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Carême: Méditations de la Neuvaine

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Carême: Méditations de la Neuvaine

Message par maxkolbe le Ven 27 Fév 2015 - 12:12

Rejoindre Jésus à notre point d’extrême pauvreté




« Comme tous les autres signes extérieurs de pénitence, le jeûne et la veille affectent en nous des racines qui n’ont pas encore été entièrement investies par la grâce. Ils ne font d’ailleurs que prolonger ceux de nos ancêtres dans la foi, que Jésus lui-même a voulu honorer durant son existence sur terre. Dans l’Ancien Testament, jeûner, se couvrir de cendres, marcher pieds nus, étaient des signes de repentir et de deuil : l’homme s’abaissait ainsi devant Dieu, dans l’espoir de toucher les entrailles de sa miséricorde. Prolongés jusqu’au cœur de la Nouvelle Alliance, et plus particulièrement pendant le Carême, lorsque nous avons les yeux fixés sur Pâques, ils n’ont d’autre signification que de rejoindre Jésus sur son chemin pascal qui fut, lui aussi, un chemin d’humilité et d’abaissement : « Il s’est humilié, nous rappelle saint Paul, en se faisant obéissant jusqu’à la mort et la mort sur une croix » (Ph 2:8 ). Abaissement déjà d’un Dieu qui se fit homme, mais abaissement suprême de cet homme parmi les hommes, relégué parmi les malfaiteurs et traité comme un des leurs.
 
Les signes extérieurs de cet abaissement pascal ne sauraient suffire à eux seuls. Ils doivent aussi affecter notre cœur à l’intérieur. Un peu plus de jeûne, davantage de solitude et de silence, des moments plus fréquents pour la prière et l’intercession, tous ces gestes extérieurs de l’humilité ne vaudraient rien s’ils n’étaient pas une pédagogie au service de l’humilité du cœur, s’ils ne nous rendaient pas plus pauvres et plus petits devant Dieu. Heureusement, la grâce ne nous le permet pas autrement. S’engager dans un Carême peut, au premier abord, ne pas manquer d’attrait ou même sembler flatteur, mais y durer et y persévérer dans une plus grande séparation avec l’extérieur et dans le recueillement, parfois dans la sécheresse et l’ennui, peut vite apparaître vertigineux, dépassant du tout au tout nos pauvres forces. Ce n’est plus notre corps seul qui souffre alors, c’est notre cœur aussi qui est déchiré.
 
« Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements », nous dit le prophète Joël dans la liturgie du Mercredi des Cendres (Jl 2,13). Laisser déchirer notre cœur avec ses bonnes intentions et ses bons propos, avec sa générosité si bien intentionnée, mais de si courte échéance, c’est bien le but de toute pénitence corporelle. Notre cœur doit finir par y être brisé et humilié, pour devenir réceptif à la grâce : « D’un coeur brisé et humilié, mon Dieu, tu n’auras pas de mépris » (Ps 51,17). En se rappelant encore la suite du passage cité de Joël : « Déchirez vos cœurs.., et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour ».
 
C’est dans ce creuset de l’humilité, d’une humilité non pas glorieusement conquise mais péniblement et petitement subie, que nous rejoignons Jésus, ou plutôt que Jésus nous rejoint, au seul endroit où il peut nous rejoindre, lui qui est venu non pour les justes, mais pour les pécheurs. Car c’est bien cette faiblesse-là, la nôtre, et ces péchés-là, les nôtres, qu’il est venu prendre sur lui pour nous les enlever. N’a-t-il pas été « crucifié dans la faiblesse », comme le rappelle saint Paul, pour être rendu « vivant par la puissance de Dieu » (2 Co 13,4) ?
 
Tel est le chemin de Pâques qui s’ouvre devant nous. Il ne monte pas, il descend. S’il est parfois raide et escarpé, c’est pour faciliter d’autant plus la descente. Il ne nous apprend ni à nous faire mal ni à nous dépasser nous-mêmes — nous y manquerions la rencontre avec Jésus — mais à nous vider de nous-mêmes, comme Jésus, et à accepter de rejoindre notre point d’extrême pauvreté, cette pauvreté que Jésus est venu étreindre, et où il voudrait que apprenions à mettre toute notre confiance, jusqu’à la folie, dans sa miséricorde.
 
