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Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

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Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Jeu 4 Aoû 2016 - 14:40

]Le petit chemin




[/
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Invité le Jeu 4 Aoû 2016 - 19:57

Merci, et bien malgrès qu'il soit très décrié, je l'aime bien cet Abbès Guy Pagès, très courageux,

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Message par violaine le Jeu 4 Aoû 2016 - 20:44

bien sur, c'est un bon prêtre mais qui dit trop ou se trouve la vérité alors il dérange


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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Jeu 4 Aoû 2016 - 21:23

violaine a écrit:bien sur, c'est un bon prêtre mais qui dit trop ou se trouve la vérité alors il dérange


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Quand on dit la Vérité de Jesus Christ on dérange toujours !
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Ven 5 Aoû 2016 - 16:07

Savoir mourir de l'abbé Pagès

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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par pax et bonum le Ven 5 Aoû 2016 - 20:21

Très bon abbé,mais toujours des sujets très noirs:la mort,l'enfer,le mal ...
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Message par Zamie le Dim 7 Aoû 2016 - 13:56

Savoir mourir de l'abbé Pagès 2/2


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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Invité le Dim 7 Aoû 2016 - 14:19

pax et bonum a écrit:Très bon abbé,mais toujours des sujets très noirs:la mort,l'enfer,le mal ...

Pas toujours, j'ai trouvé des vidéos avec des thèmes plus joyeux Smile













Gloire à toi Seigneu

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Message par Zamie le Mer 10 Aoû 2016 - 21:27

LE PURGATOIRE







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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Jeu 25 Aoû 2016 - 20:13

INDULGENCES PLÉNIÈRES




Il est une grâce, une mine, un trésor magnifique mis à la disposition des catholiques, que ceux-ci ignorent largement et exploitent encore moins. Il s’agit du don de l’indulgence plénière qui est la remise totale de la peine temporelle du péché. De quoi s’agit-il?

Eh bien, il faut distinguer dans le péché, la faute, et la peine méritée par la faute. Dans le sacrement du pardon, aux conditions requises, la faute, ainsi que la peine éternelle, c’est à dire la damnation, sont détruites, mais non pas la peine temporelle, conséquence dans le temps du mal commis, comme l’attachement malsain aux créatures. Au nom de la justice, la peine temporelle doit être expiée, en ce monde, ou dans l’autre.

Mais dira-t-on peut-être : Pourquoi Dieu lorsqu’Il pardonne n’enlève t-Il pas aussi la peine temporelle du péché ? Autrement dit, pourquoi Dieu veut-Il que nous fassions pénitence ? Eh bien, cela pour trois et pour quatre raisons :

Parce que le pardon accordé gratuitement par Dieu conduit à une élimination du mal intérieur et extérieur qui ne peut être que progressive.
Parce que le pécheur doit payer en Justice le mépris et l’abus des grâces.
Parce que faire pénitence nous préserve de retomber dans les mêmes péchés. Le rappel des peines souffertes pour mériter l’absolution devrait nous dissuader de recommencer à pécher…

Parce que Dieu veut nous rendre semblables à Son Fils qui a bien voulu faire siens nos péchés et en mériter le pardon par Sa passion expiatoire… Ce serait tout de même le comble que Lui, innocent et saint, ait dû souffrir à cause de Son amour pour nous, et que nous, pécheurs, nous n’ayons rien à souffrir ! Mais comment alors Lui montrer notre reconnaissance et notre amour sinon en prenant part à Ses souffrances ?! Dieu veut qu’unissant nos pénitences aux Siennes, nous considérions combien Il a souffert pour rendre les nôtres méritoires. Sans les souffrances de Jésus-Christ, Dieu fait homme, tout ce que nous pourrions souffrir et offrir ne saurait jamais mériter le pardon du moindre de nos péchés.
Ste Catherine de Gênes disait de cette peine expiatrice du Purgatoire qu’elle est : « si extrême qu’il n’est aucune langue qui puisse l’exprimer ni aucune intelligence qui puisse en saisir une étincelle.» (Traité du Purgatoire).

Or, le moyen le plus facile d’éviter les peines du Purgatoire, c’est de gagner l’indulgence plénière, que l’Église (Mt 16.19) nous offre en puisant dans les mérites d’une valeur infinie de Jésus-Christ, de la sainte Vierge et des Saints, de sorte que mourir en possession de cette grâce, c’est être semblable à un enfant qui meurt après son baptême, ou à un martyr qui vient de donner sa vie pour Dieu. Vouloir gagner une indulgence, c’est avoir compris que l’on ne peut pas expier par ses propres forces le mal dont par le péché on s’est rendu coupable contre soi-même et toute la communauté… C’est vivre dans la Communion des Saints où l’on s’aide réciproquement, vivants et défunts, …

—————————————————————————————

Q. Qu’est-ce que les indulgences?

Les indulgences, c’est la rémission de la peine temporelle due à nos péchés, que l’Eglise nous accorde hors du Sacrement de Pénitence, par l’application des mérites de Jésus-Christ et des Saints.

Q. Qui a donné à l’Eglise le pouvoir d’accorder des indulgences ?

C’est notre Seigneur Jésus-Christ qui a donné à l’Eglise le pouvoir d’accorder des indulgences, lorsqu’Il a dit à ses Apôtres :

« Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le Ciel, et tout ce que vousdélierez sur la terre sera délié dans le Ciel. »

Ces paroles donnent à l’Eglise le pouvoir de remettre les péchés, à plus forte raison la peine temporelle due au péché.

Q. L’Eglise a-t-elle toujours fait usage de ce pouvoir?

L’Eglise a toujours fait usage de ce pouvoir; saint Paul usa d’indulgence à l’égard d’un Chrétien coupable, en considération des fidèles de Corinthe: dans le temps des persécutions, l’Eglise abrégeait souvent la pénitence des pécheurs, à la demande des confesseurs et des martyrs; Dieu lui-même nous a pardonnés à cause des mérites de notre Seigneur, en sorte quele Christianisme tout entier n’est qu’une grande indulgence.

Q. Pourquoi ce pouvoir a-t-il été accordé à l’Eglise?

Ce pouvoir a été accordé à l’Eglise pour aider notre faiblesse et resserrer les liens de la charité; mais les indulgences ne remettent pas les péchés, elles les supposent remis.

Q. Quelle est la source des indulgences?

  La source des indulgences sont les mérites surabondants de notre Seigneur, de la sainte Vierge et des Saints.

Q. Combien y a-t-il de sortes d’indulgences?

  ll y a deux sortes d’indulgences: l’indulgence plénière et l’indulgence partielle.

Q. Qu’est-ce que l’indulgence plénière?

  L’indulgence plénière est la rémission complète de toutes les peines temporelles dues aux péchés en ce monle et en l’autre, si bien que celui qui meurt après l’avoir gagnée va droit au Ciel sans passer par le Purgatoire.

Q. Qu’est-ce que l’indulgence partielle?

L’indulgence partielle est la rémission d’une partie des peines canoniquesimposées autrefois par l’Eglise, et par conséquent d’une partie des peines du Purgatoire.

Q. Que faut-il faire pour gagner les indulgences?

Pour gagner les indulgences, il faut: 1° faire les prières ou les œures prescrites par celui qui les accorde; 2° être en élat de grâce, au moins pour faire la dernière rouvre prescrite; 3° communier à cette intention le jour où l’on désire recevoir l’indulgence 4° prier aux intentions du Saint-Père ; 5° pour gagner l’indulgence plénière dans son entier, il faut n’avoir aucun péché ni mortel ni véniel, ni aucune affection au péché véniel.

Q. Est-il bien nécessaire de gagner des indulgences?

  Il est bien nécessaire de gagner des indulgences, si nous voulons nous préserver des maux d’ici-bas, tels que les maladies, les fléaux, et des peines du Purgatoire, qui surpassent tout ce que nous pouvons endurer sur la terre.

N.B. : L’Église, guidée par l’immense miséricorde du Christ, met à disposition des catholiques une indulgence plénière liée au Dimanche de la miséricorde, et une autre à l’occasion de cette année de la Miséricorde.
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Invité le Ven 26 Aoû 2016 - 12:21

Merci pour ces enseignements...

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Message par Zamie le Dim 28 Aoû 2016 - 18:14

Jesus et la violence en Islam

Pour justifier le djihad, c’est-à-dire le devoir de guerre universelle et perpétuelle contre tous les non-musulmans (Coran 9.29) et imposer au monde entier la charia (Coran 9.123 ; 60.4), les musulmans, notamment les 138 qui se sont adressés à Benoît XVI en réponse à son discours de Ratisbonne, n’ont pas honte de faire appel à l’enseignement du Christ.

Ils citent Jésus Se faisant un fouet de cordes pour chasser hors du Temple de Jérusalem les vendeurs avec leurs brebis et leurs bœufs (Jn 2.15), mais ne comprennent pas que Jésus ne S’est servi de son fouet, comme le fait tout berger, que pour pousser hors du Temple « les brebis et les bœufs », et que leurs propriétaires les y ont suivis pour ne pas les perdre, sous la voix tonitruante des reproches du Christ…
Une preuve que Jésus n’use pas de violence est que dans le verset suivant, il ne Se sert pas du fouet pour chasser les vendeurs de… colombes.

Les musulmans voudraient voir dans ce verset :
« Je suis venu apporter non pas la paix, mais l’épée » (Mt 10.34), une légitimation de la violence. Mais ce verset ne fait qu’annoncer la persécution continuelle dont seront l’objet les chrétiens à la suite de leur Maître Lui-même persécuté (2 Tm 3.12), aussi vrai que Jésus a demandé à Pierre de remettre l’épée au fourreau (Mt 26.52), que le contexte de ce verset indique clairement cette persécution :
« Vous serez haïs de tous à cause de mon Nom, mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. » (Mt 10.22) ; « Qui aura trouvé sa vie la perdra, mais qui la perdra à cause de Moi, la sauvera. » (Mt 10.39), et que surtout, la version de saint Luc ne parle pas d’épée, mais de division (Lc 12.51) !

