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La théorie du complot

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Re: La théorie du complot

Message par JackM le Mar 2 Fév 2016 - 15:49

@ Ecume
Merci, écume. Je vois que l'Esprit de Sagesse est de plus en plus présent.
OUI ! Attendons que la Justice efface les zones d'ombre et d'obscurantisme toujours "intéressé"
PRIONS c'est le plus important, pour que les armées célestes trouvent en nous des éclaireurs du sens de la Vie comme nous l'a enseigné Jésus salvateur qui remplit nos cœurs d'Amour ! où il serait dommage e ne pas puiser, parole de puisatier !

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Re: La théorie du complot

Message par emmanuel langelin le Mar 2 Fév 2016 - 15:59

@pécheur

Oui, je soutiens que. JackM ne dit pas la vérité, et qu'il dit que ce qu'il l'arrange,

Pour nouvelle preuve il nous dit ne pas savoir ce qu'il y a sur le site amidlisa mais est capable de vous dire qu'il y a une lettre soi disant écrite 15 jours avant les faits de sa main pour l'homme qu'il traite de pédophile.

@ecume vu la gravité des faits il est important de ne pas se laisser berner par les dire de Monsieur Maillard , reconnu à deux reprises coupable de dénonciation calomnieuse, de dénonciation de fait imaginaire...

Permettez d'émettre des doutes sur sa crédibilité.

De plus si j'ai raison, monsieur M se sert de ces faits pour faire du profit... voir l'appel au don su son compte Paypal qu'il ne connaît pas soi disant....
@JackM

Que vous ne me connaissiez pas est un fait, d'autre m'ont déjà vu et connaisse mon visage, mon adresse et mon identité, de plus je vous l'ai donné sur ces pages même , en vous signifiant la traduction de mon nom de famille.

Pour le reste, je n'ai pas confiance en vous et votre acolyte monsieur Pignet filmé en train de frappé quelqu'un et créateur de video où il agresse verbalement différentes personne.


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Re: La théorie du complot

Message par JackM le Mar 2 Fév 2016 - 17:07

La vérité est énoncée par des indépendants non liés à ma personne sur https://www.youtube.com/watch?v=hkkazbXldqo et sur .

Monsieur Pignet n'est pas un acolyte. Il est un indépendant, lanceur d'alerte au courage admirable qui a bien été pris dans un piège et condamné à faire de la prison ! comme sont harcelés beaucoup de lanceurs d'alerte..., tel ma pomme ainsi que la maman parfaite et sa grand-mère qui avons été mis en garde à vue inutile et illégale sur la demande d'Eric Mignot.

Notez que l'agression d'Eric Mignot sur la grand-mère des enfants Mignot, en réunion, sur personne âgée, pour faire taire un témoin, de façon préméditée ayant causé 150 jours d'ITT et une invalidité partielle définitive, cela vaut 15 ans de réclusion criminelle et la plainte est classée sans suite !!

je me garderai bien de taguer Eric Mignot et ses amis qui me permettent, en réponse, de placer ces liens et ces infos VERIFIABLES. J'en ai une dizaine d'autres démontrant les tragédies ignominieuses de pervers manipulateurs qui pourrissent la vie des Français. Il est nécessaire d'ouvrir les yeux et de ne rien croire sans preuve. Sur ces sites les preuves sont éclatantes.

Comme le disent si bien les artisans de Paix, attendons que la justice passe après l'avis de la Cour de Cassation en février... et les doutes risquent bien, comme nous le souhaitons tous, disparaître pour qu'éclate la vérité cachée.

L'athée antireligieux et fier de l'être, Eric Mignot fier d'amitiés maçonniques et d'individus aux pouvoirs intouchables saura-t-il corrompre le peupledelapaix ?

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Re: La théorie du complot

Message par emmanuel langelin le Mar 2 Fév 2016 - 17:38

Lui je sais pas, il est pas là.... Mais vous oui... ici, le seul manipulateur que je vois c'est vous...

J'attends donc les preuves de l'agression en réunion...


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Re: La théorie du complot

Message par Invité le Mar 2 Fév 2016 - 19:53

Modéré

On sent la mainmise des athées se faisant passer pour des croyants, qui haïssent la religion catholique en voulant mettre l'homme au-dessus de tout.

Pour la discrétion, c'est raté.

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Re: La théorie du complot

Message par JackM le Mer 3 Fév 2016 - 0:01

Laissons à ceux qui ne veulent pas voir le droit de fermer les yeux. Laissons donc la Justice des hommes suivre son cours sans oublier la sagesse de Jésus : dans Mathieu 18.6 : Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer.

