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Beaux Textes

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Jeu 30 Juin 2016 - 9:02




Une nuit froide, alors qu'un arabe était assis dans sa tente, un chameau introduisit gentillement son nez sous le battant et regarda en disant: "Maitre, laissez-moi seulement mettre mon nez dans la tente. Il fait froid et tempête dehors."

"Certainement et bienvenue" dit le maitre en se retournant et s'endormant de nouveau,

Un peu plus tard, l'arabe se réveilla pour constater que le chameau avait non seulement mis son nez dans la tente mais aussi sa tête et son cou. Le chameau, retournant sa tête, dit : Je vais prendre juste un peu plus d'espace si je place mes pattes de devant dans la tente. C'est difficile de rester dehors."

"Oui, tu peux entrer tes pattes de devant," dit le maitre, se déplaçant un peu pour laisser de la place, car la tente était petite.

Finallement, le chameau dit, "Puis-je entrer complètement à l'intérieur ? Je garde la tente ouverte en me tenant comme je le fais."

Oui, oui, dit l'arabe. Entre complètement à l'intérieur. Ce sera peut-être mieux pour nous deux."

Alors le chameau s'entassa à l'intérieur. L'arabe réussit difficilement à se rendormir dans ce cantonnement encombré. Lorsqu'il se réveilla de nouveau, il était dehors au froid et le chameau avait la tente pour lui tout seul.


Note : Pensez-y deux fois avant de laisser quelqu'un mettre son nez dans vos affaires





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Re: Beaux Textes

Message par granny le Jeu 30 Juin 2016 - 13:22


surtout........ il ne faut jamais laisser un chameau se mêler de nos affaires.

Rigole


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Re: Beaux Textes

Message par lunareve95 le Jeu 30 Juin 2016 - 20:45

abruti-smiley Applaudissement C'est bien vrai ça lol!

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Ven 1 Juil 2016 - 7:36

Bonjour Granny et lunareve
surtout un chameau (rire)....





Grand-mère



«Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ?»

Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule, l’infini. J’apprends les os qui craquent, le regard qui se détourne. J’apprends à être transparente, à regarder au lieu d’être regardée. J’apprends le goût de l’instant quand mes mains tremblent, la précipitation du coeur qui bat trop vite.

J’apprends à marcher doucement, à bouger dans des limites plus étroites qu’avant et à y trouver un espace plus vaste que le ciel.



«Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ?»

J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux, j’apprends avec les nuages. J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence.

J’apprends à garder les yeux ouverts et à écouter le vent, j’apprends la patience et aussi l’ennui ; j’apprends que la tristesse du coeur est un nuage, et nuage aussi le plaisir ; j’apprends à passer sans laisser de traces, à perdre sans retenir et à recommencer sans me lasser.



«Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ?»

Parce qu’il me faut apprendre à regarder les os de mon visage et les veines de mes mains, à accepter la douleur de mon corps, le souffle des nuits et le goût précieux de chaque journée ; parce qu’avec l’élan de la vague et le long retrait des marées, j’apprends à voir du bout des doigts et à écouter avec les yeux.

J’apprends qu’il faut aimer, que le bonheur des autres est notre propre bonheur, que leurs yeux reflètent dans nos yeux et leurs coeurs dans nos coeurs.

J’apprends qu’on avance mieux en se donnant la main, que même un corps immobile danse quand le coeur est tranquille.



Que la route est sans fin, et pourtant toujours exactement là.



«Et avec tout ça, pour fini, qu’apprends-tu donc grand-mère ?»

J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille !








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Re: Beaux Textes

Message par lunareve95 le Ven 1 Juil 2016 - 21:39

Merci Marie, ma chère "petite Mémé" a quitté ce monde cela fait un peu plus de deux semaines maintenant..... je savoure d'autant plus la beauté de ce texte.... Livre Console  Merci!
Très bonne soirée dans la Paix de Dieu et à bientôt pour de nouveaux "beaux textes" Pray Kisses.... En Union De Prières soeur

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Ven 1 Juil 2016 - 21:48

Hello lunareve
Ah ces petites mémés que l'ont a tant aimé, elles nous ont tellement appris, lorsqu'elles disparaissent c'est une grande peine!!
Bonne soirée lunareve à demain si Dieu le veut!!!!
Amitiés!
Coucou

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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 2 Juil 2016 - 7:45




Le conte des maux de tête

Dans ce pays-là, que je connais bien pour l'avoir visité, tous les enfants naissaient avec une graine d'amour, qui ne pouvait germer que dans leur cœur.

Ce qu'il faut savoir, c'est que cette graine avait une particularité… très originale, en ce sens qu'elle était constituée de deux moitiés de graines.

Une moitié de graine d'amour pour soi et une moitié de graine d'amour pour autrui. Vous allez tout de suite me dire : “Ce n'est pas juste, c'est disproportionné, ça ne peut pas marcher ! Une moitié pour un, d'accord, car il faut s'aimer. Mais une seule moitié de graine d'amour pour autrui, pour tous les autres, ah non alors ! Cela va bien au début de la vie, quand un enfant n'a pas beaucoup de personnes à aimer, seulement sa mère, son père, un ou deux grands-parents… Mais plus tard, vous y pensez, plus tard, quand devenu adulte chacun est susceptible d'aimer beaucoup de personnes, cela est déséquilibré. Une seule moitié de graine d'amour à partager entre tant d'amours… Cela est invivable !”.

Oui, vous me diriez tout cela avec passion, mais c'était ainsi dans ce pays ! Et d'ailleurs, ceux qui savaient laisser germer et laisser fleurir chacune de leurs moitiés de graine d'amour, avec intensité, avec passion, avec enthousiasme et respect, ceux-là découvraient plus tard qu'ils pouvaient à la fois s'aimer et aimer, aimer et être aimés.

Ceux qui ne développaient qu'une moitié de graine, soit en s'aimant trop, soit en n'aimant que les autres, soit encore en n'aimant qu'une seule personne au monde, ceux-là avaient des mi-graines qui durcissaient, qui durcissaient tellement leur cœur… que parfois leur tête éclatait de douleur.

Ah ! Vivre seulement avec une mi-graine d'amour, cela doit être terrible ! D'autant plus qu'il n'y a aucun remède à ces migraines et qu'elles sont susceptibles de durer des années.

Ainsi se termine le conte des maux de tête qui sont surtout des maux de cœur…











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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Dim 3 Juil 2016 - 9:03



Bienveillance

Que tous les êtres soient remplis de joie et de paix.
Que tous les êtres, partout,
Les forts et les faibles,
Les illustres et les insignifiants,
Les misérables et les puissants,
Les grands et les petits,
Les subtils et les grossiers ;
Que tous les êtres, partout,
En vue ou dans l'ombre,
A proximité ou à mille lieues,
Etant ou dans l'attente d'être :
Que tous soient remplis d'une joie durable.

Qu'aucun être n'en trompe un autre,
Qu'aucun être nulle part n'en méprise un autre,
Qu'aucun être sous l'emprise de la colère ou du ressentiment
Ne souhaite jamais le malheur d'un autre.

Tout comme la mère fait de sa vie un rempart
pour protéger de la souffrance son enfant, son unique enfant,
Laisse grandir en toi
Un amour sans bornes de toutes les créatures.

Laisse ton amour couler et silloner l'Univers,

Dans toute sa hauteur, sa profondeur et sa grandeur,
Un amour sans limites, sans haine et sans hostilité.

Puis, debout ou en mouvement,
Assis ou couché,
Tant que tu es éveillé,
Lutte pour cela en fixant ton esprit sur un point ;
Ta vie t'apportera le paradis sur terre.





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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Lun 4 Juil 2016 - 7:21




La cithare du bonheur

C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité. Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait asuré qu'il pourrait les lui indiquer. Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu : « C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au coeur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »
La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières. Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son coeur lui dit très fort : « C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! » Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.

La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ? Il se dressa tout net et avança en direction du musicien. Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.

A cet instant, il connut l'éveil. Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, mais que notre tâche d'hommes intérieurs est d'assembler tous ces éléments dans l'harmonie.







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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mer 6 Juil 2016 - 8:00



L'histoire des familles heureuses

Ni chanceuses ni extraordinaires, certaines familles savent rendre heureux leurs membres et ceux qu'elles accueillent. Un art cultivé au quotidien.
« Par toutes sortes de détails, à l'extérieur, mais plus encore à l'intérieur de la maison  certaines familles traduisent leur sens de l'accueil et leur volonté d'ouverture aux autres. » Et c'est bien vrai. A regarder de près, l'organisation de l'espace intérieur de ces foyers, il semble que tout soit fait pour que chacun trouve sa place et ce dont il a besoin pour ne pas éprouver un sentiment de gêne ou de timidité.