Les musulmans rapportent encore de la parabole des mines ces derniers mots :
« Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que Je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en Ma présence. » (Lc 19.11-27).
Mais au nom de quoi les musulmans seraient-ils autorisés à anticiper le Jugement dernier et à se substituer au Juge de la parabole ?
En effet, c’est Jésus que figure l’homme ‘de haute naissance’ (pour dire sa filiation divine) ‘parti recevoir en un pays lointain’ (c’est à dire : au Ciel, par le chemin de Sa mort) ‘la dignité royale’ (Jésus ressuscité a reçu « tout pouvoir au Ciel et sur la terre », Mt 28.18), et demandant à son retour (lors du Jugement dernier) des comptes à ses serviteurs.
Le châtiment annoncé par Jésus sur ceux qui n’auront pas voulu de Son règne ne sera exécuté qu’au terme du temps de miséricorde qu’est cette vie terrestre, et ne sera prononcé par personne d’autre que par Jésus Lui-même, le Roi (Mt 25.31-46).

Je voudrais donc dire aux musulmans qui imaginent la victoire de Dieu comme celle d’un homme sur ses ennemis, qu’il ne suffit pas de faire le mal au nom d’Allah pour que celui-ci soit un bien, aussi vrai que Dieu nous a dotés d’une raison capable de reconnaître le caractère universel de la règle d’or :
« Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. »,
et que personne ne souhaite d’être méprisé (Coran 8.54), haï (60.4), trompé (17.44), racketté (9.29), persécuté (4.91), réduit en esclavage (4.3,24,25,36,92 ; 16.71,75,76 ; 30.28…), mutilé (5.33), crucifié (5.33), tué (4.91), ainsi qu’Allah commande aux musulmans d’agir à l’égard des non-musulmans… ne pouvant certainement pas le faire lui-même !

Bref, le Royaume de Dieu n’est pas à instaurer avec des armes humaines, mais à recevoir par la foi (1 Co 1.18-25 ; 2.1-16).
C’est un royaume spirituel, parce que Dieu est esprit (Jn 4.24) et que Dieu règne par la connaissance et l’amour répandu dans le cœur de ceux qui accueillent la victoire du Christ crucifié et ressuscité (Jn 17.3 ; Rm 5.5).
Jésus, modèle d’absolue non-violence, nous a aimés, et a porté la règle d’or à sa perfection indépassable :
« Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés. » (Jn 15.12), avec, pour contrepoint, l’affirmation que ceux qui font le mal ressusciteront pour aller en Enfer (Jn 5.29)…

Si donc, considérant qu’après le Christ ne peut venir que l’Antichrist, les musulmans comprenaient qu’à sa suite ils vont en Enfer, ils demanderaient le baptême pour recevoir le pardon de leurs péchés et le don de l’Esprit Saint (Ac 2.37-39), aussi vrai qu’il n’y a qu’un seul Dieu et Père de tous, un seul Sauveur, une seule foi, un seul baptême, une seule Église, un seul Esprit Saint (Ep 4.4-6). Sa grâce soit avec vous !
« Vient un temps où eux qui vous tueront penseront rendre un culte à Dieu. » (Jn 16.2).
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Invité le Dim 28 Aoû 2016 - 19:01

Bravo

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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Dim 4 Sep 2016 - 21:36

Le signe de la Croix nous enseigne ce que tout homme doit savoir :

1) que les hommes sont mauvais, puisqu’ils ont tué l’Innocent et le Juste par excellence

2) que Dieu est bon, puisque du haut de la croix, Jésus dit : «Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23.34). Savoir ces deux choses : que nous sommes mauvais (Mt 7.11) et que Dieu est bon, jusqu’à nous pardonner même le meurtre de son Fils, est le seul pivot possible pour une vie morale digne de l’homme et de Dieu.Le signe de la Croix est un résumé saisissant de notre foi. Remarquons déjà que la croix est le signe de l’intersection. Intersection entre le Ciel et la terre, Dieu et les hommes, entre la gauche et la droite, les amis et les ennemis, tout cela réuni au centre, au cœur, celui de Jésus, déjà mort et cependant transpercé par le soldat qui voulut s’assurer ainsi que Jésus serait bien mort (Jn 19.34), et d’où a jailli de l’eau et du sang, l’eau qui nous lave de nos péchés dans le baptême et le sang qui nous donne la vie dans l’eucharistie. Comme si par, cet événement, Jésus avait voulu nous dire : «Ma vie n’a pas suffi à vous dire mon Amour. Même après la mort, Mon cœur continue à déverser sur vous Son amour.» Et cette eau et ce sang jaillis du Cœur de Jésus transpercé annoncent la Résurrection (Jn 11.25), puisque de l’au delà de la mort le Coeur de Jésus continue à nous aimer, à nous donner Son pardon et Sa vie…

Lorsque nous faisons le signe de la croix, nous commençons par dire « Au nom » (au singulier) pour dire l’indivisible unité de l’essence divine (Mt 28.19). En portant la main au front nous disons que tout part de Dieu, qui est au plus haut des Cieux, qui est Esprit, Intelligence, aussi vrai que la Foi est une acte de l’intelligence q
ui accepte le témoignage de Dieu (1 Jn 5.9-11). Nous disons « du Père » pour affirmer qu’il y a un Être qui est Père, de tous les pères, Créateur de toutes les créatures, visibles et invisibles, mais encore et d’abord Père de Lui-même et en Lui-même. Il est LE Père, au sens absolu (Mt 23.9).
Ensuite, en portant la main à notre nombril nous disons : « et du Fils », pour dire que Dieu a envoyé son Fils, Sa parole, S’incarner dans le sein de la Vierge Marie afin de racheter l’humanité tombés depuis la chute du péché originel.

Le signe de la Croix est un résumé saisissant de notre foi. Remarquons déjà que la croix est le signe de l’intersection. Intersection entre le Ciel et la terre, Dieu et les hommes, entre la gauche et la droite, les amis et les ennemis, tout cela réuni au centre, au cœur, celui de Jésus, déjà mort et cependant transpercé par le soldat qui voulut s’assurer ainsi que Jésus serait bien mort (Jn 19.34), et d’où a jailli de l’eau et du sang, l’eau qui nous lave de nos péchés dans le baptême et le sang qui nous donne la vie dans l’eucharistie. Comme si par, cet événement, Jésus avait voulu nous dire : «Ma vie n’a pas suffi à vous dire mon Amour. Même après la mort, Mon cœur continue à déverser sur vous Son amour.» Et cette eau et ce sang jaillis du Cœur de Jésus transpercé annoncent la Résurrection (Jn 11.25), puisque de l’au delà de la mort le Coeur de Jésus continue à nous aimer, à nous donner Son pardon et Sa vie…

Lorsque nous faisons le signe de la croix, nous commençons par dire « Au nom » (au singulier) pour dire l’indivisible unité de l’essence divine (Mt 28.19). En portant la main au front nous disons que tout part de Dieu, qui est au plus haut des Cieux, qui est Esprit, Intelligence, aussi vrai que la Foi est une acte de l’intelligence qui accepte le témoignage de Dieu (1 Jn 5.9-11). Nous disons « du Père » pour affirmer qu’il y a un Être qui est Père, de tous les pères, Créateur de toutes les créatures, visibles et invisibles, mais encore et d’abord Père de Lui-même et en Lui-même. Il est LE Père, au sens absolu (Mt 23.9).
Ensuite, en portant la main à notre nombril nous disons : « et du Fils », pour dire que Dieu a envoyé son Fils, Sa parole, S’incarner dans le sein de la Vierge Marie afin de racheter l’humanité tombés depuis la chute du péché originel.
Et nous terminons en disant : « et du Saint-Esprit » en touchant successivement nos épaules, pour dire que l’Esprit-Saint unit le Père et le Fils dans l’unité de la même nature divine, et cela au niveau du Cœur, à l’intersection, pour dire que l’Esprit-Saint est l’Amour du Père ET du Fils. Il est la personne Amour, l’Amour de Dieu, à nous envoyée pour nous unir à Dieu et entre nous dans la même communion (Jn 13.34 ; 14.15-17).
Le signe de la Croix est le signe du Salut, comme cela a été annoncé par le prophète Ezéchiel, six siècles AJC (Ez 9.4-6). Par ce simple signe nous confessons les principaux dogmes de la Foi chrétienne qui nous sauve (Jn 11.25-26) .
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Vent Nouveau le Lun 5 Sep 2016 - 4:58

pax et bonum a écrit:Très bon abbé,mais toujours des sujets très noirs:la mort,l'enfer,le mal ...

Il comble des lacunes de la modernité, alors béni soit-il.
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Jeu 8 Sep 2016 - 22:36

La  Croix et les hérésies 




La vérité, comme la vie, est dans la relation. C’est pourquoi le Dieu chrétien, la sainte Trinité, est Relation. La croix, qui est le signe de la Foi chrétienne, exprime cela de façon parfaite.


Toute la foi, et donc la réalité elle-même, est fondée sur le paradoxe de l’union des contraires, ainsi qu’en témoignent la Foi ET la raison.
Parce que Jésus, vrai Dieu et vrai homme, est venu réconcilier Dieu ET l’humanité, nous savons désormais que Dieu est Un et Trine, aussi vrai que Marie est vierge et mère, révélation enseignée par la Bible qui contient l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, fruit de l’inspiration divine et d’une rédaction humaine, le Credo prenant sa source dans l’Écriture et la Tradition, tandis que la théologie s’appuie sur la Révélation et la raison…
Ce petit mot de « et », ce « + », cette croix est la clé donnant accès à l’harmonie du réel cachée aux yeux de l’homme divisé par le péché.
Jésus a non seulement réconcilié Dieu ET l’homme, mais encore les hommes entre eux, réunissant Juifs ET païens au sein de la même Église qui est de ce fait catholique, c’est à dire « universelle ». L’Église catholique est le Corps mystique du Christ et une institution humaine, elle est visible et invisible, composée du clergé et des fidèles, où chacun fait son salut par la foi et les œuvres, conjuguant la liberté et l’obéissance. L’Église est à la fois hiérarchique ET charismatique, et c’est pourquoi elle fête St Pierre ET St Paul. Si l’Église n’était que hiérarchique, elle serait totalitaire. Si elle n’était que charismatique, elle serait anarchique. Parce qu’elle est hiérarchique ET charismatique, elle est catholique !
Mais si la Révélation catholique si bien résumée par la Croix est bien la Vérité même, alors elle ne doit pas seulement vérifier sa pertinence dans le domaine surnaturel de la foi, mais aussi dans l’ordre naturel de la raison. Et, de fait, la philosophie permet de distinguer l’être réel et l’être de raison, l’être en puissance et l’être en acte, l’essence et l’existence, la substance et l’accident, la matière et la forme, l’être humain, homme ET femme, composé d’une âme et d’un corps, d’esprit et de matière, etc…
La méconnaissance de ces distinctions et de l’unité supérieure en laquelle elles s’harmonisent entraîne de graves confusions et est à la source de nombreuses erreurs, alimentant hérésies et schismes.
Par exemple l’ignorance du principe philosophique de la réciprocité des causes que l’ont retrouve dans le signe de la Croix, rend impossible la résolution d’un problème comme celui-ci : le repentir du pécheur est-il cause que la grâce lui est rendue ou bien la grâce est-elle cause de son repentir ? Si l’on soutient que le repentir du pécheur obtient que la grâce lui soit rendue, c’est l’hérésie pélagienne, pour qui la grâce est méritée par le repentir, ce qui implique que la grâce n’est plus une grâce, c’est à dire un pur don qu’on ne saurait mériter… étant …



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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Jeu 9 Fév 2017 - 22:51

Est-il permis d'annoncer le Christ aux musulmans ? 