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Re: La théorie du complot

Message par Marie du 65 le Mer 3 Fév 2016 - 7:09

@JackM a écrit:Laissons à ceux qui ne veulent pas voir le droit de fermer les yeux. Laissons donc la Justice des hommes suivre son cours sans oublier la sagesse de Jésus : dans Mathieu 18.6 : Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer.

[mod Nous pensons que ce fil a été exploité de long et en large, une enquête étant en cours il faut maintenant attendre le résultat @JackM et @tous prions pour ces enfants, merci de votre compréhension.
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Re: La théorie du complot

Message par JackM le Mer 3 Fév 2016 - 23:50

A Marie du 65 Merci pour les prières. Ok pour disparaître du site même si des tags signifiés par (« nous » pensons) auraient mérité le contradictoire dans un sujet comme la théorie du complot, le complot permanent du Diable qui a investi tous les pouvoirs civils.

Mais si la prière est vraie, sincère et partagée avec le supplicié d’il y a 2000 ans pourquoi mettre en sommeil les horreurs actuelles et ne plus y penser ? Ce qui ne peut pas être mon cas car le péché par omission est ce qui cause le malheur du Monde, pavé de bonnes intentions dit-on !

Encore un peu de temps disait Jésus et je crois bien qu’il risque de nous faire une surprise ! Tenons tous nos lampes allumées ! et il y a tant de demeures dans la maison de Dieu !

Un grand Merci à tous les cœurs sincères, en attendant de nous revoir un jour, car après tout, dans l’espace temps, la vie de est si courte !


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Re: La théorie du complot

Message par Henryk le Ven 5 Fév 2016 - 0:10

Oui, que Dieu protège les enfants, pour qu'ils ne puissent plus être abusés, et pour ceux qu'ils l'ont été, que Notre Seigneur les guide vers la paix intérieure.


Depuis la bataille de Yorktown, gagnée presque par les français de Rochambeau, les américains, ont toujours, tiré comme les anglais, depuis 1784, avec un prêt, non remboursé au français de vingt quatre millions de dollars, et appliqué autour d'eux notamment avec le Mexique, et utilisé l'ingérence, par toute sorte de guerre comme celle, maritime, de 1800 contre la France, pour empocher de larges intérêts.











Complots européens en 1820, après l’assassinat du Duc de Berry le 13 février:


Madame la duchesse de Berry était restée pendant plus d'un mois renfermée dans ses appartements. Avant de paraître en public, il fallait qu'elle mesurât ses forces avec son malheur et quelle s'accoutumât à ces habits de deuil qui lui rappelaient la nuit fatale. Enfin le 20 mars, son altesse royale fit sa première sortie, accompagnée de Mademoiselle, qu'une femme de sa suite portait dans ses bras. A partir de ce moment, le peuple se rassemblait devant les Tuileries, chaque fois que la princesse ou Mademoiselle paraissaient sur la terrasse du bord de l'eau, des acclamations les suivaient et la multitude souhaitait avec un respectueux attendrissement que les douleurs de la veuve fussent bientôt adoucies par les joies de la mère.

Cependant la grossesse avançait, et il semblait que les passions enflammées voulussent profiter de l'incertitude qui régnait encore sur son issue, pour décider la, question en faveur, de la révolution. Chaque jour quelque nouveau symptôme venait prouver que si le crime du 13 février était comme on l'a dit, matériellement isolé, il se rattachait moralement à une situation générale. La révolution jouait sa chance non-seulement en France mais dans toute l'Europe.

Nous avons parlé de la révolte militaire de l'île de Léon; elle devait être suivie après une modération de courte durée, de tous les excès révolutionnaires qui, en France, signalèrent l'année 1792 et préparèrent l'année 1793.

La révolution espagnole qui n'avait point pour elle les masses, parodiait cependant sa devancière de l'autre côté des Pyrénées, dans le petit nombre de cités où elle avait action sur les populations urbaines.

La révolution portugaise éclata bientôt après la révolution espagnole, et madame la duchesse de Berri recevait de Naples des nouvelles qui affligeaient en même temps en elle la princesse et la fille.

Là aussi, c'était une insurrection militaire qui ouvrait les voies à la révolution, et la constitution espagnole de 1812, complètement inconnue à ceux qui la proclamaient, devenait le drapeau d'un renversement politique. Le général Pépé s'était mis à la tête des régiments révoltés et il avait fait son entrée triomphale à Naples.

