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communion des divorcés-remariés: polémique autour de Amoris Laetitia

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Message par Fabienne Guerrero le Mar 12 Avr 2016 - 12:32

L’abbé Barthe analyse “Amoris lætitia” - en ce qui concerne les cas de divorcés remariés.

Le prêtre explique bien qu'il s'agit d'un cas de conscience et on comprend que si un prêtre accorde la communion (au cas par cas) aux divorcés remariés, il aura à en rendre compte à Dieu au jour du jugement.

Le Cardinal Burke a dit clairement que "Amoris Laetitia" n'était qu'une réflexion du Saint Père et non un acte du magistère.

Donc en conscience, chaque prêtre devra observer ce qu'a toujours dit le magistère de l'Eglise Catholique, en d'autres mots, ils ne pourront pas donner la communion aux divorcés remariés sous peine, s'ils le font, de considérer eux-mêmes ce péché comme véniel et non mortel, ce qui serait contraire au Catéchisme de l'Eglise Catholique.



Le site de L’Homme Nouveau vient de mettre en ligne une première et longue analyse par l’abbé Claude Barthe de l’exhortation post-synodale Amoris lætitia. On pourra la lire intégralement ici. En voici, toutefois, une courte synthèse.

*

Bien des analystes compétents vont faire le commentaire de cette exhortation, intitulée Amoris lætitia, et datée du 19 mars dernier. Ils relèveront de fort beaux passages sur la famille chrétienne, des considérations opportunes sur des aspects rarement abordés par les textes pontificaux (les parents âgés, les difficultés concrètes de l’éducation, etc.) Ils apprécieront le fait que le texte affronte directement les situations véritables de la famille dans le monde contemporain.

Mais ils noteront aussi que, dès le début, l’Exhortation, alors qu’elle va traiter d’un certain nombre de problèmes doctrinaux déjà tranchés par le magistère de l’Église, affirme cependant la légitimité de la libre discussion quant aux applications dans certains cas […] Cela laisse d’ailleurs une grande liberté pour discuter l’Exhortation, qui se place donc, en préalable, hors du champ des « interventions magistérielles ».

En fonction de cela, le huitième chapitre (« Accompagner, discerner et intégrer la fragilité », pp. 221-244), spécialement les nn. 296-312, ouvre une brèche dans la doctrine morale antérieure : « Les divorcés engagés dans une nouvelle union, par exemple, peuvent se retrouver dans des situations très différentes, qui ne doivent pas être cataloguées ou enfermées dans des affirmations trop rigides sans laisser de place à un discernement personnel et pastoral approprié » (n. 298) […] Avec la conclusion pratique attendue donnée de manière un peu embarrassée en note 336 : une norme [est visée celle concernant les divorcés engagés dans une nouvelle union] peut dans certains cas être assouplie « en ce qui concerne la discipline sacramentelle » […] Le texte n’invoque pas la traditionnelle bonne foi – dont Dieu est juge –, qui peut, en effet, dans certains cas, excuser du péché. Il suppose au contraire un sujet « connaissant bien la norme ». En toute hypothèse, et très concrètement, on transforme une éventuelle non-imputabilité subjective en non-imputabilité objective qui permettra de recevoir les sacrements tout en restant dans une situation objective de péché. Le tout ne faisant d’ailleurs qu’encourager une pratique libérale déjà établie en bien des endroits.

Mais avant même cela, il y a la conscience sacerdotale, celle du pasteur d’âmes qui aura à répondre au jugement de Dieu des conseils qu’il aura donnés. Le prêtre, confesseur on non, accompagnant ces personnes se trouvera dans le cas suivant : des sujets en état d’adultère public, estimant qu’ils ne peuvent pas renoncer aux actes réservés de soi au mariage légitime, vont être considérés par lui comme péchant au maximum véniellement. À supposer même que l’on se trouve dans le cas limite d’une certitude, en conscience, par ces personnes, que l’union précédente était invalide (n. 298, citant Familiaris consortio n. 22, qui dans ce cas demande la vie dans la seconde union comme frère et sœur), il n’y a pas – au moins pour l’instant – de nouveau mariage sacramentel. Ces personnes se trouvent donc dans le cas de toutes personnes non mariées : les actes de chair leur sont interdits par le commandement divin. Or voilà que le prêtre pourra affirmer que ces actes, dans certains cas, seraient au maximum des péchés véniels. Le renversement est considérable.

[…] La mise en œuvre du sensus fidei/fidelium est ici nécessaire, que l’on a vue se déployer préventivement chez d’éminents pasteurs, comme le rapporte Jean-Marie Guénois dans Le Figaro de ce jour, à propos d’une trentaine de cardinaux, et comme en témoignent deux publications successives [Cardinaux Walter Brandmüller, Raymond Leo Burke, Carlo Caffarra, Velasio De Paolis, Gerhard Ludwig Müller, Demeurer dans la vérité du Christ. Mariage et communion dans l’Église catholique, Artège, 2014 ; Cardinal Caffarra, archevêque de Bologne, et dix noms nouveaux de cardinaux : Cordes, ancien président du Conseil Cor Unum, Eijk, archevêque d’Utrecht, Ruini, ancien cardinal vicaire de Rome, Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, Urosa Savino, archevêque de Caracas, Cleemis, archevêque majeur des syro-malankars, Duka, archevêque de Prague, Meisner, archevêque émérite de Cologne, Rouco Valera, archevêque émérite Madrid, Onaiyekan, archevêque d’Abuja, au Nigéria, Le Mariage et la Famille, Artège, 2015].
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Message par Fabienne Guerrero le Mar 12 Avr 2016 - 12:47

@Fabienne Guerrero a écrit:L’abbé Barthe analyse “Amoris lætitia” - en ce qui concerne les cas de divorcés remariés.

Le prêtre explique bien qu'il s'agit d'un cas de conscience et on comprend que si un prêtre accorde la communion (au cas par cas) aux divorcés remariés, il aura à en rendre compte à Dieu au jour du jugement.

Le Cardinal Burke a dit clairement que "Amoris Laetitia" n'était qu'une réflexion du Saint Père et non un acte du magistère.

Donc en conscience, chaque prêtre devra observer ce qu'a toujours dit le magistère de l'Eglise Catholique, en d'autres mots, ils ne pourront pas donner la communion aux divorcés remariés sous peine, s'ils le font, de considérer eux-mêmes ce péché comme véniel et non mortel, ce qui serait contraire au Catéchisme de l'Eglise Catholique.



Le site de L’Homme Nouveau vient de mettre en ligne une première et longue analyse par l’abbé Claude Barthe de l’exhortation post-synodale Amoris lætitia. On pourra la lire intégralement ici. En voici, toutefois, une courte synthèse.

*

Bien des analystes compétents vont faire le commentaire de cette exhortation, intitulée Amoris lætitia, et datée du 19 mars dernier. Ils relèveront de fort beaux passages sur la famille chrétienne, des considérations opportunes sur des aspects rarement abordés par les textes pontificaux (les parents âgés, les difficultés concrètes de l’éducation, etc.) Ils apprécieront le fait que le texte affronte directement les situations véritables de la famille dans le monde contemporain.

Mais ils noteront aussi que, dès le début, l’Exhortation, alors qu’elle va traiter d’un certain nombre de problèmes doctrinaux déjà tranchés par le magistère de l’Église, affirme cependant la légitimité de la libre discussion quant aux applications dans certains cas […] Cela laisse d’ailleurs une grande liberté pour discuter l’Exhortation, qui se place donc, en préalable, hors du champ des « interventions magistérielles ».