Alors que s’est tenue la dixième réunion du Forum Jésus le Messie, des critiques se font jour dans les rangs, non seulement de la communauté musulmane, mais aussi au sein de l’Eglise qui est en France, laquelle est, nous le savons, bien divisée sur le sujet.
 Les participants de cette réunion n’ont pas froid aux yeux sur ce sujet et sont bien souvent de vrais spécialistes de l’islam, comme 

Annie Laurent et l’abbé Pages .

Des spécialistes que le noyau dirigeant de l’épiscopat n’a pas l’habitude d’inviter, habitué à son entre-soi, fanatisé par l’idéologie du dialogue sans la vérité.

Cette réunion est donc dénoncée comme une effroyable entreprise de conversion des musulmans par des chrétiens. 
Il faut dire que plusieurs intervenants sont des musulmans convertis – à commencer par l’homme qui est à l’origine du Forum, Mohammed-Christophe Bilek (fondateur de Notre Dame de Kabylie, chroniqueur à Reconquête, et qui n’a pas sa langue dans sa poche).
Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée, et grand ami du cardinal Philippe Barbarin, s’associe avec l’abbé Christian Delorme, fanatique du dialogue islamo-chrétien et du vivre ensemble en dhimmitude...
L’abbé Christian Delorme a osé déclarer :

" Ce forum instrumalise des convertis pour mener une irresponsable campagne de dénigrement de l'Islam "
Et le très modéré Kamel Kabtane :

"On a l’impression de revenir au temps des croisades."
http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/est-il-permis-dannoncer-le-christ-aux-musulmans
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Lun 13 Fév 2017 - 22:04

Le signe de la Croix 


http://www.islam-et-verite.com/le-signe-de-la-croix-2/

" Le signe de la Croix nous enseigne tout ce qu’il nous est nécessaire de savoir : 
1) Que les hommes sont mauvais, puisqu’ils ont tué l’Innocent et le Juste par excellence ;
2) Et que Dieu est bon, puisque du haut de la croix, Jésus dit : «Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23.34).
Savoir ces deux choses : que nous sommes mauvais (Mt 7.11) et que Dieu est bon, jusqu’à nous pardonner même le meurtre de son Fils, est le seul pivot possible pour une vie morale digne de l’homme et de Dieu.

Le signe de la Croix est un résumé saisissant de notre foi.
La croix est le signe de l’intersection… Intersection entre le Ciel et la terre, Dieu et les hommes, entre la gauche et la droite, les amis et les ennemis, tout cela réuni au centre, au cœur, celui de Jésus, déjà mort et cependant transpercé par le soldat qui voulut s’assurer ainsi que Jésus serait bien mort (Jn 19.34), et d’où ont jailli de l’eau et du sang, l’eau qui nous lave de nos péchés dans le baptême et le sang qui nous donne la vie dans l’eucharistie. Comme si par cet événement, Jésus avait voulu nous dire : «Ma vie n’a pas suffi à vous dire mon Amour. Même après la mort, Mon cœur continue à déverser sur vous Son amour.» Et cette eau et ce sang jaillis du Cœur de Jésus transpercé annoncent la Résurrection (Jn 11.25), puisque de l’au-delà de la mort le Coeur de Jésus continue à déverser sur nous Son amour, à nous donner Son pardon et Sa vie…
Lorsque nous faisons le signe de la croix, nous commençons par dire « Au Nom » (au singulier) pour dire l’indivisible unité de l’essence divine (Mt 28.19). En portant la main au front nous disons que tout part de Dieu, qui est au plus haut des Cieux, qui est Esprit, Intelligence, aussi vrai que la Foi est une acte de l’intelligence qui accepte le témoignage de Dieu (1 Jn 5.9-11). Nous disons « du Père » pour affirmer qu’il y a un Être qui est Père, non seulement parce qu’Il est le Créateur de toutes créatures, visibles et invisibles, mais parce qu’Il est père en Lui-même et de Lui-même, LE Père, en un sens absolu (Mt 23.9), comme nous ne pouvons pas l’imaginer.
Ensuite, en portant la main à notre nombril nous disons : « et du Fils », pour dire que Dieu a envoyé son Fils, Sa parole, S’incarner dans le sein de la Vierge Marie afin de racheter l’humanité tombée depuis la chute du péché originel.
Et nous terminons en disant : « et du Saint-Esprit » en touchant successivement nos épaules, pour dire que l’Esprit-Saint unit le Père et le Fils dans l’unité de la même nature divine, et cela au niveau du Cœur, à l’intersection, pour dire que l’Esprit-Saint est l’Amour du Père ET du Fils. Il est la personne Amour, l’Amour de Dieu, à nous envoyée pour nous unir à Dieu dans le Christ et entre nous (Jn 13.34 ; 14.15-17).
Par ce simple signe nous confessons ainsi les principaux dogmes de la Foi chrétienne qui nous sauve (Jn 11.25-26) : la Sainte Trinité, la divinité de Jésus-Christ, et la Rédemption du monde.
Le signe de la croix était déjà préfiguré dans l’Ancien Testament. Bien des siècles avant Jésus, on avait l’habitude en terre d’Israël de tracer sur le front un signe de bénédiction divine en forme de + , ancienne graphie du tav, la dernière lettre de l’alphabet hébraïque désignant le T de Torah.
La Torah est bienfaisante dans la vie des hommes. Or, que dit la prophétie messianique d’Ezekiel ? (Ez 9.4-6) : « Passe par le milieu de la ville et marque d’un tav le front des hommes ! »
Ainsi, le lettre hébraïque tav, en forme de croix était marquée sur le front des hommes… N’oublions pas l’affirmation initiale de Jésus lui-même : « Je ne suis pas venu abolir la Torah, mais l’accomplir » (Mt 5.17). Et c’est ainsi que les premiers chrétiens continuèrent à se signer du signe la Croix comme nous allons le voir. 
Ceux qui nous blâment d’invoquer les anges et les saints, d’honorer leurs reliques et leurs images, se croient aussi fondés à nous reprocher notre culte à la croix, signe sacré de notre rédemption… au nom de leur fausse compréhension du christianisme. 
Lorsqu’éclata la Réforme, la croix a été violemment arrachée des églises, brisée, foulée aux pieds et brûlée. On a voulu défendre à des chrétiens de s’humilier devant ce sublime étendard, en présence duquel l’idolâtrie est tombée ; on leur a interdit de le tracer sur eux-mêmes dans les moments de tentation, et dans les instants solennels ou critiques de la vie. Ils ont ignoré que " Dieu veut que tout genou fléchisse au nom de Jésus-Christ, parce qu’il s’est rendu obéissant jusqu’à la mort, sur La Croix Ph 2  " 
Je ne saurais comprendre, en vérité, la différence qu’il peut y avoir entre fléchir le genou au nom sacré du Rédempteur, et le fléchir à la vue de l’instrument sur lequel Il a opéré notre rédemption ; les deux démonstrations de respect, se rapportent l’une comme l’autre à la personne de Jésus-Christ. Quant au signe de la croix, c’est une profession de christianisme, dont nous trouvons l’usage établi parmi les fidèles de la primitive Église:
L’auteur du Pasteur d’Hermas (vers 140), disciple de l’Apôtre saint Jean, parle de « porter le Nom de Dieu », il signifie « être marqué au front du tav », donc du signe de la croix ou, autrement dit, être baptisé (Pierre Erny, Le signe de la croix : Histoire, ethnologie et symbolique d’un geste « total », éd. L’Harmattan, 2007, p. 54-56). Cela laisse supposer que le tav était lié au nom même de Jésus-Christ, incarnation de la Parole de Dieu (Ibidem).
Saint Justin Martyr (vers 100-165): « À l’heure de la prière, nous tournons la face vers l’orient, et aussitôt de notre main droite nous nous marquons au nom de Jésus-Christ du signe qui nous est si nécessaire. » (Quaest. 118)
A l’époque des persécutions romaines de juifs et de chrétiens qui étaient mis à mort pour leur refus de diviniser le pouvoir impérial, l’Inscription d’Abrcius, datée des premières années  de la décennie 190 évoque cette résistance de tout «un peuple qui a le sceau brillant au front »
Dans Minutius Félix, qui paraît avoir écrit vers la fin du IIe siècle, le payen Cécilius dit en parlant des chrétiens: « Leur culte consiste dans l’adoration d’un homme puni du dernier supplice…. et du funeste bois de sa croix. » (Octavius) " 











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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par pax et bonum le Mar 14 Fév 2017 - 20:58

...Sans oublier la vision de l'Empereur Constantin qui vit une croix dans le ciel.Et le monde a basculé dans la foi chrétienne.
Il a entendu ces paroles:"Par ce signe,tu vaincras"
Il y a des prêtres qui n'aiment pas le signe de Croix et ne le font jamais,même en commençant la messe ou l'office religieux alors que cela est mentionné comme rite dans les introductions du Missel Romain et de l'Office liturgique.
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Dim 9 Avr 2017 - 22:50

