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Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

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Inhumation (enterrement) ou crémation incinération

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Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Danielle le Mer 21 Mai 2008 - 5:19

Moi j'ai toujours été contre l'incinération et je ne savais pas trop pourquoi, mais j'ai toujours désiré que mes proches et que moi-même soyons enterrés, d'ailleurs le terrain est déjà acheté.  Je ne juge cependant pas les autres qui optent pour la crémation.  A la lecture de ce lien, je demeure vraiment sur ma position, je garde mon choix... Et vous qu'en pensez-vous ?

Après avoir lu le lien... répondez au sondage SVP  Merci !


http://www.sourcedevie.com/html/A073-inhumation-cremation-incineration.htm
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Danielle
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Mer 21 Mai 2008 - 13:14

Bon matin Danielle!
Tout comme moi, tu optes pour l'inhumation. Moi aussi mes volontés ont été dictées afin que mon corps retourne à la terre, lorsque mon âme n'aura plus besoin de cette enveloppe charnelle!
Je trouve que trop de gens aujourd'hui ne veulent pas regarder la mort en face... On incinère le corps du défunt quelques minutes après son décès, on fait un petit éloge de la personne et voilà, c'est terminé! Je crois que dans un tel cas, la famille saute une partie importante du processus du deuil. Voir le corps d'un être cher et le conduire à son dernier repos facilite l'au-revoir à la personne. salut
Cependant, c'est bien l'affaire de chacun car l'Église Catholique autorise l'incinération, mais c'est non pour moi!
Je désire être exposé quelques heures suivi d'une messe à l'église et enfin le retour à la terre afin d'y attendre la Résurrection qui transformera ce corps "usé" en corps glorieux comme nous l'a promis notre cher Seigneur. Alléluia! sunny Gilles. Ville de Québec - Canada king
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par TrisTan le Mer 21 Mai 2008 - 13:59

Salutations,

Pour moi, enterrement au moins cher possible.

Et si le terrain est retourné après quelques années, cela n'a pas d'importance.

Bien à vous
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Mer 21 Mai 2008 - 15:10

Bonjour TrisTan!
Très bonne pensée que la vôtre...
Nous n'apportons rien avec nous en quittant ce monde!
Comme le dit une bonne vieille expression québécoise: "On n'a jamais vu un coffre-fort suivre le corbillard!". abruti-smiley
Bonne journée et que Dieu vous bénisse!
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par david ben aich le Jeu 22 Mai 2008 - 21:13

nous les juifs on connait l incineration a cause de la shoah
donc l enterrement c est mieux
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Jeu 22 Mai 2008 - 21:37

Bonjour David!
Oh comme tu as raison... Le régime nazi diabolique a utilisé cette méthode de crémation envers le peuple juif, les homosexuels, les vieillards, etc... Embarassed
Il est compréhensible de refuser cette méthode funéraire! Mad
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Bella Ocean le Jeu 29 Mai 2008 - 6:20

Bonjour à tous et à toutes

Merci pour vos beaux et bons commentaires .

À vrai dire je ne sais pas si c'est mieux ou pas d'être incinéré mais de voir la mort en face c'est de réaliser que l'Être qui nous quitte ,que nous ne le reverrons plus de notre vivant . Malgré la belle espérance de les retrouvés la-haut ,il n'en demeure pas moin que leur présence nous manquera et nous en sommes conscient . Il y a 4 ans j'ai vu mourir mon frère devant moi et 12 jours apres ce fut mon père , un an avant ce fut mon autre frère .Je leur ai fermé les yeux aux 3 et je ne sais pas si vous avez déjà eu a vivre cela mais je peux vous dire qu'en ces moments là ,veut ou veut pas ,on la voit la mort en face . Ils furent insinérés tous les 3 et Dieu merci pour ma part en tout cas de m'avoir épargner de voir une fois de plus ,leurs corps raidit ,sans vie ,mais ce sujet est bien personnel et je respecte l'opignon de chacun .Qu'il y ait insinération ou exposition du corps cela ne change en rien le deuil et je suis bien consciente que pour certains cela est tressss pénible . Tôt ou tard il faut se rendre a l'évidence et ce n'est pas long que leur présence nous manquent .

Une de mes amie a eu 2 fils et ils se sont suicidés tous les 2 et pour elle ce fut terrible de les voir dans le cerceuil , imaginant sans cesse la corde a leur coup . J'imagine que ce n'est pas pareil pour tout le monde .D'une personne a une autre les circonstances sont différentes et delà peut jouer l'importance d'être exposé ou non .

Pour ce que j'ai pu lire a partir du lien donné par Danielle et bien il n'y a pas grand chose qui me surprend de ce monde à d'o$$ard.Ils sont d'un manque de respect sans pareil et qui sait ???? , . . . peut-être iront-ils jusqu'a déterrer les morts afin d'en faire de la viande pour les chats ????

QDVB



.
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par fafax le Mer 4 Juin 2008 - 10:59

pourquoi parle t-on de la ""shoah"" sur ce forum???
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par lau le Dim 29 Juin 2008 - 22:06

j'ai un document intéressant sur la crémation qui explique pourquoi il ne faut pas... il faut juste que je le scanne demain. La lecture aidera tous les indécis à faire le bon choix.

Pour résumer, "nous sommes le temple de Dieu". Qui pourrait brûler son temple ?
Nous avons été créé à son image et à sa ressemblance. Qui pourrait brûler cette image ?

Je vous l'envoie demain.

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Danielle le Dim 29 Juin 2008 - 23:12

En haut du fil il y a aussi un lien qui explique le pourquoi ,
il est mieux de choisir l'enterrement.

Nous savons évidemment qu'il y a des corps qui sont tristement brûlés malgré eux...les incendies, les accidents etc...
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Danielle
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par lau le Lun 30 Juin 2008 - 10:34

voici les documents promis :

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par lau le Lun 30 Juin 2008 - 10:35

zut et zut ! je n'arrive pas à vous envoyer le document. Quelqu'un peut-il me dire comment faire ? merci.

lau
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Lun 30 Juin 2008 - 13:09

Bonjour lau !

Voir en haut de page le lien que Danielle a déposé...

Cliquez sur celui-ci, ce doit être le même que vous mentionnez...

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par lau le Lun 30 Juin 2008 - 14:18

Bonjour Gilles !

Non, ce n'est pas le même texte.
En voici un court extrait :

"... Cette propagande (l'incinération) est l'oeuvre de la franc-maçonnerie. Dans "la position officielle" de l'Eglise post-conciliaire ne fautil pas voir la néfaste influence de la maçonnerie, de son esprit matérialiste et anti-chrétien. Car jusqu'à Vatican II, le Magistère s''était unanimenet élevé contre l'incinération, condamnée du reste par le Code de 1917.
...Parce que dès le débutde son existence, l'Eglise a voulu queles corps quisont les temples du SaintEsprit, qui ont été sanctifiés par le baptême, sanctifiés parles sacrements, sanctifiés par la Présence du Sainte Esprit, sanctifiés par la réception du sacrment de l'Eucharistie, que ces corps soient vénérés....
En effet, l'Eglise catholique a toujours, jusqu'au Concile Vatican II, rejeté la pratique de brûler les corps des défunts. Les anciens Juifs comme avant eux, les populations sémites, n'ont jamais pratiqué l'incinération. Ils allaient jusqu'à inhumer les corps de leurs ennemis tués au combat; Le prophète Ezéchiel rapporte le commandement de Dieu d'ensevelir les dépuouilles mortelles de Gog et de ses soldats après une bataille victorieuse pour Israël...
... Sans quoi les corps demeurés intacts de St François de Sales, de Sainte Catherine Labouré, du Saint curé d'Ars et de tant d'autrs sains, s'offriraient-ils à l'heure actuelle ànotre vénération ?
... C'est pour s'opposer à la croyance d'une vie future et au dogme de la résurrection des corps que, sousla Révolution frainçaise, certains sectateurs essayèrent de faire passer un projet de loi en faveur de la crémation, et que, à la fin du XIXè siècle, les sectes maçonniques obtinrent de plusieurs gouvernement européens la reconnaissance officielle de cette pratique.
... Au siècle dernier, à trois reprises, le Saint-Office s'est prononcé contre la propagande maçonnique qui tentait de s'infiltrer dans tous les milieux.
Le 19 mai 1889, à la question : "Est-il permis de laisser pour soi ou pour d'autres un mandat de crémation ?", il fut répondu : "non". Même si le mandat ne contient aucun motif contre la religion.
Le 15 décembre suivant, le Saint Office demandait aux Ordinaires de priver de la sépulture ecclésiastique ceux qui, de leur propre volonté, avaient voué leur corps à la crémation, et avaient persévéré de façon certaine et notoire jusqu'à leurmort dans cette disposition.

Pour quels motifs l'Eglise de la Tradition a-t-elle condamné l'incinération ?