Naples, qui fait des fêtes de tous les événements avait entremêlé de ses lazzaroni cette troupe militaire. Cette ville, amoureuse de plaisirs se rangeait du côté du mouvement et du bruit plutôt que du côté d'une opinion publique ; c'était merveille que de voir défiler cet étrange cortège qui se composait de soldats et d'enfants, de lazzaroni et de jeunes filles, de paysans montés sur des ânes et de quelques moines, au milieu desquels on voyait le chanoine Minichini; en costume ecclésiastique, portant des besicles et un énorme chapeau rond, et saluant à droite et à gauche avec des gestes multipliés, comme s'il eût été le maître des cérémonies de cette révolution, dont il avait été un dés plus fougueux promoteurs.

On eût dit, à l'aspect de cette troupe bariolée de tant de personnages si divers, voir l'anarchie vivante entrant en personne dans sa capitale. Mais, derrière ces apparences grotesques, il y avait quelque chose de sérieux bien fait pour alarmer madame la duchesse de Berri sur le sort de sa famille.

La secte des carbonari dont la vaste organisation embrassait l'Italie entière et débordait au-delà des Alpes, était la base de ce mouvement. Pépé et ses officiers avaient pris la cocarde tricolore, que la révolution avait adoptée sur tous les points de l'Europe. D'un moment à l'autre l'Italie entière pouvait être en feu. En outre chose remarquable les chefs de la junte insurrectionnelle étaient presque tous des anciens partisans de Murât. C'étaient les généraux Parisi et Pépé M. Delfiro et le chevalier Martucci.

L'usurpation qui vit en bon voisinage avec la révolution, pouvait se montrer à sa suite. Un courrier de M. le duc de Narbonne, alors ambassadeur près la cour des Deux Siciles, apporta la première nouvelle de la révolution napolitaine. Il avait des lettres du roi et du prince royal, vicaire-général du royaume, pour sa majesté Louis XVIII pour madame la duchesse de Berry madame la duchesse d'Orléans et M. le prince Castelcicala. Les événements de Naples inquiétèrent vivement le château. Tant de liens unissaient les Bourbons des deux branches et Madame la duchesse de Berri fut douloureusement émue en apprenant que ces mêmes principes qui venaient de trancher l'existence de son mari, menaçaient le pouvoir et peut, être la vie de son père et de son aïeul.

Quant à M. le duc d'Orléans, il s'exprima avec une grande vivacité sur la révolution de Naples.  Il ne pouvait concevoir que les états voisins n'intervinssent pas pour rétablir les droits du roi, son beau-père, dépouillé de son autorité, par une échauffourée de place publique. Le congrès de Trappau vint bientôt dissiper les alarmes de son altesse sérénissime, et l'intervention autrichienne mit fin aux troubles de l'Italie.

L'intérieur était troublé comme le dehors. Le parti sur lequel M. Decazes s'était appuyé si longtemps voyait que le mouvement d'opinion déterminé par la mort de monseigneur le duc de Berri allait lui arracher les affaires. L'action constitutionnelle lui échappant, il cherchait à exercer une action extra-parlementaire... Des appels à la révolte, à peine déguisés descendaient de la tribune.


M. de Lafayette
déployait presque le drapeau tricolore dans des discours où transpirait sa célèbre maxime L'insurrection est le plus saint des devoirs.  Une conspiration permanente, ayant un but unique, le renversement de la maison de Bourbon, et se subdivisant en plusieurs complots particuliers dès qu'il s'agissait de décider à qui passerait la puissance, se montrait menaçante sur tous les points et revêtait toutes les formes. Bonapartiste dans les casernes, populaire quand elle parlait aux faubourgs, prêchant les doctrines de souveraineté parlementaire dans les chambres, jetant à la jeunesse, qu'elle proclamait vénérable par la bouche de M. Benjamin Constant, des adulations incendiaires, elle mettait à la fois en avant la démocratie, l'empire, le prince d'Orange, et réunissait, pour ainsi dire, toutes les dates révolutionnaires, 1793, 1800 et 1668, contre cette grande date de Hugues Capet, à partir duquel la maison de Bourbon compte huit siècles de légitimité..

On mettait ses espérances principalement dans un mouvement militaire qui, à Paris, comme à Madrid et à Naples, devait transférer la puissance dans les mains du parti révolutionnaire. Des intelligences avaient été pratiquées dans les régiments; l'argent avait été distribué avec profusion; on avait promis aux soldats des gratifications, aux sous-officiers des grades éternel mobile des révolutions de camps.

