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Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

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Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

Message par Lumen le Ven 4 Oct 2013 - 17:28

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours
http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2013/09/30/26573271.html



Premier jour
Marie est véritablement notre Perpétuel Secours
 


Parmi les titres que nous aimons à donner a la Vierge, les uns priment Sa grandeur comme Mère de Dieu, Reine du Ciel, d'autres nous rappellent Ses douleurs, comme Reine des Martyrs, Notre Dame de pitié ; d'autres nous font connaître Sa puissance, comme Notre Dame des Miracles, Notre Dame des Victoires ; d'autres enfin proclament Sa bonté, comme Notre Dame de grâces, Notre Dame de Consolation. Mais il semble qu'aucun ne soit plus propre à nous inspirer une confiance sans bornes, condition requise pour être exaucé, que le Nom si doux que nous donnons à Marie, Mère du Perpétuel Secours. Qu'elles que soient les difficultés des temps, des lieux, des circonstances, ce Nom nous rappelle que Marie peut toujours nous secourir. Ainsi, quand il se présentera des situations, des peines, des maladies, des dangers, où tout nous paraîtra désespéré, souvenons-nous qu'il y a encore lieu d'espérer en Notre Dame du Perpétuel Secours.

 
Prière à Marie, à Son Saint Nom


O Mère du Perpétuel Secours, accordez-moi la grâce de toujours invoquer Votre Nom tout-puissant; car Votre Nom est notre secours pendant la vie et notre Salut au moment de la mort. O très pure Marie, ô très douce Marie, faites que Votre Nom soit désormais la respiration de ma vie. Ma Souveraine, ne tardez pas à me secourir chaque fois que je Vous invoquerai ; car dans toutes les tentations qui viendront m'assaillir, dans tous les besoins que j'éprouverai, je ne cesserai jamais de Vous invoquer en répétant toujours ; Marie ! Marie ! Quelle force, quelle douceur, quelle confiance, quelle tendresse ne réveillent pas dans mon âme votre seule pensée ! Je remercie le Seigneur, qui, pour mon bien, Vous a donné un Nom si doux, si aimable et si puissant. Mais je ne mécontenterai point de le prononcer avec amour, je veux que l'amour me rappelle sans cesse que je dois Vous invoquer, ô Mère du Perpétuel Secours !
 

Deuxième jour
Marie est véritablement notre Perpétuel Secours parce qu'elle est mère de Jésus-Christ
 


Ce Dieu infiniment et souverainement bon ne peut rien refuser à Sa Mère. Il Lui dit toujours : « Ma Mère, demandez-Moi tout ce que Vous voudrez, Vos prières sont des ordres pour Moi. Si Vous Me priez, Je suis Votre Fils Vous êtes Ma Mère ; en voilà assez pour que Vous ayez en quelque sorte le droit de Me commander, et pour que Je Me regarde comme obligé à Vous obéir ». C'est donc avec raison que Saint Bernard appelle Marie la « toute-puissance suppliante ». Elle est la Reine de l'Univers. Tout Lui est soumis, les Anges, les Saints, les hommes, les démons, les éléments, le Ciel, la terre, l'Enfer. Autant il y a de créatures qui servent Dieu, dit Saint Bernardin autant il y en a qui servent Marie. Rien ne résiste donc à Sa puissance, et par conséquent, Elle peut opérer tous les prodiges qu'Elle veut pour nous secourir.
 


Prière à Marie, à son Saint Nom (Voir Ci dessus, au 1er jour)


Troisième jour
Marie est vraiment notre Perpétuel Secours, parce qu'Elle a pour nous un Cœur vraiment maternel


Elle met Sa Gloire à être Mère d'Amour. « Je suis dit-elle, la Mère du bel amour ». (Ecclésiastique 24). Sa Bonté est si grande, que Ses entrailles maternelles ne peuvent cesser de produire des fruits de bonté en notre faveur. Que pouvait il, en effet, jaillir d'une source de bonté, sinon de la bonté ? L'Esprit Saint dit que Marie est semblable à un bel olivier planté dans les champs. (Ecclésiastique 24). Car de même que le fruit de l'olivier produit l'huile qui sert à nous éclairer, à nous nourrir et à nous guérir, ainsi du Cœur de Marie sortent toutes les grâces de lumière, de force et de Miséricorde dont nous avons besoins. Ce bel olivier se trouve au milieu des champs, et non dans un jardin entouré de murs ou de haies, afin que nous puissions tous nous en approcher pour obtenir les secours qui nous sont nécessaires.
 

