réticence à l'idée de rencontrer la jeune veuve.

Avec beaucoup d'étonnement elle rencontra une croyante. « Ce fut ma première rencontre avec La Croix et avec la force Divine qu'elle transmet à ceux qui la portent [...">

Ce fut le moment pendant lequel mon irréligiosité s'écroula et Le Christ resplendit ». Plus tard elle écrivit :

« Ce qui n'était pas dans mes plans était dans les plans de Dieu. En moi prit vie la profonde conviction que -vu du côté de Dieu- le hasard n'existe pas ; toute ma vie, jusque dans ses moindres détails, est déjà tracée selon les plans de la providence divine et, devant le regard absolument clair de Dieu, elle présente une unité parfaitement accomplie ».

       À l'automne 1918, Édith Stein cessa d'être l'assistante d'Edmund Husserl. Ceci parce qu'elle désirait travailler de manière indépendante.

Pour la première fois depuis sa conversion, Édith Stein rendit visite à Husserl en 1930. Elle eut avec lui une discussion sur sa nouvelle Foi à laquelle elle aurait volontiers voulu qu'il participe.

Puis elle écrit de manière surprenante : « Après chaque rencontre qui me fait sentir l'impossibilité de l'influencer directement, s'avive en moi le caractère pressant de mon propre holocauste ».

Édith Stein désirait obtenir l'habilitation à l'enseignement. À l'époque, c'était une chose impossible pour une femme.

Husserl se prononça au moment de sa candidature : « Si la carrière universitaire était rendue accessible aux femmes, je pourrais alors la recommander chaleureusement plus que n'importe quelle autre personne pour l'admission à l'examen d'habilitation ».

Plus tard on lui interdira l'habilitation à cause de ses origines juives. Édith Stein retourna à Wroclaw.

Elle écrivit des articles sur la psychologie et sur d'autres disciplines humanistes.

Elle lit cependant le Nouveau Testament, Kierkegaard et le livre des exercices de saint Ignace de Loyola.

Elle s'aperçoit qu'on ne peut seulement lire un tel écrit, il faut le mettre en pratique. Pendant l'été 1921, elle se rendit pour quelques semaines à Bergzabern (Palatinat), dans la propriété de Madame Hedwig Conrad-Martius, une disciple de Husserl.

Cette dame s'était convertie, en même temps que son époux, à la Foi évangélique.



Un soir, Édith trouva dans la bibliothèque l'autobiographie de Thérèse d'Avila. Elle la lut toute la nuit. « Quand je refermai le livre, je me dis : ceci est la vérité ».

Considérant rétrospectivement sa propre vie, elle écrira plus tard : « Ma quête de vérité était mon unique prière ».

       Le 1er janvier 1922, Édith Stein se fit Baptiser. C'était le jour de la circoncision de Jésus, de l'accueil de Jésus dans la descendance d'Abraham.

Édith Stein était debout devant les fonds baptismaux, vêtue du manteau nuptial blanc de Hedwig Conrad-Martius qui fut sa marraine.


]


PLEINEMENT SOLIDAIRE DE SON PEUPLE

C’est alors que, pleinement solidaire de son peuple, elle franchit le 14 octobre 1933 la clôture du carmel de Cologne, laissant derrière elle activités universitaires et grandes amitiés.

Le 15 avril, elle prend l’habit sous le nom de Sœur Thérèse-Bénédicte de La Croix.

Thérèse en l’honneur de la Sainte d’Avila ; Bénédicte en mémoire de Saint Benoît et sans doute en référence à l’importance de la Bénédiction dans le judaïsme ; la Croix, parce qu’elle ne cesse d’en approfondir le mystère.

Elle s’adapte avec souplesse à la vie du Carmel, sans cesser son travail intellectuel. Elle écrit ainsi L’être fini et l’Être éternel, qui traite de la puissance de la grâce et du mystère de la liberté humaine. Elle compose aussi des poèmes.

En septembre 1936, elle renouvelle ses vœux tandis qu’à l’autre bout de l’Allemagne, sa mère, douloureusement affectée par sa conversion, meurt.

Héritant de son livre de prières juives, Edith retrouve, mais éclairée par « la lumière obscure » qui pour elle désormais irradie de La Croix, la richesse spirituelle d’Israël.

Dans une lettre à un religieux, elle écrit :

« Vous ne pouvez imaginer ce que signifie pour moi d’être fille du Peuple élu : c’est appartenir au Christ non seulement par l’esprit, mais par le Sang. »



CHACUN EST RESPONSABLE DE TOUS

Le 21 avril 1938, elle prononce sa Profession perpétuelle. Sept mois plus tard, après la terrible « Nuit de cristal » des 9 et 10 Novembre, elle se laisse convaincre de quitter Cologne pour trouver refuge aux Pays-Bas, au Carmel d’Echt où la rejoint sa sœur Rosa, Baptisée comme elle.

Là, à la demande de la Prieure, elle rédige une étude sur Saint Jean de la Croix, La Science de la Croix, qui restera inachevée.

Elle s’efforce par ailleurs de penser la solidarité, affirmant que chacun est responsable de tous, comme la haine d’un seul enténèbre le monde.

En 1939, elle remet un billet à sa Prieure :

« Permettez-moi de m’offrir en holocauste au Cœur de Jésus pour demander la Paix véritable… ».



Le 10 mai 1940, les troupes allemandes envahissent les Pays-Bas.

Bientôt y règne l’idéologie nazie, resserrant sans cesse les mailles du filet autour de la communauté juive.

Le 26 juillet 1942, les évêques catholiques du pays font lire dans toutes les paroisses un texte de protestation.

Le lendemain, l’arrestation des Juifs devenus Catholiques est décrétée. Parmi eux, Edith Stein et sa sœur Rosa, réfugiées au Carmel d’Echt (Pays-Bas). Brillante intellectuelle, elle fut constamment animée d'une profonde quête de Vérité…

« La personne qui cherche la Vérité est peut-être plus proche de Dieu qui est la Vérité,
et ainsi plus proche de son propre coeur, qu'elle ne le pense ». (La science de la Croix)




Pour un autre approfondissement. La lettre de l’Abbaye de Clairval.
> > > Sainte Thérèse-Bénédicte de La Croix (Edith Stein)

http://www.clairval.com/lettres/fr/99/c2avril99.htm



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 10 Aoû 2017 - 7:49

Jeudi 10 Août 2017

Fête de Saint Laurent de Rome, Diacre et Martyr († en 258).


Saint Laurent de Rome

Diacre et martyr à Rome (✝ 258)

La "passio" de St Laurent, rédigée au moins un siècle après sa mort, n'est pas crédible ( ?).


Le récit prétend que Laurent, diacre du Pape saint Sixte IIhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/1627/Saint+Sixte+II.html, fut mis à mort trois jours après le martyre de ce dernier et qu'il fut brûlé à petit feu sur un gril, ce qu'on ne souhaite à personne.

La plupart des auteurs modernes estiment qu'il fut décapité, comme Sixte.

Quoiqu'on pense de la valeur des "acta", il n'en reste pas moins que Laurent a toujours été vénéré, en Orient comme en Occident, comme le plus célèbre des nombreux martyrs romains (voir la liste chronologique, autour des années 258-259...).


Les écrits des saints Ambroise,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/230/Saint+Ambroise+de+Milan.html Léon le Grand,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12/Saint+L%25E9on+le+Grand.html Augustin et Prudence http://nominis.cef.fr/contenus/saint/6527/Saint+Prudence.htmltémoignent de ce culte.

Son nom est cité dans la première Prière Eucharistique.

Il est représenté comme diacre, tenant un gril ou couché dessus.


Diacre de l'Église de Rome, auprès du Pape saint Sixte II, il a pour fonction d'être le gardien des biens de l'Église.

Lorsque l'empereur Valérien prend un édit de persécution interdisant le culte chrétien, même dans les cimetières, il est arrêté en même temps que le Pape et les autres diacres.

Ils sont immédiatement mis à mort, mais lui est épargné dans l'espoir qu'il va livrer les trésors de l'Église.

Voyant le Pape marcher à la mort, Laurent pleure.

Est-il donc indigne de donner sa vie pour Le Christ?

Saint Sixte le rassure, il ne tardera pas à le suivre. Sommé de livrer les trésors, il rassemble les pauvres, les infirmes, les boiteux, les aveugles.

"Voilà les trésors de l'Église."

Il est condamné à être brûlé vif sur le gril. Il a encore le sens de l'humour et un courage extraordinaire :

"C'est bien grillé de ce côté, tu peux retourner," dira-t-il au bourreau.

Il fut l'un des martyrs les plus célèbres de la Chrétienté.


Au Moyen Age, avec Saint Pierre et Saint Paul, il était le patron de la Ville éternelle où 34 églises s'élevaient en son honneur. 84 communes françaises portent son nom.


Si l'éloquence entraîne, le martyre persuade. Cette admirable force d'âme fortifiait les autres en leur donnant le modèle de ses souffrances."

Dans notre église - Saint-Pierre à Denguin en Béarn (Pyrénées Atlantiques) http://www.diocese-bayonne.org/spip.phpquearticle454.html- se trouve une copie de son martyre par Rubens en 1622.

Il y est invoqué pour guérir les brûlures, les maladies de peau...

Dans son désir de partager le sort du Pape Sixte II jusque dans son martyre, comme le rapporte Saint Léon le Grand, quand il reçut l’ordre de livrer les trésors de l’Église, il montra au tyran les pauvres, nourris et vêtus aux frais de l’Église, et au bout de trois jours, il triompha des flammes et même les instruments de son supplice devinrent les signes de sa victoire.


Ses restes furent déposés à Rome, sur la voie Tiburtine, au cimetière de Cyriaque (le Campo Verano).


Martyrologe romain


"Le feu matériel brûlait le corps du Bienheureux Laurent, mais l'Amour intérieur du Sauveur dont son cœur était enflammé adoucissait l'ardeur extérieure"

Saint Augustin.





Cette verrière représente le dernier supplice que fit subir l’empereur Valérien à Saint Laurent le 10 Août de l’année 258.

PAROISSE SAINT CHARLES —- MONTE CARLO
Oblats de Saint François de Sales
10 avenue Saint Charles — 98000 Monaco

https://stcharles.diocese.mc/fr/paroisses/Saint-Charles

Valérien avait donné quatre jours au diacre Laurent pour livrer les richesses de l'Église.


Ce délai expiré, Laurent revint, suivi d'une troupe de misérables et d'éclopés.

"Tiens, les voilà, nos richesses, dit-il en les présentant."

L’Empereur, ne pouvant dompter l’héroïsme de Laurent, le fit étendre en sa présence, sur un lit de fer en forme de gril.

Il fit allumer dessous un feu, pour le faire rôtir à loisir.


Pendant qu’il est dans une torture aussi intolérable, l’empereur au lieu d’en avoir compassion, l’insulte du haut de son trône et le presse de sacrifier à ses dieux.

Les bourreaux apportent du charbon et attisent le feu ; mais Saint Laurent, toujours inébranlable, dit d’un visage riant à l’empereur : “ma chair est assez rôtie d’un côté, tourne-la donc de l’autre” et ensuite il lui dit : “ma chair est présentement assez cuite tu peux en manger.”

Au dessus du Saint on voit un ange qui tient entre ses mains, la couronne et la palme dues à son triomphe.

Les vases sacrés, que Saint Sixte lui avait confiés et ordonné de distribuer aux pauvres, sont ici rappelés ainsi que la palme et l’instrument du martyre et par les inscriptions


“Facultates ecclesiae quas requirir pauperes in celestes thesauros portaverunt; Assatum est, versa et manduca.”




http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cclergy/documents/rc_con_cclergy_doc_19022000_slaur_fr.html





Saint Laurent de Rome. Peinture de Carlo Crivelli.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Crivelli_%28peintre%29

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 11 Aoû 2017 - 7:22



Vendredi 11 Août 2017

Fête de Sainte Claire d'Assise, Vierge et Fondatrice de l’Ordre des Clarisses (1194-1253).


(Photo d’une image de Ste Claire donnée lors de la Neuvaine précédent sa Fête par nos Sœurs Clarisses de Tahiti en 2012).



Sainte Claire d’Assise
Vierge et Fondatrice des Clarisses
(1193-1253)

Claire, naît en 1193 en Assise (Italie), dans la noble famille de Favarone di Offreduccio, de Bernardino et de Ortolana.

Dès son enfance, on put admirer en elle un vif attrait pour la retraite, l'oraison, le mépris du monde, l'amour des pauvres et de la souffrance ; sous ses habits précieux, elle portait un cilice.

À l'âge de seize ans, fortement émue de la vie si sainte de François d'Assise, elle va lui confier son désir de se donner toute à Dieu.


Le Saint la pénètre des flammes du Divin Amour, accepte de diriger sa vie, mais il exige des actes : Claire devra, revêtue d'un sac, parcourir la ville en mendiant son pain de porte en porte.

Elle accomplit de grand cœur cet acte humiliant, et, peu de jours après, quitte les livrées du siècle, reçoit de François une rude tunique avec une corde pour lui ceindre les reins, et un voile grossier sur sa tête dépouillée de ses beaux cheveux.

Elle triomphe de la résistance de sa famille.

Quelques jours après, sa sœur Agnès la supplie de l'agréer en sa compagnie, ce que Claire accepte avec joie, en rendant grâce au Ciel.

« Morte ou vive, qu'on me ramène Agnès ! » s'écria le père, furieux à cette nouvelle ; mais Dieu fut le plus fort, et Agnès meurtrie, épuisée, put demeurer avec sa sœur

. Leur mère, après la mort de son mari, et une de leurs sœurs, vint les rejoindre.