En elle-même la crémation des corps ne contredit pas le dogme catholique. Dieu peut ressusciter les corps des restes du tombeau ou des cendres.
Mais il y va de l'humilité de la condition humaine. Depuis le péché originel qui a fait perdre le don d'immortalité, le corps de l'homme, soumis à la corruption du tombeau, doit retourner à la terre d'où il fut tiré parla puissance créatrice divine. Il doit y retourner en poussière par voie naturelle. Au contraire, la demande de crémation ne serait-elle pas eun acte d'orgueil contre l'invincible mortalité, une vengeance vaine contre la mort, une manifestatin posthume d'un pouvoir perdu, sur son corps ?
Il y va de l'esprit chrétien. Le corps du baptisé qui a été le temple du Saint Esprit, qui a reçu plusieurs fois le sacrement de l'Eucharistie, qui a été l'instrument de la sanctification, ne peut être soumis au traitmenet indigue du four crématoire. I convient qui'il soit pieusement déposé dans un tombeau, comme le Corps du Christ le futdans le Sépulcre, et qu'il attende là, le jourlde la Résurrection.
... Enfin, il y va du souvenir des morts et du souvenir des promesses divines. Le cimetière où reposent les dépouilles de nos défunts nous rappelle les doux souvenirs de leurvie et nous invite à prier pour eux : leurs âmes sont peut-être encore en Purgatoire et n'ont que nos prières pour soulager leurs peines expiatrices.
Le cimetière nous aide aussi à ne pas oublier quela vie terrestre finira un jour et quenousentrerons chacun, ànotre heure, dans l'éternité. Au portail de nos vieux cimentières, ne lisons-nous pas souvent cette inscription latine, que l'auteur met sur la bouche de ceux qui reposent de leur dernier sommeil dans ces lieux silencieux et sacrés : Fuimus quod estis. Eritis quod sumus : "Nous étions ce que vous êtes. Vous serez ce que nous sommes"...
... Alors, restons bien fidèles à cette pieuse coutume, à la fois si humaine et si chrétienne, si respectueuse et si religieuse, de l'inhumation de nos chers défunts. N'invoquons pas contre elle des raisons qui n'en sont pas, telles celle de l'hygiène, celle dumanquede place, du moins cher, et. Déconseillons autour de nous la pratique de l'incinération, même si le nouveau Code, hélas ! l'autorise. Ayons le culte de nos cimenières. Entretenons les tombes avec soi, fleurissons-les avec amour, visitons-les en priant pour les âmes du Purgatoire. Ainsi nous attirerons sur nous les bénédictions du ciel, à la suite du courageux Tobie. Ce saint homme de l'Ancien Testament "nourrissait ceux qui avaient faim, donnait des vêtements à ceux qui étaient nus et ensevelissait soigneusement ceux qui étaient morts ou avaient été tués."

Extrait d'un texte paru dans la revue Fideliter n°74, écrit par l'Abbé Jean-Paul André.

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Lun 30 Juin 2008 - 14:31

Merci lau pour votre texte...

Comme je le mentionnais plus haut, je ne veux rien savoir de la crémation. Mon corps retournera à la terre, et mes ossements attendront la résurrection des justes.
Cette "vieille enveloppe charnelle" sera transformée à l'image glorieuse de notre cher Seigneur Jésus-Christ.
Ciel qu'on va être beau, n'est-ce pas? Good!

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par De l'Alsace à la Lorraine le Ven 1 Aoû 2008 - 9:34



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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par lau le Ven 1 Aoû 2008 - 11:57

Malheureusement, depuis Vatican II, l'incinération est tolérée dans l'Eglise...

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par De l'Alsace à la Lorraine le Ven 1 Aoû 2008 - 12:00

Hé, oui, un des 33 points ! Hélàs...

Voilà pourquoi nombre des religieux de notre temps perdent leur capacité de discernement !
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Ven 1 Aoû 2008 - 12:41

Bonjour "Alsace"...

Merci d'avoir déposé le beau texte ci-haut sur ce fil; ceci est la pure vérité! J'ai même entendu que nos chers(es) disparus(es) pouvaient même ressentir un violent choc lors de cette méthode mortuaire. On dit que l'âme du chrétien vit paisiblement quelques jours avec ses proches avant les funérailles, et que celle-ci quitte pour l'au-delà définitevement après celles-ci.
J'ai trouvé un autre texte sur le sujet que je mets en 2 parties sur ce lien. Le voici...
Que penser de l'incinération des personnes, à la lumière de la Bible ?
D'après l'article de Norbert Lieth intitulé : Cendres humaines transformées en diamants
L'Appel de Minuit (Revue Internationale sur la prophétie biblique) Septembre 2007
Une firme offre une nouvelle sorte d'inhumation, à savoir, transformer les cendres de chers défunts en diamants.
Une jeune entreprise suisse innovante et en pleine expansion, du nom d'Algordanza, dont le siège est situé à Coire (Suisse), fondée en 2004 et active partout dans le monde, écrit sur la page d'accueil de son site Internet (www.algordanza.ch, puis onglet Algordanza) :
"Algordanza est une société à la fois pionnière et visionnaire, car elle propose une nouvelle sorte d'inhumation. Algordanza (terme romanche signifiant : souvenir) se charge de la tâche inspirante de transformer les cendres de chers défunts en diamants uniques.
Les diamants d'Algordanza sont des souvenirs matérialisés d'un être cher, symbolisant la proximité personnalisée, l'immortalité et l'amour. Il s'agit, pour les familles, de la manière la plus belle et la plus personnalisée de se souvenir d'un cher défunt.
Les diamants Algordanza sont absolument uniques et sont issus exclusivement des cendres résultant de la crémation - sans aucun produit ajouté ni complément. Chaque étape de la production est documentée de manière complète. Le diamant est remis avec un certificat contenant l'analyse chimique.
Algordanza est en pleine expansion. Nous sommes déjà représentés dans 21 pays. Notre objectif est d'être représentés dans tous les pays du monde et sur tous les continents."
Le meilleur souvenir d'un être cher figure dans la Bible, plus précisément dans les promesses concernant la mort de ceux qui croyaient en Jésus. Savoir que leur existence n'est pas éteinte et que seul leur corps se décompose dans la terre, mais que leur âme-esprit vit et a une demeure auprès de Dieu, est le souvenir le plus encourageant que l'on puisse avoir. Dieu a dit: "Tes morts vivront!" (cf. Esaïe 26:19).
Le thème de la "crémation" préoccupe toujours les chrétiens. Ce sujet de discussion traité de manière fort controversée entraîne très souvent des conflits et des attaques. Ce seul fait indique que ce sujet cache bien plus que ce qui est communément admis ou que l'on veut bien admettre. A propos du thème "Inhumation ou crémation", M. Peschutter a rédigé un article remarquable que nous sommes autorisés a publier ci-après :
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Ven 1 Aoû 2008 - 12:45

SUITE DU TEXTE...

