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Les Saints - Les Saintes du Jour

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 21 Mar 2017 - 7:40

Saint Benoît de Nursie, Père des Moines d'Occident, Fondateur de l’Ordre de Bénédictins, Patron de l’Europe (480-547). Fête le 21 Mars.

Saint Benoît est Patriarche des Moines d'Occident. Saint Benoît est Patron de l'Europe avec les Saints Cyrille et Méthode, Sainte Brigitte de Suède, Sainte Catherine de Sienne et Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein).

. Il est aussi Patron de la bonne mort avec Saint Joseph.

Au Mont-Cassin, en 547, la naissance au Ciel de Saint Benoît, Abbé, dont la mémoire est reportée au 11 Juillet, jour de la translation de ses reliques (Martyrologe romain).


Benoît était le fils d’un noble romain de Nursie en Ombrie, et la tradition, qu’accepte saint Bèdehttps://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A8de_le_V%C3%A9n%C3%A9rable, fait de Scolastique sa sœur jumelle.https://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Scolastique
A 15 ans, on l'envoie à Rome faire ses études, accompagné de sa nourrice.
Rome est terrible aux âmes pures : tentations charnelles, tentations intellectuelles et politiques.

Benoît s'enfuit, car c'est "Dieu seul" qu'il cherche et il ne veut pas courir le risque de le perdre.

Il aboutit à une caverne de Subiaco où un ermite accepte de lui servir de guide dans sa quête de Dieu.
Benoît y médite de la meilleure façon de vivre pour trouver Dieu. Mais il est difficile de passer inaperçu quand on rayonne de sainteté.

Les Moines d'un Monastère voisin l'invitent à devenir leur Père abbé. Bien mal leur en a pris : il veut les sanctifier et les réformer.
Ils en sont décontenancés et tentent de l'empoisonner.

Il retourne à sa caverne de Subiaco où des disciples mieux intentionnés viennent le rejoindre.

Il les organise en prieuré et c'est ainsi que va naître la Règle Bénédictine. La jalousie d'un Prêtre les en chasse, lui et ses frères, et ils se réfugient au Mont-Cassin qui deviendra le premier Monastère Bénédictin.

Il y mourra la même année que sa soeur sainte Scholastique. Emportées au Moyen Age d'une manière assez frauduleuse, leurs reliques sont désormais sur les bords de la Loire, à Fleury sur Loire, devenu Saint Benoît sur Loire-45730.

Saint Patron de l'Europe: "Messager de paix, Fondateur de la Vie Monastique en Occident...

Lui et ses fils avec la Croix, le livre et la charrue, apporteront le progrès Chrétien aux populations s'étendant de la Méditerranée à la Scandinavie, de l'Irlande aux plaines de Pologne" (Paul VI 1964)

Père du Monachisme, Patron de l'Europe: La catéchèse le 9 avril 2008 a été consacrée à la figure de Saint Benoît de Nursie, "le père du Monachisme occidental, dont la vie et les œuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale.

La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de saint Grégoire le grand,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1787/Saint-Gregoire-le-Grand.html qui présente le Moine comme un astre brillant indiquant comment sortir "de la nuit ténébreuse de l'histoire", d'une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l'empire romain.

Son œuvre et la règle Bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l'unité politique il favorisa la naissance d'une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la Foi Chrétienne commune aux peuples du continent".

"Benoît naquit vers 480 dans une famille aisée qui l'envoya étudier à Rome. Mais avant de les avoir terminées, il gagna une Communauté Monastique dans les Abruzzes.

Trois ans plus tard il gagnait une grotte de Subiaco dans laquelle il vécut isolé trois ans... résistant aux habituelles tentations humaines comme l'auto-affirmation de soi et le nombrilisme, la sensualité, la colère et la vengeance.

Sa conviction -a précisé le Saint-Père- était que seul après avoir dominé ces épreuves" il aurait été en mesure d'aider autrui.

En 529, Benoît fonda l'Ordre Monastique qui porte son nom et se transporta à Montecassino, site élevé et visible de loin.

"Selon Saint Grégoire, ce choix symbolique voulait dire que si la vie Monastique trouve sa raison d'être dans l'isolement, le Monastère a également une fonction publique dans la vie de l'Église comme de la société".

Toute l'existence de Benoît de Nursie, a dit le Pape, "est imprégnée de la Prière, qui fut le fondement de son œuvre, car sans elle il n'y a pas expérience de Dieu.

Son intériorité n'était cependant pas détachée de la réalité et, dans l'inquiétude et la confusion de son temps, Benoît vivait sous le regard de Dieu, tourné vers Lui, tout en étant attentif aux devoirs quotidiens envers les besoins concrets des gens".

Il mourut en 547 et sa règle donne des conseils qui, au-delà des Moines, sont utiles pour qui chemine vers Dieu.
"Par sa mesure, son humanité et son clair discernement entre l'essentiel et le secondaire en matière spirituelle, ce texte reste éclairant jusqu'à nos jours".

En 1964 Paul VI fit de Benoît le Saint Patron de l'Europe, de ce continent qui, profondément blessé car "à peine sorti de deux guerres et de deux idéologies tragiques, était à la recherche d'une nouvelle identité.
Pour forger une nouvelle unité stable les moyens politiques, économiques et juridiques sont importants.

Mais il faut trouver un renouveau éthique et spirituel tiré des racines Chrétiennes de l'Europe.

Sans cette lymphe vitale, l'homme reste exposé au danger de succomber à la vieille tentation de se racheter tout seul...ce qui est que la vielle utopie du XXe siècle européen...qui a provoqué un recul sans précédent dans une histoire humaine déjà tourmentée".

L'église abbatiale de Fleury a pris le vocable de St-Benoît lorsque les reliques du Saint furent ramenées du Mont Cassin en 703. La première en France a avoir suivi la règle de St-Benoît. (diocèse d'Orléans)http://www.orleans.catholique.fr/eglise-loiret/histoire-patrimoine
A voir: Le retable de saint Benoît de Nurcie à l’abbaye d’En Calcat (diocèse d'Albi)

-
"Décédé le 21 mars. Comme le 21 Mars tombait souvent en Carême, dès le VIIIe siècle, il est fêté le 11 juillet date de la Célébration de la translation des reliques à Fleury/Saint-Benoît-sur-Loire"

"L'essentiel de sa sépulture a bien été retrouvé au Mt Cassin, et ne se situe pas à St Benoît sur Loire (peut être transfert de quelques reliques selon la tradition non démontrée)"

- Voir aussi:

Médaille de saint Benoît (en anglais)
http://www.osb.org/gen/medal.html


Mémoire (en Europe: Fête) de Saint Benoît, abbé. Né à Nursie en Ombrie, après des études à Rome, il commença par vivre en ermite à Subiaco, rassembla autour de lui de nombreux disciples, puis s’établit au Mont-Cassin, où il fonda un Monastère célèbre et composa une Règle, qui se répandit dans toutes les régions, au point qu’il mérite d’être appelé patriarche des moines d’Occident.

La tradition place sa mort le 21 mars 547, mais dès le VIIIe siècle, on a célébré sa mémoire en ce jour.
Martyrologe romain

Quand tu entreprends une bonne action, demande lui par une très instante prière qu’il la parachève.
Alors celui qui a daigné nous compter au nombre de ses fils n’aura pas un jour à s’attrister de nos mauvaises actions.
Règle de saint Benoît - Prologue.





La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens



L'année même de sa mort, il en prédit le jour à ses frères : et avant le sixième qui précéda son trépas, il fit ouvrir son sépulcre.
Bientôt il fut saisi de la fièvre, et comme la faiblesse augmentait à chaque instant, le sixième jour, il se fit porter à l’Oratoire, où il se prépara à la mort par la réception du Corps et du Sang de N. S.; alors, soutenant ses membres défaillants sur les mains des Frères, il se tint debout, les yeux élevés vers le Ciel et rendit son dernier soupir en priant.

Le jour même que l’homme de Dieu passa de cette vie au Ciel, deux Frères, dont un était dans sa cellule, et l’autre fort éloigné, eurent la même révélation : ils virent une traînée de lumière, ornée de tapis et resplendissante d'une quantité innombrable de lampes, qui, partant de la cellule de Saint Benoît, se dirigeait vers le Ciel du côté de l’orient.
L'un d'eux demanda à un personnage vénérable qui parut tout brillant sur cette trace, ce que c'était que ce chemin qu'ils voyaient, car ils ne le savaient pas, et il leur fut dit : «Voilà le chemin par lequel Benoît, l’homme chéri de Dieu, monte au Ciel. »

II fut inhumé dans l’Oratoire de Saint Jean-Baptiste qu'il avait construit lui-même sur un autel dédié à Apollon et qu'il avait renversé.

Il vécut vers l’an du Seigneur 518, au temps de Justin l’ancien.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 22 Mar 2017 - 6:57



Mercredi 22 Mars 2017 : Fête de Sainte Léa, Dame romaine, disciple de Saint Jérôme († v. 384).


Dame romaine, disciple de Saint Jérôme (✝ 384)http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1942/Saint-Jerome.html

Elle faisait partie de ces nobles dames romaines admiratrices de saint Jérôme. Admirative, elle écoutait les leçons d'Écriture Sainte qu'il donnait à Rome.

Devenue veuve, elle distribua ses biens aux pauvres  et entra dans un Monastère romain à Ostie dont elle devint la supérieure.https://fr.wikipedia.org/wiki/Ostie

Saint Jérôme lui consacrera une lettre dithyrambique.

Et c'est tout ce que nous savons d'elle.

...Léa instruisait ses Moniales plus par l'exemple que par les discours ; elle avait changé ses précieux habits par un rude cilice et ne mangeait que ce que mangeaient les pauvres qu'elle secourait.

Son humilité était profonde et sincère, d'autant que, ayant eu une nombreuse domesticité à son service, elle voulut se considérer comme la servante de ses compagnes et encore plus la servante de Jésus-Christ...

(D''après la lettre de saint Jérôme à Marcella - vie de sainte Léa, veuve)http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/jerome/mystiques/022.htm

Commémoraison de Sainte Léa, veuve romaine, dont Saint Jérôme a loué les vertus et le passage à la Vie en Dieu, vers l’an 383.

Martyrologe romain



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 23 Mar 2017 - 8:24

Jeudi 23 Mars 2017 : Fête de Saint Turibio de Mogrovejo, Archevêque de Lima. Il est le protecteur des Évêques Missionnaires et le patron du Pérou (✝ 1606).









Saint Alphonse Turibe de Mogrovejo

Archevêque de Lima (✝ 1606)

Turibio de Mongrovejo fut un grand bienfaiteur des indiens du Pérou, qui avaient fort à souffrir de la cupidité des Espagnols qui avaient conquis leur pays.

Originaire de Mayorga en Espagne, il fut nommé, par le roi Philippe II, Archevêque de Lima, un diocèse grand comme la moitié de la France. Il visita trois fois ses fidèles Chrétiens d'origine indienne.

Cela durait chaque fois sept ans.

Il lutta contre les autorités royales, ouvrit un séminaire, fit prendre conscience aux chercheurs d'or qu'ils ne devaient pas les traiter comme des esclaves.

Doux, patient, habile, d'un courage indomptable, il transforma l'état des choses au Pérou, rendant à tous leur dignité d'hommes.

Toribio de Mogrovejo est considéré comme un grand bienfaiteur des Indiens du Pérou. D'un courage indomptable, et d'une immense énergie, il tenta d'améliorer l'état misérable des populations péruviennes conquises, afin de leur rendre leur dignité d'hommes.

Il se voulait avant tout serviteur de l’Église, à l'image des apôtres Pierre et Paul, en se mettant au service des plus pauvres.


Mémoire de Saint Turibio de Mogrovejo, Évêque de Lima. Homme de loi, né en Espagne, il était encore laïc quand il fut nommé à ce siège au Pérou.


Il gagna l’Amérique et, brûlant de zèle, il visita plusieurs fois son immense diocèse, souvent à pied, avec une vigilance assidue pour le troupeau qui lui était confié.

Il extirpa dans des synodes les abus et les scandales dans le clergé, défendit fermement l’Église, convertit et catéchisa les peuples indigènes et mourut à Saña en 1606, au cours d’une visite pastorale.

Martyrologe romain.





http://missel.free.fr/Sanctoral/03/23.php



Turibe-Alphonse, second fils du seigneur de Mongrovejo, naquit le 18 Novembre 1538 à Mayorga, dans la province espagnole de Léon.

Il fut porté vers la piété et l’horreur du péché dès l'enfance où il éprouvait un très vif bonheur en ornant les autels et en servant les pauvres.

Fort dévot à la Sainte Vierge dont il récitait chaque jour son office et le rosaire, il jeûnait tous les samedis. Lorsqu’il faisait ses études à Valadolid et à Salamanque, il donnait une partie de son dîner aux pauvres.

Bien que laïc, Philippe II le nomma président du tribunal de l'Inquisition à Grenade où il resta cinq ans avant d'être nommé, contre sa volonté, Archevêque de Lima, capitale du Pérou ; Philippe II pensant que Turibe-Alphonse de Mongrovejo était le seul homme capable de faire cesser les scandales des conquistadores qui empêchaient la conversion des Péruviens.

Turibe-Alphonse de Mongrovejo se prépara à recevoir les ordres ; il voulut recevoir les quatre ordres mineurs en quatre dimanches différents pour avoir le temps d’en remplir les fonctions ; il reçut ensuite les ordres majeurs puis il reçut la Consécration épiscopale après laquelle il s'embarqua pour l'Amérique où il arriva en 1581.

Son immense diocèse (cinq cent vingt kilomètres, le long des côtes) était alors un lieu de scandales et de dépravations où il fut d'autant plus mal accueilli que chacun savait que le Roi l'avait nommé pour y mettre de l'ordre.

Les conquistadores s’étaient très mal conduits envers les indigènes qu’ils avaient tyrannisés ; des guerres civiles et des dissensions domestiques s’en étaient suivies, les mœurs étaient dans un état déplorable et le clergé ne donnait guère le bon exemple.

Avec rigueur et patience, Turibe-Alphonse de Mongrovejo, supportant les persécutions de l'administration et des colons espagnols, prit des mesures fermes qui arrêtèrent dans Lima le cours des scandales publics ; aux Espagnols qui, pour excuser leur dureté et leurs abus, invoquaient la coutume, il répondait :


« Jésus-Christ s’appelle la vérité et non la coutume ; à son tribunal, nos actions seront pesées dans la balance du sanctuaire. »

Avec un zèle infatigable qui fut couronné de succès, pendant sept ans, il visita son diocèse, montrant l’exemple de la pénitence et de la piété.

Il réussit à réformer son clergé qu’il réunit tous les deux ans pour des synodes diocésains et tous les sept ans pour des synodes provinciaux ; il fonda des séminaires, des églises, des écoles et des hôpitaux.

Il fit encore deux visites de son diocèse, de cinq ans chacune, et obtint la conversion de très nombreux Indiens.

Turibe-Alphonse de Mongrovejo qui se confessait tous les matins, avant de célébrer la Messe, faisait de sa vie une Prière continuelle.

Il tomba malade, au cours d'une visite pastorale à Santa, à quatre cent quarante kilomètres de Lima ; il distribua ses biens et se fit porter à l’église pour recevoir le viatique ; on le ramena dans la maison où il reçut l’extrême-onction et mourut le 23 Mars 1606.

L’année qui suivit sa mort, on transporta sa dépouille que l’on trouva sans corruption, à Lima où il fit plusieurs miracles.

Béatifié par Innocent XI, en 1679, Turibe-Alphonse de Mongrovejo fut Canonisé par Benoît XIII, en 1726.





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 24 Mar 2017 - 8:27

Vendredi 24 Mars 2017 : Fête de Sainte Catherine de Suède, Fille de Sainte Brigitte, Moniale à Vadstena (1330-1381).


Fille de Sainte Brigitte, Moniale à Vadstena (✝ 1381)

Elle appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, sainte Brigitte et par son père Ulf Gudmarson.
Élevée dans un couvent, elle en sort pour épouser sagement le jeune noble qu'on lui destine, Edgar Lydersson qui est un invalide et qu'elle soigna avec un grand dévouement.

D'accord avec lui, en 1350, pour le jubilé, elle rejoint à Rome sa mère qui y a fait sa demeure depuis son veuvage.
Catherine, pendant son séjour, apprend la mort de son jeune époux. Elle décide à son tour de rester à Rome.

Son extraordinaire beauté blonde lui cause bien des complications en Italie. A plusieurs reprises, des prétendants enthousiastes tentent de l'enlever.

Quand sa mère meurt, Catherine revient en Suède pour l'ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entre et dont elle sera bientôt l'Abbesse.

Elle retournera une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des Religieuses de l'Ordre du Très-Saint-Sauveur, les Brigittines et pour la Canonisation de sa mère qui n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de sainte Catherine.

À Valdstena en Suède, l’an 1381, Sainte Catherine, vierge. Fille de Sainte Brigitte, mariée contre son gré, elle conserva la virginité avec l’accord de son époux et, quand celui-ci mourut, elle mena une vie de piété.

Pèlerine à Rome et en Terre Sainte, elle ramena en Suède les restes de sa mère et les déposa au Monastère de Valdstena, où elle-même revêtit l’habit des Moniales.
Martyrologe romain.













Sainte Catherine de Suède
Reine et veuve (vierge)

Catherine de Suède, dans le siècle Katarina Ulfsdotter, appartenait à la famille royale de Suède, par sa mère, Sainte Brigitte (Birgitta Birgersdotte) et par son père Ulf Gudmarson.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1552/Sainte-Brigitte-de-Suede.html

La fille devait être l'émule, sinon l'égale de sa mère, par ses vertus comme par les lumières qu'elle reçut du Ciel.
On vit Catherine, encore au berceau, repousser une nourrice de vie coupable et ne point vouloir de son lait.
Le démon la poursuivit dès sa plus tendre enfance, prenant la forme d'un taureau pour l'épouvanter et s'acharnant contre son petit corps frêle et délicat.

Élevée dans un Couvent, elle en sortit pour épouser le jeune noble qu'on lui destinait, Edgar Lydersson qui était un invalide et qu'elle soigna avec un grand dévouement.

Lorsque Catherine, après la sainte éducation qu'elle reçut dans un Monastère, fut en âge de se marier, son père lui donna de force un noble et vertueux époux, Edgar Lydersson, qu'elle eut le bonheur de faire consentir à garder avec elle le vœu de virginité parfaite.

D'accord avec lui, en 1350, pour le jubilé, elle rejoint à Rome sa mère qui y a fait sa demeure depuis son veuvage.

Catherine, pendant son séjour, apprend la mort de son jeune époux. Elle décide à son tour de rester à Rome.

Dans la Ville éternelle, on pouvait voir la mère et la fille visiter avec ferveur les églises et les tombeaux des martyrs et s'adonner ensemble à tous les exercices de la mortification et de la piété.

Catherine sut résister aux obsessions de plusieurs seigneurs romains qui la recherchaient en mariage, et Dieu la défendit parfois d'une manière merveilleuse.

Quand sa mère meurt, Catherine revient en Suède pour l'ensevelir au Couvent de Vadstena, où elle entre et dont elle sera bientôt l'Abbesse.

Elle retournera une fois encore à Rome pour obtenir la reconnaissance des Religieuses de l'Ordre du Très-Saint-Sauveur, les Brigittines, et pour la cause de la Canonisation de sa mère. Celle-ci n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de Catherine, le 24 Mars 1381.

Katarina Ulfsdotter a été Canonisée en 1484 par le Pape Innocent VIII (Giovanni Battista Cybo, 1484-1492)


Sainte Catherine de Suède et sa mère Sainte Brigitte.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 26 Mar 2017 - 7:55

Dimanche 26 Mars 2017 : Fête de la Bienheureuse Maddalena Caterina Morano, Religieuse de l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice (1847-1908).


Bienheureuse Madeleine-Catherine Morano

Religieuse de l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice (✝ 1908)

Née en 1847 dans les environs de Turin, elle rejoint l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, fondé par Sainte Marie-Dominique Mazzarello qui la rencontre et la forme.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1153/Sainte-Marie-Dominique-Mazzarello.html

Elle est envoyée en Sicile où elle est supérieure de plusieurs établissements et enseigne le catéchisme dans de nombreuses paroisses.

À Catane en Sicile, l’an 1908, la Bienheureuse Madeleine-Catherine Morano, vierge, de l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, qui se dévoua à faire le catéchisme, parcourant cette région de long en large sans arrêt.

Martyrologe romain.


Béatifiée le 5 Novembre 1994 - homélie de Jean-Paul II (en italien) lors de sa visite pastorale à Catane et Syracuse.http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/1994/documents/hf_jp-ii_hom_19941105_beatificazione-morano.html

Traduction en Français


VISITE PASTORALE CATANIA ET SYRACUSE

MASSE POUR LA MÈRE DE BÉATIFICATION
Madalena CATERINA MORANO

HOMÉLIE Jean-Paul II

Catania - Samedi 5 Novembre, 1994



1. " Je suis la vraie vigne " ( Jn 15, 1).

Jésus prononce ces mots la veille de sa passion. Mais l'allégorie qui se produit renvoie tout d' abord et avant tout à la résurrection: la vigne est le Christ ressuscité , la vie invincible qui se donne aux autres. Pour être en mesure de donner la vie, la vigne doit être taillée . Le vigneron doit aussi presque « mal » quand il a l' intention innestarvi une nouvelle branche . Jésus dit: Le Père est le vigneron; il est celui qui cultive la vigne.

La vie qui est en moi vient du Père et la vie invincible. Si j'accepte la mort , je le fais pour donner aux branches la vie qui est en moi, celui qui m'a donné le Père (cf. Jn 15: 1-2).

2. Il semble donc clair que l'allégorie, utilisée par le Christ avant sa passion, est orientée vers le mystère pascal en fait, le mystère de la vie qui a vaincu la mort . Cette vie a vécu l'expérience de la mort, car il est manifeste pleinement son pouvoir.

Christ est présenté comme la vis qui doit être engagé chacun d' entre nous. La vis est donc l'image de la vie éternelle, le greffon est la figure de vie qui se propage. Le Père est le dispensateur de cette vie qui se manifeste dans le Fils et le Fils est communiqué à tous les hommes, qui est comme une branche, qui répand la sève; sinon il se dessèche, meurt et est jeté dans le feu (cf. Jn 15, 6).

