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Beaux Textes

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Re: Beaux Textes

Message par é123 le Mer 23 Déc 2015 - 6:54

Merci Marie ... Soleil Remerciement ... et très bonne journée.

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"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée"

é123
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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Mer 23 Déc 2015 - 6:58

De rien S. et Bonne Journée à toi aussi Merci! Kisses

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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Jeu 24 Déc 2015 - 6:32

Larmes de femme

Un petit garçon demanda à sa mère :
- Pourquoi pleures-tu ?
- Parce que je suis une femme, lui répondit-elle.
- Je ne comprends pas, dit-il.
Sa mère le prit dans ses bras et lui dit :
- Et jamais tu ne comprendras.

Plus tard le petit garçon demanda à son père :
- Pourquoi maman pleure-t-elle ? Je ne comprends pas !
- Toutes les femmes pleurent sans raison, fut tout ce que son père put lui dire.

Devenu adulte, il demanda à Dieu :
- Seigneur, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ?

Et Dieu répondit :
- Quand j'ai fait la femme, elle devait être spéciale.
J'ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde ;
et assez douces pour être confortables.
Je lui ai donné la force de donner la vie,
et celle d'accepter le rejet qui vient souvent de ses enfants.

« Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne,
et celle de prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue.
Je lui ai donne la sensibilité pour aimer ses enfants d'un amour inconditionnel,
même quand ces derniers l'ont blessée durement.


« Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts
et de demeurer à ses côtés sans faiblir.
Et finalement je lui ai donné des larmes à verser quand elle en ressent le besoin.

« Tu vois mon fils, la beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte,
ni dans son visage, ou dans la façon de se coiffer les cheveux.
La beauté d'une femme réside dans ses yeux.
car c'est la porte d'entrée de son coeur - le lieu où réside l'amour.
Et c'est souvent par ses larmes que tu vois passer son coeur.

« Toutes les femmes sont belles,
et nous devons les encourager à s'aimer telles qu'elles sont
et à avoir une juste estime d'elles-mêmes. »

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Re: Beaux Textes

Message par Marguerite des îles le Jeu 24 Déc 2015 - 8:52

Merci pour ce havre de paix que vous nous donnez, maman Marie.

Pour la parité, la prochaine fois mettez une prière sur les hommes. Wink

Marguerite des îles
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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Jeu 24 Déc 2015 - 8:56

Bonjour Marguerite des îles,
Je vous en prie, simplement une petite chose je ne suis pas votre Maman Smile

Pour la Prière pour les hommes je vous propose de la mettre vous-même cela fera sûrement plaisir à Notre Maman du Ciel, la Vraie Maman

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Re: Beaux Textes

Message par Marguerite des îles le Jeu 24 Déc 2015 - 9:03

Je sais que vous n'êtes pas ma maman, mais je sais surtout que Dieu agit à travers vous.

Si vous vous êtes bien occupés d'une personne, je sais que c'est Jésus qui a permis cela.

Pour les hommes je ne connais pas de texte particulier car aujourd'hui les hommes m'attaquent sur les médias, ce qui a toujours des conséquences sur le monde. Lire les signes des temps, cela fait partie de la vigilance.

Heureusement que je ne suis pas seule, il ne faut pas croire tout ce qu'on raconte !

A bon entendeur !

Marguerite des îles
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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Jeu 24 Déc 2015 - 9:08

Marguerite,
Je ne comprend pas votre message soyez plus explicite,je veux bien vous aider mais il faut que je sache ce qui vous préoccupe, je ne m'occupe pas d'une seule personne en particulier, oui il est vrai, j'aide des personnes par MP qui ont besoin de soutien,mais en tout bien tout honneur.
Si vous désirez me contacter par MP je me ferai un plaisir de vous répondre et tout cela confidentiellement!!
Amicalement

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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Jeu 24 Déc 2015 - 9:13

Pour être franche Marguerite il y a longtemps que j'ai compris vos messages et surtout à qui ils s'adressaient, cet homme qui vous fait souffrir aujourd'hui, il me semble, je dis bien il me semble connaître son nom.
Mais de grâce de m'en veuillez pas si je lui répond en MP, je ferai la même chose avec vous sous le sceau de la confidentialité si vous le désirez.
Si je peux apporter un peu de Paix dans votre coeur et bien sachez que je suis là.
Je vous embrasse bien Amicalement

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Re: Beaux Textes

Message par Marguerite des îles le Jeu 24 Déc 2015 - 9:19

Je ne préfère pas. Je n'ai aucune confiance.

Je dirais simplement ceci.

Vous savez à quel point Jésus aime sa Mère. Sa Mère, si vous relisez bien les textes spirituels de l'Assomption, peut aussi correspond à l'Eglise dont la foi reste inébranlable malgré les très fortes épreuves et persécutions.

Il aime tellement qu'il la protège. Et ça peut aller jusqu'à la destruction des ses ennemis, sans même que l'Eglise n'ait eu le moindre soupçon ni fait un quelconque geste, ni acte, ni parole, ni pensée.

C'est d'un niveau assez élevé ce que je vous raconte mais la lecture du Messie permet d'ouvrir les yeux sur la signification de beaucoup de fêtes religieuses.

Marguerite des îles
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Re: Beaux Textes

Message par Marguerite des îles le Jeu 24 Déc 2015 - 9:20

N'oubliez pas. Encore une chose. N'atténuez jamais le message de l'Evangile car Dieu a réellement une sainte horreur du péché.

Marguerite des îles
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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Jeu 24 Déc 2015 - 9:22

Et bien Marguerite restons en là, il est vrai que la confiance doit être mutuelle sinon rien de bon se dégage d'une conversation.
Je vous souhaite tout de même un bel avenir et de très Bonnes Fêtes de Noël
Amicalement

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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Jeu 24 Déc 2015 - 9:24

Merci Marguerite pour vos sages paroles!!!