En fait, dans ces lieux, les biens matériels ne semblent pas avoir grande importance. Même beaux, voire précieux, les objets paraissent être mis là uniquement pour servir et réjouir les sens de ceux qui les approchent. Les parents de ces familles au coeur large ont une hiérarchie des valeurs qui privilégie l'être sur l'avoir, les valeurs de respect, de gentillesse, d'attention et de partage. Les valeurs matérialistes comptent moins. »

Alors, peu importe s'il règne parfois un joyeux désordre : on déplace un matelas d'une chambre à une autre, parce que ça facilite le papotage et les fous rires avec la copine du week-end, on sort les « beaux verres » pour l'invité impromptu, parce que c'est tellement plus agréable ! Bien sûr, ici comme ailleurs, et même peut-être davantage, il arrive que l'on casse, que l'on salisse, que l'on déchire, mais là, c'est sûr, on n'en fait pas un drame ! « Ce n'est pas grave », « On ne va pas s'en faire pour si peu », entend-on souvent...

Les hôtes parlent aussi souvent la même langue de la simplicité et de la gentillesse : « Tu reviens quand tu veux », « Un de plus, un de moins, ça ne compte pas », « Quelle bonne surprise de te voir », « Raconte-moi ce que tu deviens », etc. Nul doute que de telles attentions aident ceux qui les reçoivent.

Veiller à ne pas se laisser gagner par le pessimisme

Pour jouer ces cartes gagnantes, faut-il parfois se déshabituer de certains réflexes tels que : plaintes incessantes, visions pessimistes de l’avenir, pensées négatives et anxieuses. Car devenir heureux, c’est souvent d’abord refuser de devenir malheureux.

Se réjouir des petites comme des grandes choses de la vie pour que chacun découvre qu’elle est un bien infiniment précieux aux ressources infinies… Au fond, n’est-ce pas cet art subtil que maîtrisent les familles dont on dit qu’elles sont heureuses ?






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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Jeu 7 Juil 2016 - 9:50



Je n'éprouve aucune nostalgie de l'enfance, de la jeunesse, aucune nostalgie des jours anciens. A quoi ça sert de pleurnicher sur ce qui a été ? Occupons-nous de choses sérieuses.
L'histoire de l'humanité me passionne, et plus j'y réfléchis, plus je la vois comme une succession d'humanités, radicalement différentes entre elles. Avec la maîtrise du feu, l'invention de la roue, celle de l'agriculture... et, plus près de nous, la machine à vapeur et l'électricité. Soudain tout bascule et l'homme n'est plus le même.

Et la prise de conscience du cosmos ! Les savants en sont déjà à plus de deux milliards de galaxies et, avec le télescope par satellite, on nous promet d'autres mondes encore. J'attends avec impatience ce que vont nous dire ceux qui mettront leur oeil à l'oculaire... Nous voici arrivés au seuil d'émerveillements imprévisibles, et en même temps à un niveau de cruauté qui, hier encore, était inimaginable. Méditer sur ces réalités me conduit à la conviction qu'il ne s'agit pas tellement de s'interroger sur l'existence du bien et du mal, mais de se rendre à l'évidence que ce qui existe, c'est la liberté.

Aujourd'hui, l'humanité sait tout. Elle sait même qu'elle peut s'autodétruire. Avec la fin de l'affrontement entre les deux blocs, elle se regarde soudain dans la glace. Au temps du "vilain méchant rouge", les Américains (et nous aussi !) pouvaient se contenter de se dire - et de dire à une partie du monde - qu'ils étaient les "bons". Aujourd'hui, ils sont obligés de voir dans le miroir non seulement les pauvres, plus nombreux que jamais, mais aussi les classes moyennes, exposées au chômage et qui vivent dans la peur.

L’humanité voit exister en même temps - comble de l’absurde ! - la surproduction et la sur-famine et, parce qu’il y a abondance, les hommes désespérer. Ils désespèrent, les hommes, parce qu’ils sont de moins en moins utiles : la robotisation à l’échelle mondiale a détruit l’équilibre plus que millénaire qui était assuré par le travail. A quoi vont-ils servir demain ? Il va bien falloir qu’ils trouvent d’autres raisons d’être que « produire, manger, dormir ». Il va bien falloir que, même dans le chaos, ils inventent une autre manière de vivre. Ils y réussiront, j’ai confiance. Tout cela fait un homme nouveau.

Une partie de l’humanité ira au désert, on verra se créer des communautés qui voudront vivre dans la pauvreté évangélique ; une autre partie vivra de la drogue et de commerces meurtriers. Quant à la multitude, elle sera ballottée entre les moines et les trafiquants. Elle devra s’inventer des tâches nouvelles, créer sa culture originale. Ca ne sera pas du tout cuit. Et peut-être qu’au bout du compte, l’histoire humaine se révélera n’avoir été, au travers de toutes ces contradictions et détours, que la marche de l’homme vers la reconnaissance de ce qu’il est : plus qu’un individu, une personne, c’est-à-dire, en chacun, signe de plus que lui-même.

Si je peux transmettre une certitude à ceux qui vont mener la lutte pour mettre plus d’humanité en tout, c’est - décidément, je ne peux pas écrire autre chose - : « La vie, c’est apprendre à aimer. »






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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 9 Juil 2016 - 8:54



Aider

Si je veux réussir à accompagner un être vers un but précis, je dois le chercher là où il est, et commencer là, justement là.
Celui qui ne sait faire cela, se trompe lui-même quand il pense pouvoir aider les autres.

Pour aider un être, je dois certainement comprendre plus que lui, mais d’abord comprendre ce qu’il comprend.

Si je n’y parviens pas, il ne sert à rien que je sois plus capable et plus savant que lui.

Si je désire avant tout montrer ce que je sais, c’est parce que je suis orgueilleux et cherche à être admiré de l’autre plutôt que de l’aider.

Tout soutien commence avec humilité devant celui que je veux accompagner, et c’est pourquoi je dois comprendre qu’aider n’est pas vouloir maîtriser mais vouloir servir.

Si je n’y arrive pas, je ne puis aider l’autre.





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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Dim 10 Juil 2016 - 8:30



Deux fils

Une ancienne légende arabe raconte qu'un sage homme vivait heureux avec sa famille, une épouse admirable et deux fils chéris. Un jour il dût entreprendre un long voyage de plusieurs jours, et pendant son absence un grave accident provoqua la mort de ses deux fils tant aimés.
La mère sentait son coeur lourd de douleur. Toutefois, étant une femme forte et sage, soutenue par la foi et la confiance en Dieu, elle supporta le drame avec bravoure et dignité.

Elle avait cependant une grande préoccupation à l'esprit : Comment annoncer la triste nouvelle à son mari ? Il avait le coeur fragile et elle avait peur qu'il ne supporte pas le choc. Alors se tournant vers Dieu, elle Lui demanda de l'aider à se sortir de cette triste situation.

Les jours passèrent et son mari rentra de voyage. Il embrassa son épouse et lui demanda des nouvelles de ses deux fils. Elle lui dit qu'ils auraient le temps d'en parler à dîner, mais qu'il prenne d'abord un bon bain.

Après le bain, à table, elle lui demanda comment s'était passé son voyage. Mais il lui demanda encore des nouvelles de ses fils. L'épouse embarrassée lui répondit :
- Laisse les garçons. Avant je voudrais que tu m'aides à résoudre un problème qui me parait très important.
- Alors, parle, nous allons résoudre ce problème ensemble, lui dit le sage homme.
- Quand tu étais absent, un ami est passé nous rendre visite et nous a laissé en garde deux bijoux d'une valeur inestimable, mais ces bijoux sont si merveilleux, que je m'y suis attachée et je n'ai pas très envie de les lui rendre, qu'en penses-tu ?

Le mari lui répondit :
- Je ne comprends pas ton comportement. Tu n'as jamais été attirée par ces choses d'apparat, et combien même tu le serais, ces bijoux ne t'appartiennent pas et tu dois les rendre.
- Mais je n'arrive pas à me faire à l'idée de les perdre, lui répondit l'épouse.

Le mari lui rétorqua :
- On ne peut pas perdre ce que l'on n'a jamais possédé. Tu vas rendre ces bijoux, nous allons le faire ensemble aujourd'hui même.

Sa femme lui répondit :


- Très bien mon époux, qu'il soit fait comme tu le veux. Les deux merveilleux bijoux seront rendus à celui qui nous les avait confiés. En vérité c'est déjà fait, car ces bijoux inestimables étaient nos deux fils tant aimés, que Dieu a rappelés à lui.