Inhumation ou crémation - une question ouverte ?
Manifestement, de plus en plus de personnes optent pour la crémation. Les arguments les plus divers conduisent à la décision de faire placer plus tard ses cendres dans une urne. Ces arguments proviennent du domaine de l'économie sociale (économie politique), de la sociologie des religions (théorie du comportement entre religion et économie) et de la philosophie religieuse. Cependant, il existe aussi des raisons valables au sein de la politique sociale laissant apparaître la crémation comme une tendance de l'avenir opportune absolument logique, juste, voire respectueuse de l'environnement.
L'idée d'une destruction complète par le feu va à l'encontre de la peur de la présence réelle de Dieu qui n'est que trop souvent refoulée. L'homme est une trinité créée par Dieu, composée d'un corps, d'un esprit et d'une âme. L'idée, qui n'a pas encore mûri dans le subconscient, consistant à transformer par des flammes montantes ce tout en un 'rien' épanoui et, partant, à l'anéantir, provient en définitive de l'illusion secrète, souvent entretenue dans l'angoisse, de pouvoir se soustraire à l'existence de Dieu - qui peut encore s'avérer être une réalité ultérieurement (à savoir: dans la mort) - dont on s'est bien peu soucié toute sa vie ou que l'on a complètement niée.
Il faut principalement retenir que la crémation a une origine païenne. Elle est imprégnée de diverses notions magiques du monde des esprits dans la vie ici-bas et dans l'au-delà.
Pour les chrétiens nés de nouveau qui aiment leur Seigneur, il est essentiel de savoir si la Bible, en tant que Parole de Dieu, prend position par rapport à la question énoncée dans le titre ci-dessus.
D'avance, il faut dire que les Israélites de l'Ancien Testament ne brûlaient pas leurs morts, sur la base de la parole de Genèse 3:19 : ... car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière.
Abraham a notamment acheté pour son enterrement la grotte de Macpéla dans laquelle sa famille et lui-même sont inhumés (Genèse. 23:4,9,19; 49:29 à 3 1).
De même, le Nouveau Testament connaît uniquement l'inhumation. Lazare (Jean 11:17), Jean-Baptiste (Marc 6:29), Etienne (Actes 8:2) ainsi que Jésus (Jean 19:40) ont été inhumés.
La crémation des corps toutefois mentionnée dans la Bible est une sorte d'inhumation spéciale qui doit avoir lieu uniquement sur l'ordre exprès de Dieu comme nécessité absolument divine, comme acte de justice marqué par la colère.
- Soit Dieu est Lui-même l'exécuteur (par ex. Genèse 19:24),
- Soit Il ordonne à Ses exécuteurs des jugements divins, d'effectuer une crémation punitive (par ex. Josué 7:25-26).
Il n'existe aucune autre alternative pour ces 2 points ni dans l'Ancien Testament ni dans le Nouveau.
Dans l'ensemble des Saintes Ecritures, la crémation des vivants ou des morts est toujours indissociablement liée à l'ardente colère de Dieu :
Alors l'Éternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu (Genèse 19:24).
Si un homme prend pour femme la fille et la mère, c'est un crime : on les brûlera au feu, lui et elles, afin que ce crime n'existe pas au milieu de vous (Lévitique 20:14).
Un feu sortit d'auprès de l'Éternel, et consuma les deux cent cinquante hommes qui offraient le parfum (Nombres 16:35).
...vous brûlerez au feu leurs images taillées (Dentéronome 7:5).
Celui qui sera désigné comme ayant pris de ce qui était dévoué par interdit (c'est-à-dire : défendu par Dieu) sera brûlé au feu, lui et tout ce qui lui appartient, pour avoir transgressé l'alliance de l'Éternel et commis une infamie en Israël (Josué 7:15).
Josué dit : (il parle à Acan) pourquoi nous as-tu troublés? L'Éternel te troublera aujourd'hui. Et tout Israël le lapida. On les brûla au feu, on les lapida (Acan, sa famille et ses bêtes)... Et l'Éternel revint de l'ardeur de sa colère (Josué 7:25-26).
Voici, il naîtra un fils à la maison de David; son nom sera Josias; il immolera sur toi (l'autel) les prêtres des hauts lieux qui brûlent sur toi des parfums (aux idoles), et l'on brûlera sur toi des ossements d'hommes! (1 Rois 13:2).
Josias... envoya prendre les ossements des sépulcres, et il les brûla sur l'autel et le souilla (2 Rois 23:16).
Il (Dieu) fait pleuvoir sur les méchants des charbons, du feu et du soufre (Psaumes 11:6).
Tu les rendras tels qu'une fournaise ardente... l'Éternel les anéantira dans sa colère, et le feu les dévorera (Psaumes 21:10).
Le feu embrasa leur troupe, la flamme consuma les méchants (Psaumes 106:18).
Voici... Sa colère (la colère de Dieu) est ardente, c'est un violent incendie; ses lèvres sont pleines de fureur, et sa langue est comme un feu dévorant (Esaïe 30:27).
Un bûcher... c'est du feu et du bois en abondance; le souffle de l'Éternel l'enflamme, comme un torrent de soufre (Esaïe 30:33).
Les autres peuples (ici : des ennemis de Dieu), le feu les réduira en chaux, les flammes les dévoreront comme des broussailles coupées (Esaïe 33:12; français courant).
... ils y mettront le feu, et ils la brûleront, avec les maisons sur les toits desquelles on a offert de l'encens à Baal et fait des libations à d'autres dieux, afin de m'irriter (Jérémie 32:29).
Ainsi parle l'Éternel : ...je ne révoque pas mon arrêt, parce qu'il a brûlé, calciné les os du roi d'Edom (Amos 2:1).
Voici, le Seigneur, l'Éternel, proclamait le châtiment par le feu (Amos 7:4).
Il ressort clairement de tous ces passages de l'Écriture que la débauche (fornication), l'impiété, l'idolâtrie et la tromperie, tout comme les incinérations de cadavres (non ordonnées par l'Éternel, Ndr.) sont passibles d'un jugement particulier de Dieu par le feu.
Le grand et dernier jugement divin se fera par le feu. Ce ne seront pas alors des cadavres, mais des gens ressuscités de la première mort naturelle qui seront brûlés vivants. Ce sera la deuxième mort, définitive et éternelle, l'élimination radicale pour toujours :
Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l'ardeur d'un feu qui dévorera les rebelles (Hébreux. 10:26-27).
Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde (c'est-à-dire l'autre) mort, l'étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu (Apocalypse. 20:14-15).


Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde
(l'autre) mort (Apocalypse 21:Cool. </EM>
Celui qui considère les ossements réduits en cendres par le feu comme matériau de base inorganique, voire comme fondement de toute vie (conformément au terme "sol" en Genèse 3:19), pourrait avoir de la peine à trouver d'autres interprétations pour les passages fort clairs précédemment cités.
Une crémation n'est justement pas une question non résolue et donc simplement laissée au libre choix de chacun, mais une interdiction claire et absolue de Dieu. Le feu désigne le châtiment marqué par la colère, et l'anéantissement.
En conclusion, la crémation des corps était et reste l'unique terrain de Dieu et est dès lors exclusivement soumise à Sa juridiction. Tout autre empiétement de l'homme sur ce territoire divin du Tout-Puissant est une usurpation atroce à l'égard de Dieu et sera sévèrement puni par Lui. L'ignorance humainement volontaire et impertinente revient, dans toute l'acceptation du terme, à jouer avec le feu, voire à miser aveuglément sur l'ardente colère de Dieu et à Le provoquer pour la destruction fatale pour toujours."
Voilà pour ce qui est de M. Peschutter. Certains chrétiens peuvent à présent se demander avec inquiétude ce qu'il adviendra d'eux si les membres de leur famille veillent à ce qu'ils soient incinérés après leur mort et que eux-mêmes ne puissent rien y changer. Que deviennent ceux qui, sans en être responsables, meurent brûlés dans un accident ou une catastrophe ? Et qu'est-il arrivé aux premiers martyrs morts sur le bûcher ?
Le thème de la crémation n'aborde pas la question de savoir si Dieu n'a pas le pouvoir de ressusciter également ces personnes qui ont été réduites en cendres et de leur donner un corps de gloire - naturellement, Il peut le faire et Il le fera. Non, il se rapporte à un principe biblique que nous devrions suivre, voire à un acte d'obéissance. A l'instar de toutes les questions relatives à la vie chrétienne, il s'agit de reconnaître la volonté de Dieu et de la traiter dès lors de manière spirituelle.
Comme le mentionne M. Peschutter dans son article, la crémation était souvent associée à l'idolâtrie et à l'incrédulité ou avait un rapport avec le jugement de Dieu concernant des fautes particulièrement graves. Nous pourrions également dire que la crémation des corps est quelque peu contre nature parce que Dieu nous enseigne quelque chose d'autre à travers l'inhumation de l'homme. Dieu a créé l'homme à partir de la poussière et, à sa mort, ce dernier doit retourner à la poussière et non pas en cendres :
"C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière" (Genèse 3:19). Le passage de Deutéronome 34:1 à 6 décrit la manière dont Dieu Lui-même a enterré Son serviteur Moïse. Et parce que Dieu a agi de la sorte, Il nous a donné un exemple clair démontrant que Lui, l'Eternel, est pour l'inhumation.
Le Seigneur a en horreur le sacrifice d'hommes par le feu comme il en ressort du passage de Jérémie 19:5-6 :
"Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal : ce que je n'avais ni ordonné ni prescrit, ce qui ne m'était point venu à la pensée. C'est pourquoi voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où ce lieu ne sera plus appelé Topheth et vallée de Ben Hinnom, mais où on l'appellera vallée du carnage." Le mot hébreu Ge-Hinnom (en grec Ge-Henna) est devenu l'incarnation de l'enfer. Aussi bien le mot hébreu que le terme grec sont utilisés pour désigner l'enfer. Jésus a souvent parlé de cette vallée de "la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas, où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas" (cf. Marc 9:43-48).
</EM>
Les crucifiés étaient considérés comme des personnes malhonnêtes et sans droits. C'est pourquoi, ils étaient souvent brûlés (incinérés) dans la vallée de Ge-Hinnom.
L'encyclopédie Wikipedia dit à ce propos : "D'après certains chercheurs, au temps de Jésus, les corps des personnes qui enfreignaient la loi étaient également brûlés à cet endroit après leur exécution. La représentation de corps humains en feu a par la suite inspiré les théologiens juifs et, plus tard, les théologiens chrétiens à y voir une image de 1'enfer."
A présent, nous comprenons également pourquoi Jésus a parlé de l'enfer et du feu éternel en faisant allusion à la "vallée de Ben-Hinnom". Il est bien possible que l'on ait également voulu brûler ou enterrer Jésus dans cette vallée après Sa crucifixion, car la Bible dit : "On lui donna son sépulcre avec les méchants" (Esaïe 53:9; version Darby). Cependant, le Père céleste a maintenu Sa main protectrice sur le corps de Son Fils, qui, sans péché, avait toujours la faveur de Dieu. C'est pourquoi, la Bible poursuit : " ...mais il a été avec le riche dans sa mort parce qu'il n'avait fait aucune violence et qu'il n y avait pas de fraude dans sa bouche." Cette parole prophétique s'est accomplie environ 700 ans plus tard. Après la mort de Jésus sur la croix, Il fut mis au tombeau comme suit : "Le soir étant venu, arriva un homme riche d'Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus. Il se rendit vers Pilate et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre. Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc, et le déposa dans un sépulcre neuf, qu'il s'était fait tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du sépulcre, et il s'en alla. Marie de Magdala et l'autre Marie étaient là, assises vis-à-vis du sépulcre" (Matthieu 27:57 à 61).
Jésus ne pouvait pas être brûlé ou enterré dans la vallée de Ge-Hinnom parce qu'Il était le seul à n'avoir jamais commis la moindre injustice. Ce fait est un message d'amour profond que Dieu nous adresse. Car, en Jésus-Christ, tous ceux qui en sont venus à croire en Lui sont protégés de la damnation éternelle de l'enfer. Jésus ne livre pas à la mort, au tombeau et à la géhenne, celui qui s'est tourné vers Lui dans une profonde repentance et qui s'est vraiment converti à Lui. A l'instar de Jésus qui est ressuscité d'entre les morts, tous ceux qui croient en Lui doivent également ressusciter d'entre les morts (cf. 1 Corinthiens 15:23).
Le corps du défunt doit être enterré tout comme la semence que l'on met dans la terre. Jésus a déclaré en faisant allusion à Sa propre mort : "En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit" (Jean 12:24).
Et Paul écrit dans le grand chapitre sur la résurrection : "...puis Dieu lui donne un corps comme il lui plaît, et à chaque semence il donne un corps qui lui est propre" (1 Corinthiens 15:38).
Ces passages montrent que le corps de l'homme équivaut à une semence. Et, dès lors, comme une semence est semée dans la terre, le corps ne doit pas être incinéré, mais déposé en terre. Les termes "semer" ou "semence" reviennent au moins huit fois dans les versets 33 à 58. En outre, nous pouvons lire dans le verset 42 de ce même chapitre : "Ainsi en est-il de la résurrection des morts : le corps est semé corruptible; il ressuscite incorruptible" (voir aussi les versets 52 à 54). Dès lors, il est clairement établi que le corps est semé corruptible, comme dans le cas d'une inhumation normale, et ne doit pas être incinéré. Nous devrions tenir compte de ce principe établi par Dieu et l'appliquer.
--------------------------------------------
Note de Source de Vie
Nous remercions la rédaction de L'Appel de Minuit de nous avoir autorisé à diffuser cet article de Norbert Lieth.
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par De l'Alsace à la Lorraine le Ven 1 Aoû 2008 - 13:11

