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Marie d'Agreda "La Cité Mystique de Dieu" livre version numérisée

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Re: Marie d'Agreda "La Cité Mystique de Dieu" livre version numérisée

Message par sga le Ven 21 Avr 2017 - 13:16

CHAPITRE 25



Le voyage de la Très Sainte Marie de la maison de Zacharie à Nazareth.

 

3, 25, 314. La Très Sainte Marie, vivant Tabernacle du Dieu vivant (Apoc. 21: 3), sortit pour retourner de la ville de Juda àcelle de Nazareth, cheminant par les montagnes de la Judée en compagnie de son très fidèle époux Joseph. Et quoique les Évangélistes ne disent point la hâte et la diligence avec laquelle Elle fit ce voyage, comme saint Luc le dit du premier (Luc 1: 39) à cause du mystère spécial que cette hâte renfermait: dans ce voyage aussi et ce retour à Nazareth la Princesse du Ciel chemina avec une grande promptitude à cause des événements qui l'attendaient dans sa maison. Et toutes les pérégrinations de cette divine Souveraine furent une démonstration mystique de ses progrès spirituels et

intérieurs: parce qu'Elle était le Tabernacle véritable du Seigneur (1 Par. 17: 5) qui ne se reposait jamais d'une manière stable dans le pèlerinage de cette vie mortelle; au contraire Elle procédait et passait chaque jour d'un état très élevé de sagesse et de grâce à un autre plus élevé et supérieur; elle cheminait toujours et toujours Elle était unique et étrangère dans ce chemin de la terre; et toujours Elle portait avec Elle-même le Propitiatoire (Nom. 7: 89) véritable où Elle sollicitait sans intermission et Elle acquérait notre salut àtous, avec de grands accroissements de ses dons et de ses faveurs propres.



3, 25, 315. Notre grande Raine et saint Joseph mirent quatre autres jours à ce voyage comme en venant, ainsi que je l'ai dit dans le chapitre 16. Et dans la manière de cheminer et dans leurs divins entretiens et leurs conversations en tout le voyage, il arriva les mêmes choses que j'ai dites [a] et il n'est pas nécessaire de le répéter maintenant. Dans les contentions d'humilité qu'ils avaient d'ordinaire, notre Reine remportait toujours la victoire, sauf lorsque son saint époux interposait l'obédience de ses commandements, car sa plus grande humilité consistait à se rendre obéissante. Mais comme Elle était déjà enceinte de trois mois, Elle marchait plus attentive et plus soigneuse, non que sa grossesse lui fût lourde et pesante, car au contraire Elle lui était d'un très doux allégement, cependant la Mère très attentive et très prudente prenait beaucoup de soin de son Trésor; parce qu'Elle le regardait avec les augmentations et les progrès naturels que le corps très saint de son Fils recevait dans son sein virginal. Et nonobstant la facilité et la légèreté de sa grossesse, quelquefois la fatigue du chemin et la chaleur l'accablaient; parce qu'Elle ne se prévalait point des privilèges de Reine et de Maîtresse des créatures pour ne point souffrir, au contraire, Elle donnait lieu aux incommodités et à la fatigue, pour être en tout Maîtresse de la perfection et l'étampe unique de son Très Saint Fils.



3, 25, 316. Comme sa Divine grossesse était si parfaite du côté de la nature et sa personne très élégante et très délicate et tout à fait sans aucun défaut, le changement dans sa personne paraissait naturellement davantage et la Très Discrète Épouse reconnaissait qu'il serait impossible de le cacher plusieurs jours à son époux très chaste et très fidèle. Avec cette considération Elle le regardait déjà avec une tendresse et une compassion plus grandes à cause de la surprise qui le menaçait de près et qu'Elle aurait désiré lui éviter si Elle eût connu la Volonté

Divine. Mais le Seigneur ne répondit point à ses soucis, parce qu'Il disposait les événements par les moyens les plus opportuns pour Sa gloire, le mérite de saint Joseph et celui de Sa Mère Vierge. Néanmoins la grande Dame demandait à Sa Majesté dans son secret de préparer le Coeur du saint époux par la patience et la sagesse dont il avait besoin et de l'assister de Sa grâce, afin qu'il opérât avec le bon plaisir et l'agrément de la Volonté Divine dans la circonstance qu'Elle attendait; parce qu'Elle jugeait toujours qu'il recevrait une grande douleur en la voyant enceinte.