Le Carême nous revêt de l’humilité de Jésus. Avec lui, nous nous abaissons sous la puissante main de son Père, jusqu’au jour où, avec Jésus, il nous élèvera dans sa gloire. Car, comme le disait Isaac le Syrien, « l’humilité est le vêtement de Dieu ». » 
 
Dom André Louf, « Faire pénitence? », Sources vives n°108, mars 2003
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Re: Carême: Méditations de la Neuvaine

Message par maxkolbe le Ven 27 Fév 2015 - 12:15

Le Carême, chemin vers Pâques



« L’itinéraire de Carême nous prépare à la célébration de la Pâque du Christ, mystère de notre salut. Le repas que le Seigneur partage avec ses disciples le Jeudi saint, s’offrant lui-même sous le signe du pain et du vin, est une anticipation de ce mystère. Dans la célébration eucharistique, comme je l’ai écrit dans la Lettre apostolique Dies Domini, “la présence réelle, substantielle et durable du Seigneur ressuscité est accomplie… et le pain de vie qui est le gage de la gloire à venir est offert” (n. 39).

Le festin est un signe de joie, car il s’y manifeste la communion intense de ceux qui y participent. L’Eucharistie réalise ainsi le festin annoncé par le prophète Isaïe pour tous les peuples (cf. Is 25, 6). En elle est présente une immanquable valeur eschatologique. Par la foi, nous savons que le mystère pascal s’est déjà accompli dans le Christ; mais il doit encore se réaliser pleinement en chacun de nous. Par sa mort et sa résurrection, le Fils de Dieu nous a fait don de la vie éternelle, qui commence ici-bas mais se réalisera définitivement dans la Pâque éternelle du ciel. Beaucoup de nos frères et sœurs ont la force de supporter leur situation de misère, d’inconfort, de maladie, uniquement parce qu’ils ont la certitude d’être un jour appelés au banquet éternel du ciel. Ainsi, le Carême fait tourner les regards au-delà du présent, au-delà de l’histoire, au-delà de l’horizon de ce monde, vers la communion parfaite et éternelle avec la très Sainte Trinité.

La bénédiction que nous recevons dans le Christ brise pour nous le mur de ce temps et nous ouvre la porte de la participation définitive à la vie en Dieu. “Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau” (Ap 19, 9) : nous ne pouvons oublier que notre vie trouve dans ce festin anticipé dans le sacrement de l’Eucharistie sa fin ultime. Le Christ nous a acquis non seulement une dignité nouvelle dans notre vie terrestre, mais surtout la dignité nouvelle de fils de Dieu, appelés à participer à la vie éternelle avec Lui. Le Carême nous invite à surmonter la tentation de considérer comme définitives les réalités de ce monde et à reconnaître que “notre cité se trouve dans les cieux” (Ph 3, 20). »
 
Saint Jean-Paul II, Message pour le Carême 1999, §2
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Re: Carême: Méditations de la Neuvaine

Message par maxkolbe le Ven 27 Fév 2015 - 12:17

Recevons le salut intégral offert par le Christ




« Le Carême est le temps privilégié du pèlerinage intérieur vers Celui qui est la source de la miséricorde. C’est un pèlerinage au cours duquel Lui-même nous accompagne à travers le désert de notre pauvreté, nous soutenant sur le chemin vers la joie profonde de Pâques. Même dans les «ravins de la mort» dont parle le Psalmiste (Ps 22 [23], 4), tandis que le tentateur nous pousse à désespérer ou à mettre une espérance illusoire dans l’œuvre de nos mains, Dieu nous garde et nous soutient. Oui, aujourd’hui encore le Seigneur écoute le cri des multitudes affamées de joie, de paix, d’amour. Comme à chaque époque, elles se sentent abandonnées. Cependant, même dans la désolation de la misère, de la solitude, de la violence et de la faim, qui frappent sans distinction personnes âgées, adultes et enfants, Dieu ne permet pas que l’obscurité de l’horreur l’emporte. Comme l’a en effet écrit mon bien-aimé Prédécesseur Jean-Paul II, il y a une «limite divine imposée au mal», c’est la miséricorde (Mémoire et identité, 4, Paris, 2005, pp. 35 ss.). (…)
Nous ne pouvons pas ignorer que des erreurs ont été commises au cours de l’histoire par nombre de ceux qui se disaient disciples de Jésus. Souvent, face aux graves problèmes qui se posaient, ils ont pensé qu’il valait mieux d’abord améliorer la terre et ensuite penser au ciel. La tentation a été de croire que devant les urgences pressantes on devait en premier lieu pourvoir au changement des structures extérieures. Cela eut comme conséquence pour certains la transformation du christianisme en un moralisme, la substitution du croire par le faire. C’est pourquoi, mon Prédécesseur de vénérée mémoire, Jean-Paul II, observait avec raison : «Aujourd’hui, la tentation existe de réduire le christianisme à une sagesse purement humaine, en quelque sorte une science pour bien vivre. En un monde fortement sécularisé, est apparue une ‘sécularisation progressive du salut’, ce pourquoi on se bat pour l’homme, certes, mais pour un homme mutilé, ramené à sa seule dimension horizontale. Nous savons au contraire que Jésus est venu apporter le salut intégral» (Encyclique Redemptoris missio, n. 11).
C’est justement à ce salut intégral que le Carême veut nous conduire en vue de la victoire du Christ sur tout mal qui opprime l’homme. En nous tournant vers le divin Maître, en nous convertissant à Lui, en faisant l’expérience de sa miséricorde grâce au sacrement de la Réconciliation, nous découvrirons un «regard» qui nous scrute dans les profondeurs et qui peut animer de nouveau les foules et chacun d’entre nous. Ce «regard» redonne confiance à ceux qui ne se renferment pas dans le scepticisme, en leur ouvrant la perspective de l’éternité bienheureuse. En fait, déjà dans l’histoire, même lorsque la haine semble dominer, le Seigneur ne manque jamais de manifester le témoignage lumineux de son amour. À Marie, «fontaine vive d’espérance» (Dante Alighieri, Le Paradis, XXXIII, 12), je confie notre chemin du Carême, pour qu’Elle nous conduise à son Fils. Je Lui confie spécialement les multitudes qui, aujourd’hui encore, éprouvées par la pauvreté, invoquent aide, soutien, compréhension. »
 