Applaudissement
A mon tour de vous dire :

Super rapport !
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Ven 1 Aoû 2008 - 14:32

Saviez-vous chère "Alsace" qu'il existe chez nous une chaîne de "maisons funéraires"(si on peut les appeler ainsi!) qui s'occupe du corps du défunt, en fait la crémation immédiate, remet les cendres à la famille et tout est fini... Bang!

Quel beau respect du corps humain, n'est-ce pas? Une véritable abomination!

Au fait, je vais peut-être vous apprendre une nouvelle surprenante et ridicule...

Il existe même à Breakyville sur la rive-sud de Québec, une entreprise funéraire pour les animaux... Incroyable mais vrai!!!
Tout y est fourni... Cercueil, esposition de la bête si désiré. crémation, enterrement et pierre tombale!!!
Il y a des c... pour utiliser ces services inutiles alors que ces milliers de dollars pourraient servir à faire du bien!
Quel monde de fou!

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par De l'Alsace à la Lorraine le Ven 1 Aoû 2008 - 14:56

Oh ! là, là et ma mère qui vient de me téléphoner pour me dire que une de mes soeurs veut acheter une concession près de celle de mes parents et ma mère de me dire encore qu'est ce que je veux faire pour ma mort ? Incénirer ? aller où autrement ?

Mais, moi, je ne vais pas mourrir !
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Ven 1 Aoû 2008 - 15:02

Ma foi chère "Alsace"...

Votre mère se préoccupe beaucoup de votre bien-être post-mortem! dance-man

Bonne journée chère amie... Je quitte bientôt pour une course et après, le travail!

Reposez... vous bien ! (sans jeux de mots!) abruti-smiley

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Sam 2 Aoû 2008 - 12:55

Enterrement ou crémation ?


l - PRATIQUE EN FRANCE
2 - POSITION DE L'EGLISE CATHOLIQUE





(seul le Saint-Père est infaillible lorsqu'il parle "ex cathedra" de la foi et des moeurs. Le texte qui suit n'engage donc que la responsabilité de son auteur... et Serviam encourage vivement le lecteur à réfléchir personnellement sur la question.... )
Note de Serviam : Les canons cités dans cet article sont ceux du Code de droit canon de 1917... Or la législation de l'Eglise a changé dans ce domaine. Voici le canon 1176 § 3 : "L'Eglise recommande vivement que soit conservée la pieuse coutume d'ensevelir les corps des défunts ; cependant elle n'interdit pas l'incinération, à moins que celle-ci n'ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne".
------------------------------------------------------------------------


La mort est la conséquence du péché originel: "Tu es poussière et reviendras en poussière". Mais, Jésus Christ par sa Passion et sa Résurrection nous a apporté la résurrection de nos corps créés à l'image de Dieu. C'est la raison pour laquelle l'Église n'a jamais cessé de proscrire I 'incinération, la jugeant antichrétienne. Dans le nouveau Code de droit canon, Rome, cédant aux pressions organisées, l'autorise.
.
l - PRATIQUE EN FRANCE
De plus en plus se répand en France l'usage de faire incinérer les morts. Les statistiques annuelles de la crémation démontrent que la progression prévue est bel et bien en train de passer au stade des réalités. En 1993, l'augmentation des crémations est passée à plus de 6.000 opérations supplémentaires. Paradoxalement, on assiste ces dernières années à un tassement des implantations nouvelles de crématoriums: la cause résulte certainement de la réforme récente quant au statut du crématorium. Il est probable cependant que nous atteindrons le cap des 20 % de crémation dès les premières années du XXIe siècle. Les seules variables qui pourraient modifier cette évolution sont les facteurs technologiques et économiques. Sur le plan technologique, il se pourrait qu'au XXle siècle le rayon laser intervienne comme moyen de combustion: on réduirait à moins de vingt minutes la durée totale de l'opération. Les statistiques de destination des cendres font apparaître aujourd'hui au niveau national plus de remise de cendres aux familles (64 %), plus de dispersions-immersions et moins de mises au columbarium (7 %) ou de sépultures cinéraires (2 %).

.
2 - POSITION DE L'EGLISE CATHOLIQUE
Pour comprendre quelle peut être l'attitude actuelle de l'Eglise Catholique par rapport à l'incinération, il faut en connaître l'évolution.
Le catéchisme nous enseigne, parmi les oeuvres de miséricorde temporelle, l'ensevelissement des morts. C'est en effet un devoir:
<BLOCKQUOTE>
- de veiller les morts, et ne pas les laisser à la morgue ou à l'hôpital,
- de pourvoir à leur sépulture chrétienne,
- de prévoir la cérémonie, et le lieu au cimetière,
- de bannir la crémation.</BLOCKQUOTE>
La crémation est le procédé de destruction des cadavres par la chaleur. l e corps. dans un cercueil spécial en bois léger est placé dans un four crématoire à plus de 1000 CC pendant une heure. Ce procédé date du siècle dernier. Autrefois, comme en Inde, la crémation se faisait sur un bûcher.

.
Origine
Dans l'Antiquité, c'était une pratique courante chez les païens, notamment chez les Grecs et les Romains; en Perse et en Egypte, l'enterrement était préféré; chez les Juifs, depuis Abraham, l'enterrement était toujours pratiqué, les Hébreux ensevelissant même les morts de leurs ennemis après une bataille (cf. Ex. 39. 1 1-15)
L'Eglise ne cessa de proscrire l'incinération des corps; ainsi cette décision du Saint-Office, du 19 mai 1886 : "... non, il n'est pas licite de s'affilier aux sociétés qui se proposent de promouvoir l'usage de la crémation: et s'il s'agit de sociétés filiales de la franc-maçonnerie, on encourt les mêmes peines portées contre elle "...
Le pape Léon Xlll, approuvant ce décret, ordonna qu'il soit communiqué aux évêques afin qu'ils fassent "donner aux fidèles les enseignements opportuns touchant le détestable abus de la crémation".
Le Code de Droit Canon (cf. can. 1203 § I & 2; 1240, ~ I n.5~) maintient cette condamnation et stipule qu"il n'est pas permis d'exécuter la volonté de quiconque a ordonné d'incinérer son corps"; et refuse la sépulture ecclésiastique au cadavre des fidèles qui, par leur propre volonté, auraient fait choix de la crémation (cf. can. 2339).
Seules des circonstances extraordinaires (guerre, épidémie. catastrophe, etc.) peuvent justifier exceptionnellement l'incinération.
Une question se pose: pourquoi cette attitude de l'Eglise ?
* Parce que la mort pour le chrétien est conséquence du péché. Mais si nous sommes venus de la poussière et retournons par la mort à la poussière, IL N'Y A JAMAIS DANS LA MORT L'IDEE D'ANEANTlSSEMENT QU'EXPRIME L'INCINERATION.
La mort est comme un dortoir où le fidèle sommeille dans l'attente de la bienheureuse résurrection. Souvenons-nous de la beauté de notre Credo: "Je crois en la résurrection de la chair", de notre antique et vénérable liturgie romaine: "que leur soit accordé le lieu du repos, de la fraîcheur spirituelle après les lourds travaux de cette terre, et de la Paix".
Un jour. ces corps reposant dans nos cimetières, ressusciteront: ils furent conçus corruptibles, ils ressusciteront incorruptibles (I Cor. 15, 42). Mais cette résurrection aura lieu ! Car déjà nous en avons reçu le germe par notre baptême nous communiquant la vie éternelle.
*Parce que cette coutume a un caractère foncièrement antireligieux
Au symbolisme spiritualiste que l'Eglise enseigne, celui de la vie de l'âme et du corps temple du Saint Esprit, appelé à revivre, on veut substituer l'idée du néant: tout n'est que matière, celle-ci détruite, il ne reste rien de l'homme et l'on mettra sur les tombes une colonne tronquée. Hélas ! Rome a cédé aux pressions: le nouveau code autorise désormais, sans les approuver, les nouvelles funérailles par crémation, à condition que le défunt les ait désirées sans esprit sectaire et de sa propre initiative. Mais c'est contraire à la pratique constante de l'Eglise. Le 19 septembre 1989, la Congrégation romaine du Culte divin et des Sacrements a précisé: "les points fondamentaux dont il faut tenir compte :
<BLOCKQUOTE>
- Il est dû aux cendres, le même respect que celui réservé au corps du défunt et à ses restes;
- Aussi les cendres doivent être dûment et correctement placées dans un compartiment du cimetière ou un lieu adéquat, en tenant compte des lois civiles en la matière (elles ne doivent donc pas être dispersées ou non conservées);
- Les cendres, une fois placées ne doivent pas changer de place ou être enlevées, mais doivent conserver la même stabilité que toute autre dépouille.</BLOCKQUOTE>