En fonction de cela, le huitième chapitre (« Accompagner, discerner et intégrer la fragilité », pp. 221-244), spécialement les nn. 296-312, ouvre une brèche dans la doctrine morale antérieure : « Les divorcés engagés dans une nouvelle union, par exemple, peuvent se retrouver dans des situations très différentes, qui ne doivent pas être cataloguées ou enfermées dans des affirmations trop rigides sans laisser de place à un discernement personnel et pastoral approprié » (n. 298) […] Avec la conclusion pratique attendue donnée de manière un peu embarrassée en note 336 : une norme [est visée celle concernant les divorcés engagés dans une nouvelle union] peut dans certains cas être assouplie « en ce qui concerne la discipline sacramentelle » […] Le texte n’invoque pas la traditionnelle bonne foi – dont Dieu est juge –, qui peut, en effet, dans certains cas, excuser du péché. Il suppose au contraire un sujet « connaissant bien la norme ». En toute hypothèse, et très concrètement, on transforme une éventuelle non-imputabilité subjective en non-imputabilité objective qui permettra de recevoir les sacrements tout en restant dans une situation objective de péché. Le tout ne faisant d’ailleurs qu’encourager une pratique libérale déjà établie en bien des endroits.

Mais avant même cela, il y a la conscience sacerdotale, celle du pasteur d’âmes qui aura à répondre au jugement de Dieu des conseils qu’il aura donnés. Le prêtre, confesseur on non, accompagnant ces personnes se trouvera dans le cas suivant : des sujets en état d’adultère public, estimant qu’ils ne peuvent pas renoncer aux actes réservés de soi au mariage légitime, vont être considérés par lui comme péchant au maximum véniellement. À supposer même que l’on se trouve dans le cas limite d’une certitude, en conscience, par ces personnes, que l’union précédente était invalide (n. 298, citant Familiaris consortio n. 22, qui dans ce cas demande la vie dans la seconde union comme frère et sœur), il n’y a pas – au moins pour l’instant – de nouveau mariage sacramentel. Ces personnes se trouvent donc dans le cas de toutes personnes non mariées : les actes de chair leur sont interdits par le commandement divin. Or voilà que le prêtre pourra affirmer que ces actes, dans certains cas, seraient au maximum des péchés véniels. Le renversement est considérable.

[…] La mise en œuvre du sensus fidei/fidelium est ici nécessaire, que l’on a vue se déployer préventivement chez d’éminents pasteurs, comme le rapporte Jean-Marie Guénois dans Le Figaro de ce jour, à propos d’une trentaine de cardinaux, et comme en témoignent deux publications successives [Cardinaux Walter Brandmüller, Raymond Leo Burke, Carlo Caffarra, Velasio De Paolis, Gerhard Ludwig Müller, Demeurer dans la vérité du Christ. Mariage et communion dans l’Église catholique, Artège, 2014 ; Cardinal Caffarra, archevêque de Bologne, et dix noms nouveaux de cardinaux : Cordes, ancien président du Conseil Cor Unum, Eijk, archevêque d’Utrecht, Ruini, ancien cardinal vicaire de Rome, Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, Urosa Savino, archevêque de Caracas, Cleemis, archevêque majeur des syro-malankars, Duka, archevêque de Prague, Meisner, archevêque émérite de Cologne, Rouco Valera, archevêque émérite Madrid, Onaiyekan, archevêque d’Abuja, au Nigéria, Le Mariage et la Famille, Artège, 2015].




En conséquence, d'après ce que dit l'abbé Barthe, un prêtre fidèle au magistère de l'Eglise Catholique ne pourrait pas donner la communion aux divorcés remariés (même au cas par cas) sinon s'il le faisait, cela signifierait qu'il considèrerait que le péché mortel n'est qu'un péché véniel.

Ce que j'ai apprécié dans ce prêtre, c'est qu'il a une conscience droite. Et qu'il est conscient qu'il va devoir rendre compte au jour du jugement à Dieu des conseils ou actes posés envers ceux qui vivent dans le péché mortel puisque l'Eglise interdit l'acte sexuel en dehors du sacrement de mariage.

Personnellement, je pense fermement que si un prêtre donne la communion à une personne qui vit en état de péché mortel et qu'il le sait, il peut perdre son âme et aussi la faire perdre à la personne qui reçoit la communion.

Dieu a expliqué à l'Escorial qu'Il a envoyé beaucoup de prêtre en enfer parce qu'ils n'ont pas été fidèles à l'enseignement du Christ.

Prions beaucoup pour l'âme du Saint Père.
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Message par Père Nathan le Mar 12 Avr 2016 - 13:40

Pere Nathan a écrit:Finalement, il n'y a rien de nouveau ni de plus "tolérant" que ce qu'en disait Saint Jean-Paul II dans Familiaris Consortio

En voici un extrait (Jean-Paul II, Familiaris Consortio, n.82 à 84)


Les divorcés remariés

84. L'expérience quotidienne montre, malheureusement, que ceux qui ont recours au divorce envisagent presque toujours de passer à une nouvelle union, évidemment sans cérémonie religieuse catholique. Et comme il s'agit là d'un fléau qui, comme les autres, s'attaque de plus en plus largement aux milieux catholiques eux-mêmes, il faut d'urgence affronter ce problème avec la plus grande sollicitude. Les Pères du Synode l'ont expressément étudié. L'Eglise, en effet, instituée pour mener au salut tous les hommes, et en particulier les baptisés, ne peut pas abandonner à eux-mêmes ceux qui - déjà unis dans les liens du sacrement de mariage - ont voulu passer à d'autres noces. Elle doit donc s'efforcer, sans se lasser, de mettre à leur disposition les moyens de salut qui sont les siens.

Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l'obligation de bien discerner les diverses situations. Il y a en effet une différence entre ceux qui se sont efforcés avec sincérité de sauver un premier mariage et ont été injustement abandonnés, et ceux qui par une faute grave ont détruit un mariage canoniquement valide. Il y a enfin le cas de ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l'éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n'avait jamais été valide.

Avec le Synode, j'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l'Eglise prie pour eux, qu'elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu'ainsi elle les maintienne dans la foi et l'espérance!

L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage.

La réconciliation par le sacrement de pénitence - qui ouvrirait la voie au sacrement de l'Eucharistie - ne peut être accordée qu'à ceux qui se sont repentis d'avoir violé le signe de l'Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l'indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l'homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs - par l'exemple l'éducation des enfants -, remplir l'obligation de la séparation, «ils prennent l'engagement de vivre en complète continence, c'est-à-dire en s'abstenant des actes réservés aux époux»(180).

De la même manière, le respect dû au sacrement de mariage, aux conjoints eux-mêmes et à leurs proches, et aussi à la communauté des fidèles, interdit à tous les pasteurs, pour quelque motif ou sous quelque prétexte que ce soit, même d'ordre pastoral, de célébrer, en faveur de divorcés qui se remarient, des cérémonies d'aucune sorte. Elles donneraient en effet l'impression d'une célébration sacramentelle de nouvelles noces valides, et induiraient donc en erreur à propos de l'indissolubilité du mariage contracté validement.



Exactement le même enseignement
Inchangé

Avec, tout de même, plus de conseils pour aider, dans les situations les plus diverses

Je ne comprends pas ce Pere Barthe qui a l'air de dire que les principes ont changé sous la plume du pape:
C'est totalement faux dans le texte.... Décidément même l'Homme Nouveau ne sait pas lire un texte. A moins qu'ils ne s'expriment qu'à cause du fait que certains, à la lecture de commentaires médias, pourraient penser que le pape donne de nouveaux principes de Doctrine morale....
N'oublions pas que le pape a nommé le Cardinal Sarah comme SON PREFET POUR LA DISCIPLINE DES SACREMENTS : donc si des forcenés continuent des insinuations, nous sommes en droit de les rectifier "au col"

C'est donc SON PREFET qui a autorité pour donner la clé interprétative du texte

On a déjà donné ce qu'il a précis à ce sujet

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Message par Père Nathan le Mar 12 Avr 2016 - 13:42

Et voilà pour rappel ce qui a déjà été posté sur un autre FIL:

Pere Nathan a écrit:
Pere Nathan a écrit:Le cardinal Robert Sarah a déclaré, jeudi 7 avril à Rome, que « Les sacrements font aujourd’hui l’objet d’abus et de déformations ». Pour ce préfet de la Congrégation pour le culte divin, la faute reviendrait aux « mauvaises décisions prises délibérément par les prêtres ».
Un Cardinal vraiment étonnant
communion des divorcés-remariés: polémique autour de Amoris Laetitia - Page 10 Le-cardinal-Robert-Sarah-Prefet-Congregation-pour-culte-divin-discipline-sacrements_0_730_485

