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Beaux Textes

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 27 Aoû 2016 - 8:04


Heureux? ou eternel insatisfait ?

Les éternels insatisfaits
- Je suis une femme de 40 ans, je suis mariée et j’ai deux enfants très gentils qui travaillent très bien à l’école. Je viens d’acheter une maison – la maison de mes rêves – spacieuse, claire. J’ai un travail qui me satisfait pleinement et qui me procure des revenus très confortables me permettant d’acheter ce dont j’ai envie. Mais je ne suis pas heureuse.
- Je suis une femme de 37 ans, j’ai un compagnon qui fait beaucoup pour moi à la maison. J’ai une grande maison, un travail assez cool accompagné d’un bon salaire. Mes parents sont en bonne santé. Mais j’ai l’impression que je n’aurai jamais droit au bonheur.

- Je suis une femme de presque 40 ans, j’ai un travail mais qui me procure un revenu très modeste. J’ai même été Rmiste quelques temps, ce qui est loin d’être évident au point de vue financier. Il faut savoir se serrer la ceinture. Pourtant, malgré cela, je suis, la plupart du temps, heureuse.

 Voilà deux types d’individus que vous connaissez certainement : les éternels insatisfaits et ceux qui apprécient les moindres petits moments de bonheur.
Les éternels insatisfaits ont tout, l’aisance matérielle, une famille adorable, un travail correct mais ils se pensent malheureux. Ils ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont. Ils en veulent toujours plus et, généralement, ils ont le chic de se plaindre de leur vie « désastreuse » devant des personnes au chômage, qui ont du mal à joindre les deux bouts, qui vivent dans des endroits très petits, sans confort, des personnes malades ou vivant seules, etc.

En revanche, les autres, ceux qui sont heureux « malgré tout », ont pris le parti de cesser de se lamenter constamment et de se dire que, malgré les difficultés, les problèmes, il existe des instants qui peuvent les rendre heureux. Ainsi, un rayon de soleil, un oiseau qui chante, un repas bien cuisiné, une promenade en campagne, une discussion entre amis, une réunion familiale, un bon livre, une chanson à la radio, etc. les rend heureux et leur donnent vraiment l’impression que la vie vaut la peine d’être vécue malgré tout.

C’est précisément ce que les éternels insatisfaits ont dû mal à faire. Pour eux, ils n’ont pas assez, il y a toujours des gens autour d’eux qui ont plus qu’eux. Ils se considèrent d’ailleurs, la plupart du temps, comme des gens pauvres malgré leur situation confortable, comme des gens abandonnés malgré le soutien de leur conjoint et de leur famille. Bref comme des gens a qui il arrive tous les malheurs. Ainsi, ils sont constamment amers, renfrognés, tristes de leur sort pourtant enviable et ne remarquent même pas qu’ils ont tout pour être heureux, que beaucoup aimeraient prendre leur place.


 Attention, pour certains éternels insatisfaits, cet état d’esprit pourrait leur être favorable. Il devrait leur permettre d’avancer, d’accomplir de grandes choses. En effet, en en voulant toujours plus, ils devraient se démener pour avoir la vie qu’ils désirent réellement.

Mais, malheureusement, ils ont déjà tout et ils ne sont pas encore contents. Donc, même s’ils ont encore plus, ils continueront à se plaindre, à être insatisfaits de leur sort. D’ailleurs, comme ils n’arrêteront pas d’être malheureux, il leur sera très difficile d’avancer. Ils resteront bloqués par leur mal-être.

Au contraire, ceux qui sont heureux « malgré tout » semblent avoir plus de chance de s’en sortir, de réussir car n’est-il pas plus facile de créer, de construire quelque chose quand on est heureux ? Leur état d’esprit est plus léger, plus ouvert, donc plus conquérant.

 De toute façon, ces éternels insatisfaits savent-ils vraiment ce qui les rendrait heureux ? Je ne pense pas. Comme ils voient tout en noir, il n’est même pas certain que si on leur décrochait la lune, ils seraient contents.
Bien entendu, ces personnes ne sont pas à blâmer, car au fond d’elles-mêmes, elles sont vraiment malheureuses et se créent des problèmes là où il n’y en a pas. Pour qu’elles parviennent à s’en sortir, il faudrait que quelqu’un ou quelque chose leur ouvre les yeux. Souhaitons qu’elles comprennent, avant qu’il leur arrive « un vrai malheur », que la vie ce n’est pas toujours en vouloir plus mais c’est apprécier les petits moments de bonheur.
Ce n’est que si elles changent radicalement d’état d’esprit, qu’elles seront heureuses et pourront vivre réellement et oser plus.


Rappelez-vous, le bonheur c’est ici et maintenant !




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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Dim 28 Aoû 2016 - 8:44


Osez dire les choses !...


N’ayez pas peur ! Osez dire les choses !
Si vous ne pensez pas comme tout le monde, dîtes-le !

Ne faîtes pas comme ces personnes qui, par peur d’être rejetées, d’être mal vues, se taisent et surtout disent le contraire de ce qu’elles pensent.

Elles préfèrent rentrer dans le moule plutôt que d’exprimer leur véritable opinion.
Osez dire que vous n’aimez pas les enfants.

Osez dire que vous aimez regarder la Star Académy, même si vous avez 50 ans. Osez dire que vous n’aimez pas Noël. Osez dire que vous n’aimez pas vos parents…
Osez dire les choses même s’il s’agit d’idées originales, insolites. Soyez honnête avec vous-même. N’ayez surtout pas honte de ce que vous pensez. C’est vrai que la société, de plus en plus, condamne les individus qui se distinguent, qui ne pensent pas comme tout le monde. L’erreur serait de succomber à cette pression sociale. Chaque être est différent et n’éprouve pas les choses de la même façon.
D’ailleurs, pourquoi votre opinion serait la plus mauvaise ? D’autant plus que bien souvent ceux qui pensent la même chose que vous le cachent aussi, la plupart du temps.


Si vous pensez de telles choses, c’est que vous avez de bonnes raisons de le faire. Des évènements dans votre vie vous ont certainement amené à penser de cette façon. Par exemple, si vous n’aimez pas Noël, cela peut être la conséquence de mauvais souvenirs d’enfance.

Osez dire que vous souffrez. Osez dire que vous ne supportez plus votre vie. Osez dire que vous êtes alcoolique...
Exprimez-vous sur vous, dévoilez-vous, révélez vos sentiments profonds. L’erreur à ne pas commettre est de vous taire. C’est vrai que la société aime les personnes qui sont lisses, « propres sur elles », sans aspérités, sans problèmes. Mais, parlez ! Cela vous soulagera, dans un premier temps. Puis, en mettant des mots sur vos maux, vous ferez le premier pas vers la guérison. Des personnes (pas tout le monde) seront là pour vous écouter et vous aider à vous sortir de votre mal-être.

A partir du moment où vous vous exprimez correctement et que vous dîtes des choses sensées, il n’y a aucune raison pour que vous vous taisiez. Les autres devraient être tolérants. Bien entendu, la tolérance marche dans les deux sens. Vous aussi vous devez être tolérant et accepter l’opinion des autres. Comprenez que vous ne détenez peut-être pas la vérité.
Ne laissez personne vous dicter ce que vous devez penser. Soyez fort et montrez à tous que vous avez de la personnalité. Ne craignez pas les reproches que l’on pourrait vous faire. Soyez vous-même, ne jouez pas un rôle. Ne cachez pas votre vraie nature.

Osez dire les choses est le seul moyen de vous sentir en adéquation avec vous-même. Vous avancerez dans la vie avec droiture et sincérité, des qualités indispensables pour que les gens vous fassent confiance et vous apprécient.

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Lun 29 Aoû 2016 - 8:03


Le Soleil, le froid et le vent...

Étant donné que tout peut arriver dans les contes, même les choses les plus inattendues, on ne s'étonnera pas si, un jour, le soleil, le froid et le vent partirent ensemble en voyage.
Afficher l'image d'origineUn mot en entraînant un autre, ils commencèrent à deviser sur le point de savoir qui était le plus fort en ce monde. Le soleil déclara aussitôt :
- Tout le monde me sait gré d'apporter la lumière et la chaleur. Mais je sais aussi être torride. C'est pourquoi l'on me craint. Je suis donc le plus fort.
- Ne te vante donc pas ! - répliqua aussitôt le froid. - Quel pouvoir as-tu en hiver ? À cette époque, il faut voir comme on me redoute ! J'ai donc un avantage sur vous.
Ces deux-là continuèrent à fanfaronner. Seul, le vent ne souffla mot, tout en les écoutant avec attention. Ils ne furent pas longs à rencontrer en chemin un paysan qui revenait de la ville. Dès qu'il les aperçut, l'homme ôta son bonnet et se prosterna devant eux.
- Tu vois ? - dit le soleil, quand ils eurent dépassé le paysan, - il se prosterne devant moi car je suis le plus fort.
Mais le froid sourit ironiquement :emoticone
- C'est ce qu'on dit. Ce salut m'était peut-être destiné... As-tu remarqué le regard effrayé de cet homme ?
Ils auraient polémiqué encore longtemps si le vent n'avait eu soudain une bonne idée.
- Hé ! Monsieur ! - lança-t-il au passant. Quand celui-ci se fut retourné vers eux, le vent ajouta :
- Qui as-tu plus précisément salué ? Le soleil, le froid ou moi ?
Le paysan les regarda bien. Le froid se renfrogna. Le soleil montra son plus beau sourire, mais ses yeux brillaient comme deux charbons ardents. Seul, le vent ne fit aucun effort particulier. Il se contenta de souffler sur le chemin un air qui s'était rafraîchi au contact du froid et refroidissait même l'ardeur du soleil.
- C'est devant toi que je me prosterne, joli vent, - dit le paysan sans avoir besoin de longtemps réfléchir.
Naturellement, cette réponse n'eut l'heur de plaire ni au soleil ni au froid.
- Tu ne connais pas encore notre force ! - crièrent-ils avec colère. Et, avant que le pauvre homme n'ait pu protester, le soleil bondit dans le ciel et se cacha derrière les nuages, tandis que le froid courait à toutes jambes vers la forêt qui se dressait à l'horizon.
Seul, le vent demeura près du paysan et lui dit :
- N'aie peur de rien et va-t'en chez toi tranquillement. Si l'un de ces deux-là cherche à te nuire, il te suffit de m'appeler et je viendrai à ton secours. Je sais comment m'y prendre avec eux...
Afficher l'image d'origineLà-dessus, le vent poursuivit son chemin, et le paysan rentra chez lui.
Il aurait sans doute oublié l'incident si, cette année-là, l'hiver n'avait été aussi soudain. Il gela à pierre fendre. Le pauvre homme ne put mettre le nez dehors sans risquer qu'il se transforme aussitôt en glaçon. Bientôt, le bois manqua dans le chalet. Le jour où le paysan brûla sa dernière bûche, le froid commença à sévir dans sa chaumière.
- Je suis venu te montrer qui est le plus fort ! - cria-t-il en faisant trembler les portes. De peur et de froid, le sang se figea dans les veines du paysan, tandis que des griffes de glace s'abattaient sur la pièce. Au dernier moment, l'homme se souvint de ce que lui avait dit le vent et il commença à prier :
Vent, joli vent, viens à mon aide !
Le froid me prend, La mort me guette.
Dépêche-toi, Je meurs de froid !
Mais le froid poussa encore deux fois la porte avant de repartir vers la forêt. Terrifié, le paysan en eut des chandelles de glace au bout de ses moustaches et il commença à soupirer et à se lamenter. Heureusement, une brise tiède souffla de la porte entrouverte et le pauvre homme sentit que son sang se remettait à circuler.
À partir de ce jour, le froid ne se montra plus dans la chaumière et le paysan ne fut pas long à oublier l'incident. Puis vinrent le printemps et l'été. Il y avait fort à faire dans les champs et les prés. Le paysan ne rentrait chez lui que tard le soir, tout en nage et fatigué. Un jour, à midi, alors qu'il ratissait le foin, le soleil brillait avec une telle force depuis le matin qu'il semblait à l'homme que l'astre descendait sensiblement du ciel comme pour le brûler et le consumer tout à fait. Il en laissa tomber son râteau de désespoir, se prosterna au sol et appela :
Ô vent joli, prends donc pitié !Afficher l'image d'origine
Le soleil luit, je suis brûlé.
Le soleil cuit, je suis rôti !
Cette fois, à l'instant où le paysan allait s'évanouir, une brise fraîche passa sur son visage. Et, bien que le soleil brillât de toutes ses forces, ses rayons perdirent de leur intensité. Le pauvre homme se releva, reprit son râteau et se remit au travail.
Depuis, ni le soleil ni le froid n'essayèrent plus de lui faire du mal. Et le paysan se félicita d'avoir justement estimé que le vent était le plus fort.