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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Ven 25 Déc 2015 - 7:03

Se laisser aimer

Être aimé est plus fondamental qu'aimer. Il est curieux d'affirmer cela alors qu'on insiste tellement sur la grandeur de l'amour et sur la nécessité de le semer autour de nous. Jésus n'a-t-il pas fait du grand commandement de l'amour le premier de ses commandements ? Et n'est-ce pas l'évangéliste saint Jean qui dit que Dieu est Amour ; il est d'abord cela et toute son action est dirigée par l'amour.
Pourtant, par quoi sont baignés les premiers instants de notre vie sinon par des témoignages d'amour. La mère qui reçoit son bébé naissant dans ses bras lui prodigue déjà un premier message d'amour. L'enfant ne peut lui répondre. Il n'est pas encore assez conscient pour le faire. Mais s'il ne recevait pas ces marques d'amour, ces baisers frénétiques, ces élans chaleureux qui caractérisent tout premier contact avec un nouveau-né, il s'en ressentirait toute sa vie. Les psychologues nous expliquent comment quelqu'un qui n'a pas reçu sa portion d'amour au matin de son arrivée peut mener une existence froide, distante, sans amour.

Avant de donner de l'amour, nous devons en recevoir et se savoir aimé est une aspiration foncière du coeur humain. On sait à quelles hauteurs peuvent atteindre des personnes qui se savent aimées dans leur milieu. On connaît les prouesses de dépassement auxquelles se livrent des enfants qui sentent la chaleur de l'amour de leurs parents. Et que dire de ces vieillards qui incarnent la sérénité et le calme du soir autour d'eux parce qu'ils se sentent véritablement aimés. Ils n'ont pas l'impression que leur existence est inutile : leur solitude est richement meublée.

Se laisser aimer: voilà une conséquence de tout cela. Il y a des êtres rébarbatifs à l'amour. Ils se font une carapace difficile à percer. Généreux, actifs, donnés même, ils ne se laissent pas infiltrer facilement par un amour qui les poursuit. Il faut bien le dire : se laisser aimer est peut-être plus difficile que d'aimer. Pourquoi ? Sans doute parce qu'on ne veut pas être redevable aux autres du bonheur qu'ils nous prodiguent.

Si l'on veut que l'amour fleurisse autour de soi, pourquoi ne pas faire comme l'enfant, se laisser aimer sans fausse honte et avec joie : d'abord et avant tout par Dieu lui-même.

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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Sam 26 Déc 2015 - 5:33

Cadeau

Hier soir, dans la cuisine, je préparais le dîner,
Quand mon petit garçon est entré.
Il m'a tendu un morceau de papier griffonné,
J'ai essuyé mes mains sur mon tablier,
Je l'ai lu, et voici ce qu'il disait :
Pour avoir fait mon lit toute la semaine : 2 €
Pour avoir été aux commissions : 1 €
Pour avoir surveillé le bébé pendant que toi
Tu allais aux commissions : 0,5 €
Pour avoir descendu la corbeille à papiers : 0,5 €
Pour avoir remonté la corbeille à papiers : 1 €
Pour avoir arrosé les fleurs sur le balcon : 1 €
       Total : 6 €
Je l'ai regardé, il se tortillait en mâchant son crayon,
Et une foule de souvenirs sont revenus à ma mémoire.
Alors j'ai pris son crayon, j'ai retourné la feuille,
Et voilà ce que j'ai écrit :
Pour neuf mois de patience et douze heures d'accouchement : CADEAU,
Pour tant de nuits de veille surveillant ton sommeil : CADEAU,
Pour toutes les inquiétudes : CADEAU,
Pour tes jouets, ta nourriture, tes vêtements : CADEAU,
Pour tous les conseils, les connaissances transmises et le prix de tes études : CADEAU,
Pour t'essuyer les larmes et te moucher : CADEAU,
Et quand on fait le tour, le total de mon amour, c'est : CADEAU.
Quand il a eu fini de lire,
Il avait un gros chagrin dans les yeux.
Il a levé la tête, il a dit :
M'man, je t'aime beaucoup.
Il a repris son papier, il l'a retourné,
Et en grosses lettres, il a marqué :
       C'est CADEAU.

Et quand on fait le tour, le total de l'Amour,
       c'est : CADEAU.

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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Dim 27 Déc 2015 - 23:58

L'art de vieillir

Vieillir, se l'avouer à soi même et le dire
tout haut, non pas pour voir protester les amis,
mais pour y conformer ses goûts et s'interdire
ce que la veille encore on se croyait permis.
Avec sincérité, dès que l'aube se lève,
se bien persuader qu'on est plus vieux d'un jour ;
à chaque cheveu blanc, se séparer d'un rêve
et lui dire tout bas un adieu sans retour.

Aux appétits grossiers, imposer d'âpres jeunes,
et nourrir son esprit d'un solide savoir,
devenir bon, devenir doux, aimer les fleurs,
aimer les jeunes, comme on aima l'espoir.

Se résigner à vivre un peu sur le rivage,
tandis qu'il vogueront sur les flots hasardeux,
craindre d'être importun sans devenir sauvage,
se laisser ignorer tout en restant près d'eux.

Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame,
prier et faire un peu de bien autour de soi,
sans négliger son corps, parer surtout son âme,
chauffant l'un aux tisons, l'autre à l'antique Foi.
Puis un beau soir, discrètement, souffler la flamme
de sa lampe et mourir parce que c'est la loi.