Principe de lecture catholique du texte pontifical
Cardinal Sarah
: "Ne trompons pas les gens avec la miséricorde"
Le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements,
intervenait à l'Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille lors de la présentation de la série “Famiglia, lavori in corso” (Famille, travaux en cours
), un recueil d'essais publié par la maison d'édition Cantagalli, en vue du Synode .
Extraits de la traduction de Benoît - et - moi : «L'Occident s'adapte à ses propres illusions».
«Si on pense que même dans le rite du baptême, on ne mentionne plus le mot "foi", lorsque les parents sont invités à dire ce qu'on demande pour l'enfant à l'Église
de Dieu, on peut comprendre l'ampleur du problème ».
Quant au Synode, on est invité à ne pas se faire d'illusions sur des changements destinés à faire date : «Les gens croient qu'il y aura une révolution, mais il ne peut pas en être ainsi. Parce que la doctrine n'appartient pas à quelqu'un, mais elle est au Christ ». Il était clair que le cœur réel n'était pas et n'est pas seulement la question des divorcés remariés », mais «si la doctrine de l'Église doit être considérée comme un idéal inaccessible, irréalisable et donc nécessitant un ajustement à la baisse pour être proposée à la société d'aujourd'hui. Si tel est le cas, il faut nécessairement clarifier si l'Évangile
est une bonne nouvelle pour l'homme ou un fardeau inutile, et qui n'est plus envisageable». La richesse du catholicisme «ne peut pas être dévoilée par des considérations dictées par un certain pragmatisme et le sentiment commun
. La révélation indique à l'humanité la voie de la plénitude et de la félicité. Ignorer ce fait signifierait affirmer la nécessité de repenser les fondements mêmes de l'action salvifique de l'Église qui se réalise à travers les sacrements ». Le problème vient aussi de ces «prêtres et évêques» qui contribuent avec leurs propos à «contredire la Parole du Christ». Et cela est «très grave». Permettre au niveau de diocèses spécifiques ce qui n'a pas encore été approuvé par le Synode (la référence était à la pratique suivie dans de nombreuses réalités
d'Europe centrale et septentrionale) signifie «profaner le Christ.... Nous trompons les gens en parlant de miséricorde, sans savoir ce que signifie le mot. Le Seigneur pardonne les péchés, mais si nous nous repentons ».
Les divisions qui ont été vues en Octobre dernier, «sont toutes occidentales. En Afrique, nous sommes fermes, parce que dans ce continent, il y a beaucoup de gens qui, pour leur foi, ont perdu la vie».

Le cardinal a lancé un appel contre ceux qui -membres du clergé -utilisent un langage incorrect: «C'est une erreur pour l'Église d'utiliser le vocabulaire de l'ONU, nous avons notre propre vocabulaire» (ndlr: allusion au «développement durable»?)
Il a également voulu faire une mise au point sur une des maximes à la mode depuis 2013, en l'occurrence sortir dans les périphéries. Une proposition correcte, naturellement, mais à une condition : «Il est facile d'aller dans les périphéries, mais cela dépend si l'on y apporte le Christ. Aujourd'hui, il est plus courageux
d'être avec le Christ sur la Croix, le martyre. Notre devoir est d'aller à contre-courant » par rapport aux modes du moment, et «ce que dit le monde».
Enfin, une note sur la chute des vocations sacerdotales dans le monde: «Le problème n'est pas qu'il y a peu de prêtres, mais plutôt de comprendre si ces prêtres sont vraiment des prêtres du Christ»


A bon entendeur !
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Message par Fabienne Guerrero le Mar 12 Avr 2016 - 13:53

De : Mgr Vingt-trois :

Concernant notamment l’accès à la communion des divorcés remariés, le texte « n’autorise pas aujourd’hui ce qui était interdit hier : le pape nous invite à entrer dans le contenu de ce qui est vécu », résume Mgr Vingt-Trois. « Si une porte est porte entrouverte, ce n’est pas pour canaliser les candidatures au deuxième, troisième ou quatrième mariage… mais pour aider les gens à vivre. Pape a fixé des modes d’accompagnement, pas des règles toutes prêtes à être appliquées. »
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Message par Fabienne Guerrero le Mar 12 Avr 2016 - 13:54

De : Mgr Vingt-trois :

Concernant notamment l’accès à la communion des divorcés remariés, le texte « n’autorise pas aujourd’hui ce qui était interdit hier : le pape nous invite à entrer dans le contenu de ce qui est vécu », résume Mgr Vingt-Trois. « Si une porte est porte entrouverte, ce n’est pas pour canaliser les candidatures au deuxième, troisième ou quatrième mariage… mais pour aider les gens à vivre. Pape a fixé des modes d’accompagnement, pas des règles toutes prêtes à être appliquées. »
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Message par M1234 le Mar 12 Avr 2016 - 13:56

[info Bonjour Fabienne,
Père Nathan a été très clair sur ce sujet il serait bon de lui laisser la parole!!
Je vous remercie!
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Message par vévette le Mar 12 Avr 2016 - 13:56

@Fabienne Guerrero a écrit:De : Mgr Vingt-trois :

Concernant notamment l’accès à la communion des divorcés remariés, le texte « n’autorise pas aujourd’hui ce qui était interdit hier : le pape nous invite à entrer dans le contenu de ce qui est vécu », résume Mgr Vingt-Trois. « Si une porte est porte entrouverte, ce n’est pas pour canaliser les candidatures au deuxième, troisième ou quatrième mariage… mais pour aider les gens à vivre. Pape a fixé des modes d’accompagnement, pas des règles toutes prêtes à être appliquées. »

Mais Fabienne, c'est ce que le Père Nathan nous dit et nous redit !
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Message par M1234 le Mar 12 Avr 2016 - 13:58

[info Fabienne si vous ne comprenez pas ce qui vous a été expliquée plus haut nous serons dans l'obligation de modérer vos messages!!
Merci
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Message par M1234 le Mar 12 Avr 2016 - 14:04

[info cet espace n'est pas pour parler encore et encore des divorcés remariés!!
Relisez vous il y a un sujet à cet effet
Merci
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Message par Père Nathan le Mar 12 Avr 2016 - 14:39

Mgr Vingt-Trois. « Si une porte est porte entrouverte, ce n’est pas pour canaliser les candidatures au deuxième, troisième ou quatrième mariage… mais pour aider les gens à vivre. Pape a fixé des modes d’accompagnement, pas des règles toutes prêtes à être appliquées. »

Avec tout le respect que nous devons à l'Archevêque,
Je n'aime pas sa manière de dire les choses : c'est beaucoup trop équivoque
Aucune porte n'est entr'ouverte!!
Le pape n'a pas fixé de "modes d'accompagnement"


Il a seulement multiplié la liste des diversités de situation des gens et demandé qu'on aime, qu'on reçoive tout le monde, sans rien changer aux "règles pour l'application"

Il faut changer son coeur
Arrêter d'envoyer bouler les pénitents sans chercher à comprendre comme kyris nous en témoigne hélas aujourd'hui même
http://lepeupledelapaix.forumactif.com/t35922-questions-de-base-d-une-novice#354532
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Message par vévette le Mar 12 Avr 2016 - 14:45

Les évêques français réagissent à l’exhortation apostolique du pape
Gauthier Vaillant, le 08/04/2016 à 17h19

Plusieurs évêques français ont exprimé leurs premières réactions à l’exhortation apostolique post-synodale « Amoris Laetitia », rendue publique vendredi 8 avril.


« Pas un catalogue de grands principes, mais un texte essentiellement pastoral qui nous invite à nous mettre à l’écoute de la réalité vécue par les familles. » Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président délégué de l’assemblée synodale, et Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre et président du conseil famille et société, ont présenté aux médias, lundi 8 avril au siège de la conférence des évêques à Paris, le texte de l’exhortation apostolique Amoris Laetitia (La joie de l’amour) du pape François.