La soirée du 19 août avait été marquée d'une manière définitive pour l'exécution du complot. Un officier supérieur devait prendre le commandement de chaque légion dont le colonel serait arrêté Vincennes arborerait le drapeau tricolore; les deuxième et cinquième régiments de la garde seconderaient le mouvement. Un gouvernement provisoire serait établi sur-le champ et prendrait le pouvoir entre ses mains, on respecterait la vie de tous les membres de la famille royale, à moins qu'ils ne fissent résistance.

M. le baron Mounier, homme d'habileté et de prudence alors directeur général de la police, dévoila le complot au conseil dans la soirée du 16 août. L'émotion de M. le duc de Richelieu, qui avait succédé à M. Decazes fut grande. On délibéra longtemps sur la question de savoir si on ne laisserait pas éclater le complot, afin de pouvoir enfin distinguer les ennemis de la maison- de Bourbon des sujets fidèles, et voir se produire au grand jour ces inimitiés hypocrites, qui cachaient dans l'ombre la main d'où partaient tous les coups dirigés contre la dynastie.

Mais l'humanité royale s'effraya de l'effusion du sang. On aima mieux prévenir le complot qu'avoir à le réprimer. Quand toutes les mesures eurent été prises, et que les arrestations nécessaires furent effectuées, la question d'humanité l'emporta encore sur la question politique. Les principaux adversaires de la maison de Bourbon étaient, compromis dans la conspiration du 19 août. Il y avait une liste, à la tête de laquelle on lisait les noms de M. de Lafayette et de plusieurs hauts personnages, dont l'opposition ardente à la royauté légitime était connue.

Les indices ne manquaient point pour établir leur complicité. Il fallait décider si leurs noms seraient compris dans l'acte d'accusation. Là clémence royale s'étendit sur eux, espérant que leur avenir serait reconnaissant du passé elle se souvint que ces hommes, coupables dans leur vie politique étaient honorables dans leur vie privée, et elle voulut épargner à la cité une douleur quelle aurait vivement ressentie, et à leurs familles un deuil. Pour le reste des accusés, au lieu de saisir de l'affaire les conseils de guerre, dont la justice prompte et inexorable court plutôt qu'elle ne marche à un arrêt sanglant, on préféra la juridiction de la chambre des pairs, qui jugerait avec la modération d'une haute cour politique. Ainsi la clémence royale se montrait là même où paraissait sévir la justice.

Par cette loi naturelle des esprits à laquelle nous avons fait allusion des tentatives de crimes individuels marchaient de pair avec les agitations publiques. Madame la duchesse de Berri était surtout exposée aux machinations de ces hommes exaltés par l'esprit de parti. Le prince qu'elle pleurait lui écrivait, comme on l'a vu dans une des lettres qui précédèrent son arrivée en France: « Vous êtes la terreur des factieux. Elle était devenue à cette époque le point de leurs attaques ils savaient qu'elle portait dans son sein l'avenir de la maison de Bourbon. Vers les premiers mois de sa grossesse, une pièce d'artifice fut placée sous les croisées de son appartement.

On espérait que la terreur que lui inspirerait la détonation déciderait une fausse couche. Madame la duchesse de Berri, en entendant éclater le pétard dit avec beaucoup de sang-froid. « Ils voudraient bien m'effrayer mais ils n'y parviendront pas. »
Peu de temps après, la tentative fut renouvelée. La police était sur ses-gardes depuis la dernière explosion. Un des officiers de paix chargés de la surveillance du château vit, vers minuit, un homme s'approcher du guichet voisin des appartements de madame la duchesse de Berri, y déposer un paquet sur lequel il dirigeait un cigare allumé. Aussitôt les inspecteurs et les gendarmes se jetèrent sur cet homme tandis que l'un d'eux saisit le pétard, et étouffa la mèche déjà enflammée. Le major-général de service interrogea le coupable il déclara se nommer Gravier. L'instruction fit découvrir que cet homme avait un complice, qui s'appelait Bouton.

Au milieu de toutes ces tentatives la confiance de madame la duchesse de Berry ne cessait point d'être pleine et entière. Plus elle approchait du terme de sa grossesse et plus elle annonçait avec assurance qu'elle mettrait au monde un prince. Elle avait fait vers le mois de mai un rêve qui l'avait vivement frappée et qu'elle avait raconté le lendemain, à son lever, aux personnes de sa maison « Cette nuit j'étais à l’Élysée leur dit-elle; je tenais par la main mes deux enfants, ma fille et un jeune prince; j'ai vu alors très-distinctement saint Louis; il voulait couvrir de son manteau royal Mademoiselle je lui ai aussi présenté mon fils, et le saint, roi nous a enveloppés tous les trois dans son manteau, nous a bénis et a couronné mes enfants.»