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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Mer 30 Déc 2015 - 7:02

Simon

Un pasteur disait un soir, assez soucieux, au concierge de son église :
- Je suis tracassé par le fait que chaque jour à midi, depuis des semaines, un pauvre vieux, aux habits râpés, entre dans l'église. Je peux le voir depuis la fenêtre du presbytère : il s'avance vers le choeur, il n'y reste que quelques minutes, puis il ressort. Cela me paraît bien mystérieux et je m'inquiète de peur qu'il y ait un vol ou une dégradation. J'aimerais bien que vous puissiez l'interroger.
Le lendemain, et plusieurs jours de suite, le concierge vérifie qu'en effet ce pauvre visiteur, sur le coup de midi, entre dans l'église pour un court moment, puis sort sans hâte. Il l'accoste enfin :
- Bonjour. Je vous vois venir très régulièrement à l'église. Savez-vous que vous êtes un des plus fidèles paroissiens ?
- Je viens prier, dit tranquillement le vieil homme.
- Allons donc ! Vous ne restez pas assez longtemps pour cela. Vous allez seulement jusqu'à l'autel puis vous repartez. Qu'est-ce que cela signifie ?
- C'est exact, reprend le vieil homme. Mais, voyez-vous, je ne sais pas faire une longue prière. Pourtant, je viens chaque jour à midi et je lui dis simplement : " Jésus... c'est Simon !" Puis j'attends une minute et je m'en retourne. C'est une petite prière, mais je crois qu'il m'entend.

Peu après, le pauvre Simon est renversé par un camion. On le transporte à l'hôpital. Là, malgré les efforts du personnel, beaucoup de malades sont grincheux et irrités, se plaignant du matin au soir. Mais voilà qu'un jour, une infirmière entend un éclat de rire ; elle s'étonne et demande :
- Qu'est-ce qui se passe ? Vous voilà aujourd'hui de bonne humeur comme je ne vous ai jamais vu !
- Oh, c'est à cause du vieux Simon ! Il souffre, il a mal, mais jamais il ne se plaint. Il est toujours joyeux, content, patient. Il parle à chacun de nous, il écoute, il nous donne du courage.

L'infirmière se dirige vers le lit de Simon :
- Vous avez fait un miracle, vous faites envie à tous, vous êtes toujours heureux et joyeux, malgré vos douleurs. C'est formidable, merci !
- Comment ne le serais-je pas, répond Simon, c'est grâce à mon visiteur, lui me rend heureux jour après jour.
- Votre visiteur ? Mais, Simon, il n'y a jamais personne qui vient vous voir, vous êtes seul du matin au soir, je n'ai rencontré aucun membre de votre famille ni aucun ami. Alors quand vient-il ?
- Tous les jours à midi, répond Simon dans un élan joyeux. Il se tient, là, au pied de mon lit. Je le vois, il me dit:  " Simon... c'est Jésus !"


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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Jeu 31 Déc 2015 - 6:45

Jessy

Il y avait à Londres, sous le règne d'Elizabeth, un savant nommé Bog, qui était foin célèbre, sous le nom de Bogus, pour un traité des Erreurs humaines, que personne ne connaissait.
Bogus, qui y travaillait depuis vingt-cinq ans, n'en avait encore rien publié ; mais son manuscrit, mis au net et rangé sur des tablettes dans l'embrasure d'une fenêtre, ne comprenait pas moins de dix volumes in-folio. Le premier traitait de l'erreur de naître, principe de toutes les autres. On voyait dans les suivants les erreurs des petits garçons et des petites filles, des adolescents, des hommes mûrs et des vieillards, et celles des personnages des diverses professions, tels que : hommes d'État, marchands, soldats, cuisiniers, publicistes, etc. Les derniers volumes, encore imparfaits, comprenaient les erreurs de la république, qui résultent de toutes les erreurs individuelles et professionnelles. Et tel était l'enchaînement des idées, dans ce bel ouvrage, qu'on ne pouvait retrancher une page sans détruire tout le reste. Les démonstrations sortaient les unes des autres, et il résultait certainement de la dernière que le mal est l'essence de la vie et que, si la vie est une quantité, on peut affirmer avec une précision mathématique qu'il y a autant de mal que de vie sur la terre.

Bogus n'avait pas fait l'erreur de se marier. Il vivait dans sa maisonnette seul avec une vieille gouvernante nommée Kat, c'est-à-dire Catherine, et qu'il appelait Clausentina, parce qu'elle était de Southampton.

La soeur du philosophe, d'un esprit moins transcendant que celui de son frère, avait, d'erreur en erreur, aimé un marchand de draps de la Cité, épousé ce marchand et mis au monde une petite fille nommée Jessy.

Sa dernière erreur avait été de mourir après dix ans de ménage, et de causer ainsi la mort du marchand de draps, qui ne put lui survivre. Bogus recueillit chez lui l'orpheline, par pitié, et aussi dans l'espoir qu'elle lui fournirait un bon exemplaire des erreurs enfantines.

Elle avait alors six ans. Pendant les huit premiers jours qu'elle fut chez le docteur, elle pleura et ne dit rien. Le matin du neuvième, elle dit à Bog :
« J'ai vu maman ; elle était toute blanche ; elle avait des fleurs dans un pli de sa robe ; elle les a répandues sur mon lit, mais je ne les ai pas retrouvées ce matin. Donne-les moi, dis, les fleurs de maman. »
Bog nota cette erreur, mais il reconnut, dans le commentaire qu'il en fit, que c'était une erreur innocente et en quelque sorte gracieuse.