Le cardinal Vingt-Trois a explicité le sens du titre « Amoris Laetitia », « La joie de l’amour ». « Ce texte est un appel à l’espérance dans la force de l’amour. Les familles cimentées par un amour mutuel sont une source d’espérance pour tous ses membres, mais aussi pour ceux qui vivent autour d’eux et n’ont pas forcément la chance de connaître la même joie. »

Mises en garde contre une « lecture hâtive »

Plusieurs autres évêques ont également fait part de leurs premières réactions à la lecture de ce texte très attendu du pape, après deux synodes sur la famille marqués par des débats parfois vifs.

« C’est un texte qui colle vraiment à la réalité de la vie des gens et qui essaye d’encourager l’accompagnement (des personnes) pour traverser les épreuves de la vie », a salué Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la conférence des évêques de France dans une interview à l’AFP.

« En pédagogue et grand amoureux de l’humain, le pape François a su trouver les mots et a exprimé simplement les sentiments qui habitent le cœur humain », ajoute Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, tout en rappelant que « le pape lui-même ne recommande pas une “lecture générale hâtive” de son texte » et en souhaitant « que nous nous installions tranquillement pour lire à fond (…) cette lettre approfondie du pape ». « Un texte de cette ampleur ne se digère pas en une journée », a également insisté le cardinal Vingt-Trois.

Le texte « n’autorise pas aujourd’hui ce qui était interdit hier »

« Ceux qui attendaient un changement de la loi (canonique) vont être déçus, ceux qui attendaient une réaffirmation stricte des principes chrétiens vont être déçus », avertit Mgr Pontier. Concubinage, divorcés remariés, homosexualité… Sur ces thèmes très attendus par l’opinion et les médias, l’exhortation du pape François ne donne pas de réponses clé en main. « L’Église n’est pas une institution qui décide ce qui est permis ou défendu, elle veut accompagner tous ceux qui le veulent au cours d’un cheminement dont nul ne peut dire le terme », a expliqué Mgr Brunin.

Concernant notamment l’accès à la communion des divorcés remariés, le texte « n’autorise pas aujourd’hui ce qui était interdit hier : le pape nous invite à entrer dans le contenu de ce qui est vécu », résume Mgr Vingt-Trois. « Si une porte est porte entrouverte, ce n’est pas pour canaliser les candidatures au deuxième, troisième ou quatrième mariage… mais pour aider les gens à vivre. Pape a fixé des modes d’accompagnement, pas des règles toutes prêtes à être appliquées. »

« Ce texte ne tranche pas mais donne des éléments de discernement pour prendre une décision la plus juste possible devant Dieu », a enchaîné Mgr Brunin.

Une logique d’inclusion

Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, a souligné sur la radio RCF que le pape mettait en place, concernant les divorcés remariés, « une logique d’inclusion : ils font partie de la famille ».

« Je voudrais souligner l’estime dans laquelle le pape porte le mariage chrétien », a réagi pour sa part Mgr Alain Castet, évêque de Luçon, dans une vidéo diffusée sur Internet par son diocèse. Mais « cette estime (…) ne doit pas masquer les difficultés de notre temps », poursuit l’évêque vendéen. « Le Saint-Père nous invite à (…) nous comporter comme Jésus, à la fois appelés à l’essentiel mais aussi à accompagner les personnes, à être témoins du regard miséricordieux du Seigneur. » « Il nous demande d’estimer dans la vie de ceux qui ont été blessés (…) ce qui est beau, ce qui est grand », et de considérer que « les personnes sont en chemin, comme dans une gradualité de la morale », analyse-t-il.

Mgr Castet relève par ailleurs, « parmi les aspects originaux », « le soin à apporter à la préparation des futurs mariés, et plus original pour nous Français, peut-être un chemin à approfondir également l’accompagnement des tout nouveaux mariés ».

« Un appel à changer notre manière d’être prêtre »

Mgr Pontier perçoit aussi dans l’exhortation apostolique « un appel du pape à changer notre manière d’être prêtre ». « C’est un gros travail pastoral qu’il va nous falloir faire », reconnaît le président de la CEF. « Nous évêques, avec les prêtres, nous étions peut-être dans une posture qui pour certains était sécurisante – quand on a un règlement qu’on applique, ce n’est pas compliqué. Il va nous falloir davantage devenir des personnes humbles et remplies de respect pour la vie des gens »

« Cette mission d’accompagnement personnalisé suppose que la formation des personnes capables de la mener soit développée et sans cesse actualisée, de telle sorte qu’elles soient accessibles à celles et ceux qui en ont besoin », complète le cardinal Vingt-Trois dans une lettre aux prêtres et aux fidèles de son diocèse. « C’est la mission que nous confie le pape au terme de ce synode. »

Dans le même sens, Mgr Denis Moutel, salue sur Twitter un texte « d’une très grande beauté ».

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/France/Les-eveques-francais-reagissent-exhortation-apostolique-pape-2016-04-08-1200752165
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Message par vévette le Mar 12 Avr 2016 - 14:50

Le cardinal Vingt-Trois s’exprime sur « Amoris Laetitia »

Recueilli par Frédéric Mounier, le 10/04/2016 à 15h16

Le cardinal André Vingt-Trois était le président délégué du Synode pour la famille. Il envisage la manière dont l’exhortation apostolique post-synodale devrait être mise en œuvre par les Église locales, par « une analyse des situations au plus près des réalités », et insiste donc sur la nécessaire formation des prêtres.

Entretien.

Concrètement, comment mettre en pratique les appels au discernement et à l’écoute lancés par le pape François ?

Cardinal André Vingt-Trois : Dans l’exhortation apostolique, cet appel ne vient qu’après un long parcours biblique et théologique par lequel le pape enracine son propos dans la continuité de la tradition chrétienne.

Il relève les grands défis auxquels sont confrontées les familles sous l’éclairage de la parole de Dieu et de la tradition de l’Église qui donnent une lumière pour comprendre ce qui arrive, et quels chemins peuvent ouvrir la miséricorde de Dieu dans l’histoire humaine.

La première condition pour exercer un véritable discernement, c’est de se placer dans cette attitude de foi, d’écoute de la Parole. C’est ce regard de foi qui peut nous permettre d’affronter toutes les situations. Faute de cette approche fondamentale, on serait réduit à une analyse sociologique ou psychologique sans issue.

La deuxième condition est de regarder attentivement la réalité sur laquelle doit s’exercer le discernement. Avant de proposer des solutions déjà éprouvées, mais mal reconnues, ou mal admises, nous devons nous efforcer de comprendre ce qui est vécu, de scruter les signes d’une évolution possible.

Cette approche pastorale demande un vrai travail et du temps. Il ne s’agit pas de se contenter de jeter un coup d’œil ou une oreille distraite pour trouver une solution simple et rapide. L’exhortation n’est pas un « kit » de solutions toutes prêtes.

Chaque conférence épiscopale doit-elle se sentir libre d’élaborer son propre regard sur la diversité des situations ?

Card. A. V.-T. : La volonté du pape de mettre en œuvre une véritable synodalité dans l’Église conduit nécessairement à privilégier une analyse des situations au plus près des réalités.

Cela ne veut pas dire que chaque conférence épiscopale doive fonctionner comme s’il n’y avait pas de communion ecclésiale, mais cela veut dire que l’analyse des situations ne peut pas relever d’une organisation centrale sans véritable connaissance des conditions concrètes dans lesquelles sont impliqués les hommes.

Les prêtres sont-ils actuellement formés à l’accompagnement des couples ? Quels efforts devront être réalisés dans le domaine de la formation, tant initiale que permanente ?


Card. A. V.-T. : L’accompagnement des couples n’est pas seulement l’affaire des prêtres. Mais il est clair que dans l’acte de discernement, ils ont un rôle central. Il y a un enjeu trop considérable pour se vanter d’être toujours prêt à l’assumer. Non seulement la formation initiale doit intégrer des éléments d’analyse sur les situations conjugales, mais cette formation initiale doit toujours être actualisée.

La liberté de discernement laissée à chaque évêque ne risque-t-elle pas d’entraîner une grande variété dans les décisions prises ? Et peut-être susciter une forme de « nomadisme pastoral » selon la réputation ou la jurisprudence de tel ou tel évêque ?

Card. A. V.-T. : La liberté dans le discernement n’est pas une liberté arbitraire selon laquelle chacun pourrait faire n’importe quoi. Le travail mené dans les conférences épiscopales a justement pour but de nous permettre de confronter nos points de vue et d’élaborer des repères communs.