Que devez - vous faire alors pour ne pas être une branche sèche? Nous devons rester dans le Christ ; Nous devons constamment nourrir sa parole. Parole qui donne la vie. Si les paroles du Christ demeurent en nous, la prière, qui vient d'elle est toujours entendu: « Si vous demeurez en moi et demeurent en vous mes paroles, demandez ce que vous voulez, et vous recevrez » ( Jn 15: 7).

L'allégorie de la vigne et les branches nous révèle le mystère de la récolte que le Christ offre à son Eglise. Ils atteignent la maturité dans l'Eglise, comme dans la vigne Evangile, ceux qui acceptent sa parole - et matures pour la vie en Dieu, qui est la gloire.

La gloire de Dieu est l' homme vivant, « Gloria Dei vivens homo, » enseigne saint Irénée, et ajoute: La vie de l' homme est la vision de Dieu, « Vita hominis Dei visio » (Saint Irénée, haereses Adversus , 4,20,7).

3. Ainsi, à travers cette proposition de l' allégorie à la veille des événements pascals, Jésus révèle pleinement le mystère de la vie qui est en lui. Ce mystère est devenu une source de vie pour tant de fils et filles de cette terre bénie, qui est maintenant notre façon de penser alors que nous célébrons la fête de tous les saints des églises de Sicile : la Martire Euplo, martyr Agatha, rappelé par la liturgie dans le Canon, le bienheureux cardinal Giuseppe Benedetto Dusmet, pour ne citer que quelques - uns.

Aujourd'hui, le même mystère est révélé en tant que source de la vie immortelle pour le Serviteur de Dieu Maddalena Morano , j'ai la joie d'élever à l'honneur des autels dans la ville où depuis de nombreuses années , il a exercé son activité de formation chrétienne des jeunes.
Ainsi , le nouveau bienheureux, qui a totalement consacré sa vie au Christ, peut - il faire d'une génération à témoin. Il est maintenant inscrit dans le Livre de la Vie, de sorte que tout le peuple de Dieu, en pèlerinage dans ce berceau antique de la culture grecque et romaine, peuvent lire la vérité sur la justification dans le Christ.

4. Se souvenir de ces élus témoins de l'Evangile, ainsi penser à d'autres chrétiens généreux, dont l'aventure spirituelle était un don de Dieu à toute l'Église? Je pense que du Père Allegra, un fils de votre terre, ce qui a contribué de manière efficace au progrès du dialogue entre le Christ et la Chine. Je pense que le vénérable Capizzi et Saint Nicola Politi. Je pense aussi de Don Giuseppe Puglisi, le courage de la vérité de l'Evangile. Je pense aussi que les personnages féminins, débordant de dons de l'Esprit, Lucia Mangano et Josephine Faro: en eux le dialogue de l'amour du Seigneur et de son Eglise a touché des sommets très émouvants.

Dans la communion spirituelle avec tous ces grands de votre Terre, je salue avec affection l'église de Catane, sur le seuil du nouveau millénaire, en tirant parti de l'expérience et l'intercession de ses saints, pour offrir à la ville le trésor enfermé dans le port des navires « argile de son humanité.

Je salue en particulier votre archevêque, Mgr. Luigi Bommarito, que je remercie pour ses paroles chaleureuses qu'il vient d' adresser, décrivant la richesse et les engagements de la communauté ecclésiale.
Avec lui, je salue le cardinal Pappalardo et tous les évêques siciliens qui assistent à cette célébration, avec une pensée particulière, affectueux à Mons. Ignazio Cannavò, archevêque de Messine-Lipari-Sainte - Lucie del Mela, commémorant le 50e anniversaire de son ordination sacerdotale. Avec joie , je salue tous les prêtres qui concélébrer cette Eucharistie aujourd'hui.

Je salue les religieuses, ainsi que les religieux qui sont toujours dans la majorité. Je salue avec joie les entiPres diocèse de Catane. laïcs Christifideles , je vous salue, je vous vois avec une grande joie dans cette grande assemblée.

J'adresse un salut particulier à toute la Famille salésienne, à partir du cardinal salésien Castillo Lara, Stickler, Javierre Ortas. Ensuite , le Recteur Majeur des salésiens, et bien sûr le supérieur général des Sœurs de Marie Auxiliatrice. Un message d' accueil spécial aux autorités civiles, administratives et politiques, qui ont collaboré lors de ma visite en Sicile. Je suis très reconnaissant pour la préparation, pour tout ce qu'il a fait, à deux reprises.

Une fois en Avril, la deuxième fois en Novembre. Un salut cordial va aussi aux malades, les personnes âgées et ceux qui, ne pouvant être présent, sont spirituellement unis à nous par la radio et la télévision.

Au début de la nouvelle année scolaire, je souhaite adresser une pensée cordiale à tous ceux qui travaillent dans le monde de la culture, en particulier les enseignants, les chercheurs et les étudiants de l'Université de Catane, ainsi que ceux du Collège de théologie et de Saint-Paul Institut des sciences religieuses San Luca. Je souhaite à tous un engagement généreux au service de la vérité, dans un dialogue respectueux et attitude ouverte entre la science et la foi.

Chers frères et sœurs! Votre Eglise ancienne, qui a récemment rappelé au culte 900 ans d'ouverture de sa cathédrale, est appelé par les circonstances d'aujourd'hui pour servir la renaissance de la ville mobiliser les énergies que le Seigneur sans cesse renouvelée de l'activité inlassable au service du bien.

5. Précisément dans cette perspective a fait Sœur Maddalena Morano! Elle, le « professeur né », était venu de Turin, la ville de Don Bosco, avec son fort talent pédagogique et son amour pour Dieu et le prochain. Sœur Madeleine se déroulait dans cette île, au nom de votre peuple, une des activités spirituelles et éducatives intenses et fructueuses. Pendant de nombreuses années il y avait un de vous, de devenir un service fidèle modèle à Dieu et aux autres.

Regardez-vous, chers fidèles, de mieux réaliser le projet apostolique et missionnaire que l'Eglise de Catane, dans toutes ses composantes, est conçu pour promouvoir, écouter la voix de l'Esprit, et travaillant dans une ville d'effort diligent discerner les « signes des temps ».

Le découragement et l'amertume des événements déroutants et accablants sont des sentiments humains compréhensibles, mais ne se désactivent l'expression du courage chrétien à faire du bien, « quel que soit le coût », selon les termes de la bienheureuse Mère Maddalena Morano aujourd'hui.

Chers frères et sœurs de Catane! Vous avez un héritage de la foi chrétienne et œuvre de charité qui remonte à l'époque paléochrétienne: des preuves fiables de la présence d'une communauté chrétienne à Catane il y a des dates des premiers siècles. A notre époque, marquée par une crise dramatique des valeurs humaines et une angoisse douloureuse pour l'Absolu, vous êtes invité à faire un programme sérieux et exigeant d'étude doctrinale, la cohérence de la vie, la persévérance dans l'exercice de la charité .

Ils détestent soit Mère Morano, qui, animé par désir profond d'amour et de sainteté, depuis de nombreuses années ont marché serein et sans peur dans les rues de votre ville et la région.

Le soutenu dans son engagement envers les enseignements et les exemples de saint Jean Bosco et Sainte-Marie-Dominique Mazzarello. Face à la mer, elle a dit: « Voyez à quel point, immense mer? Plus grande, grande est la bonté de Dieu ». Et avec une comparaison simple mais incisive illustrant ainsi le chemin de la sainteté, « la haute montagne de la perfection nous montons avec la mortification constante. Même les grandes maisons chacune sont faites de petites pierres superposées sur l'autre ».

Ses exhortations lumière, confort, encouragent: « Pensez à la façon dont il pensait que Jésus Priez que Jésus aurait prié Loi que Jésus aurait fait... » Alors Mère Maddalena a dit, et il a vécu, en répétant à elle-même: « Demandez la grâce d'apporter la paix chaque jour votre croix ».

6. Notre soeur, Beata Maddalena Morano, vit en Dieu et Dieu vit en elle pour toujours. « Je vous ai aimés d'un amour éternel » , dit le Seigneur par le prophète Jérémie ( Jer 31: 3). Le nouveau bienheureux en lui - même a connu la vérité de la parole de Dieu, et après les épreuves de la vie, fait maintenant dell'avveramento témoignage de la promesse de Dieu à son peuple: « Ils avaient laissé en larmes, / je les ramèneront avec consolations ; / Je les conduire à des flux de / eau dans un chemin droit où ils ne chancellent pas; / Car je suis un père pour Israël « ( Jer 31: 9).

La Beata Maddalena Morano, ainsi que les bienheureux et les saints de cette terre de Sicile, et avec toute la « grande foule » des saints du ciel, vit maintenant « avec consolations » que Dieu réserve à ses fidèles, à ceux qui ont essayé de vivre dans la foi et à fonctionner selon la charité.

Juste ce nouveau bienheureux a essayé de faire tout au long de sa vie, aimer « non seulement en parole ou en langue, mais en actes et en vérité » ( 1 Jn 3: 18). Son amour est devenu témoin si constant de la réponse fidèle à Dieu qui est Amour. Elle brille devant nous aujourd'hui comme un brillant exemple d'une solidarité efficace qui a été en mesure d'unir le Nord et le Sud de l' Italie.

Et maintenant , le nouveau bienheureux intercéder pour nous, intercéder pour l'Eglise. Grande est la puissance de l'intercession des saints! Maddalena a fait la volonté de Dieu et nous a laissé le témoignage des œuvres agréables à Dieu.

7. Soyez heureux, Sicile, soyez heureux , Catane , patrie Sant'Agata et bien d' autres saints et bienheureux; patrie d' adoption de Beata Maddalena Morano! « Que les fidèles se réjouissent dans la gloire, / cri de joie et de prendre leur repos. / Les louanges de Dieu soient sur leurs lèvres: / c'est la gloire de tous ses saints « (psalmique responsorial). Soyez heureux Sicile. Soyez heureux, malgré toutes les difficultés et les souffrances que vous avez à apporter dans ces nos jours.

Soyez heureux, soyez reconnaissants à Dieu pour ces trésors de la sainteté, de la culture. Tous ces trésors qui sont les vôtres sont une source de joie et de gratitude envers Dieu. Vous êtes riche, avec tant de votre pauvreté. Vous êtes riche, vous devez être convaincu que votre richesse. Et je dirais avec fierté que votre richesse.

La gloire de Dieu brille dans cette église illustre Catane. Gloire de Dieu sont ceux qui sont ici, ils ont essayé de tout leur cœur, et il a été trouvé. Ils vivent maintenant à jamais dans sa gloire. Pour leur intercession, nous nous en remettons.

Amen!














Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au Ciel (dies natalis) : le 26 Mars.
Pour la Congrégation, et au niveau local, le jour de la mémoire est celui de sa naissance sur Terre : le 15 Novembre.

Maddalena Caterina Morano est née le 15 Novembre 1847 dans une famille nombreuse de Chieri, près de Turin.

Lorsqu'elle est âgée de huit ans, son père et sa sœur aînée décèdent, obligeant Maddalena à travailler.

Toutefois, elle s'applique à étudier, et en 1866 elle reçoit son diplôme d'enseignant de l'école primaire.

Ses études augmentent sa connaissance de la doctrine Chrétienne et son désir ardent d'être une sainte. Elle désire entrer en religion, mais les difficultés de sa famille nécessitent qu'elle attende.

Pendant douze ans elle travaille comme enseignante dans une école rurale de Montaldo et enseigne le catéchisme dans la paroisse locale.

En 1878, ayant mis de côté assez d'économies pour les besoins futurs de sa mère, Maddalena entre chez les Filles de Marie Auxiliatrice (Salésiennes), une Congrégation fondée six ans plus tôt par Don Bosco.

Elle est une Religieuse modèle, et après un bref mais intense noviciat elle prononce ses premiers vœux.

En 1881, avec la Bénédiction de Don Bosco, elle est envoyée à Trecastagni (diocèse de Catane), en Sicile, chargée d'un établissement pour femmes, auquel elle donne une nouvelle orientation, inspirée par les principes Salésiens.

La Sicile devient sa seconde maison, où elle effectue un apostolat divers et fructueux. Elle ouvre de nouvelles maisons, fonde des classes d'activités et forme des enseignants.

Son véritable amour, cependant, sont les cours de catéchisme, depuis qu'elle est convaincue que la formation de la conscience Chrétienne est le fondement de la maturité personnelle et de toute amélioration sociale.

Elle coordonne l'instruction catéchétique dans dix-huit églises de Catane et forme les catéchistes laïcs et religieux à apporter le message Chrétien aux garçons et filles indigents.

Elle passe vingt-cinq années en Sicile et tient la place de supérieure provinciale et locale de sa Communauté.

Mère attentive et soignante pour de nombreuses vocations locales, elle vit fidèlement le charisme de Mère Maria Mazzarello (Canonisée en 1951), Co-Fondatrice de l'Institut.

Minée par une tumeur, elle meurt à Catane à l'âge de soixante et un ans le 26 Mars 1908 ; une vie de pleine cohérence, vécue toujours avec l'intention de « ne jamais mettre d’obstacle à l'action de la Grâce en cédant à l'égoïsme personnel ».

Maddalena Caterina Morano a été élevée à la gloire des autels (Béatifiée) le 5 Novembre 1994, à Catane, par le Pape Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 27 Mar 2017 - 8:12



Lundi 27 Mars 2017 : Fête de Saint Rupert, Évêque de Salzbourg († v. 718).


Apparenté selon la tradition aux mérovingiens, il était Évêque de Worms vers 697 quand il partit évangéliser la Bavière.

Il y baptisa le duc Théodon de Bavière, ce qui lui permit de continuer à prêcher et à convertir les populations sur une large zone autour du Danube.

Il reçut en 699 en cadeau de la part du duc de Bavière les restes ruinés de la ville de Salzbourg, alors appelée Juvavum. Il y promut les mines de sel qui donnèrent à la ville son nouveau nom.

Il est considéré comme l'apôtre de la Bavière, de la Carinthie et de l'Autriche.

Il est l'oncle de sainte Érentrude (650-710).
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89rentrude_de_Salzbourg







Évêque (✝ 718)

Rupert ou Robert de Hrodbert.

Il appartenait à la famille royale mérovingienne, ce pourquoi il fut choisi comme Évêque de Worms en Rhénanie.


Quand il en fut chassé, il partit évangéliser la Bavière et fonda le Monastère Saint Pierre de Salzbourg, ville dont il devint l'Évêque et en reste le patron.

Rupert von Salzburg, patron du diocèse - en allemandhttp://www.kirchen.net/portal/page.asp?id=10482

- Conférence épiscopale d'Autriche - site en allemand : Le diocèse de Salzburg a été fondé au VIIe siècle grâce aux efforts de Saint Rupert (vers 650-718)http://www.katholisch.at/

http://www.kirchen.net/portal/site en Allemand




"(Du Germanique: «Hrod»: «Gloire» et «Berht»: «Illustre»)
C'est le père spirituel de l'Autriche. Rupert était Abbé de Salzbourg; il évangélisa le peuple, mais il prêta un grand respect à la culture autochtone.

C'est sous l'impulsion des Moines de Rupert que le développement minier de la région prit son essor.
Saint Rupert est ordinairement représenté avec un baril de sel, pour rappeler l'impulsion qu'il a donné à l'exploitation de sel de la région."

À Salzbourg en Bavière, vers 718, Saint Rupert, Évêque.

D’abord établi à Worms, il gagna la Bavière à la demande du duc Théodon, fit construire une église et un Monastère dans l’ancienne place forte romaine de Juvavum, qu’il gouverna comme Évêque et Abbé, et d’où il diffusa la Foi Chrétienne.

Martyrologe romain


http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20170327&id=3019&fd=


Rupert, issu du sang royal de France, s'exerça, dès sa jeunesse, à la pratique du jeûne, des veilles et de plusieurs autres sortes de mortifications : il était aussi un modèle de chasteté, de tempérance et de charité envers les pauvres.

Son nom devint si célèbre, qu'on venait le consulter de toutes parts. Il éclaircissait les doutes qu'on lui proposait, consolait les affligés, et guérissait les maladies des corps et des âmes.

Un mérite si distingué le fit élever sur le siège épiscopal de Worms (ville de Rhénanie-Palatinat, Allemagne) : mais les habitants de ce diocèse, dont la plupart étaient encore idolâtres, ne purent souffrir un pasteur dont l'éminente sainteté condamnait leurs désordres ; ils l'accablèrent d'outrages, et le chassèrent de la manière la plus indigne.

Théodon, duc de Bavière l’invita à venir dans son pays. Rupert arriva à Ratisbonne en 697, et y fut reçu par le duc et par sa cour avec la plus grande distinction.

Ayant trouvé partout des cœurs dociles, il ralluma le flambeau de la Foi, éteint par les superstitions et par les hérésies qui s'étaient élevées depuis la mort de Saint Séverin.

Il convertit Ragrintrude, sœur de Théodon, et cette conversion fut suivie de celle du duc et de toute la Bavière.

Dieu autorisa, par plusieurs miracles, la doctrine que prêchait le saint Missionnaire. Le zèle de Rupert porta aussi la lumière de l'Évangile chez les nations voisines.

Il continua ses prédications à Lorch et à Juvave ; il établit son siège épiscopal dans cette dernière ville.
Elle était alors presque entièrement ruinée ; mais on la rebâtit, et elle prit le nom de Salzbourg.

Le duc Théodon y fit beaucoup d'embellissements, avec de riches donations, qui mirent Rupert en état de fonder un grand nombre d'églises et de Monastères.

Théodebert ou Diotper, héritier de la piété de son père, augmenta considérablement les revenus de l'Église de Salzbourg.

Rupert fit un voyage en France, dans le dessein de se procurer des Missionnaires capables de le seconder dans ses travaux apostoliques : il en emmena douze, avec Sainte Erentrude, sa nièce.

Celle-ci ayant fait à Dieu le sacrifice de sa virginité, il lui donna le gouvernement du Monastère de Numberg, dont il était Fondateur.

Il mourut quelques années après, le jour de Pâques du 718 qui tombait, cette année, le 27 Mars. Il venait de dire la Messe et de prêcher.

Il est nommé en ce jour dans les martyrologes.

En Autriche et en Bavière, on fait sa principale fête le 25 Septembre : c'est le jour d'une des translations de ses reliques, que l'on voit à Salzbourg, dans l'église qui porte son nom.


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Liens en Allemand, normalement votre moteur de recherche doit pouvoir vous retranscrire ces textes en Français, sinon, si vous le désirez, je peux vous les donner en Français!!!
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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 28 Mar 2017 - 7:38

Mardi 28 Mars 2017 : Fête de la Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, Veuve, Tertiaire Franciscaine, Pénitente à Tours (✝ 1414).


Statue de Sainte Jeanne-Marie de Maillé, paroisse Saint-Laud, Angers


Tertiaire Franciscaine, Pénitente à Tours (✝ 1414)

Ses parents l'engagèrent dans le mariage alors que son cœur était pour la virginité. Les jeunes époux prirent les commandements de Dieu comme règle de conduite et ces châtelains adoptèrent trois enfants pauvres.

La maladie frappa Jeanne-Marie. Leur château fut pris d'assaut par les Anglais après la défaite de Poitiers en 1356.

Son époux mourut après seize années de bonheur conjugal.

Refusant de se remarier, Sainte Jeanne-Marie se retira à Tours, se préoccupa des malades, des indigents, des mendiants.

Elle donna tous ses biens, ses terres et seigneuries au Monastère du Liget. Repoussée par les riches comme insensée, elle se fit humble servante à l'hôpital de Saint Martin.

C'est là qu'elle connut de nombreuses Grâces Mystiques.

Peu à peu, sa sainteté fut reconnue. Elle pria et œuvra pour l'extinction du grand Schisme d'Occident.
Tertiaire de Saint François, elle vint habiter près du Couvent des Cordeliers de Tours et, de cette pauvre demeure terrestre, elle s'en fut vers la Cité Céleste.

"Jeanne de Maillé était née à Luynes en 1332 et fut enterrée à Tours en 1414. Elle a vécu à Tours, Sillé le Guillaume et en Anjou.

Elle fut Tertiaire Franciscaine. Elle vécut, dit-on, dans la Prière et la Charité envers les pauvres."
La paroisse Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé du diocèse de Tours en fait mémoire.http://diocesedetours.catholique.fr/index.php?art=122#122


Un vitrail datant de 1883 dans la Collégiale Notre Dame de l'Assomption à Sillé le Guillaume retrace la vie de Jeanne-Marie de  Maillé, baronne de Sillé de 1347 à 1414. (Conseil général de la Sarthe)http://www.sarthe.com/iso_album/circuitsvitrail.pdf

À Tours, en 1414, la Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, veuve.

Son mari mort à la guerre, sa famille la rendit responsable de la perte de leurs biens; elle fut expulsée du château de Sillé, réduite à la misère, repoussée des siens, et vécut à peu près recluse dans une cellule près du Couvent des Mineurs, mendiant son pain, mais mettant toute sa confiance en Dieu seul.

Martyrologe romain.







Statue de Sainte Jeanne-Marie de Maillé, paroisse Saint-Laud, Angers.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne-Marie_de_Maill%C3%A9

Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, (née le 14 Avril 1331, morte le 28 Mars 1414, à Tours), Religieuse française. L'Église Catholique la fête le 28 Mars.

Biographie

L'abbé Angothttps://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse-Victor_Angot ne sait pas par suite de quelles circonstances elle fut élevée dans l'intimité du jeune Robert II de Sillé,https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_II_de_Sill%C3%A9 dont elle connut la piété, et auquel elle sauva la vie par ses Prières quand il était en danger de se noyer.

Aussi quand elle eut douze ans et qu'il fut question de la fiancer avec ce compagnon de ses jeux et de ses pieux exercices, ne fit-elle aucune difficulté pour l'agréer comme futur époux, sachant qu'il serait le protecteur de sa vertu.

De fait, dans sa vie de combats, captif, longtemps infirme, se prêtant à toutes les pratiques de Piété et de Charité de sa sainte femme, il semble aussi méritant qu'elle-même.

Pendant seize ans, ils vivent leur mariage dans leur continence.
Mais blessé en combattant les Anglais, son mari meurt.

Jeanne de Maillé survécut longtemps à son époux dans un genre de vie qui paraît imité de celui de Sainte Élisabeth de Hongrie : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_de_Hongrietraitée durement par les siens, cherchant d'asile en asile, dans les Couvents, les hôpitaux, les églises où elle passait une grande partie de sa vie, un aliment pour sa piété, des occasions d'exercer sa charité envers les pauvres et les malades, rejetée des uns, mais estimée des plus grands qui s'édifiaient de sa vie et se recommandaient à ses Prières, autant que des plus humbles qui recevaient ses aumônes et ses soins.