A quelque temps de là, Jessy dit à Bog :
« Oncle Bog, tu es vieux, tu es laid ; mais je t'aime bien et il faut bien m'aimer. »

Bog prit sa plume ; mais, reconnaissant, après quelque contention d'esprit, qu'il n'avait plus l'air très jeune et qu'il n'avait jamais été très beau, il ne nota pas la parole de l'enfant. Seulement il dit :
« Pourquoi faut-il t'aimer, Jessy ?
- Parce que je suis petite. »
« Est-il vrai, se demanda Bog, est-il vrai qu'il faille aimer les petits ? il se pourrait ; car, dans le fait, ils ont grand besoin qu'on les aime. Par là s'excuserait la commune erreur des mères qui donnent à leurs petits enfants leur lait et leur amour. C'est un chapitre de mon traité qu'il va falloir reprendre. »

Le matin de sa fête, le docteur, en entrant dans la salle où étaient ses livres et ses papiers et qu'il nommait sa librairie, sentit une bonne odeur et vit un pot d'oeillets sur le rebord de sa fenêtre.

C'étaient trois fleurs, mais trois fleurs écarlates que la lumière caressait joyeusement. Et tout riait dans la docte salle : le vieux fauteuil de tapisserie, la table de noyer ; les dos antiques des bouquins riaient dans leur veau fauve, dans leur parchemin et dans leur peau de truie. Bogus, desséché comme eux, se mit comme eux à sourire. Jessy lui dit en l'embrassant :
« Vois, oncle Bog, vois : ici, c'est le ciel (et elle montrait, à travers les vitres lamées de plomb, le bleu léger de l'air) ; puis, plus bas, c'est la terre, la terre fleurie (et elle montrait le pot d'oeillets) ; puis, au-dessous, les gros livres noirs, c'est l'enfer. »

Ces gros livres noirs étaient précisément les dix tomes du traité des Erreurs humaines, rangés sous la fenêtre, dans l'embrasure. Cette erreur de Jessy rappela au docteur son oeuvre, qu'il négligeait depuis quelque temps pour se promener dans les rues et dans les parcs avec sa nièce. L'enfant découvrait mille choses aimables et les faisait découvrir en même temps à Bogus, qui n'avait guère de sa vie mis le nez dehors. Il rouvrit ses manuscrits, mais il ne se reconnut plus dans son ouvrage, où il n'y avait ni fleurs ni Jessy.

Par bonheur, la philosophie lui vint en aide en lui suggérant cette idée transcendante que Jessy n'était bonne à rien. Il s'attacha d'autant plus solidement à cette vérité, qu'elle était nécessaire à l'économie de son oeuvre.

Un jour qu'il méditait sur ce sujet, il trouva Jessy qui, dans la librairie, enfilait une aiguille devant la fenêtre où étaient les oeillets. Il lui demanda ce qu'elle voulait coudre. Jessy lui répondit :
« Tu ne sais donc pas, oncle Bog, que les hirondelles sont parties ? »

Bogus n'en savait rien, la chose n'étant ni dans Pline ni dans
Avicenne. Jessy continua :
« C'est Kat qui m'a dit hier...
- Kat ? s'écria Bogus, cette enfant veut parler de la respectable Clausentina !
- Kat m'a dit hier : "Les hirondelles sont parties cette année plus tôt que de coutume ; cela nous présage un hiver précoce et rigoureux." Voilà ce que m'a dit Kat. Et puis j'ai vu maman en robe blanche, avec une clarté dans les cheveux ; seulement elle n'avait pas de fleurs comme l'autre fois. Elle m'a dit : "Jessy, il faudra tirer du coffre la houppelande fourrée de l'oncle Bog et la réparer si elle est en mauvais état." Je me suis éveillée et, sitôt levée, j'ai tiré la houppelande du coffre ; et, comme elle a craqué en plusieurs endroits, je vais la recoudre. »

L'hiver vint et fut tel que l'avaient prédit les hirondelles. Bogus, dans sa houppelande, les pieds au feu, cherchait à raccommoder certains chapitres de son traité. Mais, à chaque fois qu'il parvenait à concilier ses nouvelles expériences avec la théorie du mal universel, Jessy brouillait ses idées en lui apportant un pot de bonne bière, ou seulement en montrant ses yeux et son sourire.

Quand revint l'été, ils firent, l'oncle et la nièce, des promenades dans les champs. Jessy en rapportait des herbes qu'il lui nommait et qu'elle classait, le soir, selon leurs propriétés. Elle montrait, dans ces promenades, un esprit juste et une âme charmante. Or, un soir, comme elle étalait sur la table les herbes cueillies dans le jour, elle dit à Bogus :
« Maintenant, oncle Bog, je connais par leur nom toutes les plantes que tu m'as montrées. Voici celles qui guérissent et celles qui consolent. Je veux les garder, pour les reconnaître toujours et les faire connaître à d'autres. Il me faudrait un gros livre pour les sécher dedans.
- Prends celui-ci », dit Bog.
Et il lui montra le tome premier du traité des Erreurs humaines.

Quand le volume eut une plante à chaque feuillet, on prit le suivant, et, en trois étés, le chef-d'oeuvre du docteur fut complètement changé en herbier.


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Re: Beaux Textes

Message par AZUR le Jeu 31 Déc 2015 - 14:00

J'ai beaucoup aimé tes 2 dernières histoires, riches d'enseignement!
Merci beaucoup, Marie!!!!!

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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Ven 1 Jan 2016 - 8:43



Bonheur, je te veux ou je te donne ?