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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mar 30 Aoû 2016 - 7:26




L'Enarque et le Berger
Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une campagne quand, d'un nuage de poussière, surgit une rutilante Range Rover venant dans sa direction.
Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani, chaussures Gucci, verres fumés Ray Ban et cravate Hermès, se penche par la fenêtre et demande au berger :
- Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre troupeau, m'en donnerez-vous un ?
Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :
- Certainement.
L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur Internet vers la page de la NASA, communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région, ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes ; finalement, il sort un rapport détaillé d'une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et s'adresse au berger en disant :
- Vous avez exactement 1 586 moutons dans votre troupeau.
- C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu, prenez-en un.      
Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :
- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me rendez-vous mon mouton ?
- Pourquoi pas ? répondit l'autre.
- Vous êtes énarque et vous faites des AUDITS, dit le berger.
- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?
- C'est facile, vous débarquez ici alors que personne ne vous l'a demandé, vous voulez être payé pour avoir répondu à une question dont je connais la réponse et,   manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier. Maintenant, rendez-moi mon chien!

MORALE : Vous croiserez au cours de votre vie plus d’une personne assoiffée de contrôle et de pouvoir, ne vous laissez jamais faire et c'est important, restez toujours vous même. Certaines personnes ont le besoin de briller, de se pavaner devant vous.
Mais dites vous comme le disait Courteline que :Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet .





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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mer 31 Aoû 2016 - 8:13


Il était une fois une petite fille qui avait un rêve de bonheur.

Il y a comme cela de par le monde des petites filles douées pour le bonheur.


D'abord, elle était née un soir d'été, alors que dans le ciel éclataient les premiers feux d'artifice de la fête de la Liberté.


Par la suite, sa peau se gorgeait de soleil dés qu'apparaissaient les premiers rayons et ces couleurs de miel ou de pain bis dont elle se revêtait la rendaient éclatante de joie.


Par la suite son visage s'illumina avec une belle rangée de dents dites "de la chance" et chacun s'amusait de ses fossettes rieuses.


Oui, elle était très attirée par le bonheur.


Mais autour d'elle, on lui disait, on lui montrait comment il fallait souffrir, travailler ou se sacrifier avant de goûter au bonheur. On lui avait même laissé croire qu'il valait mieux inscrire dans son corps quelques marques ou cicatrices révélatrices de sacrifices notoires, pour mériter plus tard un peu de bonheur.


Comme elle n'avait aucun goût ni pour les souffrances, ni pour les sacrifices, ni pour le travail, et qu'elle aimait rire dans le soleil, s'amuser, se réchauffer auprès d'amis, elle se trouva vite en conflit et rapidement elle préféra renoncer à son rêve de bonheur, n'y plus penser plutôt que de le détériorer ainsi. Elle le cacha au fond d'une malle.


Très vite, le rêve perdit de son éclat et de sa vivacité, puis elle l'oublia.
La petite fille, devenue grande, poursuivit des études, se maria et eut beaucoup d'enfants... tout ce qu'il faut pour que comme dans les contes, on puisse accéder au bonheur.


Nulle ombre de bonheur ne vint effleurer sa vie.


Elle vécut ainsi, avec économie dans la persévérance, la peine, les obligations et les devoirs. Peu à peu son sourire lui-même se figea sur son visage. Il lui arriva même de rabrouer ceux ou celles qui se permettaient de rire un peu trop bruyamment.


Chaque jour elle s'efforça de tenir convenablement le rôle qu'on lui avait appris.


Pour cela, elle veillait à ce que chacun, autour d'elle, reçoive son comptant de bonheur. Cela, c'était permis et même recommandé, mais pas plus !


Quelques fois, cependant, elle percevait qu'en elle vibraient des désirs argentés, elle vivait des tiraillements, des petits pincements au cœur, mais elle ne connaissait pas d'autres façons de faire.


Un jour, alors qu'elle était devenue vieille, que ses enfants étaient partis, qu'elle pensait avoir accompli sa tâche, son rêve d'enfant lui toucha doucement le front.


Elle retrouva le coffre où elle avait enfoui son rêve de bonheur, le retourna en tous sens.


Elle en sortit les vieilles souffrances accumulées, les rancœurs, les abnégations, les interdictions, quelques travaux, mis de côté pour les jours où elle manquerait d'ouvrage. Elle retrouva même les recommandations... Les conseils de ses vieux maîtres en éducation qui lui avaient enseigné tout ce qu'elle devait retenir et modifier dans son attitude pour parvenir à vivre des relations harmonieuses.



Elle écarta tout cela, d'abord avec lenteur, puis rejeta le tout. Cela lui coûtait beaucoup de se séparer de ces vieilles choses, mais elle avait besoin d'aérer sa vie. Tout au fond du coffre, bien à plat, bien rangé, elle vit son rêve de bonheur, toujours aussi soyeux et joyeux. Il n'avait pas pris une ride, peut-être même lui apparut-il plus beau encore. Elle s'en saisit et le serra très fort sur son cœur, elle sentit que tout au fond d'elle, elle ne l'avait pas quitté mais qu'il lui avait terriblement manqué. Elle décida de ne plus s'en séparer.



Elle a aujourd'hui libéré ses éclats de rire. Elle sait accepter, avec chaque fois le même émerveillement, les plaisirs qui sont bons pour elle. Elle sait aussi s'éloigner des contraintes qui lui rappellent les efforts d'antan. Elle redécouvre précieux son besoin de bonheur, de cadeaux colorés à recevoir, à entretenir.


Ceux qui l'approchent la perçoivent chaleureuse, rayonnante, authentique. Certains s'en éloignent, sceptiques, mais d'autres se mettent à leur tour à rêver de bonheur.



Aujourd'hui, elle ne propose plus de recette, elle invite chacun à retrouver en lui-même ce très vieux rêve enfoui.




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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Jeu 1 Sep 2016 - 8:26


- Maman, c'est quoi l'amour ?
- C'est les sentiments qu'il y a entre papa et moi.
- Maman, c'est quoi la vie ?
- C'est le moment pendant lequel ton coeur bat.
- Maman, c'est quoi l'éternité ?
- C'est quelque chose qui ne se fini jamais.
- Maman, tu m'aimeras pour l'éternité toi ?
- Mais oui, bien sur ma chérie.
- Maman, tu crois que je peux vivre à côté de toi pour l'éternité ?
- Dans ton coeur tu le peux.
- Mais maman, c'est quoi la mort ?
- C'est là où mamie dort.
- Et de là bas elle nous aime encore ?
- Oui pour toujours.
- Maman, quand je serai mort je t'aimerais toujours. Toi aussi ?
- Ma chérie, tu as longtemps a vivre avant de mourir alors ne pense pas a ça.
- Maman, c'est quand que tu vas mourir ?
- Dans pas longtemps.
- Mais pourquoi ?
- Parce qu'un vilain monsieur il m'a fait quelque chose de pas bien.
- Qu'est ce qu'il t'a fait ?
- Il m'a blessé avec un couteau.
- Pourquoi il a fait ça maman ?
- Parce qu'on n'est pas comme lui.
- C'est quoi la différence maman ?
- La couleur de la peau.
- Mais maman, je ne comprends pas, la couleur de cheveux n'est pas la même non plus.
- Je sais.
- Et on a tous un coeur, nous sommes pareils puisqu'on a tous un coeur...
- Je sais.
- Et c'est à cause de lui que tu es allongée ici ?
- Oui mon ange.
- Mais c'est où ici ?
- C'est l'hopital.
- Maman j'ai peur...
- Non, il ne faut pas avoir peur.
- Mais maman je veux pas que tu partes...
- Un jour on se reverra.
- Dans longtemps ?
- Je l'espère.
- Pourquoi ?
- Car je veux que tu profites de la vie.
- Maman je t'aime... Maman... ?




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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Ven 2 Sep 2016 - 8:30


Leçon de Vie
Histoire Vraie ou pas
en tout ca, elle est belle, moi je l'aime

A Méditer

Ca donne envie d'y croire d'aimer son prochain


Un certain jour, une femme a aperçu un mendiant, assis sur un trottoir dans la Rue..

Elle s'est approché de lui et comme le pauvre est déjà habitué à être humilier par tous, il l'a ignorée..

Un policier, observant la scène, s'est approché :
- Il vous importune ?

Elle a répondu :

- D’aucune façon, j’essaye de l’emmener jusqu'à ce restaurant, parce que je vois qu'il a faim et il est même sans forces pour se lever. Vous la Police m'aideriez-vous à l’emmener jusqu’ au restaurant ?
Rapidement, le policier a aidée le pauvre homme, même comme sa, ne voulait pas y croire que cela pouvait arriver!
En arrivant au restaurant, le serveur, qui est allé les aider, dit sans aucune réaction :

- Excuser moi Mme, mais il ne peut pas rester ici. Il va faire peur à mes clients!!!

La femme vexée, a soulevé les yeux et dit :
- Vous savez que l'énorme entreprise là en face, trois fois par semaine, leurs directeurs viennent ici avec des clients, et qu’ils viennent pour faire des réunions dans ce restaurant ! Et je sais combien d'argent ils vous laissent ici, et c’est ce qui maintient ce restaurant. Et je le sais car, je suis le patron de cette entreprise. Alors je peux faire le repas ici, avec mon ami ou non ?

Le serveur a fait un signe positif de la tête, le policier qui observait la scène a été stupéfié, et le pauvre homme, très émus à ce moment la, laissa coulé une larme de ses yeux.
Quand le serveur, a reculé, l'homme a demandé :
- Merci Mme, mais je ne comprends pas ce geste de bonté.
Elle lui prit les mains et lui dit :

- Tu ne te rappelle pas de moi, Jean ?

- votre visage me dit quelque chose – a-t-il répondu - mais je ne me souviens pas d'où.