Elle mourut à quatre-vingt-trois ans.

Les Cordeliers,https://fr.wikipedia.org/wiki/Cordeliers dont elle suivait la règle dans le Tiers-Ordre Franciscain, qui avaient été ses conseillers et ses amis, l'enterrèrent dans leur Couvent.




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 29 Mar 2017 - 7:49

Mercredi 29 Mars 2017 : Fête de Sainte Gladys, princesse, veuve, Ermite († Ve s.).


St Gwynllyw et Ste Gladys (Ve siècle)

Woolos (Gwynllyw, ou Gundleus), était un chef Gallois.

Gladys, nommée aussi Gouladys ou Gladuse ou Gwladys, est une reine du Vème siècle, originaire du Pays-de-Galles.

Elle est fêtée le 29 Mars.

Fille ainée de Saint Brychan https://fr.wikipedia.org/wiki/Brychanroi Chrétien et gallois du Brycheinioghttps://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_de_Brycheiniog, Gladys séduit un petit seigneur local du nom de Woolos, aussi connu sous le nom de Gwynllyw ap Glywys.https://fr.wikipedia.org/wiki/Royaume_de_Glywysing

Selon la légende, il désirait épouser Gladys, la fille de Saint Brychan de Brecknock. Devant le refus du père d'accorder la main de sa fille à un homme réputé violent et impie, Woolos enlève Gladys et l’épousa.

Ils commencèrent par mener une vie débridée, faite de violence et de banditisme (violences, rapines, brigandages).
La fidélité conjugale de Gladys à son époux, roi du royaume de Glywysing laisse à désirer.

Pourtant le couple change de conduite à partir de la naissance de leur premier fils qui deviendra plus tard saint Cadoc.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Cadou
Saint Cadoc les pousse à une Vie Religieuse d'abord commune, puis séparée.

Woolos, aussi connu sous le nom de Gwynllyw ap Glywys renonce à son pouvoir et se retire en Ermite dans la région de Newport.

Gladys fait de même en le quittant et se retirant du monde.

Selon la tradition, ils passèrent ainsi leurs dernières années complètement retirés du monde, chacun de leur côté, dans la pénitence, l’austérité et la prière.

(Autre source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gladys ).https://fr.wikipedia.org/wiki/Gladys






Gladys, prénom toujours apprécié dans le monde anglo-saxon, était princesse du Pays de Galles.

Elle et son mari Gondlée étaient devenus des saints, non sans peine.

Gondlée, chef de clan, avait enlevé sa future épouse, dont la fidélité conjugale fut loin d'être exemplaire.

Or le fils de tels parents, Cadoc, se manifesta très vite, au contraire, comme un saint authentique.

Il eut assez d'influence pour amener ses parents à quitter leur existence brutale.

Devenue veuve, Gladys se convertit et se fit ermite, vivant dans la prière et la pénitence au bord de la rivière Ebbwé, dans l'Ouest de l'Angleterre.

Elle termina sa vie dans la paix de la conversion du cœur.

Quant à son fils, devenu Moine, il fonda un Monastère dans la région de Cardiff, puis se réfugia avec ses Moines en Armorique, notre Bretagne, lors de l'invasion des tribus saxonnes.

Ayant rencontré Saint Gildas, le Moine Cadoc portera l'Évangile dans la région de Vannes en Morbihan.

Ainsi, le fils et la mère se sont retrouvés par la Miséricorde du Seigneur qui « écrit droit avec les lignes courbes de nos vies ».

De retour en Angleterre, Cadoc prend soin de ses compatriotes, les Celtes des comtés orientaux combattant les conquérants saxons, qui le livrent au martyre à Weedon.

Il avait mené jusqu'au bout le beau combat de la Foi.

Le prénom Cadoc, ou encore Kadeg, a d'ailleurs le sens, en celtique, de "combattant valeureux".

Cette notice fait référence au dictionnaire hagiographique intitulé Dix mille saints et rédigé par les Bénédictins de Ramsgate en Angleterre (Éditions Brépols).

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 30 Mar 2017 - 7:26

Jeudi 30 Mars 2017 :

Fête de Saint Léonard Murialdo, Prêtre et Fondateur de la Société de Saint-Joseph (1828-1900).


Prêtre Fondateur de la Société de Saint-Joseph (✝ 1900)

Comme Saint Jean Boscohttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/534/Saint-Jean-Bosco.html, comme Joseph Cafasso,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1374/Saint-Joseph-Cafasso.html comme Joseph-Benoît Cottolengo, Saint Léonard Murialdo est turinoishttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/1062/Saint-Joseph-Benoit-Cottolengo.html et se consacre aux œuvres sociales Chrétiennes, en particulier en fondant la Congrégation de Saint Joseph dont l'un des buts s'adresse aux jeunes apprentis.


Il défend la doctrine sociale de l'Église, se fait traiter de socialiste, mais il n'entend que promouvoir la réalité inscrite dans l'enseignement du Christ.

Il sera Canonisé en 1970.

À Turin dans le Piémont, en 1900, Saint Léonard Murialdo, Prêtre, qui fonda la pieuse Société de Saint-Joseph pour que les petits abandonnés fassent la découverte de la Foi Chrétienne et de la Charité.

Martyrologe romain.





La mémoire liturgique de St Leonardo Murialdo n'a pas été placée au jour de sa mort (dies natalis : 30 Mars) mais le 18 Mai, pour éviter qu’elle tombe trop souvent pendant le Carême et donc sans pouvoir la Célébrer

Néanmoins, le Martyrologe Romain et plusieurs calendriers, plaçant cette mémoire le 30 Mars!!!



Il fut Ordonné le 20 Septembre 1851. C'est à cette époque que, comme catéchiste de l'Oratoire de l'Ange gardien, Don Bosco fit sa connaissance, l'apprécia et le convainquit d'accepter la direction du nouvel Oratoire de Saint-Louis à Porta Nuova, qu'il dirigea jusqu'en 1865.

Là, il fut au contact des graves problèmes des classes sociales les plus pauvres, il visita leurs maisons, mûrissant une profonde sensibilité sociale, éducative et apostolique qui le conduisit à se consacrer de manière autonome à de multiples initiatives en faveur de la jeunesse.

Catéchèse, école, activités récréatives furent les fondements de sa méthode éducative à l'Oratoire.
Don Bosco le voulut à nouveau à ses côtés lors de l'audience accordée par le Bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) en 1858.

En 1873, il fonda la « Congrégation de Saint-Joseph », dont l'objectif apostolique fut, dès le départ, la formation de la jeunesse, en particulier la plus pauvre et abandonnée.

Le contexte turinois de l'époque fut marqué par l'intense floraison d'œuvres et d'activités caritatives promues par Léonard Murialdo jusqu'à sa mort, le 30 Mars 1900.

Leonardo Murialdo a été Béatifié le 03 Novembre1963 et Canonisé le 03 Mai 1970, par le même Pape : Le Bienheureux Pape Paul VI  (Giovanni Battista Montini, 1963-1978).


Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Léonard Murialdo


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 31 Mar 2017 - 7:46

Vendredi 31 Mars 2017 :

Fête de la Bienheureuse Natalia Tułasiewicz, laïque et martyre (1906-1945).



Martyre en Allemagne (✝ 1945)

Enseignante et animatrice dans l'apostolat des laïcs, elle partit au service du travail obligatoire pour aider les jeunes femmes qui y étaient astreintes, afin de leur assurer une assistance religieuse.

Arrêtée en Avril 1944, elle fut tuée dans les chambres à gaz du camp de Ravensbrück, le Samedi-Saint 31 Mars 1945.
Elle a été Béatifiée le 13 Juin 1999 par Saint Jean-Paul II.

Au camp de concentration de Ravensbrück dans le Brandebourg, en 1945, la Bienheureuse Natalie Tułasiewicz, martyre.

Volontaire pour aller travailler en usine en Allemagne et apporter par ce moyen un soutien spirituel à ses compatriotes envoyés aux travaux forcés, elle fut arrêtée par la police d’État, torturée à Cologne, déportée, et finalement conduite à la chambre à gaz, le Samedi-Saint.

Martyrologe romain.





Nathalie Tułasiewicz naquit à Rzezow près des Monts Carphates le 9 Avril 1906 dans une famille d'intellectuels polonais.
Elle passa son baccalauréat chez les Ursulines de Poznan et étudia la philologie à l’Université Mickiewicz de Poznan où elle passa sa maîtrise.
Le sujet en était Mickiewicz et la musique. Elle devint enseignante à l’école privée Saint-Casimir et chez les Ursulines.

En 1938 Nathalie préparait un doctorat de lettres. Elle s’intéressait au théâtre, à la philosophie, à la psychologie et à la musicologie.
Elle étudiait particulièrement les écrits de Saint François d' Assise, Sainte Thérèse d' Avila et Saint Jean de la Croix.

L’occupation allemande fut un terrible choc pour Nathalie comme pour ses compatriotes.

Elle y répondit par l’intensification de ses forces spirituelles devenant une véritable Mulier Fortis.

Elle faisait partie de la Sodalité de Marie (Sodalicja Marianska ) association de laïcs à la spiritualité Mariale.

En 1940, Nathalie quitta Poznan qui faisait partie de la Pologne annexée au Reich et déménagea à Cracovie siège administratif du Gouvernement Général, où elle recevait quotidiennement la Sainte Communion.

Elle avait des contacts avec des Polonais fidèles au Conseil polonais de Londres et donnait des leçons de littérature polonaise et de théologie en cachette.

A la même époque à Cracovie un certain Karol Józef Wojtyła, ouvrier à l’usine de Solvay, allait se préparer clandestinement au séminaire...

Après une récollection près de Varsovie, Nathalie prit la décision d’accompagner volontairement en 1943 un groupe de femmes polonaises, au titre du travail obligatoire en Allemagne, pour leur apporter un soutien spirituel.

Elles travaillèrent dans une usine à Hanovre. Sa décision est comparable à celle en France du Bienheureux Marcel Callo.
Comme lui, elle organisait des conférences, des cercles de prières, des pièces de théâtre après le travail, etc... (>>> Bx Marcel Callo).http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20120319&id=2842&fd=0

Lorsque la Gestapo découvrit cette présence Chrétienne, en Avril 1944, elle fut arrêtée, torturée et incarcérée à Cologne.
En septembre 1944, elle fut déportée au camp de Ravensbrück.

Le Vendredi-Saint 1945 recueillant ses pauvres forces, Nathalie réunit des compagnes pour faire une conférence sur la Passion et la Résurrection du Seigneur.

Un jour après, elle fut envoyée à la chambre à gaz. C'était le jour du Samedi-Saint, le 31 Mars 1945.
Le camp fut libéré par l'armée soviétique le 30 Avril 1945.

Natalia Tułasiewicz a été Béatifiée le 13 Juin 1999, à Rome, par le Pape Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 1 Avr 2017 - 8:23

Samedi 01 Avril 2017 :



Fête de Saint Hugues, Évêque de Grenoble (1053-1132).


Vitrail situé dans le chœur de la chapelle Saint-Hugues, dans la Cathédrale Notre-Dame de Grenoble.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Grenoble

Saint Hugues, Évêque de Grenoble,https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugues_de_Grenoble recevant Bruno,https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_le_Chartreux Fondateur de l'ordre des Chartreux. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_Chartreux

Les sept étoiles représentent le songe de Saint Hugues, lui indiquant où guider Bruno et ses six compagnons pour fonder le monastère de la Grande-Chartreuse.https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Chartreuse


Évêque de Grenoble (✝ 1132)


Né à Châteauneuf sur Isère, dans le département de la Drôme, il était le fils d'un officier. Saint Hugues était chanoine de Valence quand le légat du Pape Grégoire VII le nomma au siège épiscopal de Grenoble dans le Dauphiné.

A cette époque, une grande partie du clergé de ce diocèse était d'une moralité particulièrement déplorable.

Au bout de deux années, Hugues, découragé, se retira à l'Abbaye de la Chaise-Dieu dans le Velay.

Il y vécut quinze mois parfaitement heureux, jusqu'au jour où un ordre pontifical lui enjoignit d'aller réoccuper son siège épiscopal.

Ce fut lui qui procura à saint Bruno, son ancien professeur de Reims, la solitude inaccessible qu'il cherchait pour y fonder son Ordre.
Il l'installa dans la vallée de la Grande-Chartreuse d'où il tire son nom. Hugues y séjournait le plus souvent possible.

Saint Bruno, qu'il avait pris comme directeur spirituel, eut souvent fort à faire pour l'empêcher de ruiner sa santé à force d'austérités.

Il lui interdit notamment de vendre le cheval qui lui servait pour visiter son diocèse, comme il avait vendu, pour aider les pauvres, l'anneau pastoral qu'on lui avait offert et son calice le plus précieux.

Saint Hugues prit une part importante au Concile de Vienne (1077) où fut condamné l'empereur Henri IV, l'habile simulateur de Canossa devant le Pape Grégoire VII.


Saint Hugues et Saint Bruno:






Le diocèse de Grenoble voit naître ou s'établir de nombreuses communautés et de grandes figures religieuses.
En 1084 Saint Bruno s'installe avec l'accord de Saint Hugues, Évêque de Grenoble, en Chartreuse et fonde l'Ordre des Chartreux.

Saint Hugues est lui-même connu pour avoir libéré l'Église du pouvoir des laïcs, et considéré comme le véritable Fondateur du diocèse car il en fixe le territoire. Il fonde aussi le Monastère de Chalais. (L'histoire du diocèse)

"L’Évêque de Grenoble est né vers 1053 à Chateauneuf-sur-Isère dans la famille des seigneurs du lieu.
Chanoine de l'Église de Valence, il fut associé à la réforme entreprise par Grégoire VII et son légat, Hugues, Évêque de Die.

Devenu Évêque, il accueillera Saint Bruno au désert de Chartreuse. Il aurait voulu embrasser lui-même la Vie Monastique à la Chaise-Dieu.

Il meurt après plus de cinquante ans d’épiscopat, le 1er Avril 1132." (Saint Hugues, Évêque de Grenoble - diocèse de Valence)http://catholique-valence.cef.fr/Saint-Hugues-Eveque-de-Grenoble.html

À Grenoble, en 1132, Saint Hugues, Évêque, qui travailla à réformer les mœurs du clergé et du peuple et, au cours de son épiscopat, ardemment désireux de solitude, conduisit Saint Bruno et ses compagnons dans le désert de la Chartreuse, et dirigea avec soin son Église en lui donnant l’exemple, pendant près de cinquante ans..

Martyrologe romain.




Choisi, jeune encore, par l'Évêque de Valence, pour être chanoine de sa Cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d'accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant.

Il voulut recevoir l'onction épiscopale des mains de Saint Grégoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi di Soana, 1073-1085) qui, connaissant à l'avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l'Église et pour la sanctification du clergé.

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l'époque y régnaient en maîtres.

Le nouveau Pontife fit d'incroyables efforts pour raviver la Foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au Monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le Salut des âmes à son repos personnel.

C'est dans les années suivantes que Saint Bruno vint fonder dans son diocèse l'admirable institution de la Chartreuse.

Hugues allait souvent dans cet Ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d'entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu'il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire :

« Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. »


Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition.

Après quelques années d'épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu'à vendre pour eux son anneau et son Calice.

Toujours il se montra d'une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l'Église ; il restera toujours comme l'un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage.

Son exemple apprend aussi que si le Salut des âmes est une chose inestimable, il ne s'opère souvent qu'au prix d'une longue persévérance et d'une grande abnégation.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 2 Avr 2017 - 9:38

Dimanche 02 Avril 2017

 Fête de Saint François de Paule, Ermite et Fondateur de l'Ordre des Minimes (1416-1507).


Statue de Saint François de Paule. Basilique de San Vicente, Ávila.





Ermite, Fondateur de l'Ordre des Minimes (✝ 1507)

Confesseur.

Considéré par ses parents comme l'enfant d'un miracle accompli par le Poverello, saint François d'Assise,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/800/Saint-Francois-d-Assise.html il en reçut le prénom.
François Martotelli est né dans le villa de Paola en Calabre d'où son nom. Tout jeune, il entre chez les Cordeliers (une branche de la famille Franciscaine).

Il s'y distingue bien vite par des grâces exceptionnelles, comme de se retrouver en deux endroits en même temps.

Après un pèlerinage, il se retire dans une grotte à quelque distance du couvent. D'autres solitaires le rejoignent : ils deviendront en 1460, l'Ordre des Minimes, Religieux voués à l'humilité superlative.

François continue bonnement ses humbles excentricités: on dit qu'il traversa le détroit de Messine en marchant sur la mer.

Sur injonction du Pape Sixte IV, il se rend à Plessis-lès-Tours, au chevet du roi de France Louis XI.
Après le décès du monarque, le Fondateur va rester un quart de siècle à la cour de France.
Affectueusement surnommé "le bonhomme" par le peuple qui le vénère, ce simple Frère-laïc Bénit inlassablement cierges et chapelets.

Pourtant il gouverne à merveille la vie spirituelle des Prêtres, Évêques et rois.

Le 2 Avril 2007, a été fêté le 500ème anniversaire de la mort de Saint François de Paule (27 Mars 1416 - 2 Avril 1507).

Dans notre diocèse, le culte auprès de ce grand saint a été considérable, à Bormes-les-Mimosas et à Fréjus bien sûr mais aussi à Toulon (église Saint-François-de-Paule) et en d’autres lieux où des couvents de Minimes furent fondés...
(Histoire des saints de Provence - diocèse de Fréjus-Toulon)http://www.diocese-frejus-toulon.com/-Histoire-des-saints-de-Provence-.html

Mémoire de Saint François de Paule, Ermite. Fondateur de l’Ordre des Minimes en Calabre, il prescrivit à ses disciples de vivre d’aumônes, de n’avoir rien en propre, de ne pas toucher d’argent et de ne manger que des aliments permis pendant le Carême.
Appelé en France par le roi Louis XI, qu’il assista à ses derniers moments, il mourut en 1507, à Plessis-lès-Tours, illustre par l’austérité de sa vie.

Martyrologe romain

Que notre Seigneur Jésus, Lui qui récompense magnifiquement, vous donne le salaire de votre peine...

Lettre de St François de Paule (1486).http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010402_francesco-paola_fr.html







http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20170402&id=13380&fd=0


Saint Francesco de Paule
Ermite et Fondateur de :
« Ordre des Minimes »

Francesco (François) naquit, dans la petite ville de Paule (en Calabre), le 27 Mars 1416, du couple Giacomo Alessio et Vienna di Fuscaldo.
François fut plus l'enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance de ses parents, et l'on aperçut, pendant la nuit de sa naissance, de vifs jets de lumière sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l'Église.

L'enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire. Il poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le minime, parmi les enfants de Jésus-Christ.
Les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l'âge le plus tendre ; aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l'église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s'ennuyant jamais avec le bon Dieu, comme il disait dans son naïf langage.

Admirons la belle réponse qu'il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire :
« Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me commanderiez de me tenir nu-tête ; mais la Sainte Vierge n'est-elle pas plus que toutes les reines, puisqu'elle est la Mère de Dieu et la Souveraine de l'univers ? »

Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un Couvent de Saint François ; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles.
Un jour, le Frère sacristain l'envoie chercher du feu pour l'encensoir ; il y court et, n'ayant pas d'instrument, remplit sa robe de charbons ardents, qu'il dépose avec les doigts un à un dans l'encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure.

À quatorze ans, François se fit Ermite et s'enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d'y vivre et d'y mourir oublié des hommes.
Mais Dieu, qui le voulait Fondateur d'un Ordre Religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu'au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand Monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois.

Il guérit tant de malades, qu'il faisait le désespoir des médecins ; il ressuscita plusieurs morts ; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses Frères.
Mais le plus grand des miracles, c'est sa sainteté elle-même. La nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore.
Il allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue ; le cilice était son vêtement, la terre son lit.
À l'imitation de Notre-Seigneur, il passa des Carêmes entiers sans prendre de nourriture.

C'est un fait d'histoire que le roi Louis XI, instruit de sa puissance miraculeuse, le fit venir pour obtenir sa guérison d'une maladie mortelle. Le Saint lui obtint plus que la santé du corps, il le prépara à mourir en Chrétien.
François mourut en France, à Plessis-les-Tours, le Vendredi-Saint, 2 Avril 1507, à 3 heures de l'après-midi ; il avait 91 ans.

Francesco de Paule fut Béatifié par le Pape Léon X (Giovanni de’ Medici, 1513-1521) en 1513 et Canonisé, par le même Pape, en 1519.








Statue de Saint François de Paule à Bormes-les-Mimosas.https://fr.wikipedia.org/wiki/Bormes-les-Mimosas


Sa famille

François de Paule est le fils de Giacomo Martolilla de Salicon (1370-1465) et de Vienne de Fuscaldo, née à L’Appunto di Fuscaldo, un couple de propriétaires terriens, Catholiques très croyants.
Ils se marient en 1401 et n'ont pas d'enfant pendant de longues années. Déjà d'un âge avancé, ils font des prières à Saint François d’Assise. Ils prénomment leur aîné, le futur saint, Francesco. Ils ont deux autres enfants.


Un enfant malade et très religieux.


Enfant, Francesco contracte une forme grave d'infection à un œil. Toute sa famille prie Saint François d’Assise et lui promet, en cas de guérison, que l'enfant serait placé pour un an dans un couvent Franciscain.

Il guérit très vite.
Mais dès son plus jeune âge, Francesco est attiré par tout ce qui touche à la Religion et devient très pratiquant. C'est un adolescent humble, docile et obéissant.
À l'âge de treize ans il respecte la promesse faite par ses parents et se retrouve au Couvent Franciscain de San Marco Argentano (province de Cosenza), où il reste un an, accomplissant ainsi la promesse de ses parents à Saint François d’Assise.

Dès son entrée il se signale par son mysticisme, son intérêt pour le surnaturel et nous allons retrouver cela toute sa vie et il va être vénéré pour cela après sa mort.
Pendant cette première année au Couvent, le petit Francesco est très pratiquant, mais accomplit aussi les corvées, comme la propreté des planchers, la cuisine, le service de la cantine...