Notre bonheur dépend en partie de nous.
J’ai caricaturé ci-dessous quelques comportements que l’on rencontre.
Vous pouvez en imaginer d’autres puis trouver ce qui nuit au bonheur et ce qui le favorise.
Mais saurez-vous adopter un comportement qui vous rend réellement plus heureux ?
Bonheur, je te veux. J’ai un droit à être heureux. Je veux que tu viennes habiter chez moi, que tu ne me quittes pas. Tu auras le droit de réjouir les autres quant je te prêterais aux amis ou à la famille, mais toujours en ma présence. En échange, je m’occuperais bien de toi.
Bonheur, je te cours après. On m’a dit que tu étais dans l’argent, les loisirs, le bien manger, le sexe, le paraître... Alors, je cours après l’argent, puis je dépense tout très vite. Je m’étourdis dans une vie où je me défonce et où je n’ai pas le temps de penser vers quoi je fonce.
Bonheur, je doute de toi. La vie ne vaut pas le coup d’être vécue. On ne peut vraiment pas être heureux sur cette Terre. Tout va mal, de plus en plus mal. On fonce vers un mur. Je ne crois pas ceux qui me disent que c’est parfois dans ma tête que tout va mal.
Bonheur, je t’espère. Je suis sûr que demain sera mieux qu’aujourd’hui. Je joue aux jeux d’argent ou je scrute mon horoscope. J’en oublie les peines de ce jour, mais aussi le plaisir de vivre au quotidien et de travailler à un monde meilleur.
Bonheur, j’ai peur de toi. Je préfère me contenter de petits plaisirs. Si je me laisse aller à être réellement heureux, il va falloir que je m’occupe de toi : faire face à la vérité, te nourrir de rencontres et d’amitiés, me libérer de mes vieilles habitudes, être fidèle en amour...
Bonheur, je t’accueille. Quand on me présente une nouvelle personne, je me dis : « peut-être un futur ami ? ». Quand je fais une erreur, je me dis : « quelle est la leçon à retenir ? ». Quand quelque chose va bien, je me réjouis du bonheur des autres.
Bonheur, je te donne. Je commence par accueillir, car il faut avoir bien reçu pour bien donner. Puis je rends service à ceux qui en ont besoin et je fais partager mes joies, car il faut avoir bien donné pour bien accueillir. Et, de cet échange, se développe notre bonheur mutuel.

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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Sam 2 Jan 2016 - 8:00

Comment être heureux

1. Décide d’être heureux. Apprends à trouver du plaisir dans les choses simples.
2. Tire le meilleur parti possible de tes situations. Nul ne possède tout et tout le monde a une certaine tristesse mêlée aux plaisirs de la vie. Le secret consiste à rire plus qu’on ne pleure.

3. Sois indulgent avec toi-même. Ne te prends pas trop au sérieux. Et ne crois pas que tu dois être protégé des malheurs qui frappent les autres.

4. Ne te soucie pas des critiques. Tu ne peux plaire à tout le monde.

5. Fixe tes propres normes et tes propres buts. Sois toi-même et explore tes propres limites.

6. Fais ce que tu aimes faire, mais sans t’endetter.

7. Ne cherche pas les ennuis. Les fardeaux imaginaires sont plus lourds à porter que les vrais.

8. Débarasse-toi de tes rancoeurs. La haine, l’envie et la colère te rongeront de l’intérieur.

9. Multiplie tes intérêts. Si tu ne peux voyager, parcours le monde par tes lectures.

10. Ne te laisse pas terrasser par les regrets. Surmonte tes tristesses et tes erreurs et ne conserve que les leçons utiles qu’elles t’ont apprises.

11. Fais ce que tu peux pour les gens moins fortunés que toi.

12. Tiens-toi occupé. Quiconque est très occupé n’a pas le temps d’être malheureux.

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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Dim 3 Jan 2016 - 8:46

N'abandonne surtout pas !

Lorsque dans la vie rien ne va plus,
que les problèmes tourmentent ton esprit
et que l'argent te cause tant de soucis...
Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

Lorsque trop d'erreurs ont été commises,
que tout ton univers menace de s'écrouler
et que, fatigué, tu sens la confiance t'abandonner...
Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

Tu sais, la vie est parfois étrange, avec son lot de surprises et d'imprévus,
et il ne nous est pas donné de savoir à l'avance combien d'étapes nous devrons franchir,
ni combien d'obstacles nous devront surmonter
avant d'atteindre le bonheur et la réussite.

Combien de gens ont malheureusement cessé de lutter
alors qu'il n'aurait peut-être fallu qu'un petit pas de plus
pour transformer un échec en réussite ?
Et, pourtant, un pas à la fois n'est jamais trop difficile.

Tu dois donc avoir le courage et la ténacité nécessaire
pour faire ce petit pas de plus,
en affirmant que la vie est une grande et puissante amie
qui se tient toujours à tes côtés, prête à te porter secours.
Tu verras alors que cette attitude appelleras,
du plus profond de toi-même,
des forces de vie que tu ne soupçonnais même pas
et qui t'aideront à réaliser ce que tu entreprendras.

Mais surtout et avant tout, rappelle-toi bien:
Quand dans ta vie, des moments difficiles viendront...

Repose-toi s'il le faut, mais n'abandonne surtout pas.

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Re: Beaux Textes

Message par Invité le Lun 4 Jan 2016 - 6:32

La pyramide de la Sagesse

N'y a-t-il meilleur indice de l'absence de sagesse que de tenter d'en donner la recette ? Ne vaut-il, toutefois, pas la peine d'affronter les affres d'un tel verdict, vraisemblablement assez peu éloigné de la réalité, si l'on croit pouvoir aider nos enfants à identifier le sens de leur existence et à mieux cerner le but de leur vie ?
L'enfant qui poursuit une étoile est un enfant sauvé, dit-on. Mais quelle étoile lui montrer ? Rappelons-nous la parabole de la femme qui se retrouve en rêve dans un merveilleux magasin et qui découvre Dieu derrière le comptoir. "Que vendez-vous ?" lui demande–t-elle. "Tout ce que ton coeur désire", lui répondit Dieu. Profitant de l'aubaine, la femme se précipita :  "Je souhaite vous acheter le bonheur et la sagesse". Dieu répondit alors : "Vous vous trompez de magasin ; ici, nous ne vendons pas les fruits mais les semences...". Quelles sont donc ces graines propres à nous diriger vers le bonheur et la sagesse ?

