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Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

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Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Sam 16 Jan 2016 - 13:00

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Je reposte en attendant que l'équipe (Nicolas et Maud) recommence à poster sur leur fil
http://lepeupledelapaix.forumactif.com/t33314p390-meditation-du-jour-et-les-textes-commentaires-audiovideo
Que Dieu les bénisse ainsi que tous les soeurs et frères en Christ de ce Forum ! sunny




Samedi 16 janvier 2016 : Le samedi de la 1re semaine du temps ordinaire

Saint Marcel Ier Pape (30 ème) de 308 à 309 et martyr (+ 309)

Saint Honorat, Abbé de Lérins et Évêque d'Arles (+ 430)

Bienheureuse Juana María Condesa Lluch, Vierge et Fondatrice de la Congrégation :
« Servantes de l'Immaculée Conception » (1862-1916)


Les saints du jour (Samedi 16 janvier)

Lectures du jour :
Voir /  Textes du jour 


Homélie :

Jésus appelle à sa suite Lévi, un publicain, un collecteur d’impôt. Celui-ci se lève et sans la moindre hésitation, sans poser aucune question, sans mettre aucune condition, il s’engage à la suite de Jésus.

Cet épisode a quelque chose de saisissant. Assis derrière son bureau de douane, lié à ses préoccupations financières et matérielles, Lévi a été rejoint par le regard du Seigneur qui ce jour-là est passé dans sa vie. Ce regard pénétrant l’a saisi au plus profond de son humanité. Certes, par sa profession, il ne figurait pas parmi les gens les plus recommandables. Mais, aucunes ténèbres ne sauraient être assez épaisses pour arrêter la lumière du Christ.

Par son regard, Jésus franchit la distance qui le sépare de Lévi, cet abîme qui sépare le péché de la grâce, pour ramener au bercail sa brebis égarée : « Si un homme a cent brebis et que l'une d'entre elles vienne à s'égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour aller à la recherche de celle qui s'est égarée ? » (Cf. Mt 18, 12) Même s’il lui demeure radicalement étranger, Jésus ne recule absolument pas devant notre péché.

On comprend avec cet épisode que l’appel du Seigneur sur quelqu’un n’est pas une question de mérite personnel. Mais il ne faut pas conclure pour autant de l’appel de Lévi que Dieu réprouve les sages ou les puissants ! Non, il faut y discerner que notre Seigneur confie aux faibles et aux petits de notre monde une mission vitale qu’eux seuls peuvent remplir : nous rappeler par leur élection que les appels et les dons de Dieu sont toujours immérités. Ce faisant, ils devraient nous prémunir de la vanité ou de l’orgueil qui stérilisent les dons que le Seigneur nous a confiés.

L’étonnement quelque peu scandalisé des Pharisiens trahit qu’ils n’ont pas intégré ce mystère de la gratuité de l’appel de Dieu lié à celui de sa miséricorde :« Votre maître mange avec les publicains et les pécheurs ! » Ils restent figés dans une conception où l’élection résulterait des œuvres de justice accompli par l’homme. Jésus les invite au contraire à accueillir la gratuité du don de Dieu : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

Il ne faudrait pas non plus penser que, par ce choix de Lévi, Jésus exclut les fils d’Israël qui observent généreusement les prescriptions de la Loi. Non, mais il veut signifier qu’il inclut dans son appel ceux que les sages de ce monde croient pouvoir rejeter : « Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs ». Autrement dit, l’appel de Dieu est pour tous.


« Seigneur, à ton image, puissions-nous aimer d’un amour de prédilection ceux qui sont exclus par les bien portants et les bien pensants de notre monde. Alors notre cœur sera assez humble pour accueillir ton regard de miséricorde sur notre vie et la grâce de résurrection qu’il porte en lui. Libres, nous pourrons alors nous lever et marcher à ta suite. »


Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Saint Augustin (354-430), Evêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps 58, 1,7 ; CCL 39, 733-734 (trad. cf Delhougne, Les Pères commentent, p.106)


« Ce sont les malades qui ont besoin de médecin »

 Il y a des hommes forts...qui mettent leur confiance dans leur propre justice. Ils prétendent, en effet, être justes par eux-mêmes, et se considérant comme des gens bien portants, ils ont refusé le remède et ont mis à mort le médecin lui-même. Aussi bien, ce ne sont pas ces hommes forts que le Seigneur est venu appeler, mais les faibles...

Ah, vous les forts qui n'avez pas besoin de médecin ! Votre force ne vient pas de la santé mais de la folie... Le Maître de l'humilité, qui a partagé notre faiblesse et nous a rendus participants de sa divinité, est descendu du ciel pour nous montrer le chemin et être lui-même notre chemin. Surtout il a bien voulu nous laisser l'exemple de son humilité...afin de nous apprendre à confesser nos péchés, à devenir humbles pour devenir forts et à faire nôtre cette parole de l'apôtre Paul : « Lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort » (2Co 12,10)...

Quant à ceux qui se sont flattés d'être forts, qui ont, en d'autres termes, prétendu être justes par leur propre vertu, ils ont « buté contre la pierre d'achoppement » (Rm 9,32)... Ce sont ces hommes forts qui se sont jetés sur le Christ en se vantant de leur justice... Ils s'étaient mis au-dessus de la foule des faibles qui accouraient vers le médecin. Pourquoi ? Simplement parce qu'ils se croyaient forts... Ils ont tué le médecin de tous les hommes. Mais lui, dans sa mort, a préparé pour tous les malades un remède avec son sang.



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Dim 17 Jan 2016 - 8:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
 



Dimanche 17 janvier 2016 : Fête de Notre Dame de Pontmain (17 janvier 1871)

Saint Antoine le Grand, Ermite en Égypte (251-356)

Sainte Roseline de Villeneuve, Prieure, Chartreuse en Provence (1263-1329)

Les saints du jour (Dimanche 17 janvier)


Lectures du jour :
 Voir /  Textes du jour 


Homélie : 

« Le troisième jour » : les noces de Cana se situent trois jours après l’appel des premiers disciples. Deux compagnons de Jean Baptiste ont suivi Jésus le premier jour ; l’un d’eux, André, a proposé à son frère Simon de les rejoindre. Le lendemain, second jour, Jésus appelle Philippe, qui à son tour invite Nathanaël. Le troisième jour, tous sont invités au mariage. Cette précision chronologique est bien sûr intentionnelle : il s’agit d’une allusion aux trois jours d’attente de la manifestation de la victoire du Ressuscité. Par ce procédé, l’évangéliste prévient le lecteur dès le premier verset du récit, que les événements de Cana sont à interpréter à la lumière du mystère pascal.

Au cœur du récit, deux acteurs : Jésus et une femme, dont le nom n’est pas divulgué. Elle est désignée par le narrateur comme la « mère de Jésus », mais celui-ci l’interpelle sous le vocable de « femme ». Dans le symbolisme biblique, la « femme » représente le peuple sevré du vin de la sagesse ; elle ne peut qu’attendre l’initiative de Dieu qui lui rendra le bonheur.

C’est elle, la « femme », qui intervient pour signaler que le vin manque, mais elle ne demande rien. Pourtant, la réponse de Jésus trahit qu’elle a déclenché quelque chose en lui. Sa réaction semble mettre en cause le lien mère-fils puisqu’il l’appelle par ce mystérieux vocable : « femme » ; il lui demande littéralement : « quoi entre toi et moi ? » Cette parole est probablement un cri d’émerveillement devant la complicité qui vient de s’instaurer avec celle qui fut jusque là sa mère selon la chair. Par sa demande en effet, elle vient de manifester son consentement à entrer dans une nouvelle mission, qui ne lui sera cependant pleinement dévoilée qu’au pied de la Croix. C'est à l’« Heure » de la Passion que se révèlera la véritable identité de « la femme », qui ne représentera plus alors le peuple de la première Alliance en attente de son Messie, mais l’humanité nouvelle, restaurée par l’effusion de l’Esprit, fruit du sacrifice pascal.

C’est d’ailleurs la remarque de Marie qui suscite la première référence à cette « Heure » - thème central de l’Evangile. L’allusion de Jésus à cette mystérieuse échéance qu’il désigne comme sienne - « mon heure » - et dont il précise qu’elle n’est pas encore venue, prouve que tout son désir se porte vers ce jour où il réalisera le salut du monde à travers sa mort librement consentie. La mise en relation de la situation présente - la pénurie de vin - avec cet événement ultime, signifie que le don du vin nouveau dépend de cette Heure à laquelle il glorifiera le Père en révélant pleinement son amour pour nous.

Le fait que cette Heure ne soit pas encore venue, loin de clore l’épisode, conduit tout au contraire Jésus à poser le premier des sept « signes » qui tout au long de l’Evangile, vont orienter nos regards vers l’événement qu’ils annoncent et dans lequel ils trouveront leur sens. Ce ne sera en effet qu’à l’Heure de leur accomplissement, que Jésus renoncera à faire des miracles. Si Marie conseille aux serviteurs de « faire tout ce que Jésus dira », c’est précisément parce qu’elle a compris que l’expression « mon heure n’est pas encore venue » n’est pas un refus, mais tout au contraire un consentement à agir et à poser un premier signe, puisque le temps de l’accomplissement n’est pas encore advenu.

Jésus fait remplir d’eau des cuves destinées au rite de purification ; il n’utilise donc pas les amphores prévues pour contenir le vin des noces. Par le fait même, ces jarres mise à la disposition des convives pour qu’ils puissent accomplir une prescription rituelle de la première alliance, sont détournées de leur destination, puisqu’elles vont permettre non pas de se préparer au repas, mais de l’accompagner d’un excellent vin.
En offrant celui-ci, Jésus prend la place de l’époux, qui selon la coutume, est supposé fournir le vin. Une noce nouvelle vient donc se substituer à celle qui était en cours et dont l’issue était compromise. Une noce dont le Christ est l’époux, et dans laquelle la « femme » fait figure d’épouse, puisque c’est elle qui porte le souci du bon déroulement du banquet.

Tel est le premier signe : Jésus n’ouvre pas son ministère par un discours inaugural, mais par un geste symbolique : il donne à boire un vin supérieur, qu’il offre en surabondance ; ce vin rend obsolète les rites de purification de la Loi ancienne, et introduit dans la vraie joie.
En préambule à la vie publique, l’évangéliste situe le récit des noces de Cana comme une annonce de ce que le Christ s’apprête à réaliser par tout son parcours, qui culminera dans le triduum pascal : descendant dans la mort, fruit du péché qui nous prive du vin de la joie, il ressuscitera le troisième jour, relevant en lui l’humanité déchue, pour l’introduire comme son Épouse dans les noces éternelles où coule en abondance le vin nouveau de l’Esprit.

Ce jour-là se réalisera la prophétie d’Isaïe proclamée en première lecture : « Comme un jeune homme épouse une jeune fille, celui qui t’a construite t’épousera. Comme la jeune fille mariée est la joie de son mari, ainsi tu seras la joie de ton Dieu ».

Dans quelques instants le célébrant proclamera : « Heureux les invités au banquet des noces de l’Agneau » : puissions-nous exulter de joie en nous approchant de la Table ou le Christ Époux fait de son Eglise son Épouse éternelle, et puissions-nous lui rendre grâce en « chantant le chant nouveau » (Ps 95) des rachetés du Seigneur. Renouvelés dans « les dons variés de la grâce », nous aurons alors à cœur de « manifester l’Esprit en vue du bien de tous » les hommes de notre temps (2nd lect.), afin qu’ils puissent « croire en Jésus », et accueillir son salut en « bénissant son Nom » (Ps 95).



Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Saint Maxime de Turin (?-v. 420), Évêque 
CC Sermon 65, p. 273-274 ; PL 17,624-626 (trad. Pères dans la foi, Migne 1996, p.70)


L'eau changée en vin

  En changeant en vin les jarres remplies d'eau, le Sauveur a fait deux choses : il a fourni une boisson aux invités de la noce et il a signifié que, par le baptême, les hommes allaient être remplis de l'Esprit Saint. Le Seigneur lui-même l'a déclaré ailleurs en disant : « À outres neuves, vin nouveau ! » (Mt 9,17). Les outres neuves signifient, en effet, la pureté du baptême, le vin la grâce de l'Esprit Saint.

     Catéchumènes, prêtez une attention particulière. Votre esprit qui ignore encore la Trinité ressemble à l'eau froide. Il faut le réchauffer à la chaleur du sacrement du baptême, comme un vin, pour transformer un liquide pauvre et sans valeur en grâce précieuse et riche. Comme le vin, acquérons bon goût et arôme de douceur ; alors nous pourrons dire avec l'apôtre Paul : « Nous sommes bien pour Dieu la bonne odeur du Christ » (2Co 2,15). Avant son baptême, le catéchumène ressemble à l'eau qui dort, froide et sans couleur..., inutile, incapable de redonner des forces. Conservée trop longtemps, l'eau s'altère, croupit, devient fétide... Le Seigneur a dit : « À moins de naître à nouveau de l'eau et de l'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume des cieux » (Jn 3,5).

     Le fidèle baptisé est semblable au vin vigoureux et rouge. Toutes les choses de la création s'abîment avec le temps, seul le vin s'améliore en vieillissant. Il perd chaque jour de son âpreté, et acquiert un bouquet plein de mœlleux, d'une riche saveur. Le chrétien de même, à mesure que passe le temps, perd l'âpreté de sa vie pécheresse, acquiert la sagesse et la bienveillance de la Trinité divine.



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Marie du 65 le Dim 17 Jan 2016 - 9:02

Bonjour et Merci Lumen!
Un partage magnifique , beaucoup de détails et pour terminer ce beau chant à la Vierge Marie!!
J'ai pris un réel plaisir à vous lire!
Amicalement
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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Lun 18 Jan 2016 - 10:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Marie, Merci ! sunny
 



Lundi 18 janvier 2016 : Le lundi de la 2e semaine du temps ordinaire

Sainte Marguerite de Hongrie, Princesse hongroise, Moniale Dominicaine (✝ 1270)

Bienheureuse Maria Teresa Fasce, Abbesse de l'Ordre de Saint-Augustin (1881-1947)

Les saints du jour (Lundi 18 janvier)


Lectures du jour :
 Voir /  Textes du jour 


Homélie : 

Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous révèle qu’il est venu faire de l’entièrement neuf : « Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve » ; « A vin nouveau outres neuves ». Ces paroles de Jésus nous révèlent l’essence même du salut qu’il nous acquis mais elles nous engagent aussi en ce qui concerne le quotidien de notre vie à sa suite. Nous qui avons goûté au vin nouveau, nous qui avons connu la régénération de la résurrection, devons aussi bien intégrer les deux images données par Jésus.

A travers elles, Jésus dévoile une première résistance fondamentale qui peut émerger en nous face à son message. Il est possible de refuser la conversion évangélique au nom d’un certain équilibre, d’une certaine sagesse, du bon sens ou du traditionnel « on a toujours fait comme ça. », valeurs plus que suffisantes pour tranquilliser la conscience. Mais toutes ces « bonnes raisons » ne manifestent-elles pas un attachement à nos propres schémas et un refus de nous laisser renouveler, autrement dit exactement le contraire du « convertissez-vous et croyez à l’évangile » auquel nous invite Jean le Baptiste (Mc 1, 15) ?