Pèlerin, ermite, supérieur général…

En 1430, à l'âge de 14 ans, il fait avec sa famille, un long pèlerinage à Assise, mais aussi dans quelques-uns des principaux centres de la spiritualité catholique italienne: Loreto, Rome, l'abbaye du Mont-Cassin, et au Mont Luco.
Le faste de la Ville Éternelle lui déplaît. Il fait remarquer à un Cardinal que Jésus n'avait pas eu habits si somptueux que lui.

Rentré à Paule, il commence à vivre en Ermite, dans un endroit inaccessible, le Patrimoine, situé dans l'une des propriétés de sa riche famille, au fin fond de la Calabre.
Cette vie dans le désert émerveille les habitants de sa ville natale.
En 1435, il est rejoint par d'autres croyants, attirés par sa renommée de sainteté, et qui s'associent à cette expérience.
Ils le reconnaissent comme leur guide spirituel.

C'est là le premier noyau premier de l'Ordre des Minimes Avec ses douze premiers compagnons, François de Paule construit une chapelle et trois dortoirs.
Il devient le supérieur général du nouvel ordre, celui des Minimes, signifiant les derniers entre tous.
Ils font vœu d'humilité, se livrent surtout à l'exercice de la Charité et se font appeler les ermites de Saint François d’Assise.
Jamais Fondateur d'Ordre n'a commencé à l'être dans l'âge de François de Paule : il n'a que dix-neuf ans.

Aux premières adhésions, ils en s'ajoutent beaucoup d'autres. Elles sont tellement nombreuses d'ailleurs que le 31 Août 1452 le nouvel Archevêque de Cosenza, Monsignor Phyrrus Caracciolo, accorde l'approbation diocésaine pour fonder un Oratoire, un Monastère et une église.
L'édification du nouveau Monastère est l'occasion pour les nobles de sa ville de lui attester leur estime profonde.
Ils travaillent de leurs mains pour en hâter la construction.


La reconnaissance pontificale

La réputation de sainteté de Francesco se répand rapidement et à un tel point tellement qu'en 1467 le Pape Paul II envoie à Paule son émissaire pour avoir des nouvelles de l'Ermite calabrais.
Rentré à Rome, l'envoyé pontifical, Monsignore Baldassarre De Gutrossis présente un rapport objectif sur la vie de prière et d'austérité qui règne dans ce Monastère.

Le 4 Juillet 1467, quatre Cardinaux signent la lettre qui accorde l'indulgence à ceux qui ont contribué à la construction de l'église du Monastère de Paule, ainsi qu'à ceux qui l'ont visitée.

En 1470 commence le procédé juridique-canonique pour l'approbation définitive du nouvel Ordre d'Ermites.
La "cause du paolana" est défendue par Monsignore Baldassarre da Spigno.

Le 17 Mai 1474, le Pape Sixte IV reconnait le nouvel Ordre officiellement avec la dénomination : Congregazione eremitica paolana di San Francesco d'Assisi.

La reconnaissance de la règle d'extrême austérité vient par contre avec le Pape Alexandre VI, en concomitance avec le changement du nom en celui encore actuel, d'Ordre des Minimes.

François, homme de grande taille, ne se tient pas droit, sous le poids des mortifications. Il ne change pas de vêtements et porte une robe de bure, comme ses parents avant-lui.
Le futur Saint ne se rase pas. Il erre sur les chemins rocailleux de Calabre et de Sicile, sans chaussures et couche à même le sol.
L'Ermite ne mange qu'une fois par jour après le coucher du soleil de l'herbe et des racines. Il passe également de nombreux Carêmes entiers sans manger.
Son corps, bien entendu très odoriférant, sent l'ambre gris ou le musc, selon ses fidèles.


Les nouveaux Monastères.

Avec cette approbation, les Ermitages, sur le modèle de celui de Paule, deviennent nombreux en Calabre et en Sicile.
L'Annonciade à Paterno Calabro, en 1472, Spezzano della Sila, en 1474, la Très-Sainte-Trinité à Corigliano Calabro, en 1476, Jésus et Marie à Cortone, et Milazzo, en 1480, sont les plus actifs.

Francesco devient, donc, un point de référence essentielle pour les Catholiques et pour les pauvres de sa terre natale.
À lui, ils s'adressent pour des conseils de caractère spirituel, mais aussi pour conseils des conseils sur leur vie matérielle.
Le Royaume de Naples est à cette époque une sorte de protectorat des Aragonais qui avaient instauré un régime colonial au détriment de la population.
C'est dans ce contexte historique que François de Paule s'est donné la mission de diffuser la Foi Chrétienne.


Les phénomènes surnaturels attribués à Francesco ne manquent pas :


la guérison d'un garçon atteint d'une plaie incurable à un bras, guérie avec des herbes communes banales,
des aveugles voient,
des lépreux sont guéris,
des malades mentaux redeviennent normaux,
le jaillissement miraculeux d'une source du Cucchiarella, qu'il fait jaillir en frappant avec un bâton une roche, près du couvent de Paule,
les pierres du miracle qui restent en équilibre instable pendant au lieu de tomber sur le couvent
la traversée du détroit de Messine sur son manteau étendu, après que le patron de barque Maso lui ait refusé de le faire passer avec quelques disciples gratuitement. Ce qui va faire de lui le patron des marins italiens.
Enfant, il déposait avec ses doigts des charbons ardents dans l'encensoir, sans se brûler. Par la suite, il fait la prophétie que la ville d'Otranto va tomber aux mains des Turcs en 1480, mais être reconquise par le roi de Naples.
Et puis François de Paule ressuscite, parait-il, sept morts, ce qui va faire que cet Ermite va se retrouver à la Cour des rois de France.


À la cour de Louis XIhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XI

A partir de 1481, François de Paule vit à la cour de Ferdinand Ier de Naples. Mais comme celui qu'on surnomme désormais le saint homme, a la réputation d'opérer des guérisons miraculeuses, il ne va pas pouvoir regagner Paule.
Les marchands napolitains parlent de ses miracles à Louis XI, dangereusement malade et le souverain écrit au Pape Sixte IV, qui envoie deux brefs à François de Paule pour lui ordonner d'aller en France.
Il obéit à ce commandement. Le roi espère être guéri par ses prières. Avant sa venue à la Cour, le roi croyait prolonger ses jours en s'entourant de reliques, mais malgré cela ses jours sont comptés.

Le Pape et le roi de Naples profitent de l'occasion pour renforcer les rapports fragiles avec la grande puissante de l'époque, la France.
Leur but est de trouver un accord pour abolir la Pragmatique Sanction de Bourges de 1438. Ce roi et le Pape doivent convaincre Francesco à laisser sa terre natale pour traverser les Alpes, et à abandonner son style de vie austère et se retrouver à la Cour de France.

Sacré voyage d'ailleurs, François de Paule est attaqué par des pirates, le petit navire qui le conduit d'Ostie à Marseille se retrouve aussi en pleine tempête.

Bref, arrivé là encore très, miraculeusement à Marseille, notre ermite ne peut débarquer, car la Provence est ravagée par la peste.
Toutefois il réussit à débarquer à Bandol. Là, il soigne les malades par l'apposition des mains et cela semble avoir des effets positifs, car il fait tellement de nouveaux adeptes, qu'il crée le Couvent Notre-Dame-de-la-Pitié à Fréjus.
Accueilli partout avec de grandes marques de respect et de dévotion, François de Paule le Dauphiné, Lyon et le Bourbonnais au château de Plessis-lez-Tours, le 24 Avril 1482.

Le Roi se jette à ses pieds et implore ses Bénédictions. Il le flatte, il le supplie et fait construire deux Couvents de son Ordre....








http://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult&IID=2C6NU0GZFZFZ





Prière
Dieu qui relève les humbles, tu as donné la Gloire des élus à Saint François de Paule; fais qu'en lui ressemblant, et avec son aide, nous obtenions le Bonheur promis aux humbles.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 3 Avr 2017 - 7:36

Lundi 03 Avril 2017 :

Fête de Saint Richard de Chichester, Chancelier de l'université d'Oxford, Évêque de Chichester (1197-1253).


Statue de Saint Richard à l’extérieur de la Cathédrale de Chichester.



Saint Richard de Chichester

Chancelier de l'université d'Oxford, Évêque de Chichester (✝ 1253)

Confesseur et Évêque de Chichester.

Gentleman anglais, né à Wiche dans le Worcestershire, le second fils des châtelains locaux se montre d'abord secourable à ses parents ruinés, en travaillant à la ferme familiale.

Devenu adulte, il peut enfin assouvir sa passion des études à Oxford, Paris et Bologne, les trois perles universitaires de l'époque.

En 1235, il devient chancelier de l'Université d'Oxford. Il n'a pas 40 ans. Juriste réputé, le voilà conseiller des trois Archevêques successifs de Cantorbéry : Edmond, Riche et Boniface de Savoie.

Il défend l'indépendance de l'Église face au pouvoir royal. Tardivement ordonné Prêtre en France, il est d'abord curé de paroisse avant de redevenir chancelier de l'Archevêque.

Promu Évêque de Chichester, chef-lieu du Sussex Occidental, il y restera une décennie, persécuté par Henri III, mais vénéré de ses diocésains.

De nombreuses paroisses sont sous son patronage comme celle de Chichester http://www.strichardschichester.co.uk/en Angleterre où l'hôpital http://www.westernsussexhospitals.nhs.uk/our-hospitals/st-richards-hospital/aussi porte son nom, celle de Barnesville aux États-Unis.

À Chichester en Angleterre, l’an 1253, Saint Richard, Évêque, qui fut privé par le roi Henri III de son temporel, obligé de loger dans une maison d’emprunt et de manger à la table d’autrui, mais, malgré ces entraves, il visita à pied ses paroisses, veilla à la dignité du culte et aux mœurs des Prêtres et, quand son temporel lui fut restitué, distribua de larges aumônes aux pauvres.


Martyrologe romain.





Richard naquit en Angleterre vers le 1197. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune ; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes.

Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance ; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme.

Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse.

Il se lia d'amitié avec deux amis aussi pauvres que lui ; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre.

Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche.

Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude.

Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'Université d'Oxford.

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde ; il fut élu chancelier de l'Université.

Nommé ensuite Évêque de Chichester, il eut à subir quelques temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais il rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation.

Devenu désormais libre dans l'exercice de son Ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres.

Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus : « Il vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de Jésus-Christ. »

Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après.

Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Il honorait les Religieux et les embrassait souvent :


« Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes Prières offertes au Seigneur ! »

Il mourut en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du Salut.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 4 Avr 2017 - 8:30

Mardi 04 Avril 2017

Fête de Saint Isidore de Séville, Docteur de l'Église, Évêque et Confesseur (✝ 636).

Statue en marbre blanc d'Isidore de Séville, sur les marches de la bibliothèque nationale d'Espagne, à Madrid.https://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_nationale_d%27Espagne

Docteur de l'Église - Évêque et Confesseur (✝ 636)

Son père Severianus avait dû fuir Carthagène devant les Wisigoths qui, non contents d'être des barbares(*), avaient adopté l'hérésie arienne et persécutaient les Catholiques.


Il se réfugia à Séville.
Ses quatre enfants deviendront des saints : Léandre, Florentine, http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1355/Sainte-Florence-de-Carthagene.htmlFulgencehttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/425/Saint-Fulgence.html et Isidore. A la mort de ses parents, Isidore est encore bien jeune, mais son frère ainé, saint Léandre, http://nominis.cef.fr/contenus/saint/714/Saint-Leandre.htmldevenu Évêque de Séville, l'élève comme un fils.

Isidore se nourrit, se gave, des livres dont regorge la bibliothèque fraternelle. En 599, à la mort de Léandre, Isidore lui succède comme Évêque de Séville.

Il présidera des Conciles et travaillera à la conversion des Goths à la vraie Foi. Son "Histoire des Goths" nous est très utile car, sans elle, nous ne saurions presque rien des Goths et des Vandales.

Tout en gouvernant avec un grand dévouement son diocèse, il écrit sans relâche. Toutes les richesses de la culture classique qui ont enchanté sa jeunesse, il les sent menacées par les invasions barbares.

Or ce sont des trésors qui peuvent être utiles pour une meilleure compréhension des Écritures.

Il rédige donc de très nombreux ouvrages, dont le plus connu "les Étymologies" (de l'origine des choses) est une encyclopédie qui transmettra aux siècles suivants l'essentiel de la culture antique.

C'est à lui, avant les Arabes, que l'Occident doit sa connaissance d'Aristote. Ce sera une des bases des études en Occident jusqu'à l'époque de la Renaissance.

Il occupera le siège épiscopal de Séville durant quarante ans, y fonda de grands collèges et influença les conseils royaux.

On le considère aussi comme l'un des initiateurs de la liturgie mozarabe. Il meurt dans sa Cathédrale, étendu sur le sol, tout en continuant de parler à l'assistance.

(*) Au sens étymologique du terme, c'est à dire parlant une autre langue que le grec.

Le 18 Juin 2008, Benoît XVI a consacré la catéchèse de l'audience générale à Isidore de Séville (560-636), défini en 653 par le Concile de Tolède comme "la gloire de l'Église Catholique": L'enseignement de saint Isidore de Séville sur les relations entre vie active et vie contemplative.http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080618.html

Mémoire de Saint Isidore, Évêque et Docteur de l’Église. Disciple de son frère Saint Léandre, il lui succéda sur le siège de Séville en Espagne, écrivit beaucoup d’ouvrages d’érudition, convoqua et dirigea de nombreux Conciles et se livra avec sagesse au zèle de la Foi Catholique et à l’observance de la discipline ecclésiastique. Il mourut à Séville en 636.

Martyrologe romain.




Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
Saint Isidore de Séville


Daigne exaucer, Seigneur,
les prières que nous t'adressons
en la Fête de Saint Isidore de Séville :
que ton Église trouve en lui un défenseur
après l'avoir écouté
comme un maître spirituel.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 5 Avr 2017 - 6:27

Mercredi 05 Avril 2017

Fête de la Vénérable Rosalie Cadron-Jetté, Fondatrice des Sœurs de la Miséricorde (✝ 1864).


Rosalie Cadron-Jetté (1794 - 1864), Religieuse Canadienne Fondatrice des Sœurs de la Miséricorde, déclarée Vénérable le 9 Décembre 2013.http://www.news.va/fr/news/promulgation-de-decrets-8

Née le 27 janvier 1794, Rosalie Cadron épouse Jean-Marie Jetté à l'âge de 17 ans.

Ils ont de nombreux enfants, mais son mari meurt du choléra et elle se retrouve veuve à l'âge de 38 ans.

Sa mère était sage-femme et Rosalie se sent appelée elle aussi dans son ouverture aux autres et à ceux qui sont dans le besoin.
Vers 1838, plus libérée de ses responsabilités familiales, elle se voit confier des mères célibataires et leurs enfants par Mgr Bourget.

En 1845, s'ouvre le premier hospice pour les femmes enceintes hors mariage. Rosalie et ses compagnes reçoivent une formation professionnelle de sage-femme et l'Institut des sœurs de la Miséricorde voit le jour le 16 janvier 1848.

Elle prend le nom de Mère de la Nativité et montre courage et audace pour fonder un tel institut dans les conditions de pauvreté et de rejet de la société de cette époque.

Elle meurt le 5 avril 1864.

L'Institut des Sœurs de Miséricorde a vu le jour grâce à une femme d'audace et d'espérance. Sa Foi, sa confiance, son charisme et son humilité lui ont permis de conquérir le cœur des gens autour d'elle.

Malgré les difficultés et les souffrances reliées à cette œuvre rejetée de la société, cette femme a donné sa vie aux autres et s'est attachée à sa mission.

- Cette Québécoise de Lavaltrie a fondé, en 1848, la Communauté des Sœurs de Miséricorde de Montréal afin d’accueillir un groupe vulnérable du temps, celui des mères célibataires. Centre Rosalie-Cadron-Jetté.http://www.centrerosaliecadronjette.org/wp/

- Maison Rosalie-Cadron à Lavaltrie (Québec)http://maisonrosaliecadron.org/

- Rosalie Cadron-Jetté, en religion Mère de la Nativité, Fondatrice, Sœurs de Miséricordehttp://www.smisericorde.org/



Vie civile


Rosalie Cadron est née à Lavaltrie, Québec, le 27 janvier 1794, de l'union d'Antoine Cadron, cultivateur, et de Rosalie Roy, sage-femme.

Sa sœur cadette, née le 21 mars 1806, s'appelle Sophie Cadron. Sa famille est Catholique et c'est l'abbé Louis Lamotte qui Baptise Rosalie le jour de sa naissance. Jusqu'en 1822, elle vit à la résidence familiale de la rue Notre-Dame, à Lavaltrie.

Rosalie fut pensionnaire dans un couvent situé à Pointe-aux-Trembles à l'est de Montréal.https://fr.wikipedia.org/wiki/Pointe-aux-Trembles

Toutefois, elle n'y serait restée que quelques semaines parce qu'elle s'y serait trop ennuyée.

Auprès de ses parents, elle apprend à tenir maison, faire de la couture et de l'artisanat.

En 1806, Rosalie fait sa première communion; sa confirmation suivra un an plus tard.

Vers l'âge de 17 ans, vraisemblablement lors d'une fête de famille, Rosalie rencontre un "garçon-voyageur" du nom de Jean-Marie Jetté, et l'épouse le 7 octobre 1811 à l'église de Lavaltrie.

Jean-Marie est le frère de Paul Jetté, l'oncle par alliance de Rosalie, et au moment de leur rencontre, il est déjà dans la trentaine.
Jean-Marie s'installe donc avec Rosalie dans la maison familiale des Cadron et y devient cultivateur.

Toujours en 1811, les parents de Rosalie cèdent la maison, les dépendances et le terrain à Rosalie et Jean-Marie, à la condition que les parents Cadron puissent continuer à y vivre jusqu'à leur mort et que Jean-Marie et Rosalie prennent soin de sa sœur Sophie jusqu'à ce qu'elle soit majeure.

Entre 1812 et 1832, Rosalie et Jean-Marie auront onze enfants, dont cinq mourront en bas âge (quatre avant la mort de Jean-Marie et un après, en 1836) : l'aîné, Jean-Marie (né en 1812), Marie-Rose (née en 1813), Pierre (né en 1815), François (né en 1817), Léocadie (née en 1819), Joseph-Léonard (né en 1819), un bébé anonyme, mort-né (1823), Marie Edwige (née en 1825 - décédée en 1827), Antoine (né en 1827 - décédé en 1827), Hedwige (née en 1830 - décédée en 1831), et Marie Hedwige (née en 1832 - décédée en 1836).

Bien qu'elle soit parmi les plus fertiles du Bas-Canada, la terre des Jetté n'est pas assez grande pour permettre aux enfants de Jean-Marie et Rosalie de s'y établir.

Comme la seigneurie de Lanaudière, dont Lavaltrie faisait partie, ne compte plus de lots disponibles, les Jetté vendent leur propriété le 22 mai 1822 dans l'espoir de trouver ailleurs.

De là, la famille déménage à Verchères,https://fr.wikipedia.org/wiki/Verch%C3%A8res puis à Saint-Hyacinthe https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Hyacintheoù, en 1824, elle achète une terre pour ensuite découvrir que le vendeur n'en était pas le propriétaire. C'est ainsi que vers 1826 la famille perd tout et décide de se rendre à Montréal où Jean-Marie travaille comme journalier.

Le 14 juin 1832, Jean-Marie Jetté meurt du choléra, comptant parmi les quelque 1 900 victimes de l'épidémie qui sévit alors à Montréal, laissant Rosalie Cadron-Jetté veuve avec sept enfants.

À l'époque, les fils aînés de Rosalie, Jean-Marie et Pierre (âgés de 20 et 17 ans), étaient cordonniers et l'aînée des filles, Rose (âgée de 19 ans) était fiancée (prévoyant se marier en juillet 1833).

Toutefois, les autres enfants de Rosalie, ainsi que sa mère, avaient encore besoin d'elle. C'est en 1838, après le décès de Madame Cadron, que l'emploi du temps de Rosalie se libère suffisamment pour lui permettre de s'investir dans des œuvres de charité.




Maison de la rue Wolfe du Faubourg Québec de Montréal. En 1846, l'Hospice de Sainte-Pelagie, fondé par Rosalie Cadron-Jetté, en occupera une partie.


Hospice de Sainte-Pélagie

Entre 1830 et 1832, alors qu'ils vivaient à Montréal, Rosalie et Jean-Marie reçoivent, dans le milieu de la nuit, la visite d'une prostituée cherchant à fuir deux matelots.

Le couple Jetté cache la femme dans leur cave jusqu'à ce que la menace des marins soit passée.

Rosalie l'invite ensuite à rester chez elle, permettant à la femme de se reprendre en main et de refaire sa vie.
Les enfants Jetté rapportent que la femme en question s'est mariée par la suite et s'est installée aux États-Unis.

Depuis son arrivée à Montréal, Rosalie Cadron-Jetté fréquente l'église Saint-Jacques où elle rencontre Ignace Bourget, Évêque du diocèse de Montréal.https://fr.wikipedia.org/wiki/Ignace_Bourget

En février 1841, elle adhère à l'archiconfrérie du Très Saint et Immaculé Cœur de Marie, un groupe de prière institué par Bourget pour la conversion des pécheurs.

Dès 1840, Bourget fait appel à Rosalie lorsque des mères célibataires se confient à lui. C'est ainsi qu'entre 1840 et 1845, Rosalie place plus de vingt-cinq femmes chez des personnes disposées à les recevoir dans le secret.

Elle s'impliquera également dans le suivi de chacune de ces grossesses, naissances et rétablissements.

Elle fait souvent appel à ses propres enfants, maintenant établis, pour prendre soin des futures mamans et en reçoit même quelques-unes chez elle.

Après chaque naissance, Rosalie Cadron-Jetté fait baptiser le nouveau-né à la basilique Notre-Dame de Montréal, et en devient la marraine.

En 1845, la ville de Montréal est en pleine croissance démographique. Bien que les Sœurs Grises, fondées par Marguerite d'Youville en 1737, accueillent les nouveau-nés illégitimes depuis 1754, aucun service n'existe encore pour venir en aide aux mères célibataires.

Pour remédier à ce manque, Ignace Bourget dessine le projet de créer une nouvelle Communauté Religieuse, "sans traditions ni attaches antérieures gênantes", et demande à Rosalie d'y jouer un rôle de premier plan.

Rosalie Cadron-Jetté accepte et, le 1er mai 1845, fonde l'hospice de Sainte-Pélagie. L'hospice se cache dans le grenier d'une maison située rue Saint-Simon à Montréal et louée par Pierre Jetté à Aurélie Vinet, dite la veuve Scipiot.