Ce pressentiment de son coeur, qui était presque devenu une certitude pour sa raison, la soutenait au milieu de toutes les épreuves et lui donnait la confiance que rien de ce que les ennemis de la maison royale tenteraient contre elle pendant sa grossesse ne pourrait prévaloir. On. lui représentait un jour qu'il devait lui être pénible de traverser la foule pour aller respirer sur la terrasse du bord de l'eau, et l'on ajoutait qu'elle arriverait plus commodément au but de sa promenade, en traversant les souterrains qui établissent une communication entre la terrasse et le château. « Je ne » veux pas, répondit-elle, ils croiraient » que j'ai peur. » Lorsqu'elle avait appris la révolution de Naples, après le premier moment donné à la douleur, on l'avait, entendue s'écrier « C'est fâcheux, mais les événements peuvent changer d'ailleurs je porte dans mon sein un prince qui pourra relever après la France, à Naples le trône de ma famille. »

La France présentait à cette époque
un spectacle étrange. D'un côté, un parti ardent s'agitait avec violence et semblait se hâter d'accabler la maison de Bourbon, comme s'il avait prévu un événement qui devait déconcerter toutes ses machinations et ajourner au moins à un temps éloigné le succès dé ses longues pratiques. C'étaient des émeutes de chambres et de places publiques, des complots de casernes, des publications haineuses, des tentatives de meurtres. Et d'un autre coté, il y avait, à travers toutes ces agitations, une France fidèle qui, pleine de confiance dans un avenir menacé par tant de périls, et, sons les pas duquel chaque jour jetait une nouvelle embûche, attendait avec sécurité un événement que la Providence semblait devoir aux petits fils de Saint-Louis.


La naissance d'un prince était déjà presque une réalité, alors qu'elle n'était encore qu'une espérance. Le roi Louis XVIII ayant, annoncé que si madame la duchesse de Berri accouchait d'un prince, il porterai le nom de duc de Bordeaux, les halles de cette bonne ville du midi n'envoyèrent elles pas une députation aux Tuileries, pour remercier le roi de l'honneur fait à leur cité et complimenter madame la duchesse de Berri?
La princesse, reçut avec une gracieuse bienveillance cette députation populaire, qui fut aussi accueillie par le reste de la famille royale.

Madame Aniche, présidente de la députation, harangua avec cette vivacité spirituelle, particulière à nos provinces méridionales, le roi et madame la duchesse de Berri. Les dames de la halle de Bordeaux, admises avec elle en la présence de la princesse, lui présentèrent oun brès, ( un berceau ) richement décoré, et s'écrièrent toutes à la fois «Voilà pour coucher notre prince nous autres femmes nous laverons, sus pernos, ( ses langes), et nos hommes veilleront à ce que les jacobins ne l'empêchent pas de dormir. »


Après la naissance du Prince Henri, une protestation parut dans le Morning Chronicle. On y disait qu'il y avait eu substitution d'enfant dans la nuit du 29 septembre.

Cette protestation fut attribuée par quelques personnes à M. le duc d'Orléans. Dès que le journal anglais fut arrivé à Paris, son altesse sérénissime se rendit eu toute hâte au château. Le roi la reçut avec sévérité mais le duc se défendit avec tant de chaleur contre tout soupçon d'une complicité déshonorante dans la publication de cette odieuse pièce, que sa majesté dut croire à la sincérité de ses paroles.

M. le duc d'Orléans savait parfaitement à quoi s'en tenir sur la fable de cette substitution. Le jour même de la naissance de M. le duc de Bordeaux, son altesse sérénissime avait fait auprès de M. le duc d'Albuféra une démarche qui ne pouvait lui laisser aucun doute.
« M. le maréchal lui avait-elle dit, « je connais votre loyauté, vous avez été témoin de l'accouchement de madame la duchesse de Berry, est-elle réellement mère d'un prince ? »
M. le duc d'Albuféra avait répondu « Aussi réellement que votre altesse est père de M. le duc de Chartres.
«Cela me suffit, monsieur le maréchal. » Telle avait été la conclusion de cet entretien, après lequel M. le duc d'Orléans ne put que présenter à sa nièce des félicitations qui, sans le mérite d'être vives et empressées, joignaient le doute d'être sincères.

_________________
Au jour de notre humble prière,
Soyez-nous propice Seigneur!
Sauvez le Roi et que la France entière,
T'acclame en son vainqueur!

Henryk
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Re: La théorie du complot

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