De source religieuse non officielle, il est ajouté: "que ce soit l'inhumation sous la forme habituelle ou l'incinération, l'Eglise demande que les restes du défunt soient déposés dans un cimetière chrétien béni selon les rites. Si cela ne peut être obtenu, chaque tombe sera chaque fois bénie selon les rites".
Les chrétiens ensevelissaient pieusement leurs morts, spécialement les martyrs, d'abord dans des propriétés privées ( ex nécropole des saintes Priscille et Domitille) puis, au llle siècle, sur la Voie Appia, dans le premier "cimetière" propriété de l'Eglise de Rome.
Cymiterium signifie dortoir: dans le repos de la mort. les chrétiens attendent le réveil éternel.
Ainsi, depuis la fondation de l'Eglise et jusqu'au lendemain du concile Vatican II, l'inhumation a été le mode exclusif de sépulture des catholiques.
.
Recrudescence de la crémation
Les communistes en URSS n'ont pu instaurer la pratique de la crémation faute de pouvoir installer sur tout le territoire les équipements nécessaires. En France, pendant la Révolution, on pratiquait l'inhumation; sous la llle République, la F.M., "religion laïque", voulut instaurer et généraliser la crémation. Quelques dates: - 1874-1876: un concours fut organisé par le préfet de la Seine pour rechercher les meilleurs moyens d'incinération; - 1880: fondation de la "Société pour la propagation de la crémation" - 1887: loi sur la liberté des funérailles (votée par 361 voix dont 268 F.M ). Le Docteur F. Blatin, bien connu pour ses idées farouchement antireligieuses, fera adopter un amendement à la loi sur la liberté des funérailles: "Tout citoyen. majeur ou mineur émancipé peut adopter l'inhumation ou l'incinération pour son mode de sépulture".
.
Refus constant de la crémation par l'Eglise
La réponse de l'Eglise ne tarde pas. Loin de favoriser cette campagne en faveur de la crémation, l'Eglise va s'y opposer fermement dès 1886 (décret du Saint-Office du 19 mai 1886):
<BLOCKQUOTE>
- Interdiction de donner son nom aux sociétés qui ont pour but de promouvoir l'usage d'incinérer les cadavres humains. Si ces sociétés sont affiliées à la secte maçonnique, on encourt les peines portées contre elle.
- Il n'est pas licite d'ordonner la crémation de son cadavre ou du cadavre d'autrui.</BLOCKQUOTE>
Deuxième décret le 15 décembre 1886: le cadavre des fidèles qui par leur propre volonté auraient fait choix de la crémation, et, de notoriété certaine, auraient persévéré jusqu'à leur mort dans cette résolution sera privé de la sépulture ecclésiastique selon les règles du Rituel romain relatives aux pêcheurs publics.
Un troisième décret en date du 27 juillet 1892 interdira la célébration publique de la messe pour le repos de leur âme (mais on pourra toujours la célébrer en forme privée). "à moins que la bonne foi ne les ait excusés". Certes, le rite de l'inhumation n'est pas imposé par un commandement de Dieu. Il rentre dans le cadre du droit ecclésiastique et dépend donc du Pape et du Concile général, mais il s'inscrit comme normal dans la vie du chrétien comme expression de sa foi en la résurrection de la chair. L'histoire de l'Eglise le prouve: dès les origines, l'inhumation s'implante partout: on enterre les martyrs, on vénère leurs tombes qui deviennent des lieux de pèlerinage.
En Orient comme en Occident, la coutume est respectée comme une règle donnée par les apôtres et la coutume s'est maintenue... jusqu'au XIXe siècle. Certes. cet usage n'est pas dicté par la Révélation même, mais comme une sainte pratique bénie par l'Eglise qui peut en cas de nécessité la modifier.

Ainsi, dans toute la chrétienté, on trouve la pratique constante de l'enterrement ''pour honorer les morts" et pour honorer la parole de Dieu " tu es poussière et tu redeviendras poussière".
La crémation fut d'abord condamnée par le concile de Paderborn (785) - "Quiconque fait brûler un corps suivant la coutume païenne sera puni de mort".

.
CONCLUSION
Sous de faux prétextes, on voudrait escamoter la mort.
<BLOCKQUOTE>
- On a commencé par rejeter les cimetières à la périphérie des agglomérations (1803 et 1843).
- On a enlevé aux églises le service extérieur des pompes funèbres, au profit des communes (1904).
- Peu à peu on a éliminé le port du deuil public (après 1945)
- On en arrive de nos jours à des funérailles sinistres, entre la morgue et la fourgonnette des croque morts, pour lesquels le clergé ne se dérange même plus...</BLOCKQUOTE>

Catholiques, soyons avertis et décidés:
<BLOCKQUOTE>
- Ne nous laissons pas berner par les clichés modernes et athés sur l'incinération.
- Notre corps a été et demeure toujours le temple de la Sainte Trinité. Dieu nous a crées corps et âme. Le corps rejoindra cette âme ou pour une résurrection de joie ou pour une résurrection de damnation. Mais dans cette attente, nous nous devons de respecter ce sommeil chargé d'espérance et d'y mettre tout le respect voulu:
- visiter régulièrement les cimetières qui sont des lieux saints,
- fleurir nos tombes,
- prier pour nos morts afin qu'ils soient délivrés, par le Précieux Sang du Christ, de leurs péchés,
- empêcher nos maires et nos ministres de ravager ces lieux saints pour en faire des parking ou des jeux de boules...
Chrétiens, soyons fiers de notre foi. A travers tous ces rites, combien respectables, elle s'exprime. </BLOCKQUOTE>

Défendons-les.
"L'Eglise qui, comme Mère, a porté sacramentellement en son sein le chrétien durant son pèlerinage terrestre, l'accompagne au terme de son cheminement pour le remettre entre les mains du Père. Elle offre au Père, dans le Christ, l'enfant de sa grâce et elle dépose en terre, dans l'espérance, le germe du corps qui ressuscitera dans la gloire." (n° 1683, Catéchisme de l'Eglise Catholique).





LA BlBLlOGRAPHlE
Les incinérations et l'Eglise: Note pastorale de Mgr G. Bagnard, Documentation Catholique du 5 nov. 1989, n° 1993 -
La crémation: Funéraire magazine, n° 46 et n° 56

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gilles le Mar 8 Sep 2009 - 14:17

L’incinération : qu’en penser ?