Le sage homme comprit le message, enlaça sa femme, et sans désespoir ni révolte ils laissèrent couler leurs larmes.





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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Lun 11 Juil 2016 - 7:26



Sois un Artiste...

Peu importe tes talents ; sois un artiste, un créateur de vie dans lequel passe le courant infini de Dieu.

Sois un artiste responsable de tes rêves. Ne condamne aucune idée avant de l'apprivoiser. Admets l'étonnant. Laisse-toi surprendre par tes forces.

Sois un artiste généreux. Partage ton imagination comme le Maître de la nature. Vois au coeur de tes capacités une bénédiction.

Sois un artiste patient. Respecte le processus de mûrissement, le rythme mystérieux des choses. Cultive tes dons avec les outils de ta détermination car tu affronteras des vents violents, des périodes sèches et plusieurs tempêtes.

Sois un artiste sage. Ne doute jamais de la différence qui te distingue. La rareté demeure le trésor le plus recherché.

Sois finalement un artiste spirituel pour évoquer, à travers tes oeuvres, toutes les dimensions de la beauté.






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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mar 12 Juil 2016 - 7:59



J'aurais pu...
J’aurais pu devenir riche si j’avais choisi l’or plutôt que mes amitiés.

J’aurais pu être célèbre si j’avais cherché la renommée pendant les heures où je m’appliquais à jouer.

Et me voici, assis à l’extrémité de ma vie, jetant un coup d’œil derrière moi pour voir tout ce que j’ai fait avec ces jours et ces années qui étaient miens et tout ce qui m’est arrivé.

Je n’ai pas vraiment de fortune à léguer à ceux qui porteront mon nom. Et je n’ai rien fait qui soit susceptible de m’assurer une place sur les registres de la renommée. Mais j’ai adoré le ciel et ses grands espaces bleus; j’ai vécu avec les arbres et les oiseaux; j’ai dédaigné l’or et l’argent pour partager des plaisirs comme ceux-là.

J’ai donné mon temps aux enfants qui sont venus; nous avons joué ensemble bruyamment. Et je n’échangerais pas les heures heureuses passées avec eux pour tout l’argent que j’aurais pu faire.

J’ai choisi d’être connu et aimé par quelques personnes, et j’ai fait la sourde oreille aux applaudissements des hommes; et je referais les mêmes choix si la chance m’était donnée de revivre ma vie.

J’ai vécu avec mes amis et j’ai partagé leurs joies, connu leurs peines avec toutes leurs larmes; j’ai fait une belle récolte avec les quelques arpents de ma vie, même si certains prétendent que j’ai gaspillé mon temps.

J’ai été à même de bien profiter de mes belles choses, et je crois avoir ainsi rempli ma vie de mon mieux. Et au crépuscule de ma vie, je ne regrette pas tout l’or que j’aurais pu posséder.






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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Jeu 14 Juil 2016 - 12:12





L'histoire du tablier de Grand'Mère


Le principal usage du tablier de Grand'Mère était de protéger la robe en dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

  Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les poussins à réanimer, et parfois, les oeufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants timides; et quand le temps était frais, Grand'Mère s'en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet  agité au-dessus du feu de bois. C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes. Après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.
En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire disparaître la poussière.

À l'heure de servir le repas, Grand'Mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes au champ savaient aussitôt qu'ils devaient passer à table.

Grand'Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur  le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse, tandis que, de nos jours, sa petite-fille la pose là pour décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.
















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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Ven 15 Juil 2016 - 8:01



Lettre d'un Soldat à ses Parents
Je vous écris de mon lit d'hôpital,
D'un pays qui n'est pas le mien.
« Engagez-vous », m'avait dit le général,
« allons, soyons de bons citoyens !
Ensemble, nous irons combattre le mal ».

Mais le mal que j'ai vu en face de moi
N'était qu'un enfant venu d'ailleurs,
Tremblant de peur, éperdu d'effroi.
On devait lui avoir dit que le mal, c'était moi
Et que je devais périr afin que la vie lui soit meilleure.

Le général a pointé le doigt vers le mal
Et a ordonné : « feu, soldat, fais ton devoir » !
« Pardon mon général, je ne sais pas tuer,
On ne m'a appris qu'à aimer » !
Puis, j'ai vu Jean tomber, c'était mon ami.

Alors à mon tour, je suis devenu guerrier.
À l'autre bout de mon fusil, un cœur a éclaté.
Quand le mal a frappé très fort, je suis tombé.
On venait de me prendre une partie de mon corps.
Enfin, il me restait les yeux pour pleurer sur mon sort.

Le général est venu, a serré la main qui me restait
Et m'a dit : « Bravo soldat ! Tu as servi avec amour la nation.
Tu recevras, honneurs, médailles et pension ».
« Quel amour mon général ? Je n'ai ressenti que haine et souffrance ».
Mais le général était déjà parti en recrutement.

Les combattants du mal allaient manquer.
Des hommes reviennent d'un enfer que nous nommons « guerre ».
Ils y ont laissé la santé, parfois un membre ou deux, souvent leur âme.
Des années plus tard, ils se demandent encore qui ou quoi ils ont servi :
Leur patrie  ou bien d'obscurs intérêts ?






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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 16 Juil 2016 - 7:49



Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son coeur ;
Sans remords, sans regrets, sans regarder l'heure ;
Aller de l'avant, arrêter d'avoir peur ;
Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son corps ;
La garder sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais abdiquer devant un effort.
L'âge n'a rien à voir avec la mort.

Vieillir en beauté, c'est donner un coup de pouce
À ceux qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne croient plus que la vie peut être douce
Et qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse.

Vieillir en beauté, c'est vieillir positivement,
Ne pas pleurer sur ses souvenirs d'antan.
Être fier d'avoir les cheveux blancs,
Car, pour être heureux, on a encore le temps.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec amour,
Savoir donner sans rien attendre en retour ;
Car, où que l'on soit, à l'aube du jour,
Il y a quelqu'un à qui dire bonjour.

Vieillir en beauté, c'est vieillir avec espoir ;
Être content de soi en se couchant le soir.
Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire qu'au fond, ce n'est qu'un au revoir.







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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Dim 17 Juil 2016 - 8:57



Shay

 

À un dîner de bienfaisance, le père d'un enfant handicapé a prononcé un discours inoubliable. Le voici :


"On dit que Dieu fait tout avec perfection... Mais où est la perfection en Shay, mon fils?
Mon fils ne peut pas comprendre les choses comme le peuvent les autres enfants.
Mon fils ne peut pas se souvenir des faits ni des chiffres comme le peuvent les autres enfants.
Où est donc la perfection de Dieu? Je crois, a-t-il poursuivit, qu'en créant un enfant handicapé comme mon fils, la perfection que cherche Dieu est comment on réagit à cet enfant... Voici une petite anecdote pour vous illustrer mes propos. Un après-midi, Shay et moi nous nous promenions près d'un parc où des garçons que Shay connaissait jouaient au baseball. Shay me dit:
- Penses-tu qu'ils me laisseront jouer?
Je savais que Shay n'est pas du tout le genre de coéquipier que les garçons recherchent d'habitude, mais j'espérais que l'on permette à Shay de jouer. Je demande donc à un des joueurs de champ si Shay peut participer. Le garçon y pense quelques instants et dit :
- Nous perdons par six points et nous sommes à la huitième manche. Je suppose qu'il peut faire partie de notre équipe et avoir l'occasion de frapper au neuvième tour.
Shay poussa un sourire énorme. On dit à Shay de mettre le gant et de prendre sa position. À la fin de la huitième manche, l'équipe de Shay marque quelques points mais traine toujours par trois points. Au bout du neuvième tour, l'équipe de Shay gagne encore un point! On a Deux sortants et les buts remplis, et une chance de gagner le jeu. Shay est le prochain en ligne. Est-ce que l'équipe va permettre à Shay de frapper, risquant de perdre le jeu? Chose étonnante, on lui donne le bâton. On sait sans doute que c'est presque impossible de gagner, car Shay ne sait ni comment tenir le bâton comme il le faut, ni comment frapper la balle. Cependant, quand Shay s'approche du marbre, le lanceur avance quelques pas pour lober la balle assez doucement pour que Shay puisse au moins toucher la balle avec le baton. Shay frappe lourdement au
premier lancer, sans succès. Un de ses équipiers vient à son aide et les deux prennent le bâton en attendant le prochain lancer. Le lanceur avance davantage et jette légèrement la balle à Shay. Avec son équipier, Shay frappe un roulant vers le lanceur, qui le ramasse et aurait pu facilement le lancer au premier but, dans lequel cas Shay serait éliminé, et le jeu se terminerait. Mais voilà, le lanceur jette la balle en arc au champ droit, loin au-delà du premier but. Tous se mettent à crier : "Cours au premier, Shay! Cours au premier!" Jamais il n'a eu l'occasion de courir au premier but. Il galope le long de la ligne de fond, tout étonné. Quand il atteint le premier but, le voltigeur de droite a la balle en main; il peut facilement la jeter au deuxième but, ce qui va retirer Shay qui court toujours, mais il lance la balle en haut au-delà du troisième but et tous crient : "Cours au deuxième! Cours au deuxième!" Les coureurs devant Shay, transportés de joie, encerclent les buts. Lorsque Shay s'approche du deuxième but, l'adversaire le dirige vers le troisième et s'exclame : "Cours au troisième!" Quand Shay passe par le troisième, les joueurs des deux équipes le suivent en s'écriant : "Fais un circuit Shay!" Shay complète le circuit, prend pied sur le marbre et tous les 18 garçons le soulèvent sur les épaules. Shay est le héros! Il vient de faire le grand chelem et de gagner le match pour l'équipe! Ce jour-là, continue son père, les larmes aux yeux, ces 18 garçons ont atteint leur propre niveau de perfection.