La Communauté fut bientôt nombreuse et florissante ; on y vit pratiquer, sous la direction de Claire, devenue, quoique jeune, une parfaite maîtresse de vie spirituelle, une pauvreté admirable, un détachement absolu, une obéissance sublime :

l'Amour de Dieu était l'âme de toutes ses vertus.

Claire dépassait toutes ses Sœurs par sa mortification ; sa tunique était la plus rude, son cilice le plus terrible à la chair; des herbes sèches assaisonnées de cendre formaient sa nourriture ; pendant le Carême, elle ne prenait que du pain et de l'eau, trois fois la semaine seulement.


Longtemps elle coucha sur la terre nue, ayant un morceau de bois pour oreiller.

Claire, supérieure, se regardait comme la dernière du Couvent, éveillait ses Sœurs, sonnait Matines, allumait les lampes, balayait le Monastère.


Elle voulait qu'on vécût dans le couvent au jour le jour, sans fonds de terre, sans pensions et dans une clôture perpétuelle.

Elle est célèbre par l'expulsion des Sarrasins, qui, après avoir pillé la ville, voulaient piller le couvent.


Elle pria Dieu, et une voix du Ciel cria :

« Je vous ai gardées et je vous garderai toujours. » ; malade, se fit transporter à la porte du Monastère, et, le Ciboire en main, mit en fuite les ennemis.


Claire, le 11 Août 1253, quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.







François d'Assise recevant la profession de Foi de Claire.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2010/documents/hf_ben-xvi_aud_20100915.html

Claire d’Assise


Et plus encore : CLAIRE D'ASSISE QUI EST-ELLE ?http://www.clarissesval.ca/clairedoc-01.htm





Extrait :

Pour découvrir cet évènement du miracle de l’Eucharistie chassant les assaillants du couvent, et voir ce que Maria Valtorta a reçu en vision et en révélation :


Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta du 12 Août 1945 (dans les Cahiers de 1945 à 1950).


Maria Valtorta raconte la vision qu’elle reçoit.


C’est certain, ce que je vois ne paraîtra pas être une vision impossible à avoir, puisqu’une foule de personnes connaissent cet évènement :


Il s’agit du miracle des assaillants du couvent d’Assise chassés par Sainte Claire.

Un bien pauvre petit couvent, très bas, dont le toit plonge en avant, avec un petit cloître qui crie le grand mot franciscain par toutes ses pierres : « Pauvreté », des couloirs sombres, courts, étroits, sur lesquels s’ouvrent les portes des cellules.

Epouvante et douleur agitent cette pauvre demeure de paix. Le couvent bruisse comme une ruche de voix en Prières et de gémissements.


Ce petit couvent ressemble vraiment à une ruche effrayée par une invasion. Le bruit de combats extérieurs pénètre même, unissant ses cris féroces aux voix en Prière.

Je ne sais si c’est une sœur converse qui apporte la nouvelle que les hordes ennemies tentent d’envahir le couvent, ou si c’est quelque habitant d’Assise qui avertit les Clarisses du péril.


Je sais en revanche que la panique atteint son comble, tandis que toutes se précipitent vers la cellule de l’abbesse.


Cette dernière, prosternée en Prière au bord de sa couche, se lève, pâle, épuisée, mais très belle et solennelle, pour accueillir ses filles apeurées.

Elle les écoute et leur ordonne de descendre au chœur en bon ordre et avec Foi, en respectant le silence de la Règle, « car, dit-elle, rien, aussi terrible soit-il, ne doit faire oublier la sainte Règle ».


Elle les suit et entre dans le petit et pauvre chœur au-delà duquel commence une petite église barricadée, obscure.


Il n’y a que deux courtes flammes : l’une dans l’église, l’autre dans le chœur, qui brillent paisiblement devant le Ciboire, là-bas pour les âmes du monde qui oublient si facilement Dieu, de ce côté pour les âmes de Jésus qui reconnaissent en cette petite flamme perpétuelle le symbole de ce qu’elles sont.

Sursautant à chaque hurlement plus fort et plus proche, elles Prient. Et quand l’une d’elle, une converse certainement, entre en criant sans retenue pour le lieu : « Mère, ils sont à la porte ! », les Clarisses se courbent comme si elles étaient frappées à mort.
Pas Sainte Claire. Au contraire, elle se lève, va au centre exact du chœur et dit :


« N’ayez pas peur. Ce sont des hommes, et ils sont dehors. Nous, nous sommes ici, à l’intérieur, et avec Jésus.


Rappelez-vous Sa Parole :

« Pas un cheveu ne tombera de votre tête ».

Nous sommes ses colombes. Il ne permettra pas que les éperviers les profanent ».

Au dehors, la vague du tumulte se fait plus forte, démentant ses paroles.

Mais elle ne s’effraie pas.


Voyant que les Clarisses sont trop terrorisées pour vaincre le doute et l’épouvante, elle s’adresse à Dieu :


« Mon doux Jésus, Pardonne à ta pauvre Claire d’oser mettre la main là où seul un Prêtre peut le faire.

Mais il n’y a ici que Toi et nous.

L’une de nous doit donc te dire :

« Viens ».

Mes mains sont lavées par les larmes.

Elles peuvent toucher Ton trône ».

Claire s’avance résolument vers le Ciboire, l’ouvre, en prend non pas l’ostensoir, comme on dit, mais une custode semblable à une pyxide.

Celle-ci n’est pas en métal précieux, elle me semble en ivoire ou en nacre, du moins à l’extérieur et à ce que la faible lumière me permet de distinguer.


Elle le prend et le tient avec le respect avec lequel elle tiendrait L’Enfant-Dieu.

D’un pas assuré, elle descend les quelques marches et se dirige en psalmodiant vers la porte du couvent, tandis que les sœurs la suivent, tremblantes mais subjuguées.


-Ouvre la porte, ma fille.
-Mais ils sont là, dehors !!! Entendez-vous comme ils crient et comme ils frappent ???
-Ouvre la porte, ma fille.
-Mais ils vont se ruer à l’intérieur !!!
-Ouvre la porte !!! Par respect de l’obéissance !!!


D’abord douce et persuasive, Claire prend un ton impérieux qui ne souffre aucune tergiversation.

Elle est tout à la fois l’ancienne feudataire habituée à commander et la grande abbesse qui rappelle à l’obéissance.

La Clarisse ouvre, avec un gémissement et un tremblement qui ralentit l’opération, et les autres, derrière l’abbesse, tremblent tout autant.


Elles se signent en fermant les yeux, prêtes au martyre, elles descendent leur voile pour mourir voilées.

Finalement la porte est entrouverte.


Les hurlements des assaillants se changent en cris de victoire et, cessant d’utiliser leurs armes, ils se mettent à courir vers la porte qui s’ouvre.

Claire, le visage aussi blanc que le reliquaire qu’elle tient bien haut, en guise d’unique voile à son visage de moniale, fait deux pas au-delà du seuil, puis trois, puis cinq.

Je ne sais si elle voit ce qu’elle a en face d’elle, sa terre, ses ennemis. Je ne le pense pas.

Ses yeux ne font qu’Adorer Le Très Saint Sacrement qu’elle porte.


Grande et très maigre, épuisée comme elle l’est, blanche comme un lys, le pas lent, elle donne l’impression d’être un ange ou un fantôme.


A moi, elle me paraît un ange, pour les autres, elle doit ressembler à un fantôme.

Leur assurance se brise. Ils s’arrêtent et, quand ils la voient faire un nouveau pas en avant, ils fuient en désordre.

C’est alors que Claire vacille, se courbe, comme si elle était prête de tomber, et se dépêche de repasser le seuil.


« Ils se sont enfuis. Que Le Seigneur soit Béni !!! Maintenant …maintenant soutenez votre mère, afin que je puisse Le rapporter sur Son Autel ».

« Chantez, mes filles, et soutenez-moi. Votre mère est maintenant bien fatiguée !!! ».

Effectivement, elle a le visage d’un mourant, comme si elle y avait laissé toutes ses forces.

Mais elle a aussi un sourire tellement doux, et tellement de forces dans ses mains pâles pour tenir la custode !!!


Elles entrent dans le chœur et Claire dépose le reliquaire dans Le Ciboire en entonnant le « Te Deum », après quoi elle reste, effondrée, sur les marches de l’autel, comme morte, pendant que les Clarisses poursuivent l’hymne de Grâces.


Voilà ce que je vois.


Et pour moi, il y a seulement quelques mots de Sainte Claire, dans ses vêtements paradisiaques (au Ciel), pas ceux des Clarisses (sur Terre) :

Sainte Claire dit à Maria Valtorta :


Avec cela (elle désigne Le Saint-Sacrement), on peut tout vaincre.

Il sera la grande force du Paradis et de la Terre aussi longtemps qu’il existe des besoins terrestres.


Par les mérites infinis du très Saint Corps qui s’est anéanti pour nous, nous, les saints du Ciel, obtenons des Grâces pour vous, et grâce à Lui vous remportez des victoires.


Loué soit L’Agneau Eucharistique !!! Que Le Seigneur t’accorde Paix et Bénédiction.




http://www.diocesedepapeete.com/medias/files/8eme-centenaire-des-clarisses.pdf


François d'Assise recevant la profession de Foi de Claire.
Enluminure, v. 1435.

Prières à Sainte Claire d'Assise


Patronne de la Télévision

Sainte Claire d'Assise, toi qui as appris, en contemplant sans te lasser la Beauté du visage du Christ, parfaite Icône de la Gloire de Dieu et miroir de l'homme transfiguré‚ à "voir" la dimension intérieure des êtres et des choses, aide-nous à Purifier et à convertir notre regard.

Sainte Claire, toi notre sœur sur les chemins de la Foi, accorde-nous ce regard du "cœur", illuminé par la lumière de L'Esprit, capable de discerner, à travers l'épaisseur des événements quotidiens, la lumineuse et discrète Présence du Christ qui éclaire la face cachée des hommes et de notre histoire.

Sainte Claire d'Assise, toi dont le cœur brûlant d'amour a pu "voir" et "entendre", à distance, la joyeuse Célébration de Noël en l'église Saint-François, accorde-nous la grâce de "voir" le Royaume de l'Amour qui émerge lentement, à travers tant d'hommes et de femmes, qui inventent, jour après jour, de nouvelles manières de vivre, de partager, d'espérer et "d'entendre" ceux qui crient la vérité.

Sainte Claire d'Assise, Toi la Pauvre Dame, qui vécus toute ta vie dans le silence du cloître, puisque, par un étrange humour dont Dieu a le secret, tu es devenue la patronne de la télévision, accorde aux hommes du XXIe siècle la grâce de découvrir que l'Adoration est la première école du regard, et que pour bien communiquer, il faut surtout être "câblé" sur le cœur où habite L'Esprit.
Amen.




Lecture.

Aussi Sœur très chère,(…)soyez fortifiée dans le saint service commencé avec le désir ardent du Pauvre Crucifié, qui pour nous tous supporta La Passion de La Croix, nous arrachant au pouvoir du prince des ténèbres, dans les liens duquel nous étions tenus liés à cause de la transgression de notre premier parent, et nous réconciliant avec Dieu le Père.


Ô bienheureuse pauvreté, qui, à ceux qui l’aiment et qui l’embrassent, procure les richesses éternelles !


Ô sainte pauvreté, à ceux qui l’ont et qui la désirent est promis par Dieu le royaume des cieux
et sont présentées sans aucun doute l’éternelle gloire et la vie bienheureuse !


Ô pieuse pauvreté, que le Seigneur Jésus Christ , qui régissait et régit le Ciel et la Terre, et qui dit et les choses furent faites, a daigné par-dessus tout embrasser !


(Claire d’Assise, Première lettre à Agnès 14-16).


Prière.


Dans ta Miséricorde, Seigneur, tu as conduit Sainte Claire à l’Amour de la Pauvreté ; à sa Prière, accorde-nous de suivre Le Christ avec la même Pauvreté de cœur afin de pouvoir te Contempler dans le Royaume des Cieux. Par Jésus Christ.


Mémoire.

Mémoire de Sainte Claire, vierge. Première plante des pauvres Dames de l’Ordre des Mineurs, elle suivit Saint François d’Assise et mena au Couvent de Saint-Damien une vie très austère, mais riche d'œuvres de charité et de piété.

Aimant par-dessus tout la pauvreté, elle n’accepta jamais de s’en écarter, pas même dans l’extrême indigence ou dans la maladie.

Elle mourut à Assise en 1253.


Ce que tu tiens, tiens-le. Ce que tu fais, fais-le et ne le lâche pas. Mais d’une course rapide, d’un pas léger, sans entraves aux pieds, pour que tes pas ne ramassent pas la poussière, sûre, joyeuse et alerte, marche prudemment sur le chemin de la béatitude.

Sainte Claire à Sainte Agnès de Prague



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 12 Aoû 2017 - 7:36

Samedi 12 Août 2017

Fête de Sainte Jeanne-Françoise de Chantal, Co-Fondatrice de la Visitation avec Saint François de Sales (1572-1641).


Sainte Jeanne-Françoise de Chantal

Fondatrice de la Visitation (✝ 1641)

Jeanne Françoise Frémyot était la fille du président du Parlement de Bourgogne.

C'était un Catholique intransigeant en cette époque des Guerres de Religion.


A 20 ans, elle épousa le baron de Chantal qu'elle aima d'un grand amour.


Épouse accomplie, pieuse à ses heures, elle était une mère parfaite, mais eut la douleur de perdre en bas âge deux de ses six enfants.


A 28 ans, quand le baron est tué d'un accident de chasse, elle se révolte, déteste le malheureux meurtrier malgré lui et, au bord du désespoir, elle s'en remet à un Confesseur rigoureux.

Quatre ans plus tard, elle entend Saint François de Saleshttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/494/Saint-Francois-de-Sales.html prêcher un Carême et reconnaît en lui le maître spirituel dont elle a besoin.