Benoit XVI, Message pour le Carême 2006
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Re: Carême: Méditations de la Neuvaine

Message par maxkolbe le Ven 27 Fév 2015 - 12:21

Conversion individuelle et renouveau de la société



« Ces leçons, écho fidèle du message évangélique, font ressortir de façon saisissante le contraste qui oppose les jugements de Dieu à la vaine sagesse de ce monde. Dans une société qui n’a guère conscience des maux qui la rongent, qui voile ses misères et ses injustices sous des dehors prospères, brillants et insouciants, la Vierge Immaculée, que jamais le péché n’effleura, se manifeste à une enfant innocente. Avec une compassion maternelle, elle parcourt du regard ce monde racheté par le sang de son Fils, où, hélas ! le péché fait chaque jour tant de ravages, et, par trois fois, elle lance son pressant appel : «Pénitence, pénitence, pénitence !» Des gestes expressifs sont même demandés : «Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs.» Et au geste, il faut joindre la supplication : «Vous prierez Dieu pour les pécheurs.» Ainsi, comme au temps de Jean Baptiste, comme au début du ministère de Jésus, la même injonction, forte et rigoureuse, dicte aux hommes la voie du retour à Dieu : «Repentez-vous !» (Mt 3, 2 ; 4, 17) Et qui oserait dire que cet appel à la conversion du cœur a, de nos jours, perdu de son actualité ?


Mais la Mère de Dieu pourrait-elle venir vers ses enfants, si ce n’est en messagère de pardon et d’espérance ? Déjà l’eau ruisselle à ses pieds : «Vous tous qui avez soif, venez vers les eaux, et vous puiserez le salut dans le Seigneur» (Is 55, 1 ; Pr 8, 35) (17) A cette source, où Bernadette docile est allée la première boire et se laver, afflueront toutes les misères de l’âme et du corps. «J’y suis allé, je me suis lavé et j’ai vu» (Jn 9, 11), pourra répondre, avec l’aveugle de l’Evangile, le pèlerin reconnaissant. Mais, comme pour les foules qui se pressaient autour de Jésus, la guérison des plaies physiques y demeure, en même temps qu’un geste de miséricorde, le signe du pouvoir que le Fils de l’Homme a de remettre les péchés (cf. Mc 2, 10). Auprès de la Grotte bénie, la Vierge nous invite, au nom de son divin Fils, à la conversion du cœur et à l’espérance du pardon. L’écouterons-nous ?