Homélie pour le dimanche des Rameaux 

Avec ce Dimanche des rameaux commence la grande Semaine de la Passion, durant laquelle nous allons méditer, contempler, ― revivre même ! à la mesure de notre foi… ―, le témoignage inouï de l’Amour de Dieu pour nous. Certes, c’est ce à quoi nous nous appliquons en principe déjà chaque vendredi et a fortiori pendant le Carême, et surtout à chaque Messe, mais il est bon de rappeler de façon solennelle que la Passion de Jésus est au cœur de la vie chrétienne. Raison pour laquelle saint Paul ne cessait de répéter : 
« Je n’ai rien voulu savoir, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. (1 Co 2.2) ». 
Le mystère de la Passion de Dieu fait homme est la réponse que Dieu apporte au scandale du mal, de la souffrance, et du péché. C’est le contrepoids que Dieu met dans la balance de la Justice pour réparer le désordre introduit dans Sa Création par le péché. De même que le péché n’aurait jamais dû exister, la Passion de Dieu n’aurait jamais dû exister. La Croix de Jésus-Christ est ainsi le moyen que Dieu nous donne pour quitter ce monde pécheur et introduire en Son Paradis. La contemplation de Jésus crucifié donné accès à la connaissance du vrai Dieu. Tel les Hébreux qui, mordus par leurs péchés représentés par des serpents, étaient miraculeusement guéris en contemplant le serpent d’airain que Moïse leur présentait en haut d’une hampe (Nb 21.Cool, ainsi la contemplation du Christ devenu péché à cause de nous (2 Co 5.21) nous guérit et nous donne la vie… A défaut d’entrer par cette porte de la contemplation et de l’adoration du Crucifié, à laquelle donne précisément accès la Messe, l’homme reste l’ennemi de Dieu, prisonnier du Prince de ce monde, qui est « Père du mensonge et homicide dès le commencement (Jn 8.44) », tel ce David Vann qui intitule son récent éditorial dans le journal Libération (22.03.17) : « Il est temps de tuer Dieu et la patrie. » ! Pour lui « les menaces qui pèsent sur la France et sur l’Amérique […] ont Dieu pour origine. », car, dit-il, « de jeunes musulmans attaquent des populations civiles en France et en Amérique ou ailleurs », ce qui provoque une répression, laquelle sert alors de prétexte pour de nouveaux actes de haine, et ainsi de suite dans une vis sans fin… Si cet homme contemplait Jésus en Croix, penserait-il encore que Dieu est une menace ? Non seulement il découvrirait la fausse conception de Dieu dont il est le jouet, mais il comprendrait du même coup que le dieu musulman n’est qu’une monstrueuse imposture. Et c’est alors et alors seulement qu’il pourrait agir efficacement au service de la paix à laquelle il prétend œuvrer. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » disait Camus. De même : ne pas adorer Dieu crucifié, c’est se damner et coopérer aux œuvres de Satan en ce monde, à l’instar de cet écrivain qui veut non seulement la mort de Dieu, mais aussi celle de la patrie, qui est le creuset indispensable où se forme l’humanité appelée au salut…
Lors du procès de Jésus de faux témoins affirmèrent savoir des choses sur Jésus (Mt 26.61), et aujourd’hui encore, combien prétendent enseigner qui est Jésus, ce qu’Il a dit et fait, mais, consciemment ou inconsciemment, mentent à Son sujet ? Car la connaissance du vrai Dieu n’est pas à mesure humaine… Le vrai Jésus est encore aujourd’hui un 
« scandale pour les Juifs et une folie pour les païens (1 Co 1.23) ». 
Appliquons-nous donc à la continuelle méditation de la douloureuse Passion de notre Seigneur Jésus Christ, Principe de notre foi et Consommateur de toutes les vertus, pour mériter de recevoir cette connaissance, qui est vie éternelle, et donne en ce monde déjà de si beaux fruits, tels ceux-ci :
La contemplation du Crucifié nous affermis dans l’humilité en nous faisant comprendre que sans l’exemple et la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, nous ne pourrons pas suivre le chemin qu’Il a suivi, le seul chemin du salut.
Elle augmente notre espérance, en nous faisant comprendre que Dieu Se sert des souffrances de cette vie pour nous donner autant d’occasions de mériter, grâce à une patience invincible (2 Tm 4.7), la gloire éternelle qu’Il veut nous donner dans l’éternité, à l’instar de Son fils qui, après avoir supporté les tourments de cette vie, S’est assis pour toujours à la droite de Son Dieu et Père. 
Elle nous conduit à la perfection des vertus qui ne s’acquiert que par un courage redoublé dans l’excès des peines, à l’exemple de Jésus-Christ qui est devenu parfait en obéissant jusqu’à la mort de la Croix (He 5.CoolLui qui a voulu expier nos vanités par Ses humiliations, nos désobéissances par Sa soumission aux bourreaux, notre avarice par Sa nudité, nos plaisirs sensuels par Sa flagellation, notre orgueil par Sa couronne d’épines, nos révoltes par sa crucifixion, notre intempérance par le fiel qu’Il goûta, nos craintes par Son abandon…
Elle nous délivre des pièges des démons en nous faisant mépriser les biens de ce monde comme aussi ses menaces.
Elle nous rend impassibles face aux persécutions que doit inévitablement souffrir tout vrai disciple du Christ (2 Tm 3.12). « Songez à Celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle contradiction afin de ne pas défaillir par lassitude de vos âmes. (He 12.3)». 
La Méditation de cette excessive bonté par laquelle le Fils du Très-Haut a voulu donner Sa vie pour nous, sans que nous l’eussions mérité et alors même que nous nous avions tant démérité, ne peut qu’enflammer en retour notre cœur d’un amour tout divin pour Lui.
Bref, se souvenir de tant de tourments endurés à cause de nos péchés nous aidera à ne plus pécher, et même à supporter toute peine avec joie. Ainsi pourrons-nous résister au Démon qui pervertit si bien les hommes qu’ils en arrivent aujourd’hui à ne plus savoir s’ils sont des hommes ou des femmes, tandis que d’autres croient plaire à Dieu en devenant des assassins, comme le leur demande Allah dans son Coran (Coran 2.191,193 ; 4.89 ; 8.17 ; 9.5,29,30,111,124 ; 47.5 ; 61.4). 
Et puisque tous les chrétiens unis au Corps du Christ sont membres les uns des autres, alors, tenir bon chacun dans ses épreuves, c’est aider tous les autres chrétiens à tenir bon, mais succomber, c’est les entraîner avec soi dans sa chute (2 P 1.10)… « Souvenons-nous quenous n’avons pas encore résisté au péché jusqu’au sang (He 12.4) », 
et que d’autres, en ce moment, doivent le faire… 
Ô Seigneur, que Votre précieux Sang descende sur nous et nous lave de nos péchés ! Que Votre précieux Sang ne crie pas vengeance comme celui d’Abel, mais qu’Il demande pour nous grâce et miséricorde !
Quant à nous, mes frères, avec saint Paul, puissions-nous dire en vérité : 
« Pour moi, que jamais je ne me glorifie sinon dans la croix de notre Seigneur Jésus Christ, qui a fait du monde un crucifié pour moi et de moi un crucifié pour le monde. (Ga 6.14) ». 
Ainsi soit-il !
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Jeu 20 Avr 2017 - 14:50