L'Évêque de Genève la libère de ses scrupules.

De leur confiance réciproque va naître une grande aventure Religieuse et spirituelle.


Jeanne-Françoise prend le temps d'établir ses quatre enfants dans la vie et fonde l'Ordre de la Visitation-Sainte-Marie, Congrégation destinée aux femmes de santé fragile.

Après la mort de saint François de Sales, elle maintiendra intacte cette spiritualité Salésienne, surtout la vie intérieure abandonnée à Dieu.


Pendant 40 ans, elle souffrira de tentations contre la Foi, mais l'Amour de Dieu lui suffit, écrivit-elle.

"Ah! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d’aimer Dieu, il mourrait d’Amour!".


Voyageuse infatigable, elle parcourut tous les chemins de France pour veiller à l’édification des nombreux Monastères de la Visitation.


Elle participera activement à la diffusion des ouvrages de Saint François de Sales et, par ses propres écrits, apportera sa contribution à la pensée Salésienne.

Au martyrologe romain, le 12 Août, mémoire de Sainte Jeanne-Françoise de Chantal, Religieuse.

Elle avait été mariée au baron de Chantal et lui donna six enfants qu’elle éleva avec sollicitude.

Après la mort de son mari, sous la direction de Saint François de Sales, elle entra avec bonheur dans la voie de la perfection et accomplit des œuvres de Charité, pour les pauvres surtout et les malades.

Elle fonda avec lui l’Ordre de la Visitation, qu’elle dirigea avec sagesse, et mourut à Moulins, le 13 Décembre 1641.
Martyrologe romain


"Ne vous retournez jamais sur vous-même. Regardez seulement Dieu et le laissez faire, vous contentant d'être toute sienne en toutes vos actions."

Changement de la date du 21 Août au 12 Décembre, puis, depuis 2003, est fêtée le 12 Août.




Icône contemporaine, USA



Veuve à 28 ans du Baron de Chantal dont elle avait eu quatre enfants, elle rencontra en 1604 St François de Sales, qui fut pour elle le meilleur des amis et son Père spirituel.

Ensemble ils fondèrent à Annecy l'Ordre de la Visitation, pour des femmes de santé fragile, ne pouvant supporter la vie austère des autres Couvents.


"Pour ce qui est de vous, ma très chère fille, pour Dieu ne vous regardez point ni le chemin par lequel Dieu vous conduit, mais seulement regardez Dieu et le laissez faire, vous contentant d'être toute sienne en toutes vos actions...


Que cela vous suffise qu'il daigne se servir de votre chétivité et inutilité."






Saint François de Sales donnant à Sainte Jeanne de Chantal la règle de l'ordre de la Visitation Noël Hallé.

http://missel.free.fr/Sanctoral/08/12.php


Acte d'abandon



O bonté souveraine de la souveraine providence de mon Dieu, je me délaisse pour jamais entre vos bras ; soit que vous me soyez douce ou rigoureuse, menez-moi désormais par où il vous plaira.

Je ne regarderai point les chemins par où vous me ferez passer, mais vous, ô mon Dieu, qui me conduisez ; mon cœur ne trouve point de repos hors des bras et du sein de cette céleste Providence, ma vraie mère, ma force et mon rempart ; c'est pourquoi je me résous moyennant votre aide divine, ô mon Sauveur, de suivre vos désirs et ordonnances sans jamais regarder où éplucher les causes pourquoi vous faites ceci plutôt que cela, mais à yeux clos je vous suivrai selon vos volontés divines sans rechercher mon propre goût ; c'est à quoi je me détermine de laisser tout faire à Dieu, ne me mêlant que de me tenir en repos entre ses bras, sans désirer chose quelconque, que selon qu'il m'incitera à désirer, à vouloir et à souhaiter.


Je vous offre ce désir, ô mon Dieu, vous suppliant de le bénir, entreprenant le tout appuyé sur votre bonté, libéralité et miséricorde, en la totale confiance en vous et défiance de moi et de mon infinie misère et infirmité.

Amen

Sainte Jeanne de Chantal







Il y a trois façons de faire oraison

La première se fait en nous servant de l'imagination, nous représentant le divin Jésus en la crèche, entre les bras de sa sainte Mère  et du grand saint Joseph ; le regardant entre un bœuf et un âne ; puis voir comme sa divine Mère l'expose dans la crèche, puis comme elle le reprend pour lui donner son lait virginal et nourrir ce Fils qui est son créateur et son Dieu.

Mais il ne faut pas se bander l'esprit à vouloir, sur tout ceci, faire des imaginations particulières, nous voulant figurer comme ce sacré Poupon avait les yeux et comme sa bouche était faite ; mais nous représenter tout simplement le mystère.

Cette façon de méditer est bonne pour celles [ les personnes ] qui ont encore l'esprit des pensées du monde, afin que l'imagination, étant remplie de ces objets, rechasse toute autre pensée.


La deuxième façon, c'est de nous servir de la considération, nous représentant les vertus que Notre-Seigneur a pratiquées : son humilité, sa patience, sa douceur, sa charité à l'endroit de ses ennemis, et ainsi des autres.

En ces considérations, notre volonté se sentira tout émue en Dieu et produira de fortes affections, desquelles nous devons tirer des résolutions pour la pratique de chaque jour, tâchant toujours de battre sur les passions et inclinations par lesquelles nous sommes les plus sujettes à faillir.


La troisième façon, c'est de nous tenir simplement en la présence de Dieu, le regardant des yeux de la foi en quelque mystère, nous entretenant avec lui par des paroles pleines de confiance, cœur à cœur, mais si secrètement, comme si nous ne voulions pas que notre bon ange le sût.

Lorsque vous vous trouverez sèche, qu'il vous semblera que vous ne pourrez pas dire une seule parole, ne laissez pas de lui parler, et dites : Seigneur, je suis une pauvre terre sèche, sans eau ; donnez à ce pauvre cœur votre grâce.

Puis demeurez en respect en sa présence, sans jamais vous troubler ni inquiéter pour aucune sécheresse qui puisse arriver. Cette manière d'oraison est plus sujette à distractions que celle de la considération, et, si nous nous rendons bien fidèles, Notre-Seigneur donnera celle de l'union de notre âme avec lui.

Que chacune suive le chemin auquel elle est attirée.


Ces trois sortes d'oraison sont très bonnes : que donc celles qui sont attirées à l'imagination la suivent, et de même celles qui le sont à la considération et à la simplicité de la présence de Dieu ; mais, néanmoins, pour cette troisième sorte, il faut bien se garder de s'y porter de soi-même, si Dieu ne nous y attire.

Ste Jeanne de Chantal



http://www.la-visitation.org/l-ordre-de-la-visitation/fondateurs/34-sainte-jeanne-de-chantal


Sainte JEANNE-FRANCOISE DE CHANTAL, véritable portrait dont l'original, peint en 1936, se trouve à la Visitation de Turin.



Saint François de Sales donnant à Sainte Jeanne de Chantal la règle de l'ordre de la Visitation

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 13 Aoû 2017 - 7:19

Dimanche 13 Août 2017
Fête de Saint Maxime le Confesseur, Moine, Père de l'Église d’Orient, Confesseur de la Foi (580-662)

.


Saint Maxime le Confesseur

Moine, Confesseur de la Foi (✝ 662)

Originaire des environs de Tibériade, Saint Maxime, orphelin, fut élevé dans un Monastère de Palestine.

Mais l'époque, troublée, n'était guère favorable à une Vie Monastique tranquille. Les invasions perses et arabes obligent Maxime, comme nombre d'autres Moines d'Orient, à fuir à plusieurs reprises, de plus en plus à l'Ouest.

On suit sa trace à Chrysopolis près de Constantinople, puis en Égypte et jusqu'à Carthage dans l'actuelle Tunisie.

A cette époque, pour refaire l'unité de l'empire et rallier les monophysites dissidents, l'empereur byzantin et le patriarche de Constantinople tentèrent d'imposer un compromis théologique : le monothélisme, qui ne reconnaît au Christ qu'une seule volonté Divine, sa volonté humaine étant absorbée par elle.

Saint Maxime s'y oppose de toutes ses forces avec le Pape Martin de Rome. L'agonie du Christ à Gethsémani montre que Le Christ nous a sauvés en soumettant librement sa volonté humaine à sa volonté Divine.

Saint Maxime connaît alors procès, exils et même tortures de la part des tribunaux impériaux.


On lui coupe la main droite et on lui arrache la langue : il ne pourra ainsi ni de bouche ni de plume confesser la Foi du Concile de Chalcédoine.

Mais son silence devint témoignage et c'est ainsi qu'il meurt dans l'exil caucasien où on l'a relégué.

Le Concile œcuménique de 680 condamnera le monothélisme.



Le 25 Juin 2008, Benoît XVI a évoqué Saint Maxime le Confesseur.

"Il fut un grand Père de l'Église... et mérite le titre de Confesseur que lui a donné la tradition Chrétienne au vu du courage et des souffrances avec lesquels il témoigna (confessa) de l'intégrité de la Foi en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, sauveur du monde".

Né en Palestine vers 580, il quitta Jérusalem pour Constantinople, puis trouva refuge en Afrique, "où il se distingua pour sa vigoureuse défense de l'orthodoxie". En effet, il rejetait "la réduction de Jésus à la seule nature Divine".

Puis le Saint-Père a rappelé que Maxime fut appelé à Rome pour le Concile du Latran convoqué en 649 par Martin Ier en défense des deux volontés du Christ, ce qui coûta l'exil au Pape pour avoir enfreint l'édit impérial interdisant ce débat.

Mais Maximin "continua d'affirmer l'impossibilité de n'identifier qu'une seule volonté chez Jésus... Avec ses disciples Anastase, il fut soumis à un procès exténuant".

Accusé d'hérésie, Maxime eut la langue et la main droite tranchées, grâce auxquelles il avait combattu la fausse doctrine de l'unique volonté.


"Le Saint Moine fut alors exilé en Colchide, sur la mer noire, où il mourut d'épuisement le 13 Août 662 à 82 ans".

Benoît XVI a alors souligné combien la pensée de Saint Maxime le Confesseur "ne fut pas que théologique et spéculative... car son point de mire était toujours la réalité du monde et de son Salut..., le Créateur ayant confié à l'homme fait à son image la mission d'unifier le cosmos...

La vie et la pensée de Maxime furent soutenues par son grand courage à témoigner sans réserve ni compromis la réalité intégrale du Christ.

Il a ainsi montré comment nous devons vivre afin de répondre à notre vocation d'être unis à Dieu, entre nous et ensemble au cosmos, donnant ainsi à l'humanité sa juste forme".

Le Pape a alors dit que "le oui universel du Christ indique clairement la norme qui donne son juste poids à toute valeur... comme c'est le cas de la tolérance de la liberté ou du dialogue.

Une tolérance qui ne distinguerait pas le bien du mal serait incohérente et destructrice de l'autorité, une liberté irrespectueuse de celle d'autrui ne serait qu'anarchie, un dialogue qui ne sait pas de quoi il traite ne serait que vaines paroles".

Puis il a rappelé que ces valeurs "ne peuvent être authentiques que si la référence unique" réside dans "la synthèse entre Dieu, le cosmos et Le Christ, de qui nous apprenons la vérité sur nous-mêmes comme la juste signification à donner à ces différentes valeurs".

Ainsi, a conclu le Saint-Père, "le Christ nous indique que le cosmos doit être liturgie, gloire de Dieu, et que l'adoration est le début de la transformation véritable, le véritable renouveau du monde".

Source: VIS 080625 (480) texte intégralhttp://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080625.html

Au 13 Août au martyrologe romain: au camp de Schemars dans les monts du Caucase, en 662, le trépas de Saint Maxime le Confesseur.

Abbé du Monastère de Chrysopolis, en face de Constantinople, remarquable par sa science et son zèle pour la vérité Catholique, il combattit avec énergie les monothélites, ce pour quoi l’empereur hérétique Constant lui fit couper la main droite et le relégua, avec deux de ses disciples appelés l’un et l’autre Athanase, après une dure incarcération et des sévices multiples, dans l’antique pays de Lazes (Transcaucasie), où il rendit son âme à Dieu.

Martyrologe romain


«En tout ce que nous faisons, Dieu cherche le but: si nous agissons pour Lui, ou pour une autre cause.»




http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv21.html



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 14 Aoû 2017 - 8:55

Lundi 14 Août 2017

Fête de Saint Maximilien-Marie Kolbe, Prêtre, Frère Mineur, apôtre de l'Immaculée Conception, il fonde la Milice de l'Immaculée, Martyr (1894-1941).




Saint Maximilien Kolbe

Frère mineur, martyr, Fondateur de la Milice de l'Immaculée (✝ 1941)

Il naît à Lodz en Pologne. Il entre à 16 ans chez les Franciscains conventuels de Lvov. En 1917, alors qu'il est encore étudiant, il fonde avec quelques Frères "la Milice de l'Immaculée", mouvement marial au service de l'Église et du monde.

Prêtre en 1918, il enseigne la philosophie et l'histoire.

Dès 1922, il fonde un mensuel pour diffuser la pensée de la Milice et, un peu plus tard, il crée un centre de vie religieuse et apostolique appelé "la Cité de l'Immaculée".

En 1930, il se rend au Japon où il fonde encore une autre "Cité".

Maximilien est très soucieux de la diffusion de la pensée religieuse par les moyens modernes, les médias.

Il rentre définitivement en Pologne en 1936.

Fait prisonnier en 1939, battu, libéré, puis de nouveau arrêté en Février 1941, il est déporté au camp d'Auschwitz en Mai.

A la suite d'une évasion, dix prisonniers sont condamnés à mourir de faim enfermés dans un bunker.

Parmi eux, un père de famille. Maximilien s'offre de mourir à sa place.