Dans cette humble réponse de l’homme qui se reconnaît pécheur réside la vraie grandeur de cette année jubilaire. Quels bienfaits ne serait-on pas en droit d’en attendre pour l’Eglise, si chaque pèlerin de Lourdes –et même tout chrétien uni de cœur aux célébrations du Centenaire –réalisait d’abord en lui-même cette oeuvre de sanctification, «non pas en paroles et de langue, mais en actes et en vérité !» (1 Jn 3, 18). Tout l’y invite, d’ailleurs, car nulle part peut-être autant qu’à Lourdes on ne se sent à la fois porté à la prière, à l’oubli de soi et à la charité. A voir le dévouement des brancardiers et la paix sereine des malades, à constater la fraternité qui rassemble dans une même invocation des fidèles de toute origine, à observer la spontanéité de l’entraide et la ferveur sans affectation des pèlerins agenouillés devant la Grotte, les meilleurs sont saisis par l’attrait d’une vie plus totalement donnée au service de Dieu et de leurs frères, les moins fervents prennent conscience de leur tiédeur et retrouvent le chemin de la prière, les pécheurs plus endurcis et les incrédules eux-mêmes sont souvent touchés par la grâce ou du moins, s’ils sont loyaux, ils ne restent pas insensibles au témoignage de cette «multitude de croyants n’ayant qu’un cœur et qu’une âme». (Ac 4, 32) (…)

Mais, pour primordiale qu’elle soit, la conversion individuelle du pèlerin ne saurait ici suffire. En cette année jubilaire, Nous vous exhortons, chers Fils et Vénérables Frères, à susciter parmi les fidèles commis à vos soins un effort collectif de renouveau chrétien de la société, en réponse à l’appel de Marie : «Que les esprits aveuglés… soient illuminés par la lumière de la vérité et de la justice, demandait déjà Pie XI lors des fêtes mariales du Jubilé de la Rédemption ; que ceux qui s’égarent dans l’erreur soient ramenés dans le droit chemin ; qu’une juste liberté soit partout accordée à l’Eglise, et qu’une ère de concorde et de vraie prospérité se lève sur tous les peuples». »
 
Pie XII, Lettre sur le pèlerinage de Lourdes pour le jubilé du centenaire des apparitions (1957)
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Re: Carême: Méditations de la Neuvaine

Message par maxkolbe le Dim 8 Mar 2015 - 15:27

Demandons au Seigneur des saints!




« La dignité des fidèles laïcs se révèle à nous dans sa plénitude si nous examinons la vocation première et fondamentale que le Père offre en Jésus-Christ par l’intermédiaire de l’Esprit à chacun d’eux: la vocation à la sainteté, c’est-à-dire à la perfection de la charité. Le saint est le témoignage le plus éclatant de la dignité conférée au disciple du Christ.


Sur la vocation universelle à la sainteté, le Concile Vatican II s’est exprimé en termes lumineux. On peut affirmer que c’est l’orientation principale qui a été fixée pour les fils et les filles de l’Eglise, par ce Concile voulu pour le renouvellement évangélique de la vie chrétienne. Cette orientation n’est pas une simple exhortation morale, mais une exigence incontournable du mystère de l’Eglise: l’Eglise est la Vigne choisie, par le moyen de laquelle les sarments vivent et grandissent de la sève même du Christ, sainte et sanctifiante; elle est le Corps mystique dont les membres participent à la même vie de sainteté que la tête, qui est le Christ; elle est l’Epouse aimée du Seigneur Jésus, qui s’est livré pour la sanctifier (cf. Ep 5, 25 et suiv.). L’Esprit Saint qui sanctifia la nature humaine de Jésus dans le sein virginal de Marie (cf. Lc 1, 35) est le même Esprit qui demeure et opère dans l’Eglise pour lui communiquer la sainteté du Fils de Dieu fait homme.


Il est aujourd’hui plus urgent que jamais que tous les chrétiens reprennent le chemin du renouveau évangélique, recevant avec générosité l’invitation de l’Apôtre à «être saints dans toute la conduite» (1 P 1, 15). Le Synode extraordinaire de 1985, vingt ans après la clôture du Concile, a fort à propos insisté sur cette urgence: «Etant donné que l’Eglise dans le Christ est mystère, elle doit être considérée comme un signe et un instrument de sainteté. Les saints et les saintes ont toujours été source et origine de renouvellement dans les moments les plus difficiles de l’histoire de l’Eglise. Aujourd’hui nous avons un besoin très grand de saints; nous devons en demander au Seigneur avec insistance».
Tous, dans l’Eglise, précisément parce qu’ils sont ses membres, reçoivent et donc partagent la vocation commune à la sainteté. De plein droit, et sans aucune différence avec les autres membres de l’Eglise, les fidèles laïcs sont appelés à la sainteté: «L’appel à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité s’adresse à tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur état ou leur rang»(43); «Tous les fidèles du Christ sont donc invités et obligés à poursuivre la sainteté et la perfection de leur état».

