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Déclaration de la CEF contre le suicide assisté

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Déclaration de la CEF contre le suicide assisté

Message par Malou le Ven 17 Jan 2014 - 7:49

Déclaration de la CEF contre le suicide assisté

POSTED ON 17 JANVIER 2014 BY MAXIMILIEN BERNARD IN CULTURE DE VIE, EN UNE, PEREPISCOPUS, POINTS NON NÉGOCIABLES

Déclaration du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France du 16 janvier 2014, concernant le débat sur la fin de vie :

Un projet de loi sur la fin de vie pourrait être déposé devant le Parlement d’ici la fin de l’année. Des rapports et des avis rendus publics ces derniers mois ont demandé des améliorations de la loi Leonetti. Cependant, améliorer la législation, ce n’est pas la changer fondamentalement. Le sujet est trop grave pour ne pas agir avec prudence.

Contrairement à d’autres, l’avis rédigé par un « panel de citoyens » propose de légaliser le « suicide médicalement assisté », sous condition d’une demande expresse d’une personne en fin de vie ou atteinte d’une maladie jugée irréversible. Aider un malade à mettre lui-même fin à ses jours ou provoquer délibérément la mort d’un patient à sa demande, ce qui est proprement appelé euthanasie, sont inacceptables. L’avis admet même la pratique de l’euthanasie sans consentement de la personne devenue incapable de s’exprimer !

Notre société cherche à « esquiver la mort » et redoute la proximité avec celui qui va mourir. Elle pourrait être ainsi conduite à des décisions inhumaines. Il importe donc de clarifier le vocabulaire et les buts poursuivis. Personne ne peut provoquer délibérément la mort, fût-ce à la demande d’une personne gravement malade, sans transgresser un interdit fondamental. « Tu ne tueras pas » demeure une exigence morale majeure de toute société, et, pour les croyants, un commandement de Dieu. C’est le fondement de toute vie sociale respectueuse d’autrui, spécialement des plus vulnérables. Nombre de nos contemporains, en raison d’une maladie, d’un handicap ou de leur âge, se sentent devenus une charge pour leurs proches et un poids pour la société. Ils souffrent de leur solitude, de l’indifférence d’autrui, du regard porté sur eux dans une société axée sur les valeurs d’autonomie et d’efficacité. Ceux qui en viennent à douter de la valeur et du sens de leur vie ont besoin « d’accompagnement, de solidarité et de soutien dans l’épreuve ». N’aurons-nous rien d’autre à leur proposer que de mettre fin à leur existence ?

Le suicide est souvent présenté de nos jours comme « une ultime liberté ». Mais en même temps, on s’alarme, à juste titre, des taux élevés de suicides particulièrement chez les jeunes et les personnes âgées. Comment réagir contre la banalisation du suicide et en faire en même temps la promotion ? Comment pourrions-nous juger nécessaire d’aider certaines personnes à affronter un épisode de détresse pour éviter l’irréparable, et, par ailleurs, encourager et assister d’autres personnes dans leur volonté de mourir ? Qui deviendrait le juge des vies qui ne valent plus d’être vécues ? Il serait discriminatoire d’estimer aussi différemment la valeur de la vie des uns et des autres.

Tout suicide affecte la solidarité et la volonté de vivre du corps social. Il est donc nécessaire et urgent de poursuivre un véritable engagement de solidarité et de fraternité. Beaucoup se sont investis pour soulager les douleurs et les souffrances de la fin de vie mais « la tâche à accomplir est encore immense » [7]. Les campagnes médiatiques de promotion d’une nouvelle loi contribuent malheureusement à détourner l’attention des indispensables réformes à entreprendre, parmi lesquelles l’accès à « des soins palliatifs et à un accompagnement » à « toute personne malade dont l’état le requiert ».

Notre conviction profonde est qu’un changement législatif ne peut avoir pour objectif que de rendre plus manifeste le respect dû à toute personne en fin de vie. Cela passe par le refus de l’acharnement thérapeutique, le refus de l’acte de tuer ; ainsi que par le développement des soins palliatifs et le renforcement des solidarités familiales et sociales.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, Président
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, Vice-président
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, Vice-président
Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Claude BOULANGER, Évêque de Bayeux et Lisieux
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez et Vabres
Mgr Jean-Paul JAMES, Évêque de Nantes
Mgr Hubert HERBRETEAU, Évêque d’Agen
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun, Chalon et Mâcon
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Re: Déclaration de la CEF contre le suicide assisté

Message par Invité le Ven 17 Jan 2014 - 14:44

Bonjour,

Merci pour cette information, Malou,

Et d'ajouter que l'Art. 223-13 (Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002) du Code pénal Partie législative ; LIVRE II : Des crimes et délits contre les personnes ; TITRE II : Des atteintes à la personne humaine ; CHAPITRE III : De la mise en danger de la personne ; Section 6 : De la provocation au suicide, dispose que :

Le fait de provoquer au suicide d'autrui est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende lorsque la provocation a été suivie du suicide ou d'une tentative de suicide.

Les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75000 euros d'amende lorsque la victime de l'infraction définie à l'alinéa précédent est un mineur de quinze ans.


Ce qui est scandaleux c'est que il faut attendre que la personne se soit suicidée ou que elle fasse une tentative de suicide pour appliquer cette Loi. Aucune mesure de prévention n'est prévue envers le ou les individus qui incitent au suicide une personne fragilisée.

Les incitations au suicide peuvent être subtiles par exemple via des harcèlements psychologiques discrets, ou plus directs comme des phrases récurrentes du genre : « va te pendre ! ».

En tout état de cause, il a été observé dans les affaires criminelles que certains individus usent de l'incitation au suicide via la façon subtile pour assassiner une personne et, ainsi, de ne pas être inquiété par la justice pour ce véritable crime. C'est « l'homicide indirect prémédité »...



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