Le Christ est ressuscité .Il est vraiment ressuscité 






Homélie du Saint jour de Pâques 

« Il est ressuscité ! » – « Il est vraiment ressuscité ! »
  " C’est ainsi que les Chrétiens d’Orient se saluent durant le temps de Pâques, tant la Résurrection de Jésus est la Bonne Nouvelle à annoncer ! L’un dit : « Christ est ressuscité ! » et l’autre répond : « Il est vraiment ressuscité ! ». J’aimerais que nous prenions nous aussi cette bonne habitude ; qu’en pensez-vous ? « Christ est ressuscité ! » ?… La Résurrection de Jésus est au cœur de la Foi chrétienne, parce que si Jésus est ressuscité, alors Jésus est plus qu’un homme ! Aucun homme en effet ne peut vaincre la mort ! Jésus est vraiment Dieu ! Tout ce qu’Il a enseigné est donc vrai, confirmé ! Avec Jésus, tout est donc possible ! Christ est ressuscité !
En ressuscitant, Jésus nous a arrachés au pouvoir de Satan et à la mort éternelle !… Voilà pourquoi Jésus est mort : pour effacer nos péchés dans Son sang, et nous donner Sa vie, la Vie divine, éternelle et bienheureuse. C’est ce qu’annonçaient les Saintes Écritures et que proclame saint Pierre : « Tout homme qui croit en Lui reçoit par Lui le pardon de ses péchés(Ac 10 43) ». Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! Nous Vous adorons Ô Christ, et nous Vous bénissons, parce que Vous avez racheté le monde par Votre sainte Croix ! Vous êtes maintenant ressuscité et vivant pour les siècles des siècles ! Amen ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! « Éternel est Son amour ! Éternel est Son amour (Ps 117 1-2) ! »
Jésus ressuscité non seulement ne meurt plus, mais, parvenu en Dieu, qui est au centre de tout, Il est désormais Lui-même présent d’une vie sans limite en tous lieux et en tout temps. Grâce à l’Eucharistie, grâce à la communion à Son Corps à la fois encore livré à la mort et déjà ressuscité, Jésus ressuscité est au milieu de nous, pour être le principe d’une humanité nouvelle ! Face à ce monde angoissé parce qu’il ne sait pas où il va, et qui cherche par divers échappatoires à oublier sa mort prochaine, imaginant les techno-sciences si bien augmenter l’homme qu’il en sera immortel, l’Évangile annonce que Dieu est venu faire de la mort la naissance à la vie éternelle ! La foi en la Résurrection n’est pas un opium pour conjurer la peur de demain, mais est demain même aujourd’hui offert ! Si Jésus nous a laissé le Sacrement de Son Corps et de Son Sang, c’est pour que nous unissant à Lui AVANT qu’Il meure (1 Co 11.26), nous puissions aussi Lui être unis au Jour de la Résurrection finale, et pour qu’en attendant nous vivions déjà de la vie divine ! « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. (Ga 2.20) », disait saint Paul.
L’« éternisation » de Son Corps et de Son Sang rend désormais possible Sa Présence réelle dans tous les tabernacles du monde. Malheureusement, il en est encore pour dire : « À quoi bon aller adorer Jésus au tabernacle ? Puisqu’Il est Dieu, Il est partout. Je n’ai donc pas besoin d’aller quelque part pour L’adorer ! »… Certes, Jésus est partout en tant qu’Il est Dieu. Mais justement, si Dieu est partout, alors n’étant pas, vous, partout, vous ne pouvez pas non plus Le saisir ! C’est pourquoi Dieu S’est auto-limité, incarné, réduit à une hostie, pour que vous puissiez en la recevant, Le saisir tout entier ! Ô prodige du mystère de l’Incarnation si méconnu même des chrétiens !… « Je suis le Pain vivant descendu du Ciel pour qu’on Le mange et ne meure pas. Si vous ne mangez pas Ma Chair et si vous ne buvez pas Mon Sang, vous n’aurez pas la Vie en vous (Cf. Jn 6 50-53) » !!!…
Jésus ressuscité est au milieu de nous… Nos yeux de chair ne Le voient pas, pas plus que saint Jean ne L’a vu lorsqu’il est entré dans le tombeau. Pourtant, « il vit et il crut (Jn 2 ) . Mais que vit-il donc s’il n’a pas vu Jésus ressuscité ? Il a vu « le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la Tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place(Jn 20 6-7) ». Saint Jean, qui a participé à la mise au tombeau du Christ, reconnaît que les choses sont restées telles qu’il les avait laissées… Les linges se sont seulement affaissés, parce que le Corps n’est plus là pour leur donner forme… Le suaire qui avait été ajusté à la Tête est lui aussi resté à sa place… Si donc le Corps est sorti des linges sans les déranger, ce ne peut pas être l’œuvre de voleurs, qui n’auraient pas manqué de déranger les linges… Si le Corps est sorti des linges sans les déranger, c’est qu’il est entré dans une nouvelle dimension, pour laquelle rien de matériel n’est imperméable, celle de l’éternité… Saint Jean n’a pas vu Jésus ressuscité mais il a cru à Sa Résurrection, parce qu’il a vu au-delà de ce qu’il regardait. Et il en est toujours ainsi que Jésus ressuscité ne peut Se révéler qu’à ceux qui ne font pas du monde sensible une barrière les enfermant en ce monde, mais y reconnaissent les signes de réalités transcendantes…
Aussi, dans la deuxième lecture, saint Paul nous exhorte-t-il à tendre « vers les réalités d’en haut, et non pas vers celles de la terre (Col 3 2) ». Et cela, dit-il, parce que « vous êtes ressuscités (Col 3 1) » ! Nous sommes ressuscités ! Pas encore, mais déjà ! A la mesure de notre communion au Corps du Christ, nous sommes déjà assis « à la droite de Dieu(Ibid.) », victorieux et glorieux à jamais !
Déjà, par notre baptême, nous avons été noyés dans la Mort du Christ, afin que, comme le Christ est ressuscité, nous vivions désormais avec Lui en Dieu. « Morts avec le Christ, notre vie est désormais cachée en Dieu (Cf. Col 3 3) », le temps que soit complet le nombre des élus, le temps que vienne le Jour de la Résurrection, qui verra la réunion de tous les membres de l’Église dans l’unité du Corps du Christ vivant à jamais. D’ici là, ce que le baptême a inauguré en nous doit, au gré notre liberté, se développer jusqu’à la sainteté, c’est-à-dire jusqu’à ce que plus rien en nous n’appartienne à la nature et au péché, mais que tout en nous soit à Jésus-Christ, et vive de Sa Vie. Par un désir continuel, il nous faut mourir à tous nos attachements naturels et à nous-mêmes, pour entrer, transformés par la puissance de l’Esprit-Saint, dans la Vie de ressuscité. Au matin de Pâques, dans la Résurrection de Jésus, une humanité nouvelle est née. Une humanité qui a renoncé aux joies limitées et passagères pour se donner à la Joie infinie qui est Dieu, une humanité qui n’est plus attachée aux créatures par des convoitises égoïstes et déréglées, mais qui, vivant en Jésus-Christ, aime de l’amour dont Dieu aime, de cet amour reçu le jour du baptême, et qui est l’Esprit-Saint. Le chrétien, rené dans la mort et la résurrection du Christ, doit être cet homme entièrement nouveau qui n’a plus aucun attachement à ce monde et à lui-même, mais ne vit plus que de la Vie de Dieu. « Recherchez les réalités d’en haut, non pas celles de la terre (Col 3 2) ! » Toute cupidité, toute sensualité, toute sentimentalité, tout égoïsme, tout orgueil, tout amour-propre, tout jugement propre, toute volonté propre doit disparaître du chrétien, pour que règne en lui la vie nouvelle du Ressuscité qui est la joie parfaite, infinie, absolue. C’est la joie pascale qui balaie la tristesse enfantée par le péché et tous les attachements déréglés. Pour quelqu’un qui a renoncé totalement à tout et à soi-même, il ne peut plus y avoir que la Joie, la joie de Jésus ressuscité !!! « Joie, joie, joie, pleurs de joie ! (Pascal (Blaise)Le Mémorial.) » s’exclama Pascal lorsqu’il rencontra Jésus ressuscité !
Nietzsche disait ne pouvoir croire en Jésus parce que les chrétiens n’avaient pas l’air d’être sauvés [1], avec leur perpétuelle allure de chiens fouettés. Certainement ne connaissait-il que de faux chrétiens vivant dans la tiédeur, mettant leur confiance en eux-mêmes, et non pas dans la Croix de Notre Seigneur… Ceux qui mettent leur confiance en eux-mêmes ne peuvent en effet que craindre, tant ils sont peu de chose. Craignant, ils font des concessions au monde ; faisant des concessions au monde, ils appartiennent au monde et ne sont pas vraiment chrétiens. « Recherchez les réalités d’en haut, non pas celles de la terre (Col 3 2) ! »
À partir du moment où nous ne mettons notre confiance que dans la valeur infinie de la Croix de Jésus-Christ, et où crucifiés avec Lui nous n’appartenons plus en rien à ce monde pécheur, nous vivons « avec le Christ, en Dieu (Col 3 3) ». Il ne peut plus y avoir alors pour nous de crainte, mais seulement le bonheur de contempler déjà, dans une joie infinie, l’Être parfait, et de L’aimer de l’Amour dont Il S’aime éternellement Lui-même… Le motif de notre joie n’est pas dans ce qui peut nous arriver d’heureux en ce monde, mais il est en Jésus-Christ ressuscité en Qui nous sommes nous-mêmes déjà ressuscités, « si toutefois nous retenons inébranlablement jusqu’à la fin, dans toute sa solidité, notre confiance initiale(He 3 14) ».
Contemplons le Christ ressuscité, « assis à la droite de Dieu (Col 3 1) », plus étincelant que la neige, plus resplendissant que le soleil, alors Sa divine beauté s’imprimera dans notre vie et nous commencerons à vivre, déjà, sur la terre, au Paradis !  " 







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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Mer 24 Mai 2017 - 22:27

Double


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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Mer 24 Mai 2017 - 22:27

De Homélie pour le jeudi de l'Ascencion 




Aujourd’hui, aux cœurs qui aiment Jésus, la joie parfaite est donnée !
En effet, si nous aimons vraiment Jésus comme Il est aimable et comme nous devons en conséquence L’aimer, de Le voir entrer, Lui, réellement, corporellement, dans la Demeure de Dieu, pour y jouir de la Gloire divine, établi désormais au-dessus de toutes les puissances et de tous les êtres qui nous dominent ; Lui, à Qui donc tout est soumis (« J’ai reçu tout pouvoir au Ciel et sur la terre. ») ; Lui, qui a tant souffert en Son Humanité à cause de nous, de Le voir ainsi libéré à jamais de toute tristesse et de toute peine, et participant de la Joie éternelle qui est Dieu même, alors, dans la mesure où nous Lui sommes unis, Sa Joie est la nôtre, et elle est donc parfaite ! Si vraiment j’aime Jésus comme je dois L’aimer, c’est-à-dire si je n’aime que Lui, et en Lui tous ceux qu’Il aime, comme Il les aime et parce qu’Il les aime, comment pourrais-je ne pas partager Sa joie et donc être moi-même parfaitement heureux ?! La source de la joie inaltérable et parfaite que Jésus a promise à ses amis est là, dans la communion à Jésus au Paradis ! Si j’aime Jésus, alors je suis heureux qu’Il soit heureux ! Et parce que rien ne pourra jamais faire que Jésus ne soit pas heureux, personne ni rien ne peut m’enlever ma joie ! Que Jésus soit dans la Béatitude céleste suffit à celui qui aime Jésus, ou alors il n’est pas vraiment chrétien !
Aujourd’hui s’accomplit quelque chose qui dépasse totalement ce à quoi nous aurions jamais osé prétendre. Aujourd’hui le Verbe de Dieu introduit en Dieu l’Humanité qu’Il est venu sauver en Se faisant Chair dans le sein de la Vierge Marie ! C’est quelque chose d’inimaginable et la cause d’un émerveillement sans fin : comment Dieu qui est parfait en Lui-même, dans l’éternelle circumincession des Personnes divines, dans l’absolue et indivisible unité de Sa Nature, comment peut-Il accueillir quelque chose qui n’était pas Lui ?! 