1. Une pratique qui séduit de plus en plus de nos concitoyens


Un changement culturel notable en quête de rituels


Parmi les nombreuses coutumes funéraires dont témoigne l’histoire de l’humanité, la crémation ou incinération (du latin cinis "cendre") n’a pas de profonde racine culturelle dans notre Occident judéo-chrétien… sauf à remonter à l’antiquité romaine ! Continuant la coutume d’Israël, le christianisme a en effet imposé l’inhumation comme unique pratique funéraire pendant de longs siècles : d’abord dans les catacombes, au temps des persécutions, puis, une fois le christianisme devenu religion officielle, dans les églises et les cimetières paroissiaux.
Ne soyons donc pas surpris si les promoteurs de la crémation se heurtent encore en notre pays aux hésitations du législateur (votée en 2006, la proposition de loi du sénateur PS Jean-Pierre SUEUR, visant à donner un véritable statut aux cendres, n’a toujours pas été examinée par l’Assemblée Nationale), des communes (si l’on ouvre un site cinéraire dans un cimetière, comment le concevoir et que privilégier : le minéral ? … l’espace vert ?), à la relative inexpérience des sociétés de Pompes Funèbres (qui commencent pourtant déjà à proposer de nouveaux produits, tels ces "urnes thalassa" solubles, spécialement prévues pour la dispersion des cendres en mer !), au désarroi des proches (… quoi faire pendant l’heure et demie que dure en moyenne la crémation ? … et que faire ensuite des cendres du défunt ?) et à la réticence sinon la franche opposition des divers ministres des cultes (le Judaïsme, l’Islam et l’Orthodoxie condamnent cette pratique au nom du respect de l’intégrité du corps) !
Quelques chiffres …


C’est seulement à la fin du XIXème siècle, et - en France du moins - dans un contexte d’hostilité déclarée à la religion et sous la pression des sociétés maçonniques, que l’incinération commença vraiment à se développer en Europe … avec plus ou moins de rapidité selon les pays et les traditions religieuses (on comptait en 1996 71% de crémations en Grande-Bretagne, 63% en Suisse et Suède, mais seulement 4,7% en Espagne et 1,5% en Italie !).
Dans notre pays, légalement permise depuis 1889, cette pratique s’est développée rapidement (en 2006, 24% des personnes décédées ont été crématisées), si rapidement même, qu’elle l’emporte désormais sur l’inhumation dans les préférences des Français (Sondage Ipsos réalisé par téléphone du 5 au 7 juillet 2008 auprès de 1016 Français âgés de 15 ans et plus, et commenté dans le journal La Croix du 16 octobre 2008).
Les raisons d’une telle attirance les plus faciles à repérer sont celles qui sont explicitement mises en avant par les tenants de la crémation : elles sont d’ordre philosophique (à l’origine, athéisme et anticléricalisme déclarés), économique (l’incinération coûterait moins cher que l’enterrement traditionnel), écologique (moins polluante, la crémation permettrait en outre de limiter l’emprise au sol des cimetières, surtout dans un contexte de forte urbanisation), juridique (on va en effet jusqu’à invoquer le code pénal qui imposerait les vœux du défunt à ses proches), et, surtout, altruiste (on ne veut pas embarrasser ses survivants avec les contraintes de l’entretien d’une tombe, surtout dans un contexte de grande mobilité où la famille n’est plus liée à une localité précise).
A ces raisons avouées (sur lesquelles il conviendra de porter un jugement éthique), il faut peut-être en ajouter deux autres, d’autant plus fortes qu’elles fonctionnent souvent de manière inconsciente.
La première semble être un présupposé philosophique minimisant l’importance du corps, n’en faisant qu’une enveloppe périssable. Un tel présupposé s’associe aisément à la croyance en la réincarnation, qui, elle aussi, a le vent en poupe ! La mode étant d’ailleurs à l’exotisme culturel et à une certaine forme de syncrétisme religieux, certains s’imaginent pouvoir, sans difficulté aucune, emprunter à l’Orient sa symbolique du feu [1].
En second lieu, il convient de noter que l’incinération s’inscrit admirablement dans ce vaste processus de dénégation de la réalité de la mort qui caractérise notre société : à défaut d’avoir la maîtrise de la mort, on voudrait du moins pouvoir s’en donner l’illusion en programmant la disparition du corps et en effaçant au plus vite les traces du passage de la mort ! Fréquent chez les malades du sida, ce souhait de la crémation semble correspondre à une tragique fuite en avant dans la désespérance : aller jusqu’au bout de la détérioration de son corps et jusqu’au bout de sa solitude !
2. Le point de vue de l’Eglise catholique


Après avoir pris, pendant des siècles, la forme d’une vigoureuse condamnation d’un rite funéraire considéré comme un défi lancé à la doctrine chrétienne, le jugement de l’Eglise catholique s’est fait plus nuancé depuis un décret du Saint-Office en date du 8 mai 1963 (auparavant, étaient privés de la sépulture ecclésiastique ceux qui avaient demandé que leur corps fût livré à la crémation !). Aujourd’hui donc, l’Eglise réaffirme sa préférence traditionnelle pour l’enterrement des morts, mais ne prononce plus de condamnation envers la crémation :
"L’Eglise recommande vivement que soit conservée la pieuse coutume d’ensevelir les corps des défunts; cependant, elle n’interdit pas l’incinération, à moins que celle-ci n’ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne." [Code de Droit Canonique, c. 1176 §3]
"Les corps des défunts doivent être traités avec respect et charité dans la foi et l’espérance de la résurrection. L’ensevelissement des morts est une oeuvre de miséricorde corporelle; elle honore les enfants de Dieu, temples de l’Esprit Saint." [Catéchisme de l’Eglise catholique, no. 2300]
"L’Eglise permet l’incinération si celle-ci ne manifeste pas une mise en cause de la foi dans la résurrection des corps." [Catéchisme de l’Eglise catholique, no. 2301 §2]
Le Rituel romain des funérailles, paru après le concile, en 1969, rappelle la raison essentielle de cette préférence traditionnelle pour l’inhumation : l’imitation de Jésus jusque dans sa mort et sa mise au tombeau [Jn 20:40-42]. Ne rappelle-t-on pas, chaque dimanche dans le credo liturgique, que Jésus "a été enseveli…" ? Mais on peut penser aussi que l’image biblique de la création de l’homme à partir de la poussière du sol [Gn 2:7 et Gn 3:19], la piété de Tobie [Tb 1:16-18] et, plus encore, la vision grandiose des ossements desséchés qui reprennent vie [Ez 37] ont dû influencer l’imaginaire chrétien autour de la résurrection des corps et faire de l’enterrement la meilleure expression symbolique de la foi de l’Eglise en la résurrection de la chair.
Reconnaissons d’ailleurs, avec Ines LOTZIKA [2] et les évêques allemands [3], qu’il y a quelque contradiction - au moins au niveau de l’expression symbolique - à souligner l’éminente dignité du corps humain, temple de l’Esprit Saint appelé à ressusciter, au moment même où l’on s’empresse de le détruire ! Comment un acte qui, dans notre culture judéo-chrétienne, est un acte de violence, de destruction, pourrait-il laisser place au germe de l’espérance ? Ne faut-il pas plutôt souligner qu’il y a, au cœur du christianisme, deux médiations - le corps et le temps - qui, dans le mystère de l’Incarnation, s’appellent l’une l’autre ? Dès lors, que signifie pour un chrétien cette double atteinte délibérée faite au corps et au temps ? Certes, le temps n’a de sens que pour les vivants; mais précisément, le défunt n’est pas seul : il y a ses proches et toute la société pour lesquels compte encore le temps… y compris celui de la lente disparition du corps enfoui en terre et qui sert de support symbolique au nécessaire et patient travail de deuil.
D’un point de vue liturgique, on notera qu’en France les funérailles chrétiennes sont habituellement célébrées à l’église avant l’incinération (comme elles sont célébrées évidemment avant la mise en terre) et qu’il paraît plutôt incohérent, voire malsain, d’imaginer une célébration à l’église autour de l’urne cinéraire ! La situation allemande avec la possibilité d’une célébration liturgique au moment de la déposition de l’urne au cimetière correspond à une autre pratique, dans laquelle le corps ne passe pas par l’église. Qu’on opte d’ailleurs pour l’inhumation ou pour l’incinération, la nécessité d’un rituel se fait sentir pour ce moment critique qu’est celui où le corps est soustrait aux regards (dans la fosse ou derrière le rideau du salon de cérémonie dans le crématorium). Certaines sociétés de Pompes Funèbres l’ont bien compris, qui proposent au funérarium, parmi leurs prestations tarifées, une cérémonie d’hommage civil voire même un temps de prière avec le "Notre Père" enregistré sur cassette !
3. Pour un discernement moral …