Elle, les larmes aux yeux, dit :
- Il y a certains temps, moi à peine formé, je suis venu dans cette ville... Sans aucun argent en poche... j’avais très faim, je me suis assise à cette place ; car j’avais un entretien d'embauche dans cette entreprise, qui aujourd'hui est mienne,
Quand s'est approché de moi, un homme, avec un regard généreux. Tu te rappelle maintenant Jean?
En larmes, il affirma que oui.

- À ce moment-là, vous travailliez ici. Ce jour-là, j'ai fait le meilleur repas de ma vie, parce que j'étais très affamé et même sans forces. Chaque minute, je vous regardai, parce que j’avais peur de vous nuire, parce que j’était là à manger gratuitement. C’est quand j’ai vu, que vous preniez de l'argent de votre poche et que vous le mettiez dans la boîte du restaurant. J'ai été abasourdie. Et je savais qu'un jour pourrait vous rendre l’appareil. J'ai mangé et je suis allé avec plus de forces à mon entretien.

À ce moment-là, l'entreprise était toute petite ... j’ai été accepté à l'entretien, je me suis spécialisé, j'ai gagné beaucoup d’argent,

J'ai fini par acheter certaine action de l'entreprise et finalement, je suis devenue la patronne et j'ai fait de l'entreprise ce qu'elle est aujourd'hui.


J'ai vous ai recherché, mais je n'ai jamais réussi a vous trouvé... Jusqu'à aujourd'hui, et je vous voie dans cette situation. Aujourd'hui, vous ne dormirez plus dans la rue! Vous venez avec moi chez moi... Demain, nous achèterons de nouveaux vêtements et vous travaillerez avec moi!

Ils se sont pris dans les bras, entrain de pleurer.
Le policier, le serveur et les autres personnes, qui ont vu la scène, ont été ébahies en raison de la grande leçon de vie, dont ils viennent d’être témoins


Moralité de l’histoire :

Aujourd'hui c’est moi qui suis dans le besoin ... demain sa peut être toi!
Fait toujours le bien ... un jour il reviendra en double pour toi!!






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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 3 Sep 2016 - 8:45


L'autre Femme

Après 25 ans de mariage et toute une vie de travail, un jour, ma femme me dit qu'il était temps pour moi de commencer à sortir avec une autre femme. Elle m'a pris par surprise, en disant «Je sais que tu l'aimes... la vie est si courte et je pense que tu devrais commencer à sortir avec elle. Même si tu continues à m'aimer comme ta femme, il est évident que tu l'aimes elle aussi». L'autre femme dont elle parlait, c'était ma mère.

Veuve depuis 19 ans, ma mère vivait toute seule dans une résidence pour personnes autonomes. Je lui rendais visite occasionnellement, mais à cause de mon travail et de ma vie familiale, je n'avais pas beaucoup de temps pour elle. Ma mère ne voulait jamais nous déranger, alors elle a été étonnée lorsque je lui ai téléphoné pour lui demander de la voir. Elle était inquiète, et pensait que j'allais lui annoncer des mauvaises nouvelles. «Maman, je pense que ce serait très agréable si on passait plus de temps ensemble, on pourrait commencer par aller souper ensemble, et ensuite, aller au cinéma.» Ma mère a été agréablement surprise et a accepté l'invitation immédiatement.

Le vendredi suivant, pendant que je conduisais mon auto pour me rendre chez elle, je me sentais un peu nerveux et excité, comme quand j'étais jeune. C'est comme si j'avais invité une fille à sortir ! Ma mère m'attendait, prête, à la porte de sa résidence. Elle portait son vieux manteau bleu, sa coiffure était impeccable et son beau sourire lui donnait l'air d'un ange! Elle était toute fière quand ses amies nous ont vu sortir et aller vers ma voiture; elle m'a pris par le bras et je me suis senti l'homme le plus heureux du monde. Ce n'était pas un restaurant de haut de gamme, mais l'ambiance était chaleureuse et intime. Ma mère m'a demandé de lui lire le menu, car sa vue ne lui permettait plus de lire. Je la voyais sourire et ses yeux brillaient aux reflets des chandelles. Elle était heureuse et si belle! On a mangé tranquillement pendant qu'on se rappelait de vieux souvenirs, de mon père et de moi quand j'étais petit... Ce fut une soirée magique!

À la fin de la soirée, on s'est promenés dans le parc et le temps a passé si vite que nous avons oublié le cinéma! Lorsque je l'ai raccompagnée à la résidence, je lui ai demandé si elle voulait sortir de nouveau avec moi la semaine suivante. Elle m'a dit oui, mais à une condition, que je la laisse payer la prochaine fois. «Alors à la semaine prochaine, maman!» lui ai-je répondu. Elle m'a embrassé et nous nous somme regardés dans les yeux en souriant, comme des enfants!

Quelques jours plus tard, ma mère est décédée d'un infarctus. Tout a été si rapide! Une semaine après ses funérailles, j'ai reçu par la poste une enveloppe du restaurant où j'étais allé souper avec ma mère. La note disait: «Cher fils, j'ai déjà réservé un souper pour deux personnes au restaurant. Tout est déjà payé. Mais, j'ai le pressentiment que je n'y serai peut-être pas. Cependant, j'aimerais que tu y ailles avec ta femme et que vous passiez une belle soirée comme celle que nous avons passée ensemble... Mon fils, Je t'aime!»
Tout à coup, j'ai eu les larmes aux yeux en pensant à ma mère qui m'a aimé de tout son cœur, mais moi, je l'avais oubliée pendant des années. J'ai compris l'importance de dire «Je t'aime» à ceux qu'on aime, et de ne pas attendre trop longtemps, car un jour, il pourrait être trop tard !



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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Dim 4 Sep 2016 - 8:35



L’art de savoir bien écouter

Je connaissais une femme qui parlait tout le temps. Elle ne s’arrêtait pas. De ses lèvres se déversait un torrent de paroles, un vrai raz-de-marée.

Les conversations avec elle étaient loin d’être un véritable dialogue : c’était plutôt un assaut. Même faire une simple remarque était presque impossible. Elle pouvait retenir une pièce entière en otage, en imposant un barrage verbal. L’écouter était difficile, c’est le moins qu’on puisse dire.

Il est rare d’être face à une personne si loquace : généralement, il est agréable de converser. Mais nous pouvons sans doute améliorer notre talent de conversation, surtout quand il s’agit d’écouter plutôt que de parler.

De l’art de la conversation

Dans notre société moderne, nous bénéficions de nombreux biens matériels mais souffrons d’un manque de concentration. Distraits et pressés, nous minimisons nos conversations et nos relations humaines au strict minimum. Nous nous excusons en disant que nous sommes trop occupés, mais en réalité, nous avons peur de nous rendre vulnérables aux autres. De même, nous craignons d’écouter les autres, parce que cela pourrait nous coûter une énergie émotionnelle précieuse. C’est tout simplement plus facile et plus sûr d’être occupé.

Et pourtant, les relations humaines sont essentielles à une vie heureuse. Nous sommes des êtres faits pour la communion, et tout autour de nous se trouvent des gens qui ont soif d’être entendus, reconnus et compris.

Écouter est également une compétence essentielle sur votre lieu de travail, où il faut personnellement interagir avec autrui. Cela vous fera mûrir.

À cette fin, je recommande trois petites lettres pour vous aider à améliorer vos conversations : E, Q et R.

E pour Empathie – L’un des meilleurs moyens de bien écouter est de compatir à ce que la personne en face de vous dit. Essayez de vous mettre à sa place. Si elle vous parle d’une anecdote, riez. Si c’est une histoire embarrassante, ressentez son tracas.
Efforcez-vous d’écouter vraiment ce qu’elle dit, plutôt que de seulement tendre une oreille.

Les personnes les plus à l’écoute que je connais sont celles qui ont une forte capacité à ressentir votre excitation, votre joie ou votre peine. Et savoir qu’elles vous comprennent et qu’elles vous écoutent vraiment est un profond soutien.

Q pour Question – Une personne à l’écoute sait poser des questions. Une fois que l’autre personne a partagé son histoire, amenez-la à se confier en demandant d’autres informations. Un jour, j’ai eu une conversation fascinante avec un homme à l’aéroport, propriétaire d’une raffinerie pétrolière au Wyoming.

« Comment êtes-vous devenu propriétaire ? » « À quoi ressemble la vie au Wyoming ? » « Vous avez beaucoup voyagé ! Quel a été votre endroit préféré ? »…

De telles questions ont suscité des réponses surprenantes et intéressantes, menant à plus de questions et de dialogue. J’ai appris beaucoup de choses captivantes grâce à lui, et même si notre rencontre était brève, j’ai noué une relation avec quelqu’un qui avait une histoire unique à raconter. Vous découvrirez que, à des degrés divers, chaque personne est intéressante et a quelque chose à dire, si seulement on lui en donne l’occasion.

R pour Réponse – Après cela, répondez-lui en parlant de vos propres anecdotes. Souvent, c’est la première chose que nous faisons, et ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Il est humain de parler de nous-même, de penser que notre histoire et notre point de vue sont uniques et importants. Pourtant, écouter et poser des questions plutôt que de parler immédiatement est un geste de courtoisie qui peut faire toute la différence. Attendez avant de partager votre opinion, et vous serez plus à l’écoute.

« C’est bien que tu existes »

Chaque jour, nous rencontrons des gens. Parfois, ces relations ne durent qu’un temps, et d’autres fois, elles durent toute une vie. Dans chaque relation (que ce soit un collègue, quelqu’un dans le métro, votre époux ou épouse), bien écouter est l’une des meilleures qualités à avoir. Vous arrêter réellement de faire quelque chose pour vraiment écouter quelqu’un, pour accréditer sa présence, est un puissant acte de gentillesse qui sera à coup sûr apprécié.

Comme le pape Benoît XVI l’a affirmé : « L’homme ne peut s’accepter lui-même que s’il est accepté par quelqu’un d’autre : il a besoin qu’un autre lui dise, et pas seulement en paroles : “C’est bien que tu existes” ».

Aujourd’hui, et tous les jours, dites à vos connaissances : « C’est bien que tu existes », en leur faisant cadeau de votre écoute attentive.




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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Lun 5 Sep 2016 - 8:25



Voilà un texte chers amis (es) qui m'a particulièrement ému,  que j'ai découvert sur la toile d'une personne inconnue.