Il y a quelque chose de radical dans les mots de Jésus, c’est vrai. Jésus Christ est vin nouveau, étoffe neuve. On ne peut appliquer le Christ et son évangile comme une sorte d’emplâtre sur une mentalité vieille, sur une manière de vivre caduque. On y perdrait la tranquillité d’avant sans acquérir la joie de la conversion. Avec Jésus, il est impossible de composer.
La venue de l’Epoux renouvelle à un tel point l’homme qu’il lui devient impossible de trouver un quelconque compromis avec cette radicale nouveauté. Accueillir celle-ci c’est accepter que disparaisse en nous tout ce qui relève du vieil homme pour faire place à la nouveauté du salut apporté par Jésus Christ.
Nous en avons tous déjà plus ou moins fait l’expérience : à peine l’Esprit Saint nous oriente-t-il vers le Royaume, que nous retournons avec nostalgie vers ce que nous venons de quitter, le vieux vêtement que nous connaissions si bien. A peine l’Esprit nous a-t-il conduit à la source de vie éternelle du cœur du Christ que nous revenons, au moins en pensée, à nos citernes lézardées d’eau frelatée. Il faut bien le reconnaître : aussi longtemps que nous cheminons ici-bas, nous sommes aveugles pour les choses de Dieu, et demeurons vulnérables pour les choses du monde. Aucune conversion ne saurait être durable si elle ne s’accompagne, d’une mise en marche sans retour, à la suite de tous les grands pèlerins du Royaume, jusqu’à Jésus lui-même, qui est venu l’inaugurer à travers sa Pâque.

Pour demeurer fort au cœur de ce combat, nous pouvons puiser à la grâce de notre baptême qui a fait de nous des créatures nouvelles, totalement renouvelées dans la mort et la résurrection du Seigneur. Depuis ce jour-là quelque chose de radicalement nouveau s’est opéré dans notre être. Un homme nouveau est venu à la vie avec des désirs qui le stimulent en vu de Celui qui est le Bien, la Vérité et la Vie.


« Au cours de chaque eucharistie, c’est la fête de notre salut que nous célébrons. Seigneur, fais-nous la grâce de refuser tout rapiéçage, de rejeter définitivement les fondements posés par le vieil homme pour laisser ton Père et notre Père façonner notre âme à ton image. Viens nous recréer dans la lumière de ta résurrection et comble-nous de l'Esprit de Pentecôte, que nous puissions prendre part à ton festin de Noces. »


Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Rupert de Deutz (v. 1075-1130), Moine bénédictin 
La Trinité et ses œuvres, livre 42, Sur Isaïe, 2, 26 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Mediaspaul, t. 6, p. 156)


« L'Époux est avec eux »

  « J'exulte de joie dans le Seigneur et mon âme jubile en mon Dieu » (Is 61,10)... L'avènement, la présence du Seigneur, dont parle le prophète dans ce verset, est ce baiser que désire l'épouse du Cantique des cantiques lorsqu'elle dit : « Qu'il me baise du baiser de sa bouche » (Ct 1,1). Et cette épouse fidèle c'est l'Église : elle est née dans les patriarches, elle s'est fiancée en Moïse et dans les prophètes ; du désir ardent de son cœur, elle soupirait pour que vienne le Bien-Aimé... Pleine de joie maintenant qu'elle a reçu ce baiser, elle s'écrie dans son bonheur : « J'exulte de joie dans le Seigneur ! »

     Participant à cette joie, Jean Baptiste, l'illustre « ami de l'Époux », le confident des secrets de l'Époux et de l'épouse, le témoin de leur amour mutuel, déclarait : « L'époux est celui à qui l'épouse appartient ; quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il entend la voix de l'époux et il en est tout joyeux. C'est ma joie, et j'en suis comblé » (Jn 3,29). Sans aucun doute, celui qui a été le précurseur de l'Époux en sa naissance, le précurseur aussi de sa Passion lorsqu'il est descendu aux enfers, a annoncé la Bonne Nouvelle à l'Église qui se trouvait là, dans l'attente...

     Ce verset convient donc tout à fait à l'Église jubilante, quand, au séjour des morts, elle se hâte déjà à la rencontre de l'Époux : « J'exulte de joie dans le Seigneur, et mon esprit jubile en mon Dieu. Quelle est donc la cause de ma joie ? Quel est le motif de mon exultation ? C'est qu'il 'm'a revêtue des vêtements du salut et drapée dans le manteau de la joie' (v. 11). En Adam, j'avais été dénudée, j'avais dû assembler des feuilles de figuier pour cacher ma nudité ; misérablement couverte de tuniques de peau, j'avais été chassée du paradis (Gn 3,7.21). Mais aujourd'hui, mon Seigneur et mon Dieu a remplacé les feuilles par le vêtement du salut. À cause de sa Passion dans notre chair, il m'a vêtue d'une première robe, celle du baptême et de la rémission des péchés ; et au lieu de la tunique de peau de la mortalité, il m'a enveloppée d'une deuxième robe, celle de la résurrection et de l'immortalité. »



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Marie du 65 le Lun 18 Jan 2016 - 11:25

Bonjour Lumen,
Merci pour cette Parole de Vie.
Je vais enlever ma rubrique Sainte Messe, je me suis permise de poster ce fil ne sachant pas si vous-même alliez nous donner ces belles paroles!!
C'est beaucoup plus aéré, complet!
Merci infiniment
Amicalement Coucou
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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Mar 19 Jan 2016 - 11:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Marie, faites ce qui vous paraît le plus juste et si besoin demandez l'avis de Charles- Edouard... sunny
 



Mardi 19 janvier 2016 :Le mardi de la 2e semaine du temps ordinaire


Saints Marius, Marthe, Audifax et Abacum, martyrs († 270)

Saint Canut, roi de Danemark, martyr. 1086

Saint Joseph-Sébastien Pelczar, Évêque en Pologne, Fondateur de la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1924)

Bienheureux Marcelo Spinola y Maestre, cardinal (1835-1906)

Les saints du jour (Mardi 19 janvier)


Lectures du jour :
 Voir /  Textes du jour 


Homélie : 

« Le sabbat a été fait pour l’homme », pour qu’il puisse s’arracher au moins un jour par semaine, à la fascination du « faire », de l’efficacité, pour retrouver la joie simple de la relation gratuite aux autres, sous le regard du Dieu d’amour. Paradoxalement, c’est en se reposant que l’homme rejoint le comportement de Dieu : « Le septième jour, en effet, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour de toute l’œuvre qu’il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour : il en fit un jour sacré parce que, ce jour-là, il s’était reposé de toute l’œuvre de la création qu’il avait faite » (Gn 2, 2-3). Un jour « sacré » c'est-à-dire un jour consacré à Dieu et au service de la charité ; un jour de réconciliation, de restauration de la communion dans l’amour. Et par le fait même : un jour de partage des biens de la terre, dans la joie et la paix.

La commensalité est par excellence le lieu de la célébration de l’amitié ; c’est pourquoi le repas familial a une place toute particulière au cœur du sabbat. La prière sur les offrandes prononcée par le prêtre au cours de l’Eucharistie, s’inspire de la bénédiction prononcée sur les aliments par le père de la famille juive : « Tu es béni, Seigneur, Dieu de l’univers, toi qui nous donne ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ». Nous rendons grâce à Dieu pour les dons qu’il nous fait à travers la fécondité de la nature et de nos efforts, et ainsi nous réorientons toute notre activité productrice de la semaine vers sa finalité véritable : le service de Dieu et sa louange.

Le sabbat atteint son but lorsqu’il débouche sur la communion de l’homme avec Dieu, qui l’a créé uniquement afin qu’il puisse entrer dans son repos, dans sa paix, sa joie et sa lumière. On comprend la mise au point de Jésus : « le sabbat est fait pour l’homme », pour que l’homme puisse atteindre sa finalité en Dieu. L’énoncé inverse - « l’homme est fait pour le sabbat » - trahit une religiosité formelle qui étouffe l’âme du précepte. Les « pains de l’offrande » n’étaient pas mangés par Dieu, mais par les prêtres qui les avaient offerts. Ce geste symbolique qui consistait à déposer des pains devant Dieu dans le Temple, était particulièrement significatif : l’homme reçoit du Seigneur ce dont il a besoin pour vivre ; les prêtres offrent à Dieu ces pains en signe de reconnaissance, après quoi ce sont eux qui les mangent, en tant que représentants du peuple - destinataire du don de Dieu.

Jésus cependant va plus loin encore lorsqu’il ajoute : « Le Fils de l’Homme est maître du sabbat ». L’Eucharistie révèle pleinement le sens de cette affirmation. Le prêtre offre le pain de l’offrande qui est pris sur les largesses de Dieu ; mais celui-ci ne nous le rend qu’après l’avoir transformé dans le Corps de son Fils : « Tu es bénis, Seigneur, Dieu de l’univers, toi qui nous donne ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra pour nous le Pain de la Vie ». Ce n’est plus simplement du pain que nous partageons dans l’action de grâce, au cours du repas convivial eucharistique dominical. Par notre communion à l’autel, nous devenons le Corps du Christ mort et ressuscité pour nous. Ce repas n’est plus simplement la préfiguration de la commensalité divine comme l’était le sabbat de la première Alliance. Il est actualisation du mystère pascal qui nous introduit réellement au « Festin de noces de l’Agneau », célébrées le premier jour de la semaine qui n’aura pas de fin.
Arrivé à ce point, nous devrions poursuivre notre méditation en relisant l’événement du jeudi saint. Au cours du seder - le repas du grand sabbat pascal - que Jésus célèbre avec ses disciples, nous découvrons que ce n’est pas l’homme qui offre à Dieu l’agneau de la Pâque, mais Dieu qui dans la personne de son Fils, nous offre « l’Agneau qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29) : « Prenez et mangez en tous : ceci est mon Corps, livré pour vous » (cf. 1 Co 11, 24). C’est ultimement dans la célébration de ce sabbat au cours duquel Jésus anticipe sa Passion, que Notre-Seigneur se révèle « Maître du sabbat », celui qui en révèle le sens et qui l’accomplit pour nous. C’est en effet par son sacrifice que nous sommes réconciliés avec Dieu et que nous pouvons entrer dans son repos.


« Seigneur Jésus, chaque fois que nous communions à ton Corps et à ton Sang, tu nous fais entrer dans le mystère de l’accomplissement du sabbat. Lorsque nous te mangeons, nous sommes incorporés en toi, notre Terre promise ; et tout en demeurant dans ce monde et dans ce temps qui passent, nous entrons déjà dans le repos éternel qui est notre patrie. Que cette perspective nourrisse notre espérance et nous donne de discerner les événements de notre vie présente à la lumière de cette Réalité à venir que nous pouvons déjà anticiper dans ce Banquet où toi, le Maître, tu te faits serviteur pour nous nourrir de ta vie. »


Père Joseph-Marie
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Benoît XVI, pape de 2005 à 2013  
Exhortation apostolique « Sacramentum caritatis » § 74 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat »

  Il est particulièrement urgent à notre époque de rappeler que le dimanche, le Jour du Seigneur, est aussi le jour du repos par rapport au travail. Nous souhaitons vivement que cela soit reconnu comme tel par la société civile, de sorte qu'il soit possible d'être libre des activités du travail sans être pour autant pénalisé. En effet, les chrétiens, en relation avec la signification du sabbat dans la tradition juive, ont toujours vu également dans le Jour du Seigneur le jour du repos du labeur quotidien.

     Cela a un sens précis, constituant une relativisation du travail, qui est ordonné à l'homme : le travail est pour l'homme et non l'homme pour le travail. Il est facile de comprendre la protection qui en découle pour l'homme lui-même, qui est ainsi émancipé d'une forme possible d'esclavage. Comme j'ai eu l'occasion de l'affirmer, « le travail est de première importance pour la réalisation de l'homme et pour le développement de la société, et c'est pourquoi il convient qu'il soit toujours organisé et accompli dans le plein respect de la dignité humaine et au service du bien commun. En même temps, il est indispensable que l'homme ne se laisse pas asservir par le travail, qu'il n'en fasse pas une idole, prétendant trouver en lui le sens ultime et définitif de la vie ». C'est dans le jour consacré à Dieu que l'homme comprend le sens de son existence ainsi que de son travail.



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Marie du 65 le Mar 19 Jan 2016 - 12:16

Bonjour Lumen,
Non, je vous assure, j'avais posté La Sainte Messe car je ne savais pas si il y aurait une rubrique, vous prenez le relais c'est magnifique!!
Merci pour ce que vous apportez et en Union de Prière avec vous!!
Bien Amicalement!
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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Mer 20 Jan 2016 - 12:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 20 janvier 2016 :Le mercredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Saint Fabien, Pape (20e) de 236 à 250 et Martyr

Saint Sébastien, Martyr († 288)

Sainte Marie Christine de l'Immaculée Conception Brando, Vierge et Fondatrice de
la Congrégation : « Sœurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement » (1856-1906)


Bienheureux Basile-Antoine Marie Moreau, Prêtre et Fondateur des « Congrégation
de Sainte-Croix » et des « Marianites de Sainte-Croix » (1799-1873)


Les saints du jour (Mercredi 20 Janvier)


Lectures du jour :
 Voir /  Textes du jour 


Homélie : 

« Un jour, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était paralysée. » Nos yeux sont de suite focalisés sur la personne de Jésus et sur celle ce cet homme à la main paralysée. L’absence de repères, tant au niveau temporel que géographique, joue en faveur de l’accroissement de notre attention portée sur ces deux personnages. Nous attendons presque avec anxiété ce qui va se passer. Quelles paroles vont être prononcées ? Quels gestes vont être accomplis ?

La mention de Marc : « On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l’accuser » ne fait que renforcer cet effet narratif. On imagine fort bien le regard des pharisiens sur Jésus et sur cet homme, pesants, prêts à saisir la moindre occasion de faire chuter le Seigneur. Le silence de cette scène devient lourd. L’atmosphère est tendue. Que va-t-il se passer ?
C’est alors que Jésus, qui a bien perçu le piège, vient par sa Parole trancher ce silence pour objectiver la situation et dévoiler les intentions cachées de ces hommes de la Loi. « Viens te mettre là devant », dit-il à l’homme et s’adressant aux pharisiens : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? »


Jésus ne veut pas ici rentrer dans un jeu de casuiste avec ses détracteurs. Il désire seulement les remettre dans la perspective de la véritable finalité de l’application de la Loi : « faire le bien ». Mais eux sont tellement occupés à se demander s’ils peuvent ou non poser telle action, si elle rentre dans les cases des possibles de la Loi, qu’ils en oublient cet homme devant eux privé de sa dignité car paralysé de cette main qui ne lui permet plus de travailler et de gagner sa vie., qu’ils en oublient le commandement premier de la charité.

Ils ne se rendent même plus compte de la contradiction qui les habite. Ils n’approuvent pas la guérison de cet homme un jour de sabbat et ils n’ont pourtant aucun scrupule, un jour de sabbat, à décider la mort d’une personne innocente, du Sauveur, Dieu lui-même.
Guérir et faire vivre est un délit qui mérite la mort, faire mourir est une œuvre bonne qui rend gloire à Dieu. Etrange logique, étrange morale : « morale » de la haine qui s’oppose à celle de l’amour. Ces pharisiens en étaient arrivés à faire de Dieu l’ennemi de l’homme : le comble de l’œuvre diabolique (Cf. Gn 3 et Jn 8, 44).