La vie de l’Église n’est pas un marché concurrentiel où chacun choisirait son supermarché sacramentel. Elle est une vie de communion sur le cœur de la foi.

Par ailleurs, il faudrait avoir une conception très européenne de l’Église catholique pour ignorer qu’elle est riche de traditions multiples à travers le monde. C’est vrai de la diversité des liturgies, comme de la diversité des pratiques sacramentelles. Et cette diversité est une richesse de la catholicité. Ce qui fait l’unité de l’Église, c’est précisément sa capacité à intégrer des éléments très divers dans la communion de la foi.

« Tous les débats doctrinaux, moraux ou pastoraux ne doivent pas être tranchés par des interventions magistérielles », rappelle le pape. Ne voyez-vous pas là une réorientation du rôle du Magistère au sein de l’Église ?

Card. A. V.-T. : Il me semble que c’est une saine réaction à une vision trop technocratique de l’Église, selon laquelle tous les éléments de la vie pratique devraient être décidés par un acte du Magistère. C’est précisément une des missions du Magistère ecclésial de définir les domaines dans lesquels le pape et les évêques doivent exercer une mission de communion.

Si nous voulons prendre un exemple, dans la célébration liturgique il n’est pas laissé au choix de chacun de définir les normes fondamentales : lectures communes, prières eucharistiques, etc. Mais il est laissé à l’initiative des communautés de choisir les conditions de réalisation.

Je ne peux pas permettre que chaque prêtre décide de lui-même le contenu des prières eucharistiques, mais je ne vais pas m’occuper de fixer la prière d’intercession ou le choix des chants. Je peux donner des orientations, pas des obligations.

Que répondre aux fidèles qui peuvent être étonnés, voire déstabilisés de la volonté d’« inclusion » du pape ?

Card. A. V.-T. : Le choix du pape et les orientations qu’il donne régulièrement nous ramènent à la mission première de l’Église qui est d’annoncer à tous les hommes et toutes les femmes la bonne nouvelle du salut. L’Église n’est pas le conservatoire de nos mœurs et de nos pratiques quand nous ne sommes nous-mêmes plus très sûrs de vouloir les défendre.

Elle est fondée sur la volonté du Christ de rassembler tout le monde dans le mouvement de l’Alliance voulue par Dieu, à commencer par ceux qui en sont les plus éloignés : « Je ne suis pas venu pour les bien portants, mais pour les malades, pas pour les justes mais pour les pécheurs. »

Nous savons que c’est sur cette volonté de se faire proche des pécheurs que Jésus a été attaqué et, finalement, jugé et condamné. D’ailleurs, s’il n’y avait pas cette mission d’intégration des pécheurs, aurions-nous nous-mêmes quelque chance d’être dans l’Église ? L’Église n’est pas un peuple de justes, mais de justifiés, pas un peuple de saints, mais de pécheurs sanctifiés.

Comment comprendre l’insistance, dans cette exhortation, sur la nécessité de « créer des processus plutôt que dominer des espaces » ?

Card. A. V.-T. : Le pape rappelle simplement que dans l’évolution des personnes, le temps est le facteur déterminant. Les « espaces » sont une façon de fixer les gens dans une situation, un statut qui détermine leur place sans espoir de changement possible. C’est un enfermement. Le « processus » est la mise en lumière de la valeur du temps.

La conversion, le changement de nos manières de vivre, suppose que nous puissions sortir des espaces déterminés pour avancer vers d’autres lieux. Le temps est une condition nécessaire à la dynamique du changement de notre condition. Évidemment, le temps n’a pas une valeur magique en lui-même, mais il permet de changer, de bouger, et de progresser si nous le voulons.

Recueilli par Frédéric Mounier

http://www.la-croix.com/Religion/Pape/Cardinal-Vingt-Trois-l-exhortation-sur-la-famille-s-enracine-dans-la-continuite-de-la-tradition-chretienne-2016-04-10-1200752396
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Message par Père Nathan le Mar 12 Avr 2016 - 20:33

Sébastien Maillard, à Rome, a une manière très sympa de résumé:
Décontractez vous: il n'y a pas il n'y a plus de problème


Le pape François les concilie à sa façon dans son document. Sécurité doctrinale et flexibilité pastorale pourraient résumer son approche. Une sorte de flexisécurité, si l’on ose ce terme importé des débats sur la réforme du marché du travail. Les acquis sociaux –si souvent sacralisés- et l’objectif du plein emploi n’interdisent pas d’en adapter le strict respect aux aléas de la conjoncture. De la même façon, les aléas de la vie conjugale qu’affrontent les couples – parfois d’ailleurs en raison même de soucis économiques (chômage, surcharge, migration,..) – finissent par mettre leur union en faillite, sans que cela n’altère l’enseignement de l’Eglise sur le mariage.
La question posée par le pape François aux pères synodaux était de l’éclairer sur la manière de prévenir ces échecs si nombreux et d’aider au redressement des ménages. De faire en sorte qu’on pousse la porte de sa paroisse avec un meilleur espoir d’être accueilli, écouté, formé et suivi pour se remettre debout qu’au guichet d’une agence pour l’emploi.
On le sait, dès qu’on entre dans les détails, chaque parcours est compliqué, chaque histoire singulière. Certains se retrouvent très peu disposés au sacrement du mariage, comme d’autres présentent une employabilité trop faible pour envisager un CDI. Ce qui n’interdit pas, dans un cas comme l’autre, d’en rêver, d’encourager ce rêve et de tout déployer jusqu’au bout, patiemment, pour le réaliser.
En s’aidant d’abord soi-même. Amoris laetitia responsabilise chaque acteur, à commencer par les couples. Ils sont invités à investir davantage leur relation, dans le dialogue, à entreprendre une démarche qualité, à se former tout au long de leur vie matrimoniale. En écrivant un texte certes long mais abordable, au style vivant, Jorge Bergoglio offre à chacun d’eux la possibilité de recourir à ce qui se veut un outil de travail accessible, le vade-mecum du foyer solide. Et il remet au centre la conscience – chacun devant l’examen de la sienne.
A condition de ne pas abandonner cette conscience à elle-même mais de la laisser être éclairée. L’exhortation responsabilise ainsi chaque évêque, prêtre et agent pastoral. Il n’autorise, ni ne réfute l’accès aux sacrements, dont la discipline générale reste inchangée. Mais il redit à chaque diocèse, à chaque paroisse, sa lourde charge de les dispenser après une préparation sur mesure, au plus près des besoins réels.
Quid de Rome ? Comme pour la réforme de la procédure des recours en nullité de mariage, tout ne doit pas remonter pour jugement à la maison-mère, ni tous les ordres en descendre. Le pape François ne dicte pas de solution mais la façon d’aborder le problème. Il a ainsi évité le piège de prendre un parti rigoriste ou laxiste, au risque de diviser davantage son Eglise ultra-sensible sur ces sujets. Il ne ferme pas les yeux sur tous les manquements au respect de la doctrine, comme si on ne saurait les voir, mais montre que l’unité de l’enseignement n’empêche pas la diversité dans la manière de le donner, selon qu’on soit curé dans une mégalopole ou dans la brousse. Le mot-clé ici est l’inculturation. Amoris laetitia est ainsi écrit dans un souci de décentralisation, dont la précédente exhortation, Evangelii gaudium, traçait déjà l’horizon. Ce nouveau document s’inscrit donc pleinement dans la réforme de l’Eglise à l’œuvre dans ce pontificat. Le pape « du bout du monde » y articule la romanité de l’Eglise avec sa catholicité, au sens d’universalité. Il préconise, en d’autres termes, une sorte de « flexi-romanité ».
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Message par Invité le Mar 12 Avr 2016 - 20:44

Mais pourquoi vouloir coute que coute Réfomer l'Eglise? c'est hallucinant...

surtout quand on voit ce qui se passe, tout le contraire de ce qui se disait sous Vatican 1, ... bref....

moi ce qui me choque dans Amoris laetitia c'est ce passage :
« Il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite “irrégulière” vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. Les limites n’ont pas à voir unique­ment avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les “valeurs comprises dans la norme”. »

Dejà, drôle d'entrée en matière, on ne sait pas de quoi il parle avec son "Il n'est plus possible", et là franchement bravo, vous pensez que seuls les gens qui ont bac + 10 peuvent comprendre qu'un adultère c'est un péché mortel? il faut arrêter de nous prendre pour des pigeons

la vérité c'est que ce Pape banalise le péché, l'amenuise, pour résumer, avant les gens fesaient des éfforts pour réformer leur vie, afin de s'ajuster à Dieu et sa Volonté, ici c'est l"Eglise qui s'ajuste aux péchés des gens, trouve toutes sortes d'excuses pour leur dire que finalement c'est pas grave, et ne les incites pas à changer de vie pour faire leur Salut. car 'Dieu est miséricordieux" n'est ce pas? donc ya plus de péché, tout va bien ...