Prière à Marie, la plus tendre des mères
 

Comment se peut-il, ô Marie, ma très Sainte Mère, qu'ayant une Mère si Sainte, je sois si pervers ; qu'ayant une Mère si embrasée d'Amour pour Dieu, je sois si porté à aimer les créatures ; qu'ayant une Mère si riche de mérites, je sois si pauvre en vertu ? O ma très aimable Mère, je ne mérite plus, il est vrai, d'être Votre enfant, je m'en suis rendu trop indigne par ma mauvaise vie ; il me suffit d'être admis au nombre de Vos serviteurs pour être le dernier de Vos sujets, je serais prêt à renoncer à tous les royaumes de la terre. Oui, je me contente de cette faveur ; cependant, ne me refusez pas celle de Vous appeler aussi ma Mère ; ce nom me console, me touche le cœur, et me rappelle l'obligation que j'ai de Vous aimer ; ce nom m'inspire une grande confiance en Vous ; quand le souvenir de mes péchés et de la justice divine me remplit de terreur, je me sens tout ranimé par la pensée que vous êtes ma Mère. Permettez-moi donc de Vous appeler: « Ma Mère, ma très aimable Mère ! » C'est le nom que j'aime à Vous donner, et que je Vous donnerai toujours. Après Dieu, c'est Vous qui serez mon Espérance, mon refuge et mon amour, tant que je serai dans cette vallée de larmes. J'espère mourir dans ces sentiments, en remettant à mon dernier soupir, mon âme entre Vos mains bénies, et en Vous disant : « O ma Mère, ô Marie, ma Mère, assistez-moi, ayez compassion de moi ». Ainsi soit-il.
 

Quatrième jour
Marie est véritablement notre Perpétuel Secours


Un ange l'a annoncé à l'univers, quand il l'a appelée pleine de grâces. Marie elle-même nous l'a appris par ces paroles que plus de dix-neuf siècles ont vérifiées : « Toutes les générations Me diront Bienheureuse ». Les fidèles le proclament à l'envi, en répétant la belle prière de Saint Bernard : « Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux, qui ont imploré votre secours, ait été abandonné ». La Sainte Eglise elle-même nous l'enseigne, car dans l'Oraison de la fête de Notre-Dame Auxiliatrice, le 24 mai, elle dit que Dieu a placé en Marie un Perpétuel Secours pour la défense du peuple chrétien. Elle a même approuvé un Office spécial en l'honneur de Notre-Dame du Perpétuel Secours.
 

Prière à Marie, la plus tendre des mères (Voir ci-dessus au 3e jour)


Cinquième jour
Marie est véritablement notre Perpétuel Secours, parce qu'elle est le vaste réservoir de toutes les grâces
 


Dieu les a remises toutes entre Ses mains, pour les distribuer à qui Elle veut, quand Elle veut, et comme Elle veut. Elle est notre vie, notre douceur, notre espérance. En Elle se trouve toute grâce de vérité, de vertu, de Salut et de persévérance. Innombrables sont les merveilles opérées dans ces derniers temps par l'Image miraculeuse de Notre Dame du Perpétuel Secours. Procurez-vous une de ces belles images, et placez-la dans l'endroit le plus honorable de votre maison ; c'est là que vous irez chaque jour offrir vos hommages à la Reine du Ciel. Faites-vous inscrire dans sa confrérie, et soyez fidèles aux pieuses pratiques recommandées. Introduisez son culte dans votre famille et partout où vous le pourrez. Portez perpétuellement sur vous sa médaille comme un gage assuré de sa protection.
 