Mais ne nous faisons pas trop vite les accusateurs de ces hommes. Il est à noter que saint Marc ne les désignent à aucun moment de façon déterminée dans notre péricope. Certes, vu le contexte qui précède ce passage, nous pouvons supposer à juste titre qu’il s’agit des pharisiens mais il n’en demeure pas moins que Marc les désigne par le pronom indéterminé « on ». Serait-ce pour que nous nous sentions nous aussi interpelés, provoqués, par les paroles et la guérison opérée par Jésus ?


« Seigneur Jésus, fais-nous la grâce de venir débusquer en nous toutes les logiques de mort qui sont installées et que nous cachons si bien parfois derrière une vie religieuse qui n’est en fait que religiosité. Seigneur, tu nous veux libres, libres d’aimer, libres de vivre de la vraie vie. Viens opérer en nous ton œuvre de libération. Que nous puissions avec l’aide de ta grâce choisir la vie pour notre plus grande joie, la nôtre, la tienne et celle de nos frères en humanité ».


Frère Elie
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Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église 
Traité sur le psaume 91, 3,4-5,7 ; PL 9, 495-498 (trad. Orval)


« Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien...? de sauver une vie ? »

  Dieu est-t-il à l'œuvre, travaille-t-il, le jour du sabbat ? Certes oui, car autrement le ciel disparaîtrait, la lumière du soleil s'éteindrait, la terre perdrait consistance, tous les fruits manqueraient de sève et la vie des hommes périrait si, à cause du sabbat, la force constitutive de l'univers cessait d'agir. Mais en fait, il n'y a aucune trêve ; aussi bien pendant le sabbat que durant les six autres jours, les éléments de l'univers continuent à remplir leur fonction. À travers eux le Père œuvre donc en tous temps, mais il agit dans le Fils qui est né de lui et par qui tout cela est son œuvre... Par le Fils, l'action du Père se poursuit donc le jour du sabbat. Et par conséquent il n'y a pas de repos en Dieu, puisque aucun jour ne voit cesser l'œuvre de Dieu.

    Ainsi en est-il de l'action de Dieu. Mais en quoi consiste son repos ? L'œuvre de Dieu, c'est l'œuvre du Christ. Et le repos de Dieu, c'est Dieu, le Christ, car tout ce qui appartient à Dieu est véritablement dans le Christ à tel point que le Père peut s'en reposer sur lui.



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Dernière édition par Lumen le Mer 20 Jan 2016 - 13:08, édité 2 fois (Raison : Erreur à rectifier pour un Saint du jour !)

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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Marie du 65 le Mer 20 Jan 2016 - 12:34

Bonjour mon Amie Lumen (permettez moi de vous dire mon Amie)
Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! a écrit:

Que cela fait du bien de lire et surtout de méditer ces Bonnes Paroles, puissions nous Aimez cette Parole de Vie!!
Bien Amicalement
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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Jeu 21 Jan 2016 - 11:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !



Jeudi 21 janvier 2016 :Le jeudi de la 2e semaine du temps ordinaire

Sainte Agnès de Rome, Martyre (290 -✝ v. 303)

Saint Maxime le Confesseur, Moine, Père de l'Église d’Orient, Confesseur de la Foi (580-662)

Bienheureux Jean-Baptiste Curpin du Cormier et ses treize compagnons, Prêtres et martyrs à Laval († 21 janvier 1794)

Les saints du jour (Jeudi 21 janvier)


Lectures du jour :
 Voir /  Textes du jour 


Homélie : 

nouveau Jésus recherche un endroit désert pour se retirer. Le voici qui part sur les bords du lac. Mais la solitude est un luxe que son succès grandissant ne lui autorise plus. Des foules se pressent et le suivent. La Bonne Nouvelle que Jésus proclame révèle peu à peu son caractère universel : on vient à lui de toutes les régions voisines, « de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon ».

Cependant ces manifestations de sympathie méritent d’être orientées. Si l’on se presse pour le rencontrer, ce n’est pas pour « écouter » Jésus mais parce qu’on « avait appris tout ce qu’il faisait », c'est-à-dire les guérisons et les miracles. L’engouement est indéniable, mais il est encore très intéressé. On se presse vers Jésus dans la mesure où il est utile. La relation que la foule tente d’établir avec lui est possessive, fusionnelle. Elle se précipite sur lui pour le toucher, pour se l’accaparer, pour le posséder. Une façon de s’approprier le pouvoir impressionnant qu’il détient.

Mais les signes que Jésus accomplit ne sont là que pour attester sa Parole. Ce qu’il a de plus grand et de meilleur n’est pas la capacité d’ôter les maux et de guérir les maladies. Le Seigneur nous invite à entrer dans une relation unique et ineffable, une relation nouvelle qui scelle notre réconciliation avec Dieu. Cette relation naît dans le berceau de la Parole donnée et reçue, dans un dialogue suscité par l’appel de Dieu. Il faut donc le percevoir dans son altérité, il faut préserver une distance entre le Seigneur et nous pour goûter pleinement la proximité à laquelle il nous invite.

Jésus prend donc ses distances. Pas pour éviter les foules, il se livrera pour elles. Mais pour permettre l’avènement de la Parole. L’enseignement de Jésus est ce dont les foules ont le plus besoin. Il le donnera depuis la barque. L’Église est le lieu d’où Jésus fait entendre la Bonne Nouvelle.

Mais avant qu’il ne prenne la parole, d’autres interfèrent : « Tu es le Fils de Dieu ». Les esprits mauvais se prosternent devant le maître de toutes choses. Ils révèlent brutalement une science qui peut égarer ses auditeurs. Jésus les réduit au silence. Il convient de préserver le temps de la liberté des hommes et de la pédagogie de Dieu.

Aujourd’hui, nous n’entendrons donc pas l’enseignement de Jésus. Il nous faudra nous contenter d’être les spectateurs impuissants de la voracité des foules et de la science des esprits mauvais. Il y a là un enseignement pour nous ; les foules ont faim de Dieu au point qu’elles semblent en perdre la raison, les démons ont peur de la Parole de Dieu au point qu’ils tentent de l’étouffer avec une imitation de révélation. Voilà qui nous renvoie à notre propre appétit de Dieu. Nous savons comment Jésus-Christ s’est offert, comment chaque jour il s’offre à nous. Un tel évangile est sans doute le lieu de visiter notre empressement pour le Christ, notre appétit pour sa grâce, notre étonnement pour la puissance de sa Parole.


Seigneur Jésus, ne permet pas que l’habitude et les difficultés de la vie aient peu à peu raison de notre passion pour toi. Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, garde-nous près de toi dans la barque de ton Église, entraîne-nous au-delà des océans de nos certitudes sur les rivages où le Père nous attend.


Frère Dominique
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Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), Evêque, Théologien et Martyr 
Démonstration de la prédication apostolique, 92 - 95 (trad. Bouchut. Lectionnaire, p. 297 rev. ; cf SC 62, p. 159)


« Beaucoup de gens...avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui »

  Chez le prophète Isaïe, le Verbe lui-même, la Parole de Dieu, dit qu'il devait se manifester parmi nous –- le Fils de Dieu, en effet, s'est fait fils d'homme –- et se laisser trouver par nous qui auparavant ne le connaissions pas : «   Je me suis manifesté à ceux qui ne me cherchaient  pas, j'ai été trouvé par ceux qui ne me questionnaient pas, j'ai dit : Me voici, à un peuple qui n'avait pas invoqué mon nom » (Is 65,1)... C'est aussi le sens de ce qu'a dit Jean Baptiste : « Dieu peut, de ces pierres, faire surgir des fils à Abraham » (Mt 3,9). En effet, après avoir été arrachés par la foi au culte des pierres, nos cœurs voient Dieu et deviennent fils d'Abraham qui a été justifié par la foi...

     Le Verbe de Dieu s'est incarné et a planté sa tente parmi nous comme dit Jean, son disciple (Jn 1,14). Grâce à lui, par la vocation nouvelle, le cœur des païens est changé. L'Église porte désormais beaucoup de fruits, en ceux qui sont sauvés ; et ce n'est plus un intercesseur comme Moïse, ni un messager comme Élie, mais le Seigneur lui-même qui nous sauve en donnant à l'Église plus d'enfants qu'à la synagogue des anciens, comme Isaïe l'avait prédit en disant : « Réjouis-toi, stérile qui n'as pas enfanté » (Is 54,1 ; Ga 4,27)... Dieu trouve son bonheur à donner son héritage aux nations insensées, à ceux qui n'appartenaient pas à la cité de Dieu et ne savaient pas qui était Dieu. Maintenant donc que, grâce à cet appel, la vie nous a été donnée et qu'en nous Dieu a mené à sa plénitude la foi d'Abraham, nous ne devons plus retourner en arrière, je veux dire à la première législation, car nous avons reçu le Maître de la Loi, le Fils de Dieu, et, par la foi en lui, nous apprenons à aimer Dieu de tout notre cœur et le prochain comme nous-mêmes.



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Ven 22 Jan 2016 - 18:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 22 janvier 2016 : Le vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Saint Vincent, Diacre de Saragosse, martyr à Valence (✝ 304)

Saint Vincent Pallotti, Prêtre et Fondateur de la Société de l'Apostolat Catholique (1795-1850)

Les saints du jour (Vendredi 22 janvier)


Lectures du jour :
 Voir / Textes du jour


Homélie :

« Il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui ». Le Seigneur agit souverainement. Il choisit ceux qu’il veut avec lui, au-delà de toute pression sociale, de loi des quotas ou d’exigence de parité. Il appelle certains à être ses proches et leur première mission, avant l’évangélisation, est de faire communauté avec leur maître.

Cette proximité ne correspond pas en premier lieu avec le désir qu’ils avaient de s’approcher de Jésus. Depuis que nous avons commencé notre lecture de l’évangile de saint Marc, nous avons rencontré des figures qui se sont approchées de lui, lors d’épisodes parfois mouvementés. Ceux dont il est question aujourd’hui n’ont aucune initiative explicite. Ils répondent à un appel, ils reçoivent un nom nouveau et ils sont institués par Jésus lui-même comme ses compagnons.

Un détail est frappant dans la dynamique du récit. Saint Marc, qui raconte l’histoire, emploie le passé pour introduire Judas Iscariote : « celui-là même qui le livra ». Saint Marc semble sortir de la dynamique de son récit et nous rappelle que les événements ont déjà eu lieu et que nous en connaissons l’issue. Voilà qui coupe tout suspens sur l’issue de la relation ! Mais y a-t-il vraiment du suspens ? Les premiers destinataires de l’évangile connaissaient « l’histoire », et nous-mêmes nous ne l’entendons pas pour la première fois. Pour eux, le suspens narratif était peut-être dans le « comment », pour nous il n’existe plus du tout. Or cet évangile a été écrit pour nous, pour que nous le lisions et le relisions ; saint Marc a composé son texte en ayant pleinement conscience de s’adresser à nous.

Cette incise ne sort donc pas de la dynamique du récit. Elle n’est pas une interpellation à un lecteur futur. Le narrateur montre simplement qu’il en sait plus que les disciples qui sont appelés. Il montre qu’il en sait autant que le Seigneur qui appelle les apôtres à faire communauté avec lui. L’enseignement est profond et nourrit notre espérance : Jésus appelle des hommes faillibles, il choisit pour son entourage proche des pécheurs, des hommes capables de le livrer.

La chute n’est donc pas inéluctable. La trahison n’est donc jamais une fatalité. Si Jésus nous appelle (et nous sommes tous appelés, chacun à notre place), il nous donne les moyens de cet appel. Le secret de la réussite de notre compagnonnage avec Jésus est donc de garder les yeux fixés sur lui plutôt que sur nos limites ou celles de nos frères. C’est de lui que nous recevrons la charité pour vivre ensemble et la force de lui être fidèle, car il le seul fidèle et aimant.

Rendons grâce à notre Seigneur pour son regard d’espérance sur chacun de nous, son appel à la vie qui nous tire de nos morts, pour le don prévenant de sa grâce, pour le don de son Esprit qui nous garde en communion avec lui.



Frère Dominique
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La Lettre à Diognète (v. 200) 
§ 11 (trad. cf SC 33 bis, p. 79)


« Pour les envoyer prêcher »

  Je ne dis rien d'étrange, je ne recherche pas le paradoxe, mais, docile à l'enseignement des apôtres, je veux à mon tour enseigner les nations. Je veux transmettre exactement la tradition à ceux qui veulent, eux aussi, devenir les disciples de la Vérité. Qui...ne s'empresserait pas d'apprendre pleinement tout ce que le Verbe de Dieu a clairement enseigné a ses disciples ? Car en se manifestant, ce Verbe qui n'a pas été compris par ceux qui ne croyaient pas en lui, a manifesté la vérité à ses disciples ; s'exprimant ouvertement, il a tout dit à ses disciples. Il les a reconnus comme ses fidèles, et ils ont reçu de lui la connaissance des mystères du Père. 

      C'est pour cela que le Verbe a été envoyé dans le monde. Et pour qu'il soit manifesté au monde entier..., il a été proclamé par les apôtres pour que les nations croient en lui. Lui qui était dès le commencement (1Jn 1,1), il s'est manifesté dans la nouveauté, et ses disciples ont reconnu en lui l'ancienneté. Il renaît toujours jeune dans le cœur des saints... Par lui l'Église est comblée de richesses ; la grâce s'épanouit, se multiplie dans les saints ; elle confère l'intelligence de la foi, dévoile les mystères du Père ; elle donne à comprendre les temps... Elle est offerte à ceux qui la recherchent en respectant les règles de la foi et en gardant fidèlement la tradition des Pères. 

    Voici que la crainte de la Loi est chantée ; voici que la grâce des prophètes est reconnue, la foi des Évangiles affermie, la tradition des apôtres conservée ; la grâce de l'Église bondit d'allégresse. Cette grâce, ne la contristez pas ; alors vous connaîtrez les secrets que le Verbe de Dieu révèle par qui il veut, quand il lui plaît. Approchez-vous, écoutez, et vous saurez tout ce que Dieu confie à ceux qui l'aiment vraiment.



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Marie du 65 le Ven 22 Jan 2016 - 18:53

Merci Mon Amie Lumen pour cette Parole de Vie
C’est de lui que nous recevrons la charité pour vivre ensemble et la force de lui être fidèle, car il le seul fidèle et aimant. a écrit:
Soyons charitables les uns envers les autres c'est ce que Dieu nous demande suivons Le sur ce chemin!!
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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Sam 23 Jan 2016 - 12:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 23 janvier 2016 : Le samedi de la 2e semaine du temps ordinaire

Saint Jean l'Aumônier Patriarche d'Alexandrie (+ 619)

Sainte Marianne Cope, Américaine, membre des Sœurs de Saint François de Syracuse, évangélisatrice des lépreux à Molokai (1838-1918)

Bienheureuse Marie-Antonie (Teresa Grillo), Veuve, Fondatrice : "Congrégation des Petites Sœurs de la Divine Providence"(1855-1944)

Les saints du jour (Samedi 23 janvier)


Lectures du jour :
 Voir / Textes du jour


Homélie :

Après l’appel des apôtres sur la montagne, Jésus redescend avec eux dans la plaine où la mission l’attend. Il revient à Capharnaüm dans la maison de Pierre et d’André. La foule ne tarde pas à le rejoindre. Est-ce toujours pour voir un faiseur de miracles ? L’évangéliste n’en mentionne aucun. Il semble bien que ce soit plutôt pour écouter son enseignement. Elle se rassemble autour de lui et le presse tellement par le nombre qu’il en devient même impossible de manger un morceau de pain. Cela d’ailleurs ne paraît inquiéter personne. Jésus ne serait-il pas en train de révéler que son enseignement est la seule véritable nourriture ? La foule ne serait-elle pas en train de découvrir qu'elle « ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » ?