Les conditions de vie à l'hospice sont précaires. On y retrouve pour tout meuble qu'une table et des chaises, un poêle et quelques lits pour les mères et les assistantes, Rosalie couchant souvent directement sur le plancher. On accède au grenier par une échelle extérieure et la maison n'est pas isolée.

Les enfants Jetté, qui s'inquiètent des conditions de vie accablantes de l'hospice, tentent de dissuader Rosalie de poursuivre son projet, et vont essayer de l'évincer du grenier.

Malgré tout, Rosalie persévère, prenant parfois soin à elle seule de huit femmes à la fois, jusqu'à l'arrivée, en juillet 1845, de Sophie Desmarets.

Cette première associée, elle-même veuve, prend soin des mères et sollicite parfois l'entourage pour obtenir des dons en faveur de l'hospice.

Grâce aux effort de Sophie Desmarets et d'Ignace Bourget, l'hospice tombe dans les bonnes grâces d'Antoine-Olivier Berthelet, un riche philanthrope, qui donne d'abord de l'argent, de la nourriture et du bois de chauffage, puis devient le principal bailleur de fonds lors de la construction de l'édifice des Sœurs de Miséricorde, boulevard Dorchester.

En 1846 et 1847, l'hospice déménage tour à tour dans des locaux plus grands situés rue Wolfe, puis au coin des rues Ste-Catherine et St-André.


Institut des Sœurs de Miséricorde

Le 16 janvier 1848, à l'âge de 53 ans, Rosalie Cadron-Jetté et sept consœurs de travail de l'hospice prononcent leurs vœux de religion.
Mgr Ignace Bourget, Évêque de Montréal, et Émilie Gamelin, https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89milie_GamelinFondatrice des Sœurs de la Providence y assistent. C'est ainsi que Rosalie devient Mère de la Nativité, son nom de religion.

Ensemble, les huit femmes de l'hospice forment l'Institut des Sœurs de Miséricorde.
L'Institut se voit donner pour mission : "Vivre la Miséricorde de Jésus Sauveur avec les filles et les femmes en situation de maternité hors mariage et leurs enfants et, encore, avec les mères de famille vivant difficilement leur maternité."

C'est la première Communauté Religieuse au Canada à recevoir un tel mandat. En plus des trois vœux traditionnels de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, les Sœurs de Miséricorde font également vœu d'assister les femmes pauvres "dans leurs maladies".

Le 17 janvier 1848, des élections présidées par Mgr Bourget ont lieu chez les Sœurs de Miséricorde. Josephte Malo-Galipeau (en religion Mère Sainte-Jeanne-de-Chantal) est élue supérieure.

Rosalie Cadron-Jetté est nommée conseillère, conservant toutefois ses responsabilités d'infirmière.
Cette nomination permet à Rosalie Cadron-Jetté de poursuivre son travail de soignante auprès de la clientèle de la maternité, mais aussi de soigner les malades à domicile et de visiter les prisons.

Certaines sources, dont le livre d'Hélène Grégoire Rosalie Cadron-Jetté. Une histoire d'audace et de compassion, indiquent que Rosalie Cadron-Jetté se serait fait offrir le poste de supérieure mais qu'elle aurait décliné l'offre.

Dès lors, afin d'honorer le quatrième vœuhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Quatri%C3%A8me_v%C5%93u que chacune d'elles a prononcé la veille, les six premières Religieuses des Sœurs de Miséricorde, dont Rosalie (Mère de la Nativité), commencent l'étude de la sage-femmerie, sous la supervision du Dr Eugène-Hercule Trudel, jeune obstétricien.

La formation, d'une durée de dix-huit mois, leur permet de passer un examen présidé par deux membres du Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada et d'obtenir ainsi, le 12 juillet 1849, un certificat de sage-femme. Le 22 juillet 1848, sainte Marie-Madeleine est nommée patronne de l'Institut.

Malgré leur discrétion, les Sœurs de Miséricorde et leur mission n'échappent pas à la désapprobation publique.


Dès les premières années de l'hospice de Sainte-Pélagie et de l'Institut, l'endroit où Rosalie Cadron-Jetté et les Sœurs œuvrent doit demeurer secret afin de protéger les mères célibataires des injures et du mépris.

Les sœurs et les novices se font injurier presque quotidiennement lorsqu'elles emmènent les nouveau-nés à l'église Notre-Dame pour les faire baptiser puis chez les Sœurs Grises, à qui ils sont confiés.https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C5%93urs_de_la_Charit%C3%A9_de_Montr%C3%A9al

En 1850, le Collège des Médecins demande à Mgr Bourget la permission de recourir à la clientèle de la maternité de Sainte-Pélagie et à l'expertise des Sœurs en matière d'obstétrique pour former ses étudiants en médecine.

Bourget acquiesce malgré l'opposition des Sœurs. Ces dernières obtiennent toutefois qu'une Religieuse soit toujours présente auprès des femmes pendant l'accouchement.
La tension monte entre les sœurs et les étudiants en obstétrique. Le manque d'hygiène et le comportement désinvolte de certains étudiants à l'égard des patientes irritent profondément les sœurs.

Les Sœurs de Miséricorde, quant à elles, sont compétentes et offrent leurs services dans le cadre d'une mission sans but lucratif, ce qui représente une compétition certaine pour les jeunes médecins en quête de patients.

En 1851, les Sœurs de Miséricorde déménagent rue de La Gauchetière. Entre 1852 et 1853, les Sœurs décident d'offrir aux jeunes femmes ne sachant où aller une fois leur maternité terminée la possibilité de demeurer auprès d'elles, dans la communauté.

Celles-ci seront appelées les « Madeleines », même s'il n'est pas encore question pour elles d'un engagement religieux.

En 1853, cédant à la pression de certains médecins et de leurs étudiants, Mgr Bourget remet en question le quatrième vœu des Sœurs (celui portant sur le travail de sage-femme), proposant que les Madeleines soient instruites en matière d'obstétrique afin de remplacer les Sœurs auprès des mères célibataires.

En cette unique occasion, Rosalie Cadron-Jetté s'oppose à Mgr Bourget, estimant que le travail de sage-femme est une responsabilité trop lourde pour les Madeleines.

Malgré l'opposition de Rosalie Cadron-Jetté et la mère supérieure, les Sœurs de Miséricorde se voient en 1865 contraintes par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique de réviser leurs constitutions et d'abandonner leur quatrième vœu.https://fr.wikipedia.org/wiki/Congr%C3%A9gation_pour_les_instituts_de_vie_consacr%C3%A9e_et_les_soci%C3%A9t%C3%A9s_de_vie_apostolique

Les soins intimes donnés aux femmes semblent pour la Congrégation en désaccord avec la vertu des religieuses.

Dès lors, les sœurs doivent avoir recours aux services de médecins, de sages-femmes laïques et d'un tiers ordre, les Filles de Sainte-Thaïs (plus tard renommées Filles de Sainte-Marguerite).

L'année 1859 voit la Fondation par les Sœurs de Miséricorde du Madelon, pour accueillir les Madeleines désireuses de faire un engagement religieux.

Leur vocation est différente et les voue à la Contemplation.

À l'époque, l'œuvre des Madeleines est très populaire en Europe où des Communautés Religieuses accueillent des "repenties" ou des "pénitentes", surtout des prostituées converties, placées sous la protection de sainte Marie-Madeleine, la plus célèbre "pécheresse" des débuts de l'Église Catholique, d'où leur nom.

Pendant l'époque où dure l'ordre du Madelon, environ 1 % à 1,5 % des mères accueillies par les Sœurs de Miséricorde sont devenues Madeleines.


Dernières années de vie de Rosalie

À partir de 1859, la santé de Rosalie Cadron-Jetté, atteinte d'une néphrite, connue à l'époque sous le nom d'hydropisie, décline de plus en plus.

Ses contemporaines rapportent qu'elle souffre de problèmes d'un œdème aigu du poumon et des jambes. Elle éprouve de la difficulté à respirer et ses quintes de toux et étouffements fréquents dérangent ses compagnes de dortoir.

Vers 1861, Mgr Bourget demande à Mère Sainte-Jeanne-de-Chantal d'octroyer à Rosalie une chambre privée.

La supérieure fait emménager Rosalie dans une chambre loin des activités de la maison et la tient isolée, interdisant les visites de ses consœurs et des membres de sa famille. Mgr Bourget intervient pour que Rosalie ait une chambre donnant sur la chapelle.

Le 10 février 1864, Mgr Bourget rend visite aux Sœurs de Miséricorde et profite de l'occasion pour administrer les derniers sacrements à Rosalie Cadron-Jetté, en présence de toutes les Religieuses de la Congrégation.

Le 4 avril 1864, prévenu du déclin de son état de santé, il se rend au chevet de la malade pour prier avec elle une dernière fois. Rosalie Cadron-Jetté meurt le lendemain, pendant la nuit du 5 avril 1864.

À son décès, Rosalie Cadron-Jetté laisse une communauté de trente-trois Religieuses professes, onze novices et postulantes, et vingt-cinq madeleines et autres femmes impliquées dans l'Institut.


Cause de Canonisation

En 1881, Mgr Bourget adresse ces mots aux Sœurs de Miséricorde : "Il faut faire Canoniser votre Mère de la Nativité; il faut que vous ayez assez de Foi et de confiance en sa protection, pour en obtenir des miracles, et alors l'Église se prononcera".

En 1989, le Cardinal Paul Grégoire, alors archevêque de Montréal, signe le décret d’ouverture de l’enquête canonique sur Rosalie Cadron-Jetté.https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Gr%C3%A9goire

Le 6 novembre 1990, le tribunal diocésain chargé de la cause est officiellement ouvert et Rosalie Cadron-Jetté se voit attribuer le vocable de "servante de Dieu", première des quatre étapes menant à la canonisation.

Le 12 novembre 1990, l'autorisation de la Congrégation pour la Cause des Saints (CCS) à Rome est reçue.https://fr.wikipedia.org/wiki/Congr%C3%A9gation_pour_les_causes_des_saints

La cause de Rosalie Cadron-Jetté est enregistrée au protocole de la CCS sous le numéro 1755.

Une enquête est alors menée pour s'assurer que Rosalie Cadron-Jetté ne fait l'objet d'aucun culte public.
S'ensuit la rédaction finale des actes du procès diocésain qui sont ensuite envoyés à Rome et vérifiés par le sous-secrétaire de la CCS.

Le 29 janvier 1993, le décret sanctionnant les actes du procès pour la cause de Rosalie est signé par Jean-Claude Turcottehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Turcotte et lu par Michel Parent, chancelier du diocèse de Montréal.

Après le décret, une positio est rédigée à Montréal par Sœur Gisèle Boucher pour présenter à Rome tous les éléments recueillis pendant l’enquête et le procès diocésains. Cette positio de 856 pages, base de la cause de Canonisation de Rosalie Cadron-Jetté, a été soumise à la CSS le 1er juillet 1994.

Le 29 mars 1996, le comité des experts historiens de la CCS approuve la positio à l’unanimité.

Le 30 novembre 2011, le comité d’experts théologiens de la CCS approuve la "positio" à l'unanimité et cette dernière est remise à la Commission des Cardinaux afin qu'ils recommandent au Pape la signature du décret de vénérabilité,https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9n%C3%A9rable_%28catholicisme%29 seconde étape du processus de Canonisation.

Lors du consistoire du 9 décembre 2013, le Pape François a solennellement reconnu les vertus héroïques de la Servante de Dieu, en la déclarant Vénérable.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 6 Avr 2017 - 8:44

Jeudi 06 Avril 2017

Fête du Bienheureux Zéphyrin Agostini, Prêtre Fondateur des Ursulines Filles de Marie Immaculée (1813-1896).


Prêtre Fondateur des Ursulines Filles de Marie Immaculée (✝ 1896)

Prêtre Fondateur des Ursulines Filles de Marie Immaculée pour l'éducation de la jeunesse défavorisée.

"Il y a 150 ans (le 1er Novembre 1856), la petite 'semence' de la famille Religieuse des Sœurs Ursulines, Filles de Marie Immaculée (F.M.I), était jetée par la Divine Providence dans le terrain de la paroisse des Saints Nazaro et Celso, à Vérone (Italie).

Par la grâce du Seigneur et le zèle infatigable du Curé, le Bienheureux Zefirino Agostini, ainsi que par la générosité de quelques jeunes filles de l’Oratoire marial, cette semence initiale s’est peu à peu transformée en une petite plante, puis un grand arbre, qui déploie actuellement ses racines bien au-delà de l’Italie.

Les Ursulines Filles de Marie Immaculée sont nées suite à un projet du Bienheureux Don Zefirino Agostini (1813 - 1896), lequel était très soucieux de répondre aux besoins de son peuple, en particulier des jeunes filles du quartier de 'Veronetta', vaste territoire très peuplé, caractérisé par une forte immigration de familles en quête de travail."
(Source: Église catholique romaine à Genève)http://ecr-ge.ch/


Zéphyrin ou Zephirin Agostini (1813-1896) Béatifié le 25 Octobre 1998 par Saint Jean-Paul II

À Vérone en Vénétie, l’an 1896, le Bienheureux Zéphyrin Agostini, Prêtre, qui se consacra au ministère de la prédication, à la catéchèse et à la formation Chrétienne, chercha de toutes les façons à œuvrer pour la jeunesse, les pauvres et les malades, et fonda pour eux la Congrégation des Ursulines Filles de Marie immaculée.


Martyrologe romain

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0435.htm










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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 7 Avr 2017 - 6:51

Vendredi 07 Avril 2017

Fête de Saint Jean-Baptiste de La Salle, Fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes (1651-1719).


Fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes (✝ 1719).

Confesseur.

Né à Reims dans une famille bourgeoise, il est chanoine à 16 ans au chapitre de la Cathédrale. Son avenir est assuré.
Il est jeune séminariste quand il doit prendre en charge ses six frères et sœurs plus jeunes, à la mort de ses parents.

A cause de ces responsabilités familiales, il hésite à poursuivre jusqu'au Sacerdoce. Poussé par son père spirituel, il accepta de devenir Prêtre à 27 ans.

L'éducation de la jeunesse le passionne. Il ouvre des écoles gratuites pour les petites filles puis pour les petits garçons.
Pour les éduquer, il fonde une Congrégation: les Frères des Écoles Chrétiennes. Pour s'y consacrer, il renonce à sa charge de chanoine qui lui assurait des ressources et distribue aux pauvres sa part d'héritage.

Le bon bourgeois rémois partagera désormais la pauvreté de ses frères. Malgré les procès que lui font les maîtres d'écoles pour concurrence illicite, malgré les contradictions à l'intérieur même de son Ordre, saint Jean-Baptiste poursuit son œuvre, inventant une spiritualité et une pédagogie nouvelles.

C'est ainsi que l'apprentissage de la lecture se fait dans ses écoles, non sur le latin, mais sur le français !

Au milieu des tribulations, l'œuvre s'étend à travers la France et, aujourd'hui encore, à travers le monde.

Il meurt un Vendredi-Saint, lui dont le cœur, des années durant, avait été transpercé par les trahisons et les calomnies. Le Pape Pie XII l'a déclaré "patron de tous les éducateurs Chrétiens."

Voir aussi le site Internet des Lasalliens en France [url=lasallefrance]lasallefrance[/url]et sur le site du diocèse de Reims: Jean-Baptiste de La Salle - Un saint rémois (1651-1719).

Mémoire de Saint Jean-Baptiste de la Salle, Prêtre de Reims, qui eut à cœur l’éducation humaine et Chrétienne des enfants, surtout chez les pauvres, fonda dans ce but l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes, pour lequel il supporta bien des tribulations, et mourut à Rouen en 1719, ayant bien mérité du peuple de Dieu.

Martyrologe romain.





Saint Jean-Baptiste de La Salle
Fondateur de l’Institut des


« Frères des Écoles Chrétiennes »


Jean-Baptiste de La Salle est né à Reims le 30 Avril 1651, dans un monde totalement différent du nôtre (Louis XIV est roi de France de 1643 à 1715.) Il est le premier né de dix enfants de Louis de La Salle et de Moët de Brouillet.

Destiné, par sa noble famille de juristes, à la Prêtrise, dès l'âge de 11 ans, il reçut la tonsure et fut nommé Chanoine de la Cathédrale de Reims à 16 ans.

A la mort de ses parents, il dut assumer la gestion des affaires familiales, il acheva ses études de théologie et fut ordonné Prêtre le 9 avril 1678.

Deux ans plus tard, il fut reçu Docteur en Théologie. Ce fut lors de cette période qu’il tenta de s’engager avec un groupe de jeunes gens rugueux et illettrés, dans le but de fonder des écoles pour garçons pauvres.

A ce moment-là, seules quelques personnes vivaient luxueusement, mais la majorité vivait dans des conditions d’extrême pauvreté ; les paysans à la campagne et les habitants miséreux des villes.

Seul un petit nombre pouvait envoyer les enfants à l’école ; la majorité des enfants n’avait que peu d’espoir en l’avenir.

Ému par la condition de ces pauvres, qui semblaient « si loin du Salut » dans un monde ou dans l’autre, il prit la décision de mettre ses talents et son éducation au service de ces enfants, « souvent laissés à eux-mêmes et mal élevés ».

Pour être plus efficace, il renonça à la maison familiale et emménagea avec des professeurs, renonça à sa position de Chanoine et à sa fortune, puis il forma la communauté aujourd’hui appelée « Frères des Écoles Chrétiennes ».

Son entreprise rencontra l’opposition des autorités ecclésiastiques, qui ne souhaitaient pas la création d’une nouvelle forme de vie religieuse, une communauté de laïques consacrés conduisant des écoles « ensemble et par association ».

« L’establishment éducatif » fut choqué par ses méthodes innovatrices et sa volonté absolue de gratuité pour tous; totalement indifférent au fait de savoir si les parents pouvaient payer ou pas.

Malgré tout, Jean-Baptiste et ses Frères ont réussi, avec succès, à créer un réseau d’écoles de qualité, caractérisé par l’utilisation de la langue vernaculaire, par des groupes d’élèves réunis par niveau et résultats, par une instruction religieuse basée sur des thèmes originels, préparée par des professeurs ayant une vocation à la fois religieuse et missionnaire, et par l’implication des parents dans l’instruction.
De plus, il fut un précurseur en proposant des programmes pour former des professeurs laïques, des cours les dimanches pour les jeunes ouvriers, et l’une des premières institutions pour la prise en charge de « délinquants ».

Harassé par une vie faite d’austérités et de labeurs, il mourut à Saint Yon, près de Rouen, le 7 Avril 1719, quelques semaines seulement avant son 68ème anniversaire.

Jean-Baptiste de La Salle est le premier à avoir mis en place des centres de formation pour les professeurs, des écoles d’apprentissage pour les délinquants, des écoles techniques, et des écoles secondaires pour les langues modernes, les arts et les sciences.

Son œuvre s’est répandue très rapidement en France et, après sa mort, à travers le monde entier.

Jean-Baptiste de la Salle a été Béatifié le 19 Février 1888 et Canonisé le 24 Mai 1900 par le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

Le 15 Mai 1950, en raison de sa vie et de ses écrits inspirés, il fut fait Saint Patron de tous ceux travaillant dans le domaine de l’éducation, par le Pape Pie XII.

Jean-Baptiste de La Salle a montré comment enseigner et s’occuper des jeunes, comment faire face au manque et à la faiblesse avec Compassion, comment soutenir, affirmer et guérir. Aujourd’hui, des écoles lasalliennes existent dans 86 pays autour du monde.




Pour un approfondissement biographique :



Statue de Saint Jean-Baptiste de la Salle à Saint-Pierre de Douai.https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Saint-Pierre_de_Douai

Autre approfondissement biographique.

Saint Jean-Baptiste de La Salle, Fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 8 Avr 2017 - 8:31

Samedi 08 Avril 2017

Fête de Sainte Julie Billiart, Fondatrice de l'Institut des Sœurs de Notre-Dame (1751-1816).






Fondatrice de l'Institut des Sœurs de Notre-Dame (✝ 1816)

A 7 ans, elle transmettait déjà le catéchisme à ses camarades.

A 16 ans, elle travaillait aux champs pour venir en aide à ses parents.

Paralysée à 22 ans, elle fonda, malgré cela, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame pour l'enseignement et l'éducation des jeunes filles pauvres.
Des difficultés avec les autorités diocésaines l'obligèrent à transférer sa Communauté d'Amiens à Namur.

"Julie Billiart est née le 12 Juillet 1751 au bourg de Cuvilly près de Compiègne dans le diocèse de Beauvais, de parents modestes. Très pieuse dès son plus jeune âge, elle est admise à la première Communion à l'âge de neuf ans.

Miraculeusement guérie d'une paralysie l'ayant clouée au lit durant de longues années, elle fonde la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame en 1804, dont le but principal est l'enseignement et l'éducation Chrétienne des jeunes filles pauvres.
En 1809, des difficultés l'obligent à transférer sa Communauté d'Amiens à Namur où elle décède au milieu des Sœurs le 8 Avril 1816."

Site de l'Église catholique en Oise

http://oise.catholique.fr/rubriques/droite/art-culture-et-foi/notre-histoire/temoins-dhier/temoins-dhier/document_view


À Namur en Belgique, l’an 1816, Sainte Julie Billiart, vierge, qui suscita l’Institut des Sœurs de Notre-Dame, pour l’éducation Chrétienne des jeunes filles et propagea beaucoup la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

Martyrologe romain

Sa devise:

"Une grande Foi, vivre un Amour sans borne, une simplicité d'enfant".








Portrait de Mère Julie.

« En 1813, Mère Julie, cédant aux instances de la Co-Fondatrice, avait permis à un artiste, Monsieur Jacquin, de fixer ses traits sur la toile. Namur et quelques maisons (les deux Fondations à Gand et à Gembloux) en possédèrent des originaux, des copies furent reproduites et distribuées dans toutes les maisons. »

Ici se trouve l’original de Gand, celui de Namur ayant brûlé lors des bombardements de la 2ème guerre mondiale (lien ci-dessous).

Pour un approfondissement complet de sa vie

Sainte Julie Billiart, Fondatrice

http://www.snddenheritagecentre.org/MUSEE/index.php/la-mort-de-julie/artefacts-de-julie-3
















Famille et Jeunesse

Née le 12 Juillet 1751, à Cuvilly, un village au nord de Compiègne (en France), Julie est le sixième des sept enfants de Jean-François Billiart et Marie Debraine.