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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Lun 18 Juil 2016 - 11:47



La Recette du Bonheur Conjugal
Mettez d'abord dans un bocal
Deux ou trois livres d'espérance,
Puis vous y joindrez un quintal
De petits soins, de complaisance,
Une mesure de bonté.
À discrétion de la gaîté,
Quatre ou cinq pots d'obéissance,
À pleins bords, de la bienveillance.
Liez avec de la douceur;
Et crainte de monotonie,
Ajoutez à la bonne humeur
Un tout petit peu de folie.
Quant au sel, n'en mettez qu'un grain;
Car, si vous passiez l'ordonnance,
Il faudrait doubler pour le moins
Votre dose de patience.

Cuire le tout à petit feu,
D'une chaleur bien soutenue;
Qu'Amour et Amitié, tous deux,
Ne se perdent jamais de vue.
Vous obtiendrez par ce moyen
Une pâte fort bien pétrie,
Dont une once chaque matin
Suffit pour embellir la vie.






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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Ven 22 Juil 2016 - 7:50



Il longe la voie ferrée,  examinant, humant, détaillant même tout ce qui se trouve le long de leur chemin.
Il sait que ce n’est pas comme les autres fois; il le sent….
Ces autres fois, et elles ont été nombreuses, son cœur était léger et sa compagne enthousiaste.
Cette fois-ci, l’atmosphère est bien différente. La lourdeur l’a envahit….



Il s’éloigne, met  de la distance entre elle et lui,  avec l’espoir
qu’ils passeront de cette ambiance funeste à une autre plus joviale….



Pourtant, le ciel  d’un bleu de mer et le soleil qui darde des rayons festifs, auraient de quoi réjouir les plus tristes de cet univers.
Pourquoi sent-il tout ce poids, cette inquiétude?
Son intuition lui dit que quelque chose de grave se prépare.
Il le sent, à fleur de peau…



Plus que ce silence inhabituel qui l’informe, c’est aussi sa démarche à elle qui parle. Elle a le dos courbé, le pas lent,  hésitant. Elle a quelque chose à dire, qu’elle retient au plus profond de son cœur mais qui transparaît dans son regard. Il le sait.
Ces choses là, ça se sent…
Que peut-elle bien avoir ? Qu’est-ce qui la retient?
N’ont-ils pas tout partagé depuis ces 16 dernières années?
Serait-il question de séparation? C’est ce qu’il craint le plus…



Ah! et puis non. C’est impossible. Il fabule…
Il se souvient trop bien de toutes ces fois où elle l’a pris dans ses bras, lui jurant que jamais, ni rien ni personne ne réussirait à les séparer, mis à part la mort…Mais aurait-elle pu changer d’idée?



Soudainement pris d’une pulsion incontrôlable, il se retourne,  revient rapidement vers elle, tente de se lover à son corps comme s’il voulait  s’y souder, quêtant  une caresse rassurante.



Elle a les mains froides et détourne subitement le regard.
Il a tout juste le temps de constater les perles qui coulent sur son visage. .. Mais est-ce si difficile à dire?...



Alors il n’a plus de doutes. Son cœur bat dans ses tempes.
Quand et comment osera-t-elle lui avouer qu’elle cherche à prendre une distance de lui?
Ces choses là, ça se sent!...



Elle, elle est perdue dans ses pensées. Elle constate qu’il sent, qu’il appréhende…
Elle réalise toute l’ignominie qu’elle se prépare à lui faire vivre. N’est-il pas le seul être qui avait si rapidement réussi à conquérir son cœur et surtout, surtout, à partager sa vie aussi longtemps?
Personne, à part lui, n’avait été capable d’un tel exploit.
Non pas qu’elle ne le veuille pas, mais il y avait chez elle cette exigence d’Inconditionnel qu’ils ne parvenaient pas à respecter.
Pourtant, comme on dit, elle en avait eu un puis un autre…
Oui, elle devait se l’avouer,  les autres avaient fini par démissionner mais pas lui…



Pourtant, elle doit le faire!
Il y a des mois qu’elle retourne la question dans sa tête, se battant avec son cœur qui refuse. Comme on dit, « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.»
Mais cette dernière doit l’emporter; il le faut !
Elle ne peut plus reculer. Au téléphone, ce midi, elle s’est engagée à le faire. Elle doit tenir sa promesse…
Il lui faut donc avoir le courage d’initier la rupture au plus vite. Elle le sait : ça ne sert à rien de tourner le fer dans la plaie encore plus longtemps, surtout qu’il devient évident maintenant qu’il  flaire le verdict.
Ces choses là, ça se sent!...



Alors, d’un geste inattendu, elle fait volte-face et se dirige à pas rapides vers la maison qu’ils viennent de croiser, feignant de l’ignorer totalement.
Saisi,  il décide de la suivre dans ce qui semble une fuite.
Il ne peut se résigner à la perdre sans explications.
Il la rattrape au moment même où elle franchit le seuil de la porte.
Les voilà tous les deux à l’intérieur.
Tout juste le temps que ses yeux s’habituent au décor qui s’offre à lui, il entend sa bien-aimée mentionner leurs noms à la jeune femme devant elle. Il perçoit les forts tremblements dans sa voix .
Avant même d’avoir pu se rendre compte du sens de la chose, il se sent tiré vers l’arrière,  par un homme plusieurs fois plus fort que lui.
Stupéfait, il n’ose même pas lui résister.



C’est alors qu’il la voit s’approcher,  une rivière coulant sur ses joues, pour déposer sur sa tête un dernier baiser qui lui arrache le cœur.
« Adieu mon César d’amour. Jamais je ne saurai t’oublier…»



Et voilà que l’homme l’entraîne dans une arrière salle où il n’aura que quelques instants avant qu’on lui injecte cette substance presque chaude qui le fera dormir, dormir…
et puis  mourir…



Avec une profonde tristesse dans l’âme, elle quitte la SPA pour aller vivre son deuil en cachette, le temps qu’il faudra à sa peine pour qu’à nouveau,  un jour, elle puisse ouvrir son cœur à un autre
Amour inconditionnel.

Serait-ce possible?