Entrent alors en scène les proches de Jésus, les membres de sa famille, ceux qui, à l’inverse de cette foule anonyme, parce qu’ils ont partagé son intimité, sont sensés mieux le connaître. Ils apprennent ce qui se passe. Ils ne font donc pas partie de la foule et ne sont donc pas si proches de Jésus. Le connaissent-ils aussi bien qu’ils le pensent ?

« L’apprenant » donc, ils partent pour « se saisir de lui » affirmant « il a perdu la tête », littéralement « il a perdu le sens ». Ce Jésus qu’ils ont vu grandir, qu’ils ont connu travaillant humblement dans l’atelier de son père, ne voilà-t-il pas qu’il se met maintenant à enseigner et guérir les foules ! Et sa renommée s’étend à un tel point qu’on vient à lui en masse l’empêchant même de prendre sa nourriture, menaçant directement sa vie ! Il faut le libérer de cette foule et le ramener au bon sens !

Mais n’est-il pas curieux d’employer l’expression « se saisir » pour parler de la libération de quelqu’un ? On a plutôt l’impression qu’il s’agit d’un rapt. La famille de Jésus, croyant le ramener au bon sens, ne va-t-elle pas au contraire l’arrêter dans sa mission ? Sa volonté de le libérer n’est-elle pas au contraire le signe de sa volonté de le garder emprisonné dans les limites de la compréhension qu'elle a de sa personne ?

Peut-être que nous aussi, fréquentant Jésus depuis tant d’années, nous pensons bien le connaître ? Ce récit nous dit que l’on n'a jamais fait le tour d’une personne, a fortiori quand il s’agit de la personne du Christ. Marc l’a déjà souligné : on ne peut se saisir de Jésus. Il nous échappe toujours pour nous faire entrer davantage dans le mystère de sa personne.


« Seigneur, peut-être qu’un jour ton action nous surprendra. Ce jour-là, fais-nous la grâce de ne pas essayer de te ramener à ce que nous aurions pu comprendre de toi jusque là. Nous nous priverions du bénéfice de la libération de nos habitudes qui ne sont la plupart du temps que de fausses sécurités. Oui, Seigneur, nous voulons accepter de nous laisser déstabiliser un instant par toi pour réorienter notre marche dans le bon sens. »

Frère Elie
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Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), Théologien dominicain, Docteur de l'Église Saint Thomas d'Aquin,  
Opuscule pour la fête du Corps du Christ (trad. bréviaire)


Jésus se donne entièrement : il se donne lui-même à manger

  Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s'est fait homme. En outre, ce qu'il a pris de nous, il nous l'a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l'autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui, et il a répandu son sang pour qu'il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d'un esclavage lamentable, nous serions purifiés de tous nos péchés.

     Et pour que nous gardions toujours la mémoire d'un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les dehors du pain et du vin... Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l'on ne nous propose plus, comme dans l'ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ?... Personne n'est capable d'exprimer les délices de ce sacrement, puisqu'on y goûte la douceur spirituelle à sa source ; et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable que le Christ a montré dans sa Passion.

     Il voulait que l'immensité de cet amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C'est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu'il allait passer de ce monde à son Père, il a institué ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa Passion, l'accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il a laissé ce sacrement comme réconfort incomparable.



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Nicolas le Sam 23 Jan 2016 - 19:47

Bonsoir Lumen,



votre initiative de poster les textes du jour est tout à fait le bienvenue, à partir de ce jour, vous pourrez les poster non plus en attente que je reprenne de nouveau ce rythme, mais à titre permanent, je ne les posterai plus, avec les autres sujets que je postais régulièrement.

Tout est dit, bonne continuation,



amitiés,
Nicolas
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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Marie du 65 le Sam 23 Jan 2016 - 19:58

@Lumen,
Je te remercie pour cette belle Parole de vie que nous aimons tous!
Je t'embrasse
@Nicolas
Merci pour nous avoir donné toutes ces belles paroles de l'Evangile
Bonne continuation à vous dans la Paix du Christ

Amicalement
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Marie du 65
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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Dim 24 Jan 2016 - 15:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas et Marie  sunny
Je comprends Nicolas que tu sois triste que Maud ne poste plus sa méditation (?) Cependant tu peux ouvrir un fil à toi comme sur les autres forums où nous postons aussi et je ferai référence à ton poste pour les textes du jour pareillement. Quant à tes autres postes c'est dommage car cela intéressait pas mal de personnes. Si Maud te manque en tant que binôme tu pourrais l'a retrouver sur le forum qu'Emmanuel a créé. Je t'embrasse petit frère.





Dimanche 24 janvier 2016 : Troisième dimanche du temps ordinaire

Saint Timothée, disciple de saint Paul, premier évêque d'Ephèse et martyr. 97.

Saint François de Sales, Évêque et Docteur de l'Église, Co-Fondateur de l’Ordre de la Visitation (1567-1622)

Bienheureuse Marie Poussepin, Vierge et Fondatrice des « Sœurs Dominicaines de la Présentation » (1653-1744)

Les saints du jour (Dimanche 24 janvier)


Lectures du jour :
 Voir / Textes du jour


Homélie :

Les commencements sont toujours des temps remarquables par leur richesse. Nous aimons à les évoquer parce nous pouvons reconnaître en eux l’essentiel de ce qui sera vécu ensuite. Il nous faut donc être particulièrement attentif aux textes d’aujourd’hui : ils marquent tous le commencement ou le renouveau d’une relation avec le Seigneur.

La première lecture a une grande force évocatrice. Elle se situe à l’époque du retour de l’exil. Alors que le peuple a perdu tout ce qui faisait sa fierté et son identité, son roi, sa terre, son temple, le voici de retour dans Jérusalem détruite. Sous la direction de Néhémie, Israël entreprend la restauration de la cité sainte, et sous la conduite d’Esdras, le peuple élu redécouvre l’enracinement de sa foi. La Loi raconte le don de Dieu et tous doivent l’entendre. Ainsi, quand nous voyons la foule rassemblée, les hommes, les femmes, les enfants, nous découvrons que l’unité du peuple de Dieu se fait, dans un premier temps, autour de la célébration de la parole. En entendant la parole, en écoutant les explications que les lévites étaient chargés de donner, tous comprennent la grandeur du don de Dieu aux hommes. Ils découvrent leur identité, qui ils sont vraiment, pour eux-mêmes et pour le monde entier. Ils redécouvrent la bonté du Seigneur qui organise le monde pour le bonheur de ses enfants.

La première lecture est ainsi une invitation renouvelée à donner toute sa place à la l’Ecriture dans notre vie spirituelle : la lire dans un dialogue personnel avec le Seigneur – bien entendu puisqu’elle est sa Parole dans laquelle il continue à nous parler –, la lire accompagnés par des maîtres qui ont l’expérience de la foi et qui sont entrés dans l’Ecriture Sainte – à l’exemple des longues explications données au peuple rassemblé –, la lire enfin au sein de la grande communauté de l’Eglise – car ces événements deviennent à nouveau présents dans la liturgie de l’Eglise, dans laquelle le Seigneur parle aussi avec nous. Finalement, si le sujet principal de l’Ecriture est le Seigneur lui-même, la communion de l’Eglise est son sujet vivant.

Voilà qui suscite notre louange. Les préceptes du Seigneur sont bons ! Ils sont justes, ils sont équitables ! C’est pourquoi, uni dans l’assemblée de tous les croyants, nous avons chanté : « la loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ». Nous avons souvent tendance à évaluer le monde selon nos propres critères, nous sommes prompts à montrer que nous savons mieux que le Bon Dieu ce que devrait être le cours des événements et la façon dont il devrait intervenir pour un monde meilleur… La prière du psaume nous redonne le sens des priorités. Réformer le monde, c’est d’abord nous réformer nous-mêmes en vivant de la vie de l’Eglise. Et pour cela, nous avons à prendre le temps de la contemplation et de la louange. Nous avons à redécouvrir sans cesse la grandeur du projet de Dieu, car seule la réalisation de son dessein sur le monde peut combler les cœurs.

Ce dessein divin est effectivement plus grand que tout ce que nous pourrions imaginer par nous-mêmes. Le Seigneur veut faire de nous les membres de son corps. Comme jadis les lévites prenaient le temps, depuis l’aurore jusqu’au milieu du jour, pour expliquer la Parole de Dieu, nous avons pris le temps de bien entendre saint Paul nous expliquer comment comprendre l’unité de l’Église. Elle n’est pas seulement une organisation bien huilée, elle n’est pas une corporation qui a su traverser les siècles en apprenant à équilibrer ses différentes fonctions. D’abord et avant tout, l’Église n’existe que par le Christ, qui est son Seigneur et son Dieu. Et il a voulu qu’elle soit son corps. C’est parce qu’elle est le corps du Christ que l’Église est harmonieusement équilibrée dans ses ministères et ses charismes. Car elle ne tire pas son unité d’un organigramme, mais de l’action de l’Esprit Saint.

C’est ainsi que saint Paul nous rappelle que « tous, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps ». Cela ne veut pas dire que nous recevons le baptême dans le but de constituer un corps qui sera uni. Cela veut dire que par le baptême nous sommes rendus membres d’un seul corps. L’unité de ce corps est première, et de là vient l’harmonie de ses parties et de ses fonctions. Aussi nous faut-il rester vigilants à ne jamais entrer dans l’attitude stérile du pied et de l’oreille, pour reprendre les exemples de saint Paul. Il ne nous appartient pas de chercher à comparer les membres, et encore moins d’entretenir entre eux quelque rivalité. « Les décisions du Seigneurs sont justes, et vraiment équitables », avons-nous chanté. Il nous revient d’écouter, de chercher à comprendre, de nous renseigner auprès de ceux qui ont autorité, c’est-à-dire auprès de ceux qui ont reçu de Dieu le charisme de nous expliquer. Alors nous saurons qui nous sommes, quel membre nous sommes, pour nous et pour l’Église. Une vie nouvelle s’ouvrira à nous.

L’évangile insiste en nous donnant à entendre deux récits de commencements. L’extrait que nous avons proclamé est en effet la compilation des premiers versets de l’évangile de saint Luc et de l’annonce, dans la synagogue de Nazareth, du début de la mission de Jésus.

Nous le savons, saint Luc est communément présenté comme l’évangéliste le plus sensible à rapporter les événements tels qu’ils se sont vraiment passés. Il est alors important de remarquer qu’il explique avoir interrogé les « serviteurs de la Parole », c’est-à-dire ceux qui ont reçu le charisme de proclamer et d’expliquer la Bonne Nouvelle. De plus, il n’écrit pas son évangile dans le but premier de vérifier l’histoire, mais « pour que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus », écrit-il à Théophile. La démarche juste est donc de découvrir le dessein de Dieu pour s’y conformer.

Nous disposons aussi d’un élément nouveau. Quand Jésus se lève dans la synagogue pour faire la lecture du livre d’Isaïe, pour proclamer la venue du messie qui délivre définitivement le peuple et inaugure le royaume de Dieu sur terre, Jésus annonce non seulement que l’attente du peuple est exaucée, mais surtout qu’il l’accomplit lui-même. Dans sa parole, Dieu agit réellement parmi les hommes. Si Jésus insiste sur l’ « aujourd’hui » de la promesse, c’est pour manifester que l’ère de grâce est inaugurée dans sa personne. La parole de grâce se confond avec sa présence, ce n’est plus au Livre de manifester la présence et l’action de Dieu : Jésus est la grâce qu’il apporte.

Ainsi l’unité que nous désirons pour l’Église, l’unité pour laquelle Jésus prie le Père des Cieux, est une unité que Dieu a déjà donnée et que Jésus lui-même va réaliser. Les divisions qui subsistent entre les chrétiens sont donc le signe que nous n’avons pas accueilli le projet du Seigneur sur ses disciples, et que nous n’avons pas laissé le Seigneur la manifester. Notre attitude, qui compare et rivalise, a défiguré le visage de l’Église de Dieu. L’exigence à laquelle nous conduit cette semaine de prière, est l’exigence d’aller jusqu’au bout de l’expérience de la vérité. Prier le Père avec Jésus en disant « qu’ils soient un », c’est accepter de faire preuve d’une docilité à l’Esprit Saint qui permette à Jésus de se lever au milieu de notre assemblée et de proclamer : « Cette parole que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

Nous allons maintenant rompre le pain de vie. Cette fraction nous rappellera bien entendu la souffrance intense de notre Seigneur que ce don de lui-même pour notre unité soit sujet de division. Mais qu’elle soit aussi le signe de l’urgence pour nous tous de se laisser embraser par l’Esprit de Vérité, afin que, dans nos vies, soit accueillie comme elle le mérite la seule grâce qui peut combler notre attente : Jésus-Christ en personne.


Frère Dominique
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Origène (v. 185-253), prêtre et théologien 
Homélies sur l'évangile de Luc, n°32, 2 ; SC 87 (trad. SC p. 387)


« Cette parole de l'Écriture..., c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit »

  Quand vous lisez : « Il enseignait dans leurs synagogues et tous célébraient ses louanges », prenez garde de n'estimer heureux que les auditeurs du Christ et de vous juger, vous, privés de son enseignement. Si l'Écriture est la vérité, Dieu n'a pas seulement parlé jadis dans les assemblées juives mais il parle aujourd'hui encore dans notre assemblée. Et non seulement ici, dans la nôtre, mais dans d'autres réunions et dans le monde entier Jésus enseigne et cherche des porte-parole pour transmettre son enseignement. Priez pour qu'il me trouve à la fois disposé et apte à le chanter.

     De même que le Dieu tout-puissant, cherchant des prophètes au temps où la prophétie faisait défaut aux hommes, trouve par exemple Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, ainsi Jésus cherche des porte-parole pour transmettre sa parole, pour « enseigner les peuples dans leurs synagogues et être glorifié par tous ». Aujourd'hui Jésus est davantage « glorifié par tous » qu'au temps où il n'était connu que dans une seule province.



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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Marie du 65 le Dim 24 Jan 2016 - 19:11

Merci Mon Amie Lumen pour cette belle Parole de Vie!!
Bien Amicalement Coucou

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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Lun 25 Jan 2016 - 11:30

Bonsoir Maud Livre
Bonsoir  Lumen, Livre
Bonsoir  tous artisans de paix Livre
Bonsoir François_1 Livre
Bonsoir caillon Livre
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Bonsoir à toutes et à tous Livre







Lundi 25 Janvier 2016

La conversion de Saint Paul, Apôtre
Sur la route de Damas, le CHRIST ressuscité se révèle à Saul, intransigeant défenseur de la tradition hébraïque, et le change en l’Apôtre Paul, qui portera le message chrétien hors des milieux juifs.