Un coeur en deuil

Le souvenir de ce jour d’hiver où je suffoquais dans un labyrinthe de tourments me hantera à jamais. Ce jour où je me suis assise à tes côtés, je sentais que ton âme s’apprêtait à rejoindre celles des autres trépassés mais cette idée m’était trop affligeante pour que je puisse l’admettre. L’atmosphère de cet hôpital m’oppressait, et un vent de pleurs n’a pu s’empêcher de me saisir lorsque j’ai effroyablement constaté que je passais certainement mes derniers instants avec toi :
« Nos regards se croisent mais je ne parviens pas à comprendre la raison de ton acte à travers tes yeux. Je te tiens la main, je mouille tes lèvres sèches, je ne veux pas que tu me laisses. Tu es incapable de prononcer un mot, je sens peu à peu que tu t’éteins mais ma main reste accrochée à la tienne. L’idée de te perdre m’est trop insupportable mais je me dois de quitter cette pièce car selon les infirmières, tu as besoin de repos. C’est dans un effort surhumain que je lâche ta main maintenant recouverte de larmes. Je t’embrasse, je te dis que je t’aime et je pars le cœur serré. Je croise une dernière fois ton regard en franchissant le seuil de la porte et mon âme bascule alors dans un effroi inexplicable. C’est la dernière fois que je peux te voir vivante.
Quelques heures plus tard, un homme vient vers moi, le regard vide et le visage livide. Craignant le pire, je voudrais me cacher pour ne pas entendre ce qu’il va me dire. Ne pouvant échapper à la situation, mon cœur se tordit de douleur lorsqu’il m’annonça le drame. Je ne peux y croire, je veux courir pour te voir, mais l’homme qui est censé me prendre en charge reste indifférent à mes hurlements. Je me trouve dans un tel état qu’il se voit dans l’obligation d’appeler d’autres êtres vêtus de blanc pour qu’ils me retiennent, mais je les repousse, je me débats avec eux et je constate avec horreur qu’ils sont plus forts que moi.
Je hurle de douleur car l’on vient d’arracher mon cœur. Je hurle à la mort, je hurle à n’en plus pouvoir, je hurle à en vomir. Aucun d’entre eux ne sait combien j’ai mal, aucun d’entre eux ne se doute de l’ampleur de ma souffrance. Je les maudits. J’aimerais les rouer de coups pour qu’ils comprennent à quel point tout est devenu noir et qu’ils me fichent la paix. Mes pleurs et mes hurlements se révèlent d’une telle intensité que ces démons se trouvent dans l’obligation de me faire avaler des cachets pour me faire taire comme si ces drogues pouvaient calmer ma douleur, comme si elles pouvaient estomper ma souffrance. Ces drogues dont tu as volontairement dépassé les doses et qui ont causé ton décès. Mon cœur est rempli de haine, de tristesse et d’un tout autre tas de sentiments qui se confondent.
Vient le jour de tes funérailles. Je ne suis pas allée te voir à la morgue car l’idée de voir apparaître sous mes yeux le corps inerte d’une personne qui m’est aussi chère que toi m’était trop douloureuse. Cependant, mes parents m’ont forcée à assister à tes funérailles car ils considèrent que c’est une étape indispensable pour que je puisse « faire mon deuil ».
« Faire mon deuil » ?! Je hais cette expression qui n’a aucun sens selon moi. Jamais je ne pourrais faire le deuil d’une personne qui comptait tant pour moi, jamais je ne pourrais me remettre de ton geste. Je n’ai qu’une envie qui est celle de te rejoindre car j’ai le sentiment que je ne parviendrais jamais à faire le deuil du bonheur passé. Oui, le deuil du bonheur et non de toi, car c’est bien ici que se trouve le sens de cette expression !
Si l’on aime vraiment la personne, je considère qu’il est impossible de cesser un jour d’éprouver de la tristesse, surtout lorsqu’il s’agit de la personne qui nous est la plus chère, comme toi, ma meilleure amie Léanne, décédée suite à un suicide. Tu venais juste de fêter tes quatorze ans.
Tu étais si jeune, si belle. Quelques semaines plus tôt tu me souriais encore et tu étais toujours la première à rire aux éclats aux blagues de Manon (-nous formions un bon trio toutes les trois-), nous qui te croyions si optimiste, comment aurions-nous pu penser qu’au fond de toi tu souffrais ?!
Ton cercueil est là, devant moi. Je ne peux m’imaginer que c’est toi qui se trouve à l’intérieur.
Toi avec qui j’ai partagé tant d’années de bonheur, toi avec qui j’ai partagé tous mes secrets même les plus intimes. Je ne parviens pas à comprendre ce qui a pu te pousser à commettre un tel acte. Mes souvenirs ne sont plus que des lambeaux, et la nostalgie ne cesse de me hanter.
La Nostalgie, ce sentiment si profond qui nous morfond dans un état de tristesse impitoyable. Chacun de nous a forcément ressenti cela un jour de sa vie. Je considère ce sentiment comme l’un des plus cruels qui soit.
La Nostalgie, un mot si étrange qui donne envie de rêver, de comprendre, de le ressentir pleinement monter en nous comme un flux incontrôlable s’emparant de nous. Parce-que l’on aime le mystère, l’inconnu. Mais il vaut parfois mieux rester ignorant plutôt que de comprendre, car si un jour la nostalgie nous prend, elle nous détient à jamais.
Qui n’a jamais, après une séparation avec une personne à qui l’on tenait, senti en lui quelque chose d’étrange ? Qui n’a jamais repensé avec tristesse à tous les moments passés ensemble, remplis de bonheur et de plénitude ? C’est cela la nostalgie, le fait de se remémorer des instants qui font mal parce qu’ils étaient si bons, parce que l’on était si heureux …
La Nostalgie, bien qu’immense, appartient à quelque chose d’encore plus vaste et cruel : le Temps. Un si petit mot pour une aussi complexe dimension. En effet, si le temps n’existait pas, ou du moins si l’on pouvait le contrôler ou le reculer au lieu d’avancer, la Nostalgie n’existerait pas. Ainsi, nous pourrions revenir à ces instants qui nous ont tant émus et briser cette tristesse qui nous détient enchaînés. Mais serait-ce bien ? Est-ce que, à cause de cela, tous les moments de notre existence ne deviendraient-ils pas banals ? Car si le Temps est assassin puisqu’il tue le passé, ne nous sauve t-il pas d’une banalité absolue qu’est la vie ? Ce qui rennd la Vie si belle, n’est-ce pas simplement le fait que tout soit unique et éphémère ? Le plus beau sentiment que l’Homme ait éprouvé depuis qu’il vit, c’est la Tristesse. Et l’émotion la plus horrible est la Tristesse … mais ce paradoxe n’en est pas un.
Autour de moi, plusieurs personnes s’effondrent, certaines hurlent comme ta mère. Tu étais sa fille unique et je sais qu’elle te pleurera jusqu’à la fin de ses jours, comme tous les êtres présents sur ce lieu dégageant l’odeur de l’enfer. Manon est en face de moi, en larmes.
Voir toutes ces personnes dans un tel état de détresse me blesse énormément ; cependant je reste figée. Sans doute parce-que je n’accepte pas ton décès, je refuse d’y croire.
Ce n’est qu’au moment où mon père vient vers moi pour me dire « Il va falloir te faire à cette idée : que tu ne la reverras plus jamais et tu l’as définitivement perdue » que je réalise en m’effondrant à mon tour. Seulement, je le hais, je pourrais lui vomir dessus mais je suis incapable d’exprimer mon dégoût. Jamais je ne me serais permise de dire une chose aussi monstrueuse à qui que ce soit, et je le classe dans la même catégorie que les monstres de l’hôpital. Ma mère l’a entendue, mais elle reste stoïque comme si cet évènement n’avait aucun effet sur elle. Personne ne m’adresse la parole et bien que je me trouve parmi une foule d’une trentaine de personnes environ, je me sens plus seule que jamais.
Lorsque vient mon tour de déposer une rose sur ton cercueil, je me mets à hurler, je lâche la rose et tombe à sa place. Je veux te retrouver, je refuse de te perdre et je supplie que l’on m’enterre avec toi.
Tout le monde me regarde d’un air effaré. J’entends mon père hurler en m’ordonnant de sortir de là ; mais je m’entête à rester dans la même position. Je ne veux pas te laisser.
C’est alors que tout le monde se met à crier, mais j’ai l’impression de ne plus les entendre et cette cohue générale me perturbe beaucoup. J’ai l’impression d’être une ombre à travers laquelle ils projettent leur désarroi et cela enclenche en moi un sentiment de profond malaise en plus de celui que je ressens déjà. Ma vue se trouble et je suis sur le point de m’évanouir. Je contemple mon impuissance et je pleure, j’aimerais qu’une lumière revienne éclairer les ténèbres de mon existence pour qu’elle puisse panser la plaie de mon cœur malade et balayer l’enclume qui pèse sur mon âme.
Je prie pour que l’on me réveille et que l’on me dise que toute cette charogne n’était qu’un mauvais cauchemar, malgré cela mon calvaire continue. Je me tourne vers ton cercueil et le touche. J’aimerais tant que tu en sortes et que tu sois là pour que je puisse te serrer dans mes bras et te dire à quel point tu comptes pour moi car j’ai l’affreux sentiment que tu en doutais en vue de l’endroit où tu te trouves en ce moment même.
Ne saurais-je donc jamais pourquoi tu as si brutalement décidé de t’enlever la vie et de nous laisser, moi ainsi que toutes les autres personnes qui t’aiment, dans l’incompréhension totale ?! De cette incompréhension naît un nouveau sentiment : La culpabilité.
Comment pourrions-nous ne pas nous sentir coupable de ne pas avoir pu t’aider après le geste irréversible que tu as commis ?! Et moi, t’imagines-tu ce que je dois ressentir ? Tu as été ma meilleure amie pendant tant d’années et j’aurai tellement souhaité être là au moment où tu as pensé à faire une telle chose, mais je n’étais malheureusement pas là et bien que je ne pouvais pas savoir, je m’en veux terriblement. Car c’est maintenant que je réalise que je viens de perdre la moitié de ce qui me complétait ; au fond d’un trou dans lequel j’ai plongé avec toi et dont je n’ai pas la force de remonter la pente.
Je m’aperçois soudainement qu’un homme s’approche de moi, le visage pâle. Je vois dans son regard qu’il éprouve un peu plus de compassion à mon égard que n’importe quelle autre personne ; néanmoins je refuse toujours de faire le moindre geste.
Il me tend la main et je lis à travers ses yeux qu’il essaie de me faire comprendre que tu n’aimerais pas que je te suive ; et c’est avec énormément de difficultés que je parviens à puiser en moi le courage nécessaire pour la saisir. Je me hisse hors de ce trou représentant pour moi l’horreur incarnée car il a absorbé une partie de moi, et j’ai d’ailleurs la sensation que l’effet aurait été le même si l’on m’avait arraché un membre du corps car je sais dorénavant que ma vie en sera affectée à jamais. J’aurai tant aimé qu’il n’entende pas ton appel, mais il l’a malheureusement entendu avant même que je n’ai eu le temps de percevoir ta souffrance et de te venir en aide.
Nous savons tous que le cœur est un organe vital et que c’est en lui que se cachent ce que l’on appelle les sentiments ; sans doute la chose la plus douloureuse qui soit. Le mien vient de recevoir une immense flèche qui a été lancée d’une telle force qu’elle semble avoir visée l’endroit qui m’est le plus sensible et j’ai la certitude que jamais je ne pourrai la retirer tant elle m’est douloureuse.
Une fois sortie, Manon court vers moi et se jette dans mes bras. Elle est la seule personne avec qui je peux partager mon immense chagrin et cela m’apporte une infime pointe de réconfort au milieu de cet océan de douleur. Mais je sens que la flèche qui a transpercé mon cœur n’a pas oublié de transpercer le sien. Nous te pleurons toutes les deux, serrées l’une contre l’autre. Ton cercueil est la chose la plus effroyable que nous n’ayons jamais vue.
Nous revoyons encore ton si beau sourire qui, illuminant ton visage, te donnait une allure de princesse. Et te voilà désormais enfermée à l’intérieur d’une boîte obscure de laquelle jamais tu ne pourras ressortir. Nous sommes inconsolables. Le flot de larmes ruisselant sur nos joues est intarissable.
Je suis pétrifiée d’horreur à l’idée que personne ne puisse nous délivrer de cette spirale infernale. Mais qui pourrait se soucier de nous ? Personne d’autre que nous n’était aussi proche de toi, personne n’a aussi mal que nous.
L’espace d’un instant, je ferme les yeux et m’imagine que tout cela est irréel et que tu es face à moi, belle et souriante. Je rêvasse du jour où tout redeviendra comme avant et où l’on rira à en avoir mal au ventre en se repassant les multiples souvenirs qui nous unissent. Dans mon subconscient, je m’entends te hurler « Léanne, je t’en prie, ne me laisse pas ! » et tu me réponds d’une voix rassurante : « Ne t’inquiète pas, je suis là ». Je me blottis contre toi et te supplie de rester avec moi.
Mais lorsque j’ouvre à nouveau les yeux, je réalise brusquement que ton apparition n’est que le fruit de mon imagination et que ce n’est pas toi que je serre contre moi. Sous la violence du choc, mon sang se glace en une fraction de seconde. Je blêmis. Mon corps est parcouru de frissons lorsque je prends conscience du fait que tu ne fais plus partie des nôtres et que la chaleur que tu dégageais s’en est allée pour me laisser au beau milieu du froid de l’hiver …
Je comprends avec effroi que tu ne reviendras pas, et je sens que je t’en veux un peu d’avoir brisé le ce lien qui nous unissait si solidement. Jamais je n’aurais pu penser que la relation que j’avais bâtie avec toi au fil des années pourrait si brusquement s’écrouler comme un château de cartes minable, et ce de la façon la plus dramatique qui soit. La vie va ainsi, et quiconque ne peut la prédire même sous la plus grande force de l’amitié. L’épouvante de la réalité a ravagé tous mes rêves, et je me sens comme une petite fille perdue au milieu d’un cimetière.
Dans un élan de tristesse perdue, où les larmes prouvent leur amour mais n’apportent malheureusement pas de remède à mon cœur meurtri, je voudrais simplement te dire … que tu me manques. C’est un déchirement de savoir que jamais, jamais je ne te reverrai, jamais je ne pourrai recroiser ton regard grâce à ce divin soupçon de hasard qui dessine nos vies. Mais même s’il m’a fallu lâcher ta main sans pouvoir te dire « A demain », rien ne défera jamais nos liens. Léanne, je t’aime, les larmes qui oppressent mon cœur en témoignent. Ton nom, ta voix résonnent en moi. Malgré l’immense mal souterrain qui coule dans mes veines, la mort ne l’emportera pas.
L’Amour est un don du ciel qui ne meurt jamais, et tu continueras toujours de vivre à travers moi même si le vide que tu laisses rend ma souffrance incommensurable. Ton absence m’annihile et fait de moi une neurasthénique. Les heures me paraissent interminables et la douleur emprisonne mon âme.
Il ne me reste plus qu’à espérer que la tienne a enfin trouvé la paix, et en espérant en vain que tu puisses m’entendre, je te demande de m’attendre. Les larmes me brûlent les yeux et je ne parviens pas à chasser cette question qui me torture l’esprit : « Où es-tu ?! »
Vivre dans un monde où tu ne laisseras plus jamais tes empreintes serait pour moi un fardeau, c’est pourquoi j’ai le sentiment que mon univers s’est arrêté.
L’atmosphère de cette sépulture est insoutenable, et ni moi ni Manon ne sommes capables de supporter ce supplice un instant de plus. Nous nous enfuyons en courant. Mais rien ne peut apaiser notre rancœur ni chasser cette horrible boule qui nous obstrue la gorge. Je me cache derrière un arbre pour vomir.
Manon m’imite avant de se mettre à hurler de toutes ses forces comme si elle voulait que tout la ville entende notre souffrance. Mais étant donné que chaque personne ici présente manque cruellement d’empathie, personne ne nous vînt en aide. Nous étions seules. Perdues dans notre détresse.
Jamais je n’oublierai ce jour du 13 juillet 2008 qui m’a, pour la première fois, montré ce que la vie était capable de nous induire en terme de souffrance.
Ce fût le pire jour de mon existence.