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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 23 Juil 2016 - 9:53

La visite de Dieu




Un brahmane très pieux, tous les jours à son réveil, prenait son bain rituel et partait aussitôt vers le temple, son panier d'offrandes à la main. Il allait assister à la prière du matin. De même le midi et le soir, il retournait au temple. Ainsi, trois fois par jour, il rendait un culte à Dieu. Avec ferveur il priait : " Seigneur, je viens te rendre visite chez toi, sans que j'aie manqué un seul jour. Matin et soir, je te fais des offrandes. Ne peux-tu pas venir chez moi ? " Attentif à cette prière quotidienne, Dieu lui répondit enfin : " Demain, je viendrai. "
Tout heureux il se met à laver à grande eau sa maison. Il fait tracer devant le seuil des dessins en pâte de riz. À l'aube, il attache une guirlande de feuilles de manguier à l'entrée de sa maison. Dans la salle de réception, des plateaux de fruits, de galettes sucrées et de fleurs s'étalent à profusion. Tout est prêt pour recevoir Dieu. Il se tient debout pour l'accueillir.
L'heure de la prière matinale approche. Un petit garçon qui passe par là aperçoit, par la fenêtre ouverte, les plateaux de galettes. Il s'approche : " Grand-père, tu as beaucoup de galettes, là-dedans, ne peux-tu m'en donner une ? " Furieux de l'audace du gamin, il réplique : " Veux-tu filer, moucheron. Comment oses-tu demander ce qui est préparé pour Dieu ? " Et le petit garçon effrayé s'enfuit.
La cloche du temple a sonné. La prière est terminée. " Dieu viendra après le culte de midi, attendons-le. " Fatigué, il s'assoit sur le banc. Un mendiant arrive et lui demande l'aumône. Le brahmane le chasse vertement. Puis il lave soigneusement la place souillée par les pieds du mendiant. .. Et midi passe . . . Dieu n'est toujours pas au rendez-vous.
Le soir vient. Tout triste, il attend toujours la visite promise. Un pèlerin se présente à l'heure de la prière. " Permettez-moi de me reposer sur le banc et d'y dormir cette nuit". "Jamais de la vie ! C'est le siège réservé à Dieu ! " La nuit est tombée. Dieu n'a pas tenu sa promesse, pense-t-il tout triste.
Le lendemain, revenu au temple pour la prière, il renouvelle ses offrandes et fond en larmes : " Seigneur, tu n'es pas venu chez moi comme tu me l'avais promis ! Pourquoi ? " Une voix lui dit alors : " Je suis venu trois fois, et chaque fois tu m'as chassé... "








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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Dim 24 Juil 2016 - 7:44



La Vagabonde

Elle passait ses nuits au Bureau de poste de la cinquième rue. Je pouvais la sentir avant d’avoir tourné le coin où elle avait l’habitude de dormir, debout, dans l’entrée près des téléphones publics. Je sentais l’urine qui suintait à travers ses couches de vêtements sales et l’odeur de putréfaction qui émanait de sa bouche presque complètement édentée. Si elle ne dormait pas, elle marmonnait des bribes de phrases incompréhensibles.

Maintenant ils ferment le bureau de poste à six heures pour que les vagabonds ne puissent pas rentrer, alors elle se roule en boule sur le trottoir sans cesser de se parler à elle-même, sa bouche grande ouverte et comme désarticulée, son odeur diminuée par une douce brise.

Un soir d’Action de grâces, il nous restait tellement de nourriture après le repas que j’ai emballé les restes, me suis excusée auprès des autres et suis allée en voiture jusqu’à la cinquième rue.

C’était une nuit glaciale. Les feuilles tourbillonnaient et les rues étaient presque désertes, tout le monde bien au chaud dans une maison ou dans un abri sauf quelques déshérités. Mais je savais que je la trouverais là.

Elle était vêtue comme elle l’était toujours, même en été: les chaudes couches de laine dissimulant son vieux corps voûté. Ses mains osseuses cramponnées à son précieux chariot d’épicerie. Elle s’était installée près d’une clôture métallique en face du terrain de jeu jouxtant le bureau de poste. «Pourquoi n’a-t-elle pas choisi un endroit mieux protégé du vent?» Je pensait, et présumait qu’elle était si folle qu’elle n’avait pas pensé à s’engouffrer dans une entrée.

J’ai garé ma belle voiture lustrée contre le trottoir, baissé ma vitre et dit: «Maman… voudriez-vous…», moi-même étonnée de m’entendre dire ce mot, «maman». Mais d’une certaine façon elle l’était… elle l’est… bien que je ne puisse pas me l’expliquer.

J’ai répété: «Maman, je vous ai apporté de la nourriture. Voulez-vous de la dinde avec de la farce et de la tarte aux pommes?»

Sur ces mots, la vieille femme me regarda et dit très clairement et très distinctement, ses deux dents du bas branlantes et sur le point de tomber: «Oh, merci beaucoup, mais j’ai assez mangé. Pourquoi n’allez-vous pas donner ça à quelqu’un qui en a vraiment besoin?» Ses mots étaient clairs, ses manières gracieuses. Puis elle me congédia, en renfonçant la tête dans ses guenilles.







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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Lun 25 Juil 2016 - 14:22

Un peu de chaleur humaine



Cette histoire se passa il y a très longtemps, un soir de froid mordant dans le nord de la Virginie. Un vieil homme, la barbe toute givrée, attendait qu'un cavalier le fasse monter et l'emmène de l'autre côté de la rivière. L'attente semblait interminable. Le vent glacial du nord engourdissait et raidissait son corps.

Le vieil homme entendit le martèlement encore lointain et rythmé de sabots qui galopaient et qui se rapprochaient sur le sentier lorsque enfin quelques cavaliers prirent le virage. Il laissa le premier passer sans faire le moindre geste pour attirer son attention. Un autre cavalier passa, puis un autre. Finalement, le dernier s'approcha de l'endroit où était assis le vieil homme transformé en statue de glace. Dès que le cavalier fut assez proche, leurs regards se croisèrent et le vieillard dit: «Monsieur, auriez-vous l'amabilité de faire monter un vieil homme pour l'emmener de l'autre côté de la rivière? Il ne semble y avoir aucun endroit pour traverser à pied.»

Serrant la bride de son cheval, le cavalier répondit:
«Bien sûr! Montez.»
À la vue du vieil homme incapable de soulever son corps à moitié gelé, le cavalier descendit de cheval et l'aida à se mettre en selle. Non seulement lui fit-il traverser la rivière, mais encore il parcourut quelques kilomètres de plus pour le ramener chez lui.

Lorsqu'il arriva près de la modeste mais confortable demeure du vieil homme, le cavalier voulut satisfaire sa curiosité: «Monsieur, j'ai remarqué que vous avez laissé passer plusieurs cavaliers sans même essayer d'attirer leur attention. Puis je suis arrivé et vous m'avez immédiatement demandé de vous prendre. Je suis curieux de savoir pourquoi, par un soir d'hiver aussi froid, vous avez préféré attendre et vous adresser au dernier cavalier. Qu'auriez vous fait si j'avais refusé et vous avais laissé là?»

Le vieil homme descendit lentement de cheval, regarda le cavalier droit dans les yeux et répondit: «Il y a longtemps maintenant que je suis sur cette terre. Je pense bien connaître la nature humaine.» L'homme continua: «J'ai regardé les autres cavaliers droit dans les yeux et j'ai vu tout de suite qu'ils ne se souciaient aucunement de ma situation. C'aurait été inutile de seulement leur demander de m'emmener. Mais lorsque je vous ai regardé dans les yeux, j'y ai vu la bonté et la compassion. J'ai su sur-le-champ que vous auriez la noblesse d'esprit de prêter assistance à un homme dans le besoin.»

Ces commentaires touchants émurent profondément le cavalier. «Je vous suis reconnaissant de ces paroles», dit-il au vieil homme. «J'espère que je ne laisserai jamais mes propres préoccupations m'empêcher de venir en aide aux autres avec bonté et compassion.»

Sur ce, Thomas Jefferson tira les rênes de son cheval et s'en retourna à la Maison-Blanche.











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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mar 26 Juil 2016 - 14:10



La fleur


Pendant un certain temps, quelqu'un m'a donné, chaque dimanche, une rose que je portais à la boutonnière de mon complet. Comme je recevais toujours une fleur le dimanche, je ne m'y arrêtais pas vraiment. C'est un geste que j'appréciais, mais qui faisait partie de la routine. Or, un dimanche, ce que je considérais comme ordinaire devint très spécial.

En quittant la messe, un jeune garçon s'approcha et s'adressa directement à moi: «Monsieur, qu'allez-vous faire avec votre fleur?»

Au début, je ne saisissais pas ce qu'il voulait dire, puis je compris.

Je dis: «Tu veux dire ceci?» en indiquant la rose fixé à mon manteau.

Il répondit: «Oui, monsieur, j'aimerais l'avoir si vous avez l'intention de la jeter.» À ce moment, je souris et lui dis qu'il pouvait l'avoir; je lui demandai simplement ce qu'il comptait en faire. Le petit bonhomme, âgé d'à peine 10 ans, me regarda et dit: «Monsieur, je vais l'offrir à ma grand-mère. Ma mère et mon père ont divorcé l'an dernier et je vivais avec ma mère. Lorsqu'elle s'est remariée, elle a voulu que j'aille vivre avec mon père. C'est ce que j'ai fait pendant un moment, mais il a fini par dire que je ne pouvais pas rester et il m'a envoyé chez ma grand-mère. Elle est très bonne pour moi. Elle cuisine pour moi et prend soin de moi. Elle est tellement bonne pour moi que je veux lui donner cette belle fleur simplement parce qu'elle m'aime.