3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Blanc )
Année C





(Première lecture)
Livre des Actes des Apôtres                      22 : 3 à 16  


« Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant le NOM de JÉSUS »

En ces jours-là,
Paul dit au peuple :
   « Je suis Juif,
né à Tarse en Cilicie,
mais élevé ici dans cette ville,
où, à l’école de Gamaliel,
j’ai reçu une éducation strictement conforme à la Loi de nos pères ;
j’avais pour DIEU une ardeur jalouse,
comme vous tous aujourd’hui.
   J’ai persécuté à mort ceux qui suivent le CHEMIN du SEIGNEUR JÉSUS ;
j’arrêtais hommes et femmes, et les jetais en prison ;
   le grand prêtre et tout le collège des anciens
peuvent en témoigner.
Ces derniers m’avaient donné des lettres pour nos frères de Damas
où je me rendais :
je devais ramener à Jérusalem,
ceux de là-bas, enchaînés, pour qu’ils subissent leur châtiment.

   Donc, comme j’étais en route et que j’approchais de Damas,
soudain vers midi, une GRANDE LUMIÈRE venant du CIEL
m’enveloppa de SA CLARTÉ.
   Je tombai sur le sol,
et j’entendis une VOIX me dire :
‘ Saul, Saul,
pourquoi Me persécuter ?’
   Et moi je répondis :
‘Qui es-tu, SEIGNEUR ?
– JE SUIS JÉSUS le Nazaréen, CELUI que tu persécutes.’
   Ceux qui étaient avec moi virent la LUMIÈRE,
mais n’entendirent pas la VOIX de CELUI qui me parlait.
   Alors je dis :
‘Que dois-je faire, SEIGNEUR ?’
Le SEIGNEUR me répondit :
‘Relève-toi, va jusqu’à Damas,
et là on te dira tout ce qu’il t’est prescrit de faire.’

   Comme je n’y voyais plus rien,
à cause de l’éclat de cette LUMIÈRE,
je me rendis à Damas,
conduit par la main de mes compagnons.
   Or, Ananie, un homme religieux selon la Loi,
à qui tous les Juifs résidant là rendaient un bon témoignage,
   vint se placer près de moi
et me dit :
‘Saul, mon frère,
retrouve la vue.’
Et moi, au même instant, je retrouvai la vue,
et je le vis.
   Il me dit encore :
‘Le DIEU de nos pères t’a destiné à connaître SA VOLONTÉ,
à voir CELUI qui est le JUSTE
et à entendre la VOIX qui sort de SA BOUCHE.
   Car tu seras pour LUI, devant tous les hommes,
le témoin de ce que tu as vu et entendu.
   Et maintenant, pourquoi tarder ?
Lève-toi et reçois le baptême,
sois lavé de tes péchés en invoquant SON NOM.’

– PAROLE du SEIGNEUR.  


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







 Louange Universelle




Psaume  116 (117)  : 1, 2


R/ Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile.


Louez le SEIGNEUR, tous les peuples ;
fêtez-LE, tous les pays !
R/

SON AMOUR envers nous s'est montré le plus fort ;
ÉTERNELLE est la FIDÉLITÉ du SEIGNEUR !
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc     16 : 15 à 18

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. C’est Moi qui vous ai choisis du milieu du monde,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le SEIGNEUR. Alléluia.
(cf. Jn 15, 16)
 


« Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile »

En ce temps-là,
JÉSUS ressuscité dit aux onze Apôtres :
   « Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile à toute la création.
   Celui qui croira et sera baptisé
sera sauvé ;
celui qui refusera de croire
sera condamné.
   Voici les signes qui accompagneront
ceux qui deviendront croyants :
en Mon NOM, ils expulseront les démons ;
ils parleront en langues nouvelles ;
   ils prendront des serpents dans leurs mains
et, s’ils boivent un poison mortel,
il ne leur fera pas de mal ;
ils imposeront les mains aux malades,
et les malades s’en trouveront bien. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Évangile + commentaire (audio)


http://www.radiofidelite.fr/comment/evangcom.php?jour=25

Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/  








Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=25/01/2016


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






Amicalement, fraternellement
Nicolas



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Lun 25 Jan 2016 - 12:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas et Marie, Merci ! sunny



Lundi 25 janvier 2016 : Fête de la conversion de saint Paul, apôtre


Saint Ananie, Compagnon de Saint Paul (✝ 60).C’est lui qui ouvrit les yeux et Baptisa Saint Paul à Damas après sa conversion.

Bienheureux Henri Suso, Dominicain de Constance (✝ 1366).

Bienheureuse Marie-Antonie (Teresa Grillo), veuve, Fondatrice de la "Congrégation des Petites Sœurs de la Divine Providence" (1855-1944)

Les saints du jour (Lundi 25 janvier)


Homélie :

En cette fête de la conversion de saint Paul, nous marquons une pause dans la lecture continue de saint Marc et sautons d’un bond aux derniers versets de son évangile. Les exégètes sont unanimes : la section finale du second Évangile - dont notre péricope fait partie - est un ajout postérieur ; elle ne figure d’ailleurs pas dans les manuscrits les plus anciens. L’Église l’a cependant toujours accueillie comme inspirée et somme toute, c’est ce qui compte pour nous.

Au début de leur cheminement à la suite du Maître, celui-ci avait appelé ceux qu’il avait choisis, « pour qu’ils soient avec lui » (Mc 3, 14). Comme l’expiration fait suite à l’inspiration, Notre Seigneur les envoie aujourd’hui, leur enjoignant d’« aller dans le monde entier », de ne pas craindre de se laisser disperser aux quatre coins de l’horizon. Car celui-là même qui un jour les a appelés à partager son intimité, s’engage avec eux dans cette « proclamation de la Bonne Nouvelle à toute la création » - ce dernier terme soulignant la dimension cosmique de l’œuvre d’évangélisation : saint François ne prêchait-il pas aux oiseaux et saint Antoine aux poissons ?
Les conditions du salut, ou encore de la pleine participation aux biens du Royaume sont au nombre de deux : la foi et le baptême, c’est-à-dire l’adhésion au Christ par un engagement résolu, scellé dans l’union sacramentelle à sa Personne.

On pourrait s’étonner du caractère solennel de cet envoi, qui ne s’adresse qu’à une poignée d’hommes - quelques pécheurs du lac de Galilée ! Mais Jésus n’a jamais promis à ses disciples qu’ils seraient nombreux : ce n’est pas en vertu de leur puissance numérique ou de leurs capacités naturelles extraordinaires qu’ils sont envoyés proclamer l’Évangile au monde entier et même à la création toute entière, mais uniquement en raison de leur union sacramentelle au Christ vainqueur de la mort. L’Église constitue tout au long de l’histoire et au cœur de celle-ci, un tout petit peuple, appelé à signifier la promesse faite à l’humanité toute entière, à savoir la réconciliation avec Dieu et le partage de sa vie.

Les signes accompagnant la prédication témoignent probablement de l’expérience de l’Église apostolique : il est facile de vérifier que tous les miracles mentionnés ici se retrouvent dans les Actes des Apôtres. Les premières communautés chrétiennes ont fait l’expérience des charismes et ont vu la réalisation des promesses du Seigneur, que saint Marc mentionne dans le contexte de l’envoi en mission. L’Esprit accréditait la parole des premiers témoins, par des signes qui manifestaient clairement que Dieu était à l’œuvre à travers eux, conformément à la Parole de leur Maître : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais ; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père (Jn 14, 12) ». Le même Esprit qui reposait sur le Christ, sur la communauté apostolique et sur l’Église primitive, repose encore aujourd’hui sur ceux qui croient en Jésus, Fils de Dieu Sauveur, et acceptent de témoigner de son Évangile. Il demeure prêt à confirmer, par les dons charismatiques qui ont fleuri sur les pas de Jésus, que c’est bien lui le Maître de la mission.

Peut-être les signes ne sont-ils plus de nos jours tout à fait les mêmes que du temps de la première Église : l’Esprit s’adapte aux besoins et aux circonstances de chaque époque ; mais l’absence de signe devrait nous inquiéter, car la Parole ne ment pas : à ceux qui s’y livrent et la transmettent elle donne de faire l’expérience de la puissance divine, qui libère, guérit et vivifie. Ces pouvoirs hors du commun ne sont pas un but en soi : ils ne sont que des signes ; ils renvoient à la nouveauté inouïe instaurée par la Résurrection au cœur même de la création, qui « enfin libérée du péché et de la mort, peut glorifier son Dieu, par Jésus, le Christ, Notre-Seigneur » (Pr. Euch. n° IV). Par notre incorporation baptismale en Christ, nous participons non seulement à sa filiation divine, mais nous recevons comme des frères, tous les hommes qu’il a récapitulé en lui par son incarnation rédemptrice. Tels sont les deux aspects de la Bonne Nouvelle dont nous avons à proclamer ; tel est le « langage nouveau » que nous avons à répandre, la Réalité nouvelle dont nous avons à témoigner en prenant autorité sur tous les « esprits mauvais » qui divisent les hommes, sur le « poison mortel » de leurs vieux antagonismes, sur les « serpents » insidieux qui pervertissent leurs relations.

Faut-il préciser que les charismes ne sont pas forcément pour les autres ? L’exemple de Saint Paul nous rappelle que Dieu est maître de ses dons, qu’il distribue à qui il veut, même à celui qui le persécute (1ère lect.). D’ailleurs nous n’avons pas à nous soucier des signes : ils « accompagnent » la prédication de ceux qui sont « devenus croyants ». Le Seigneur nous demande seulement d’être « pour lui, devant les hommes, témoins de ce que nous avons vu et entendu. Pourquoi hésiter ? » (Ibid.). Dieu n’appelle pas ceux qui sont capables, dignes ou méritants, mais il rend capables, dignes, méritants ceux qu’il appelle. « Levons-nous » donc « en invoquant le nom de Jésus », et « proclamons la Bonne Nouvelle » à la part de la création que le Seigneur nous a confiée.


« Seigneur, “ton amour envers nous s’est montré le plus fort : éternelle est ta fidélité !” (Ps 116). Donne-nous l’audace de la proclamer à nos frères qui s’enferment dans un individualisme mortifère. Même s’ils ne semblent pas accueillir la Bonne Nouvelle de ta tendresse et de ta miséricorde, nous sommes sûrs que si nous jetons ta Parole dans leur cœur, ton Esprit lui fera porter en temps voulu son fruit de paix, de joie et d’espérance. »

Frère Dominique
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église 
Homélies sur l'évangile de Luc, n°32, 2 ; SC 87 (trad. SC p. 387)


« À moi, autrefois blasphémateur et persécuteur..., il m'a été fait miséricorde » (1Tm 1,13) : la conversion de saint Paul

  Il faut que nous gardions toujours à l'esprit combien tous les hommes sont entourés de tant de témoignages du même amour de Dieu. Si sa justice avait précédé la pénitence, l'univers aurait été anéanti. Si Dieu avait été prompt au châtiment, l'Eglise n'aurait pas connu l'apôtre Paul ; elle n'aurait pas reçu un tel homme dans son sein. C'est la miséricorde de Dieu qui transforme le persécuteur en apôtre ; c'est elle qui change le loup en berger, et qui a fait d'un publicain un évangéliste (Mt 9,9). C'est la miséricorde de Dieu qui, touchée de notre sort, nous a tous transformés ; c'est elle qui nous convertit.

     En voyant le goinfre d'hier se mettre aujourd'hui à jeûner, le blasphémateur de jadis parler de Dieu avec respect, l'homme ignoble d'autrefois n'ouvrir sa bouche que pour louer Dieu, on peut admirer cette miséricorde du Seigneur. Oui, frères, si Dieu est bon envers tous les hommes, il l'est particulièrement envers les pécheurs.

     Voulez-vous même entendre quelque chose d'étrange du point de vue de nos habitudes, mais quelque chose de vrai du point de vue de notre religion ? Écoutez : tandis que Dieu se montre exigeant pour les justes, il n'a pour les pécheurs que bonté et douceur. Quelle rigueur envers le juste ! Quelle indulgence envers le pécheur ! Telle est la nouveauté, le renversement, que nous offre la conduite de Dieu... Et voici pourquoi : effrayer le pécheur, surtout le pécheur obstiné, ce serait le priver de toute confiance, le plonger dans le désespoir ; flatter le juste, ce serait émousser la vigueur de sa vertu, le faire se relâcher de son zèle. Dieu est infiniment bon ! Sa crainte est la sauvegarde du juste, et sa bonté retourne le pécheur.



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Nicolas le Lun 25 Jan 2016 - 18:57

Bonsoir Lumen, Livre
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Bonsoir Manuela Livre


Bonsoir à toutes et à tous Livre




Mardi 26 Janvier 2016

Saint Timothée et Saint Tite, Évêques
Ier siècle. Deux des plus fidèles disciples de Saint Paul, qui leur adressa des épîtres pastorales figurant dans le Nouveau Testament.


3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Blanc )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Lettre de Saint Paul Apôtre à Timothée 1 : 1 à 8


« J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi »

Paul, Apôtre du CHRIST JÉSUS
par la VOLONTÉ de DIEU,
selon la PROMESSE de la VIE
que nous avons dans le CHRIST JÉSUS,
à Timothée,
mon enfant bien-aimé.
À toi, la GRÂCE, la MISÉRICORDE et la PAIX
DE LA PART DE DIEU LE PÈRE
ET DU CHRIST JÉSUS NOTRE SEIGNEUR.

Je suis plein de gratitude envers DIEU,
à qui je rends un culte avec une conscience pure,
à la suite de mes ancêtres,
je LUI rends grâce en me souvenant continuellement de toi
dans mes prières, nuit et jour.
Me rappelant tes larmes,
j’ai un très vif désir de te revoir
pour être rempli de joie.
J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi :
c’était celle qui habitait d’abord Loïs, ta grand-mère,
et celle d’Eunice, ta mère,
et j’ai la conviction que c’est aussi la tienne.
Voilà pourquoi, je te le rappelle,
ravive le DON GRATUIT DE DIEU,
ce DON qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.
Car ce n’est pas un esprit de peur que DIEU nous a donné,
mais UN ESPRIT DE FORCE, D’AMOUR ET DE PONDÉRATION.
N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre SEIGNEUR,
et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ;
mais, avec la FORCE DE DIEU, prends ta part des souffrances
liées à l’annonce de l’Évangile.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le SEIGNEUR fait SON ENTRÉE au Temple


Psaume appartenant au recueil de David.

Psaume 23 (24), entièrement




Psaume 23 (24) : 7, 8, 9, 10


R/ QUI EST CE ROI DE GLOIRE ?
C’EST LE SEIGNEUR.


Portes, levez vos frontons !
élevez-vous, portes éternelles :
qu’IL entre, le ROI DE GLOIRE !
R/

QUI EST CE ROI DE GLOIRE ?
C’est le SEIGNEUR, LE FORT, LE VAILLANT,
le SEIGNEUR, LE VAILLANT DES COMBATS.
R/

Portes, levez vos frontons !
levez-les, portes éternelles :
qu’IL entre, le ROI DE GLOIRE !
R/

QUI DONC EST CE ROI DE GLOIRE ?
C’est le SEIGNEUR, DIEU de l’Univers ;
c’est LUI, le ROI DE GLOIRE.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 3 : 31 à 35

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. TU ES BÉNI, PÈRE,
SEIGNEUR du Ciel et de la Terre,
TU as révélé aux tout-petits
les Mystères du Royaume ! Alléluia.
(cf. Mt 11, 25)



« Celui qui fait la VOLONTÉ DE DIEU, celui-là est pour Moi un frère, une sœur, une mère»

En ce temps-là,
comme JÉSUS était dans une maison,
arrivent sa mère et ses frères.
Restant au-dehors,
ils LE font appeler.
Une foule était assise autour de LUI ;
et on LUI dit :
« Voici que Ta Mère et tes frères sont là dehors :
ils TE cherchent. »
Mais IL leur répond :
« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard
ceux qui étaient assis en cercle autour de LUI,
IL dit :
« Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la VOLONTÉ DE DIEU,
celui-là est pour Moi un Frère, une Sœur, une Mère. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)

http://www.radiofidelite.fr/comment/evangcom.php?jour=26

Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/








Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=26/01/2016


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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Mar 26 Jan 2016 - 11:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !




Mardi 26 janvier 2016 : Mémoire des saints Timothée et Tite, évêques, compagnons de saint Paul

Saint Polycarpe, évêque de Smyrne, martyr. 166

Sainte Paule Veuve romaine, disciple de saint Jérôme (+ 404) 

Bienheureux Gabriele Maria Allegra, Missionnaire Franciscain o.f.m., traducteur de la 1ère Bible en chinois (1907-1976).

Les saints du jour (Mardi 26 janvier)



Homélie : 

L’Eglise nous invite à célébrer aujourd’hui la fête de Saint Timothée et Saint Tite qui avec Luc comptèrent parmi les plus fidèles disciples de saint Paul. L’occasion est belle pour méditer sur l’identité du disciple et les exigences qui lui sont liées. A ce titre, le récit de l’évangile est particulièrement évocateur puisqu’il nous relate précisément l’envoi en mission des soixante-douze disciples choisis par Jésus.

Qu’est-ce qu’être disciple ? Ecoutons Jésus lui-même nous l’enseigner. La première des choses qu’il dit à ceux qu’il vient d’appeler à sa suite c’est de prier le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. La première mission des disciples est donc de prier le Père d’envoyer d’autres disciples à leurs côtés. Quelle leçon d’humilité ! C’est comme si Jésus invitait ces hommes à reconnaître le besoin d’avoir des frères pour les aider dans leur ministère. Découvrir que l’on n’est pas essentiel, que l’on ne peut répondre à tout. Voilà peut-être bien ce qui doit, avant toute chose, habiter le cœur d’un disciple. Ce dernier pourra alors découvrir que ce qu’il réalise ou met en œuvre ne vient pas d’abord de lui mais est don de Dieu. A cette condition, et à cette seule condition, il pourra porter un fruit qui demeure.

Un autre point fondamental que Jésus révèle au disciple est qu’il est envoyé comme une brebis au milieu des loups. Evangéliser n’est pas une sinécure. A un autre endroit de l’évangile, Jésus dira que le disciple n’est pas au-dessus du maître. Il est appelé à la même destinée, à boire à la même coupe, à faire de toute sa vie une offrande vivante et aimante pour le salut du monde. Tite l’expérimenta à la suite de Paul, l’Apôtre des nations, à travers son action évangélisatrice dans le bassin méditerranéen. Timothée, quant à lui, le vivra jusqu’au don total du martyr en sa ville épiscopale d’Ephèse.

La croix est vraiment l’unique gloire du disciple car, acceptée avec amour « pour le règne de Dieu », elle se manifeste comme le signe de la victoire de Dieu sur le mal, la mort et le péché. Pour entrer dans ce mystère, le disciple n’aura de cesse de se dépouiller de lui-même pour laisser toujours davantage vivre en lui et à travers lui, Celui qu’il annonce. Il devra viser à l’exemple de saint Paul à ce que ce ne soit plus lui qui vive mais le Christ qui vive en lui. Voilà sans doute pourquoi Jésus invite ses disciples à la plus grande pauvreté.

Il est aussi frappant de remarquer que Jésus demande à ses disciples de ne pas s’attarder en salutations en chemin. En route, le disciple ne devra jamais se laisser distraire de sa mission par un enthousiasme facile face au succès. Le monde est en feu. Le monde a faim et soif d’espérance, d’amour et de paix.
La paix. C’est le premier fruit que le disciple est appelé à porter : « Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.'» Le disciple aura beau enseigner les choses les plus savantes sur Dieu, s’il ne porte pas la paix à ceux vers qui le Christ l’envoie, il passe à côté de l’essentiel de sa mission. Car la paix est le don premier que le Christ ressuscité fait aux hommes. C’est en elle que s’opère leur réconciliation avec leur Père du ciel. « La Paix soit avec vous » dit Jésus à ses disciples lorsqu’il leur apparaît « le soir du premier jour de la semaine » (Cf. Jn 20, 19). La paix est un don offert aux hommes par le Seigneur ressuscité et elle est le fruit de la vie nouvelle inaugurée par sa résurrection. Ce don, les disciples sont appelés tout particulièrement à le conserver et à le faire fructifier avec maturité et responsabilité.

Mais annoncer l’évangile de la paix à la suite de Jésus passe par la croix. Et Jésus, nous l’avons vu, avait bien averti ses disciples sur ce point. Saint Paul, dans la lettre aux Ephésiens le confirme avec ses mots à lui : « C'est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, Israël et les païens, il a fait un seul peuple ; par sa chair crucifiée, il a fait tomber ce qui les séparait, le mur de la haine, en supprimant les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix, et créer en lui un seul Homme nouveau. Les uns comme les autres, réunis en un seul corps, il voulait les réconcilier avec Dieu par la croix : en sa personne, il a tué la haine. Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches. » (Ep 2, 14-17)


« Seigneur fais de nous de véritables témoins de ta paix pour notre temps. Ton désir de porter le salut à tout homme ne saurait attendre. Seigneur, nous voici. Envoie-nous et fais-nous la grâce de demeurer en ton Nom afin que tu puisses agir en nous et à travers nous. »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson






Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978  
Evangelii nuntiandi, 70



Être une lampe sur le lampadaire

  Il faut que nous gardions toujours à l'esprit combien tous les hommes sont entourés de tant de témoignages du même amour de Dieu. Si sa justice avait précédé la pénitence, l'univers aurait été anéanti. Si Dieu avait été prompt au châtiment, l'Eglise n'aurait pas connu l'apôtre Paul ; elle n'aurait pas reçu un tel homme dans son sein. C'est la miséricorde de Dieu qui transforme le persécuteur en apôtre ; c'est elle qui change le loup en berger, et qui a fait d'un publicain un évangéliste (Mt 9,9). C'est la miséricorde de Dieu qui, touchée de notre sort, nous a tous transformés ; c'est elle qui nous convertit. 

     En voyant le goinfre d'hier se mettre aujourd'hui à jeûner, le blasphémateur de jadis parler de Dieu avec respect, l'homme ignoble d'autrefois n'ouvrir sa bouche que pour louer Dieu, on peut admirer cette miséricorde du Seigneur. Oui, frères, si Dieu est bon envers tous les hommes, il l'est particulièrement envers les pécheurs. 

     Voulez-vous même entendre quelque chose d'étrange du point de vue de nos habitudes, mais quelque chose de vrai du point de vue de notre religion ? Écoutez : tandis que Dieu se montre exigeant pour les justes, il n'a pour les pécheurs que bonté et douceur. Quelle rigueur envers le juste ! Quelle indulgence envers le pécheur ! Telle est la nouveauté, le renversement, que nous offre la conduite de Dieu... Et voici pourquoi : effrayer le pécheur, surtout le pécheur obstiné, ce serait le priver de toute confiance, le plonger dans le désespoir ; flatter le juste, ce serait émousser la vigueur de sa vertu, le faire se relâcher de son zèle. Dieu est infiniment bon ! Sa crainte est la sauvegarde du juste, et sa bonté retourne le pécheur.



Evangelizo.org 




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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Mar 26 Jan 2016 - 19:21, édité 1 fois (Raison : erreur dans formatage)

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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Nicolas le Mar 26 Jan 2016 - 18:47

Bonsoir Lumen, Livre
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Bonsoir Thierry Livre
Bonsoir Manuela Livre


Bonsoir à toutes et à tous Livre





Mercredi 27 Janvier 2016

Sainte Angèle Mérici, Vierge
Morte en 1540. Tertiaire de Saint François, elle fonda à la fin de sa vie la Compagnie de Sainte-Ursule (Ursulines), un institut de vierges consacrées vivant dans le monde.


3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Livre de Samuel 7 : 4 à 17


« Je te susciterai dans ta descendance un successeur, et Je rendrai stable SA ROYAUTÉ »

Cette nuit-là,
la PAROLE DU SEIGNEUR fut adressée à Nathan :
« Va dire à mon serviteur David :
Ainsi PARLE LE SEIGNEUR :
Est-ce toi qui Me bâtiras une maison
pour que J’y habite ?
Depuis le jour où J’ai fait monter d’Égypte les fils d’Israël
et jusqu’à ce jour,
Je n’ai jamais habité dans une maison ;
J’ai été comme un voyageur,
sous la tente qui était MA DEMEURE.
Pendant tout le temps où J’étais comme un voyageur
parmi tous les fils d’Israël,
ai-je demandé à un seul des juges
que J’avais institués pasteurs de mon peuple Israël :
“Pourquoi ne M’avez-vous pas bâti
une maison de cèdre ?”

Tu diras donc à mon serviteur David :
Ainsi PARLE LE SEIGNEUR de l’Univers :
C’est Moi qui t’ai pris au pâturage,
derrière le troupeau,
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.
J’ai été avec toi partout où tu es allé,
J’ai abattu devant toi tous tes ennemis.
Je t’ai fait un nom aussi grand
que celui des plus grands de la Terre.
Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, Je l’y planterai,
il s’y établira et ne tremblera plus,
et les méchants ne viendront plus l’humilier,
comme ils l’ont fait autrefois,
depuis le jour où J’ai institué des juges
pour conduire mon peuple Israël.
Oui, Je t’ai accordé la tranquillité
en te délivrant de tous tes ennemis.

Le SEIGNEUR t’annonce
qu’IL te fera LUI-MÊME une maison.
Quand tes jours seront accomplis
et que tu reposeras auprès de tes pères,
Je te susciterai dans ta descendance UN SUCCESSEUR,
qui naîtra de toi,
et Je rendrai STABLE SA ROYAUTÉ.
C’est LUI qui bâtira une maison pour MON NOM,
et Je rendrai STABLE pour toujours SON TRÔNE ROYAL.
Moi, Je serai pour LUI UN PÈRE ;
et LUI sera pour Moi UN FILS.
S’IL fait le mal,
Je LE corrigerai avec le bâton, à la manière humaine,
Je LE frapperai comme font les hommes.
Mais MA FIDÉLITÉ ne LUI sera pas retirée,
comme Je l’ai retirée à Saül
que J’ai écarté de devant toi.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant Moi,
ton trône sera stable pour toujours. »

Toutes CES PAROLES, toute CETTE VISION,
Nathan les rapporta fidèlement à David.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Où sont passées les promesses faites à David ?


Poème chanté attribué à Étan l’Ezrahite.

Psaume 88 (89), entièrement




Psaume 88 (89) : 4 et 5, 27 et 28, 29 et 30


R/ Sans fin Je LUI garderai Mon AMOUR.

« Avec MON ÉLU, J’ai fait une ALLIANCE,
J’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
Je te bâtis un trône pour la suite des âges.
R/

« IL Me dira : TU ES MON PÈRE,
MON DIEU, MON ROC ET MON SALUT !
Et Moi, J’en ferai MON FILS AÎNÉ,
le PLUS GRAND DES ROIS DE LA TERRE !
R/

« Sans fin Je LUI garderai Mon AMOUR,
Mon ALLIANCE avec LUI sera FIDÈLE ;
Je fonderai sa dynastie pour toujours,
SON TRÔNE aussi DURABLE que les Cieux. »
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 4 : 1 à 20

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. La Semence est la PAROLE DE DIEU ;
le SEMEUR est le CHRIST,
celui qui LE trouve demeure pour toujours. Alléluia.



« Voici que le SEMEUR sortit pour semer »

En ce temps-là,
JÉSUS se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée.
Une foule très nombreuse se rassembla auprès de LUI,
si bien qu’IL monta dans une barque où IL s’assit.
IL était sur la mer,
et toute la foule était près de la mer, sur le rivage.
IL leur enseignait beaucoup de choses en paraboles,
et dans SON ENSEIGNEMENT IL leur disait :
« Écoutez ! Voici que le SEMEUR sortit pour semer.
Comme IL semait,
du grain est tombé au bord du chemin ;
les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.
Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux,
où il n’avait pas beaucoup de terre ;
il a levé aussitôt,
parce que la terre était peu profonde ;
et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé
et, faute de racines, il a séché.
Du grain est tombé aussi dans les ronces,
les ronces ont poussé, l’ont étouffé,
et il n’a pas donné de fruit.
Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ;
ils ont donné du fruit
en poussant et en se développant,
et ils ont produit
trente, soixante, cent, pour un. »
Et JÉSUS disait :
« Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »

Quand IL resta seul,
ceux qui étaient autour de LUI avec les Douze
L’interrogeaient sur les paraboles.
IL leur disait :
« C’est à vous qu’est donné
le Mystère du Royaume de DIEU ;
mais à ceux qui sont dehors,
tout se présente sous forme de paraboles.
Et ainsi, comme dit le Prophète :

Ils auront beau regarder de tous leurs yeux,
ils ne verront pas ;
ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles,
ils ne comprendront pas ;
sinon ils se convertiraient
et recevraient le pardon. »


IL leur dit encore :
« Vous ne saisissez pas cette parabole ?
Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?
Le SEMEUR sème la Parole.
Il y a ceux qui sont au bord du chemin
où la Parole est semée :
quand ils l’entendent,
Satan vient aussitôt
et enlève la Parole semée en eux.
Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence
dans les endroits pierreux :
ceux-là, quand ils entendent la Parole,
ils la reçoivent aussitôt avec joie ;
mais ils n’ont pas en eux de racine,
ce sont les gens d’un moment ;
que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole,
ils trébuchent aussitôt.
Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces :
ceux-ci entendent la Parole,
mais les soucis du monde, la séduction de la richesse
et toutes les autres convoitises
les envahissent et étouffent la Parole,
qui ne donne pas de fruit.
Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre :
ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent,
et ils portent du fruit :
trente, soixante, cent, pour un. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)

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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Mer 27 Jan 2016 - 14:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !   




Mercredi 27 janvier 2016 : À Monaco : fête de sainte Dévote, vierge et martyre, patronne principale - lectures propres

Sainte Dévote, Vierge et martyre, Patronne de la Principauté de Monaco, Patronne principale de la Corse (✝ 304)[/i]

Sainte Angèle Merici, Vierge, Fondatrice de la « Congrégation des Ursulines » (1474-1540) 

Bienheureux Paul Josef Nardini, Fondateur de la Congrégation des Sœurs Franciscaines de la Sainte-Famille (1821 - ✝ 1862)

Les saints du jour (Mercredi 27 janvier) 


Homélie : 

Avec l’évangile d’aujourd’hui, nous arrivons chez saint Marc aux paraboles concernant le « Royaume ». La première, appelée communément la parabole du semeur, est la seule parmi les paraboles du Royaume à avoir été retenue par les trois synoptiques, comme celle des vignerons homicides parmi les paraboles du « jugement ». C’est dire son importance.

Cette parabole, Jésus en donne lui-même l’interprétation. Il serait sans doute un peu présomptueux de vouloir ajouter quelque chose à ses propos ! Par contre, peut-être ne serait-il pas inutile de revenir sur le thème qui constitue comme l’harmonique fondamentale de cette parabole : celui de la Parole qui vient à la rencontre de la terre pour la féconder, germer en elle et lui faire porter du fruit. 