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Message par Père Nathan le Mar 12 Avr 2016 - 20:58

Je crois que ce texte ne s'adresse pas aux fidèles mais aux pasteurs. Les fidèles, concrètement sont dans une ignorance EFFARANTE ET INVINCIBLE (je peux vous le dire !!! ). Les accueillir, leur expliquer pourquoi CELA est un péché, COMMENT en revenir, pourquoi telle situation n'est pas un péché contrairement aux clichés reçus, pourquoi la samaritaine divorcée remariée est devenue plus APOTRE que les apotres eux mêmes, comment l'approche VERS les sacrements redonne l'ESPERANCE, les règles de la vie spirituelle la discipline des sacrements,


Et ces gens là reviennent, tout simplement, gentiment, à leur rythme, tous reconnaissants de ce que les voies de Dieu sont pour eux aussi, avec la patience qui s'impose

C'est en tous cas mon expérience: il a raison

Sans rien (au contraire: c'est le fil conducteur ) lacher de la Doctrine
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Message par violaine le Mar 12 Avr 2016 - 21:03

mais tout à fait Eucharistie, on a adapter la religion à notre vie actuelle, c'est la religion de l'homme, on enlève peu à peu la divinité, et c'est bien ce que vous dites, c'est l'église qui s'adapte et puis vous savez les péchés mortels maintenant on n'en parle plus du moment que l'on aime c'est l'amour qui remplace tout, le péché n'existe plus ;

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Message par F123456 le Mar 12 Avr 2016 - 21:24

Pere Nathan a écrit:Je crois que ce texte ne s'adresse pas aux fidèles mais aux pasteurs. Les fidèles, concrètement sont dans une ignorance EFFARANTE ET INVINCIBLE (je peux vous le dire !!! ). Les accueillir, leur expliquer pourquoi CELA est un péché, COMMENT en revenir, pourquoi telle situation n'est pas un péché contrairement aux clichés reçus, pourquoi la samaritaine divorcée remariée est devenue plus APOTRE que les apotres eux mêmes, comment l'approche VERS les sacrements redonne l'ESPERANCE, les règles de la vie spirituelle la discipline des sacrements,

Et ces gens là reviennent, tout simplement, gentiment, à leur rythme, tous reconnaissants de ce que les voies de Dieu sont pour eux aussi, avec la patience qui s'impose

C'est en tous cas mon expérience: il a raison

Sans rien (au contraire: c'est le fil conducteur ) lacher de la Doctrine

Désolée de vous le dire, Père Nathan, mais cela sonne faux à nos oreilles. Alors, j'ajuste ma pensée à celle de cette étudiante qui demande à ce que les prêtres nous forment en ajoutant en Vérité :

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/04/chers-pr%C3%AAtres-je-vous-en-prie-formez-nous.html
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Message par Père Nathan le Mar 12 Avr 2016 - 21:34

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Message par F123456 le Mar 12 Avr 2016 - 22:05

Pere Nathan a écrit:Les fidèles, concrètement sont dans une ignorance EFFARANTE ET INVINCIBLE (je peux vous le dire !!! ).

- Question : Comment expliquez-vous cela, Père Nathan ? Les formations données par nos prêtres - et donc reçues - ont-elles été faites dans la "règle de l'art" depuis une cinquantaine d'années, pour que nous en arrivions à cette ignorance ?

Vous dites encore :

Pere Nathan a écrit:comment l'approche VERS les sacrements redonne l'ESPERANCE, les règles de la vie spirituelle la discipline des sacrements

- Question : A aucun moment, il n'est fait mention de repentance, ni de conversion d'ailleurs. Or, les messages de Notre Dame sont clairs : Notre Très Sainte Mère en parle avec insistance. Pourquoi cela n'est-il pas franchement verbalisé ?

A moins de vouloir nous entraîner au protestantisme, il faudrait se ressaisir et vite. Ce climat de confusion extrême devient lourd et pesant.

Ne pas trahir l'Esprit de Jésus, tout est subordonné à l'amour du Christ !

Que Dieu vous bénisse.

Françoise.
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Message par Giannini le Mer 13 Avr 2016 - 0:23

Est ce qu'un homme qui a par exemple fondé une famille avec une femme en concubinage, peut se marier avec une autre femme religieusement ?

Le prêtre lui accordera t-il le sacrement ou une simple bénédiction?

Les enfants ne sont-ils pas un lien aussi indissoluble, voulu par dieu, que le sacrement de mariage ?

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Message par Père Nathan le Mer 13 Avr 2016 - 2:03

@Giannini a écrit:Est ce qu'un homme qui a par exemple fondé une famille avec une femme en concubinage, peut se marier avec une autre femme religieusement ?
Le prêtre lui accordera t-il le sacrement ou une simple bénédiction?
Les enfants ne sont-ils pas un lien aussi indissoluble, voulu par dieu, que le sacrement de mariage ?  

La réponse est : Oui

Si vous n'ètes pas lié par un sacrement, vous ètes libre de contracter mariage avec sacrement avec un autre que le géniteur de vos vos enfants ...

Les enfants nés hors du lien béni du sacrement de mariage ne sont pas un empêchement. Au contraire, fonder une famille chrétienne sera pour eux une bénédiction: le papa ou la maman reste la papa et la maman, et ils ont leur place dans cette nouvelle famille


Exemple: vous avez des enfants avec un musulman...
Vous réalisez que .... .... .... Bon vous quittez le papa géniteur
Vous fondez une famille catholique, celle - ci constitue une protection nouvelle pour les enfants !


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Message par azais le Mer 18 Mai 2016 - 14:00

Pour le cardinal Muller, Amoris Laetitia ne change pas la discipline à l'égard des "divorcés-remariés"

Dans un discours en Espagne, le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi a replacé l'exhortation post-synodale dans le contexte de la précédente discipline de l’Église. Extrait :

"[...] Il y a des gens qui ont affirmé qu’"Amoris Laetitia" a éliminé cette discipline et qu’elle permet, tout au moins dans certains cas, aux divorcés remariés de recevoir l’Eucharistie sans qu’il soit nécessaire qu’ils transforment leur mode de vie suivant les indications données dans FC 84 (c’est-à-dire en abandonnant leur nouvelle union ou en la vivant comme frère et sœur). À cela il faut répondre que, si "Amoris Laetitia" avait voulu annuler une discipline tellement enracinée et tellement importante, elle se serait exprimée de manière claire et en fournissant les motifs correspondants. Or il n’y a aucune affirmation en ce sens ; et le pape ne met en doute à aucun moment les arguments présentés par ses prédécesseurs, qui ne sont pas fondés sur la culpabilité subjective de ces divorcés remariés qui sont nos frères, mais sur leur mode de vie visible, objectif, qui est contraire à l’enseignement du Christ.