Quelle grâce et quelle joie de voir aujourd’hui la réalisation du désir le plus fou, qui l’emporte sur tout désir : l’entrée de l’Homme au Paradis ! L’entrée au Paradis de l’Homme tout entier, pas seulement avec son âme, mais aussi avec son corps ! Il n’y a que dans le christianisme que le corps humain est appelé à une telle gloire. Depuis que le Verbe S’est fait Chair, le corps humain est devenu le Temple de l’Esprit-Saint. Il lui est dès lors reconnu une dignité sacrée, inviolable, qui condamne toutes les PMA et GPA, et autres instrumentalisations du corps humain, et donc de l’homme lui-même.
Ceux qui veulent croire en la réincarnation renient eux-aussi cette dignité du corps humain, puisqu’ils le considèrent comme une prison de laquelle l’âme devrait s’échapper, moyennant une série de réincarnations successives censées expier la malédiction de son incarnation. Il est évident que cette doctrine est absolument incompatible avec la Foi en la Résurrection. On ne peut pas être catholique et croire à la réincarnation. Et pourtant, il y a quelque temps, avec 24 % des Français, 34 % des catholiques pratiquants interrogés disaient croire à la réincarnation ! C’est dire que nous sommes encore moins nombreux que nous le pensions !!…
D’où vient cette théorie de la réincarnation, et pourquoi est-elle fausse ?
Elle vient du fond des âges, du fond du cœur humain qui sait inconsciemment qu’il n’a pas été créé pour la mort, et qui aspire à la vaincre pour retrouver la vie bienheureuse dans la Communion avec Dieu. Mais après le péché originel, coupée de Dieu, l’humanité est enfermée en elle-même, livrée à son néant. Sans le secours de la Révélation judéo-chrétienne, elle est le jouet de son ignorance. Aussi a-t-elle imaginé cette théorie de la réincarnation, afin de satisfaire, d’une part son désir de vivre, et d’autre part celui d’échapper au pouvoir du mal. Chaque nouvelle vie est en effet considérée comme une occasion supplémentaire de se purifier des fautes d’une vie passée qui ont voué l’âme à se réincarner et à subir la malédiction de cette alors nouvelle vie temporelle, douloureuse et mortelle. Ce qui est espéré, c’est qu’un jour l’âme arrive à la perfection pour n’avoir plus besoin de connaître l’imperfection de cette vie. Contrairement à ce que pensent les occidentaux, la réincarnation n’est pas une bonne nouvelle, une chance de vivre de nouveau, mais une punition, une malédiction qui condamne à devoir à nouveau souffrir et mourir.
La théorie de la réincarnation est fausse parce qu’elle nie que chacun d’entre nous est une seule et même personne avec une seule âme et un seul corps, une seule histoire et une seule destinée, éternelle. Elle n’a pas reconnu que la nature d’une âme est précisément d’animer un corps. C’est de son corps, particulier, avec son hérédité, sa constitution physique, et son histoire, que l’âme tire son individualité qui la distingue de toute autre âme. Elle ne peut être immortelle qu’en restant l’âme du même corps. Jamais elle ne pourra être l’âme d’un autre corps, puisque celui-ci a déjà nécessairement une autre âme pour être ce qu’il est, l’âme étant par définition le principe organisateur et animateur de la matière. Ou alors il faudrait reconnaître qu’il n’y a finalement qu’une seule âme, et que personne n’est quelqu’un de particulier, d’unique, de personnel. Si tout est un, alors tout est Dieu, et je ne vaux pas plus que mon chat. C’est le chaos, le magma indifférencié, vers lequel nous ramènent à la foi le New-Age, pour qui les animaux ont une dignité semblable à celle des hommes, mais aussi l’islam, incapable de penser l’altérité à cause de son refus de la foi trinitaire…
Dans les deux cas, le prix à payer pour échapper à la souffrance est l’extinction de soi. Le nirvana est en effet cet état où l’âme, à force d’ascèse, parvient après s’être détachée définitivement de tout, jusqu’à y perdre son identité et sa propre personnalité, en sorte qu’il ne reste plus pour elle que [size=16]Brahma, l’âme du monde, le grand tout avec quoi elle se confond. Et dans l’islam, le salut consiste à renoncer à notre vocation de fils de Dieu pour s’écraser devant l’omnipotence d’un dieu seul à être, puisqu’il est et qu’il est unique. Dans le christianisme, nous tendons nous aussi à ne faire qu’un avec Dieu, mais non pas en disparaissant, mais en aimant. Notre Dieu n’est pas un magma indifférencié, qu’il soit bouddhiste, hindouiste ou musulman, mais Il est Communion de Personnes. Telle est la connaissance de Dieu propre à la Révélation chrétienne : Dieu est Un en Sa nature et Trine en ses personnes… Mystère qui seul conjugue l’unité de l’essence et la diversité des relations. Réalité qui seule explique que nous existions, sans être ni Dieu ni rien… Le but de notre vie n’est donc pas la mort, l’extinction de soi, mais la communion avec Dieu, qui est Lui-même Communion de Personnes, Trinité, Amour… C’est autrement plus désirable et motivant ![/size]
De plus, dans l’islam, le destin éternel est déterminé à l’avance par Allah, en sorte qu’il n’y a pas de liberté (Coran 7.179,186 ; 26.68), et dans la théorie de la réincarnation, l’impossibilité de changer son sort, que l’expérience d’une vie suffit souvent à montrer, est exprimée par le nombre infini de réincarnations nécessaires… dont le temps est mesuré en [size=16]kalpas. Un kalpa est le temps qu’il faudrait pour faire disparaitre l’Himalaya (faire disparaître l’Himalaya !) si, une fois tous les trois siècles (trois siècles !), on l’effleurait avec un tissu extrêmement fin (avec un tissu extrêmement fin !)… Et il y a autant de kalpas que ce qu’il y a de grains de sables dans le Gange… Je sais que la patience obtient tout, mais quand même, il y a de quoi désespérer ! Pour un chrétien, le salut n’est ni le résultat de ses seuls efforts, ni l’imposition d’un destin divin, mais le fruit d’une coopération. Le don de l’Amour miséricordieux et sauveur, manifesté en Jésus mort pour expier nos péchés et ressuscité pour nous ouvrir les portes de la vie éternelle, demande simplement à être reçu et… vécu ![/size]
Remarquons encore que si, selon la théorie de la réincarnation, nous pouvons recommencer une nouvelle vie, alors celle-ci perd nécessairement de sa valeur et de son intérêt, et de même, si Allah a déjà décidé que je serai sauvé ou pas, alors rien de ce que je peux faire n’est grave ou vraiment personnel… Pour un chrétien la vie est autrement plus sérieuse !
Mais revenons à l’Ascension de Notre Seigneur.
L’entrée corporelle de Jésus au Ciel préfigure, annonce et inaugure celle de tous ceux qui, à l’heure de leur mort, Lui seront unis dans la foi et par l’amour. Jésus et l’Église sont unis par la même nature humaine et le même Esprit-Saint. En vertu de cette union, Jésus est « la Tête [ou le Chef] de l’Église qui est Son Corps, et l’Église est l’accomplissement total du Christ, Lui que Dieu comble totalement de Sa plénitude (Ep 1 22-23) ». En vertu de cette union, l’Église reçoit la mission de continuer l’Œuvre du Christ :
« Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à observer tous les commandements que Je vous ai donnés (Mt 28 19-20). »
En vertu de cette union, l’Église est assurée de la Présence continuelle et de l’Assistance indéfectible de Celui à Qui tout pouvoir au Ciel et sur la terre a été donné (Cf. Mt 28 18) : « Et Moi, Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Mt 28 20). »
Les Apôtres ne devaient pas vivre jusqu’à la fin du monde, aussi Jésus ne pensait-Il pas que à eux lorsqu’Il S’adressait, mais à travers eux aussi à leurs successeurs… C’est dire que l’Église n’est pas démocratique, venue de la terre, d’une volonté d’homme, mais qu’elle est hiérarchique, parce qu’elle vient du Ciel (Cf. Ap 21 2). Les Apôtres et leurs dignes successeurs sont les médiateurs légitimes entre Jésus et le peuple de Dieu, et cela pour tous les temps et tous les lieux. Cette divine assistance dont l’Église est assurée est la raison de l’infaillibilité de sa doctrine concernant la foi et les mœurs. L’Église, c’est le Christ continué, « répandu et communiqué », disait [size=16]Bossuet (Lettre sur le mystère de l’unité de l’Église, et les merveilles qu’il renferme, xxviii, Œuvres complètes, t. XI, Paris, Lefèvre/Ledentu, 1836, p. 294.).[/size]
C’est notre grâce à nous, chrétiens, de croire que Dieu nous a créés par amour, qu’Il nous aime tels que nous sommes, corps et âme, qu’Il nous a arrachés par la Mort et la Résurrection du Christ à l’abîme de la mort où le péché de l’humanité nous avait entrainés, qu’Il nous a donné de partager en Lui Sa Gloire éternelle, de vivre de Sa Vie et de jouir de Sa Béatitude, libres et uniques, à Son image et à Sa ressemblance (Cf. Gn 1 26), comme des Fils bien-aimés.
« Frères, que le Dieu de Notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans Sa Gloire, vous donne un esprit de sagesse pour Le découvrir et Le connaître vraiment. Qu’Il ouvre votre cœur à Sa Lumière, pour vous faire comprendre l’espérance que donne Son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles, et la puissance infinie qu’Il déploie pour nous, les croyants (Ep 1 17-19) ! »
Amen
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Isabelle-Marie le Jeu 25 Mai 2017 - 19:58

Zamie a écrit :

"Ceux qui veulent croire en la réincarnation renient eux-aussi cette dignité du corps humain, puisqu’ils le considèrent comme une prison de laquelle l’âme devrait s’échapper, moyennant une série de réincarnations successives censées expier la malédiction de son incarnation. Il est évident que cette doctrine est absolument incompatible avec la Foi en la Résurrection. On ne peut pas être catholique et croire à la réincarnation. Et pourtant, il y a quelque temps, avec 24 % des Français, 34 % des catholiques pratiquants interrogés disaient croire à la réincarnation ! C’est dire que nous sommes encore moins nombreux que nous le pensions !!…"

Il paraît, d'après une petite sœur de l'Agneau, que seulement 10%  Étonné  des catholiques croient en la Résurrection.

Bon, en ce jour de l'Ascension, il serait temps de revenir à notre catéchisme  Reading  et de réaliser que la Résurrection commence ici-bas Ange aureole
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Jeu 29 Juin 2017 - 19:08

http://www.islam-et-verite.com/leglise-fete-solennite-saints-pierre-paul/ 




Pourquoi l’Eglise fête-elle la solennité des saints Pierre et Paul, ou comment la Vérité se révèle-t-elle ici-bas par le paradoxe ? 

Toute la foi, et donc la réalité elle-même, sont fondées sur le paradoxe de l’union des contraires, ainsi qu’en témoignent la Foi ET la raison.