La vocation à la sainteté plonge ses racines dans le Baptême et elle est réactivée par les autres sacrements; principalement par l’Eucharistie: revêtus de Jésus-Christ et abreuvés de son Esprit, les chrétiens sont «saints», et sont, de ce fait, habilités et engagés à manifester la sainteté de leur être dans la sainteté de tout leur agir. L’apôtre Paul ne se lasse pas d’engager tous les chrétiens à vivre «comme il convient à des saints» (Ep 5, 3).

La vie selon l’Esprit, dont le fruit est la sanctification (Rm 6, 22; cf. Ga 5, 22), suscite en tous les baptisés et en chacun d’eux le désir et l’exigence de suivre et d’imiter Jésus-Christ, en accueillant ses Béatitudes, en écoutant et méditant la parole de Dieu, en participant de façon consciente et active à la vie liturgique et sacramentelle de l’Eglise, en s’adonnant à la prière individuelle, familiale et communautaire, en s’ouvrant à la faim et à la soif de justice, en pratiquant le commandement de l’amour dans toutes les circonstances de la vie et dans le service auprès de leurs frères, spécialement de ceux qui sont humbles, pauvres et souffrants. »
 
Saint Jean-Paul II, Exhortation apostolique Christifideles laici sur la vocation et la mission des laïcs dans l’Eglise et dans le monde, 1988, n°16
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Re: Carême: Méditations de la Neuvaine

Message par maxkolbe le Dim 8 Mar 2015 - 15:28

N'ayons pas peur de nous sentir sur la liste des appelés à être Saints Wink
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Re: Carême: Méditations de la Neuvaine

Message par maxkolbe le Dim 8 Mar 2015 - 15:32

La purification, voie de la joie



« Comment se représenter le plus simplement possible l’itinéraire de purification sensible de l’âme ? Cette image voudrait y aider : comparons notre cœur à un puits. La purification du sensible prendra la forme d’un assèchement par paliers du niveau de l’eau afin de pouvoir atteindre un plus grand amour, et donc une plus grande joie. Parvenue au fond de cette fontaine, ayant atteint son cœur profond, l’âme aimera désormais sans la moindre tendance captative. Ressaisissons cela en trois grandes étapes.

Oser se jeter à l’eau
Depuis notre naissance nous avons développé un attachement captatif au créé et aux créatures, appétit quasiment inconscient, qui se traduit par une recherche de joie pour moi : « L’âme, précise saint Jean de la Croix, se repaît et se nourrit, par le moyen de l’appétit sensible, de tous les objets qui peuvent se goûter par les sens.» Dans un langage moins abstrait la petite Thérèse écrit : « Beaucoup servent Jésus quand il les console, mais peu consentent à tenir compagnie à Jésus dormant sur les flots ou souffrant au jardin de l’agonie !… Qui donc voudra servir Jésus pour lui-même ? »

Se laisser assécher
A travers les événements, les déserts intérieurs, les déceptions affectives, l’esprit va opérer un « assèchement » de ces différents appétits goulus qui ramènent à soi. C’est comme si le puits était progressivement asséché de son eau, obligeant à descendre de plus en plus profond dans le cœur pour y trouver la source vive. « L’âme qui met son affection dans la créature ne peut s’adapter à Dieu, et tant qu’elle ne s’en détachera point, elle ne pourra (…) jouir de Dieu ici-bas par la transformation de l’amour », dit à nouveau le maître du Carmel. Qu’il est rude ce creuset asséchant, d’autant que le travail divin qui se réalise en nous est si profond qu’on a l’impression que Dieu nous laisse littéralement tomber !

Dans le fond du puits
Progressivement purifié dans ma manière d’aimer les choses et les personnes, je vais passer d’une joie pour moi à une joie pour toi. C’est-à-dire d’une jouissance d’amour recherchée pour elle-même à la joie profonde résultant du don désintéressé de soi. Lors de sa guérison de Noël 1886, Thérèse de Lisieux décrit merveilleusement cette entrée dans ce que nous appelons la joie pour toi : « Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m’oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse ! »

Père Joël Guibert, L’art d’être libre, Paris, Editions de l’Emmanuel, 2013, 37-38
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Re: Carême: Méditations de la Neuvaine