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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mar 6 Sep 2016 - 8:12


Vivre à moitié

Ne fréquente pas ceux qui sont à moitié amoureux,
Ne sois pas l’ami de ceux qui sont à moitié des amis..
Ne lis pas ceux qui sont à moitié inspirés....
Ne vis pas la vie à moitié
Ne meurs pas à moitié
Ne choisis pas une moitié de solution
Ne t’arrête pas au milieu de la vérité
Ne rêve pas à moitié
Ne t’attache pas à la moitié d’un espoir
Si tu te tais, garde le silence jusqu’à la fin, et si tu t’exprimes, exprime -toi jusqu’au bout aussi.
Ne choisis pas le silence pour parler, ni la parole pour être silencieux …
Si tu es satisfait, exprime pleinement ta satisfaction et ne feins pas d’être à moitié satisfait …
et si tu refuses, exprime pleinement ton refus, car refuser à moitié c’est accepter..
Vivre à moitié, c’est vivre une vie que tu n’as pas vécue…
Parler à moitié, c’est ne pas dire tout ce que tu voudrais exprimer
sourire à moitié, c’est ajourner ton sourire,
aimer à moitié, c’est ne pas atteindre ton amour
être ami à moitié c’est ne pas connaître l’amitié
Vivre à moitié, c’est ce qui te rend étranger à ceux qui te sont les plus proches, et les rend étrangers à toi….
La moitié des choses, c’est aboutir et ne pas aboutir, travailler et ne pas travailler, c’est être présent et …absent Quand tu fais les choses à moitié, c’est toi, quand tu n’es pas toi-même, car tu n’as pas su qui tu étais
C’est ne pas savoir qui tu es…
Celui que tu aimes n’est pas ton autre moitié…c’est toi même, à un autre endroit, au même moment.
Boire à moitié n’apaisera pas ta soif, manger à moitié ne rassasiera pas ta faim…
Un chemin parcouru à moitié ne te mènera nulle part
et une idée exprimée à moitié ne donnera aucun résultat …
Vivre à moitié, c’est être dans l’incapacité et tu n’es point incapable…
Car tu n’es pas la moitié d’un être humain
Tu es un être humain…
Tu as été créé pour vivre pleinement la vie, pas pour la vivre à moitié.



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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mer 7 Sep 2016 - 8:57


Chez nous

Alice est seule et sans travail. Seule n’est vraiment pas le mot. Elle vit avec sa fille Anna dans une vieille caravane que lui prête, en attendant mieux, le brave gérant du camping. Anna, cette année, a six ans. Il faut donc l’inscrire à l’école. Et voilà qu’Alice, sa mère, s’angoisse. Que va penser la directrice quand elle lui dira où elle vit ?Le camping. Une caravane. Ce n’est pas ce que l’on appelle un domicile fixe. On va la signaler, peut-être, à l’Assistance. Un « cas social », Anna ? La honte. Elles ne vivent pas bien, d’accord, mais il y a plus malheureux qu’elles. Au moins elles s’aiment, elles se réchauffent, elles parlent, elles prennent des fous rires. Elles pourraient avoir mieux, mais leur situation, franchement, pourrait être pire. Bref ; vient le jour de l’inscription. Anna tient fort la main d’Alice.
Le bureau de la directrice. – Asseyez-vous.
Nom de l’enfant.
Situation de famille.
Adresse.
Alice retient un sanglot, prend un grand souffle puis, bravement, elle lâche tout, la caravane, le camping, le chômage, la solitude.
La directrice écoute, la regarde par-dessus ses lunettes et dit :- Si je vous comprends bien, madame, vous n’avez pas de vrai chez-vous.
Alice se tait. Anna, sa fille, rit et répond, toute rayonnante :- Bien sûr qu’on a un vrai chez-nous, mais voilà, c’est pas compliqué.
Nous n’avons pas, pour le moment, de vraie maison à mettre autour…(Ceci est une histoire vraie.)




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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Jeu 8 Sep 2016 - 8:52

La médisance,
Calomnie...!
(Maladie de la vie!!!)

en ce début de matinée, ma Boussole quotidienne (Ma Bible)
m'a menée à ce passage:

"Ne te hâte pas en ton esprit de t'irriter,

car l'irritation repose dans le sein des insensés."
(Ecclésiaste 7.9)


Hummm, Savoir "prendre du recul" afin d'éviter notamment de porter de faux jugements.
Nous devons Nous assurer d'avoir les bonnes informations en main;
Ainsi Nous Nous gardons de sauter à une mauvaise conclusion et de
créer un problème où il n'en existait pas.

Pas toujours facile, combien de fois moi même je suis hâtée?!!!
Mais cela vaut la peine d'essayer, ne serait-ce que pour éviter de
basculer à son tour dans la médisance, la calomnie...

]Oust à tout ceci et occupons-nous  donc d'aimer les personnes qui nous entourent...
Elles nous le rendent si bien  
Ô oui que son Bon Esprit nous guide afin que "notre adresse ou
autre référence" ne deviennent pas la



Vous n'allez pas douter des Paroles de notre Bon Pape François tout de même!!



Je dédie ce texte à une personne très chère et celui qui l'a calomnié se reconnaîtra!!!!



Dernière édition par Marie du 65 le Jeu 8 Sep 2016 - 12:27, édité 2 fois

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Re: Beaux Textes

Message par azais le Jeu 8 Sep 2016 - 11:41

lol!    il va y avoir foule  pour se reconnaitre ....

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Jeu 8 Sep 2016 - 11:44

@azais a écrit:lol!    il va y avoir foule  pour se reconnaitre ....