On lui demande

"Qui es-tu ?" - "Prêtre Catholique".

Il meurt dans le bunker, le dernier après avoir aidé ses compagnons dans la patience, la paix et le réconfort. Le père de famille sera présent au jour de la Canonisation du P. Kolbe à Rome.

le Discours aux Missionnaires de l'Immaculée - Père Kolbe (19 juin 2000)http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/speeches/2000/apr-jun/documents/hf_jp-ii_spe_20000619_missionaries-kolbe.html

Mémoire de Saint Maximilien-Marie Kolbe, Prêtre Franciscain conventuel et martyr.

Fondateur de la Milice de Marie immaculée, il fut déporté pendant la seconde guerre mondiale dans différents lieux d’internement, pour finir au camp d’extermination d’Auschwitz, près de Cracovie, où il se livra aux bourreaux à la place d’un co-détenu, en 1941, achevant ainsi sa vie d’apostolat comme un sacrifice de Charité et un exemple de fidélité à Dieu et aux hommes.


Martyrologe romain

Que notre amour se manifeste particulièrement quand il s’agit d’accomplir des choses qui ne nous sont pas agréables.


Pour progresser dans l’Amour de Dieu, en effet, nous ne connaissons pas de livre plus beau et plus vrai que Jésus-Christ crucifié.


Saint Maximilien Kolbe - Lettre à un ami .





Saint Maximilien-Marie Kolbe
Prêtre o.f.m. conv. et martyr


Fondateur de la :

« Mission de l'Immaculée »

Maximilien Kolbe (de son prénom de Baptême: Raymond) naît le 8 Janvier 1894 à Zdunska Wola, pas très loin de Lodz, en Pologne, petite cité alors dépendante de la Russie des Tsars.

Il était le fils de Jules et Marie Dabrowska.

Doué d'un naturel vif, spontané et têtu, il lui arrivait souvent de mettre la patience de sa maman à l'épreuve.

À l'âge de dix ans, un jour qu'il s'adressait à sa Mère du Ciel après une nouvelle étourderie, la Vierge lui apparut et lui présenta deux couronnes, une blanche et une rouge, symbolisant la pureté et le martyre.

Comme elle l'invitait à choisir, sa générosité le poussa à choisir les deux. Dès ce moment, le privilégié de Marie prit cette généreuse décision :

« Je deviendrai meilleur de jour en jour. »

Et en effet, le petit Raymond ne fut plus le même.

L'élu de la Vierge rêvait déjà du martyre et en parlait avec effusion :

Marie avait canalisé cette énergie bouillonnante.

Adolescent, il se sentit fasciné par l'idéal de Saint François d'Assise et à l'âge de treize ans, Raymond entre au Couvent St-François, à Lemberg, et y fait profession sous le nom de Maximilien-Marie.

Il entra ainsi au petit séminaire des Franciscains conventuels (dits Cordeliers) de Léopoli.


En 1912, après le noviciat, il sort de Russie déguisé en paysan, poursuit ses études à l'université Grégorienne de Rome, au Collège International de l'ordre, pour y faire ses études ecclésiastiques.


En 1915, il fut diplômé en philosophie puis, en 1919, en théologie.

En 1917, alors que l'Europe est déchirée par la Première Guerre Mondiale, Maximilien songe à une grande œuvre au service de l'Immaculée pour l'avènement du Royaume du Christ et fonde la Milice de l'Immaculée qui constituera l'idée et l'œuvre maîtresse de toute sa vie.


Le soir du 16 octobre 1917, il fonde avec quelques compagnons la « Mission de l'Immaculée », qui a pour but la conversion et la sanctification de tous les hommes par l'offrande inconditionnelle à la Vierge Marie.


Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917.

Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Église, particulièrement les partisans de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier.


Il est ordonné Prêtre en 1918 et, en 1919, une fois ses études ecclésiastiques terminées, il rentre en Pologne pour commencer à Cracovie un travail d'organisation et d'animation du mouvement de la « Mission de l'Immaculée ».

L'apostolat extérieur du Père Kolbe débute en Pologne, en janvier 1922, par la Fondation de la revue mensuelle intitulée :

Le Chevalier de l'Immaculée, comme moyen de liaison entre les adhérents du mouvement


En 1927, encouragé par la progression importante du nombre de collaborateurs consacrés et de membres de la M.I., il transfère le centre d'édition à Niepokalanow, ou « Cité de l'Immaculée », près de Varsovie, qui accueillera plus de 700 Religieux.


Ceux-ci se consacreront à évangéliser le monde grâce à l’utilisation des moyens de communication sociale.

En 1930, Saint Maximilien-Marie part implanter une seconde Cité de Marie au Japon, près de Nagasaki.

Il part avec quatre autres Frères pour le Japon, où il fonde « Mugenzai No Sono », ou « Jardin de l'Immaculée », dans la banlieue de Nagasaki et y imprime une revue mariale.

Cette « cité » restera intacte après l'explosion, en 1945, de la bombe atomique sur Nagasaki.

Deux ans plus tard, les Indes reçoivent le Missionnaire de la Vierge dont le labeur demeure apparemment infécond à cause de sa santé ruinée par la tuberculose.

En 1936, il est rappelé en Pologne où il doit reprendre la direction de sa première Cité, le Père Kolbe continue de se dépenser à la cause du règne de Marie avec un quart de poumon seulement.

Son action évangélisatrice embrasse tous les moyens d'apostolat : la parole, la diffusion de milliers de médailles miraculeuses, la presse, le cinéma, le théâtre, la radio, l'avion, etc.

« Mais par-dessus tout, disait-il à ses Frères, le bon exemple, la Prière, la souffrance voulue par Amour, voilà l'action par excellence.


Notre plus grande mission est de montrer dans la vie pratique ce que doit être le Chevalier de l'Immaculée. »

En 1936, il rentre donc en Pologne, appelé par la croissance de la Communauté Religieuse et l'expansion de l'activité éditoriale : onze publications, parmi lesquelles un quotidien de grande audience dans les classes populaires : il tire à 228.560 exemplaires, et le « Le Chevalier de l'Immaculée » à un million d'exemplaires.


La deuxième guerre mondiale le trouve à la tête de la plus importante organisation Catholique de publications dans toute la Pologne.

Le 1er Septembre 1939, la Seconde Guerre Mondiale éclate. Niepokalanow est bombardée et saccagée.

Les Religieux doivent l’abandonner. Les bâtiments sont utilisés comme lieu de premier accueil pour les réfugiés et les militaires
Avec une patience et une soumission aussi héroïque qu'admirable, Saint Maximilien-Marie Kolbe accepta l'entière destruction de son œuvre par les Nazis.

Le 17 Février 1941, le Père Kolbe est arrêté par la Gestapo et incarcéré dans la prison Pawiak de Varsovie.


Le 28 Mai de la même année, il est déporté au camp d’extermination d’Auschwitz, où on lui assigna le numéro 16670.


Condamné aux travaux forcés dans le camp de mort d'Auschwitz, il fut un rayon de soleil pour les prisonniers.

Fin Juillet, un prisonnier s'échappa. En guise de représailles, le commandant Fritsch décide de choisir dix compagnons du même bloc et les condamne injustement à mourir de faim et de soif dans le « souterrain de la mort ».


A la stupeur de tous les prisonniers et des nazis eux-mêmes, le Père Maximilien sort des rangs et s'offre pour remplacer l'un des condamnés, le jeune sergent polonais François Gajowniczek.

De cette manière inattendue et héroïque, le Père Maximilien descend avec les neuf autres prisonniers dans le « souterrain de la mort » où, les uns après les autres, les prisonniers meurent, consolés, assistés et bénis par un Saint.


Le 14 Août 1941, le Père Kolbe quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, suite à une injection d’acide phénique. Le jour suivant, son corps fut brûlé dans le four crématoire et ses cendres dispersées au vent.


En 1941, la veille de la Fête de l'Assomption le Saint mourut dans le bunker de la faim, après avoir offert sa vie pour sauver celle d'un père de famille condamné à mort. Ce père de famille survécut à la guerre.

Maximilien-Marie Kolbe a été Béatifié le 17 Octobre 1971 par le Pape Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et élevé à la gloire des autels le 10 Octobre 1982 par le Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Voici, glanée dans ses écrits spirituels, sa recette de sainteté :

« v égale V. C'est la formule qu'il donne et explique longuement.

En peu de mots, elle signifie :

« Si je veux ce que Dieu veut, je serai un Saint. »


Tiré de la notice biographique sur une image de Saint Maximilien-Marie Kolbe, aux éditions Magnificat.





http://missel.free.fr/Sanctoral/08/14.php#biographie1



Un jour de 1915, à Rome, un homme d'âge mûr vocifère devant frère Maximilien Kolbe contre le Pape et l'Église.

Le jeune franciscain engage la discussion.

«Je m'y entends, jouvenceau!

Je suis docteur en philosophie», s'exclame l'inconnu.

«Et moi aussi», riposte le petit frère de vingt et un ans qui en paraît seize.

Stupéfait, l'homme change de ton.

Alors patiemment, avec une inexorable logique, le frère reprend un à un les arguments de son interlocuteur et les retourne contre lui. «Vers la fin de la discussion, raconte un témoin, le mécréant se tut.

Il semblait profondément réfléchir».

Qui est donc cet apôtre ardent, décrit par le Pape Paul VI comme un «type d'homme auquel nous pouvons conformer notre art de vivre, lui reconnaissant le privilège de l'apôtre Paul de pouvoir dire au peuple chrétien:

Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ (1 Co 11, 1)»?







Les deux couronnes


Son père est très doux, un peu taciturne.

Sa mère, Marie, est énergique et travailleuse.

Outre deux enfants morts en bas âge, le foyer compte trois garçons, François, Raymond et Joseph.

Raymond est violent, indépendant, entreprenant et têtu.

D'un naturel vif et primesautier, il éprouve souvent la patience de sa mère qui s'écrie un jour:

«Mon pauvre enfant, que deviendras-tu?»

La réprimande provoque chez le petit une véritable conversion.

Il devient sage et obéissant.

La maman s'aperçoit qu'il disparaît souvent derrière l'armoire où se trouve un petit autel de Notre-Dame de Czestochowa.

Là, il prie et pleure.

«Voyons, Raymond, lui demande sa mère, pourquoi pleures-tu comme une fille?

Lorsque vous m'avez dit: "Raymond, que deviendras-tu?"


marie-est-apparue-a-st-maximilien-marie-kolbe-lui-offrant-2-couronnes-une-blanche-et-une-rouge et je suis allé demander à la Sainte Vierge ce que je deviendrai..









La Sainte Vierge m'est apparue, en tenant deux couronnes, l'une blanche et l'autre rouge.

Elle m'a regardé avec amour et m'a demandé laquelle je choisissais; la blanche signifie que je serai toujours pur et la rouge que je mourrai martyr.

J'ai répondu: "Je choisis les deux!"»

L'âme de l'enfant conserve depuis cette rencontre un amour indéfectible pour la Sainte Vierge.

La lecture des écrits de saint Louis-Marie Grignion de Montfort lui apprend que «Dieu veut révéler et découvrir Marie, le chef-d'oeuvre de ses mains, dans ces derniers temps Marie doit briller, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce» (Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge).

Il donne sa vie à la Sainte Vierge.

La consécration mariale est un don d'amour qui offre toute la personne et qui la lie à l'Immaculée.

«De même que l'Immaculée est à Jésus, à Dieu, de même chaque âme va être par Elle et en Elle à Jésus, à Dieu, et cela beaucoup mieux que sans Elle», écrira saint Maximilien.

«L'Église catholique a toujours affirmé que l'imitation de la Vierge Marie, non seulement ne détourne pas de l'effort pour suivre fidèlement le Christ, mais qu'elle le rend plus aimable et plus aisé» (Paul VI, Exhortation apostolique Signum Magnum, 13 mai 1967, ).

Attiré par Marie, Raymond Kolbe embrasse la vie religieuse. Le 4 septembre 1910, il revêt l'habit franciscain, et prend pour nom "frère Maximilien Marie".

À l'automne 1912, ses supérieurs l'envoient à l'université grégorienne de Rome.

Ses études ne le détournent pas de son idéal de sainteté: il veut procurer à Dieu la plus grande gloire possible. «la gloire de Dieu consiste dans le salut des âmes. Le salut des âmes et la parfaite sanctification de celles-ci, déjà rachetées à grand prix par la mort de Jésus en croix, en commençant naturellement par notre âme, est donc notre noble idéal».

Mais la voie du salut se trouve dans l'accomplissement de la volonté de Dieu.

Aussi le jeune frère écrit-il à sa mère: «Je ne vous souhaiterai ni la santé, ni la prospérité.

Pourquoi? Parce que je voudrais vous souhaiter mieux que cela, quelque chose de tellement bon que Dieu lui-même ne saurait vous souhaiter mieux: qu'en toutes choses la volonté de ce très bon Père se fasse en vous, maman, que vous sachiez en toutes choses accomplir la volonté de Dieu! C'est tout ce que je puis vous souhaiter de mieux».


Sauver toutes les âmes

Puissante contre le mal, Notre-Dame est victorieuse du démon. Aussi, frère Maximilien fonde-t-il la "Mission de l'Immaculée" sur cette parole de Dieu au serpent (le diable):

Elle (la Sainte Vierge) t'écrasera la tête (Gn 3, 15 - Vulgate).

Le saint relie cette prophétie divine à l'affirmation de la liturgie:

«Par vous seule, ô Marie, ont été vaincues toutes les hérésies».

Le but de son oeuvre est d'obtenir «la conversion des pécheurs, hérétiques, schismatiques, etc., et particulièrement des francs-maçons; et la sanctification de tous les hommes sous la direction et par l'intermédiaire de la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée».