Si la sagesse devait prendre une forme particulière, ne pourrait-on la comparer à une pyramide dont les quatre côtés de la base seraient constitués de la famille, du travail, des loisirs et de notre engagement dans la société, la distance au sommet symbolisant notre relation à Dieu ou à toute valeur humaniste si nous sommes agnostique ?

Le premier côté est sans conteste celui de la famille au sens large, ce lieu privilégié où nos actes sont guidés par l'affection et le souci du bonheur de l'autre. C'est dans ce creuset que se forgent les plus belles vertus de l'homme : tant celles reliées au coeur comme l'amour, la générosité et le pardon que celles reliées à l'esprit comme la justice, la conscience et le sens de l'effort. Une des tâches fondamentales des parents est d'aiguiser le discernement de leurs enfants, leur capacité de distinguer non seulement le bien du mal mais aussi l'essentiel de l'accessoire, le durable de l'instantané, le stratégique du quotidien.

Le rôle des père et mère est certes d'aider les enfants à acquérir des qualités parfois d'apparence contradictoire  : de l'humilité mais aussi suffisamment de saine ambition pour assurer le développement de la personnalité et des talents, de la tolérance mais aussi suffisamment de conviction pour y puiser les ressources de son action, le sens de la gratuité mais aussi suffisamment de réalisme pour éviter les travers de la naïveté. La mission principale des parents est toutefois d'offrir aux enfants un sens à leur existence, des points de repère durables. Un marin ne se dirigera jamais à la lumière d'étoiles filantes et il n'y a pas de bon vent pour celui qui ne sait où aller. Comme le disait le Père Martinot, jésuite français, le caméléon meurt d'épuisement si on le pose sur une couverture écossaise.
Le second côté est celui du travail. Chacun a vocation à travailler non seulement pour entretenir sa famille mais également pour participer au développement de la société. Si la satisfaction professionnelle implique une certaine correspondance entre le niveau de responsabilité et la perception de ses capacités humaines et intellectuelles, elle requiert aussi une harmonie entre la nature des prestations et la recherche du bien commun dans le respect de ses propres valeurs. Le sentiment d'utilité constitue aussi un facteur d'équilibre. Il découlera de la mise en oeuvre de nos talents et de la finalité ultime de notre profession.

La poursuite du profit contribuera à ces objectifs si l'entrepreneur intègre dans son processus de décision non seulement la nécessaire et légitime mission de création de richesse mais également ses responsabilités à l'égard de l'environnement et de la communauté de personnes  liées à son activité. C'est ici que l'éthique revêt une importance particulière : dans les relations professionnelles, toute personne - collègue, client, fournisseur - devrait être traitée avec équité comme nous souhaiterions l'être dans les mêmes circonstances.

Le troisième côté de la pyramide est constitué des activités de détente, de loisirs. La joie de retrouver ses amis, les sports, la lecture. La contemplation du beau qui aide à faire le bien, l'émerveillement devant la nature, un mot d'enfant ou certaines oeuvres d'art qui élèvent le coeur et l'esprit. Prendre de la hauteur vis-à-vis des tâches quotidiennes, se déconnecter du stress habituel. Il ne s'agit pas là d'une activité accessoire même si peu de temps y est alloué pendant la période de vie active. C'est une obligation qui est imposée à l'homme et qui lui permet de se ressourcer. Chamfort  disait : " Si l'on doit aimer son prochain comme soi-même, il est au moins aussi juste de s'aimer comme son prochain".

Le dernier élément de la pyramide représente l'ensemble des activités de solidarité et de service désintéressé. Si certains se réfèrent à la mission sociétale de l'homme, c'est-à-dire à son engagement dans la société en faveur d'une cause ou de certaines personnes, le "Petit Prince" aurait probablement plus simplement fait allusion au sourire que l'on peut adresser au passant dont le visage sombre attire un regard compatissant, au souci de voir le monde refléter davantage notre objectif de justice et de fraternité...

Toute chance implique un devoir, tout talent une responsabilité, toute richesse un partage. Un des facteurs de réussite de son existence ne tient-il pas au fait d'avoir pu se procurer un supplément d'âme en offrant à d'autres un supplément de bonheur ? L'enfant comprendra vite que la joie est un bien particulier qui défie les lois économiques en se multipliant à force d'être partagé. L'optimisation du bonheur passe par celui de l'autre. Cette générosité se sublimera en humble sagesse le jour où rencontrant un pauvre, il ne se posera plus la question de savoir ce qu'il peut faire pour lui mais ce qu'il peut recevoir de sa part.
La dimension verticale de la pyramide symbolise notre relation avec l'Etre qui nous transcende. Pour le chrétien, cela se traduira par l'évolution de notre spiritualité, notre méditation de la parole de Dieu et notre souhait de tenter de la mettre en application. Si le sommet de la montagne est visible, force est de constater qu'on ne la gravit pas en ligne droite et que les lacets sont parfois plus longs qu'on ne l'aurait imaginé. La contemplation du cap à suivre nous aide toutefois à franchir les épreuves. Le recul du temps se chargera d'éclairer la façon dont ces épreuves s'articulent dans le puzzle de notre vie.