Oui mais...... Se questionne

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Ven 9 Sep 2016 - 9:20

Conte Japonais


Les cheveux noirs

Il y a longtemps, dans la ville de Kyoto, vivait un samouraï. Il était marié à une femme bonne et belle, qui était une excellente tisseuse. Ce samouraï perdit son poste. Son seigneur mourut, et il devint un guerrier sans maître, un ronin.
Sa femme avait beau vendre ses tissus, ils n’avaient pas assez d’argent. Ils n’étaient plus en état de tenir leur rang. Le samouraï avait honte de son infortune, il s’aigrit. Un jour, il fit un paquet de ses affaires et passa ses sabres à sa ceinture. -Je m’en vais, dit-il à sa femme. Ce n’est pas une existence pour un homme comme moi. Je ne peux supporter ce déshonneur. Épouse quelqu’un d’autre, quant à moi je pars chercher fortune ailleurs.           La femme éclata en sanglots et supplia : – Je vais tisser encore plus, vendre encore plus. Je t’en supplie, ne m’abandonne pas !
Le samouraï avait fermé son cœur. Tandis qu’elle pleurait, ses longs cheveux noirs flottant sur ses épaules, il attacha ses sandales, enfourcha son cheval et partit. Il chemina jusqu’à une ville lointaine, où il finit par entrer au service d’un autre seigneur. Grâce à ses qualités, il se fit rapidement distinguer et devint l’un des plus proches serviteurs du maître. Ce seigneur avait une fille, gâtée et égoïste. « Si je l’épouse, se dit le samouraï, ma fortune sera faite. »
Ainsi, poussé par l’intérêt, il la courtisa et sut lui plaire. Le mariage fut l’occasion de grandes fêtes. Puis tout reprit son cours comme avant. Sa femme passait son temps devant le miroir à s’épiler les sourcils et à essayer d’innombrables robes de prix, tandis que son époux le samouraï servait son seigneur et se couvrait de gloire sur les champs de bataille grâce à son sabre, à sa lance et à son arc.
Il accompagnait aussi sa femme, quand elle se faisait emmener en litière de boutique en boutique pour acheter du tissu, des robes, des colifichets et des bijoux. Pourtant, debout dans la rue, à côté des porteurs, il s’irritait de la vanité et de la futilité de ces occupations. Il ne trouvait aucune joie à cette vie des riches à laquelle il avait tant aspiré. De plus en plus lui revenait le souvenir de sa première femme. La nuit, il voyait son beau visage, ses yeux tendres brillant d’affection pour lui, ses longs cheveux noirs descendant sur ses épaules. Il entendait le claquement du métier sur lequel elle tissait de superbes étoffes. Il tendait les bras vers elle et se réveillait désemparé, plein de dégoût pour ce qui l’entourait. Au bout de quelque temps, ses rêves commencèrent à le visiter dans la journée. Alors qu’il attendait que sa femme ait fini ses éternelles emplettes, le visage de sa première épouse parut devant lui, avec son sourire, ses traits fins, ses mains délicates, sa longue chevelure noire.
Ces images revenaient le troubler de plus en plus souvent, ressuscitant son amour et son désir. À la nuit, des larmes amères remplissaient ses yeux. Il savait désormais qu’obsédé par la réussite, il avait rejeté celle qui l’aimait et que lui-même aimait, il l’avait sacrifiée à la recherche de la richesse et du pouvoir. Il décida d’abandonner cette existence factice, de revenir vers sa vraie femme et de lui demander pardon.
Un soir, il enfourcha son cheval et prit le chemin de Kyoto. Après plusieurs jours de route, il entra dans la ville un peu avant minuit. C’est par des rues obscures, désertes comme des tombes, qu’il se dirigea, le cœur battant, vers son ancienne demeure. Il pénétra dans la cour. Les herbes étaient hautes. Il vit à la lumière de la lune que le papier des murs était déchiré par endroits. « Oui, se dit-il, sa vie n’a pas été facile, mais maintenant que je suis rentré, je vais remédier à tout cela. Oui, tout ira bien. »
Il attacha son cheval, monta les marches de la véranda, retira ses sandales, fit glisser la porte et entra. Il passa de pièce en pièce, puis entendit le claquement régulier du métier à tisser. Son cœur bondit. Il ouvrit une dernière porte. Elle était assise devant le grand métier, vêtue d’une robe rapiécée, ses beaux cheveux noirs dégringolant en cascade sur ses frêles épaules et sur son dos. Elle se tourna et l’aperçut. Un sourire radieux éclaira son beau visage blafard. Elle courut vers lui et il la prit dans ses bras.
-Pardonne-moi, dit-il en pleurant, pardonne-moi, j’ai agi comme un fou. Mais je vais me rattraper, je te le jure !
-Chut, murmura-t-elle, en larmes elle aussi, chut, cela n’a plus aucune importance maintenant. Mes prières ont été exaucées. Tu es revenu. Viens, viens !
Ils passèrent la nuit ensemble à bavarder, à rire et à pleurer, serrés l’un contre l’autre durant les heures obscures, tandis que les bougies brûlaient et s’éteignaient. Le samouraï finit par sombrer dans le sommeil.
Au matin, les rayons du soleil sur son visage le réveillèrent. Il ouvrit les yeux. L’astre brillait juste en face de lui par les trous du toit dont une grande partie, pourrie, s’était effondrée. Il se frotta les yeux, mais ce n’était pas un rêve. Le soleil dardait toujours sur lui ses rayons. Médusé, il regarda autour de lui. De la moisissure recouvrait le papier déchiré des murs et les poutres abattues. Des herbes poussaient à travers le plancher vermoulu. Au milieu de la pièce se dressait un métier à tisser cassé. Sa femme était étendue à côté, le dos tourné vers lui, ses minces épaules enveloppées dans le kimono rapiécé, ses longs cheveux descendant sur son dos jusqu’au sol. Il la prit par les épaules, la tourna vers lui et… c’est un squelette qu’il aperçut. Il y avait longtemps, bien longtemps que sa femme chérie était morte de chagrin, de solitude et de nostalgie.



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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 10 Sep 2016 - 8:44




On n’a jamais fini d’apprendre à pardonner


C’est dans une église de Munich que je l’ai vu. Chauve et trapu, vêtu d’un manteau gris et serrant un feutre beige entre ses doigts, il se frayait un chemin vers moi à travers la foule. Je venais de terminer une réunion et les gens s’acheminaient lentement vers la sortie entre les rangs de chaises et le long des allées. Nous étions en 1947. J’étais venue de Hollande dans une Allemagne vaincue, apporter le message de pardon de Dieu. « Quand nous confessons nos péchés, avais-je dit, Dieu les jette au plus profond de l’océan, où ils disparaissent pour toujours»!
Les gens se levaient en silence. En silence, ils prenaient leurs manteaux. En silence, ils quittaient la salle… C’est alors que j’aperçus l’homme qui marchait à contre-courant. Tout d’abord, je vis le manteau gris et le chapeau beige, et puis, soudain… l’uniforme vert et le képi à visière portant une tête de mort…Alors, tout me revient à l’esprit en l’espace d’un éclair : ce hall immense, ces lumières crues, ce pitoyable tas de vêtements et de chaussures amassés au centre de la pièce…La honte de devoir passer nue devant un homme! Je voyais la frêle silhouette de ma sœur, juste devant moi, ses côtes saillantes sous la peau transparentes. Betsie et moi avions été arrêtées pour avoir caché des juifs chez nous pendant l’occupation nazie, et l’homme qui se trouvait maintenant en face de moi était l’un des gardiens de cet affreux camp de Ravensbrück.
Il me tendait la main… -Vous avez donné un excellent message, mademoiselle, me dit-il. Qu’il est bon de savoir, comme vous l’avez si bien exprimé, que nos péchés sont au fond de la mer!
Et moi qui venais de parler de façon si désinvolte du pardon, je me mis à consulter nerveusement mon agenda, plutôt que de prendre cette main qui se présentait. Celui qui me la tendait ne se souvenait plus de moi, bien sûr. Cependant, je le reconnaissais! Je me souvenais même de la lanière de cuir qui se balançait, accrochée à sa ceinture…
–Vous avez mentionné Ravensbrück, reprit-il. J’ai été gardien là-bas…Mais depuis ce temps-là, je suis devenu chrétien. Je sais que Dieu m’a pardonné les cruautés que j’ai commises. Mais j’aimerais l’entendre de vos propres lèvres, mademoiselle. Voulez-vous me pardonner?
La main se tendait à nouveau vers moi. Immobile, je me tenais là, debout, figée, sans un geste, sans une parole. Je ne pouvais pas prendre cette main, moi qui, pourtant, avais besoin tous les jours du pardon de Dieu! Non, c’était impossible. Betsie était morte dans ce camp. Pouvait-il effacer, par une simple démarche, sa lente et terrible agonie? J’étais face à cet homme, paralysée, le cœur serré dans un étau de glace. Mais le pardon n’est pas une affaire de sentiment, cela je la savais aussi. Le pardon, c’est un acte de volonté. Et la volonté peut fonctionner quelle que soit la température du cœur. En silence, j’appelai le Seigneur: «Seigneur Jésus, secours-moi! Je peux sortir ma main, mais toi, supplée au reste!». Alors, d’un geste mécanique, comme si j’avais été de bois, je mis ma main dans celle qui m’était tendue. Et, au moment où je faisais ce geste, il se passa quelque chose d’extraordinaire, car je lui dis : « Je vous pardonne, mon frère, je vous pardonne de tout mon cœur».
Nous sommes restés un long moment ainsi, ma main dans la sienne, moi l’ancienne prisonnière, lui l’ancien gardien de Ravensbrück. Jamais dans ma vie je n’ai connu l’amour de Dieu d’une façon aussi intense qu’en cet instant-là!    

Corrie ten Boom (Cornelia Johanna Arnalda ten Boom), 1892 -1983. Ecrivain chrétienne néerlandaise qui a aidé de nombreux Juifs à échapper aux nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale.



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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Dim 11 Sep 2016 - 9:24


La cravate et le mouchoir

Un jour, une cravate et un mouchoir eurent une malheureuse dispute. Le mouchoir ne voulait pas se disputer avec la cravate, mais celle-ci lui dit: «Tu ne sers à rien! Tu te caches dans la poche des gens tandis que le monde entier m’admire. Je donne de l’importance à la personne qui me porte. Je suis pleine de dignité tandis que tu te contentes de rester caché! Le monde entier m’admire, et tu es complètement insignifiant!» Le mouchoir répondit : « Ce que tu me dis m’attriste beaucoup. Dieu m’a fait humble. Lorsque les gens pleurent, j’essuie leurs larmes. Ils ont besoin de moi et je suis heureux d’être à leur service. Lorsqu’ils transpirent, ils me sortent de leur poche pour s’essuyer le front. Lorsqu’ils toussent, ils m’utilisent aussi. Et finalement, quand ils n’ont plus besoin de moi, ils me rangent. Je veux être un humble serviteur ma vie durant. » La cravate répliqua : « Tu ne sers vraiment à rien ! Regarde comme le monde m’admire et m’apprécie. Dès que quelqu’un me porte, le monde entier m’admire. Je ne peux pas cravateimaginer comment tu peux être heureux. » Le mouchoir répondit alors : « Je sers à ma modeste et humble façon. Oui, je suis très heureux. Si tu es heureuse en attirant l’attention du monde, très bien, sois heureuse à ta manière. » À ce moment, Dieu apparut devant eux. La cravate commença à se pavaner devant Dieu : « Je suis merveilleuse, tout le monde m’admire. » Et le mouchoir dit : « Seigneur, je Te suis tellement reconnaissant de me donner l’occasion de rendre service aux gens en essuyant leurs larmes et de les aider quand ils transpirent ou quand ils sont enrhumés ! Tu m’as donné une opportunité en or de Te servir, mon Seigneur. Je T’en serai éternellement reconnaissant. » La cravate était si fière ! « Je suis tellement importante ! J’attire l’attention du monde entier. » mouchoirPuis elle ajouta : « Mon Dieu, dis-nous qui est le plus important de nous deux, moi, ou bien ce mouchoir ridicule. » Dieu répondit : « Mon mouchoir est infiniment plus important parce qu’il est humble. J’ai créé le monde pour d’humbles services tels que ceux que mon mouchoir rend. Toi par contre, tu ne sers pas l’humanité. Tu ne fais que te vanter. À mon avis, un mouchoir est infiniment plus important qu’une cravate. Je veux que chacun serve ma Création avec la plus grande humilité. »







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Re: Beaux Textes

Message par granny le Dim 11 Sep 2016 - 9:43

il n'y pas pas plus vrai que ce texte. On m'a eu dit, il ne faut pas offrir de mouchoir ça porte malheur. Je crois qu'il ne faut surtout pas offrir de cravate.

lol!


granny
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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Dim 11 Sep 2016 - 9:58

@granny a écrit:il n'y pas pas plus vrai que ce texte. On m'a eu dit, il ne faut pas offrir de mouchoir ça porte malheur. Je crois qu'il ne faut surtout pas offrir de cravate.

lol!