Dans son ardeur, il désire la conversion de tous les pécheurs, car le saint ne dira jamais «sauver des âmes», mais «toutes les âmes».

Ce désir correspond au dessein de Dieu. Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle (Jn 3, 16).

C'est Dieu qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés (1 Jn 4, 10).

Il est la victime offerte pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier (1 Jn 2, 2).

Les membres de la "Mission" feront l'offrande totale d'eux-mêmes à la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée, comme instruments dans ses mains, et porteront la Médaille Miraculeuse.

Ils réciteront, une fois par jour, la prière suivante:

«Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés».


Christianiser la culture

La santé de frère Maximilien n'est pas robuste.

Malgré cela, il s'adonne avec courage aux études, passe brillamment ses examens et devient, en 1915, docteur en philosophie.

Quatre ans plus tard, il obtient, avec le même succès, un doctorat en théologie. Entre temps, il a reçu l'ordination sacerdotale le 28 avril 1918.

Il envisage sa formation intellectuelle dans le but d'instruire le prochain et de contribuer ainsi au salut des âmes.

Son désir est de «faire servir tout progrès à la gloire de Dieu», c'est-à-dire de christianiser la culture moderne.

«Les problèmes nouveaux et les recherches suscitées par le progrès du monde moderne, déclare, de nos jours, le Concile Vatican II, seront étudiés très soigneusement.

On saisira plus profondément comment la Foi et la raison s'unissent pour atteindre l'unique vérité...

De la sorte, se réalisera comme une présence publique, durable et universelle, de la pensée chrétienne dans tout l'effort intellectuel vers la plus haute culture; et les étudiants de ces instituts (écoles supérieures, universités et facultés) seront formés à devenir des hommes éminents par leur science, prêts à assumer les plus lourdes tâches dans la société, en même temps que témoins de la foi dans le monde» (Gravissimum educationis, 10).

Mais le saint doit expérimenter que le bien ne se fait pas sans la croix. En effet, comme le rappelle sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, «seule la souffrance enfante les âmes».

Vers la fin de 1919, on l'envoie à Zakopane, dans un sanatorium où les secours religieux font défaut.

Bien que malade, il entreprend un difficile apostolat auprès de ses compagnons, à l'aide de médailles miraculeuses.

Il gagne les coeurs et les esprits un à un et fait si bien qu'on l'invite à donner des conférences. L'apôtre de Marie n'attendait que cela. Beaucoup d'incrédules se convertissent.


Le poison de l'indifférence

Puis, le Père inaugure une série de "causeries apologétiques", sur l'existence de Dieu et la divinité du Christ.

L'amour qu'il manifeste pour la vérité transparaît dans une lettre écrite à son frère Joseph:

«De nos jours, le plus grand poison est l'indifférence, qui trouve ses victimes non seulement parmi les bourgeois mais aussi parmi les religieux, à des degrés divers, bien entendu».

«Tous les chrétiens, dit le Pape Pie XII, devraient avoir, autant que possible, une instruction religieuse profonde et organique.

Il serait, en effet, dangereux de développer toutes les autres connaissances et de laisser le patrimoine religieux sans changement, tel qu'il était dans la première enfance.

Nécessairement incomplet et superficiel, il serait étouffé, et peut-être détruit, par la culture areligieuse et par les expériences de la vie adulte, comme en témoignent tous ceux dont la Foi fit naufrage pour des doutes demeurés dans l'ombre, des problèmes restés sans solution.

Comme il est nécessaire que le fondement de la foi soit rationnel, une étude suffisante de l'apologétique devient indispensable» (24 mars 1957).

En 1927, le Père Maximilien fonde la cité mariale franciscaine de Niepokalanow (littéralement: la cité de l'Immaculée).

Tout y est consacré à Marie.

Nombreux sont ceux qui demandent leur admission au noviciat, au point que le couvent comptera jusqu'à mille religieux. «À Niepokalanow, dit le Père, nous vivons d'une idée fixe, si l'on peut s'exprimer ainsi, volontairement choisie et aimée: l'Immaculée!»

La presse, dont l'influence ne cesse de grandir, lui apparaît comme un terrain privilégié d'apostolat.

Il lance, en vue de l'évangélisation, la revue "Le Chevalier de l'Immaculée", qui devient bientôt la plus importante publication de Pologne. En 1939, son tirage atteindra un million d'exemplaires.


«Savez-vous le japonais?»

Loin d'être l'unique objectif du Père Maximilien, la Pologne n'est qu'un tremplin.

Trois ans à peine après la fondation de Niepokalanow, il rencontre, dans un train, des étudiants japonais.

La conversation s'engage et le Père offre des médailles miraculeuses. En échange, les étudiants lui donnent de petits éléphants en bois qui leur servent de fétiches.

Depuis ce temps, le saint ne cesse de penser à la grande pitié de ces âmes sans Dieu. Aussi se présente-t-il, un beau jour, chez son provincial et lui demande-t-il la permission d'aller au Japon pour y fonder un Niepokalanow japonais.

«Avez-vous de l'argent? demande le Père provincial

Non.

 Savez-vous le japonais?*

Non.

Avez-vous, du moins, des amis là-bas, quelque appui?

 Pas encore, mais j'en trouverai, avec la grâce de Dieu»..

Toutes les autorisations obtenues, le Père part en 1930 avec quatre frères pour le Japon.

À force de travail, d'audace, de prières et de confiance en l'Immaculée, ils parviennent à créer la "Mugenzai no Sono", textuellement: le jardin de l'Immaculée.

Deux ans après la fondation au Japon, le Père Maximilien s'embarque pour fonder aux Indes.

Aux prises avec de grosses difficultés, il prie sainte Thérèse de Lisieux: n'avait-il pas convenu avec elle, jadis à Rome, qu'il prierait chaque jour pour sa canonisation, mais qu'en retour elle serait patronne de ses oeuvres? Sainte Thérèse honore le contrat.

Tous les obstacles tombent comme par enchantement. Mais, exténué et miné par la fièvre, l'apôtre de Marie Immaculée doit rentrer en Pologne, en 1936.


L'amour ou le péché

Septembre 1939: la guerre s'abat sur le pays. Saint Maximilien s'adonne, avec plus d'ardeur que jamais à l'apostolat.

«Si le bien consiste en l'amour de Dieu et en tout ce qui jaillit de l'amour, le mal, dans son essence, est une négation de l'amour», lit-on dans la publication de son dernier article.

Voilà le vrai conflit. Au fond de chaque âme, il y a ces deux adversaires: le bien et le mal, l'amour et le péché.

Saint Augustin a exprimé ce conflit en ces termes: « Deux amours ont fait deux cités: l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu a fait la cité terrestre; l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi a fait la cité céleste» (Cité de Dieu, XIV, 28).

Le 17 février 1941, des policiers de la Gestapo se saisissent du Père et de quatre autres frères qu'ils emmènent d'abord à la prison de Pawiak à Varsovie.

Le Père y est violemment frappé en tant que religieux et prêtre.

Il écrit à ses enfants restés à Niepokalanow:

«L'Immaculée, Mère très aimante, nous a toujours entourés de tendresse et veillera toujours Laissons-nous conduire par Elle, de plus en plus parfaitement où qu'elle veuille et quel que soit son bon plaisir, afin que, remplissant nos devoirs jusqu'au bout, nous puissions, par amour, sauver toutes les âmes». Quelques jours plus tard, le Père Kolbe est transféré au camp d'Auschwitz.

Bientôt hospitalisé, à la suite des sévices endurés, il confesse à longueur de nuits, malgré l'interdiction et la menace de représailles.

Il sait convertir en bien le mal lui-même, et explique un jour à un malade: «La haine n'est pas une force créatrice.

Seul l'amour est créateur.

Ces douleurs ne nous feront pas plier, mais elles doivent nous aider, toujours davantage, à être forts. Elles sont nécessaires, avec d'autres sacrifices, pour que ceux qui resteront après nous soient heureux».

Il fait partager à ses compagnons l'expérience du mystère pascal, où la souffrance vécue dans la foi se transforme en joie.

«Le paradoxe de la condition chrétienne éclaire singulièrement celui de la condition humaine: ni l'épreuve ni la souffrance ne sont éliminées de ce monde, mais elles prennent un sens nouveau dans la certitude de participer à la Rédemption opérée par le Seigneur et de partager sa gloire» (Paul VI, Exhortation Apostolique sur la joie chrétienne, 9 mai 1975).


Travailler des deux mains

À la fin de juillet 1941, un prisonnier du bloc 14, celui du Père Maximilien, s'est évadé. Le chef de camp avait prévenu que, pour chaque évadé, dix hommes seraient condamnés à mourir de faim et de soif.

Un des malheureux désignés pour la mort s'écrie: «Oh! Ma pauvre femme et mes enfants que je ne reverrai plus!»

Alors, au milieu de ses camarades interdits, le Père Maximilien se fraie un chemin et sort des rangs.

«Je voudrais mourir à la place d'un de ces condamnés», et il désigne celui qui vient de se lamenter.

«Qui es-tu?» demande le chef. «Prêtre catholique», répond le Père.

Car c'est comme prêtre catholique qu'il veut donner sa vie.

L'officier, stupéfait, garde un moment le silence puis accepte l'héroïque proposition.

Dans le bloc de la mort, les geôliers se rendent compte qu'il se passe quelque chose de nouveau.

Au lieu des cris de détresse habituels, ce sont des chants qu'ils entendent.


La présence du Père Maximilien a changé l'atmosphère de l'affreuse cellule.

Le désespoir a fait place à une aspiration pleine d'espérance, d'acceptation et d'amour, vers le ciel, vers la Mère de Miséricorde.

À la veille de l'Assomption, seul le Père Maximilien est pleinement conscient. Au moment où les gardes entrent pour l'achever, il est en prière.

Voyant la seringue, il tend lui-même son bras décharné à la piqûre mortelle.

Le père de famille sera présent au jour de la Canonisation du P. Kolbe à Rome.

De son vivant, Saint Maximilien Kolbe aimait à répéter:

«Sur cette Terre, nous ne pouvons travailler que d'une seule main, car de l'autre nous devons bien nous cramponner pour ne point tomber nous-mêmes.


Mais au Ciel, ce sera différent! Point de danger de glisser, de tomber!

Alors nous travaillerons bien plus encore, de nos deux mains!»

Nous lui demandons d'intercéder pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers, vivants et défunts, auprès de la Vierge Immaculée et de Saint Joseph.





Prière


Dieu qui as mis au cœur de Saint Maximilien un amour filial envers la Vierge Immaculée et une ardente Charité pour le prochain, accorde-nous par son intercession de travailler pour Ta Gloire et de nous mettre au service des hommes à la suite de Ton Fils Jésus-Christ, lui qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint Esprit, pour les siècles et les siècles.

Amen.



















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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 16 Aoû 2017 - 7:20

Mercredi  16 Août 2017 :

Fête de Frère Roger Schutz, Fondateur de la Communauté de Taizé (1915-2005).



Frère Roger n’est ni Béatifié, ni Canonisé et il n’est donc pas au Calendrier Liturgique, mais je le mets ici car il a marqué toute une génération et sa vie vaut d’être soulignée.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8re_Roger

Frère Roger, de son nom d'état civil Roger Schutz, né le 12 mai 1915 à Provence (Vaud, Suisse) et mort le 16 août 2005 à Taizé (Saône-et-Loire, France) est le Fondateur de la communauté de Taizé.

Fondation de la communauté de Taizé

Roger Schutz est le dernier des neuf enfants du pasteur protestant originaire de Bachs (Suisse), Karl Ulrich Schütz, et Amélie Henriette Schütz-Marsauche, une Protestante française originaire de Bourgogne.

Il naît et passe son enfance et sa jeunesse à Provence où son père est Pasteur de la paroisse.

De 1937 à 1940, Roger étudie la théologie réformée à Strasbourg et à Lausanne.

En 1940, à vingt-cinq ans, il décide d'aller partager en France le sort de ce pays occupé. « De Genève, je suis parti à bicyclette pour la France, cherchant une maison où prier, où accueillir et où il y aurait un jour cette vie de communauté. »

C'est à Taizé, un petit village de Bourgogne où les habitants l'accueillent chaleureusement, qu'il choisit de vivre.


Au début de la guerre il accueille des dizaines de réfugiés juifs avec sa sœur Geneviève. En 1942 il rentre en Suisse et apprend qu'il ne peut retourner à Taizé car il a été dénoncé.

En 1944 il retourne à Taizé et vient en aide aux prisonniers de guerre allemands.

« Dans ma jeunesse, j'étais étonné de voir des Chrétiens qui, tout en se référant à un Dieu d'Amour, perdaient tant d'énergie à justifier des oppositions.

Et je me disais : pour communiquer le Christ, y a-t-il réalité plus transparente qu'une vie donnée, où jour après jour la réconciliation s'accomplit dans le concret ?

Alors j'ai pensé qu'il était essentiel de créer une communauté avec des hommes décidés à donner toute leur vie et qui cherchent à se réconcilier toujours. »

Au fil des ans se développe la communauté de Taizé. En 1949, ils sont sept hommes à s'engager pour la vie dans la chasteté.


Peu à peu d'autres compagnons se joignent à Frère Roger : la Communauté se compose à l'heure actuelle d'une centaine de Frères venant d'une trentaine de nations et qui sont catholiques et de diverses origines évangéliques.


À partir des années 1950, certains Frères allèrent vivre en des lieux défavorisés pour se tenir aux côtés de ceux qui souffrent.


Ils sont aujourd'hui au Brésil, au Sénégal, au Bangladesh, en Corée du Sud.

La Communauté n'accepte pour elle-même aucun don et cadeau.

Les Frères gagnent leur vie par leur travail. Leurs héritages personnels, ils les donnent aux plus démunis.

La confiance que témoigne au Fondateur de Taizé le pape Jean XXIII joue un rôle important dans l'histoire de Frère Roger.