A l’âge de sept ans, elle connaissait son cathéchisme par cœur et prenait plaisir à réunir d’autres enfants autour d'elle pour le leur faire réciter.
Pour le reste, son éducation se limite à des rudiments d’alphabétisation acquis à l'école de village tenue par son oncle, Thibault Guilbert.

Mais en matière spirituelle elle montre une telle dévotion et maturité que le Curé, le père Dangicourt, n’hésite pas à lui autoriser sa Première Communion et Confirmation à l’âge de 9 ans.



Elle fait un vœu privé de chasteté cinq ans plus tard.

A vingt-trois ans (1774) Julie Billiart subit un grave choc nerveux, causé par un coup de pistolet tiré sur son père par un ennemi inconnu (sans doute un rival en affaires commerciales).

Cela entraine une grave maladie qu’elle supporte avec courage.

Huit ans plus tard (1782) , nouvelle épreuve physique. Julie est victime d’une épidémie. Mal soignée par le médecin de village (qui lui fait de nombreuses saignées aux pieds) elle reste paralysée des membres inférieurs.

Les années qui suivent, elle reste confinée à son lit et est frappée d'incapacité partielle pendant 22 ans.

Elle reçoit quotidiennement la Sainte Communion et peut laisser libre cours à son inclination pour la Prière: elle y passe plusieurs heures par jour.

Cependant, jamais fermée sur elle-même, elle rend service à l’église paroissiale en confectionnant du linge d’autel.

Et surtout elle continue à domicile la catéchisation des enfants du village qu’elle rassemble autour de son lit, en accordant une attention particulière à ceux qui se préparent à leur Première Communion.


Formation du groupe à Amiens

A Amiens, où elle s’est réfugiée avec la comtesse Baudoin durant la période révolutionnaire, un petit groupe se forme autour d’elle fait de Françoise de Gizaincourt, Françoise Blin de Bourdon (38 ans) qui avaient échappé de peu à la Terreur et d’autres.

Elles se réunissent dans la chambre de la ’sainte’ handicapée qui les forme à une vie intérieure plus profonde et au service de Dieu et des pauvres.

Quelques exercices religieux de vie communautaire sont également pratiqués Mais ce groupe ne se soudera pas.
Seule Françoise Blin de Bourdon restera avec Julie Billiart.


Fondation de l’institut

En 1803, suivant les indications de son guide spirituel le Père Joseph Varin, supérieur des « Pères de la Foi », elle propose à l’Évêque d’Amiens la Fondation d’un institut qui s’appellerait « Sœurs de Notre-Dame », ayant pour objet principal le Salut des enfants pauvres.

Les statuts sont rédigés avec l’aide du père Varin. Plusieurs jeunes personnes animées du même idéal s’offrent pour assister les deux Fondatrices Julie et Françoise. Par ailleurs huit orphelins sont reçus.

En la Fête du Sacré-Cœur, le 1er Juin 1804, à la suite d’une Neuvaine faite en obéissance à son Confesseur le Père Varin, Julie Billiart est guérie de son infirmité.

Quelques mois plus tard, le 15 Octobre 1804, elles sont quatre à prononcer leurs premiers de Religion dans le nouvel institut religieux: Julie Billiart, Françoise Blin de Bourdon, Justine Garson et Victoire Leleu. Leur travail sera l’éducation des jeunes filles, et la formation d’enseignants Chrétiens.

Une règle provisoire (pour une période d’essai) leur est fournie par le Père Joseph Varin. Elle est si clairvoyante et ouverte que pour l’essentiel elle n’a pas subi de modification majeure au cours des deux siècles d’existence de l’institut.

Elle est inspirée des Constitutions de la Compagnie de Jésus.https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitutions_de_la_Compagnie_de_J%C3%A9sus

Le gouvernement est assuré par une supérieure générale qui visite régulièrement chaque maison, et désigne les responsables locales, tout en correspondant directement, quand nécessaire, avec les membres dispersés.

La distinction séculaire (et très ‘Ancien Régime’) entre ‘Sœurs de chœur’ et ‘Sœurs converses’, n’existe pas.
Cette égalité de rang permet que chaque Religieuse reçoive un travail adapté à sa formation et ses capacités.


Une grande importance est accordée à la formation des Sœurs destinées aux écoles, ce en quoi elle est grandement aidée par Françoise Blin de Bourdon (devenue ‘Mère Saint-Joseph’) qui elle-même avait reçu une excellente éducation.


Lorsque la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame reçoit l’approbation impériale officielle (19 juin 1806) elle compte une trentaine de membres.

Des Fondations ont été faites dans plusieurs villes de France, ainsi qu’à Gand et Namur, en Belgique.

Mère Saint-Joseph est la première supérieure de la maison de Namur.


D’Amiens à Namur

En l’absence du Père Varin,https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Varin le Confesseur de la Communauté, l'Abbé Louis de Sambucy Sainte Estève, ancien Prêtre réfractaire et fort marqué de l’esprit de ‘Restauration’ postrévolutionnaire, tente d’imposer aux Religieuses des changements aux statuts et règles de la nouvelle Congrégation afin d’en ramener l’esprit et la vie aux anciens Ordres Monastiques.

Il parvient à en convaincre l'Évêque d’Amiens,
Jean-François de Mandolx.https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_de_Mandolx

Julie Billiart n’a d’autres choix que de quitter le diocèse d’Amiens. Par ailleurs, fort satisfait du travail accompli dans son diocèse par les Sœurs de Notre-Dame qui s’y trouvent déjà, Mgr Joseph Pisani de La Gaude,https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Pisani_de_La_Gaude Évêque de Namur, s’empresse d’inviter Julie Billiart à faire de sa ville épiscopale le centre de sa Congrégation.

Avant de quitter Amiens Mère Julie Billiart présente la situation aux membres de la Congrégation.

Elles sont libres de la suivre à Namur ou de rester à Amiens. Toutes sauf deux choisissent de l’accompagner à Namur.

Ainsi, au cours de l’hiver 1809, le Couvent de Namur devient la maison-mère de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame, ce qu’elle est encore aujourd’hui.

Reconnaissant son erreur Mgr de Mandolx fait tout pour que les Sœurs reviennent dans son diocèse.

La Mère Julie Billiart lui rend visite mais constatant que les obstacles à leur épanouissement apostolique n’étant pas encore entièrement levés retourne définitivement à Namur.


Sept dernières années

Les sept dernières années de sa vie se passent à consolider la jeune Congrégation, y formant ses filles à une piète solide et vie intérieure intense, dont elle est elle-même le modèle.

Maurice de Broglie, Évêque de Gand, dira de Julie Billiart qu'elle a sauvé plus d'âmes par sa vie intérieure d’union intense à Dieu que par son activité apostolique.

En l'espace de douze ans (de 1804 à 1816) la Mère Julie Billiart a fondé 15 Couvents et, comme supérieure générale, fit plus d’une centaine de voyages pour les visiter régulièrement – souvent dans des conditions pénibles de transport – et entretenu une correspondance suivie avec ses filles spirituelles.

Des centaines de ces lettres sont conservées aux archives de la maison-mère.

En 1815, la Belgique est le champ de bataille des guerres napoléonienneshttps://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_Empire, ce qui donne beaucoup d’anxiété à la supérieure générale car plusieurs de ses Couvents se trouvent sur les chemins des armées, mais ils sortent de la tourmente sans dommage majeur.

En janvier 1816, Julie Billiart tombe malade.
Trois mois plus tard, le 8 Avril 1816, elle meurt au couvent de Namur qu'elle avait fondé plusieurs années auparavant.

Son corps y repose dans la chapelle. Elle avait 65 ans.

Vénération et souvenir

Le procès en vue de sa Béatification est ouvert en 1881. Béatifiée le 13 Mai 1906 par le Pape Pie X, elle est Canonisée en 1969 par le Pape PaulVI.

Liturgiquement elle est commémorée le 08 Avril (ou, dans certains pays, le 13 Juillet).


Citations


« Quand je me réveille, ce qui se présente d'abord à moi, c'est un sentiment d'admiration et de reconnaissance de la bonté de Dieu qui veut bien me donner encore un jour pour le glorifier ».

« Je dois bien mettre ma confiance en Dieu dans mes voyages ; je vois si visiblement la Providence dans tant d'événements dont je ne saurais comment me tirer et, toutes les fois que je suis embarrassée, le Bon Dieu vient à mon secours ; aussi je ne m'inquiète de rien.

Vous savez que je n'ai pas d'esprit ; il faut que le Bon Dieu fasse tout ».











<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/H8EdXicrlQA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>




Sainte Julie Billiart - Sœur Julie, jeune fille au cœur pur.

Mise en ligne le 20 janv. 2012

Mil Marie Mougenot
avec Monelle, Talitha Koum, et les Sœurs de Notre Dame de Namur

Sœur Julie, jeune fille au cœur pur
(Un chant retraçant la vie de Sainte Julie Billiart)

Paroles et musique : Mil Marie Mougenot
Avec la participation de : Monelle

Enregistré avec le collectif Chrétien Talitha Koum
avec la participation des Sœurs de la Congrégation Notre Dame de Namur,
notamment des Sœurs de Notre-Dame de Namur (Belgique) et Cuvilly (France) :
Sœur Paul-Thérèse, Sœur Marie-Rose - Sœur Christiane, Sœur Georgette, Sœur Albertine










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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 9 Avr 2017 - 8:51

Dimanche 09 Avril 2017 :

Fête de Sainte Waudru, Mère de famille puis Abbesse († c. 688).

llustration: enluminure Sainte Waudru et ses deux filles Aldetrude et Madelberte - Livre d'heures de Jean de Lannoy XVe siècle - université de Liège.



Sainte Waudru

Abbesse à Mons (✝ 686)

(Waldetrudis en latin)
Fille de Saint-Walbert et de Sainte-Bertille, et sœur de Sainte-Aldegonde. Elle épouse le comte Madelgaire de Hainault honoré sous le nom de Saint Vincent de Soignies (l’un des vassaux du roi de France Dagobert) et ensemble ils ont quatre enfants.
Une famille assez étonnante. Avec son époux, ils connurent la paix et le bonheur.

L'Église reconnaît son mari comme un Saint, saint Vincenthttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/1511/Saint-Vincent-%28Madelgaire-ou-Mauger%29.html. Leur fils également, il s'appelle saint Landryhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/6564/Saint-Landry.html et pour ne pas être en reste leurs deux filles s'appellent sainte Madelberte http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1812/Sainte-Madelberte.htmlet sainte Adeltrude.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/698/Sainte-Aldetrude.html
- Saint Landry, que les uns font Évêque de Metz en Lorraine, et les autres Évêque de Meaux en Brie ;
- Sainte Aldetrude et Sainte Madelberte, qui se firent Religieuses sous la conduite de leur tante Sainte Aldegonde ;
- le petit Dentelin, qui mourut peu après avoir reçu le saint Baptême.

Saint Vincent fonda l'Abbaye d'Haumont, près de Maubeuge dans le nord de la France.
Quelques années après il décède; Waudru décide alors de prendre le voile, qu’elle reçoit des mains de Saint-Aubert, en 656.
Elle fait don de tous ses biens et se retire en un lieu près de Châteaulieu (près de Mons). Sa réputation attirant de nombreuses disciples, elle décide de leur fonder le Monastère de Chateaulieu sur une colline où s'éleva plus tard la ville de Mons.


Le Conservateur de la Collégiale Sainte-Waudru et de son Trésor (Mons - Belgique) nous signale:
Notons que Saint Vincent, après un passage à Hautmont, a fondé une Communauté autour de laquelle s'est construite la ville de Soignies.
"Sur un tableau conservé en la collégiale Sainte-Waudru à Mons, tableau daté de 1577 et qui représente le 'parentage de Sainte Waudru', ses enfants (Aldetrude, Madelberte, Landry et Dentelin) sont représentés et on peut lire: 'Saincte Aldetrud Vierge fille de Sainct Vinchien et Waultrud, Abbesse du Monastère de maulboeuge, sa feste ce celebre le xxviii javier Patronesse des sourds, boyteux, aveugles et captifs'.
Le tableau ayant été souvent restauré au fil des années, l’inscription est livrée dans son état actuel et avec ses fautes..."

Le 4e enfant de Sainte Waudru, Saint Dentelin, décédé en bas âge est représenté au berceau sur ce tableau.

À Châteaulieu dans le Hainaut, en 688, Sainte Waudru, sœur de Sainte Aldegonde,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/529/Sainte-Aldegonde.html épouse de Saint Vincent Madelgaire et mère de quatre enfants.

À l’imitation de son mari, elle se consacra à Dieu et reçut l’habit Monastique dans le Monastère qu’elle avait fait construire en ce lieu, qui devint par la suite la ville de Mons.

Martyrologe romain.


Sainte Waudru et ses filles avec Saint Christophe et Saint
François d'Assise. Bas relief. Collégiale Sainte-Waudru. Mons. XVe.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 10 Avr 2017 - 8:49

Lundi 10 Avril 2017

Fête de Saint Michel des Saints, Trinitaire Déchaussé (1591-1625).





http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20170410&id=3285&fd=0


Miguel de los Santos est né à Vich, en Catalogne (Espagne), le 29 Septembre 1591. Cet enfant de bénédiction méprisa le monde avant de le connaître et dès sa plus tendre jeunesse, il fait le vœu de chasteté perpétuelle.

À l'âge de six ans, pressé du désir de marcher sur les traces des Saints, il courut se cacher dans une caverne.
Il s'y livrait à de pieuses méditations sur les souffrances de Notre-Seigneur, lorsqu'il fut découvert et obligé à revenir chez lui.
En rentrant sous le toit paternel, Michel ne diminua en rien la sévérité du genre de vie qu'il s'était proposé de suivre.
Il jeûnait trois fois la semaine, couchait sur des sarments, n'avait qu'une pierre pour oreiller et prenait fréquemment la discipline.
Ses mortifications étaient si rigoureuses qu'on a peine à comprendre comment un âge aussi tendre a pu les supporter.

Michel n'avait que douze ans lorsqu'il prit la ferme résolution d'embrasser l'état religieux. Il se rendit à Barcelone et se présenta chez les Trinitaires qui l'admirent au noviciat.
Dès qu'il eut atteint l'âge fixé par les canons de l'Église, il fit ses vœux, le 30 Septembre 1607.

Peu de mois après, il apprit que le Bienheureux Jean-Baptiste de la Conception venait d'entreprendre la réforme de l'Ordre de la Sainte Trinité.
Il se hâta d'aller se joindre aux fervents Religieux qui secondaient le zélé réformateur. Il se distingua bientôt par son ardeur à pratiquer la Règle primitive de l'institut que les réformés observaient dans toute sa rigueur.

Sa fidélité aux moindres observances était si grande que jamais on ne put le trouver en défaut sur aucun point de la Règle.
Il ne possédait qu'une seule tunique, ne buvait jamais de vin et passait quelquefois une semaine entière sans prendre aucune nourriture.
Il donnait très peu de temps au sommeil, et passait le reste de la nuit dans la contemplation des choses Célestes.

On a écrit qu'il passait des heures et des heures agenouillé devant le Saint Sacrement à la chapelle et qu'il fut souvent favorisé d'extases et de visions Célestes pendant qu'il célébrait les saints mystères.
Mais quelles que soient les consolations Célestes que Saint Michel des Saints goûta dans les exercices de piété, il savait s'en arracher pour remplir les devoirs imposés par la charité.
Il passait un temps considérable au confessionnal, dévoué tout entier au service des âmes.

Aux yeux de tous, de son vivant même, il a paru être un véritable Saint.

On l'appelait : « la fleur des Saints », d'où provient sans doute le nom de Michel des Saints que lui connaît la postérité.

Son mérite le fit choisir par deux fois pour gouverner des maisons de son Ordre.
Il est mort âgé de trente-trois ans, le 10 Avril 1625.

Miguel de los Santos a été Canonisé le 8 Juin 1862 par le Bienheureux Pape Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).






https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_des_Saints

Biographie

« Ce saint naquit à Vich en Catalogne, le 29 Septembre 1591.
Il eut pour père Henri Augemit ; sa mère se nommait Marguerite de Monserrada. Tous deux étaient de bonne famille, et se faisaient remarquer par leur probité ainsi que par leurs sentiments de religion.
Cet enfant de bénédiction méprisa le monde avant de le connaître; et, dès sa plus tendre jeunesse, il fit vœu de chasteté perpétuelle.

Son père, qui en fut informé, lui proposa un jour en riant d'entrer dans l'état du mariage.
Effrayé de cette proposition, Michel fondit en larmes ; et, courant à un autel de la Sainte Vierge, il renouvela avec une grande ferveur le vœu qu'il avait déjà fait.

À l'âge de six ans, pressé du désir de marcher sur les traces des Saints, il alla se cacher dans une caverne.
Il s'y livrait à de pieuses méditations sur les souffrances de Jésus-Christ, et s'abandonnait à de tendres sentiments de Compassion, lorsque ceux que son père avait envoyés à sa recherche l'obligèrent de revenir à la maison.

En rentrant sous le toit paternel, il ne diminua rien de la sévérité du genre de vie qu'il s'était proposé de suivre.
Tout occupé de son Salut, ce saint enfant ne vivait que pour le Ciel, et se tenait sans cesse en la présence de Dieu.
Ses mortifications étaient si rigoureuses qu'on a peine à comprendre comment un âge aussi tendre a pu les supporter.

Il jeûnait trois fois la semaine, couchait sur des sarments, n'avait qu'une pierre pour oreiller, et prenait fréquemment la discipline.
Il avait choisi Saint François d'Assise pour modèle, et ne craignait pas d'imiter ce parfait disciple de Jésus crucifié.

Michel n'avait que douze ans lorsqu'il prit la résolution d'embrasser l'état religieux. Dans cette intention, il se rendit à Barcelone, et se présenta chez les Trinitaires, qui l'admirent au noviciat.

Dès qu'il eut atteint l'âge fixé par les canons de l'Église pour pouvoir faire validement profession, il prononça ses vœux, et se Consacra ainsi au Seigneur d'une manière irrévocable à Saragosse, le 30 Septembre 1607.

Peu de mois s'étaient écoulés depuis cette époque pour lui si importante, lorsqu'il apprit le succès de l'Ordre de la Sainte-Trinité, que le Bienheureux Jean-Baptiste de la Conception' venait d'entreprendre.

Le nouveau profès avait trop le zèle de sa perfection pour ne pas profiter do ce précieux moyen de Salut que la Providence lui offrait.
Il se hâta donc d'aller se joindre aux saints Religieux qui secondaient le Bienheureux Jean-Baptiste dans cette salutaire entreprise et bientôt il se distingua par la ferveur avec laquelle il pratiqua la règle primitive de l'institut, que les réformés observaient dans toute sa rigueur.

Ses vertus ne tardèrent pas à jeter l'éclat le plus vif ; elles étaient si bien affermies dans son âme, que les études auxquelles il se livra, par la volonté de ses supérieurs, ne diminuèrent en rien sa ferveur.

Sa fidélité aux moindres observances était si grande qu'on n'a jamais pu le trouver en défaut sur aucun point de la règle.
Plein d'estime pour la chasteté, dont il avait fait le vœu dès sa première enfance, il conserva intact, jusqu'à la mort, et avec un soin extrême, ce trésor inestimable.

Sa pauvreté était telle qu'il n'avait pour tout vêtement qu'une seule tunique. Le temps n'avait pas affaibli l'ardeur que le serviteur de Dieu avait eue dès ses plus jeunes années pour la mortification; aussi affligeait-il son corps par de rudes cilices, par de sanglantes disciplines et par un jeûne continuel.

Il ne buvait jamais de vin, et passait quelquefois une semaine entière sans prendre aucune nourriture; et celle qu'il prenait d'habitude était si modique, et si peu propre à flatter le goût, qu'elle devenait encore pour lui un exercice de pénitence.

Il ne donnait que très peu de temps au sommeil, et passait le reste de la nuit, soit dans de pieuses méditations, soit dans la contemplation des choses Célestes. Il était tellement occupé du Ciel qu'il paraissait tout hors de lui-même, lorsqu'il en parlait ou qu'il entendait quelqu'un traiter cette matière sublime.

Une vertu si parfaite n'était en Michel que l'effet de l'ardent Amour qu'il avait pour Dieu. Il demandait sans cesse au Seigneur par d'instantes Prières qu'il lui donnât un cœur nouveau qui brûlât des plus pures flammes de la Charité.

Des désirs aussi saints méritaient d'être exaucés aussi son âme était-elle comme inondée de ces douceurs spirituelles que Dieu réserve pour ses plus fidèles amis et qui sont un avant-goût du Bonheur éternel.

C'était surtout à l'autel qu'il recevait ces précieuses faveurs; il célébrait les saints mystères avec tant de dévotion qu'il excitait à la piété tous ceux qui assistaient à sa Messe.

On l'a vu plusieurs fois ravi en extase pendant l'élévation.

Mais quelques consolations qu'il goûtât, dans les exercices de piété, il savait s'en arracher pour remplir les devoirs que la charité lui imposait à l'égard du prochain.

Pénétré de l'importance de ces devoirs, il se dévouait tout entier au service de ses Frères. Il donnait des conseils à ceux qui réclamaient le secours de ses lumières, instruisait par ses prédications, et consacrait chaque jour un temps considérable à entendre les fidèles dans le tribunal de la Pénitence.

Une conduite si charitable, jointe à sa réputation de sainteté, le rendit l'objet de la vénération non-seulement du peuple, mais aussi des grands et des princes mêmes.

Loin de s'élever en son cœur à cause de ces marques d'estime qu'il recevait fréquemment, il avait de si bas sentiments de lui-même qu'il se croyait pire que les démons, et il ne craignait pas de l'assurer.

Son mérite le fit deux fois choisir pour gouverner des maisons de son Ordre, en qualité de Supérieur.
Il se trouvait à la tête de celle de Valladolid, lorsque Le Seigneur lui fit connaître que sa mort était prochaine.
Il semblait que le Ciel enviât à la terre un homme si parfait, et que Le Seigneur voulût se hâter de récompenser une âme tout à la fois si innocente et si pénitente.

Le saint Religieux apprit à ses Frères qu'il allait bientôt les quitter.
En effet, le 10 Avril i625, il rendit son esprit à son Créateur, dans le lieu et au temps qu'il avait prédits; il n'était âgé que de trente-trois ans.