On vient de le voir, le magistère de l’Eglise, tout en indiquant sa préférence pour l’inhumation traditionnelle, laisse les personnes et les familles libres du choix entre inhumation ou crémation. Cela ne dispense pas pour autant chacun d’un minimum de réflexion sur ce qui est en jeu dans sa décision ! Examinons donc brièvement la valeur éthique des arguments souvent mis en avant par les tenants de la crémation et suggérons ici quelques questions…
L’argument économique est à prendre en considération, mais d’un point de vue moral, ne saurait être dirimant ! D’ailleurs l’économie que représenterait le procédé de l’incinération n’est réelle que lorsque la crémation n’est pas suivie d’une inhumation de l’urne dans un caveau, mais d’une remise des cendres à la famille ou d’une dispersion dans le "jardin du souvenir" jouxtant le crématorium. Le reste des frais reste sensiblement le même : préparation du corps, cercueil, transport, etc…
La même remarque vaut pour l’argument écologique, qu’on peut d’ailleurs, lui aussi, contester : est-il si sûr que cela que la décomposition des corps dans la terre des cimetières soit plus polluante que la fumée des crématoriums ?
Quant à la revendication de laisser la terre aux vivants, elle soulève de bien redoutables questions. Quel type de société voulons-nous édifier et quelle terre voulons-nous laisser aux générations suivantes ? Une terre à exploiter et rentabiliser selon les stricts impératifs de l’économie ? Ou bien une terre humanisée qui porte des traces de l’histoire et des générations qui se sont succédées ? Une société qui considérerait que les restes des morts sont une nuisance écologique ne serait-elle pas déjà une société déshumanisée ? Dans un fort contexte individualiste ne faut-il pas au contraire préserver les cimetières comme lieux de mémoire sociale ?
Le légitime et très honorable souhait de respecter les dernières volontés du défunt ne doit pas non plus être à ce point sacralisé qu’il rende en pratique la vie impossible aux vivants : être mort ne donne pas tous les droits ! D’ailleurs le simple bon sens permet souvent de distinguer ce qui, dans la vie du défunt, était simple foucade et déclaration faite un jour sous mode de provocation, d’avec un désir réfléchi et plusieurs fois manifesté en cohérence avec une certaine manière de vivre ! Là encore un discernement est nécessaire.
Quant à la préoccupation, apparemment très altruiste, de ne pas être une charge pour ses proches, encore après sa mort, elle montre une fois de plus les graves limites des bons sentiments en morale : elle évacue en effet complètement la dimension sociale (et, pour les chrétiens, ecclésiale) de toute existence humaine, en faisant de chaque individu le seul juge de la fécondité de sa vie et du souvenir qui mérite ou non d’en être conservé. Souhaiter, après sa mort, faire disparaître au plus vite les derniers restes tangibles de son passage sur la terre (cf. en Allemagne le phénomène des "sépultures anonymes") part peut-être d’un bon sentiment, mais, à court terme, prive en fait les proches d’un lieu identifiable pour le travail de la mémoire et du deuil, et, à long terme, ne paraît pas servir l’humanité, laquelle a au contraire besoin de signes forts attestant que tout homme est une histoire sacrée, porteur d’une inaliénable dignité, même si lui-même n’en a pas conscience !
Plutôt réticente à l’égard de cet engouement ambigu et souvent irréfléchi (il y a une bonne part de naïf romantisme dans l’image des cendres emportées par le vent ou les flots !) pour une pratique funéraire longtemps étrangère à notre culture, l’Église catholique [4] souscrit volontiers aux propos d’une sociologue comme Danièle HERVIEU-LÉGER [5] et à ceux d’un psychanalyste comme le Dr. Michel HANUS [6].
Tout en laissant donc chacun de ses membres libre de choisir, pour lui ou ses proches, le rite funéraire qu’il veut, l’Eglise entend rappeler quelques convictions fortes concernant l’éminente dignité du corps humain même après la mort, l’importance dans l’anthropologie chrétienne des médiations du corps et du temps, la dimension sociale (et ecclésiale) de toute existence humaine et, partant, de toute mort d’homme. Ce faisant, elle invite chacun à réfléchir autant que faire se peut aux conséquences de ses choix en matière de rite funéraire, pour ses proches et, à plus long terme, pour la société - voire pour l’Eglise - dans laquelle il s’insère.

Source: www.portstnicolas.org/l-incineration-qu-en-penser.html

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par invité1 le Mar 8 Sep 2009 - 14:24

QUE FAUT-IL PENSER DE L'INCINERATION ?


« La foi de toujours » du bulletin des Antilles, nous rappelle ce que fut et doit rester l’inhumation par rapport à l’incinération.

Déjà, dans la loi de Moïse, c’était un devoir sacré que d’ensevelir les morts, même les condamnés ou les ennemis. L’Ancien Testament en parle clairement avec Tobie qui, au péril de sa vie, prenait soin d’enterrer, la nuit, les morts qu’il avait cachés dans sa maison pendant le jour.

Aucun texte, par contre, n’encourage la crémation des cadavres.
Le Nouveau Testament, de même, parle uniquement d’inhumation et parfois, d’embaumement en signe supplémentaire de respect pour les corps, devenus, par le baptême, temples de la Sainte Trinité en attendant leur résurrection. D’où le respect de l’Eglise qui bénit plusieurs fois le corps pendant les obsèques, puis le caveau où il reposera.

Aucune allusion n’est faite à la crémation.

Dans le passé, la législation de l’Eglise a toujours condamné la pratique de l’incinération, sauf dans les cas extrêmes d’épidémie ou de peste, ce qui ne correspond plus à une nécessité de nos jours où l’on invoque des motifs futiles : plus économique, plus de cercueil ni de caveau d’où moins d’encombrement des cimetières avec des cendres dans une petite urne, plus hygiénique, dit-on, pour cette pratique barbare dans laquelle on peut retrouver le mépris de notre société où l’avortement détruit la promesse de vie, l’euthanasie élimine les gêneurs et enfin, l’incinération détruisant l’œuvre de Dieu dans ses phases successives.

L’actuelle position de l’Eglise est là-dessus comme sur d’autres points importants, contraire à l’enseignement précis qui était le sien, laissant la porte ouverte à tous les abus et scandales dus à la propagande maçonnique ou rosicrucienne entre autres, et il est bon de savoir que les dirigeants des associations crématistes qui en répandent la pratique, sont inspirés d’idées anti-chrétiennes et le plus souvent maçonniques.

Il est moralement interdit à un chrétien de demander à être incinéré et nul n’est tenu de respecter cette volonté d’un défunt catholique car, selon le droit canonique de 1917,
- « les corps des fidèles défunts doivent être ensevelis, leur crémation étant réprouvée. »
- « sont privés de la sépulture ecclésiastique ceux qui ont ordonné que leur corps soit livré à la crémation . »

L’Eglise tient cet acte comme gravement peccamineux, comparable au péché public, à l’apostasie, à l’excommunication et au suicide. Même si la loi de 1888 permet en France, la crémation des cadavres, moralement, cette pratique était, est et restera toujours condamnable. Les lois humaines qui permettent le divorce, l’avortement et l’euthanasie, ne sont pas non plus la loi de Dieu.
Ce qui est dit pour le corps, l’est pour chaque organe particulier et pour les fœtus dans les avortements qui se terminent le plus souvent par l’incinération.

Le pape Pie XI écrit en 1926 que la crémation est un rite barbare, impie et scandaleux, gravement illicite.
De plus, comment obtiendrait-on des reliques si précieuses après crémation ?


http://www.laportelatine.org/communication/lectures/jailupourvous/incineration/incineration.php

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INCINERATION : propagande maçonnique !

Message par invité1 le Mar 8 Sep 2009 - 14:26

INCINERATION = PROPAGANDE MACONNIQUE !!!


Avis sur la pratique de l’incinération
Par M. l’abbé Francesco Ricossa (extrait de Sodalitium n°59 de février 2007).


Au cours de ces dernières années, la pratique maçonnique de l’incinération consistant en la destruction violente du cadavre humain au moyen du feu ou d’une grande chaleur, s’est répandue de plus en plus. Il nous semble donc non seulement opportun, mais aussi urgent, de rappeler à nos lecteurs la discipline de l’Église catholique codifiée dans le code de droit canonique promulgué par Benoît XV en 1917 et qui, étant donné la vacance formelle du Siège Apostolique, est toujours en vigueur.

La loi de l’Église défend expressément les actions suivantes :
a) incinérer un corps
b) coopérer formellement à la crémation
c) donner l’ordre que son corps ou celui d’un autre soit incinéré
d) faire partie d’une association, dont les membres s’engagent à faire incinérer leur corps ou celui des
personnes dont ils peuvent disposer
e) donner l’absolution sacramentelle à une personne qui a ordonné que son corps soit incinéré et qui ne veut pas révoquer cet ordre ; donner à cette même personne, après sa mort, la sépulture ecclésiastique (canons 1203 ; 1240 § 1 n° 5 ; 2339)

Dix motifs (parmi tant d’autres) de s’opposer à la crémation :
L’Église considère la pratique de l’incinération des cadavres comme “une pratique barbare, qui répugne non seulement à la piété chrétienne, mais aussi à la piété naturelle envers les corps des défunts et que l’Église, depuis ses origines, a constamment proscrite” (Instruction de la Sacrée Congrégation du Saint-
Office, 19 juin 1926).

Je vais m’employer à énumérer quelques motifs pour lesquels il n’est pas opportun de procéder à l’incinération des cadavres :


1) Parce que Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même a voulu être enseveli (Jn XIX, 40), selon toute la tradition de l’Ancien Testament.
2) Parce que l’incinération semble vouloir signifier que les corps sont pour toujours décomposés et dispersés, alors que le rite opposé de l’inhumation accompagne l’idée de la mort comparée au sommeil (Jn XI, 11-39) et exprime avec plus de fidélité la foi chrétienne en la résurrection finale.
3) Parce que l’inhumation exprime le symbole chrétien et biblique du corps considéré comme une semence qui donne lieu à une nouvelle vie : “si le grain de froment, tombé en terre, ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits” (Jn XII, 24 ; voir aussi I Cor. XV, 36-44).
4) Parce que toute la liturgie de l’Église honore le corps du défunt, qui a été le temple du Saint-Esprit, et est destiné à ressusciter de la mort, alors que la crémation le détruit violemment dans le feu, symbole du feu éternel…
5) Parce que l’Église a toujours pratiqué le culte des reliques des Saints, alors qu’elle a réservé la peine du feu aux corps des hérétiques impénitents.
6) Parce que déjà les premiers chrétiens l’avaient en horreur comme en témoigne le païen Minucio Felice :
les chrétiens, écrit-il, execrantur rogos, et damnunt ignium sepulturas.
7) Parce que partout où s’est répandu l’Évangile, la crémation a disparu.
Cool Parce que la crémation a été réintroduite par les ennemis de l’Église, d’abord avec la révolution française et ensuite au XIXème siècle, pour nier la résurrection des corps et pour combattre l’Église.
9) Parce que c’est la secte maçonnique qui a organisé et organise les associations en faveur de la crémation.
10) Parce que c’est la même secte qui a demandé et obtenu (sous Paul VI) la modification de la loi ecclésiastique contre l’incinération, énième concession des néomodernistes aux ennemis de l’Église.