« Ah ! Taizé, ce petit printemps ! » dira un jour Jean XXIII en accueillant Frère Roger.


Des mots que Jean-Paul II reprendra lors de sa visite à Taizé le 5 Octobre 1986, ajoutant :

« On passe à Taizé comme on passe près d'une source. »

Invité par Jean XXIII, Frère Roger vivra à Rome avec quelques Frères de sa Communauté tout le concile Vatican II.




Frère Roger en 2003 (88 ans). Photo de TAXman.


À l'écoute des jeunes

Au milieu des années 1960, Frère Roger, conscient des mutations profondes qui travaillent la société, demande aux Frères de la Communauté de se préparer à comprendre les jeunes, de les écouter.


Frère François de Taizé écrivait, dans La Croix du 2 Septembre 2005 :

« Déjà avant l’éclatement de 1968, il a senti venir cette rupture : dès 1966 il nous demandait de nous préparer à accueillir particulièrement des jeunes et d’imaginer quelle adaptation réclamerait cet accueil. »


Frère Roger lui-même pratiquera cette écoute chaque soir dans l'église de la réconciliation.


Les jeunes ont commencé à se rendre à Taizé dès la fin des années cinquante et n'ont cessé d'augmenter en nombre.

Ils participent à des rencontres qui vont d'un dimanche à l'autre. Environ cent mille jeunes séjournent à Taizé chaque année.

À partir de 1962, des Frères et des jeunes, envoyés par Taizé, n'ont cessé de se rendre dans les pays d'Europe de l'Est, dans la plus grande discrétion pour ne pas compromettre ceux qu'ils soutenaient.

De 1962 à 1989, Frère Roger lui-même a visité la plupart des pays d’Europe de l’Est, parfois pour des rencontres de jeunes, autorisées mais très surveillées, parfois pour de simples visites, sans possibilité de parler en public (« Je me tairai avec vous », disait-il aux Chrétiens de ces pays).

Frère Roger voyagera aussi à travers le monde, parfois pour vivre simplement parmi les pauvres (Calcutta, mer de Chine, un bidonville de Nairobi, le Sahel, d'où il écrira à chaque séjour une lettre adressée aux jeunes, parfois pour animer des rencontres qui font partie d'un « pèlerinage de confiance à travers la terre » : Madras (Inde), Manille (Philippines), Johannesbourg (Afrique du Sud), U.S.A., Canada, Chili.

Son objectif : encourager les jeunes à être porteurs de confiance et de réconciliation là où ils vivent, unissant dans leur existence vie intérieure et solidarité humaine.

Au lendemain de sa mort, Bruno Frappat écrivait dans La Croix (27-28 août 2005) :


« Frère Roger, sans doute, aura été l’un des plus immenses de nos contemporains. (...) Pas un fondateur d’empire.

Pas un potentat de l’industrie ou du commerce.

Pas un vaniteux de la notoriété médiatique.

Pas un opulent du patrimoine et des biens fugitifs. Il n’a rien laissé de concret, de matériel, de palpable, de négociable. Il a fondé une parcelle d’humanité. Comme réinventé une manière d’être humain.

Avec les mots de tous. »




Rapprochement avec Rome


D'origine protestante, Frère Roger Schutz s'est, au cours des années, rapproché de Rome et de la Foi Catholique, prenant ses distances avec la Fédération protestante de France et plus encore avec l’ecclésiologie protestante, se prononçant notamment en faveur du célibat des prêtres et d’un Ministère universel du Pape.

En 1980, lors d’une rencontre européenne de jeunes à Rome, en présence du Pape Saint Jean-Paul II, il affirma publiquement en ces termes, dans la Basilique Saint-Pierre :

« J’ai trouvé ma propre identité de Chrétien en réconciliant en moi-même la Foi de mes origines avec le Mystère de la Foi Catholique, sans rupture de communion avec quiconque. »

Cette évolution et, plus encore, la révélation de l’ordination comme Prêtre Catholique du Frère Max Thurian en 1987,https://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Thurian restée cachée pendant un an, ont semé le doute et provoqué de fortes tensions avec le Protestantisme français.


L'affaire Max Thurian « demeure une blessure, voire un traumatisme indépassable » pour certains Protestants français qui « considèrent que Taizé s’est définitivement catholicisé » et ne peut plus être un « moteur de l’œcuménisme ».

Jean-Claude Escaffit et Moïz Rasiwala rapportent, par ailleurs, le « trouble profond » ressenti par le Fondateur de Taizé en apprenant l'Ordination au Sacerdoce Catholique de Max Thurian, qui lui aurait été annoncée par lettre une semaine après, dans la perspective des conséquences désastreuses que cela pouvait avoir sur les relations œcuméniques.


Par ailleurs, les auteurs affirment que Frère Roger, « à l'instar de tous les Frères de Taizé », quelle que soit leur confession, communiait ouvertement et officiellement à l'Eucharistie Catholique, depuis 1972, date de l'engagement du premier Frère Catholique dans la Communauté.

En 2006, l'historien Yves Chiron, proche des Catholiques traditionalistes, a affirmé qu'il se serait converti au Catholicisme en 1972 en compagnie de son bras droit, Max Thurian, et la profession de foi Catholique aurait été reçue alors par l'Évêque d'Autun, Mgr Armand Le Bourgeois, https://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Le_Bourgeoissans que cela soit annoncé publiquement.


Ceci a été démenti par frère Alois, successeur de Frère Roger.


Celui-ci explique qu'il n'y a pas de conversion à proprement parler ni de rupture avec ses origines mais un une volonté de rapprochement tandis que le Pasteur Gill Daudé, responsable du service des relations œcuméniques de la Fédération protestante de France parle lui de démarche de dépassement des clivages confessionnels.

Mgr Gérard Daucourt,https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Daucourt membre du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, indique pour sa part que Frère Roger n'a pas triché « en cachant une conversion au Catholicisme au sens où on l’entend habituellement ».
Il « partageait la Foi Catholique dans le Ministère et dans l’Eucharistie », « il vénérait la Vierge Marie » et espérait « une proche restauration de l’unité visible entre tous les Chrétiens », mais en voulant « vivre cela sans rupture avec quiconque ».




Assassinat


Le 16 août 2005, alors qu'il participait comme tous les soirs de l'année à la prière commune avec plusieurs milliers de jeunes pèlerins présents à Taizé durant les Journées mondiales de la jeunesse 2005 https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9es_mondiales_de_la_jeunesse_2005qui se déroulaient à Cologne, le Frère Roger, qui a alors quatre-vingt-dix ans, est poignardé mortellement par Luminita Solcan, une déséquilibrée âgée de trente-six ans qui avait réussi à s'introduire au milieu du chœur des Frères.

Ses funérailles se déroulent le 23 août 2005 en l'église de la Réconciliation de Taizé en compagnie des membres de la communauté de Taizé et de personnalités politiques et religieuses parmi lesquelles Horst Köhler, président de l'Allemagne, Nicolas Sarkozy, ministre français de l'Intérieur et ministre chargé des cultes, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président du Conseil de la Fédération protestante de France, l'Évêque luthérien Wolfgang Huber, président de l'Église évangélique en Allemagne, l'Archiprêtre Mikhail Gundyaev, représentant du Patriarcat orthodoxe de Moscou, en présence de plus de douze mille personnes.

Au cours de la Messe concélébrée par le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontificalhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9es_mondiales_de_la_jeunesse_2005 pour l'unité des chrétiens, et quatre Prêtres de Taizé, celui-ci a lu un message du Pape Benoît XVI accordant sa Bénédiction apostolique.

Le Frère Roger est inhumé dans le cimetière du village. Sa succession à la tête de la Communauté est assurée par frère Aloïs, https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8re_AloisCatholique d'origine allemande, désigné par Frère Roger en personne quelques années auparavant.


Citation


« Une des pures joies d'Évangile est d'avancer encore et toujours vers une simplicité du cœur qui entraîne à une simplicité de vie ».




http://www.ladepeche.fr/article/2005/08/17/155137-meurtre-frere-roger-taize-tue-femme-lors-priere.html




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 17 Aoû 2017 - 9:09

Jeudi 17 Août 2017

Fête de Sainte Claire de Montefalco, Religieuse et Abbesse de l'Ordre de Saint-Augustin (1268-1308).




Fresque sur une colonne de l'église Sainte-Marie couronnée à Milan



Sainte Claire de Montefalco

Abbesse (✝ 1308)

Abbesse de l'Ordre des Ermites de Saint Augustin.


Élevée très Chrétiennement, elle fut très tôt désireuse de se donner à Dieu totalement.

Très tôt, elle rejoignit sa sœur dans son Couvent et elle ne le quitta plus, marquant ses journées par la prière et de nombreuses austérités.


Comme leur Communauté était pauvre, elle allait mendier dans les rues, restant parfois des heures sous la pluie, à attendre un geste de Charité de la part des passants.

Choisie pour être leur supérieure, elle exerça cette charge avec beaucoup d'humilité et une grande attention à la vocation spécifique de chacune des Sœurs.

Elle connut bien des tentations, mais aussi des moments de rencontres Mystiques avec Le Seigneur.

À Montefalco en Ombrie, l’an 1308, Sainte Claire de la Croix, vierge, Moniale de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui fut Abbesse du Monastère de la Sainte-Croix, brûlant d’Amour pour la Passion du Christ.





Sainte Claire de Montefalco
Abbesse de l'Ordre de Saint Augustin

Chiara de Montefalco, seconde fille de Damiano et Iacopa, naît en 1268 à Montefalco dans la Province de Pérouse, centre Italie.


Très jeune, elle manifesta un grand goût pour la prière et la vie pieuse. Elle s'infligeait des mortifications corporelles peu en rapport avec son âge.

Sa sœur aînée, Jeanne, était entrée dans une maison de recluses volontaires, Claire voulut la rejoindre, elle avait alors 7 ans.


Les recluses furent de plus en plus nombreuses, à tel point qu'il fallut agrandir les bâtiments.

C'est alors que Claire partit mendier dans les rues afin d'assurer la subsistance de ses Sœurs.

Une fois la maison agrandie, les recluses souhaitèrent qu'elle devienne un véritable Couvent.

L'Évêque, Gerardo Artesino, sur la sollicitation de Jeanne, par décret du 10 Juin 1290, accepta et leur donna la règle de Saint Augustin.

Jeanne en devint l'Abbesse et le Monastère prit de nom de Monastère de la Croix.

Le 22 Novembre 1291, Jeanne mourut.


Claire fut élue Abbesse à sa place et le Monastère devint florissant. Claire y mourut à son tour le 17 Août 1308.

Claire de Montefalco bénéficia d'extases Mystiques profondes, et de nombreuses visions.

Sa renommée, ainsi que son don d'exégèse dépassaient les portes du Monastère, de son vivant, elle était déjà considérée comme Sainte.

Moins d'un an après la mort de Claire, l'Évêque de Spolète ordonna l'ouverture du procès informatif sur la vie et les vertus de la Religieuse, devant les nombreux témoignages de miracles obtenus par son intercession.

Le Père Béranger de Saint-Affrique se déplaça à Avignon en 1316 pour y rencontrer le Pape Jean XXII.

Le procès, bien que terminé le 6 Septembre 1318 n'aboutit pas.

Le 14 août 1624, le Pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644) accorda l'autorisation du culte en l'honneur de Claire, dont le nom fut inscrit, ultérieurement, par Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676), le 19 Avril 1673, au martyrologe romain.

Un nouveau procès canonique fut entamé en 1738, et ratifié par la Congrégation des Rites le 17 Septembre 1743, puis un autre, terminé en 1851, toutefois, il fallut attendre le 8 Décembre 1881 pour que le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) déclare Sainte Claire de Montefalco, et fixe sa Fête au 17 Août.


Citations


« Si tu cherches la croix du Christ, prends mon cœur. Là tu trouveras le Sauveur souffrant ».

Sur son lit de mort :

« Soyez humbles, patientes, et unies en Charité. Soyez telles que Dieu soit honoré en vous et que l’œuvre qu’Il a commencée en vous, ne soit pas perdue ».
















Une grande Mystique ignorée.





Dès sa prime enfance, elle fut attirée par l’Amour Divin et à peine l’âgée de quatre ans elle démontra une très grande disposition pour l’exercice de la prière et passait déjà de longs moments en oraison, choisissant pour cela les endroits les plus retirés et solitaires de la maison familiale.

Elle fut très vite obnubilé par la Passion du Seigneur et la vue d’un crucifix devint pour elle un motif de continuelle mortification, allant jusqu’à infliger à son jeune corps des macérations douloureuses, à l’aide de silices, ce qui paraissait inouï pour un enfant de son âge.

Sa sœur aînée, Jeanne, était entrée dans une maison où l’on vivait la vie conventuelle.

Claire, qui s’était consacrée entièrement à Dieu, voulut, elle aussi, y entrer, ce qui arriva en 1275 : elle n’était âgée que de sept ans.

O impénétrables desseins de Dieu !...

La sainteté de l’enfant et les insignes vertus de Jeanne attirèrent dans cette paisible maison un grand nombre de postulantes, à telle enseigne qu’il fallut bientôt agrandir.

Les travaux commencèrent en 1282 et se prolongèrent pendant huit longues années émaillées de difficultés de toutes sortes ; il fallut même que la jeune Claire aille faire l’aumône auprès des personnes aisées de la ville, ce qu’elle fit avec une grande dévotion, pleine d’humilité.

Comme leur communauté était pauvre, elle allait mendier dans les rues, restant parfois des heures sous la pluie, à attendre un geste de charité de la part des passants.

Les travaux terminés, en 1290, l’ensemble des recluses désira que cette maison devienne un vrai Couvent, afin que la communauté puisse y entrer et suivre une règle.