Dieu, qui lui avait accordé le don des miracles pendant sa vie mortelle, permit qu'il s'en opérât plusieurs à son tombeau.
On travailla bientôt au procès de sa Béatification, et le Pape Pie VI https://fr.wikipedia.org/wiki/Pie_VIle mit solennellement au rang des Bienheureux le 24 Mai 1779. Enfin il fut Canonisé le 8 Juin 1862, avec les vingt-six martyrs du Japon.

On le représente priant devant un autel où le Saint Sacrement est exposé. Cela rappelle la grande dévotion qu'il professait, dès son enfance, envers l'Eucharistie. »




Saint Michel des Saints (1591-1625) est un Religieux espagnol de l'ordre des Trinitaires Béatifié le 24 Mai 1779 puis Canonisé le 8 Juin 1862.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 11 Avr 2017 - 8:32

Mardi 11 Avril 2017

Fête de Saint Stanisłas, Évêque de Cracovie, martyr (1030-1079).


En polonais: Stanisław Szczepanowski ou Stanisław ze Szczepanowa
"Sois et glorifie Dieu" s'exclama son père à sa naissance, d'où l'origine de son nom. Celui qui le porta devait glorifier Dieu par toute sa vie.

Après ses études à Cracovie et à Gniezno, il part durant sept années pour les compléter chez les Bénédictins de Saint-Germain-des Prés à Paris.

Il noue ainsi des liens particuliers entre l'Église de Pologne et l'Église de France. C'est à Paris qu'il découvre la réforme de Cluny qui germait à peine.

De retour en Pologne, il devient le prédicateur infatigable de cette réforme. A 36 ans, il est élu Évêque de Cracovie.
Il aime ses Prêtres et, chaque année, il tient à rendre visite à chacun d'eux.

Soucieux de la Foi de l'Église de Pologne, alors à peine centenaire, il n'hésite pas à rappeler à l'ordre le roi Boleslas dit le Cruel, débauché sans vergogne.

L'Évêque l'excommunie et lui interdit l'entrée dans les églises tant qu'il ne se sera pas repenti. Cela lui vaudra le martyre.

Le roi en personne l'égorge au pied de l'autel alors qu'il Célébrait la Messe. Ainsi glorifie-t-il Dieu une dernière fois.
Canonisé en 1253, il est le patron de la Pologne.

lettre du Pape Jean-Paul II à l’archidiocèse de Cracovie et à l'Eglise qui est en Pologne, à l'occasion du 750 anniversaire de la Canonisation de Saint Stanislas.http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/letters/2003/documents/hf_jp-ii_let_20030508_arcivescovo-cracovia.html

Au milieu des troubles de son temps, il fut un défenseur sans relâche de la civilisation et des mœurs Chrétiennes, il gouverna son Église en bon pasteur, vint en aide aux pauvres, visita chaque année son clergé, enfin, en 1079, il fut assassiné, alors qu’il Célébrait les saints mystères, par le roi Boleslas, à qui il avait reproché sa conduite scandaleuse.

Martyrologe romain.





Saint Stanislas ressuscite provisoirement le vendeur.

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20170411&id=3289&fd=0


Stanislas naquit à Cracovie en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité.
Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la Charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids.

Après de brillantes études, il n'aspirait qu'au cloître ; à la mort de ses parents, il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres. Stanislas dut se soumettre à son Évêque, qui l'ordonna Prêtre et le fit chanoine de Cracovie.

Il fallut avoir recours au Pape pour lui faire accepter, en 1072, le siège de Cracovie, devenu vacant.

Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations ; il se revêtit d'un cilice, qu'il porta jusqu'à sa mort ; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l'ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne.

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II.
Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse.

Seul l'Évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l'exhorter à la Pénitence. Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger.

Stanislas avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après.
Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain.

L'Évêque lui dit : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans. »

Le jour venu, le Saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en Prière, puis touche de la main le cadavre :

« Pierre, dit-il, au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. »

À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'Évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi.

Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'Évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre.

Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même, en 1079, pendant qu'il offrait le saint Sacrifice.



Le corps fut traîné dehors et mis en lambeaux mais, deux jours entiers, des aigles protégèrent les restes qui furent recueillis par des Prêtres et enterrés à la porte de l'église (8 Mai 1079). Saint Stanislas a été Canonisé par Innocent IV (1253) et mis au calendrier de l'Église universelle, par Clément VIII.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 12 Avr 2017 - 9:20

Mercredi 12 Avril 2017

Fête de Sainte Thérèse des Andes (Jeanne Fernandez Solar), en Religion Thérèse de Jésus, Carmélite (+ 1920).

L’Ordre du Carmel célèbre sa Fête le 13 Juillet, alors que le martyrologe romain la célèbre le 12 Avril, date de sa mort (sa naissance à la Vie éternelle).



Carmélite chilienne - Teresa de Los Andes (✝ 1920)

Jeune fille gaie et sportive, née dans une famille pieuse, elle est ouverte aux pauvres et aux problèmes de son temps.

Elle entre au Carmel le 7 mai 1919 et y meurt après avoir prononcé ses vœux à l'article de la mort (typhus) le 12 avril 1920.

Béatifiée par Saint Jean-Paul II à Santiago de Chili le 3 Avril 1987, puis Canonisée le 21 mars 1993. (homélie en italien )http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/1993/documents/hf_jp-ii_hom_19930321_thevenet.html
Teresa de Jesús "de los Andes" (1900-1920).


Pourquoi sainte Thérèse des Andes?

http://www.teresadelosandes.org/therese.htm



Au 12 Avril au martyrologe romain: À Los Andes au Chili, en 1920, Sainte Thérèse de Jésus (Jeanne Fernandez Solar), vierge. Novice chez les Carmélites déchaussées, elle offrit à Dieu sa vie, comme elle le disait, pour le monde pécheur, et mourut du typhus dans sa vingtième année.

Martyrologe romain

"Voilà le nouvel hymne d'Amour Chrétien qui jaillit spontanément de cette jeune Chrétienne, un Amour qui ne détruit pas les valeurs humaines, mais qui les élève et les transfigure" (Jean Paul II).




Thérèse de Jésus de Los Andes (dans le siècle Juanita Fernández Solar) est la première chilienne et la première Carmélite américaine élevée à l'honneur des autels.

Elle naît à Santiago du Chili le 13 Juillet 1900, dans une famille Chrétienne aisée. Ses parents s'appelaient Miguel Fernández et Lucía Solar.

À partir de 6 ans elle accompagna sa mère à la Messe presque chaque jour avec le grand désir de Communier, ce qu'elle fit pour la première fois le 11 Septembre 1910. Dès lors elle aimait à Communier chaque jour et à s'entretenir longuement avec Jésus, « son ami ».
Elle vécut aussi dès son enfance une intense vie mariale, qui fut un des piliers de sa vie spirituelle.
La connaissance et l'amour de la Mère de Dieu anima et soutint chaque étape de son chemin à la suite de Jésus.

Elle fit ses études au collège du Sacré-Cœur (1907-1918). Profondément attachée à sa famille, elle pensait ne jamais pouvoir s'en séparer.
Sa générosité lui fit vaincre l'épreuve de trois années d'internat, qui la préparèrent à la séparation définitive d'avec les siens le 7 Mai 1919 où elle entra dans la Communauté des Carmélites de Los Andes.

Juanita avait entendu l'appel du Carmel à 14 ans. Par la lecture des Saints de l'Ordre et une correspondance fréquente avec la Prieure de Los Andes, elle se prépara si bien qu'on admire la lucidité avec laquelle à 17 ans elle comprenait l'idéal de la Carmélite, et l'ardeur avec laquelle elle défendait la Vie Contemplative que « le monde traite d'inutile ».

Elle la choisit par Amour du monde, estimant lui être plus utile en témoignant de la dimension spirituelle de l'homme et en contribuant par son sacrifice à ce que le Sang du Christ touche l'humanité et la purifie.

Comme Carmélite, elle prit le nom de Thérèse de Jésus. Elle ne vécut pas même une année entière au Monastère, où elle mourut le 12 Avril 1920.

Les Religieuses assuraient qu'elle était déjà Sainte à son entrée. Elle put ainsi consommer en si peu de temps sa course vers la sainteté qu'elle avait commencée très sérieusement bien avant sa première Communion.

« Le Christ, ce fou d'Amour, m'a rendue folle », disait-elle. Son rêve et son constant effort furent de lui ressembler, de se configurer au Christ. Pour se faire totalement semblable à lui, elle était prête à aller au bout du monde, à traverser le feu s'il l'eût fallu pour lui demeurer fidèle.

Toujours disponible aux autres, s'oubliant elle-même pour les servir joyeusement, elle rendait la vertu aimable et attrayante.
Sa vie fut tout à fait ordinaire, équilibrée.

Elle atteignit une maturité enviable par la synthèse harmonieuse du divin et de l'humain: oraison, études, devoirs domestiques et le sport qu'elle aimait passionnément, surtout la natation et l'équitation.

Belle jeune fille, sympathique, sportive, joyeuse, équilibrée, serviable et responsable, Thérèse de Los Andes peut entrainer les jeunes à la recherche du Christ et rappeler à tous que vivre l'évangile de l'Amour est chemin d'accomplissement personnel.

Par son intercession, le Seigneur répand une abondante pluie de grâces et attire à lui d'innombrables enfants prodigues.
Son sanctuaire, où se pressent plus de cent mille pèlerins chaque mois, est devenu le centre spirituel du Chili.

Ainsi Thérèse de Los Andes remplit la mission qu'on lui reconnut peu après sa mort : susciter la faim et la soif de Dieu dans notre monde matérialiste.


Pour un approfondissement biographique avec photos

Sainte Thérèse des Andes
http://www.teresadelosandes.org/accueil.php




Ses écrits


Morte très jeune, Thérèse n'a pas eu le temps de rédiger une œuvre de synthèse comme beaucoup de grands saints. Elle laisse cependant plusieurs écrits qui montrent son Amour pour Dieu, son testament spirituel.

Sa Correspondance : 164 lettres écrites, depuis l'âge de 10 ans jusqu'à sa mort, et conservées par leurs destinataires (parents, frères et sœurs, directeurs spirituels et amis).

Le Journal : écrit entre 1915 et 1919, sans doute à la suggestion de la Mère Ríos du collège du Sacré-Cœur à Santiago (où Juanita était élève).

En entrant au Carmel, Thérèse voulait bruler ce journal où elle révèle l'intimité de sa relation avec Dieu.

Sa mère obtient de le conserver en souvenir, et elle ne le lira qu'après la mort de sa fille.

Citations

« [...] L'histoire que vous allez lire n'est pas l'histoire de ma vie, mais la vie intime d'une pauvre âme que, sans aucun mérite de sa part, Jésus-Christ a aimée spécialement et a comblée de bienfaits et de grâces.

L'histoire de mon âme se résume en deux mots: souffrir et aimer. Ils contiennent ma vie entière depuis que je me rendis compte de tout, c'est-à-dire vers les six ans, ou même avant. J'ai souffert, mais le bon Jésus m'a appris à souffrir en silence et à épancher en lui mon pauvre petit cœur. ». (Journal 1 )

« Et si par faiblesse je tombe, Jésus chéri, je te regarderai dans ta montée au Calvaire et aidée par toi, je me relèverai. Ne permets pas que je t'offense, pas même légèrement. Je préfère mille morts plutôt que de te faire la plus légère peine. ». (Journal 17)

« La méditation, miroir de l'âme [...] Tous les jours je fais ma méditation et je vois combien elle m'est une grande aide pour me sanctifier. C'est le miroir de l'âme. En elle on se connaît vraiment soi-même. ». (Journal 18)

« On a prêché à merveille sur l'éducation qui consiste à prendre possession des facultés pour Dieu. La prudence est la science des saints, des sages.

La prudence et la modestie forment le cadre dans lequel se placent les autres vertus. L'éducation de la femme est plus importante que celle de l'homme car elle, ensuite, le formera. ». (journal 40)

« Quand j'aime, c'est pour toujours. Une carmélite n'oublie jamais. Depuis sa petite cellule, elle accompagne les âmes qu'elle a aimées dans le monde.»

« Je dois m'efforcer pour procurer le bonheur des autres. Ma résolution est de me sacrifier pour tous.»

"Voilà le nouvel hymne d'Amour Chrétien qui jaillit spontanément de cette jeune Chrétienne, un Amour qui ne détruit pas les valeurs humaines, mais qui les élève et les transfigure" (Jean Paul II).

Iconographie, vidéos, extraits de ses œuvres sur le site dédié à Thérèse des Andes




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 13 Avr 2017 - 8:38

Jeudi 13 Avril 2017

Fête du Bienheureux Rolando Rivi, Jeune séminariste et martyr

« Modèle de Foi pour les jeunes de 14 ans » (1931-1945).


Rolando Rivi (7 Janvier 1931 - 13 Avril 1945) martyr, béatifié le 5 octobre 2013 à Modène (site du diocèse, en italien)
Site officiel du bienheureux Rolando Rivi (en italien)http://www.rolandorivi.eu/


Né en 1931 dans une famille paysanne, garçon vif et intelligent, il mûrit assez tôt sa vocation au Sacerdoce et c'est en 1942 alors que l'Italie est déjà en guerre qu'il entre au séminaire et revêt la soutane qu'il ne quittera pas jusqu'à son martyre.

Quand en 1944 le séminaire est occupé par les soldats allemands, Rolando, rentré chez lui, continue ses études sous la direction du Curé de la paroisse qui a été pour lui un guide et un enseignant.

Son Amour pour Le Christ est un témoignage pour les jeunes de la région et les attire. Mais le 10 Avril 1945, il est capturé dans un climat de haine envers les Prêtres, il est torturé, battu et emmené dans la forêt le 13 avril à 14 ans, après avoir été dépouillé de sa soutane, il est abattu de 2 balles dans la tête et dans le cœur, réaffirmant à cet ultime instant son appartenance à Jésus et sa confiance en son Amour et en sa Miséricorde.

Le Pape François à l'Angélus du 6 octobre 2013:http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2013/documents/papa-francesco_angelus_20131006.html

Rolando Rivi, un séminariste de cette terre, l’Émilie, tué en 1945, à l’âge de 14 ans, en haine de la Foi, coupable uniquement de porter la soutane en cette période de violence déchaînée contre le clergé, qui élevait sa voix pour condamner au Nom de Dieu les massacres de l’immédiat après-guerre.

Mais la Foi en Jésus vainc l’esprit du monde! Rendons grâce à Dieu pour ce jeune martyr, témoin héroïque de l’Évangile.

Et combien de jeunes de 14 ans ont aujourd’hui devant les yeux cet exemple: un jeune courageux, qui savait où il devait aller, qui connaissait l’Amour de Jésus dans son cœur, et qui a donné sa vie pour Lui.

Un bel exemple pour les jeunes!

- Rolando Rivi, modèle de foi pour les jeunes de 14 ans (Zénit)https://fr.zenit.org/articles/rolando-rivi-modele-de-foi-pour-les-jeunes-de-14-ans/





Pour un approfondissement biographique :
Rolando Rivi



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par azais le Jeu 13 Avr 2017 - 12:26

et aussi : jour de la Saint Herménégilde,
Herménégilde, fils du roi des Wisigoths d’Espagne, épousa la fille du roi des Francs d’Austrasie et se convertit à la foi catholique malgré l’opposition de son père qui était arien. Emprisonné, il fut mis à mort le 13 avril 586.

On lit au début du Martyrologe Romain de ce jour :

À Séville, en Espagne, saint Herménégilde, fils de Léovigilde, roi arien des Visigoths.
Jeté en prison pour avoir confessé la Foi catholique, il refusa, aux solennités de Pâques, de recevoir la communion des mains d’un évêque arien et, par ordre d’un père perfide, il eut la tête fendue d’un coup de hache.
[ On n’a pas dit que le sacrement ait été invalide ou même l’épiscopat, et saint Herménégilde a refusé de faire ses Pâques des mains d’un évêque-hérétique-quoique-valide et non à cause de l’invalidité… ]
Mis à mort le 13 avril 586, il participa au triomphe du Christ qui « dans le royaume de Dieu lui donna le sceptre royal ». Son père en effet mourut en demandant à Récarède, frère du Martyr, de ramener toute sa nation à la vraie Foi. Et l’Espagne se fit chrétienne.

À l’exemple de saint Herménégilde, qui préféra la royauté du Ciel à celle de la terre, méprisons les biens périssables pour ne chercher que les biens éternels ».


Saint Herménégilde condamné à mort pour avoir refusé de faire ses Pâques
des mains d'un évêque arien (pourtant… « valide »…).


DIALOGUES de SAINT GRÉGOIRE - LE GRAND (Écrit de 594)
INCIPIT CAPITULA LIBRI TERTII (Table des chapitres du Livre III) chXXXI. Le roi Herménégilde, fils du roi wisigoth Léovigilde, mis à mort par son père pour la Foi catholique
1. De nombreux visiteurs venus des Espagnes nous ont appris que récemment le roi Herménégilde, fils de Léovigilde, roi des Wisigoths, se convertit de l’hérésie arienne à la Foi catholique, instruit par le très révérend Léandre, Évêque de Séville, avec qui je suis lié depuis longtemps en intime amitié.

2. Son père arien entreprit de le faire revenir à cette hérésie, avec des avantages pour le persuader et des menaces pour l’effrayer. Comme il répondit très fermement qu’il n’abandonnerait jamais la vraie Foi maintenant qu’il la connaissait, son père, irrité, le destitua de la royauté et le dépouilla de tous ses biens. Même après cela, comme il n’arrivait pas à ébranler sa force d’âme, il l’enferma dans un cachot étroit avec des fers au cou et aux poignets. Le jeune roi Herménégilde méprisait le royaume terrestre, cherchant le Céleste d’un puissant désir. Il gisait, enchaîné, vêtu d’un cilice, à prier avec effusion le Dieu tout-puissant de lui donner du cœur. Il dédaignait avec d’autant plus de grandeur la gloire de ce monde transitoire, que, chargé de chaînes, il connaissait le néant des biens susceptibles d’être confisqués.

3. Quand vint la fête de Pâques, dans le silence au cœur de la nuit, son mécréant de père lui envoya un évêque arien pour recevoir de sa main une communion consacrée de façon sacrilège. De cette manière, il mériterait de rentrer en grâce auprès de son père. Mais l’homme tout donné à Dieu fit à l’évêque arien venu à lui les remontrances qu’il lui devait. Il repoussa sa mécréance avec les reproches qui convenaient, car si extérieurement il gisait enchaîné, en son for intérieur, à la haute altitude de son âme, il se dressait en sécurité.

4. Au retour de l’évêque, le père arien frémit de rage, et aussitôt il dépêcha ses appariteurs avec ordre de mettre à mort l’inébranlable confesseur de Dieu là où il gisait. Ce qu’ils firent. À peine entrés, ils lui fichèrent une hache dans le crâne, lui ôtant ainsi la vie corporelle. Ils réussirent à massacrer en lui ce que cet homme mourant avait lui-même, de toute évidence, méprisé.

5. Mais pour révéler sa véritable gloire, les signes d’en-haut ne manquèrent pas. On entendit dans le silence nocturne le chant d’une psalmodie auprès du corps de ce roi et martyr : oui, il fut vraiment roi parce qu’il fut aussi martyr. Certains rapportent aussi que là, pendant la nuit, des lampes allumées apparaissaient. Il s’ensuivit que son corps fut à juste titre, comme celui d’un Martyr, vénéré par tous les fidèles.

6. Son père hérétique et parricide (1) fut secoué d’un sentiment de pénitence. Il se repentit de son action, mais n’alla pas jusqu’à obtenir le salut, car il reconnut que la Foi catholique est la vraie, mais arrêté par la crainte des réactions de son peuple, il ne mérita pas d’y accéder. Tombé malade, arrivé à toute extrémité, il eut soin de recommander à l’Évêque Léandre, que naguère il avait vivement persécuté, son fils le roi Récarède, qu’il laissait dans son hérésie : que l’Évêque fît avec lui, par ses instructions, comme pour son frère Herménégilde. Cette recommandation faite, il mourut.
(1) C’est le mot latin. En français, le sens par extension, vieilli, est celui d’une personne qui attente à la vie de très proches parents.

7. Après sa mort, le roi Récarède ne suivit pas son père hérétique mais son frère Martyr. Il se convertit de la mauvaise hérésie arienne et conduisit à la vraie Foi toute la nation des Wisigoths : il ne permit à personne d’être employé au service de son royaume, s’il osait être hostile au royaume de Dieu par la mécréance hérétique.

8. Ne nous étonnons pas qu’il soit devenu héraut de la vraie Foi, ce frère d’un Martyr. Celui-ci, par ses mérites, aide Récarède à ramener tant d’hommes dans le sein de Dieu tout-puissant. Dans ce retournement, il nous faut bien voir que tout cela n’aurait pas pu se produire si le roi Herménégilde n’était pas mort pour la vérité. Car comme il est écrit : « Si le grain de froment tombant en terre ne meurt, il demeure seul ; s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn, XII, 24), nous voyons s’accomplir dans les membres ce qui s’est accompli, nous le savons, dans la tête. En effet, dans la nation des Wisigoths, un seul est mort pour que beaucoup aient la vie, et quand un seul grain est tombé dans sa fidélité pour garder la Foi, une grande moisson d’âmes s’est levée.

PIERRE. Admirable ! Et bien étonnant pour notre époque.
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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 16 Avr 2017 - 17:52

Dimanche 16 Avril 2017 :

Fête de Sainte Bernadette Soubirous (Sœur Marie-Bernard), vierge, Religieuse des Sœurs de la Charité de Nevers (1844-1879).

À Nevers, en 1879, la naissance au Ciel de Sainte Bernadette Soubirous dont la mémoire est célébrée le 18 Février.




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 17 Avr 2017 - 8:47



Lundi 17 Avril 2017 :

Fête de Sainte Kateri Tekakwitha, Indienne du continent nord-américain. 1ère Sainte amérindienne (1656-1680).
Statue de Kateri Tekakwitha https://fr.wikipedia.org/wiki/Kateri_Tekakwitha(par Émile Brunet)https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Brunet à l'extérieur de la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, près de la ville de Québec.

Sainte Kateri Tekakwitha

Indienne du continent nord-américain - 1ère Sainte amérindienne. (✝ 1680)

Kateri est la première Sainte indienne du continent nord-américain.