« Ecoutez ! Voici que le semeur est sorti pour semer. » Ces premiers mots retiennent notre attention, particulièrement l’emploi du verbe « sortir ». Certes, Jésus est « sorti de la maison » où sa famille était venue s’enquérir de lui (Cf. Mc 3, 31-35) pour enseigner les foules et ses disciples (Cf. Mc 4, 1). Mais ce mouvement de sortie ne peut-il pas aussi renvoyer, dans un sens plus théologique, à la dynamique même de l’Incarnation ? Tout comme la semence a jailli des mains du semeur pour être jetée en terre, le Verbe, Parole vivante, a lui aussi, de la même manière, été envoyé par le Père pour se faire chair et venir féconder la terre de notre humanité. 

Mais la Parole de vie divine ne s’approche pas de l’homme en général ou de tel homme en particulier. Elle se fait proche de tout homme. Car de même que la semence a été envoyée par le semeur sur tout type de terre, qu’elle soit rocailleuse, chargée d’épines ou bien labourée, de même le Père a envoyé son Fils frapper à la porte du cœur de tout homme que ce cœur soit épineux, dur comme la pierre ou prêt à s’ouvrir, ou peut-être un peu des trois. 
En effet, le semeur de la parabole, que l’on ne peut soupçonner de maladresse, fait manifestement preuve d’une extrême largesse. C’est comme s’il ne voulait oublier aucun coin de terre, si petit soit-il, où sa semence pourrait germer. Il sème, il sème dans nos cœurs jusqu’à ce qu’une de ses semences trouve un endroit bien disposé pour la recevoir et se laisser féconder. Dans le récit, il est frappant de voir comment les trois échecs dus aux oiseaux, au sol pierreux et aux ronces s’effacent devant la montée vertigineuse du triple rendement de 30, 60, 100 pour un des semences.

Un autre aspect de la parabole surgit alors. C’est celui de l’accueil ou du refus de la semence. Car le sort de la graine dépend d’où elle tombe. La parabole est d’ailleurs bien construite pour focaliser l’attention sur la bonne terre et le fruit qu’elle donne presque nécessairement. Car si le semeur jette sa semence avec prodigalité, encore s’agit-il de l’accueillir. A partir du moment où la semence est jetée, à partir du moment où le Royaume s’est approché et que Jésus est sorti pour annoncer l’avènement des temps messianique, chacun se trouve engagé et jugé par cette Parole. Autrement dit, il ne peut que se situer par rapport à elle. Il ne peut rester neutre. 
Les deux types de résultat de l’ensemencement posent bien ce problème en révélant la dualité de l’auditoire de Jésus, c’est-à-dire la possibilité qui lui est laissée de refuser ou d’accueillir la parole du Maître. « Celui qui a des oreilles qu’il entende ! ». La liberté de l’auditeur est interpelée !


« Père, cultive toi-même la terre de nos cœurs et de nos histoires pour que nous puissions être bien disposés à recevoir en nous la présence divine de ton Fils. Fais-nous la grâce de savoir ouvrir nos oreilles à sa Parole de vie. Que nous sachions accueillir avec reconnaissance la semence de ton Verbe pour qu’elle porte en nous un fruit de vie éternelle. »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Origène (v. 185-253), prêtre et théologien   
Homélies sur le livre des Nombres, n°1 ; SC 29 (trad. SC p. 89s)


« L'homme vivra de la Parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4,4 ; Dt 8,3)[/size]

  Il est écrit au sujet de la manne que, si on la ramassait dans les conditions prescrites par Dieu, elle était nourrissante ; mais si on voulait la ramasser contrairement à la manière fixée par Dieu, elle ne servait plus à entretenir la vie... Le Verbe de Dieu, sa Parole est notre manne, et la Parole de Dieu, venant à nous, apporte aux uns le salut et aux autres le châtiment. Voilà pourquoi, me semble-t-il, le Seigneur et Sauveur, qui est « la Parole vivante de Dieu » (1P 1,23), a déclaré : « Je suis venu dans ce monde pour un jugement, afin que ceux qui ne voient pas voient et que ceux qui voient deviennent aveugles » (Jn 9,39). Combien aurait-il mieux valu pour certains ne pas du tout entendre la parole de Dieu, plutôt que l'entendre avec de mauvaises dispositions ou avec hypocrisie ! ... 

     Le véritable mieux, le meilleur dans la droiture et la perfection, c'est que l'auditeur de la parole de Dieu l'écoute d'un cœur bon et simple, droit et bien préparé, pour qu'elle fructifie et qu'elle croisse comme en un bon terrain... Ce que je dis là est autant pour ma conversion personnelle que pour celle de mes auditeurs, car je suis moi aussi un de ceux qui écoutent la parole de Dieu.



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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Nicolas le Mer 27 Jan 2016 - 19:16

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Jeudi 28 Janvier 2016

Saint Thomas d’Aquin, Prêtre et Docteur de l’Église
Mort en 1274. Dominicain, disciple de Saint Albert le Grand, professeur en France et en Italie. Son oeuvre monumentale et audacieuse a renouvelé la philosophie et la théologie de son temps.


3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Blanc )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Livre de Samuel 7 : 18 et 19, 24 à 29


« Qui suis-je donc, SEIGNEUR, et qu’est-ce que ma maison ? »

Lorsque le Prophète Nathan eut transmis à David
les PROMESSES de DIEU,
le roi David vint s’asseoir en PRÉSENCE du SEIGNEUR.
Il dit :
« Qui suis-je donc, SEIGNEUR,
et qu’est-ce que ma maison,
pour que TU m’aies conduit jusqu’ici ?
Mais cela ne TE paraît pas encore suffisant, SEIGNEUR,
et TU adresses une PAROLE à la maison de ton serviteur
pour un avenir lointain.
Est-ce là, SEIGNEUR DIEU, la destiné de l'homme ?
Pour TOI, TU as établi à jamais Ton Peuple Israël,
et TOI, SEIGNEUR, TU es devenu son DIEU.
Maintenant donc, SEIGNEUR DIEU,
la PAROLE que TU as dite au sujet de ton serviteur et de sa maison,
tiens-la pour toujours, et agis selon ce que TU as dit.
Que TON NOM soit exalté pour toujours !
Que l’on dise :
“Le SEIGNEUR de l’Univers est le DIEU d’Israël”,
et la maison de ton serviteur David sera stable en TA PRÉSENCE.
Oui, c’est TOI, SEIGNEUR de l’Univers, DIEU d’Israël,
qui as fait cette révélation à ton serviteur :
“Je te bâtirai une maison.”
C’est pourquoi ton serviteur ose T’adresser cette prière :
SEIGNEUR, c’est TOI qui es DIEU,
TES PAROLES sont VÉRITÉ,
et TU as fait cette MAGNIFIQUE PROMESSE à ton serviteur.
Daigne bénir la maison de ton serviteur,
afin qu’elle soit pour toujours en TA PRÉSENCE.
Car TOI, SEIGNEUR DIEU, TU as parlé,
et par TA BÉNÉDICTION
la maison de ton serviteur sera bénie pour toujours. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Sion, résidence du SEIGNEUR et ville de David


Chant des pèlerinages.

Psaume 131 (132), entièrement




Psaume 131 (132) : 1 et 2, 3a et 4a et 5, 11, 12, 13 et 14


R/ Le SEIGNEUR DIEU LUI donnera
le trône de David, son père.


Souviens-TOI, SEIGNEUR, de David
et de sa grande soumission
quand il fit au SEIGNEUR un serment,
une promesse au PUISSANT de Jacob :
R/

« Jamais je n’entrerai sous ma tente,
j’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un LIEU pour le SEIGNEUR,
une DEMEURE pour le PUISSANT de Jacob. »
R/

Le SEIGNEUR l’a juré à David,
et jamais IL ne reprendra SA PAROLE :
« C’est un HOMME issu de toi
que Je placerai sur ton trône.
R/

« Si tes fils gardent MON ALLIANCE,
les VOLONTÉS que Je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siégeront sur le trône dressé pour toi. »
R/

Car le SEIGNEUR a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’IL désire :
« Voilà MON REPOS à tout jamais,
c’est le séjour que J’avais désiré. »
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 4 : 21 à 25

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. TA PAROLE est la LUMIÈRE de mes pas,
la LAMPE de ma route. Alléluia.
(Ps 118, 105)



« La LAMPE est apportée pour être mise sur le lampadaire. La mesure que vous utilisez sera utilisée pour vous »

En ce temps-là,
JÉSUS disait à la foule :
« Est-ce que la LAMPE est apportée
pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ?
N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?
Car rien n’est caché,
sinon pour être manifesté ;
rien n’a été gardé secret,
sinon pour venir à la clarté.
Si quelqu’un a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »
IL leur disait encore :
« Faites attention à ce que vous entendez !
La mesure que vous utilisez
sera utilisée aussi pour vous,
et il vous sera donné encore plus.
Car celui qui a,
on lui donnera ;
celui qui n’a pas,
on lui enlèvera même ce qu’il a. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Manuela le Mer 27 Jan 2016 - 23:36

Bonjour Nicolas,
Bonjour Lumen.
Merci.

Que Dieu vous bénisse Dove

Amitiés,

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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Jeu 28 Jan 2016 - 12:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Manuela, bonjour Nicolas, Merci ! sunny




Jeudi 28 janvier 2016 : Le jeudi de la 3e semaine du temps ordinaire

Saint Thomas d'Aquin, Prêtre Dominicain, Docteur de l'Église (1225-1274)

Saint Joseph Freinademetz, Prêtre de la Société du Verbe Divin, Missionnaire en Chine (1852-1908) 

Bienheureux Charlemagne Empereur d'Occident (+ 814)

Les saints du jour (Jeudi 28 janvier)


Homélie : 

L’image est simple, la question facile. Profitons-en ! Évidemment, la lampe n’est pas faite pour être mise sous le boisseau ni sous le lit ; elle est faite pour être accrochée au plafond, posée sur un meuble haut, et, de-là, illuminer toute la pièce.

Remarquons que cette leçon de choses s’adresse aux disciples, au cercle large des Douze et de ceux qui ont choisi de suivre Jésus. Elle a bien sûr un sens spirituel plus large que la logique domestique. L’image est belle, par exemple, est pour illustrer le combat spirituel. Nous peinons dans notre combat contre la tentation en oubliant souvent que le combat est difficile tant que nous sommes complices avec notre ennemi. La lumière, qui n’a aucun point commun avec les ténèbres, remporte une victoire instantanée sur elles. Dès que la lampe est allumée, il ne fait plus sombre.

Pour peu, bien entendu, que l’on mettre la lampe en situation d’illuminer la pièce. Jésus ne pose jamais de question en vain. En nous rappelant cette vérité simple, il cherche certainement à nous rappeler que la lumière de notre baptême n’a pas place sous le lit des idéologies ni sous le boisseau des pressions sociales. Être chrétien est plus qu’un engagement, c’est un devoir pour que la lumière éclaire le monde où nous vivons.

Cette question si simple contient en outre un détail étrange : « est-ce que la lampe vient », demande Jésus. Or, une lampe ne vient pas, elle est amenée. Jésus, lui, vient parmi nous. Il est la lumière du monde. Voilà curieusement imagé le mystère de l’Incarnation. Jésus humblement comparé à un objet de notre quotidien, lui, la source de la lumière sur notre quotidien. Il est vrai que parmi ses contemporains, beaucoup l’ont vu et peu l’ont reconnu. Il est vrai que dans nos quotidiens, nous manquons par aveuglement beaucoup de rendez-vous avec lui.

De là les avertissements qui suivent. Être parmi les disciples n’est pas une garantie. « Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ». L’enseignement donné par Dieu est donné à tous et pour tous. Il n’est pas fait pour être tenu secret. Mais l’avoir reçu n’est pas une garantie de salut car tout dépend de la qualité de l’écoute, tout dépend de l’attitude intérieure de celui qui écoute. Les exemples sont nombreux dans l’évangile. Hérode entend parler de Jésus mais le confond avec le Baptiste ; la femme souffrant de pertes de sang entend l’enseignement de Jésus et reçoit le salut. Jésus met donc en garde ses disciples, dans la même inspiration que la parabole du semeur. Il ne suffit pas d’être disciple, il faut surtout être une terre fertile et accueillante au don de Dieu.

« Faites attention à ce que vous entendez ! » insiste Jésus. Nous devons donc nous laisser ébranler par cette image de la lampe. Elle s’adresse bien à nous et il nous faut absolument éviter de regarder les disciples d’un peu haut, nous qui avons la connaissance et l’expérience du Christ ressuscité, contrairement aux disciples qui écoutaient Jésus ce jour-là. Eux en effet avaient à découvrir un Dieu paradoxal, l’infini qui se faisait connaître par le visage fini de Jésus, le maître de la vie qui se laissait emporter par la mort. Mais notre expérience n’est pas différente ! La résurrection n’enlève pas le poids de la mort dans nos vies, sa victoire définitive n’atténue pas les combats que nous avons encore à mener. Notre Dieu se fait toujours connaître à ses disciples par une voie qui les déconcerte, qui les dérange. Il nous faut donc être grandement vigilants à ce qu’il nous enseigne jour après jour. En accueillant docilement sa parole, nous comprendrons la joie et la douceur de ce qu’il nous annonce : « celui qui a, recevra encore », celui qui a reçu la vie du ressuscité par son baptême, recevra encore la joie de Pâques, la joie parfaite que donne la vie dans la plénitude de l’Esprit.


Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), Evêque et Martyr 
Lettre aux Ephésiens, § 13-15 (trad. coll. Icthus, vol. 2, p. 80)


« Rien n'a été gardé secret, sinon pour venir au grand jour »

  Ayez soin de tenir des réunions plus fréquentes, pour offrir à Dieu votre eucharistie — votre action de grâce — et vos louanges. Car, en vous assemblant souvent, vous anéantissez les forces de Satan, et sa pernicieuse puissance se dissipe devant l'unanimité de votre foi. Quoi de meilleur que la paix, cette paix qui désarme tous nos ennemis spirituels et charnels ?

     Vous n'ignorez aucune de ces vérités, si vous avez pour Jésus Christ une foi et une charité parfaites. Ces deux vertus sont le principe et la fin de la vie : la foi en est le principe, la charité en est la perfection ; l'union des deux, c'est Dieu même ; toutes les autres vertus leur font cortège pour conduire l'homme à la perfection. La profession de la foi est incompatible avec le péché, et la charité avec la haine. « C'est aux fruits qu'on reconnaît l'arbre » (Mt 12,33) : de même c'est à leurs œuvres qu'on reconnaîtra ceux qui font profession d'appartenir au Christ. Car en ce moment il ne s'agit pas pour nous de faire simplement profession de la foi, mais de la mettre effectivement en pratique avec persévérance jusqu'à la fin.

     Mieux vaut être chrétien sans le dire que de le dire sans l'être. C'est très bien d'enseigner, à condition de pratiquer ce qu'on enseigne. Nous n'avons donc qu'un seul maître (Mt 23,8.), celui qui « a dit, et tout a été fait » (Ps 32,9). Mêmes les œuvres qu'il a accomplies en silence sont dignes du Père. Celui qui comprend véritablement la parole de Jésus, celui-là peut entendre son silence même ; c'est alors qu'il sera parfait : il agira par sa parole, et se manifestera par son silence. Rien n'échappe au Seigneur ; nos secrets mêmes sont dans sa main. Faisons donc toutes nos actions avec la pensée qu'il habite en nous ; nous serons ainsi ses temples, et lui-même sera notre Dieu résidant en nous.