Jeanne en parla à son Évêque, Dom Gérard Artesino, lequel, par un décret du 10 Juin 1290 reconnu la Communauté et lui donna la règle de Saint Augustin, autorisant en même temps l’acceptation de novices.

Le Monastère, sur suggestion de Jeanne en qui devint l’Abbesse, prit le nom de Monastère de la Croix.

Le 22 Novembre 1291, Jeanne décéda. Claire, alors âgée d’à peine 23 ans, et malgré son refus initial, fut appelée à la remplacer.

Dès lors l’essor fut encore plus fulgurant, car la jeune Abbesse agissant avec une fermeté toute pleine de sollicitude, donnait à toutes, par ses actes et ses paroles, un exemple extraordinaire, ce qui eut pour résultat de pousser vers la perfection, donc vers Dieu toutes celles dont elle avait la charge.

Claire fut favorisée d’un grand nombre de dons surnaturels, comme les visions et les extases.

La renommée de ces dons se répandit bientôt même à l’extérieur du Couvent.

Elle avait un outre le don de la science infuse et souvent il lui arriva d’expliquer à des théologiens, philosophes ou des littérateurs confirmés, certains passages ou certains mystères qu’ils essayent en vain d’approfondir.

Claire de Montefalco bénéficia d'extases Mystiques profondes, et de nombreuses visions.

Sa renommée, ainsi que son don d'exégèse dépassaient les portes du Monastère, de son vivant, elle était déjà considérée comme Sainte.

Ce fut grâce à ces dons extraordinaires qu’une secte quiétiste — appelée « Esprit de liberté » — et qui sévissait alors en Umbrie, fut découverte et anéantie.

La renommée que suscitaient, de son vivant, ses excellentes et extraordinaires vertus ne se démenti pas après sa mort survenue le 17 Août 1308 et dès lors tous la vénéraient comme une Sainte.









La tradition raconte que Claire avait dit à ses Sœurs Religieuses qu’elle avait, gravée dans son cœur, La Croix du Christ.

Pour le constater, après le décès, les Religieuses lui prélevèrent le cœur et, purent constater qu’en effet, on pouvait y apercevoir, non seulement La Croix de Jésus, mais aussi tous les instruments de la Passion : le fouet, la colonne, la couronne d’épines, trois clous, la lance et la canne avec l’éponge.

En outre, dans la vésicule de la Sainte elles y trouvèrent trois petits globes de même taille et poids, disposés en forme de triangle.

Pesés un par un, tous avait le même poids ; pesés ensemble, le poids était le même que pour un seul, ce qui fit penser à la Sainte Trinité : trois personnes distinctes, mais un seul et même Dieu.

Dix mois seulement après le décès de Claire, l’Évêque de Spolète, Dom Pierre Paul Trinci, ordonna, le 18 Juin 1309, l’ouverture du procès informatif sur la vie et les vertus de celle-ci, car de toutes parts arrivaient, chaque jours, des témoignages de miracles obtenus par l’intercession de la Sœur Augustine du Monastère de Montefalco.

Plusieurs démarches furent diligentées auprès du Saint-Siège pour obtenir la Canonisation de Claire.

L’enquête canonique avait été confiée au Père Bérenger de Saint-Affrique qui, pour essayer de mener à terme la cause dont il avait la responsabilité, n’hésita pas à se déplacer à Avignon, en 1316, pour y rencontrer le Pape Jean XXII, lequel envoya à Montefalco, afin de bien sen informer, le Cardinal Napoléon Orsini.

Le procès fut terminé le 6 septembre 1318 et tout portait à croire à l’éminence de la Canonisation, mais des causes externes, indépendantes de la volonté commune des deux parties, empêchèrent l’heureux aboutissement.

Ce ne fut que bien plus tard, le 14 août 1624, que le Pape Urbain VIII accorda à la Communauté de Montefalco et au diocèse de Spolète (le 28 Septembre) l’autorisation du culte, avec Messe et une prière propre en l’honneur de Claire, dont le nom fut inscrit, sur ordre de Clément X, le 19 Avril 1673, au Martyrologue Romain.

Plus tard encore, en 1736, le Pape Clément XIII ordonna la reprise de la cause et l’année suivante, la Congrégation des Rites approuva le culte « ab immemorabili ».

Un nouveau procès canonique sur les vertus et miracles attribués à Claire de Montefalco fut diligenté en 1738 et ratifié par la Congrégation des Rites le 17 Septembre 1743.

Mais il faut croire que l’heure de Dieu n’était pas encore arrivée pour la glorification totale de son épouse, car ce ne fut qu’un siècle plus tard, suite à un nouveau procès commencé le 22 Octobre 1850 et terminé l’année suivante, le 21 Novembre 1851 — que la Congrégation des Rites approuva le 25 Septembre 1852 —, qu’une loueur d’espoir éclaira quelques siècles de nuages…

Enfin, l’heure du triomphe arriva : le 8 Décembre 1881 elle fut solennellement proclamée Sainte par le Pape Léon XIII et sa Fête fixée au 17 Août.







Dans le transept droit de l’église Saint Augustin, on peut admirer la Sculpture de Sainte Claire de Montefalco exécutée par Silini (1755).http://www.viaesiena.it/fr/mendicanti/itinerario_o/chiesa-sant-agostino

La Sainte est représentée avec un lys, emblème de pureté absolue, et avec un cœur en feu, transpercé par un crucifix.


Le cœur en feu est typique de l’iconographie augustinienne, puisqu’il se réfère à un épisode de la vie intérieure de Saint Augustin :


“la parole de Dieu enflamma son cœur d’Amour Divin”.


http://viedessaints.free.fr/vds/claireDeMontefalco.html







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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 17 Aoû 2017 - 9:09

Jeudi 17 Août 2017

Fête de Sainte Claire de Montefalco, Religieuse et Abbesse de l'Ordre de Saint-Augustin (1268-1308).




Fresque sur une colonne de l'église Sainte-Marie couronnée à Milan



Sainte Claire de Montefalco

Abbesse (✝ 1308)

Abbesse de l'Ordre des Ermites de Saint Augustin.


Élevée très Chrétiennement, elle fut très tôt désireuse de se donner à Dieu totalement.

Très tôt, elle rejoignit sa sœur dans son Couvent et elle ne le quitta plus, marquant ses journées par la prière et de nombreuses austérités.


Comme leur Communauté était pauvre, elle allait mendier dans les rues, restant parfois des heures sous la pluie, à attendre un geste de Charité de la part des passants.

Choisie pour être leur supérieure, elle exerça cette charge avec beaucoup d'humilité et une grande attention à la vocation spécifique de chacune des Sœurs.

Elle connut bien des tentations, mais aussi des moments de rencontres Mystiques avec Le Seigneur.

À Montefalco en Ombrie, l’an 1308, Sainte Claire de la Croix, vierge, Moniale de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui fut Abbesse du Monastère de la Sainte-Croix, brûlant d’Amour pour la Passion du Christ.





Sainte Claire de Montefalco
Abbesse de l'Ordre de Saint Augustin

Chiara de Montefalco, seconde fille de Damiano et Iacopa, naît en 1268 à Montefalco dans la Province de Pérouse, centre Italie.


Très jeune, elle manifesta un grand goût pour la prière et la vie pieuse. Elle s'infligeait des mortifications corporelles peu en rapport avec son âge.

Sa sœur aînée, Jeanne, était entrée dans une maison de recluses volontaires, Claire voulut la rejoindre, elle avait alors 7 ans.


Les recluses furent de plus en plus nombreuses, à tel point qu'il fallut agrandir les bâtiments.

C'est alors que Claire partit mendier dans les rues afin d'assurer la subsistance de ses Sœurs.

Une fois la maison agrandie, les recluses souhaitèrent qu'elle devienne un véritable Couvent.

L'Évêque, Gerardo Artesino, sur la sollicitation de Jeanne, par décret du 10 Juin 1290, accepta et leur donna la règle de Saint Augustin.

Jeanne en devint l'Abbesse et le Monastère prit de nom de Monastère de la Croix.

Le 22 Novembre 1291, Jeanne mourut.


Claire fut élue Abbesse à sa place et le Monastère devint florissant. Claire y mourut à son tour le 17 Août 1308.

Claire de Montefalco bénéficia d'extases Mystiques profondes, et de nombreuses visions.

Sa renommée, ainsi que son don d'exégèse dépassaient les portes du Monastère, de son vivant, elle était déjà considérée comme Sainte.

Moins d'un an après la mort de Claire, l'Évêque de Spolète ordonna l'ouverture du procès informatif sur la vie et les vertus de la Religieuse, devant les nombreux témoignages de miracles obtenus par son intercession.

Le Père Béranger de Saint-Affrique se déplaça à Avignon en 1316 pour y rencontrer le Pape Jean XXII.

Le procès, bien que terminé le 6 Septembre 1318 n'aboutit pas.

Le 14 août 1624, le Pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644) accorda l'autorisation du culte en l'honneur de Claire, dont le nom fut inscrit, ultérieurement, par Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676), le 19 Avril 1673, au martyrologe romain.

Un nouveau procès canonique fut entamé en 1738, et ratifié par la Congrégation des Rites le 17 Septembre 1743, puis un autre, terminé en 1851, toutefois, il fallut attendre le 8 Décembre 1881 pour que le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) déclare Sainte Claire de Montefalco, et fixe sa Fête au 17 Août.


Citations


« Si tu cherches la croix du Christ, prends mon cœur. Là tu trouveras le Sauveur souffrant ».

Sur son lit de mort :

« Soyez humbles, patientes, et unies en Charité. Soyez telles que Dieu soit honoré en vous et que l’œuvre qu’Il a commencée en vous, ne soit pas perdue ».
















Une grande Mystique ignorée.





Dès sa prime enfance, elle fut attirée par l’Amour Divin et à peine l’âgée de quatre ans elle démontra une très grande disposition pour l’exercice de la prière et passait déjà de longs moments en oraison, choisissant pour cela les endroits les plus retirés et solitaires de la maison familiale.

Elle fut très vite obnubilé par la Passion du Seigneur et la vue d’un crucifix devint pour elle un motif de continuelle mortification, allant jusqu’à infliger à son jeune corps des macérations douloureuses, à l’aide de silices, ce qui paraissait inouï pour un enfant de son âge.

Sa sœur aînée, Jeanne, était entrée dans une maison où l’on vivait la vie conventuelle.

Claire, qui s’était consacrée entièrement à Dieu, voulut, elle aussi, y entrer, ce qui arriva en 1275 : elle n’était âgée que de sept ans.

O impénétrables desseins de Dieu !...

La sainteté de l’enfant et les insignes vertus de Jeanne attirèrent dans cette paisible maison un grand nombre de postulantes, à telle enseigne qu’il fallut bientôt agrandir.

Les travaux commencèrent en 1282 et se prolongèrent pendant huit longues années émaillées de difficultés de toutes sortes ; il fallut même que la jeune Claire aille faire l’aumône auprès des personnes aisées de la ville, ce qu’elle fit avec une grande dévotion, pleine d’humilité.

Comme leur communauté était pauvre, elle allait mendier dans les rues, restant parfois des heures sous la pluie, à attendre un geste de charité de la part des passants.

Les travaux terminés, en 1290, l’ensemble des recluses désira que cette maison devienne un vrai Couvent, afin que la communauté puisse y entrer et suivre une règle.

Jeanne en parla à son Évêque, Dom Gérard Artesino, lequel, par un décret du 10 Juin 1290 reconnu la Communauté et lui donna la règle de Saint Augustin, autorisant en même temps l’acceptation de novices.

Le Monastère, sur suggestion de Jeanne en qui devint l’Abbesse, prit le nom de Monastère de la Croix.

Le 22 Novembre 1291, Jeanne décéda. Claire, alors âgée d’à peine 23 ans, et malgré son refus initial, fut appelée à la remplacer.

Dès lors l’essor fut encore plus fulgurant, car la jeune Abbesse agissant avec une fermeté toute pleine de sollicitude, donnait à toutes, par ses actes et ses paroles, un exemple extraordinaire, ce qui eut pour résultat de pousser vers la perfection, donc vers Dieu toutes celles dont elle avait la charge.

Claire fut favorisée d’un grand nombre de dons surnaturels, comme les visions et les extases.

La renommée de ces dons se répandit bientôt même à l’extérieur du Couvent.

Elle avait un outre le don de la science infuse et souvent il lui arriva d’expliquer à des théologiens, philosophes ou des littérateurs confirmés, certains passages ou certains mystères qu’ils essayent en vain d’approfondir.

Claire de Montefalco bénéficia d'extases Mystiques profondes, et de nombreuses visions.

Sa renommée, ainsi que son don d'exégèse dépassaient les portes du Monastère, de son vivant, elle était déjà considérée comme Sainte.

Ce fut grâce à ces dons extraordinaires qu’une secte quiétiste — appelée « Esprit de liberté » — et qui sévissait alors en Umbrie, fut découverte et anéantie.

La renommée que suscitaient, de son vivant, ses excellentes et extraordinaires vertus ne se démenti pas après sa mort survenue le 17 Août 1308 et dès lors tous la vénéraient comme une Sainte.









La tradition raconte que Claire avait dit à ses Sœurs Religieuses qu’elle avait, gravée dans son cœur, La Croix du Christ.

Pour le constater, après le décès, les Religieuses lui prélevèrent le cœur et, purent constater qu’en effet, on pouvait y apercevoir, non seulement La Croix de Jésus, mais aussi tous les instruments de la Passion : le fouet, la colonne, la couronne d’épines, trois clous, la lance et la canne avec l’éponge.

En outre, dans la vésicule de la Sainte elles y trouvèrent trois petits globes de même taille et poids, disposés en forme de triangle.