Quand le petit garçon termina son histoire, je pouvais à peine parler. Mes yeux se remplirent de larmes et je savais que j'avais été touché au plus profond de mon âme. Je détachai la fleur et, la tenant dans ma main, je regardai le garçon et lui dit: «Fiston, c'est la chose la plus gentille qu'il m'ait été donné d'entendre, mais tu ne peux pas avoir cette fleur parce que ce n'est pas suffisant. Si tu vas devant la chaire, tu trouveras un gros bouquet de fleurs. Diverses familles les achètent pour l'église chaque semaine. Prends ces fleurs et offre-les à ta grand-mère parce qu'elle mérite ce qu'il y a de mieux.»

Comme si je n'étais pas suffisamment ému, il ajouta une dernière remarque que j'apprécierai toujours: «Quelle merveilleuse journée! J'ai demandé une fleur et j'ai obtenu un magnifique bouquet.»



Le pasteur John R. Ramsey








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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Mer 27 Juil 2016 - 9:48




La main



Un jour d’Action de Grâces un journal parlait dans son éditorial d’une institutrice qui avait demandé à ses élèves, en classe de première année, de dessiner une chose pour laquelle ils rendaient grâce à Dieu. Elle pensait que ces petits enfants des quartiers pauvres avaient en réalité peu de chose dont ils pouvaient être reconnaissants. Mais elle se disait que la plupart d’entre eux dessinerait des dindes ou des tables couvertes de victuailles. L’institutrice resta bouche bée en voyant le dessin que lui remit Douglas… un naïf dessin d’enfant représentant une main.

Mais la main de qui? La classe était fascinée par cette image abstraite. «Je pense que ça doit être la main de Dieu qui nous apporte la nourriture», dit un enfant. «Celle d’un fermier, dit un autre enfant, parce que c’est lui qui élève les dindes.» Finalement, quand les autres enfants étaient occupés, l’institutrice se pencha sur le pupitre de Douglas et lui demanda à qui appartenait cette main. «C’est votre main, Madame», murmura-t-il.

Très souvent, durant la récréation, elle se rappelait avoir pris par la main ce petit garçon chétif et solitaire. Elle le faisait aussi avec d’autres enfants. Mais pour Douglas, cela avait une telle importance! Peut-être avons-nous tous une même et bonne raison de remercier Dieu le jour de l’Action de Grâces, non pas pour les bienfaits matériels mais pour la chance qui nous est donnée chaque jour, quels que soient nos moyens, de donner aux autres.







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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Jeu 28 Juil 2016 - 8:31



Un Dernier Au Revoir

Je rentre au Danemark, mon fils, je voulais seulement te dire que je t’aime.»

Lorsque mon père me téléphona pour la dernière fois, il répéta ces mots sept fois au cour de la même demi-heure. Je n’écoutais pas attentivement. J’entendais les mots mais pas le message, et certainement pas leur signification profonde. Je croyais que mon père vivrait jusqu’à cent ans. Je n’avais pas éprouvé ce type de culpabilité à la mort de ma mère, je n’avais pas vu son intense solitude de parent esseulé ni compris que la plupart de ses amis avaient depuis longtemps disparu de la planète. Il nous demandait toujours, à mes frères et moi, d’avoir des enfants afin qu’il puisse devenir un grand-père dévoué. J’étais trop occupé à jouer l’entrepreneur pour écouter véritablement.

«Papa est mort», dit tristement mon frère Brian, le 4 juillet 1982. Mon jeune frère est un avocat à la répartie facile et un humoriste à l’esprit vif. Je pensais qu’il me faisait marcher et j’attendais le clou de l’histoire – il n’y en avait pas. «Papa est mort dans le lit où il est né – à Rozkeldj, poursuivit Brian. Les entrepreneurs de pompes funèbres vont le mettre dans un cercueil et nous le retourner avec ses effets personnels, demain. Nous devons prendre les arrangements pour ses funérailles.»

J’étais sans voix. Cela ne devait pas se passer de cette manière. Si j’avais su qu’il s’agissait de ses derniers jours, je lui aurais demandé de me laisser l’accompagner. J’aurais cru au mouvement des aînés qui dit qu’on ne devrait pas mourir seul. Une personne aimée devrait toujours vous tenir la main et vous réconforter lorsque vous passez de vie à trépas. Je lui aurais offert une consolation pendant sa dernière heure si j’avais vraiment écouté, si j’avais pensé et été en harmonie avec l’infini. Papa m’avait annoncé son départ du mieux qu’il pouvait le faire, et je n’avais pas compris. J’éprouvais de l’affection, de la souffrance et du remords. Pourquoi n’avais-je pas été là pour lui? Lui avait toujours été présent pour moi.

Le matin, lorsque j’avais neuf ans, il rentrait à la maison après avoir travaillé pendant dix-huit heures à sa boulangerie et me réveillait à 5 heures en me grattant le dos de ses mains fortes et puissantes, me murmurant: «Il est temps de te lever, fiston.» Quand j’étais habillé et prêt à partir, il avait déjà plié les journaux, posé les élastiques et rempli mon panier de bicyclette. Le rappel de sa générosité d’esprit me met les larmes aux yeux.

Lorsque je faisais de la course à bicyclette, il faisait un aller-retour de 80 kilomètres chaque mardi soir, pour que je puisse participer à la course et qu’il me voie courir. Il était là pour me consoler si je perdais et pour partager mon euphorie lorsque je gagnais. Plus tard, il était là pendant toutes mes conférences à Chicago, alors que je m’adressais à des groupes tels Century 21, Mary Kay, Equitable, ainsi qu’à diverses églises. Il souriait toujours, écoutait et disait avec fierté à quiconque était assis à côté de lui: «C’est mon fils!»

Après coup, voilà que j’avais le cœur en miettes parce que papa avait été là pour moi et que moi je n’avais pas été là pour lui. Mon humble conseil est de toujours partager votre amour avec ceux qui vous sont chers et de demander à être invité à cette période de transition où la vie physique se transforme en vie spirituelle. Vivre le processus de la mort avec un être aimé vous transportera dans une dimension plus vaste, plus chaleureuse de l’existence.


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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Ven 29 Juil 2016 - 9:01



Le visage du courage



Je sais à quoi le courage ressemble. J'ai vu son visage lors d'un voyage en avion il y a six ans. Il m'a fallu tout ce temps pour que je puisse enfin en parler sans pleurer.

Lorsque le vol L1011 quitta l'aéroport d'Orlando le vendredi de ce matin-là, nous formions un groupe plein de gaieté et d'énergie. Ce vol matinal accueillait surtout des gens d'affaires qui allaient à Atlanta pour un jour ou deux. Autour de moi se trouvaient donc plusieurs habitués des voyages d'affaires, tirés à quatre épingles et transportant des porte-documents en cuir qui en disaient long sur leur statut. Je m'installai confortablement pour lire quelques magazines en attendant d'arriver à Atlanta.

Tout de suite après le décollage, il était évident que quelque chose n'allait pas. Des secousses ébranlaient l'avion de toutes parts. Les voyageurs avertis que nous étions affichèrent un air entendu. Nous nous regardâmes les uns les autres en sachant très bien que nous avions déjà fait l'expérience de ces petits problèmes de turbulence. Lorsqu'on prend souvent l'avion, on finit par s'habituer à ce genre de choses, par devenir blasé.

Eh bien! croyez-moi, personne ne resta blasé longtemps. Quelques minutes après le décollage, l'avion se mit à descendre dangereusement pendant qu'une des ailes penchait vers l'avant. L'avion remonta un peu, mais cette brève ascension n'arrangea rien. Rien. Le pilote s'adressa alors aux passagers sur un ton grave.

«Nous éprouvons quelques difficultés», dit-il. «En ce moment, il semble que le train avant ne réponde plus. Nos indicateurs disent que le circuit hydraulique ne fonctionne pas non plus. Nous allons donc retourner à l'aéroport d'Orlando. Étant donné que le système hydraulique est hors d'usage, nous ne sommes pas certains que le train d'atterrissage se bloquera; les agents de bord vont donc vous préparer à un atterrissage cahoteux. Aussi, si vous regardez par les hublots, vous verrez que l'avion laisse sortir du carburant. C'est parce qu'il vaut mieux en avoir le moins possible dans les réservoirs lorsqu'on atterrit brusquement.»