Merci granny

Donc, laissons notre mouchoir dans notre poche, et la cravate aux oubliettes Rigole

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Lun 12 Sep 2016 - 8:33


Les fleurs amoureuses
Il était une fois une marguerite et une pâquerette qui s’aimaient tendrement. Elles étaient nées non loin l’une de l’autre. La berge d’un canal avait été aménagée en promenade. Tout au long de la rive, des saules pleureurs laissaient d’un côté nonchalamment tremper dans l’eau paisible le bout de leurs branches, de l’autre apportaient ombre et fraîcheur aux promeneurs tranquilles marchant sur un chemin de fins gravillons. De l’autre côté de ce chemin, s’étendait une pelouse bien tondue sur laquelle les enfants faisaient mille galipettes, jouaient au ballon ou essayaient d’attraper des sauterelles. C’est là qu’était née la pâquerette. Au-delà de la pelouse, et à perte de vue, un pré laissait lascivement ses hautes herbes se balancer au rythme des vents. C’est là qu’était née la marguerite. Très jeunes déjà, elles s’étaient remarquées entre toutes et se faisaient des petits signes de leurs pétales. Leur amour grandissait de jour en jour, mais voilà, un mètre les séparait, c’était plus que trop pour elles. lesfleursamoureuses
– Tu es si loin, je ne peux même pas sentir ton parfum, j’aurais tant aimé que nous poussions l’une contre l’autre, disait la marguerite. Alors la pâquerette, au prix de mille efforts, extirpant du sol, une à une ses racines pour les replanter un peu plus loin, se déplaça-t-elle jusqu’aux pieds de sa promise.
– Tu es si petite, je te distingue à peine parmi toutes ces herbes, j’aurais tant aimé appuyer ma fleur tout au bord de la tienne, disait la marguerite. Alors la pâquerette, au prix de mille souffrances, allongeant sa tige, rejoignit-elle sa bien-aimée.
– Ta corolle est si petite comparée à la mienne, j’ai si peur en l’étreignant d’en froisser le moindre pétale, disait la marguerite. Alors la pâquerette, au prix de mille tortures, s’étala-t-elle au plus large qu’elle pût pour ressembler à l’élue de son cœur. – Nous allons enfin pouvoir partager notre vie comme nous l’avons rêvé depuis notre plus jeune âge, disait la marguerite en se serrant contre son amie. Mais la pâquerette ne pût rien répondre, épuisée de tant de peine, elle n’eût plus que la force de se laisser faner, laissant seule à jamais celle pour qui elle avait tout donné. Que t’en semble, ami, viens tu de lire une histoire d’amour ? Tu ne crois pas, et tu as raison; si tu y avais cru, tu aurais eu raison aussi. L’amour, c’est donner le meilleur de ce que l’on a, de ce que l’on est, de ce que l’on peut, sans rien demander en échange. L’amour, c’est accueillir l’autre tel qu’il est, sans rien exiger de lui de peur de l’obliger à faire ce qu’il ne pourrait pas, de peur de le faire devenir quelqu’un qu’il n’est pas, de peur de lui prendre quelque chose qu’il n’a pas : de peur de l’épuiser. L’amour, c’est recevoir simplement ce que l’autre est capable de donner, même si ce don ne nous satisfait pas entièrement car, ce qu’il a donné est ce qu’il avait de plus beau. L’amour, c’est savoir que demain, par amour, l’autre donnera encore et encore, offrant le meilleur de ce que Dieu a mis en lui, et cela, sans rien demander en échange.  



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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mer 14 Sep 2016 - 13:59


Il est mort

Cher Ami,C’est avec grande tristesse que nous vous faisons part du décès d’un ami très cher qui se nommait BON SENS et qui a vécu de très nombreuses années parmi nous. Personne ne connaissait précisément son âge car le registre sur lequel était enregistré sa naissance a été déclassé, il y a bien longtemps, du fait de sa trop grande ancienneté. Mais nous nous souvenons bien de lui, notamment pour ses remarquables leçons de vie comme :  Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt », « Il ne faut pas tout attendre des autres » Ou bien encore « Ce qui m’arrive est peut-être aussi ma faute » Et bien d’autres encore.
BON SENS ne vivait qu’avec des règles simples et pratiques, comme : « Ne pas dépenser plus que ce que l’on a » et des principes éducatifs clairs comme :
« Ce sont les parents qui décident en final » Hélas, BON SENS a commencé à perdre pied quand des parents ont commencé à attaquer des professeurs
qui croyaient avoir bien fait leur travail en voulant apprendre aux enfants le respect et les bonnes manières. Ayant appris qu’un enseignant avait même été renvoyé
pour avoir réprimandé un élève trop excité, son état de santé s’était encore aggravé. Sa santé s’était encore plus détériorée quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d’un élève, tandis qu’ils ne pouvaient plus informer les parents des autres dangers bien plus graves encourus par l’enfant. Enfin, BON SENS a perdu la volonté de survivre quand il a constaté que des voyous et des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il avait aussi pris des coups, tant au moral qu’au physique, quand la Justice décida qu’il était répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison, tant que ce dernier pouvait porter plainte pour agression et atteinte à sa propre intégrité physique. BON SENS a définitivement perdu toute confiance et toute attache à la vie quand il a appris qu’une femme, qui n’avait pas réalisé qu’une tasse de café chaude peut brûler, et qui s’en était renversée maladroitement quelques gouttes sur la jambe, a perçu pour cela une indemnisation colossale du fabriquant, de la cafetière électrique, qui a dû licencier l’intégralité de son personnel. Et comme vous le savez sûrement, La mort de Bon Sens avait été précédée par le décès :
– de ses parents Vérité et Confiance,
– de son épouse Discrétion
– de sa fille Responsabilité et celle de son fils Raison
Il laisse toute la place à trois faux frères nommés respectivement :
– « Je connais mes droits »
– « C’est la faute de l’autre »
– « Je suis une victime de la société »
Certes, il n’y avait pas foule à son enterrement car il n’existe plus beaucoup de personnes qui le connaissaient vraiment, et peu se sont rendu compte qu’il était parti, Mais si Vous, vous vous souvenez encore de lui et si Vous voulez raviver son souvenir, prévenez vos amis de la disparition de notre regretté BON SENS
en faisant par exemple circuler ce faire part. Sinon, ne faites rien !



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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Jeu 15 Sep 2016 - 9:01


Souviens-toi de Moi


Il allait passer sans apercevoir la vieille dame bloquée de l’autre côté de la route, mais, à travers la faible lumière du jour, il pouvait deviner son besoin d’assistance. Il s’arrêta devant la voiture Mercedes, sortit de sa vieille Pontiac grésillante, et se dirigea vers la pauvre dame désespérée. Malgré le sourire sur son visage, elle était effrayée. Depuis le temps qu’elle attendait, personne ne s’était arrêté pour l’aider. Et ce jeune homme, allait-il lui faire mal ? Il paraissait pauvre et affamé, et il pouvait voir qu’elle était effrayée, debout dans le froid. Il savait qu’elle avait la chair de poule et ressentait ce frisson que seule la peur entraînait. »Je viens vous aider madame. Allez-vous asseoir S.V.P. dans la voiture où il fait un peu plus chaud. Par ailleurs, mon nom est Bryan Anderson. »
Eh bien, son problème était la crevaison du pneu, mais, avec son âge avancé, elle ne pouvait rien faire toute seule. Bryan se baissa, fléchit les genoux, rampa sous la voiture cherchant comment placer le cric, serra ses articulations une ou deux fois. Quelques minutes après, il avait pu remplacer le pneu. Il s’était sali, et légèrement blessé à la main. Pendant qu’il resserrait les écrous, elle abaissa alors la vitre et lui parla. Elle lui expliqua qu’elle était de la ville de St.Louis, et qu’elle était seulement de passage. Elle ne pouvait pas assez le remercier pour son secours. Bryan pouvait juste ébaucher un sourire en fermant sa malle d’outils. La vieille dame lui demanda combien elle devait payer. Elle pouvait tout accepter. Elle imagina le pire s’il ne s’était pas arrêté. Bryan n’a pas pensé un seul instant à être payé. Ceci n’était pas un travail pour lui. C’était aider quelqu’un qui était dans le besoin. Et Dieu seul sait combien de fois des gens l’avaient aidé dans le passé. Il menait toute son existence de cette manière et il ne lui venait pas à l’esprit de faire autrement. Il lui a dit que si elle voulait vraiment le payer en retour, la prochaine fois qu’elle verrait quelqu’un dans le besoin, elle devrait donner à cette personne l’assistance nécessaire. Et il conclut en disant : «Souvenez-vous de moi».
Il attendit qu’elle démarre son véhicule avant de partir. C’était une belle journée de froid et de pluie, mais il se sentait bien en prenant le chemin de la maison, à la tombée de la nuit. A quelques mètres de là, la vieille dame trouva une cafétéria. Elle y fit son entrée pour se réchauffer légèrement avec un repas chaud, avant de reprendre le reste du parcours vers la maison. C’était un restaurent modeste devant lequel se trouvaient deux vieilles pompes à essence. Tout lui paraissait étrange. La serveuse l’accueillit et lui offrit une serviette propre pour nettoyer ses cheveux mouillés. Elle avait un gentil sourire malgré sa journée de travail harassante. La vieille dame remarqua que la serveuse était enceinte d’environ huit mois, mais elle ne laissait ni l’effort, ni le travail, changer ses habitudes. Elle se demandait comment une personne avec si peu pouvait être si généreuse envers une étrangère. Aussitôt, elle se souvint de Bryan. Quand elle eut fini son repas, elle paya avec un billet de 100 dollars. La serveuse alla vite chercher la monnaie. Mais la dame s’en alla avant que la serveuse ne revienne. Elle remarqua alors une note sur la serviette de table. Des larmes coulèrent de ses yeux quand elle lut ce que la vieille dame lui avait écrit : «Tu ne me dois rien. Je suis passée aussi par là. Quelqu’un m’a aidée à m’en sortir comme je le fais pour toi. Si tu veux réellement me payer en retour, voici ce qu’il faut faire : Ne permets pas à cette chaîne d’amour de prendre fin avec toi !» Et, sous la serviette de table, il y avait quatre autres billets de 100 dollars. Il y avait des tables à nettoyer, des boîtes de sucre à remplir et des gens à servir, mais la serveuse se décida à le faire un autre jour, et prit congé. Quand elle rentra chez elle, et monta au lit. Elle pensa à l’argent et à ce que la vieille dame lui avait dit. Comment la vielle dame avait-elle su comment elle et son mari en avaient besoin ? Avec un bébé le mois suivant, cela s’annonçait très dur. Elle savait comment son mari était inquiet et, comme il était couché à côté d’elle, elle lui donna un doux baiser et chuchota légèrement et doucement à son oreille : «Tout ira bien. Je t’aime, Bryan Anderson.»