Message par maxkolbe le Ven 13 Mar 2015 - 3:27

Ruiner le laïcisme dans les intelligences


« La cause sociologique de la crise moderne provient de la séparation de la morale et du droit. La condition fondamentale de la restauration sociale est donc de soumettre à nouveau les institutions juridiques aux exigences de la morale. C’est là, en quelque manière, la visée fondamentale, où, si l’on préfère un langage plus énergique, la direction du coup principal, le but stratégique. « L’intervention dans le monde pour soutenir l’ordre divin est un droit et un devoir qui font intrinsèquement partie de la responsabilité du chrétien est lui permettent d’entreprendre légitimement n’importe quelle action privée, publique ou organisée, capable d’atteindre son but. » (Pie XII, Radio message du 22 décembre 1957)

Et Pie XII insiste : « Le chrétien qui n’oserait pas revendiquer pour lui cette plénitude de liberté dénierait implicitement, au Christ lui-même, la prérogative de « cette puissance qui lui donne même de s’assujettir l’Univers » (Phil. III, 21). Il devrait considérer comme une honte le fait de se laisser dépasser par les ennemis de Dieu en ardeur au travail, esprit d’entreprise et même de sacrifice. Il n’existe pas de terrains clôturés ni de directions interdites à l’action du Chrétien ; aucun domaine de la vie, aucune institution, aucun exercice du pouvoir ne peuvent être défendus aux coopérateurs de Dieu pour soutenir l’ordre divin et l’harmonie du monde. » (idem).
Or, il ne sera possible de soumettre à nouveau le droit à la morale (ce qui seul peut garantir, dans la société, l’ordre divin et l’harmonie du monde) que lorsque cette réforme, tout à fait nécessaire dans la thèse, sera, dans l’hypothèse, susceptible d’être envisagée en accord avec les exigences de la prudence politique.

Dans l’immédiat, nous n’en sommes pas là. D’aucuns même sourient, non sans ironie, en songeant que nous en sommes loin. Ils n’en savent rien. Car « la politique du XXe siècle ne peut ignorer ni admettre qu’on persiste dans l’erreur de vouloir séparer l’État de la religion au nom d’un laïcisme que les faits n’ont pas pu justifier. » (Pie XII, Radio message du 23 décembre 1956). Donc, nous pouvons, nous devons travailler à ruiner le laïcisme des États, qui a fait le malheur des peuples, des classes sociales, des familles, sans parler du plus grand de tous les maux, car ces ténèbres conduisent à la révolte des âmes en face de Dieu, – ou au refus désespéré de Sa miséricorde.

Le premier pas à accomplir pour ruiner le laïcisme, c’est de le ruiner dans les intelligences. C’est d’obtenir donc, de Dieu, par la prière, par la pratique fréquente et si possible, quotidienne, des sacrements, par l’esprit de sacrifice, la grâce de l’approfondissement de notre foi, de celle aussi de nos frères dans le Christ, le réveil des endormis, le retour des égarés, la conversion des autres. Il faut qu’à nouveau les catholiques, les chrétiens du monde entier sentent leur Chef, leur Dieu, le Christ invisible, mais présent au milieu du monde. Éclairant et affermissant son Église par Sa Grâce, conduisant tous les hommes par sa Providence, Maître du Ciel et de la terre, il veut régner sur les cœurs par Son Amour Infini.

Il faut que nous cessions d’avoir honte d’être chrétiens, d’invoquer des prétextes subtils pour justifier– notre fadeur, notre tiédeur, notre lâcheté, parfois ou souvent, dans nos conversations ou dans nos actes. En ce premier sens, « la paix sociale et politique est d’abord une question morale », car la subordination de l’ordre juridique à l’ordre moral présuppose une réforme des mœurs, elle-même fondée sur un renouveau de la foi. »
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Re: Carême: Méditations de la Neuvaine

Message par maxkolbe le Ven 13 Mar 2015 - 14:42

Prophétie de saint Pie X sur la France




« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux Fonts Baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation.

Les mérites de tant de ses Fils qui prêchent la vérité de Évangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tant de Saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la Gloire Céleste les frères bien-aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses Fils, qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, et, par dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les Tabernacles répandent leur âme dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes Divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais, la Fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes.

Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une Lumière Céleste et entendra une voix qui lui répétera : « Ma Fille, pourquoi Me persécutes-tu ? ». Et, sur sa réponse : « Qui es-tu, Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus, que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même » . Et elle, tremblante, étonnée, dira : »Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? ».

Et Lui : « Lève-toi, lave-toi des souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, Fille Aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, Mon Nom devant tous les peuples et devant les rois de la Terre ».
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Re: Carême: Méditations de la Neuvaine

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