Pesés un par un, tous avait le même poids ; pesés ensemble, le poids était le même que pour un seul, ce qui fit penser à la Sainte Trinité : trois personnes distinctes, mais un seul et même Dieu.

Dix mois seulement après le décès de Claire, l’Évêque de Spolète, Dom Pierre Paul Trinci, ordonna, le 18 Juin 1309, l’ouverture du procès informatif sur la vie et les vertus de celle-ci, car de toutes parts arrivaient, chaque jours, des témoignages de miracles obtenus par l’intercession de la Sœur Augustine du Monastère de Montefalco.

Plusieurs démarches furent diligentées auprès du Saint-Siège pour obtenir la Canonisation de Claire.

L’enquête canonique avait été confiée au Père Bérenger de Saint-Affrique qui, pour essayer de mener à terme la cause dont il avait la responsabilité, n’hésita pas à se déplacer à Avignon, en 1316, pour y rencontrer le Pape Jean XXII, lequel envoya à Montefalco, afin de bien sen informer, le Cardinal Napoléon Orsini.

Le procès fut terminé le 6 septembre 1318 et tout portait à croire à l’éminence de la Canonisation, mais des causes externes, indépendantes de la volonté commune des deux parties, empêchèrent l’heureux aboutissement.

Ce ne fut que bien plus tard, le 14 août 1624, que le Pape Urbain VIII accorda à la Communauté de Montefalco et au diocèse de Spolète (le 28 Septembre) l’autorisation du culte, avec Messe et une prière propre en l’honneur de Claire, dont le nom fut inscrit, sur ordre de Clément X, le 19 Avril 1673, au Martyrologue Romain.

Plus tard encore, en 1736, le Pape Clément XIII ordonna la reprise de la cause et l’année suivante, la Congrégation des Rites approuva le culte « ab immemorabili ».

Un nouveau procès canonique sur les vertus et miracles attribués à Claire de Montefalco fut diligenté en 1738 et ratifié par la Congrégation des Rites le 17 Septembre 1743.

Mais il faut croire que l’heure de Dieu n’était pas encore arrivée pour la glorification totale de son épouse, car ce ne fut qu’un siècle plus tard, suite à un nouveau procès commencé le 22 Octobre 1850 et terminé l’année suivante, le 21 Novembre 1851 — que la Congrégation des Rites approuva le 25 Septembre 1852 —, qu’une loueur d’espoir éclaira quelques siècles de nuages…

Enfin, l’heure du triomphe arriva : le 8 Décembre 1881 elle fut solennellement proclamée Sainte par le Pape Léon XIII et sa Fête fixée au 17 Août.







Dans le transept droit de l’église Saint Augustin, on peut admirer la Sculpture de Sainte Claire de Montefalco exécutée par Silini (1755).http://www.viaesiena.it/fr/mendicanti/itinerario_o/chiesa-sant-agostino

La Sainte est représentée avec un lys, emblème de pureté absolue, et avec un cœur en feu, transpercé par un crucifix.


Le cœur en feu est typique de l’iconographie augustinienne, puisqu’il se réfère à un épisode de la vie intérieure de Saint Augustin :


“la parole de Dieu enflamma son cœur d’Amour Divin”.


http://viedessaints.free.fr/vds/claireDeMontefalco.html







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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 18 Aoû 2017 - 8:27

Vendredi 18 Août 2017

Fête de Sainte Hélène, Impératrice byzantine et mère de l’empereur Constantin (✝ 329).


Statue de Sainte Hélène dans la basilique Saint-Pierre de Rome.



Sainte Hélène

Impératrice byzantine (✝ 329)

Impératrice et mère de l'empereur Constantin.


Fille de domestiques et servante d'auberge, elle avait été choisie comme épouse de second rang par le centurion Constance Chlore qui la répudia vingt ans plus tard lorsqu'il devint César.


Il la laissa dans un exil doré à Trèves avec son fils, né en Serbie à Nish

. Il épousa une princesse impériale, mais se montra toujours bon pour Sainte Hélène.

Quand ce fils fut porté au trône impérial de Rome par ses légions stationnées en Gaule sous le nom de Constantin, le nouvel empereur ne cessa de combler d'honneurs sa mère et la fit venir à Rome, lui construisant un palais magnifique, lui conférant des monnaies frappées à son effigie, couronnée du diadème royal.

Chrétienne, elle se rendit en pèlerinage en Palestine où elle veut recueillir les précieuses reliques de la Passion et où elle lance la construction de trois Basiliques pour protéger les Lieux Saints et les 'grottes mystiques' chères aux Chrétiens: celle de Bethléem, celle où Le Christ fut déposé dans l'attente de la Résurrection, celle des enseignements.


Elle meurt à Nicomédie au retour de la Terre Sainte.


Elle fut transportée à Rome où l'on voit encore au Vatican le sarcophage de porphyre qui contient ses reliques.

À Rome, sur la voie Labicane, vers 329, Sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin le Grand.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1190/Saint-Constantin-Ier-le-Grand.html


Elle subvenait aux besoins de toute sorte de personnes et, mêlée à la foule, aimait à visiter pieusement les églises.


Elle fit le pèlerinage de Jérusalem pour rechercher les lieux de la Nativité, de la Passion et de la Résurrection du Christ et fit construire des Basiliques pour honorer la Crèche et la Croix du Seigneur.
Martyrologe romain.






Reliquaire contenant le chef de Sainte Hélène dans la crypte de la Cathédrale de Trèves.https://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A8ves_%28Allemagne%29


Voici ce que dit Saint Ambroise :


« Hélène, première femme de Constance Chlore, qui ceignit depuis la couronne impériale, était, paraît-il, une humble fille d'étable.

Noble fille d'étable, qui sut mettre tant de sollicitude dans la recherche de la Crèche sacrée !


Noble fille d'étable, à qui fut réservé de connaître l'Étable de Celui qui guérit les blessures de l'humanité déchue !


Noble fille d'étable, qui préféra les abaissements du Christ aux dignités trompeuses du monde !


Aussi le Christ l'a-t-il élevée de l'humilité de l'étable au sommet des grandeurs humaines. »

La gloire de Sainte Hélène c'est d'avoir été la mère du grand Constantin.


« Constantin, dit Saint Paulin de Nole, doit plus à la piété de sa mère qu'à la sienne d'avoir été le premier empereur Chrétien. »


Contrairement aux autres empereurs, Constance Chlore reconnaissait le vrai Dieu. Les Prêtres Chrétiens étaient admis à sa cour et y vivaient en paix.


Une telle bienveillance ne peut être attribuée qu'à l'influence de l'impératrice sur le cœur de son époux.

Sainte Hélène a donc joué un grand rôle dans la fin des persécutions, puisqu'elle fut l'épouse et la mère des deux hommes qui, sous son influence, protégèrent le Christianisme.


Qui sait même si les prières d'Hélène ne méritèrent point à Constantin l'apparition miraculeuse de la Croix, par laquelle il remporta la victoire et devint seul maître de l'empire?

Un autre événement remarquable dans la vie de Sainte Hélène, c'est la découverte de la vraie Croix du Sauveur.

Hélène vivait sans étalage de grandeurs. Nourrir les pauvres, donner aux uns de l'argent, aux autres des vêtements, à d'autres une maison ou un coin de terre, c'était son bonheur.


Sa bonté s'étendait aux prisonniers, aux exilés, à tous les malheureux.

Le peuple ne pouvait voir sans une joie mêlée de larmes son impératrice venir en habits simples et communs prendre sa place à l'église dans les rangs des fidèles : une telle conduite n'a sa source que dans l'Évangile.


Hélène eut, avant sa mort, la consolation de voir Constantin, non seulement protecteur de la Religion de Jésus-Christ, mais Chrétien lui-même.



Sainte Hélène et la vraie Croix.

http://magnificat.ca/cal/fr/saints/invention_de_la_sainte_croix.html




Saint Constantin et Sainte Hélène. Fresque dans l’église de Saint Nicolas à Mramorec, village de la municipalité de Debarca (République de Macédoine).

http://www.icrsp.org/Calendriers/Le%20Saint%20du%20Jour/invention_de_la_sainte_croix.htm





Statue de Sainte Hélène à la Basilique Saint Pierre de Rome, par Andréa Bolgi.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 19 Aoû 2017 - 12:29

Samedi 20 Août 2017

Fête de Saint Jean Eudes, Prêtre et Fondateur de la Congrégation de Jésus et de Marie (Eudistes) et de l’Institut Notre-Dame de Charité (1601-1680).

Buste de Saint-Jean-Eudes à Caraquet, au Nouveau-Brunswick (Canada). Sculpture faite en 1990 d’un auteur inconnu et librement accessible devant un édifice public.
Photo de Dr Wilson.



Saint Jean Eudes

Fondateur des Eudistes et de l'Institut Notre-Dame de Charité (✝ 1680)

Il est contemporain de saint Vincent de Paulhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/1927/Saint-Vincent-de-Paul.html et sa vocation s'explique en grande partie par la situation religieuse de la France à son époque.


Le peuple, écrit-il, «avait remplacé la Foi par la sorcellerie et la superstition»; les puissants «donnaient l'exemple de tous les vices»; les Prêtres étaient «ignorants et souvent corrompus, abandonnant leur troupeau dès qu'apparaissaient la peste ou une épidémie».

Pour y remédier, s'appuyant sur ses dons évidents pour la prédication, il organise des «missions paroissiales», en Bretagne, en Normandie, en Bourgogne et jusqu'à la cour du roi Louis XIV, pour une annonce systématique de l'Évangile, près de cent quinze missions entre 1632 et 1675.

Pour mieux se consacrer à cet apostolat, il quitte l'Oratoire en 1643 et fonde, à Caen, "la Congrégation de Jésus et de Marie" (les Pères eudistes)https://www.eudistes.org/histoire.htm, qui se voue aux Missions ainsi qu'à la Fondation des séminaires pour la formation d'un meilleur clergé.

En 1642, il crée également "l'Institut Notre-Dame de Charité",https://www.eudistes.org/Combats.htm dont les Religieuses se consacreront, entre autres Ministères, à la réhabilitation des femmes prostituées.


Son action s'appuie sur la Compassion du Cœur de Marie et la Miséricorde du Cœur de Jésus.

Ayant renoncé à la charge de premier supérieur général de sa Congrégation, il s'éteint à Caen en 1680, à l'âge de soixante-dix neuf ans.


Il a été Canonisé le 31 Mai 1925.
Voir aussi sainte Marie-Euphrasie Pelletier.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1029/Sainte+Marie-Euphrasie+Pelletier.html

Saint Jean Eudes (1601-1680) Missionnaire dans l'âme, ce Prêtre de la deuxième génération de la Réforme Catholique va, sa vie durant, Contempler la Miséricorde et l'Amour du Christ tout en s'impliquant dans une intense activité apostolique.


Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en Francehttp://www.eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/temoigner/figures-de-saintete/

Partez à la découverte de l’église de Ri, dans l’Orne, village natal de St jean Eudes (1601, baptistère d’époque), grand apôtre et évangélisateur pour ses contemporains normands!

Né à Ri, dans l'Orne, en 1601, il entre chez les Oratoriens et parcourt le Cotentin, en fondant un institut pour les filles repenties, en assistant les pestiférés et les prisonniers impliqués dans la révolte des Nu-pieds.
Outre les Missions, il fonde des séminaires à Caen, Coutances, Lisieux, Rouen, Evreux et Rennes.


Il répand la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie.

Le diocèse de Coutances lui doit la construction de la chapelle du séminaire.

Source: Liturgie des heures du diocèse de Coutances et Avranches 1993.


Voir aussi: Jean Eudes... (diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin)http://www.soissons.catholique.fr/l-eglise-dans-l-aisne/la-decouverte-du-diocese/les-saints-du-diocese/les-differents-saints-du-diocese/saint-jean-eudes.html

Mémoire de Saint Jean Eudes, Prêtre, qui s’adonna plusieurs années, dans la Congrégation de l’Oratoire, à la prédication dans les paroisses, principalement en Normandie, puis fonda la Congrégation de Jésus et de Marie pour la formation Sacerdotale dans des séminaires, et une autre, celle des Moniales de Notre-Dame de la Charité, pour consolider dans la vie Chrétienne des femmes pénitentes.


Il favorisa tant qu’il put la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie et s’endormit pieusement dans Le Seigneur à Caen, en 1680.






Saint Jean Eudes, Fondateur. Tableau de G. Francisi (1909).
Conservé chez les Eudistes de Charlesbourg (Québec).

http://www.eudistes.fr/qui-sommes-nous/saint-jean-eudes



http://www.spiritualite-chretienne.com/s_coeur/biogra_d.html#Eudes


http://jesusmarie.free.fr/jean_eudes.html



Prières à Marie


Je veux vous respecter et honorer comme ma Reine et souveraine Dame.

Que tout mon être soit pleinement assujetti à votre puissance afin que vous en disposiez tout ainsi qu'il vous plaira.

Que ce Coeur sacré de ma très chère Marie soit l'âme de mon âme et l'esprit de mon esprit : que ce Coeur aimable soit le principe de ma vie et de toutes mes pensées, paroles, actions, sentiments et affections ; que je fasse toutes mes actions et que je porte toutes mes peines et afflictions en l'amour, en la charité, en l'humilité, en la soumission, en la patience et dans les autres saintes dispositions de ce Très Saint Coeur.

O très bonne Mère, impétrez-moi de mon Dieu que je meure de la mort des justes, c'est-à-dire de la sainte mort du Roi et de la Reine des justes qui sont Jésus et Marie.

Ayez donc pitié de moi, ô Mère de bonté : vous êtes ma très grande confiance et, auprès de Dieu, le principal fondement de mon espérance.

Ne souffrez pas que les ennemis de mon Salut aient aucun avantage sur votre pauvre enfant.

Saint Jean Eudes




Croix
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Marie du 65
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