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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Ven 16 Sep 2016 - 16:15


Lettre d’une femme à sa mère atteinte d’Alzheimer

Dans le Silence De ta Mémoire
Toi
Qui s’éloigne de plus en plus
Dans le Silence et dans le noir
Tu deviens ta propre inconnue
Il y a des trous dans ta Mémoire
Je me sens seule et perdue
Tu ne me reconnais plu
Je ne fais plus partie de ton histoire
Toi
Que j’ai connu jadis en des Temps plus Heureux
Ton regard n’était jamais triste mais Maintenant
C’est la mort dans tes yeux
Comment peuvent tomber dans l’oubli
Ceux à qui on a déjà donné la vie
Toi
Qui ne me reconnais plus. Souviens-toi pourtant
Tu m’as déjà prise dans tes bras
Et je t’ai déjà appelé Maman
Je voudrais revoir ton Sourire comme avant
Mais on a volé nos plus beaux Souvenirs
Depuis, tout est devenu Néant
Toi
À qui j’aurais tant de choses à direAvant qu’on tourne tristement la page
Quand je te vois souffrir J’ai tellement mal
Il n’y a que des ombres sur ton visage
On a volé le souvenir de ma plus belle image
On a pris ta vie Pour la mettre en cage
Toi
Qui connaissais tant de gens
Mais déjà ta vie en a fait le deuil
Te voilà désormais seule. Petite femme si fragile
Prisonnière d’une maladie qui cruellement
Te plonge dans l’oubli
Toi
Qui aimais tant sourire
Tu ne reconnais plus tes Souvenirs
Ton regard doucement s’est assombri
Depuis dans ta mémoire c’est déjà la nuit
Si tu savais le tourment de ne plus être reconnue
De sa Maman
Toi
Qui semble si seule
Ce soir tu n’as plus de larme pour pleurer.
Tes souvenirs se sont effacés
Je ne vois que des Silences Dans ta Mémoire
Même ton regard m’est devenu Étranger
Je voudrais tuer cette maladie
Qui tient ta vie en sursis
Toi
Que je rêve de prendre dans mes bras
Depuis si longtemps déjà
Ce soir, je te fais un cadeau
Je laisse tomber les virgules et les mots
Et je te rejoins dans ton monde à toi
Je ferme tendrement les yeux
Et de tout mon cœur je fais le vœu
Qu’un jour dans l’au-delà
Peut-être que tu me reconnaîtras
J’ai écris ce texte avec tout mon cœur
Je comprend votre douleur
Face à cette terrible maladie
Qui plonge ceux qu’on aime
Dans l’oubli, L’Alzheimer



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"Que mon âme était heureuse, ô bonne Mère quand j'avais le Bonheur de Vous contempler" (Ste Bernadette à la Vierge Marie)

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 17 Sep 2016 - 13:50


Cher Frère blanc:

Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors, de nous deux,
Qui est l’homme de couleur ?



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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Lun 19 Sep 2016 - 14:25

Des règles pour l’être humain
1. Un corps t’a été donné. Tu peux l’aimer ou le détester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.
2. Tu vas apprendre des leçons. Tu es inscrit dans une école informelle à plein temps appelée “Vie”. Chaque jour tu auras l’occasion d’apprendre des leçons dans cette école. Tu pourras aimer les leçons, ou penser qu’elles sont idiotes ou sans pertinence.
3. Il n’y a pas de fautes, seulement des leçons. La croissance est un processus d’essai et d’erreur par l’expérimentation. Les expériences “ratées” font tout autant part du processus que celles qui “réussissent”.
4. Une leçon sera répétée jusqu’à ce qu’elle soit apprise. Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu’à ce que tu l’apprennes. Quand tu l’auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.
5. Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n’y a pas de partie de “Vie” qui ne contienne de leçon. Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.
6. “Ailleurs”, n’est pas meilleur qu’ ”ici”. Quand ton “ailleurs” est devenu “ici”, tu obtiens à nouveau un autre “ailleurs” qui à son tour te semblera meilleur qu’ ”ici”.
7. Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en Toi.
8. Ce que tu fais de ta “Vie” dépend de toi. Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. Ce que tu en fais dépend de toi. Le choix t’appartient.
9. Tes réponses sont en toi. Les réponses aux questions de la “Vie” sont en toi.Tout ce qu’il te faut c’est regarder, écouter et faire confiance.      10. A mesure que tu t’ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci.




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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mar 20 Sep 2016 - 10:46

L’INVITATION





Peu m’importe comment tu gagnes ta vie. Je veux savoir quelle est cette chose que tu veux tellement fort que cela te fait mal, et si tu oses rêver de réaliser le désir de ton Cœur.

Peu m’importe quel âge tu as. Je veux savoir si tu es prêt à risquer de paraître ridicule pour l’Amour, pour tes rêves, pour l’aventure d’être en Vie.

Peu m’importe quels planètes sont en conjoncture avec ta lune. Je veux savoir si tu as touché le centre de la tristesse, si tu t’es ouvert aux trahisons de la vie ou si tu t’es ratatiné ou refermé de peur d’une douleur de plus ! Je veux savoir si tu peux t’asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, et ne plus bouger pour la cacher ou pour l’estomper ou la figer. Je veux savoir si tu peux être avec la Joie, la mienne ou la tienne, si tu peux danser sauvagement, et laisser l’extase te remplir jusqu’au bout des doigts et des orteils, sans crier qu’il faut faire attention, être réaliste ou se rappeler les limitations de l’être humain.

Peu m’importe que l’histoire que tu me racontes soit vraie ou fausse. Je veux savoir si tu es capable de décevoir un autre pour être vrai avec toi-même, si tu peux supporter d’être accusé de trahison et ne pas trahir ton âme à toi. Je veux savoir si tu sais être fidèle et donc digne de confiance ! Je veux savoir si tu peux voir la beauté quand elle n’est pas belle tous les jours, et si tu nourris ta vie à la Source de sa Présence. Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien, et te tenir néanmoins au bord du lac et crier vers l’argent de la pleine lune : « OUI ! ».

Peu m’importe de savoir où tu habites ni combien tu as d’argent. Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de douleur et de désespoir, épuisé et meurtri et faire ce qu’il faut pour les enfants.

Peu m’importe qui tu connais et par quel chemin tu es venu ici. Je veux savoir si tu te tiendras au centre du feu avec moi, et si tu ne reculeras pas.

Peu m’importe ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui. Je veux savoir ce que c’est qui te soutient de l’intérieur quand tout le reste s’est évanoui. Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même et si tu aimes réellement la compagnie que tu fréquentes dans les moments vides.


"Florent Pagny - Savoir Aimer"!!






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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mer 21 Sep 2016 - 11:47


Les béatitudes du rire

Bienheureux ceux qui sont attentifs à l'appel des autres, sans toutefois se croire indispensables... Ils seront semeurs de joie.

Bienheureux ceux qui rient d'eux-mêmes, ils n'ont pas fini de s'amuser.

Bienheureux ceux qui sourient de la bêtise humaine en sachant qu'elle ne les épargne pas.

Bienheureux ceux qui ne rient pas de la méchanceté, ni de la vulgarité, ils les encourageraient. (Riez "avec" et non "de").

Bienheureux ceux qui rient des farces qu'on leur fait, ils auront la joie d'en faire aux autres.

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux.

Bienheureux ceux qui rient de leurs maladresses, ils s'approchent de la simplicité.

BIENHEUREUX LE FOU-RIRE. IL EST CONTAGIEUX.

BIENHEUREUX LE RIRE, IL  EST GRATUIT, OFFREZ-LE!

Bienheureux ceux qui rient de voir rire les autres, leur cœur est ouvert à la joie.

Bienheureux ceux qui rient sans trop savoir pourquoi. Dieu le sait.

Bienheureux ceux qui disent qu'il n'y a pas de quoi rire, ils font sourire.

Bienheureux les gens qui rient souvent, ce sont vraiment des gens sérieux.




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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 24 Sep 2016 - 10:12


La petite fille qui passa la nuit recouverte du manteau de Notre Dame
Cette fillette d’à peine 3 ans s’était égarée dans une nuit glaciale d’hiver et voici ce qui lui est arrivé…

Une petite fille d’à peine 3 ans échappa à la vigilance de ses parents et s’égara dans la ville espagnole de Rojales. La nuit glacée recouvrait déjà la contrée, quand le cœur brisé, ils alertèrent les autorités. L’hiver de cette année 1896, particulièrement rigoureux, laissait craindre le pire. La nouvelle se propagea de bouche à oreille. Le village tout entier fut mobilisé. Les jeunes, avec des torches, ratissèrent les alentours ainsi que la ville voisine, mais pas trace de la petite fille.

Le lendemain, les habitants des villes environnantes, alertés eux aussi, se mirent tous à la recherche de  la fillette, dans une angoisse palpable. Les gens espéraient au moins trouver son corps, supposant qu’elle n’avait pas résisté au froid glacial de la nuit.

Il était 15 h quand son oncle et sa tante, qui avaient persisté dans la recherche, l’aperçurent appuyée contre un gros rocher, derrière lequel il y avait une immense falaise. La petite fille semblait morte. Mais, en entendant la voix de son oncle et de sa tante, elle se leva et courut vers eux, ses petits bras levés, comme si elle s’était réveillée d’un doux et profond sommeil. Sa tante, l’étreignant avec force et pleurant d’émotion, lui demanda :

– Ma chérie, tu n’as pas eu froid cette nuit ?

La petite fille répondit en souriant qu’elle n’avait pas eu froid du tout parce qu’il y avait une dame avec elle, qui la couvrait avec son manteau. Les yeux écarquillés, la tante continua à lui poser des questions :

– Une dame a passé la nuit avec toi ?

– Oui, ma tante, une dame bonne et tendre, répondit l’enfant.

– Mais qu’est-ce que la dame te disait ? Tu n’as pas vu les lumières de nos torches, tu n’as pas entendu nos cris ?

– Si, répondit la fillette. Mais la dame m’a dit : « Ne bouge pas, ma petite fille, ils viendront te chercher ».

Les gens simples de ce village, enthousiasmés par ce qu’ils entendirent, crièrent : « Miracle ! Miracle ! ». Le lendemain, une messe solennelle d’actions de grâce fut célébrée. On amena la petite fille devant la statue de Notre Dame du Carmel, et c’est alors qu’elle s’écria :– Maman! Maman ! C’est la dame qui m’a couverte avec le manteau hier !

La petite fille s’était arrêtée près de ce gros rocher à quelques pas d’un précipice, perdue dans la nuit noire où le péril guettait. Voilà pourquoi Notre Dame, en bonne mère, était restée avec elle près du rocher, afin que la petite, durant la nuit, ne s’égare pas et ne se mène pas ses pas vers l’abîme. Quand la petite fille a entendu les cris et vu la lumière des torches, Notre Dame lui a demandé de ne pas bouger, lui assurant que bientôt on viendrait la chercher : en partant à l’aventure dans le noir, au bord de la falaise, la malheureuse courait à une mort certaine si elle avait tenté de s’éloigner un tant soit peu.

On dit de cette histoire, que les villageois racontent à qui veut bien l’entendre, qu’elle est inspirée de faits réels.
Source: ALETEIA



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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Dim 25 Sep 2016 - 9:50


SYMPTOMES DE LA PAIX INTERIEURE


Une tendance à agir spontanément plutôt que par des peurs basées sur des expériences précédentes.

Une perte d'intérêt au jugement des autres.

Une perte d'intérêt à son propre jugement.

Une perte d'intérêt dans l'interprétation de l'action des autres.

Une perte d'intérêt au conflit.

Une perte d'intérêt dans la capacité à s'inquiéter (c'est un très sérieux symptôme).

De fréquents et irrésistibles moments d'appréciation.

Le plein sentiment d'être relié aux autres et à la nature.

De fréquentes attaques de sourires venant du cœur et s'exprimant par le regard.

Une tendance accrue à laisser les choses se faire plutôt que de les forcer.

Une prédisposition à aimer les autres et un incontrôlable besoin d'étendre cet amour toujours plus.





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Re: Beaux Textes

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