Prière à Marie, pour obtenir l'amour envers Jésus et Marie
 

O Marie, Vous êtes la plus noble, la plus élevée, la plus pure, la plus belle, la plus Sainte de toutes les créatures. Ma Souveraine, oh ! Si tous les hommes Vous connaissaient et Vous aimaient comme Vous le méritez ! Mais je me console en pensant que tant de Bienheureux dans le Ciel et tant de Justes sur la terre sont embrasés d'amour pour Votre bonté et pour Votre Beauté. Je me réjouis surtout de ce que Dieu Lui-même Vous aime plus Vous seule que tous les hommes et tous les anges ensemble. Ma très aimable Reine, moi aussi, bien que misérable pécheur, je Vous aime, mais je Vous aime trop peu ; je désire Vous aimer davantage et plus tendrement ; mais cet amour, c'est à Vous de me l'obtenir ; car Vous aimer est un grand signe de prédestination ; c'est une grâce que Dieu accordent à ceux qui se sauvent. Je vois en outre, ô ma Mère, combien j'ai d'obligation à Votre Divin Fils ; je vois qu'Il est digne d'un amour infini. Vous ne désirez autre chose que de Le voir aimé : eh bien ! La grâce spéciale que Vous devez me procurer, c'est un grand amour pour Jésus-Christ. Obtenez-moi cette grâce, je Vous en conjure, Vous qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez. Je ne Vous demande ni les biens terrestres, ni les honneurs, ni les richesses ; je Vous demande ce que Votre Cœur souhaite le plus, l'amour de mon Dieu. Serait-il possible que Vous ne voulussiez point m'aider à satisfaire un désir qui Vous est si agréable ? Non, car déjà Vous me secourez, déjà Vous priez pour moi ; priez ô Marie, priez, et ne cessez jamais de prier, jusqu'à ce que Vous me voyiez en paradis, assuré de posséder et d'aimer à jamais mon Dieu avec Vous, ô ma très tendre Mère. Ainsi soit-il.
 

Sixième jour
Marie est véritablement notre Perpétuel Secours
 

L'exemple suivant, entre mille, le prouve une fois de plus. En France, une personne se rendait de Saint Nicolas du Port chez elle en voiture. Chemin faisant elle tomba de son siège, et, dans sa chute, elle se cassa une jambe. La fracture fut tellement complète que son pied, prive de mouvement propre, allait en tout sens. Au fort de sa douleur, elle ranima ses forces et sa foi : « Notre Dame du Perpétuel Secours, s'écrie-t-elle, guérissez-moi ! Notre-Dame du Perpétuel Secours, venez à mon secours ». Cette prière terminée, la souffrante se fait replacer sur la voiture, rentre à la maison et fait de suite appeler le médecin. Celui-ci examine la jambe, et après avoir longtemps regardé cherché : « Mais, je ne remarque rien, dit-il, il n'y a rien de cassé, rien n'est démis. Votre pied n'a pas souffert de la chute : vous devez pouvoir vous en servir. Je sens bien que les os du bas de la jambe ont été cassés, mais je constate aussi qu'ils sont en ce moment parfaitement ressoudés ». La privilégiée de Marie pouvait effectivement marcher sa jambe était parfaitement guérie.
 

Prière à Marie, pour obtenir l'amour envers Jésus et Marie. (Voir ci-dessus, au 5e jour).

Septième jour
Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières
 


L'autorité des mères sur leurs fils est si grande, que, fussent-ils monarques, et eussent-ils un pouvoir absolu sur toutes les personnes de leur royaume, jamais les mères ne peuvent devenir sujettes de leurs enfants. Il est vrai que Jésus-Christ, maintenant dans les Cieux, où Il est assis à la droite de Dieu le Père, a le souverain domaine sur toutes les créatures, sans en excepter Marie ; néanmoins, il est vrai aussi qu'il fut un temps où notre Divin Rédempteur, vivant sur cette terre, voulut s'humilier jusqu'à se soumettre à l'autorité de Marie. De là, nous concluons que dans le Ciel, quoique Marie ne puisse plus commander à Son Fils, Ses prières seront toujours les prières d'une Mère, et par conséquent bien puissantes pour obtenir tout ce qu'Elle demande. Marie, dit Saint Bonaventure, a ce grand privilège, qu'elle est toute-puissante auprès de Son Fils ; et pourquoi ? précisément pour la raison que nous venons d'indiquer, savoir, que les prières de Marie sont les prières d'une Mère.
 