Mais est-ce que ce changement ne se trouve pas – objectent certains – dans une note en bas de page, dans laquelle il est indiqué que, dans certains cas, l’Église pourrait offrir l’aide des sacrements aux personnes qui vivent en situation objective de péché (n. 351) ? Sans entrer dans une analyse détaillée, il suffit de dire que cette note fait référence à des situations objectives de péché en général, sans citer le cas spécifique des divorcés qui ont contracté une nouvelle union civile. La situation de ces derniers, en effet, présente des caractéristiques particulières, qui la différencient d’autres situations. Ces divorcés vivent en opposition avec le sacrement du mariage et, par conséquent, avec l’économie sacramentelle, dont le centre est l’Eucharistie. C’est en effet la raison donnée par le magistère précédent pour justifier la discipline eucharistique de FC 84 ; un argument qui ne se trouve ni dans la note ni dans son contexte. Par conséquent ce qu’affirme la note 351 ne touche pas à la discipline antérieure : la norme indiquée par FC 84 et par SC 29 reste valable, ainsi que son application dans tous les cas.
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communion des divorcés-remariés: polémique autour de Amoris Laetitia - Page 10 Empty En route pour la communion pour tous, invitation de M Lebrun

Message par Elysé le Lun 19 Sep 2016 - 14:08

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communion des divorcés-remariés: polémique autour de Amoris Laetitia - Page 10 Empty Re: communion des divorcés-remariés: polémique autour de Amoris Laetitia

Message par Zamie le Lun 19 Sep 2016 - 14:33

@ Elysé
L'évêque de Rouen recrute et ratisse et interpelle !!!!

".......... D'autres ( personnes ) ont décidé en conscience de communier ...."

Monseigneur demande pardon......
Monseigneur s'interroge ......
Quand va t il être un pasteur qui guide et mène son troupeau .....
Cette lettre reflète la mentalité de nos ecclésiastiques qui ont perdu la Vèrité établie sur l'Ecriture ,sur le Christ .
Au nom de l'accueil,de la tolérance,de l'amour ,tout est mélangé .
Jusqu'où ira t on ?

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Message par Invité le Lun 19 Sep 2016 - 14:59

Prends pitie





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Message par Elysé le Lun 19 Sep 2016 - 15:14

Voilà les  bons fruit A Ĺ    



9 settembre 2016Pape François : l’interprétation d’“Amoris laetitia” comme permettant la communion pour des divorcés remariés est la seule possible

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(http://leblogdejeannesmits.blogspot.it) Les évêques de la région de Buenos Aires en Argentine ont envoyé aux prêtres de leur diocèse un communiqués exposant des « critères de base pour l’application du chapitre 8 d’Amoris laetitia », le plus controversé où il est question de l’accès aux sacrements de la confession et de l’Eucharistie pour les divorcés « remariés ».

Dans le même temps, le document a été soumis au pape François qui a répondu le 5 septembre par une lettre où il assure que le texte des prélats argentins « explicite parfaitement le chapitre 8 d’Amoris laetitia »,rapporte Infocatolica. « Il n’y pas d’autre interprétation », a écrit le pape François, alors même que les évêques argentins affirment ouvertement que l’accès aux sacrements peut-être autorisé pour certains couples remariés bien que l’un ou l’autre, ou les deux se trouve toujours lié par un précédent mariage religieux qui n’a pas été déclaré nul.

La prise de position du pape François dément absolument ses assertions selon lesquelles il n’était pas au courant ne se souvenait pas vraiment de la note de bas de page de l’exhortation apostolique qui ouvre discrètement cette possibilité. Il n’est plus question de conjectures ou d’avancées discrètes. Le pape – mais nous ne dirons pas le pape revêtu de son autorité pontificale – a tranché.

A moins qu’on ait abusé de sa signature, auquel cas une mise au point du Vatican s’impose dans les plus brefs délais, François confirme toutes les craintes des catholiques attachés aux normes traditionnelles de l’église et à l’enseignement explicite du Christ. Dans le même temps, il contredit les interprétations bienveillantes d’Amoris laetitia de la part de théologiens, cardinaux, évêques et autres prêtres qui refusaient d’y voir une révolution : oui, révolution il y a. Révolution du magistère ? Quelle est l’autorité d’une simple lettre, fût-elle signée de la main du pape ?

Voici plusieurs points du communiqué envoyé par les évêques de la région de Buenos Aires à leurs prêtres.

« Point n° 5. Lorsque les circonstances concrètes d’un couple le rendent possible, spécialement lorsque les deux sont chrétiens et engagés sur un chemin de foi, on peut leur proposer l’effort de vivre dans la continence. Amoris laetitia n’ignore pas les difficultés de cette option (cf la note 329) et laisse ouverte la possibilité d’accéder au sacrement de la réconciliation en cas de défaillance par rapport à cet engagement (cf la note 364, selon l’enseignement de saint Jean-Paul II au cardinal W. Baum du 22 mars 1996). »

Commentaire. Il faut rappeler ici que la citation faite dans la fameuse note 329 deGaudium et spes est frauduleuse, puisque le document de Vatican II évoquait la continence chez les époux légitimes à des fins de régulation naturelle des naissances en soulignant que cette continence pouvait mettre en danger leur fidélité. Dans Amoris laetitia, cette mise en garde est appliquée à une relation adultérine dont il s’agirait ainsi de préserver la « fidélité ».

L’enseignement de Jean-Paul II évoqué ici (par simple citation d’une note d’Amoris laetitia) ne semble pas être disponible en ligne. Il s’agit simplement de souligner qu’un engagement peut être authentique même s’il y a un « probable » risque de chute, cette dernière pouvant être absoute en confession. La révolution n’est pas la.

« Point n° 6. En d’autres circonstances plus complexes, et lorsqu’il n’a pas été possible d’obtenir une déclaration de nullité, l’option évoquée peut ne pas être mise en œuvre dans les faits. Nonobstant, un chemin de discernement est également possible. Si on n’en arrive à reconnaître que, dans un cas concret, il y a des limitations qui atténuent la responsabilité et la culpabilité (cf 301-302), particulièrement lorsqu’une personne estime qu’elle tomberait dans une nouvelle faute en faisant du tort aux enfants de la nouvelle union, Amoris laetitia ouvre la possibilité de l’accès aux sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie (cf les nores 336 et 351). Ceci à leur tour dispose la personne à continuer de mûrir et de croître avec la force de la grâce. »

Commentaire. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que saint Thomas More s’est trouvé confronté à un cas analogue alors que le roi Henri VIII d’Angleterre expliquait qu’il était persuadé dans son for interne de la nullité de son mariage avec Catherine d’Aragon, la veuve de son frère, et craindre pour son salut éternel s’il demeurait avec elle. Thomas More avait refusé de l’approuver, estimant notamment que Catherine d’Aragon avait droit à un procès canonique pour établir la vérité. Thomas More y laissa sa tête ; faut-il dire avec le recul en 2016 que son sacrifice était absurde ? Est-il donc mort pour rien ?

« Point n°9. Il peut être opportun qu’un éventuel accès aux sacrements se réalise de manière discrète, surtout lorsque l’on prévoit des situations conflictuelles. Mais en même temps il ne faut pas laisser d’accompagner la communauté pour qu’elle grandisse dans l’esprit de compréhension et d’accueil, sans que cela implique de créer des confusions quant à l’enseignement de l’église à propos du mariage indissoluble. La communauté est un instrument de la miséricorde qui est “imméritée, inconditionnelle et gratuite”. »

Commentaire. Ici on comprend que les évêques argentins se méfient de la réaction de certains fidèles. Les voilà avertis. C’est la communauté, et non plus le prêtre dans le confessionnal qui doit dispenser la miséricorde et ne pas poser de questions sur une éventuelle inobservance des règles de l’Eglise.

Le pape François a vivement applaudi le texte dans sa lettre à Mgr Sergio Alfredo Fenoy, délégué de la région pastorale de prononcer, en le remerciant pour ce travail et en félicitant ceux qui l’ont accompli.

Voici la traduction de sa lettre :

« Mon cher frère,  « J’ai reçu l’écrit de la région pastorale Buenos Aires “critères de base pour l’application du chapitre 8 d’Amoris laetitia”. Je vous remercie beaucoup de me l’avoir envoyé, et je vous félicite pour le travail que vous avez accompli : un véritable exemple d’accompagnement des prêtres… et nous savons tous combien est nécessaire cette proximité de l’évêque avec son clergé et du clergé avec l’évêque. Le prochain « le plus prochain » de l’évêque et le prêtre, et le commandement d’aimer son prochain comme soi-même commence, pour nous autres évêques, précisément avec nos curés.  « L’écrit est très bon et il explicite parfaitement le sens du chapitre 8 d’Amoris laetitia.