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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !

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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Nicolas le Jeu 28 Jan 2016 - 19:16

Bonsoir Lumen, Livre
Bonsoir Marie du 65 Livre
Bonsoir Thierry Livre
Bonsoir Manuela Livre


Bonsoir à toutes et à tous Livre



Vendredi 29 Janvier 2016

De la férie

3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Livre de Samuel 11 : 1 à 4a, 5 à 10a, 13 à 17


« Tu M’as méprisé et tu as pris la femme d’Ourias pour qu’elle devienne ta femme »

Au retour du printemps,
à l’époque où les rois se mettent en campagne,
David envoya Joab en expédition,
avec ses officiers et toute l’armée d’Israël ;
ils massacrèrent les fils d’Ammone
et mirent le siège devant Rabba.
David était resté à Jérusalem.
Un soir, il se leva de sa couche
pour se promener sur la terrasse du palais.
De là, il aperçut une femme en train de se baigner.
Cette femme était très belle.
David fit demander qui elle était,
et on lui répondit :
« Mais c’est Bethsabée, fille d’Éliam,
la femme d’Ourias le Hittite ! »
Alors David envoya des gens la chercher.
Elle vint chez lui ; il coucha avec elle.
La femme devint enceinte,
et elle fit savoir à David :
« Je suis enceinte ! »
Alors David expédia ce message à Joab :
« Envoie-moi Ourias le Hittite. »
Et Joab l’envoya à David.

Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui,
David lui demanda comment allaient Joab,
et l’armée, et la guerre.
Puis il lui dit :
« Descends chez toi, prends du repos. »
Ourias sortit du palais,
et l’on portait derrière lui une portion de la table du roi.
Mais Ourias se coucha à l’entrée du palais
avec les serviteurs de son maître ;
il ne descendit pas chez lui.
On annonça à David :
« Ourias n’est pas descendu chez lui. »
Le lendemain, David l’invita à manger et à boire à sa table,
et il l’enivra.
Le soir, Ourias sortit et alla se coucher à nouveau
avec les serviteurs de son maître ;
mais il ne descendit pas chez lui.
Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab,
et la fit porter par Ourias.
Il disait dans cette lettre :
« Mettez Ourias en première ligne,
au plus fort de la mêlée,
puis repliez-vous derrière lui ;
qu’il soit frappé et qu’il meure ! »

Joab, qui assiégeait la ville, plaça Ourias à un endroit
où il savait que les ennemis étaient en force.
Les assiégés firent une sortie contre Joab.
Il y eut des tués dans l’armée, parmi les serviteurs de David,
et Ourias le Hittite mourut aussi.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Prière pour obtenir le pardon


Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David. Il fait allusion à la visite que le Prophète Nathan rebdit à David après que celui-ci eut commis adultère avec Bethsabée.

Psaume 50 (51), entièrement




Psaume 50 (51) : 3 et 4, 5 et 6ab, 6cd et 7, 10 et 11


R/ Pitié, SEIGNEUR, car nous avons péché !

Pitié pour moi, mon DIEU, dans TON AMOUR,
selon TA GRANDE MISÉRICORDE, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
R/

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre TOI, et TOI SEUL, j’ai péché,
ce qui est mal à TES YEUX, je l’ai fait.
R/

Ainsi, TU peux parler et montrer TA JUSTICE,
ÊTRE JUGE et montrer TA VICTOIRE.
Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.
R/

Fais que j’entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que TU broyais.
Détourne TA FACE de mes fautes,
enlève tous mes péchés.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 4 : 26 à 34

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. TU ES BÉNI, PÈRE,
SEIGNEUR du Ciel et de la Terre,
TU as révélé aux tout-petits
les Mystères du Royaume ! Alléluia.
(cf. Mt 11, 25)



« L’homme qui jette en terre la semence, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence grandit, il ne sait comment »

En ce temps-là,
JÉSUS disait aux foules :
« Il en est du Règne de DIEU
comme d’un homme
qui jette en terre la semence :
nuit et jour,
qu’il dorme ou qu’il se lève,
la semence germe et grandit,
il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,
puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr,
il y met la faucille,
puisque le temps de la moisson est arrivé. »

IL disait encore :
« À quoi allons-nous comparer le Règne de DIEU ?
Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde :
quand on la sème en terre,
elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée,
elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;
et elle étend de longues branches,
si bien que les oiseaux du ciel
peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables,
JÉSUS leur annonçait la Parole,
dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
IL ne leur disait rien sans parabole,
mais IL expliquait tout à Ses Disciples en particulier.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Manuela le Ven 29 Jan 2016 - 0:01

Bonjour et merci Nicolas.
Bonjour et merci Lumen.

Que Jésus et Marie vous comble de grâces et vous protége. 

Dove

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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Lumen le Ven 29 Jan 2016 - 15:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Manuela, bonjour Nicolas, Merci !  




Vendredi 29 janvier 2016 : Le vendredi de la 3e semaine du temps ordinaire

St Aphraate le Perse, anachorète († v. 378)

Saint Gildas, Abbé en Bretagne (✝ 570)

Bienheureuse Villana de Botti, Tertiaire Dominicaine (✝ 1360)

Bienheureux Bronisław Markiewicz, Prêtre polonais, Fondateur de la Congrégation de Saint Michel Archange (✝ 1912). 

Bienheureuse Bolesława Maria Lament, vierge et fondatrice (1862-1946)

Les saints du jour (Vendredi 29 janvier)


Homélie : 

« Jésus leur annonçait la Parole » : l’expression peut surprendre. Lorsque nous annonçons un message, nous communiquons à nos interlocuteurs un discours composé d’un certain nombre de paroles. Ici par contre, l’objet de la communication est constitué d’une seule Parole. Pourtant Notre-Seigneur est obligé de raconter de nombreuses paraboles pour transmettre l’information contenue dans cette unique Parole.  

Nous pressentons le caractère mystérieux de cette Parole qu’il est impossible de prononcer, délivrer, communiquer en tant que telle, mais qui ne peut être que désignée, suggérée, dans un discours parabolique. Or, comme son nom l’indique, la para-bole veut nous élever de ce qui est décrit dans le récit, vers ce qu’il annonce ; ou encore : de ce qui est perceptible et donc susceptible d’être formulé dans le langage, vers ce qui est présent de manière imperceptible et qui demeure dès lors indicible, ineffable. La parabole veut donc nous mettre en route vers une destination inconnue, qui est précisément cette fameuse Parole que Jésus annonce et qu’il désigne également comme étant le « Règne de Dieu ».

Mais quelle peut bien être cette Parole ineffable qui demeure cachée en arrière-fond de la réalité quotidienne - les paraboles nous parlent toujours du monde qui nous entoure - si ce n’est la Parole créatrice du Dieu vivant, qui maintient toutes choses dans « la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17, 28) ? Si cette interprétation est juste, alors le « Règne de Dieu » désignerait le monde nouveau que Dieu est en train de créer au cœur du monde ancien, mortellement blessé par le péché. Vérifions cette hypothèse en l’appliquant aux deux paraboles que nous venons d’entendre.
La première parabole nous parle de la mystérieuse germination et maturation du grain jeté dans le champ. Cette fécondité est attribuée à la terre : c’est elle en effet qui « produit » d’abord l’herbe, puis l’épi et enfin « du blé plein l’épi ». Or Jésus lui-même nous explique que le grain représente la Parole ou le Règne de Dieu (Mc 4, 14) ; la « bonne terre » désigne ceux « qui l’entendent et l’accueillent » (4, 20). C’est bien la semence qui produit du fruit au centuple, mais à condition d’être accueillie par une terre bienveillante, qui nourrit le germe de sa propre substance comme le sein maternel abrite la semence paternelle.

Jésus suggère par cette image que si nous accueillons dans la foi la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu vainqueur du péché et de la mort, cette Parole, parce qu’elle est la Parole créatrice de Dieu, accomplira en nous ce qu’elle annonce : elle nous renouvellera de l’intérieur et instaurera en nous le Règne de Dieu. L’action de la grâce (la semence) suppose la nature (la terre) et porte celle-ci à son accomplissement (l’épi plein de blé). La fécondité finale est l’œuvre conjointe de la semence et de la terre, de la grâce et de la nature, réconciliées par l’amour miséricordieux révélé en la personne même de Jésus, qui unit en lui la nature divine et la nature humaine.

La seconde parabole souligne la démesure de l’action divine dans cette collaboration entre la nature et la grâce : la Parole de Dieu nous est proposée dans la discrétion des récits paraboliques, qui n’imposent pas une interprétation unique, mais se contentent de suggérer le mystère. Ils nous invitent à nous mettre en route mais ne nous contraignent pas. Ils ne prétendent à aucune évidence, ni sensible ni rationnelle, mais ouvrent devant nous un chemin à parcourir, dans la force de la confiance en celui qui nous les propose, et de l’espérance qu’ils éveillent en nous. Heureux celui qui entend la Parole et qui la garde.


« Marie, tu t’es ouverte à la Parole ; tu l’as accueillie dans la foi avant de la concevoir dans ta chair. Donne-nous de répondre comme toi : “Voici la servante du Seigneur ; que tout se fasse pour moi selon ta Parole” (Lc 1, 38), afin que nos vies, fécondées par la grâce, portent le fruit que Dieu en attend. Nous serons alors les artisans du Royaume dont le Seigneur veut avoir besoin pour manifester et étendre sa bienveillante seigneurie sur tout l’univers. »


Frère Elie
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Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque  
Sermon sur les défunts


« D'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi »

  La vie présente est un chemin qui mène au terme de notre espérance, tout comme on voit sur les pousses le fruit qui commence à sortir de la fleur, et qui, grâce à elle, parvient à l'existence comme fruit, même si la fleur n'est pas le fruit. De même, la moisson qui naît des semences n'apparaît pas immédiatement avec son épi, mais c'est l'herbe qui est la première à pousser ; ensuite, une fois l'herbe morte, la tige de blé surgit et ainsi le fruit mûrit à la tête de l'épi...

     Notre Créateur ne nous a pas destinés à la vie embryonnaire ; le but de la nature n'est pas la vie des nouveau-nés. Elle ne vise pas non plus les âges successifs qu'elle revêt avec le temps par le processus de croissance qui change sa forme, ni la dissolution du corps survenant à la mort. Tous ces états sont des étapes sur le chemin où nous avançons. Le but et le terme de la marche, à travers ces étapes, c'est la ressemblance au Divin... ; le terme attendu de la vie, c'est la béatitude. Mais aujourd'hui tout ce qui regarde le corps — la mort, la vieillesse, la jeunesse, l'enfance et la formation de l'embryon — tous ces états, comme autant d'herbes, de tiges et d'épis, forment un chemin, une succession et un potentiel permettant la maturité espérée.



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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Message par Nicolas le Ven 29 Jan 2016 - 19:13

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Samedi 30 Janvier 2016

Bienheureuse VIERGE MARIE
Les Samedis du Temps Ordinaire où il n’y a pas de mémoire obligatoire, on peut faire mémoire de la VIERGE MARIE, selon une tradition qui honore la foi et l’espérance sans défaut de MARIE le Samedi Saint.


De la férie

3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C






(Première lecture)
Deuxième Livre de Samuel 12 : 1 à 7a, 10 à 17


« J’ai péché contre le SEIGNEUR ! »

En ces jours-là,
le SEIGNEUR envoya vers David le Prophète Nathan
qui alla le trouver et lui dit :
« Dans une même ville, il y avait deux hommes ;
l’un était riche, l’autre était pauvre.
Le riche avait des moutons et des bœufs
en très grand nombre.
Le pauvre n’avait rien qu’une brebis,
une toute petite, qu’il avait achetée.
Il la nourrissait, et elle grandissait
chez lui au milieu de ses fils ;
elle mangeait de son pain, buvait de sa coupe,
elle dormait dans ses bras : elle était comme sa fille.
Un voyageur arriva chez l’homme riche.
Pour préparer le repas de son hôte,
celui-ci épargna ses moutons et ses bœufs.
Il alla prendre la brebis du pauvre,
et la prépara pour l’homme qui était arrivé chez lui. »
Alors, David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme,
et dit à Nathan :
« Par le SEIGNEUR VIVANT,
l’homme qui a fait cela mérite la mort !
Et il remboursera la brebis au quadruple,
pour avoir commis une telle action
et n’avoir pas épargné le pauvre. »
Alors Nathan dit à David :
« Cet homme, c’est toi !
Ainsi PARLE le SEIGNEUR DIEU d’Israël :
Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison,
parce que tu M’as méprisé
et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite
pour qu’elle devienne ta femme.
Ainsi PARLE le SEIGNEUR :
De ta propre maison,
Je ferai surgir contre toi le malheur.
Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux
et Je les donnerai à l’un de tes proches,
qui les prendra sous les yeux du soleil.
Toi, tu as agi en cachette,
mais Moi, J’agirai à la face de tout Israël,
et à la face du soleil ! »
David dit à Nathan :
« J’ai péché contre le SEIGNEUR ! »
Nathan lui répondit :
« Le SEIGNEUR a passé sur ton péché,
tu ne mourras pas.
Cependant, parce que tu as bafoué le SEIGNEUR,
le fils que tu viens d’avoir mourra. »
Et Nathan retourna chez lui.

Le SEIGNEUR frappa l’enfant
que la femme d’Ourias avait donné à David,
et il tomba gravement malade.
David implora DIEU pour le petit enfant :
il jeûna strictement,
et, quand il rentrait chez lui,
il passait la nuit couché par terre.
Les anciens de sa maison
insistaient auprès de lui pour qu’il se relève,
mais il refusa, et ne prit avec eux aucune nourriture.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Prière pour obtenir le pardon


Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David. Il fait allusion à la visite que le Prophète Nathan rebdit à David après que celui-ci eut commis adultère avec Bethsabée.

Psaume 50 (51), entièrement




Psaume 50 (51) : 12 et 13, 14 et 15, 16 et 17


R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon DIEU.

Crée en moi un cœur pur, Ô mon DIEU,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de TA FACE,
ne me reprends pas TON ESPRIT SAINT.
R/

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai TES CHEMINS ;
vers TOI, reviendront les égarés.
R/

Libère-moi du sang versé, DIEU, mon DIEU SAUVEUR,
et ma langue acclamera TA JUSTICE.
SEIGNEUR, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera TA LOUANGE.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 4 : 35 à 41

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. DIEU a tellement aimé le monde
qu’IL a donné SON FILS UNIQUE,
afin que ceux qui croient en LUI aient la VIE ÉTERNELLE. Alléluia.
(Jn 3, 16)



« Qui est-IL donc, CELUI-CI, pour que même le vent et la mer LUI obéissent ? »

Ce jour-là, le soir venu, JÉSUS dit à Ses Disciples :
« Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent JÉSUS, comme IL était,
dans la barque,
et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait.
LUI dormait sur le coussin à l’arrière.
Les Disciples LE réveillent et LUI disent :
« MAÎTRE, nous sommes perdus ;
cela ne TE fait rien ? »
Réveillé, IL menaça le vent et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
JÉSUS leur dit :
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
« Qui est-IL donc, CELUI-CI,
pour que même le vent et la mer LUI obéissent ? »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


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Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

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