Prière, Consécration à Marie, la plus Miséricordieuse des reines
 


O Marie, Mère de mon Dieu et ma Souveraine, tel se présente à une grande Reine un misérable tout couvert de plaies et de souillures, tel je me présente à Vous, qui êtes la Reine du Ciel et de la Terre. Du haut de ce Trône glorieux où Vous êtes assise, ne dédaignez pas. je Vous en supplie, d'abaisser Vos regards sur moi, pauvre pécheur. Si Dieu Vous a rendue si riche, c'est pour secourir le pauvres, et si Il Vous a établie Reine de Miséricorde, c'est pour Vous mettre à même de soulager les misérables; regardez-moi donc d'un œil compatissant, et ne m'abandonnez pas que Vous ne m'ayez changé de pécheur en Saint. Je ne mérite rien, je le reconnais, ou plutôt, je mériterais, pour mon ingratitude, d'être dépouillé de toutes les grâces que j'ai reçues du Seigneur par Votre entremise ; mais en qualité de Reine de Miséricorde, Vous n'allez pas cherchant des mérites, mais des misères, afin de secourir les nécessiteux. Eh ! Qui est plus pauvre et plus nécessiteux que moi ? O glorieuse Vierge, je sais que Vous êtes la Reine du monde, et par conséquent ma Reine ; je veux me consacrer à Votre service d'une manière toute spéciale, afin que Vous disposiez de moi comme il vous plaira. Gouvernez-moi, ô ma Reine, et ne m'abandonnez point à moi-même ; commandez-moi, disposez de moi selon Votre gré, et même, châtiez-moi quand je ne Vous obéirai point. Oh ! Combien me seront salutaires les châtiments qui me viendront de Votre main ! J'estime plus le bonheur d'être Votre serviteur, que d'être le maître du monde entier. O Marie, acceptez-moi pour Vôtre, et à ce titre pensez à me sauver. Je ne veux plus m'appartenir : c'est à Vous que je me donne. Si par le passé je Vous ai si mal servie, en laissant échapper mille belles occasions de Vous honorer, je veux désormais m'unir à Vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles. Non, je ne veux pas qu'à partir de ce jour personne Vous honore et Vous aime plus que moi, ô ma très aimable Reine ; c'est ce que je promets, et ce que j'espère exécuter avec votre secours. Ainsi soit-il.
 

Huitième jour
Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières


Jésus exauce toutes les demandes de Sa Mère pour l'honorer. « Le Sauveur, nous dit Saint Pierre Damien, voulant honorer cette Vierge chérie qui l'a tant glorifié sur la terre, Lui accorde sans délai tout ce qu'Elle désire ». Selon Guillaume de Paris, il est certain qu'aucune créature ne peut nous obtenir autant de grâces, à nous malheureux pécheurs, que cette excellente avocate ; Elle est ainsi honorée de Dieu, non seulement parce que Elle est servante chérie, mais surtout parce qu'Elle est sa véritable Mère ! Oui, il suffit que Marie parle, pour que son Divin Fils exécute tout ce quelle désire. Pourquoi a-t-Il devancé le temps marqué pour les miracles ? Ce fut par déférence pour sa Mère. « Eh quoi ! S'écrie saint Augustin, n'est-ce pas une chose digne de la bonté du Seigneur de vénérer ainsi sa Mère, Lui qui est venu en ce monde, non pour abroger, mais pour accomplir la loi ? Or, entre autres choses, la Loi commande d'honorer ses parents ».
 

Consécration à Marie, la plus miséricordieuse des Reines. (Voir ci-dessus au 7e jour)




Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous 


Dernière édition par Lumen le Dim 6 Oct 2013 - 18:21, édité 3 fois

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Re: Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

Message par Lumen le Ven 4 Oct 2013 - 17:41

Désolée Luca,

J'ai préféré changer mon fil. mais je t'envoie le précédent en MP.
Merci pour ton appréciation et ton soutien.
Que Dieu te bénisse, mon petit prince.
Lumen





Dernière édition par Lumen le Dim 6 Oct 2013 - 17:37, édité 2 fois

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Re: Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

Message par Luca le Ven 4 Oct 2013 - 22:50

Quoi qu'il ai pu arrivée à ton fil cher Lumen ton fil est parfait et très intéressant ! J'aime beaucoup les paroles utilisé dans la prière du début c'est très beau et tellement vrai ! J'ai lu un peu le texte que je doit encore terminer, mais c'est déjà assez intéressant et grâce à toi j'en connait d'avantage alors merci beaucoup ! Smile

Soit béni Lumen ! Smile
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Re: Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

Message par flou le Dim 6 Oct 2013 - 10:07

Bonjour Lumen Soleil 

Je ne vois pas de lien...

est ce normal?