Elle est née d'une mère algonquine Chrétienne et d'un père agnier (Les Algonquins, les Agniers - ou Iroquois - et les Hurons étaient des tribus des Indiens d'Amérique du Nord) en 1656 à Ossernenon (Auriesville, New York), où les Saints Isaac Jogues, René Goupil et Jean de la Lande avaient versé leur sang pour la Foi. Fille de chef, elle refusa d'être mariée et convertit celui qu'elle devait épouser.


Après bien des péripéties, elle trouve refuge à la Mission Jésuite Saint-François-Xavierhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/214/Saint-Francois-Xavier.html sur le Saint-Laurent. Là elle mènera une vie de Prière et de travail exemplaire. Elle y mourra en 1680.
En savoir plus sur le site des jésuiteshttp://www.jesuites.com/histoire/tekakwitha.htm

Tekakwitha. Née en 1656 à Ossernenon (USA), elle était fille d'un chef mohawh et d'une algonquine Catholique, Baptisée et éduquée par des missionnaires français.

La variole la priva à quatre ans de sa famille, et elle-même resta défigurée et handicapée des suites de l'infection.
Adoptée par un parent chef d'une tribu voisine, elle affermit sa Foi et fut Baptisée par un Missionnaire à l'âge de vingt ans.

Marginalisée et menacée par sa famille, qui ne comprenait pas sa conversion, elle échappa à leur persécution et fonda à Kahnawake une communauté d'indiens Chrétiens, vivant dans la Prière, la Pénitence et le soin des malades.
Elle mourut en 1680, invoquant Jésus, après avoir fait vœu de chasteté l'année précédente.

La tradition affirme que ses cicatrices disparurent pour faire place à un beau visage, et qu'à son enterrement de nombreux malades furent guéris.

Son procès en Canonisation fut ouvert en 1884, Pie XII la proclama Vénérable en 1943 et Jean-Paul II Bienheureuse en 1980 (Fête le 14 juillet).
Elle occupe une place particulière dans la dévotion des amérindiens Catholiques du Canada et des Etats-Unis.
Kateri Tekakwitha (1656-1680), laïque, Béatifiée le 22 juin 1980: Le Lys des Agniers. (diocèse d'Edmundston)http://www.diocese-edmundston.ca/fr/docs/saint_kateri_tekakwitha.pdf



"Elle est décédée le 17 Avril 1680, et sa Fête dans le calendrier des Saints et Bienheureux du Canada est fixée au 17 Avril."

À Sault dans le Québec, en 1680, la Bienheureuse Catherine Tekakwitha, vierge. Née dans une tribu indienne, Baptisée le jour de Pâques, elle offrit à Dieu la virginité qu’elle s’était appliquée à conserver avant d’être Chrétienne, même si elle fut en butte à des menaces et à de multiples vexations.
Martyrologe romain

"Qui est-ce qui m'apprendra ce qu'il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse?"





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 18 Avr 2017 - 7:39

Mardi 18 Avril 2017

Fête de Saint Parfait de Cordoue, Prêtre et martyr à Cordoue (✝ 850).


Il desservait une paroisse et, comme tous ses confrères, il savait qu'il risquait sa tête à vouloir convertir les musulmans.
Il se méfia donc quand deux musulmans l'abordant dans la rue lui demandèrent ce qu'il pensait de Mahomet et de Jésus car, disaient-ils, "nous ne désirons que nous instruire".

Il se mit à leur prouver que Mahomet était un faux prophète et que seul Jésus était le sauveur.
Ils souhaitèrent le bonjour à Saint Parfait, le laissèrent rentrer tranquillement chez lui, puis quelques jours après, ils le dénoncèrent à des amis.

Traduit devant le tribunal arabe, il fut condamné à mort. Une fois encore et publiquement, il dit ce qu'il pensait de Mahomet et du Coran.

Son culte passa en France puisque les chanoines de la cathédrale de Paris chantèrent longtemps une messe solennelle en son honneur chaque 18 avril.
- San Perfecto de Córdoba (diocèse de Cordoue - site en espagnol)http://www.diocesisdecordoba.com/
À Cordoue en Andalousie, l’an 850, Saint Parfait, Moine et martyr. Parce qu’il s’en était pris à la doctrine de Mahomet et avait confessé fermement sa Foi dans Le Christ Fils de Dieu, il fut mis en prison par les Maures et ensuite tué d’un coup d’épée.

Martyrologe romain

https://fr.wikipedia.org/wiki/Parfait_de_Cordoue


Parfait, ou Perfectus, était un Prêtre Chrétien de Cordoue en Espagne qui fut décapité par les musulmans le 18 Avril 850, jour de Pâques, pour avoir refusé de retirer ses propos controversés sur Mahomet.

Plusieurs chrétiens sont massacrés en représailles par les musulmans d'Al-Andalus. https://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Andalus

Il est considéré comme l'un des plus grands martyrs de son époque ; son supplice, enregistré par saint Euloge, https://fr.wikipedia.org/wiki/Euloge_de_Cordouefigure dans le Memoriale sanctorum.


Biographie

Il était né à Cordoue, en Espagne, quand la région était sous le contrôle des Maures et du califat omeyyade.https://fr.wikipedia.org/wiki/Omeyyades


Moine ordonné Prêtre, il siégeait à la Basilique Saint-Acisclus à Cordoue. Dans cette terre d'islam, les Chrétiens étaient tolérés, mais irrégulièrement.

En 850, selon la légende, Parfait fut mis au défi par deux musulmans de dire qui était le plus grand prophète, de Jésus ou de Mahomet.

Au début, il préféra ne pas répondre, afin de ne pas les provoquer, mais ils insistèrent pour qu'il leur donnât une réponse, promettant de le protéger des représailles.

Il leur dit alors en arabe que Mahomet était un faux prophète et un homme immoral pour avoir, dit-on, séduit l'épouse de son fils adoptif.
Les musulmans respectèrent leur promesse et le laissèrent partir, mais quelques jours plus tard, certains d'entre eux changèrent d'idée et le firent arrêter.

Ils demandèrent à des amis de le saisir eux-mêmes (afin de ne pas être parjures) et le firent juger.

Parfait fut convaincu de blasphème par le tribunal islamique et fut exécuté. La légende dit que ses derniers mots furent pour Bénir le Christ et condamner Mahomet et son Coran.

Son martyre fut l'un des premiers au cours d'une période de persécution des Chrétiens par les musulmans en Al-Andalus ; elle commença en 850 sous Abd al-Rahman II, se poursuivit sous son successeur Muhammad Ier, et par la suite continua de façon intermittente jusqu'en 960.

Les Catholiques le fêtent le 18 Avril.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 19 Avr 2017 - 7:23



Mercredi 19 Avril 2017 :

Fête de Saint Elphège, Évêque de Winchester puis Archevêque de Cantorbéry et martyr (954-1012).


Évêque martyr (✝ 1012)

Confesseur.

Évêque de Winchester, puis Archevêque de Cantorbéry succédant à saint Dunstan.

Au moment des invasions des Vikings, il secourut les populations et tenta d'apaiser les envahisseurs.
Selon la tradition, il fut martyrisé à Greenwich.

Sur la côte près de Greenwich en Angleterre, la passion de Saint Elphège, Évêque de Cantorbéry et martyr.

Il s’offrit pour son troupeau aux Danois qui ravageaient la ville par le fer et le feu, et comme il refusait d’être racheté à prix d’argent, il fut frappé, le Samedi après Pâques, à coups de pierres et enfin décapité.

Martyrologe romain





Elphège sortait d'une famille distinguée d'Angleterre.

Il reçut une excellente éducation et ne tarda pas, malgré la voix de la chair et du sang, à quitter le monde pour la solitude, puis ensuite pour le cloître, à la demande de bons Religieux qui voulurent se mettre sous sa direction.

Le saint abbé exigea que la règle fût observée à la lettre, et Dieu vint à son aide par un miracle, pour soumettre à la ferme conduite plusieurs Moines d'abord récalcitrants.

Son mérite le fit placer bientôt, malgré les réclamations de son humilité, sur le siège épiscopal de Winchester, et plus tard sur le siège archiépiscopal de Cantorbéry, où il succéda à Saint Dunstan.

Sa vie resta celle d'un Moine. Il se levait régulièrement à minuit et priait longtemps pieds nus.

Ses grandes austérités n'enlevaient rien à la douceur de son caractère ; ses aumônes étaient abondantes, sa charité sans bornes.

Elphège, pendant une irruption des Danois en Angleterre, se dévoua pour le salut de son peuple.

Il alla trouver les barbares, et, après avoir traité avec eux du rachat des captifs, il leur annonça l'Évangile.

Un bon nombre se convertirent à sa parole ; mais les autres, plus furieux, s'avancèrent jusqu'à Cantorbéry pour l'assiéger.

Le saint Pontife voulut être à son poste. Durant le siège, il ne cessa d'exhorter ses brebis à s'armer de courage contre tous les événements et à défendre leur Foi jusqu'à la mort.

La ville céda à la force ; les assiégés furent passés en masse au fil de l'épée.

Elphège courut sur le théâtre du massacre, espérant apaiser les vainqueurs : « Épargnez ces innocents, s'écria-t-il. Quelle gloire y a-t-il à répandre leur sang ?

Tournez contre moi toute votre indignation ; je me la suis méritée en rachetant vos prisonniers. »

Les Danois farouches, irrités de cette sainte liberté, se saisissent de lui, l'accablent de mauvais traitements, incendient devant lui sa Cathédrale, égorgent ses Moines et le jettent en prison.

Frappé à coups de hache et lapidé, pendant son supplice, il priait pour ses bourreaux :

« Ô bon ! ô incomparable Pasteur ayez Compassion des enfants de votre Église, que je vous recommande en mourant ! »

Un danois, qu’il avait nouvellement Baptisé, fut touché de le voir languir si longtemps ; et, par un trait de pitié digne d’un barbare, il mit fin à ses souffrances en lui fendant la tête avec sa hache.

Ainsi mourut l’Évêque Elphège, le 19 Avril 1012, en la cinquantième année de son âge.

Pour un approfondissement : http://orthodoxievco.net/ecrits/vies/synaxair/avril/elphege.pdf



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 20 Avr 2017 - 8:27

Jeudi 20 Avril 2017 :

Fête du Bienheureux Simon Rinalducci, Prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin (✝ 1322).


Né à Todi en Italie, il devient Frère Augustinien en 1280, il était déjà connu pour ses études théologiques, son enseignement et ses prédications.

Il fut aussi Prieur provincial de l'Ombrie. Il supporta avec une grande humilité des accusations injustes portées contre lui au chapitre général de Rimini en 1318.

Il est mort au Monastère de Saint Jacques le Majeur de Bologne où se trouvent ses reliques.

Culte approuvé le 16 Mars 1833 par un décret de la Congrégation des Rites sous le Pape Grégoire XVI.

A lire: Simon Rinalducci de Todi [OSA] (ca.1265-1322) dans un livre de la bibliothèque des Augustiniens qui regroupe toutes les informations, publiées depuis 1976 dans la revue Augustiniana sous le titre Bibliographie Historique de l'Ordre de Saint-Augustin.

À Bologne en Émilie, l’an 1322, le Bienheureux Simon Rinalducci, Prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin, qui enseigna les jeunes adonnés aux études et le peuple de Dieu par sa science théologique, sa prédication et l’exemple de sa vie.
Martyrologe romain



http://nouvl.evangelisation.free.fr/simon_de_todi.htm

SIMON RINALDUCCI DE TODI
Augustin, Bienheureux
+ 1322

Simon Rinalducci naquit à Todi (Pérouse), en Italie, dans la deuxième moitié du XIIIe siècle. Vers 1280 il entra chez les Augustins où il fit ses études et devint un grand théologien doublé d’un excellent prédicateur.

Sa renommé constante, le mena tout d’abord au provincialat de la province de l’Ombrie, puis, à celui d’autres Monastères de l’Ordre.

Cette ascension fulgurante faut cause de jalousies et, lors du chapitre général de Rimini, en 1318, alors qu’il n’était pas présent, il fut calomnié par plusieurs de ses collègues Religieux.

Ces accusations ayant été acceptées comme des faits avérés par les Supérieurs, qui ne cherchèrent pas à les approfondir, Simon de Todi dût subir les conséquences d’une telle situation provoquée par la jalousie et la méchanceté de certains.

Mais il ne se plaint pas et accepta l’adversité se disant que Le Seigneur avait souffert bien plus.

Il fut alors envoyé à Bologne où il exerça avec brio son Ministère de prédicateur, convertissant et faisant revenir au bercail grand nombre de brebis égarées.

Il y montra aussi, un exemple de vie Chrétienne, d’humilité et d’obéissance qui touchait au plus profond les âmes de ceux qui l’approchaient.
Simon devint ainsi pour tous un modèle d'humilité et l'obéissance, même face à des injustices évidentes.

Le Seigneur aime les humbles, car en ceux-ci brille l’image même du Maître, c’est pourquoi, très certainement, il fut également comblé de dons surnaturels, dont celui d’accomplir des miracles.

Lors de ses missions et de ses prédications, les fruits qui en découlaient étaient toujours abondants, et cela réjouissait les Évêques qui l’invitaient.

Celui de Terni fut si touché par les fruits abondants de la prédication de Simon, qu’il offrit aux Augustiniens l’une des églises de son diocèse, afin qu’ils s’y installent et, parce qu’il admirait beaucoup le prédicateur.

Simon Rinalducci de Todi décéda à Bologne le 20 Avril 1322, dans le Monastère de Saint Jacques le Majeur, où ses restes mortels sont vénérés.

Sa Fête fut fixée, pour les Augustins, au 20 Avril, anniversaire de sa naissance au Ciel.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 21 Avr 2017 - 8:33

Vendredi 21 Avril 2017 :

Fête de Saint Anselme d'Aoste, Archevêque de Cantorbéry et Docteur de l'Église (1033 (ou 1034)-1109).


Archevêque, Docteur de l'Église (✝ 1109)

Originaire du Val d'Aoste, il veut se faire Moine alors qu'il a 15 ans. Mais son adolescence le fait changer d'avis: la vie mondaine lui semble plus amusante et attirante, plaisant à tous et à toutes.

A la mort de sa mère, il quitte son père dont le caractère était invivable et gagne la France "à la recherche du plaisir".

Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre en même temps ses études. Et c'est ainsi qu'à 27 ans sa vocation de jeunesse se réveillera à l'Abbaye du Bec en Normandie où il était venu simplement pour étudier, attiré par la renommée de cette école dirigée par Lanfranc.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1234/Bienheureux-Lanfranc.html

A peine Moine profès, le voilà choisi comme Prieur, n'en déplaise aux jaloux. Mais sa douceur gagnera vite les cœurs.

Il est élu Abbé et mènera de front cette charge et une intense réflexion théologique: selon lui, puisque Dieu est le créateur de la raison, celle-ci, loin de contredire les vérités de la Foi, doit pouvoir en rendre compte.

A cette époque, des relations étroites existaient entre l'Abbaye du Bec et les Monastères anglais proches de Cantorbery.

En 1093, lors d'une visite de ces Monastères, Saint Anselme se retrouve élu Évêque de Cantorbery.
Son attachement à l'indépendance de l’Église contre les prétentions des rois d'Angleterre lui vaudra plusieurs exils.

Il aspire à retrouver la Paix du cloître, mais le Pape ne l'autorise pas à quitter sa charge. C'est donc au milieu des tracas occasionnés par sa réforme de l’Église d'Angleterre qu'il mène à bien l’œuvre théologique qui lui vaudra le titre de "Docteur magnifique".

Durant l'audience générale du 23 septembre 2009, le Saint-Père a évoqué la figure de Saint Anselme, dit d'Aoste, du Bec ou de Canterbury, né à Aoste (Italie) en 1033...http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090923.html

Il défendit l’Église anglaise des ingérences politiques des rois Guillaume I et Henri Ier, ce qui lui coûta d'être exilé en 1103.

Anselme consacra les dernières années de sa vie "à la formation morale du clergé et à la recherche théologique", obtenant le titre de Docteur magnifique.

"La clarté et la rigueur de sa pensée eurent pour but de porter l'esprit vers la Contemplation de Dieu, soulignant que le théologien ne saurait compter sur sa seule intelligence mais devait cultiver une Foi profonde".

L'activité théologique de Saint Anselme "se développa en trois volets:

la Foi comme don gratuit de Dieu qui doit être accueillie avec Humilité, l'expérience qui est l'incarnation de la Parole dans la vie quotidienne, et la connaissance qui n'est pas seulement le fruit de raisonnements mais aussi celui de l'intuition Contemplative...


Son Amour de la Vérité  et sa soif constante de Dieu...peuvent être pour le Chrétien d'aujourd'hui un encouragement à rechercher sans cesse le lien profond qui nous unit au Christ...

Le courage dont il fit preuve dans son action pastorale, qui lui causa souvent de l'incompréhension et même d'être exilé, doit inspirer les pasteurs, les consacrés et tous les fidèles dans l'Amour de l’Église du Christ".

Anselme est né à Aoste en 1033. Éduqué dans la Foi et la Piété par sa mère, à la mort de celle-ci vit une jeunesse frivole.

Bientôt, il se convertit, reprend ses études sous la conduite de Lanfranc, prieur de l’Abbaye du Bec.


Il choisit alors la vie Monastique et reçoit l’habit des mains du Bienheureux Herluin, Fondateur de cette Abbaye, auquel il succèdera en 1078. Il est ensuite appelé au siège épiscopal de Cantorbéry 1093, se trouve en butte à de nombreux débats et tracasseries de la part du roi d’Angleterre.

Il a surtout marqué l’Abbaye du Bec et le diocèse de Cantorbéry par sa Foi lucide, son Humilité, sa douceur, son esprit de Paix et sa tendresse filiale envers la Vierge Marie.

L’Église entière lui doit aussi de remarquables traités de théologie.

Saints du diocèse d'Evreuxhttp://evreux.catholique.fr/rubriques/saints-du-diocese


En 1058 Anselme arrive à Avranches comme enseignant à l'école épiscopale mais surtout comme précepteur du jeune Hugues, fils du vicomte, avec lequel il se lie d'une grande amitié qui durera toute sa vie; Hugues devenu comte de Chester et homme politique, ils seront ensemble influents près du roi notamment pour le mariage écossais d'Henri Ier dont ils sont les auteurs.

Mémoire de Saint Anselme, Évêque et Docteur de l’Église. D’Aoste où il est né, devenu Moine puis Abbé du Bec en Normandie, il enseigna à ses Frères à avancer sur le chemin de la perfection et à chercher Dieu par l’intelligence de la Foi.

Promu ensuite au siège illustre de Cantorbéry, en Angleterre, il lutta fermement pour la liberté de l’Église et souffrit pour cela des temps d’exil. Il mourut enfin dans son Église, le Mercredi-Saint de l’année 1109.

Martyrologe romain





Éveil de l'esprit à la Contemplation de Dieu

"Et maintenant, homme de rien, fuis un moment tes occupations, cache-toi un peu de tes pensées tumultueuses.
Rejette maintenant tes pesants soucis, et remets à plus tard tes tensions laborieuses. Vaque quelque peu à Dieu, et repose-toi quelque peu en Lui.
Entre dans la cellule de ton âme, exclus tout, hormis Dieu et ce qui t'aide à le chercher ; porte fermée, cherche-le.
Dis maintenant, tout mon cœur, dis maintenant à Dieu : Je cherche ton visage, ton visage, Seigneur, je le recherche.
Et maintenant, Toi Seigneur Mon Dieu, enseigne à mon cœur où et comment Te chercher, où et comment Te trouver.
Seigneur, si Tu n'es pas ici, où Te chercherai-je absent ? Et, si Tu es partout, pourquoi ne Te vois-je pas présent ?
Mais certainement Tu habites la lumière inaccessible. Où est la lumière inaccessible ? Ou bien comment accéderai-je à la lumière inaccessible ?
Ou qui me conduira et introduira en elle pour qu'en elle je Te voie ? Par quels signes enfin, par quelle face Te chercherai-je ?
Je ne T'ai jamais vu, Seigneur Mon Dieu, je ne connais pas ta face. Que fera, très haut Seigneur, que fera cet exilé, tien et éloigné ?
Que fera ton serviteur, anxieux de ton Amour et projeté loin de ta face. II s'essouffle pour Te voir, et ta face lui est par trop absente.
Il désire accéder à Toi, et ton habitation est inaccessible. Il souhaite vivement Te trouver, et il ne sait ton lieu.
Il se dispose à Te chercher, et il ignore ton visage. Seigneur, Tu es Mon Dieu, Tu es Mon Seigneur, et je ne T'ai jamais vu. Tu m'as fait et fait à nouveau, Tu m'as conféré tous mes biens, et je ne Te connais pas encore. Bref, j'ai été fait pour Te voir et je n'ai pas encore fait ce pour quoi j'ai été fait.
Seigneur, et je ne T'ai jamais vu. Tu m'as fait et fait à nouveau, Tu m'as conféré tous mes biens, et je ne Te connais pas encore.
Bref, j'ai été fait pour Te voir et je n'ai pas encore fait ce pour quoi j'ai été fait. Et Toi, ô Seigneur, jusques à quand ?
Jusques à quand, Seigneur, nous oublieras-Tu, jusques à quand détournes-Tu de nous ta face? Quand nous regarderas-Tu et nous exauceras-Tu?
Quand illumineras-Tu nos yeux et nous montreras-Tu ta face? Quand Te rendras-Tu à nous? Regarde-nous, Seigneur, exauce-nous, illumine-nous, montre-toi à nous.
Rends-toi à nous, que nous soyons bien, nous qui, sans Toi, sommes si mal. Aie pitié de nos labeurs et de nos efforts vers Toi, nous qui ne valons rien sans Toi.
Enseigne-moi à Te chercher, montre-toi à qui Te cherche, car je ne puis Te chercher si Tu ne m'enseignes, ni Te trouver si Tu ne te montres.
Que je Te cherche en désirant, que je désire en cherchant. Que je trouve en aimant, que j'aime en trouvant."
Saint Anselme de Canterbury, Évêque : Proslogion, 1.

Prière:



Ô Dieu qui a inspiré à Saint Anselme un ardent désir de Te trouver dans la Prière et la Contemplation, au milieu de l'agitation de ses occupations quotidiennes, aide-nous à interrompre le rythme fébrile de nos occupations, entre les soucis et les inquiétudes de la vie moderne, pour parler avec Toi, notre unique espérance et Salut.

Nous te Le demandons par Jésus Le Christ Notre Seigneur.

Par l'Athénée Pontifical "Regina Apostolorum"








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