La franc-maçonnerie et les associations en faveur de la crémation
Celui qui, aujourd’hui encore, désire être incinéré après sa mort, s’adressera à la plus proche association en faveur de la crémation la So.crem, par exemple. Sur les différents sites internet de ces
associations, même quand on rappelle leur histoire, on ne fait jamais allusion à la franc-maçonnerie. On y trouve quand-même les noms des “pères fondateurs” des différentes associations en faveur de la crémation.

Voyons qui ils étaient…
Après la tentative d’introduire la crémation durant la révolution française (avec un projet de loi au Conseil des Cinq-Cents le 11 novembre 1797), il faut attendre la seconde moitié du XIXème siècle pour voir la naissance, en Italie précisément, d’un actif mouvement crématiste.
La plus ancienne association crématiste en Italie est celle de Milan, et remonte à 1876. En résumé, plusieurs associations en faveur de la crémation s’implantent, spécialement dans le nord du pays : à Pavie en 1881, Turin, Livourne, Florence et Venise en 1882, à Bologne en 1889, à Gênes en 1897, etc.
La loi sanitaire qui l’autorise est de 1888 (gouvernement Crispi, maçon), tandis qu’en France une loi similaire remonte à l’année précédente.
Et voici des noms. À Milan, les promoteurs de l’incinération des cadavres sont (d’après le site internet de la So.crem) Malachia de Cristoforis, Gaetano Pini, Giuseppe Mussi, Agostino Bertani… et la
même société se glorifie d’une lettre de Giuseppe Garibaldi, par laquelle le Héros des deux mondes se dit inscrit à la société en faveur de la crémation. Tous les représentants de premier plan du monde politique d’alors. Mais pas seulement…
Giuseppe Mussi, en effet, fut Grand Maître de la Grande Loge du Rite Symbolique Italien (RSI) de 1885 à 1886 : c’est justement Gaetano Pini qui lui succéda. Malachia De Cristoforis fut dans le Conseil de l’Ordre du Grand Orient ; Agostino Bertani, de la Loge Propagande du G.O.I. Quant à Garibaldi, personne n’ignore qu’il fut Grand Maître du Grand Orient d’Italie.

Ambrogio Viviani dans sa Storia della Massoneria lombarda (Bastogi, 1992, p. 118), écrit : “Une des activités maçonniques de cette période s’exerce dans le domaine de la crémation (…) À Milan en 1876 se constitue la ‘Società di cremazione’ à l’initiative de
Malachia de Cristoforis, Gaetano Pini, Giuseppe Polli, Giovanni A Sacchi, Giuseppe Pozzi ; au cours des années suivantes apparaissent les Sociétés de crémation de Crémone et Brescia (1883), Varèse (1884), Mantoue (1888), Bergame et Monza (1886). Le Temple crématoire de Milan, dû à l’oeuvre des Frères, fut
inauguré en 1884”.
Passons à Livourne. La Société pour la crémation était comme un “double” de la Sérénissime Grande Loge du Rite Symbolique Italien : au sommet des deux associations Carlo Meyer et Federico Wasmuth, tous deux présidents de la Sérénissime Grande Loge du RSI, et Alceste Cristofanini, du RSI, également Grand Maître honoraire du Grand Orient. Turin n’est pas en reste.
La So.crem locale cite les noms du Dr Jacob Moleschott, mais omet de dire qu’il était un frère maçon, tout comme les autres pionniers et coreligionnaires israélites, Cesare Goldmann (1) et Luigi D’Ancona. Les trois premiers présidents de la So.crem subalpine
sont tous les trois d’éminents francs-maçons : ainsi Ariodante Fabretti, carbonaro, membre de la Giovane Italia mais aussi du Conseil Suprême du 33° de Rite Écossais ; Tommaso Villa (qui fut président de la Chambre et Sénateur du Royaume) et Luigi Pagliani. Et nous pourrions continuer… Tous ces noms se retrouvent dans les ouvrages d’histoire de la Maçonnerie, par exemple dans celui de A. A. Mola (éd. Bompiani, 1976).

Aujourd’hui, pour rassurer les catholiques, les sociétés en faveur de la crémation citent Paul VI (2), mais en réalité l’atmosphère est encore celle des temps jadis, quand avec les rites crématistes (et maintenant les “salons funéraires” dans le “temple crématoire”), on voulut créer une “mort laïque” en remplaçant les cérémonies du catholicisme.

Exit-Italia, l’association pour l’euthanasie, est heureuse de faire étalage de son étroite collaboration avec la U.A.A.R. (Union des Athées Agnostiques Rationalistes) et la So.crem (Société pour la crémation). Aujourd’hui, comme hier, rien n’est vraiment changé.


Notes
1) Il devrait s’agir du même Cesare Goldmann, lui aussi franc-maçon israélite, qui finança il Popolo d’Italia et mit à disposition des naissants Fasci di
combattimento [début du mouvement fasciste de Mussolini] le Salon de la Société industrielle et commerciale de Milan, situé Piazza San Sepolcro n° 9, pour le
rassemblement historique du 23 mars 1919.
2) Naturellement, les crématistes citent (pour convaincre les catholiques) les mots par lesquels il est dit que la crémation n’est pas mauvaise en soi, et, en tout cas, n’est plus défendue. Ils omettent au contraire les autres mots du texte où il est encore rappelé que “l’Église s’est toujours appliquée à inculquer l’inhumation des cadavres, soit en entourant cet acte par des rites destinés à en mettre en relief la signification symbolique et religieuse, soit en prescrivant des peines canoniques contre ceux qui agiraient à l’encontre d’une pratique si salutaire (…) Tout doit être mis en oeuvre pour que soit fidèlement maintenue la coutume d’ensevelir les cadavres des fidèles ; c’est pourquoi les ordinaires par des instructions opportunes et des admonitions veilleront à ce que le peuple chrétien répugne à l’incinération des cadavres (…)”. Paroles en l’air, et on pouvait et devait s’y attendre ! Tout ce qui est resté du décret de 1963, c’est, comme on dit, que ‘l’Église
n’interdit plus la crémation’ ! Le coup était préparé depuis longtemps : en témoigne une lettre de l’évêque Bruno B. Heim, collaborateur à l’époque du nonce Angelo Giuseppe Roncalli (futur Jean XXIII) à la nonciature de Paris, lequel écrit que le baron Marsaudon, ami de Mgr Roncalli, “vint (le trouver) pour proposer
la suppression de l’interdiction de la crémation ; à ses dires, ceci n’avait plus rien à voir avec l’idéologie maçonnique” (in ontrorivoluzione, n°67-68/2000, p. 28). Ah ! dommage que Marsaudon fût Ministre d’État du Suprême Conseil de France du Rite Écossais Ancien et Accepté…


Lu sur le site de Sodalitium (avis sur l'incinération)

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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par seamus7 le Mar 8 Sep 2009 - 16:59

@lau a écrit:j'ai un document intéressant sur la crémation qui explique pourquoi il ne faut pas... il faut juste que je le scanne demain. La lecture aidera tous les indécis à faire le bon choix.

Pour résumer, "nous sommes le temple de Dieu". Qui pourrait brûler son temple ?
Nous avons été créé à son image et à sa ressemblance. Qui pourrait brûler cette image ?

Je vous l'envoie demain.
Tant que nous sommes en vie, notre corps est un temple.
Ensuite, « il retournera en poussière », et les poussières finissent en cendres.
Brûler un cadavre n’est donc pas stricto sensu brûler un temple, ou alors un temple en ruines.

Bon, moi je n’ai pas d’avis tranché, si l’incinération me gêne un peu c’est pour une raison uniquement terre à terre : elle interdit toute autopsie en cas de mort suspecte. Pour le reste, la crémation n’est plus considérée comme un signe d’hérésie, donc le feu ou la terre, pour moi c’est tout un…

Et puisqu’on est sur le sujet, quid du don à la médecine ?

Sinon, quel que soit notre avis, ayons une pensée pour ces gens auxquels on ne pense jamais que sont les fossoyeurs. Le pire aspect de leur métier est la « réduction de sépulture » (terme technique), qui a de quoi conduire à de sacrées dépressions.
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Re: Enterrement: Choisir l'inhumation ou la crémation?

Message par Gaëlle le Mar 8 Sep 2009 - 17:00

Bien d'accord, merci Lau1.

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