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Re: Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

Message par Lumen le Mar 8 Oct 2013 - 12:27

Non, ce n'est pas normal. Mais comme rien ne l'a été, j'ai préféré changer de "thème".
Si cela te gêne, je te prie de m'en excuser, petite soeur.
Amicalement. Lumen



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Re: Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

Message par Lumen le Dim 20 Oct 2013 - 19:09



Neuvième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières


L'Amour est le deuxième motif qui porte le Cœur de Jésus à exaucer Marie en tout. Quand on aime quelqu'un, on est enclin à lui accorder tout ce qu'il demande. Mais qui a jamais aimé plus tendrement sa mère que Jésus ? Aussi ne peut-Il rien Lui refuser. Sainte Brigitte entendit un jour Jésus dire à Marie : « Ma Mère, Vous savez combien je Vous aime ; demandez-moi donc tout ce que Vous voudrez ; il est impossible à Mon Cœur de repousser Vos prières. Quand J'étais sur la terre, à la meilleure des mères, Vous ne M'avez jamais rien refusé ; maintenant que Je suis dans le Ciel, il est juste que Je Vous accorde tout ce que vous Me demanderez ». Et que doit faire Marie pour être exaucée ? Il suffit qu'Elle se présente devant Son Fils. Un seul soupir de Marie a plus de valeur, auprès de Dieu, que les suffrages de tous les saints ensemble.


Prière à Marie, notre Avocate toute-puissante

Très douce Souveraine, si c'est Votre office de Vous interposer comme Médiatrice entre Dieu et les pécheurs, daignez l'exercer en ma faveur. Ne me dites pas que ma cause est trop difficile à gagner ; car je sais, et tout le monde me l'assure, jamais une cause, si désespérée qu'elle parût, n'a été perdue lorsque Vous la défendiez ; et la mienne le serait ? Non, je ne le crains pas. Sans doute, si je ne considérais que la multitude de mes péchés, je devrais craindre que Vous ne refusassiez de me défendre ; mais quand je pense à Votre immense Miséricorde et à l'extrême désir qui anime Votre Cœur Maternel, de secourir les pécheurs les plus désespérés, toute crainte en moi s'évanouit. Qui s'est jamais perdu, après avoir eu recours à Vous ? Je Vous appelle donc à mon secours, ô Marie, ma puissante Avocate, mon Refuge, mon Espérance et ma Mère ; je Vous confie mon âme : si elle est perdue, c'est à Vous de la sauver. Je ne cesse de rendre grâces au Seigneur de la confiance sans bornes qu'Il m'inspire en Vous, et qui, nonobstant mon indignité, me donne l'assurance de mon Salut. Une seule crainte m'afflige, ô ma bien-aimée Reine : c'est de perdre un jour, par ma négligence, cette confiance que j'ai en vous. Je vous en supplie donc, ô Marie, au nom de l'Amour que Vous avez pour Votre Doux Jésus, conservez, augmentez de plus en plus en moi cette douce confiance en Votre intercession ; elle me fera certainement recouvrer l'amitié de Dieu, que j'ai si follement méprisée et perdue par le passé. Cette amitié, une fois recouvrée, j'espère la conserver par Votre secours, et, en la conservant, parvenir au Paradis, où j'aurai le bonheur de Vous remercier et de chanter les Miséricordes de Dieu et les Vôtres durant toute l'éternité. Amen.