3, 25, 317. Poursuivant son chemin, la Maîtresse du monde y fit quelques oeuvres admirables quoique toujours d'une manière cachée et secrète. Un jour ils arrivèrent en un lieu non loin de Jérusalem, et dans la même hôtellerie où ils se trouvaient arrivèrent des gens venus d'un autre petit endroit qui allaient à la cité sainte et qui amenaient une jeune femme malade, afin de chercher pour elle quelque remède comme en un lieu plus grand et plus populeux. Et quoiqu'ils la connussent très malade, ils ignoraient sa maladie et la cause de ses souffrances. Cette femme avait été très vertueuse; et l'ennemi commun connaissant son naturel et ses vertus précédentes, se tourna contre elle et la poursuivit comme il fait toujours contre les amis de Dieu, ses ennemis, et il la fit tomber en quelques péchés; et afin de l'entraîner d'un abîme dans un autre, il la tenta par de fausses illusions de méfiance et de douleur désordonnée de son propre déshonneur, et lui troublant le jugement, le dragon trouva moyen d'entrer dans la femme affligée et de la posséder avec plusieurs autres démons. J'ai déjà dit dans la première partie que le dragon infernal avait conçu une grande colère contre toutes les femmes vertueuses, depuis qu'il avait vu dans le Ciel cette Femme vêtue du soleil de la génération de laquelle sont les autres qui la suivent comme on peut l'inférer du chapitre 12 de l'Apocalypse, et à cause de cette indignation il était très fier et très orgueilleux de la possession de ce corps et de cette âme de la femme affligée et il la traitait comme un tyran ennemi.

 

3, 25, 318. Notre divine princesse vit dans son hôtellerie cette femme malade et Elle connut son mal que tous ignoraient; et mue par sa miséricorde maternelle, Elle pria et supplia son Très Saint Fils de lui donner la santé de l'âme et du corps [b. Et connaissant la Volonté Divine qui s'inclinait à la clémence, et usant de la puissance de Reine, Elle commanda aux démons de sortir à l'instant de cette

femme et de la laisser sans jamais plus revenir la molester, et de s'en aller dans les abîmes comme à leur propre et légitime demeure. Ce commandement de notre Grande Reine et Souveraine ne fut pas vocal, mais mental ou imaginaire, de manière que les esprits immondes purent le recevoir; mais il fut si efficace et si puissant que Lucifer et ses compagnons sortirent sans délai de ce corps, et ils furent lancés dans les ténèbres de l'enfer. L'heureuse femme demeura libre et étonnée d'un événement si inopiné; mais elle s'inclina par un mouvement du coeur vers la Très Sainte et Très Pure Souveraine. Elle la regarda avec une admiration et une vénération spéciale, et par cette vue elle reçut deux autres bienfaits. L'un qui lui mouvait le coeur par une intime douleur de ses péchés. L'autre qui lui ôtait ou lui anéantissait les restes et les effets que lui avaient laissés dans le corps ces injustes possesseurs qu'elle avait senti et souffert pendant quelque temps. Elle reconnut que cette divine Étrangère qu'elle avait rencontrée pour sa grande fortune dans le chemin, avait part dans le bien qu'elle éprouvait et qu'elle avait reçu du Ciel. Elle lui parla, et notre Reine lui répondant au coeur, l'exhorta et l'encouragea à la persévérance et aussi Elle la lui mérita pour l'avenir. Les parents qui allaient avec elle connurent aussi le miracle; mais ils l'attribuèrent à la promesse qu'ils accomplissaient de la porter au Temple de Jérusalem en y offrant quelque aumône. Et c'est ce qu'ils firent en louant Dieu; mais ignorant l'Instrument de ce bienfait.



3, 25, 319. Le trouble de Lucifer fut grand et furieux de se voir chassé par le seul commandement de la Très Sainte Marie et dépossédé par cette Femme; et avec une rage pleine d'indignation il disait: «Quelle est cette Femmelette qui nous commande et nous opprime avec tant de force? Quelle est cette nouveauté et comment mon orgueil la souffre-t-elle? Il convient que nous tenions conseil sur cela et que nous traitions de l'anéantir.» Et parce que j'en dirai davantage sur ce point dans le chapitre suivant, je le laisse maintenant. Mais nos divins voyageurs arrivant à une autre hôtellerie dont le maître était un homme de mauvaise vie et de moeurs corrompues; pour commencer son bonheur, Dieu ordonna qu'il reçut la Très Sainte Marie et Joseph son époux d'un air aimable et bienveillant. Il leur fit plus de courtoisie et de services qu'il n'avait coutume d'en faire à d'autres hôtes. Et afin que le retour fût aussi plus avantageux, la grande Reine qui connaissait l'état de la conscience souillée de son hôtelier, pria pour lui et lui laissa le fruit de cette oraison en paiement de l'hospitalité, lui laissant l'âme justifiée, la vie améliorée et la fortune aussi, car pour un léger bienfait qu'il rendit à ses Augustes Hôtes, Dieu la lui augmenta ensuite. La Mère de la grâce fit plusieurs autres