Il n’y a pas d’autre interprétation. Et je suis sûr que cela fera beaucoup de bien. Que le seigneur vous rétribue cet effort de charité pastorale.  « Et c’est précisément la charité pastorale qui nous pousse à sortir pour rencontrer ceux qui sont éloignés, et une fois que nous les avons rencontrés, a entamé un chemin d’accueil, d’accompagnement, de discernement et d’intégration dans la communauté ecclésiale. Nous savons que cela est fatiguant, il s’agit d’une pastorale du “corps à corps” qui ne se satisfait pas des médiations programmatiques, organisationnelles ou légales, même si elles peuvent être nécessaires. Simplement accueillir, accompagner, discerner, intégrer.

Parmi ces quatre attitudes pastorales, la moins cultivée, la moins pratiquée et le discernement ; et je considère urgente la formation au discernement, personnelle et communautaire, dans nos séminaires et dans nos presbytères.  « Pour finir je voudrais rappeler qu’Amoris laetitia est le fruit du travail et de l’horizon de toute l’église, avec la médiation de deux synodes et du pape. C’est pourquoi je vous recommande une catéchèse complète de l’exhortation qui certainement aidera à la croissance, à la consolidation et à la sainteté de la famille.

« Je vous remercie à nouveau du travail accompli et je vous encourage à aller de l’avant, dans les différentes communautés des diocèses, pour l’étude et la catéchèse d’Amoris laetitia.  « S’il vous plaît n’oublier pas de prier et de faire prier pour moi.  « Que Jésus vous bénisse et que la Sainte Vierge vous garde,  « Fraternellement, François >
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Message par Elysé le Lun 19 Sep 2016 - 16:57

Pourquoi les divorcés remariés ne 
pas COMMUNIER

Cette question est douloureuse, mais l’enseignement de Jésus sur le divorce est clair : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne sépare pas » (Matthieu 19,9). Contracter une nouvelle union conjugale (second mariage civil ou concubinage) quand on a divorcé, c’est nier par le fait même l’indissolubilité sacrée du mariage. L’Église du Christ ne juge pas la personne, mais un état de fait.

Confrontés à l’enseignement du Christ sur le divorce, les disciples, déjà, l’avaient trouvé rude ! Sur cette question comme sur d’autres, il ne faut donc pas opposer la dureté de l’Église et la miséricorde de Jésus. Beaucoup en effet soutiennent qu’il ne s’agit que d’une loi de l’Église. On laisse ainsi entendre que celle-ci n’aurait pas grand-chose à voir avec la loi d’amour et de miséricorde du Christ, voire même qu’elle serait en totale contradiction avec l’Évangile. Mais en réalité, il s’agit de la logique de l’Évangile. Saint Paul est un des tout premiers témoins de l’Évangile. Il souligne lui-même qu’il ne donne pas une opinion personnelle, mais la pensée du Christ quand il écrit : « Quant aux personnes mariées, voici ce que je prescris, non pas moi mais le Seigneur : que la femme ne se sépare pas de son mari. Au cas où elle s’en séparerait, qu’elle ne se remarie pas » (1° lettre aux Corinthiens 7,10-11).

C’est dans la lumière du Christ qui a aimé l’Église et s’est livré pour elle, de son amour irrévocable et de son don total, qu’il faut situer l’enseignement l’Église sur le caractère sacré et indissoluble du lien conjugal : « Si l’Eucharistie exprime le caractère irréversible de l’amour de Dieu pour son Église dans le Christ, on comprend pourquoi elle implique, en relation au sacrement de mariage, l’indissolubilité à laquelle tout véritable amour ne peut qu’aspirer »  explique Benoît XVI (Sacramentum Caritatis 29). Reconnaissant que le divorce suivit d’une nouvelle union pose « un problème pastoral épineux et complexe (…) qui touche de manière croissante les milieux catholiques eux-mêmes», le Pape demande aux pasteurs de « bien discerner les diverses situations, pour aider spirituellement de la façon la plus appropriée les fidèles concernés ». Mais, ajoute-t-il, « Le Synode des Évêques a confirmé la pratique de l’Église, fondée sur la Sainte Écriture (cf. Mc 10, 2-12), de ne pas admettre aux sacrements les divorcés remariés, parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l’union d’amour entre le Christ et l’Église, qui est signifiée et mise en œuvre dans l’Eucharistie ».

D’où le grave devoir pour les tribunaux ecclésiastiques de vérifier le bien-fondé des doutes qu’il peut y avoir sur la validité d’un mariage, explique encore Benoît XVI. Et là encore, il ne faut pas mettre une opposition entre le droit et la préoccupation pastorale, souligne le Pape : « On doit plutôt partir du présupposé que le point fondamental de rencontre entre le droit et la pastorale est l’amour de la vérité: cette dernière en effet n’est jamais abstraite, mais « elle s’intègre dans l’itinéraire humain et chrétien de tout fidèle ». (Sacramentum Caritatis 29)
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Message par Elysé le Lun 19 Sep 2016 - 23:25

On entend dire que l’Église « rejette les personnes remariées ». Certainement pas, l’Église ne rejette aucun baptisé, quelle que soit sa situation. Sinon l’Eglise, Corps du Christ, se rejetterait elle-même en rejetant l’un de ses membres… Ce que l’Église n’accepte pas, ce ne sont pas les remariés, c’est le remariage. Ce n’est pas la même chose !

L’Église n’a jamais promulgué une loi pour « interdire » la communion aux fidèles remariés. Elle affirme simplement qu’il n’est pas possible de vivre la communion eucharistique, sacrement des noces de l’Agneau, tant que l’on vit avec quelqu’un d’autre que le conjoint auquel on est lié sacramentellement par le Christ. La réconciliation sacramentelle ne redevient possible qu’après le décès du premier conjoint (ce qui met fin au mariage religieux) ou du second (ce qui met fin à la vie commune). Ou encore dans l’hypothèse où le nouveau couple reçoit la grâce de cheminer jusqu’à la décision de se séparer, ou du moins, si la séparation n’est pas souhaitable (par exemple pour le bien des enfants) de vivre une amitié spirituelle, en renonçant à l’intimité propre aux époux.

Cependant, attention ! Ne pas communier ne signifie pas être excommunié ! La non-communion eucharistique n’efface pas la communion baptismale qui unit les fidèles dans un même Corps. Le membre blessé ou malade fait toujours partie de l’Eglise, Corps du Christ, et participe à sa vie.

Dans le texte cité précédemment, Benoît XVI précise : « …les divorcés remariés, malgré leur situation, continuent d’appartenir à l’Église, qui les suit avec une attention spéciale, désirant qu’ils développent, autant que possible, un style de vie chrétien, par la participation à la Messe, mais sans recevoir la Communion, par l’écoute de la Parole de Dieu, par l’adoration eucharistique et la prière, par la participation à la vie de la communauté, par le dialogue confiant avec un prêtre ou un guide spirituel, par le dévouement à la charité vécue et les œuvres de pénitence, par l’engagement dans l’éducation de leurs enfants. » (Sacramentum Caritatis 29).
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Message par Elysé le Mar 20 Sep 2016 - 17:23

Le pape Benoît a déjà réglé ce point

En 1994, le cardinal Joseph Ratzinger a formulé une réponse pastorale conforme à la doctrine sur le mariage et le divorce, dans une lettre approuvée par Jean Paul II et rendue publique. En voici un extrait :

« Fidèle à la parole de Jésus Christ, l’Église affirme qu’elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union, si le mariage précédent l’était. Si les divorcés se sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu et, dès lors, ils ne peuvent pas accéder à la Communion eucharistique, aussi longtemps que persiste cette situation. »

« Cette norme n’a aucun caractère punitif ni certes discriminatoire à l’égard des divorcés remariés, mais elle exprime plutôt une situation objective qui par elle-même rend impossible l’accès à la Communion eucharistique : ils se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis, car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Église, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier : si l’on admettait ces personnes à l’Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l’Église concernant l’indissolubilité du mariage.
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