Dixième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

Jésus exaucera toujours Sa Mère par un effet de l'obéissance qu'Il veut bien continuer à Lui rendre dans le Ciel. Saint Antoine dit que les prières de la Bienheureuse Vierge, venant d'une Mère, ont quelque chose qui tient du commandement ; en sorte qu'il est impossible qu'Elle ne soit pas exaucée, quand Elle prie. C'est pourquoi Saint Germain lui tient ce langage, bien propre à inspirer de la confiance aux pécheurs qui se recommandent à cette puissante avocate : « O Marie, puisque Vous jouissez de l'autorité d'une Mère auprès de Dieu, Vous obtenez le pardon aux plus grands pécheurs ; car le Seigneur, Vous reconnaissant toujours pour sa Mère, ne peut s'empêcher de Vous accorder tout ce que Vous Lui demandez ». Aussi sainte Brigitte entendit un jour les Bienheureux dans le Ciel dire à cette Reine bénie : « Qu'y a-t-il au-dessus de votre pouvoir ? Tout ce que vous voulez, se fait ».

Prière à Marie, notre avocate toute-puissante.
(Voir ci-dessus au 9e jour)


Onzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

Et si vous voulez que Marie soit votre perpétuel secours, ayez un perpétuel recours à Elle. Voulez-vous La prier perpétuellement ? Prenez les trois résolutions suivantes. 1. Faire souvent des oraisons jaculatoires. 2. Renouveler chaque matin l'intention de tout faire pour plaire à Dieu... « Tout pour Jésus par Marie ».— 3. Assistez chaque jour, si vous le pouvez, au Saint Sacrifice de la Messe. Et combien grand sera le secours que vous y puiserez !.., Marie unit alors sa perpétuelle intercession pour vous aux supplications perpétuelles et toutes-puissantes de Son Divin Fils : « Semper vivens ad interpellandum pro nobis ». (Hébreux 7,25.) Si vous unissez alors vos prières à celles de Marie et à celles de Jésus, quelle force n'auront-elles pas pour obtenir ce que vous désirez !

Prière à Marie pour obtenir une vraie contrition

O Mère de douleur, Reine des Martyrs, Vous avez tant pleuré Votre Fils, mort pour mon Salut ! Mais, à quoi me serviront Vos Larmes, si j'ai le malheur de me damner ? Ah ! par les mérites de Vos Douleurs, obtenez-moi une vrai contrition de mes péchés et un sincère changement de vie, avec une continuelle et tendre compassion pour les Souffrances de Jésus et pour les Vôtres. Si Jésus et Vous, bien qu'innocents, avez tant souffert pour moi, obtenez-moi, puisque je mériterais d'être en enfer, de souffrir aussi pour Votre Amour. O ma Souveraine, Vous dirais-je avec Saint Bonaventure, si je Vous ai offensée, la justice exige que Vous blessiez mon cœur ; si je Vous ai servie, je demande les mêmes blessures pour ma récompense. Car il serait honteux pour moi de n'avoir rien à souffrir en Vous voyant, Jésus et Vous, transpercés par le glaive de la douleur. Enfin, ô ma Mère, par la peine que Vous avez éprouvée lorsque Votre Divin Fils, en proie à tant de souffrances, inclina la tête et expira sous Vos yeux sur la Croix, je Vous supplie de m'obtenir une bonne mort. De grâce, ô Avocate des pécheurs, ne manquez pas d'assister mon âme dans l'affliction et le combat terrible du passage de cette vie à l'éternité ; et comme la parole et la voix me manqueront peut-être alors pour prononcer Votre Nom, ainsi que Celui de Jésus, Noms qui sont toutes mes espérances, je Vous prie dès à présent, Votre Fils et Vous, de me secourir à cette dernière heure, et je dis : « Jésus et Marie, je Vous recommande mon âme ». Ainsi soit-il


Douzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

La guérison que nous allons rapporter en est encore une preuve. Notre-Dame du Perpétuel Secours a daigné manifester Sa Maternelle Bonté à l'égard du Père Hall, rédemptoriste. Il était, après plusieurs années de langueur, tombe gravement malade, et se trouvait réduit à un état de faiblesse extrême. Ses confrères commencèrent alors une neuvaine à N.-D. du Perpétuel Secours. La Sainte Vierge parut d'abord vouloir éprouver leur foi ; car on arriva au terme de la neuvaine, sans avoir obtenu aucune amélioration. Au contraire, l'état du malade n'avait fait qu'empirer ; et à tel point que, le neuvième jour, le supérieur, s'attendant à chaque instant à le voir entrer en agonie, voulut entendre une dernière fois sa confession. Mais le lendemain au son de l'Angélus, une révolution étrange s'opère chez le mourant. « Je sentis, raconte-t-il lui-même, comme une nouvelle vie s'insinuer dans tous mes membres ». A l'instant, il se lève, va célébrer la sainte messe, et se remet, comme si sa maladie n'avait été qu'un rêve, à toutes les occupations d'un homme bien portant, et à prêcher nombre de missions très fructueuses en Irlande.