Une des clés du bonheur ne dériverait-elle pas d'un certain équilibre entre ces quatre côtés de la pyramide ? Toute chaise est bancale si elle ne repose pas fermement sur ses quatre pieds. Celui qui parvient à doser adéquatement ces dimensions en inscrivant son comportement dans un cercle centré sur la base de la pyramide se sentira probablement en harmonie avec lui-même. Si de ce cercle, nous nous élevons jusqu'au sommet de la pyramide, nous dessinons un cône. Serait-ce le cône du bonheur ?

Ce cône est peut-être tout aussi philosophal que la pierre du même adjectif. Il a toutefois le mérite de nous faire réfléchir sur notre vie car la sagesse est-elle finalement autre que de chercher à penser sa vie et vivre sa pensée ?


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Message par Marie du 65 le Mer 13 Jan 2016 - 5:15

Qui prend soin de votre parachute ?

Charles Plumb était pilote de chasse dans la marine américaine au Vietnam. Après 75 missions de combat, son avion fut abattu par un missile sol-air. Il s'éjecta de son appareil et atterrit sain et sauf grâce à son parachute dans une zone contrôlée par l'ennemi.
Il fut par la suite capturé par les vietcongs et détenu pendant 6 années. Mais il survécut à l'épreuve et il donna pendant longtemps des conférences sur les leçons qu'il a tirées de toutes ses expériences. Un jour, Plumb et sa femme étaient assis dans un restaurant lorsqu'un homme se leva d'une autre table et s'approcha de lui pour lui dire :
- Vous êtes Plumb, n'est-ce pas ? Vous étiez pilote de chasse au Vietnam sur le porte-avions Kitty Hawk. Votre avion a été abattu !
- Comment donc savez-vous ça ? demanda Plumb.
- Je me suis occupé de votre parachute, répondit l'homme.

Plumb fut très surpris et lui exprima finalement toute sa gratitude. L'homme fit un geste de la main et dit :
- L'important, c'est qu'il a bien fonctionné, n'est-ce pas ?
Et Plumb lui répondit :
- Et comment ! Si ce parachute n'avait pas fonctionné, je ne serais pas de ce monde aujourd'hui.

Plumb n'arriva pas à dormir cette nuit-là, car il pensa sans cesse à cet homme. Il se demanda à quoi il ressemblait dans un uniforme de marine : un béret blanc, une bavette dans le dos et un pantalon à pattes d'éléphant. Combien de fois il avait pu le voir sans même lui dire "Bonjour, comment ça va ?" ou quelque chose de ce genre. Car Plumb était pilote de chasse alors que cet homme était marin sur le même navire.

Plumb pensa à toutes ces heures que le marin avait passées au coeur du navire, à plier soigneusement des parachutes sur une longue table de bois, ayant à chaque instant le destin de personnes qu'il ne connaissait pas entre les mains. Suite à cette rencontre, lors de ses conférences, Plumb demanda désormais à son auditoire :
- Qui prend soin de votre parachute ? Nous avons toujours besoin de quelqu'un pour prendre soin de notre "parachute" physique, émotionnel, mental ou même spirituel. Et vous savez quoi ? Souvent, sans le savoir, nous avons tous quelqu'un qui nous donne ce dont nous avons besoin pour passer la journée, pour nous aider lors de moments difficiles.

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Re: Beaux Textes

Message par lyne le Mer 13 Jan 2016 - 13:39

Comme c'est vrai Marie j'ai pu compter sur Dieu pour traverser toutes les epreuves que la vie m'a donner et il est toujours la avec mes parents decedes avec les saints que j'implore quand mes enfants ont des examens ou pour leur enploi ,les anges qui nous protegent des accidents et qui nous conseillent et nous soutiennent aussi.Je sais qu'un jour j'etais tres triste et avant d'aller me coucher le silence etait la,puis soudain le magnetophonne s'est enclanche et j'ai a nouveau entendu les trois cloches chantee par Tina Arena et qui parle de l'eternite. Au depart en bonne cartesienne je me suis dit que la cassette avait ete toute seule jusqu'a la fin sans chanson puis comme c'etait le cas avec ce magnetophonne il peut sans retourner la cassette reprendre les chansons de l'autre cote sans manipulation quelconque mais apres verification ce morceau se trouvait entre deux autres chansons alors j'y ai vu un clin d'oeil de mon Ange.
Merci pour ses beaux textes et tres bonne journee Marie

lyne
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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mer 13 Jan 2016 - 13:53

Bonjour lyne,
Merci pour ce très beau témoignage qui me touche particulièrement, vous savez dans la vie Dieu ne nous abandonne Jamais, il suffit de l'implorer chaque jour ainsi que notre Maman du Ciel si nous sommes en Communion avec Eux avec un Esprit pur que de grâces obtenues et surtout Les remercier des choses qu'ils vous auront apporté!!
Il y a aussi les Anges dont nous devons demander de l'aide eux aussi sont là pour veiller sur nous.
Vous me parlez de cette cassette qui s'est enclenchée seule un Ange est sûrement passé par là!!!
Très Bonne journée à vous aussi Lyne et je vous embrasse bien Amicalement
En Union de Prière

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Jeu 14 Jan 2016 - 8:43

Nous avons toujours le choix

Un homme de 92 ans, petit, très fier, habillé et bien rasé tous les matins à 8h, avec ses cheveux parfaitement coiffés, malgré qu'il est légalement aveugle, déménage dans un foyer pour personnes âgées. Sa femme de 70 ans est décédée récemment, ce qui l'oblige à quitter sa maison. Après plusieurs heures d'attente, il sourit gentiment lorsqu'on lui dit que sa chambre est prête.
Comme il se rendait jusqu'à l'ascenseur avec sa marchette, je lui fis une description visuelle de sa petite chambre, incluant le drap suspendu à sa fenêtre servant de rideau.
- Je l'aime beaucoup, dit-il avec l'enthousiasme d'un petit garçon de 8 ans qui vient d'avoir un nouveau petit chien.
- M. Gagné, vous n'avez pas encore vu la chambre, attendez un peu.