Parce que Jésus, vrai Dieu ET vrai homme, est venu réconcilier Dieu ET l’humanité, nous savons désormais que Dieu est un ET trine, que Marie est vierge ET mère, révélation enseignée par la Bible qui contient l’Ancien ET le Nouveau Testament, fruit de l’inspiration divine ET d’une rédaction humaine, le Credo prenant sa source dans l’Écriture ET la Tradition, tandis que la théologie s’appuie sur la Révélation ET la raison…
Ce petit mot de « et », ce « + », cette croix, est la clé donnant accès à l’harmonie du réel cachée aux

yeux de l’homme divisé par le péché.
Jésus a non seulement réconcilié Dieu ET l’homme, mais encore les hommes entre eux, réunissant Juifs ET païens au sein de la même Église qui est de ce fait catholique, c’est à dire « universelle ». L’Église catholique est le Corps mystique du Christ ET une institution humaine, elle est visible ET invisible, composée du clergé ET des fidèles, où chacun fait son salut par la foi ET les œuvres, conjuguant la liberté ET l’obéissance. L’Église est à la fois hiérarchique ET charismatique, et c’est pourquoi elle fête les saints Pierre ET Paul. Si l’Église n’était que hiérarchique, elle serait totalitaire ; si elle n’était que charismatique, elle serait anarchique. Parce qu’elle est hiérarchique ET charismatique, elle est catholique !
Mais si la Révélation chrétienne est bien la Vérité même, alors elle ne doit pas seulement vérifier sa pertinence dans le domaine surnaturel de la foi, mais aussi dans l’ordre naturel de la raison, en vertu donc de ce +, de ce « et » qui les unit indissolublement. Et, de fait, la philosophie permet de distinguer l’être réel ET l’être de raison, l’être en puissance ET l’être en acte, l’essence ET l’existence, la substance ET l’accident, la matière ET la forme, l’homme ET la femme, composés chacun d’une âme ET d’un corps, d’esprit ET de matière…
La méconnaissance de ces distinctions et de l’unité supérieure en laquelle elles s’harmonisent entraîne de graves confusions et est à la source de nombreuses erreurs, alimentant hérésies, schismes et toutes sortes de malheurs.
Par exemple, l’ignorance du principe philosophique de la réciprocité des causes rend impossible la résolution d’un problème comme celui-ci : le repentir du pécheur est-il cause que la grâce lui est rendue ou bien est-ce la grâce qui cause son repentir ? Soutenir que le repentir du pécheur obtient que la grâce lui soit rendue est l’hérésie pélagienne pour laquelle la grâce n’est pas réellement une grâce puisque méritée par le repentir. La grâce, en effet, ne peut être méritée, ou alors elle n’est plus la grâce (Rm 11.6)… La grâce appartient à l’ordre surnaturel, et sans elle nous sommes incapables de quoi que ce soit dans cet ordre, « Sans Moi, vous ne pouvez rien faire. » dit Jésus (Jn 15.5). Le repentir précédant la grâce est lui-même un don de la grâce… A l’inverse, si l’on soutient que la grâce produit notre repentir, c’est l’hérésie calviniste, ou musulmane, pour laquelle le repentir n’est pas libre, puisque nous n’aurions pas le pouvoir de refuser la grâce (Coran 28.68)… Ces deux hérésies en viennent pareillement et logiquement à prétendre que Dieu refuse Sa grâce à ceux qui ne se repentent pas !

La compréhension du réel est donnée dans l’harmonie entre Foi ET raison. Ce qui donne pour le problème précédent la solution suivante : Si, dans l’ordre de causalité matérielle notre libre repentir est cause que la grâce nous est rendue, dans l’ordre de causalité formelle, la grâce librement reçue est cause de notre repentir, auquel elle donne sa spécification surnaturelle.
Le signe de la Croix qui réunit le Haut ET le Bas, la gauche ET la droite, Dieu ET l’homme, les amis ET les ennemis en un même centre, qui est le Cœur transpercé de Jésus crucifié et ressuscité, est le plus éloquent signe de réconciliation. La Croix enseigne à prendre radicalement au sérieux l’histoire ET à tendre vers l’éternité, à aimer la vie présente ET à ne pas craindre la mort, à voir le caractère tragique de la vie ET à cependant cultiver l’humour, à honorer tous les hommes parce que tous sont fils de Dieu ET à démythifier tout orgueilleux, à se conduire en serviteur de tous ET à vivre libre à l’égard de tous, à aimer sa patrie ET à se sentir frère universel, à unir dans la même personne l’homme de prière ET l’homme d’action, la fidélité aux principes ET la miséricorde envers tous, à nourrir l’humilité la plus radicale ET la conscience d’être unique… A la lumière de la Croix le catholique est appelé à réaliser une union des paradoxes, qui lui permette de « tirer de son trésor du neuf ET de l’ancien (Mt 13.52) », et pour cela à se montrer « candide comme une colombe ET prudent comme un serpent (Mt 10.16) »…
L’hérésie consiste à choisir une vérité au détriment d’une autre : la justice sans la miséricorde, ou l’inverse, l’austérité sans le sourire, la foi sans la piété, la prédestination sans le libre arbitre, etc… Les hérétiques sont ceux qui choisissent, ceux qui ne veulent pas « le Tout », ceux qui ne veulent pas être catholiques… Aussi vrai qu’« il n’y a qu’un Corps et qu’un Esprit, qu’une espérance, il n’y a qu’un seul Seigneur, qu’une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et en tous. (Ep 4.4-6) », il n’y a de salut qu’en l’unité catholique…




Dernière édition par Zamie le Jeu 29 Juin 2017 - 19:15, édité 1 fois (Raison : Erreur)
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Zamie le Lun 14 Aoû 2017 - 22:18