En d'autres mots, nous allions nous écraser. Nous n'avions jamais rien vu d'aussi effrayant: des dizaines et des dizaines de litres de carburant s'échappaient des réservoirs en passant près de ma fenêtre. Les agents de bord nous aidèrent à nous installer de façon sécuritaire et rassurèrent les passagers qui étaient dans tous leurs états.

En regardant de nouveau les visages autour de moi, je fus stupéfait de voir à quel point leur expression avait changé. Plusieurs avaient manifestement peur. Même ceux qui avaient pris leur air le plus blasé avaient maintenant la face sombre et terreuse. Vraiment, leur visage était carrément gris, une chose que je n'avais jamais vue. Personne n'entrevoit la mort sans avoir peur, pensais-je. Tout le monde avait perdu son sang-froid.

Je commençai à chercher parmi les passagers quelqu'un qui avait peut-être réussi à garder ce calme que seul le véritable courage ou la foi inébranlable permet de maintenir en pareils instants. Je ne vis personne.

Puis, quelques rangées à ma gauche, j'entendis la voix douce et paisible d'une femme. Elle parlait d'un ton parfaitement normal et totalement dénué de tremblement ou de nervosité, un ton agréable et constant. Il fallait que je sache d'où provenait cette voix.

Partout autour de moi, des gens pleuraient. Beaucoup d'autres gémissaient ou hurlaient. Parmi les hommes, quelques-uns tentaient de garder leur sang-froid en s'accrochant aux appuie-bras et en serrant les dents, mais la peur était écrite sur leur front.

Ma foi m'empêchait de céder à l'hystérie, mais je n'aurais jamais pu parler aussi calmement et aussi aimablement que cette femme que j'entendais. Finalement, je la vis.

Au milieu de tout ce chaos, une mère parlait à son enfant, tout simplement. Dans la trentaine et d'allure tout à fait ordinaire, cette femme regardait intensément le visage de sa petite fille, qui devait avoir environ quatre ans. La fillette écoutait attentivement, comme si elle sentait l'importance des mots de sa mère. Grâce au regard intense de sa mère, elle ne semblait aucunement troublée par la panique qui envahissait l'avion.

J'eus soudain le souvenir d'une autre petite fille qui avait récemment survécu à un terrible accident d'avion. On avait raconté qu'elle avait survécu parce que sa mère avait attaché son propre corps sur le sien afin de la protéger. La mère mourut. Les journaux avaient ensuite relaté comment les psychologues avaient rencontré la petite fille à plusieurs reprises pour l'empêcher d'éprouver la culpabilité et la dévalorisation qui hantent souvent les survivants. Les psychologues lui avaient sans cesse répété qu'elle n'était pas responsable de la mort de sa mère. J'espérais que notre situation connaîtrait un dénouement différent.

J'essayai de saisir ce que la femme disait à son enfant. Il fallait absolument que j'entende ses paroles. J'en avais besoin.

Par miracle, en me penchant un peu plus, je pus distinguer ses paroles douces et rassurantes. Encore et encore, elle répétait: «Je t'aime tellement. Sais-tu vraiment que je t'aime plus que tout au monde?»

«Oui, maman», disait la petite fille.

«Quoi qu'il arrive, souviens-toi que je t'aimerai toujours. Et que tu es une bonne petite fille. Parfois, il se passe des choses dont tu n'es pas responsable. Tu resteras toujours une bonne petite fille et je t'aimerai toujours.»

Puis, la mère s'assit devant sa fille, attacha leur deux corps avec la ceinture et attendit que l'avion s'écrase.

Étonnamment, le train d'atterrissage tint bon et l'atterrissage ne fut pas la tragédie à laquelle nous nous attendions. En quelques secondes, le cauchemar était fini.

La voix que j'entendis ce jour-là n'avait pas bronchée, n'avait pas une seconde laissée passer de doute, avait gardée une imperturbabilité qui me paraissait impossible, tant moralement que physiquement. Au sein du groupe de gens d'affaires endurcis que nous formions, pas un seul n'aurait réussi à parler sans trembler. Seul un courage magnifique, soutenu par un amour encore plus magnifique, pouvait permettre à cette mère de tenir le coup et de ne pas succomber à la panique.

Cette femme reste pour moi une véritable héroïne, car pendant les quelques minutes de ce cauchemar, elle me permit de voir le vrai visage du courage.











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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Sam 30 Juil 2016 - 7:52



La fille de Rayon-de-soleil


Le bébé gorille était né au zoo. Sa mère, Lulu, ne produisait pas assez de lait pour la nourrir correctement; les gardiens du zoo sont donc intervenus. Tour à tour, travaillant en équipe, ils ont tenu le bébé gorille de deux mois dans leurs bras, 24 heures par jour, imitant la manière dont les vraies mamans gorille s'occupent de leurs petits. Le bébé a profité et est devenu une créature exceptionnellement aimante et douce. Les gardiens l'ont baptisée Binti Jua, ce qui, en Swahili, signifie « fille de Rayon-de-soleil ».

Comme elle était née en captivité, elle aimait sa vie de gorille de zoo. Elle grimpait dans les arbres de son enclos et s'amusait joyeusement avec les autres gorilles.

Il y avait un vieux gorille mâle, un énorme dos gris, qui n'avait jamais montré d'intérêt à se reproduire. Quelque chose l'a attiré chez Binti Jua et elle est devenue enceinte à l'âge de six ans.

Les gardiens étaient inquiets, car n'ayant pas eu de modèle du rôle maternel, Binti Jua ne serait peut-être pas préparée à s'occuper de son petit. Ils ont donc décidé de lui donner des leçons. Ils ont utilisé un animal en peluche pour remplacer le bébé et lui ont enseigné à donner le sein à son « bébé » et à le tenir constamment, comme le font les gorilles en liberté.

Elle a été une bonne élève et quand sa fille, Koola, est née, Binti Jua était la mère idéale. Ce mélange d'instinct maternel et d'aisance avec les humains ont fait d'elle, plus tard, une héroïne internationale.

Un jour, alors que Koola avait environ un an et demi, Binti Jua était dans son enclos extérieur et tenait son bébé comme à l'accoutumée. Les visiteurs du zoo appréciaient le spectacle des gorilles lorsque, soudain, un petit garçon de trois ans, qui jouait au bord de la clôture de l'enclos, a fait une chute de six mètres jusqu'au plancher de béton.

Il y a eu un bruit sinistre et la mère du petit garçon est devenue hystérique et s'est mise à crier à l'aide.

Immédiatement, Binti Jua, tenant toujours Koola, s'est rendue près de l'enfant inconscient. La foule retenait son souffle, terrorisée. Inconsciemment, les gens tendent à associer les gorilles au monstre de cinéma, King Kong. Que ferait ce gros singe avec le petit garçon?

D'abord, la maman gorille a levé le bras du garçon, comme pour vérifier s'il était en vie. Puis, doucement, elle a pris l'enfant et l'a serré tendrement sur sa poitrine. En le berçant doucement, elle s'est dirigée vers la porte que les gardiens du zoo utilisaient pour accéder à l'enclos. Lorsqu'une autre femelle gorille l'a approchée, Binti Jua a émis un grognement sourd, l'avertissant de s'éloigner. La porte était maintenant ouverte et les gardiens attendaient, accompagnés des ambulanciers qui avaient été mandés pour aider le petit garçon blessé. Le gorille a doucement déposé le garçon devant la porte et les ambulanciers ont amené le petit. Une fois la porte refermée, Binti Jua s'est dirigée lentement vers son arbre et a recommencé à s'occuper de son bébé.

Les spectateurs étaient abasourdis. L'évènement était assez dramatique en lui-même sans que le rôle de l'héroïne ne soit joué par un gorille. Binti Jua était l'héroïne idéale, ne recherchant ni la célébrité ni une récompense.

Le garçon s'est rétabli et il n'a pas gardé de séquelles de son aventure. Le monde s'est ému du geste de Binti Jua. Des lettres et des cadeaux sont arrivés de partout dans le monde. L'Américan Legion lui a décerné une médaille et une association de parents de la Californie l'a même nommée membre honoraire.

N'écoutant que son coeur, Binti Jua a fait ce que toute autre mère aurait fait : elle a protégé et aidé un enfant. Mais ce gorille ne s'est pas soucié que l'enfant soit d'une autre espèce que la sienne. Elle a fait montre des qualités que nous, les humains, considérons les plus estimables : l'amour et la compassion pour tous.