merveilles dans ce voyage; parce que ses émissions étaient divines (Cant. 4: 13), et Elle sanctifiait toutes les âmes si Elle trouvait en elles quelque disposition. Ils mirent fin à leur voyage arrivant à Nazareth où la Princesse du Ciel rangea et nettoya sa maison, avec l'aide et l'assistance de ses saints Anges qui l'accompagnaient toujours en ces humbles ministères comme émules de son humilité et zélés pour sa vénération et son culte. Saint Joseph s'occupait à son travail ordinaire pour sustenter la Reine et Elle ne frustrait (Prov. 31: 11) point l'espérance du Coeur du saint. Elle se ceignait dune force nouvelle (Prov. 31: 17 et 19) pour les mystères qu'Elle attendait et Elle étendait sa main à des choses fortes; et dans son secret Elle jouissait de la vue continuelle du Trésor de son sein et avec cette vue, de faveurs de délices et de consolations incomparables. Elle gagnait de grands mérites et un agrément incomparable de Dieu.



DOCTRINE QUE ME DONNA LA REINE DU CIEL.



3, 25, 320. Ma fille, les âmes qui connaissent Dieu par la lumière de la Foi et qui sont filles de l'Église pour user de cette Vertu et de celles qui leur sont infuses avec Elle, ne doivent point faire de distinction de temps, de lieux, ni d'occupations; parce que Dieu est présent dans toutes les choses et Il les remplit de Son Etre infini (Jér. 23: 24): et en tout lieu et en toute occasion se trouve la Foi pour L'adorer et le reconnaître en esprit et en vérité (Jean 4: 23). Et ainsi comme la création par où l'âme reçoit l'être premier est suivie de la conservation et la vie de la respiration en quoi il n'y a jamais d'intervalle, comme non plus dans la nutrition et l'accroissement jusqu'à ce que l'on arrive au terme; de cette manière la créature raisonnable après avoir été régénérée par la Foi et la grâce ne doit jamais interrompre l'accroissement de cette vie spirituelle, opérant toujours des oeuvres de vie par la Foi, l'Espérance et l'Amour en tout temps et en tout lieu. Et par l'oubli et la négligence que les hommes ont en cela et surtout les enfants de l'Église, la vie de la Foi vient à être comme s'ils ne l'avaient pas, parce qu'ils la laissent mourir (Jac. 2: 26) en perdant la charité. Et ce sont ceux-là qui reçoivent en vain cette âme nouvelle (Ps. 23: 4) que dit David parce qu'ils n'en usent pas plus que s'ils ne l'avaient pas reçue.



3, 25, 321. Je veux, ma très chère, que ta vie spirituelle n'ait pas plus de vides ni d'intervalles que ta vie naturelle. Tu dois toujours opérer par la vie de la grâce et les dons du Très-Haut, priant, aimant, louant, croyant, espérant et adorant ce Seigneur en esprit et en vérité sans distinction de temps, d'occupation ni de lieu. Il est présent en tout, et Il veut être aimé et servi de toutes les créatures raisonnables. Pour cela, lorsque les âmes arriveront à toi avec cet oubli ou d'autres fautes et fatiguées du démon, je te charge de prier pour elles avec une foi vive, et une ferme confiance: car si le Seigneur n'opère pas toujours comme tu le désires et elles le demandent, tu l'auras fait secrètement et tu obtiendras de Lui avoir donné de la complaisance en travaillant comme une fille et une épouse fidèle. Et si tu agis en tout comme je le veux de toi, je t'assure qu'Il t'accordera plusieurs privilèges d'Époux pour le bien des âmes. Fais attention en cela à ce que je faisais quand je regardais les âmes en disgrâce avec le Seigneur, et le soin et le zèle avec lesquels je travaillais pour toutes et singulièrement pour quelques-unes. Lorsque le Très-Haut te manifestera l'état de quelques âmes ou qu'elles te le déclareront, travaille à mon imitation et pour m'obliger; prie pour elle, et reprends-les avec prudence, humilité et modestie; car le Tout-Puissant ne veut pas que tu opères avec bruit, ni que les effets de ton travail se manifestent, mais qu'ils soient cachés; car Il se mesure en cela à ta timidité et à ton désir naturel et Il veut en toi le plus sûr. Et quoique tu doives prier pour toutes les âmes, fais-le plus efficacement pour celles que tu connaîtras être plus conforme à la Volonté divine de le faire.




NOTES EXPLICATIVES

Extraites de celles de Don Creseto, à l'usage des prêtres.

3, 25, [a]. Livre 3, No. 207.

3, 25, [b. Il est vraisemblable que cela soit arrivé en cette occasion et en plusieurs autres quoique l'Évangile n'en parle point; parce que l'Évangile ne rapporte pas tous les faits concernant Jésus-Christ et encore moins ceux de Marie. Saint Jean dit: «Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus-Christ a faites; si elles étaient écrites en détail, je ne pense pas que le monde lui-même pût contenir les livres qu'il faudrait écrire.» Jean 21: 25.
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