" Cela n'a rien à voir, a-t-il répondu. Le bonheur est quelque chose que tu décides à l'avance.  Que j'aime ma chambre ou pas ne dépend pas des meubles ou de la décoration, ça dépend plutôt de la façon dont moi je les perçois. C'est déjà décidé dans ma tête que j'aime ma chambre. C'est une décision que je prends tous les matins à mon réveil.

J'ai le choix, je peux passer la journée au lit en comptant les difficultés que j'ai avec les parties de mon corps qui ne fonctionnent plus, ou me lever et remercier le ciel pour celles qui fonctionnent encore. Chaque jour est un cadeau, et aussi longtemps que je pourrai ouvrir mes yeux je m'intéresserai au nouveau jour et à tous les souvenirs heureux que j'ai amassé tout au long de ma vie.

La vieillesse est comme un compte en banque. Tu retires de ce que tu as amassé. Donc, mon conseil pour vous, serait de déposer beaucoup de bonheur dans votre compte en banque des souvenirs. Merci de votre participation à remplir mon compte en banque, car je dépose encore. "

Souvenez-vous de ces simples règles pour être heureux :
1. Libérez votre coeur de la haine,
2. Libérez votre tête des soucis,
3. Vivez simplement,
4. Donnez plus,
5. Attendez-vous à moins.

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Ven 15 Jan 2016 - 9:23

9 problèmes de communication

Entre ce que je pense,
ce que je veux dire,
ce que je crois dire,
ce que je dis,
ce que vous voulez entendre,
ce que vous entendez,
ce que vous croyez en comprendre,
ce que vous voulez comprendre, et
ce que vous comprenez,
Il y a au moins neuf possibilités
de ne pas se comprendre.

Mais, s'il vous plaît, essayons quand même.

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Re: Beaux Textes

Message par lyne le Ven 15 Jan 2016 - 13:46

Tout juste!!!!!

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 16 Jan 2016 - 6:51

Une simple lettre

Il y a tant de chose qu'une femme peut vivre sur cette terre.
Des joies... des moments de délice
qui font couler sur le cœur de douces larmes apaisantes.
Des larmes de joie qui en séchant, se transforment
en un baume qui enrobe l'âme d'une étreinte cajoleuse.
Ces sortes de larmes on les appelle plus tard,
dans nos moments de solitude et d'ennui, des souvenirs heureux.
Parfois il nous arrive même de sourire en songeant
à de courts et brefs bonheurs.
C'est à ces moments là que le corps en profite
pour cicatriser les plaies que le malheur a laissé errer sur notre âme.
Des plaies ils en existent sous de multiples visages.
Ne vous méprenez pas sur ces mots,
il a pour une femme un tout autre sens que la plaie physique
qui laisse coulé le sang car dans le cœur d'une femme
il prend apparence de douleur...
Bien souvent une plaie se présente sous forme de peine.
C'est de ceci dont nous avons une grande crainte.
De la peine et de la douleur qui étouffe la joie et notre être
au point de se renfermer sur nous-même.
C'est quand trop de peine et de douleur nous gagne
que la solitude insidieusement s'installe.
L'implacable solitude qui, malgré le fait
que nous sommes entourés de gens bien souvent,
nous ronge comme un cancer.
Que faut-il penser de notre vie quand la joie est partie
vers des ailleurs et que la souffrance nous gagne...
que la solitude insidieusement s'installe.
L'implacable solitude qui, malgré le fait
que nous sommes entourés de gens bien souvent,
nous ronge comme un cancer.
Que faut-il penser de notre vie quand la joie est partie
vers des ailleurs et que la souffrance nous gagne...
Que faut-il faire de nos mains quand elles ne s'entendent plus...
Que notre cœur se tord en nous
pour nous enlever l'appétit et le goût de vivre...
Qu'avons-nous à faire d'un corps
qui souffre de tant de blessures et de meurtrissures
dont certaines parfois sont si lourdes à porter
que l'on aimerait que tout se termine
puisque la vie ne nous apporte que malheur...
Personne n'a de réponse à cela,
à ces maux qui nous accablent sans relâche et
qui nous hantent et perdurent comme si la main d'un sorcier
caché plantait d'ignobles aiguilles à notre effigie.
Personne n'a de réponse pour cette femme
qui battue par son conjoint, endure tant de souffrance
et se laisse mourir chaque jour davantage.
Personne n'a de réponse à cette femme abandonnée
avec des enfants sur les bras et sans le sous
par un homme lâche et sans âme.
Personne n'a de réponse à cette femme
qui subit un viol et qui tout au long de sa vie,
vivra la rage et la honte...
jusqu'à même se sentir coupable…
Non, personne n'a la réponse à tous ces maux
mais il existe quand même une chose
où nous avons tous un grand pouvoir.
Une chose qui prit à petite dose,
peut redonner le goût de vivre et le sourire.
Une chose qui avec l'aide d'amis et de gens qui sont à l'écoute,
peut faire renaître la beauté et la prise de conscience du mieux-être.

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Re: Beaux Textes

Message par doucenuit le Sam 16 Jan 2016 - 9:49

Très beau texte Marie qui m'a fais monter les larmes aux yeux parce qu'en lisant ce texte je pense à tant de personnes concernées et en priorité à ma maman qui endure cette solitude même entourée des siens,ce qui l'aide;la Prière,la Messe,l'Espérance..
Merci,Bonne journée
Mireille

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Re: Beaux Textes

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