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Re: Beaux Textes

Message par Marie du 65 le Dim 31 Juil 2016 - 7:52



Let it be

Le matin du 13 mai 1993, j'étais au téléphone lorsque ma secrétaire me tendit une note disant que ma soeur Judy attendait sur l'autre ligne. Je me rappelle avoir trouvé étrange qu'elle ne laisse tout simplement pas un message, mais j'appuyai sur le bouton de l'appareil et lui dit gaiement « Bonjour! »

Ma soeur pleurait comme une Madeleine à l'autre bout du fil, incapable de retrouver son calme pour me parler. Durant ce court instant, toutes sortes de drames me passèrent par la tête. Était-il arrivé quelque chose à tante Chris ou oncle Léo, nos parents adoptifs maintenant âgés de plus de 80 ans? À moins que ce fût le mari de Judy qui était en voyage d'affaires; mon Dieu, j'espérais qu'il ne lui était rien arrivé! Mais peut-être ne s'était-il rien passé de grave pour Judy, seulement un incident fâcheux au travail.

Rien n'aurait pu me préparer à la mauvaise nouvelle qu'elle m'annonça finalement : « Oh! Sunny, notre Tommy vient d'être tué dans un accident de voiture ce matin. »

C'était impossible! Tommy, notre neveu bien-aimé, le seul fils de Judy, terminait tout juste son avant-dernier trimestre d'études supérieures à l'université du Missouri. Fort en athlétisme, il avait choisi d'étudier le marketing du sport. Les deux soeurs de Tommy, Jen et Lisa, avaient toujours eu une admiration sans borne pour leur grand frère. Nous adorions tous ce grand et beau jeune homme, sa nature rieuse et douce. Tommy avait toute la vie devant lui; j'avais envie de ne pas croire Judy et de lui demander :
« En es-tu certaine? ». Mais je savais bien que Judy ne m'aurait pas appelé si cela n'avait pas été vrai.

Dans mon souvenir, les quelques jours qui suivirent flottent dans un épais brouillard d'irréalité. Lynn, notre autre soeur, et moi restâmes auprès de Judy et de sa famille. Nous nous accrochions les uns aux autres pour surmonter l'épreuve. J'ignore ce qui faisait le plus mal: la perte de Tommy ou la vue de ma soeur qui se comportait courageusement alors que je savais son monde brisé.

Le jour où nous nous occupâmes des funérailles fut particulièrement pénible. Aucune mère ne devrait avoir à accomplir cette terrible tâche de choisir le cercueil de son enfant. Judy désirait à tout prix voir son fils une dernière fois, lui toucher la main et lui brosser les cheveux, mais le directeur funéraire nous avait dit qu'elle ne pourrait pas le voir. Ses adieux, elle allait devoir les faire à ce cercueil qu'elle avait choisi avec amour.

Le même après-midi, je m'arrêtai devant la maison de ma soeur et je demandai à Tommy de nous envoyer un signe qui nous indiquerait que tout allait bien pour lui... de nous faire savoir qu'il se trouvait en un lieu encore plus merveilleux que la vie que nous avions entrevue pour lui ici-bas. « Tommy chéri, peux-tu nous faire savoir que tout va bien pour toi? »

Je ne peux pas dire que je croyais réellement en la possibilité de recevoir un « signe ». Toutefois, un coeur brisé par la souffrance cherche le réconfort comme il peut. Puisque l'équipe de baseball favorite de Tommy était les Cardinals de Saint-Louis, je lui demandai de nous envoyer un cardinal. Lorsque je me remémore ce moment, debout devant cette maison qui évoquait toute l'enfance de Tommy, je me rappelle que tout cela n'était qu'une pensée furtive. « S'il te plaît, fais-nous savoir que tout va bien pour toi. Le signe qui me l'indiquera, ce sera un cardinal. »

Judy voulait que les funérailles qu'elle avait soigneusement organisées donnent lieu à une célébration de la vie de Tommy. À ma demande, elle fit jouer la chanson « Let it Be », de Paul McCartney, pendant la cérémonie. Ses cousins, pour leur part, servirent la messe et lurent courageusement des passages de la Bible. Le jeune prêtre qui célébra la messe retint ses larmes toute la matinée.

À un moment donné, tandis que le prêtre faisait une pause pour refouler l'émotion, un oiseau se mit soudainement à chanter dehors. Il chanta fort et avec insistance pendant tout le reste de la messe.

Ce fut seulement à la fin de l'après-midi, toutefois, que le message de Tommy se rendit véritablement à nous. Un ami proche de la famille nous téléphona pour dire à quel point la messe avait été belle, puis il dit : « Lorsque cet oiseau s'est mis à chanter si fort, j'ai tourné la tête et j'ai vu un magnifique cardinal juché sur le bord de la fenêtre de l'église! » J'avais reçu le signe que j'attendais.

Deux semaines plus tard, Paul McCartney arriva en ville pour donner un concert à l'occasion du jour du Souvenir. Comme nous avions déjà acheté des billets pour Tommy et d'autres membres de la famille, nous décidâmes de ne rien changer à nos projets. Le matin du concert, pendant que ma soeur Lynn se préparait à aller travailler en écoutant sa station de radio habituelle, elle entendit deux animateurs parler de l'interview qu'ils espéraient obtenir ce jour-là avec Paul McCartney.

Sans réfléchir, elle fit une chose qui ne lui ressemblait pas du tout : elle téléphona à la station de radio, leur raconta spontanément l'histoire de Tommy et de notre drame, et leur dit que Tommy adorait les Beatles. Pourraient-ils en parler à Paul McCartney? Les animateurs lui dirent qu'ils ne pouvaient rien lui promettre, mais qu'ils allaient faire de leur mieux.

Ce soir-là, nous nous installâmes pour le concert en plein air. Le temps était clair et froid. Nous nous réchauffions en serrant contre nous nos chandails et en nous blottissant les uns contre les autres. Plus de 30 000 personnes s'étaient rassemblées pour entendre la grande star. En guise d'ouverture, Paul McCartney chanta une chanson devant d'immenses images de feux d'artifice. À la fin de cette première chanson, il attendit le silence et dit : « Maintenant, mesdames et messieurs, voici une chanson dédiée à une famille très spéciale qui est ici ce soir. Il s'agit de la famille de Tommy. » Puis, pour mes deux soeurs, pour mes neveux et mes nièces, ainsi que pour moi, Paul McCartney entonna « Let It Be ».

Pendant que nous nous tenions bras dessus, bras dessous, nos visages ruisselant de larmes, des bougies et des centaines d'autres petites flammes se mirent à scintiller dans la foule. Ce moment était pour nous tous, surtout pour notre Tommy.




Paroles et traduction de «Let It Be»

Let It Be
Ainsi Soit-Il
When I find myself in times of trouble, Mother Mary comes to me
Lorsque j'ai des soucis, Mère Marie vient me voir
Speaking words of wisdom, let it be
Prononçant de sages paroles, ainsi soit-il
And in my hour of darkness she is standing right in front of me
Et dans mes heures sombres, elle se tient juste en face de moi
Speaking words of wisdom, let it be
Prononçant de sages paroles, ainsi soit-il
Let it be (x4)
Ainsi soit-il (x4)
Whisper words of wisdom, let it be
Murmurant de sages paroles, ainsi soit-il
And when the broken hearted people living in the world agree
Et quand les gens aux cœurs brisés vivant dans le monde seront d'accord
There will be an answer, let it be
Il y aura une réponse, ainsi soit-il
For though they may be parted, there is still a chance that they will see
Bien qu'ils aient peut-être été divisés, il y a toujours une chance qu'ils voient
There will be an answer, let it be
Il y aura une réponse, ainsi soit-il
Let it be (x4)
Ainsi soit-il (x4)
There will be an answer, let it be
Il y aura une réponse, ainsi soit-il
Let it be (x4)
Ainsi soit-il (x4)
Whisper words of wisdom, let it be
Murmurant de sages paroles, ainsi soit-il
Let it be (x4)
Ainsi soit-il (x4)
[b]Whisper words of wisdom, let it be
Murmurant de sages paroles, ainsi soit-il
And when the night is cloudy there is still a light that shines on me
Et quand la nuit est nuageuse, il y a toujours une lumière qui m'éclaire
Shine until tomorrow, let it be
Qui m'éclaire jusqu'à demain, ainsi soit-il
I wake up to the sound of music, Mother Mary comforts me
Je me lève au son d'une musique, Mère Marie me réconforte
Speaking words of wisdom, let it be
Prononçant de sages paroles, ainsi soit-il
Let it be (x4)
Ainsi soit-il (x4)
There will be an answer, let it be
Il y aura une réponse, ainsi soit-il
Let it be (x4)
Ainsi soit-il (x4)
Whisper words of wisdom, let it be
Murmurant des mots sages, ainsi soit-il












[/b]

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