Sermon pour la fête du 15 août 2017  
Abbé Pagès 





(Liturgie de la Parole : Ap 11 19…12 10 ; Ps 44 ; 1 Co 15 20-27 ; Lc 1 39-56)
« Marie, l’Immaculée Mère de Dieu toujours vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste [size=13][1]. » C’est en ces termes que le pape Pie XII a défini en 1950 la foi catholique relative à l’Assomption de la Vierge Marie.[/size]
Marie est élevée aujourd’hui avec son corps et son âme à la Gloire du Ciel, où l’attendent son Fils et Dieu, et toutes les âmes des justes des temps précédant l’Incarnation du Rédempteur, pour lesquels Jésus est aussi mort et ressuscité. Mais, à leur différence et à celle de tous les autres sauvés jusqu’au dernier jour, et à la seule ressemblance de son Fils et Dieu, Marie entre dans la Gloire céleste, but ultime de notre destinée, non seulement avec son âme, mais aussi avec son corps. Pourquoi en est-il ainsi ? Que cela signifie-t-il pour nous ? Et quelle lumière cette fête du 15 août projette-t-elle sur notre pays en ces jours de plus en plus sombres ?
I. Marie entre dans la Gloire céleste, but ultime de notre destinée,
pour trois raisons :
a) La première est que la mort étant la conséquence du péché, n’ayant jamais péché, Marie ne pouvait pas non plus connaître la mort et la corruption du tombeau… Marie a été voulue dans le plan providentiel de Dieu pour être la Mère du Rédempteur qu’Il Se réservait d’envoyer, pour réparer la faute possible de l’humanité. Elle a donc été voulue « dès avant la création du monde (Ep1 4) », avant même l’apparition du premier péché, et en conséquence a été créée sans le péché originel, d’où son nom d’« Immaculée Conception ».
Et non seulement Marie a reçu ce privilège que seuls Adam et Ève avaient reçu, mais encore, en se gardant tout au long de sa vie pure de toute faute, si petite soit-elle, elle a encore mérité de porter le nom d’Immaculée Conception, et donc d’échapper à la mort qui est la conséquence ultime et définitive du péché…
Mais dira-t-on peut-être : si son Fils, qui est Dieu, a connu la mort, à combien plus forte raison, elle, qui n’est qu’une créature, ne devait-elle pas mourir ? Certes, Marie étant sans péché, et la mort étant la conséquence du péché, Marie ne pouvait pas mourir… aussi sa “mort” a-t-elle été ce qu’aurait dû être celle d’Adam et Eve dans le Paradis terrestre, et que Jésus a rétabli : le passage à la vie divine, librement et volontairement accueillie, une chose aussi naturelle qu’une naissance… Cela nous amène à considérer la mort du Christ, qui, étant sans péché, ne pouvait pas mourir… Jésus est mort crucifié parce qu’Il l’a bien voulu… Et Il l’a voulu pour expier nos péchés et tuer du même coup la mort, et laisser à sa place, par Sa Résurrection, la naissance à la vie éternelle ! La mort en Jésus n’est plus la mort ! Jésus en a fait le passage vers la vraie Vie… La mort, en Lui, n’est plus la conséquence ultime et définitive du péché, mais la libération de la vie misérable que nous menons en ce monde actuel et mauvais. Évidemment, pour les hommes qui restent de ce côté-ci et ne voient pas ce qui suit la mort, toutes les morts se ressemblent. Mais la foi, qui est la « preuve des réalités que l’on ne voit pas (He 11 1) », nous donne de voir au-delà des apparences…
b) Si l’Immaculée Conception est le premier titre de Marie à la gloire de son Assomption, sa maternité divine en est le second. Comment en effet imaginer Jésus jouissant dans Son Corps de la Béatitude céleste,  abandonner à la corruption du tombeau celui de Sa Mère, sans lequel Il n’aurait pas le Sien ? De plus, puisque Marie s’était engagée de tout son amour à coopérer à l’Œuvre de son Fils, et qu’elle le fit sans aucune défaillance jusqu’au bout, il était juste qu’elle soit associée sans restriction au triomphe de Celui dont elle avait partagé glorieusement tous les combats.
c) Enfin la troisième raison tient à ce que Marie ayant reçu la grâce de voir consacrée sa virginité par la maternité divine, son corps se trouvait, à ce nouveau titre, élevé au-delà de l’ordre terrestre…
II. Que signifie pour nous l’Assomption de la Vierge Marie ?
Ce que Dieu a fait pour la Mère, comment ne le ferait-Il pas pour ses enfants, ceux qui se consacrent, qui se donnent à elle, comme elle est venue à Fatima, de la part de son Fils, nous demander de le faire, en sorte que nous soyons tout à Elle ? La consécration au Cœur immaculé de Marie est le dernier refuge, a-t-elle dit, que Jésus nous donne… L’Assomption de la Vierge Marie non seulement ravive la conscience de notre destinée, mais fortifie notre confiance en Marie, puisque sans cesser d’être notre Mère, puisque par elle nous avons reçu la vie, la vraie vie (Jn 14.6) à nous donnée par Jésus du haut de la Croix (Jn 19.27), elle partage désormais avec Lui « tout pouvoir au Ciel et sur la terre (Mt 28.20) »…
L’Assomption de la Vierge Marie nous invite donc à sanctifier avec un amour renouvelé le « Temple de l’Esprit-Saint (1 Co 6 19) » qu’est notre propre corps, et ce dans une société où l’être humain, ne sachant plus ni d’où il vient ni où il va, ignore en conséquence quelle est sa propre dignité. Ne voit-on pas des êtres humains revendiquer pour les animaux le droit d’être traités à l’égal des hommes, le mariage homosexuel, l’avortement, l’expérimentation sur les embryons humains, la marchandisation du corps humain par la gestation par autrui, etc.  ? Lorsque le corps humain n’est plus le « Temple de l’Esprit-Saint », l’âme ne peut plus communier avec Dieu au dedans d’elle-même, dans l’unité inviolable de la personne qu’elle forme avec le corps. Privé de l’habitation divine, le corps humain n’est plus qu’un appendice vide de signification, dont chacun peut faire ce qu’il veut. Il devient alors un objet de plaisir, une marchandise, une force de travail à exploiter, un poids mort à éliminer, bref, une chose extérieure au moi humain qui perd du même coup son unité, et donc aussi sa valeur et son sens. C’est ainsi que l’on fabrique aujourd’hui des bébés sur catalogue… Pourtant, depuis que Dieu, qui est Esprit (Cf. Jn 4 24), S’est incarné, l’homme, s’est retrouvé lui-même, esprit incarné, corps animé d’un esprit immortel, réconcilié avec lui-même dans l’unité et l’originalité de son être composé d’esprit et de matière. Ce qui n’est pas connu de certaines religions pour qui le corps est une malédiction dont l’âme doit s’échapper au prix d’une série de réincarnations successives et purificatrices. Pour ces religions ne connaissant pas l’unité de l’âme et du corps, il n’y a pas non plus d’unicité de la personne, comme le montre la croyance en la réincarnation, théorie qui postule que l’âme de chacun peut être celle de Louis XI, de ma grand-mère, ou même d’animaux, de 
Î
plantes… On peut encore citer l’islam, qui rejette si bien la dignité de la personne et du corps humain, qu’il se fait un devoir de haïr tout non-musulman (Coran 60.4), de légitimer l’esclavage (Coran 4.3,24,25,36,92 ; 16.71,75,76 ; 30.28), la polygamie, la pédocriminalité (Coran 65.4), l’humiliation ou le meurtre d’autrui (Coran 9.4,5,29) et en particulier celui des apostats (4.48 ; 8.12-17).
Mais revenons au « Temple de l’Esprit-Saint (1 Co 6 19) » qu’est notre corps. Est-il bien le lieu saint et le moyen sacré de notre communion avec Dieu, ou bien est-il l’instrument de nos péchés ? La Vierge Marie se plaignait à La Salette des modes vestimentaires qui allaient venir et offenser beaucoup Notre Seigneur, Lui qui est la Pureté en personne. Elle ne s’était pas trompée… Le vêtement, outre son intérêt protecteur, en cachant une partie de soi, exprime la conscience que nous avons de ne pas pouvoir être pas entièrement visibles par des yeux de chair, et cela en raison de notre nature spirituelle… Il est des modes qui ne témoignent pas du respect dû à notre corps, et donc à notre être tout entier, mais en l’exposent au regard de quiconque, méprisent sa vocation à l’intimité nuptiale (naturelle et surnaturelle), où la personne s’accomplit dans le don de soi, nécessairement unique et irrévocable.
III. Pourquoi fête-t-on l’Assomption de la Vierge Marie le 15 août ? 
Si la fête de l’Assomption a été fixée au 15 août par l’empereur [size=13]Maurice Ier en 602, c’est Louis XIII, en 1638, qui choisit cette fête pour en faire notre fête nationale. Je rappelle que Louis XIII était devenu roi à huit ans, d’une France à la situation économique, politique et religieuse, calamiteuse. Conscient de ses faiblesses, personnelles et politiques, il avait surtout un grand amour pour la Mère de Dieu, et avait compris le secret de la vraie dévotion à la Vierge Marie. Aussi lui consacra-t-il sa personne et son royaume par une loi constitutionnelle, irréversible, qui faisait obligation à toutes les paroisses de France de renouveler à l’avenir ce don par une procession en l’honneur de la Vierge Marie. Et comme Louis XIII l’avait espéré, et comme il était certain, Marie ne se laissa pas vaincre en générosité : Louis XIII laissa à sa mort une France forte, et en paix, tandis que lui-même, de petit roi qu’il fut, était devenu l’un des plus grands monarques… [/size]
Si certains pensent que nous tombons dans la mariolâtrie ou un mysticisme révolu, qu’ils veuillent bien considérer, parmi tant d’autres manifestations salvatrices de la Vierge Marie, en particulier en faveur de notre pays, ses apparitions en 1917 à Fatima, destinées à nous épargner le malheur incommensurable du communisme, qui a damné un nombre incalculable d’âmes par l’athéisme et la haine de l’Eglise, répandu des malheurs personnels et sociaux sans commune mesure avec ceux qu’il prétendait combattre, fait plus de 100 millions de morts, dont 60 millions de croyants parce que croyants, et ce n’est pas fini… Pour éviter cette terrible malédiction, Marie est donc venue demander au Pape et aux évêques unis à lui, la consécration de la Russie à son Cœur immaculé, avertissant que si l’on n’accomplissait pas ses demandes, la Russie répandrait ses erreurs dans le monde entier, provoquant guerres et persécutions contre l’Église; « Les bons seront martyrisés, le pape aura beaucoup à souffrir, et plusieurs nations seront anéanties. ». Et dire que nous aurions pu éviter tous ces malheurs si nous avions accompli ce que notre Mère avait eu la bonté de venir nous demander, à savoir : la consécration de la Russie à son Cœur immaculé par le Pape et les évêques réunis, la consécration personnelle à son Cœur immaculé, la communion réparatrice des premiers samedis, et la récitation quotidienne du chapelet… Si la consécration à la Vierge Marie a le pouvoir de changer le cours de l’histoire, cette dévotion est donc tout sauf une historiette futile et méprisable ! A qui embrassera cette dévotion, la Vierge a promis le salut… tant il est vrai que nous ne saurions avoir Dieu pour Père si nous n’avons pas Marie pour Mère…
Louis XIII savait bien que l’on ne se consacre pas à une créature, fut-elle la Mère de Dieu, mais à Dieu seul. Pour autant, comment mieux le faire que par les mains de celle qu’Il a choisie pour Se donner Lui-même à nous ? Comment aller à Lui sans prendre le chemin qu’Il a choisi pour venir jusqu’à nous ? Louis XIII donc, prit soin de consacrer la France, non à la Vierge, mais, je cite, « à la grandeur de Dieu par Son Fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce Fils par Sa Mère élevée jusqu’à Lui »…
Comme le Fils de Dieu S’est livré totalement à cette femme pour qu’elle fasse de Lui un homme, Louis XIII s’est totalement livré à Marie, lui offrant non seulement sa personne, mais aussi son royaume, en sorte que nous avons tous été offerts à Marie, puisqu’une nation est une communauté d’hommes unis à travers l’histoire, par une même culture, une même langue, une même religion et une même vocation. La « nation », du latin natus, exprime l’idée de « naissance », de filiation, de descendance. Une nation est engendrée par la conscience d’un « nous commun » au-delà du cadre familial. Nous sommes les maillons d’une solidarité impossible à nier. Jean-Paul II enseignait que l’« on ne peut comprendre l’homme en dehors de cette communauté qu’est la nation. […] Elle est une communauté particulière, peut-être la plus intimement liée à la famille, la plus importante pour l’histoire spirituelle de l’homme [size=13][2] », en sorte, qu’ « Il a plu à Dieu qu’il y ait des nations. […] ». Et du Ciel où il est allé rejoindre celle à qui il s’était consacré, saint Jean-Paul II nous exhorte ainsi : « Que la génération qui entre dans le troisième millénaire cultive le sens de son identité nationale, que restent vifs le respect de la richesse de la tradition culturelle dans laquelle chacun est né et celui de ses valeurs éternelles ! [3]. »[/size]
Louis-Philippe, fils de la Révolution, a eu beau abolir en 1831 la consécration de la France et son renouvellement annuel et solennel, pourra-t-il nous empêcher de rester fidèles à la consécration de la France à la Vierge Marie, et de la renouveler aujourd’hui pour le bien de notre pays, qui n’est pas sans souffrir toujours plus de ce reniement officiel ? De qui d’autre, en effet, pourrions-nous aujourd’hui attendre du secours ?

 
Je vous choisis, aujourd’hui ô Marie,
en présence de toute la cour céleste,
pour ma Mère et ma Reine.
Je vous livre et consacre,
en toute soumission et amour,
mon corps et mon âme,

mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures,

vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi,
et de tout ce qui m’appartient,
sans exception,

selon votre bon plaisir,
à la plus grande Gloire de Dieu,

dans le temps et l’éternité.
Ainsi soit-il !





__________________________________________
_____________________
1 [size=13]Pie XII, Bulle dogmatique Munificentissimus Deus, 1er novembre 1950 (La Documentation catholique, n. 1082, 19 novembre 1950, col. 1486 ; cf.Denzinger, n. 3903).[/size]
2 [size=13]Jean-Paul II, Homélie à Varsovie, 2 juin 1979, n. 3b (La Documentation catholique, n. 1767, 1er juillet 1979, p. 608).[/size]
3 [size=13]Jean-Paul II, Discours lors de la réception des « Livres des morts d’Auschwitz », 10 juin 1996, n. 3 (La Documentation catholique, n. 2142, 21 juillet 1996, p. 651).[/size]
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Zamie
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

Message par Philippe Emmanuel le Lun 14 Aoû 2017 - 23:44

Merci Zamie !  Magnifique sermon.      Prêche
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Philippe Emmanuel
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Re: Enseignement catholique par l'Abbé Pagès

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