Prière à Marie, pour obtenir une vraie contrition
(Voir ci-dessus au 11e jour)

Treizième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

Le chrétien en cette vie est souvent assiégé par un ennemi cruel qui prétend lui ôter la vie, non la vie du corps, mais celle de l'âme. Et pour être secouru, pour être certainement délivré, que doit-il faire ? invoquer avec confiance le Nom de Marie. Oui, si nous invoquons dans nos tentations la Reine du Ciel, Elle viendra à notre secours. Elle est cette femme de l'Apocalypse, à qui deux ailes d'aigle furent données pour voler au désert. (Apocalypse 12.) Le Bienheureux Amédée dit que ces ailes d'aigle marquent la promptitude avec laquelle Marie, surpassant l'agilité des séraphins, vole toujours au secours de ses enfants. A peine invoquée, elle est là, pour nous protéger. Le moyen donc de vaincre les tentations, et de les vaincre à coup sûr, c'est de recourir à notre Mère en disant et en répétant sans cesse : « Je me réfugie sous votre protection, ô sainte Mère de Dieu ! » Que de victoires les fidèles n'ont-ils pas remportées sur l'Enfer par cette courte, mais puissante invocation !

Prière à Marie, à Son Cœur Immaculé

O Très pure Vierge Marie, je vénère Votre Très Saint Cœur, qui fut les délices et le repos d'un Dieu, ce Cœur tout plein d'humilité, de pureté et d'Amour Divin. Moi, malheureux pécheur, je viens à Vous le cœur rempli, de fange et d'ulcères ; ô Mère de Miséricorde, ne me rejetez pas cependant, mais redoublez à mon égard de compassion et de zèle. Je n'ai nulle crainte que Vous me repoussiez maintenant que j'implore Votre assistance, qui va cherchant les plus malheureux pour les secourir. O ma Souveraine, ne refusez pas Votre pitié à celui à qui Jésus-Christ n'a pas refusé Son Sang. Mais les mérites de ce Sang Précieux ne me seront point appliqués, si Vous ne me recommandez pas à Dieu. C'est de Vous que j'espère mon Salut : je ne Vous demande ni richesses, ni honneurs, ni autres biens terrestres : ce que je Vous demande, c'est la Grâce de Dieu, l'Amour de Votre Divin Fils, l'accomplissement de Sa Volonté, le Paradis pour l'aimer éternellement. Pourriez-Vous repoussez ma prière ? Non, Vous m'exaucez dès à présent, j'en ai la confiance ; déjà Vous priez pour moi ; déjà Vous me procurez les grâces que je sollicite ; déjà Vous me prenez sous Votre protection. O ma mère, ne m'abandonnez point ; continuez, oui, continuez à prier pour moi, jusqu'à ce que Vous me voyiez à Vos pieds dans le séjour des élus, occupé à Vous bénir et à Vous remercier durant toute l'éternité. Ainsi soit-il.


Quatorzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

Pour conserver la vie de la Grâce, il faut que nous ayons la force de résister à tous les ennemis de notre salut; or, cette force ne s'obtient que par le moyen de Marie. « C'est Moi qui possède la force spirituelle, dit l'Auguste Vierge. Dieu a remis ce don entre Mes mains, afin que Je le dispense à Mes serviteurs. Par Mon aide, Mes serviteurs règnent sur la terre en commandant à tous leurs sens et à toutes leurs passions, et ils se rendent ainsi dignes de régner éternellement dans le ciel ». (Proverbes 7). Oh ! Quelle force n'ont pas les sujets de cette grande Reine pour vaincre toutes les tentations de l'enfer ! Lorsque les poussins aperçoivent l'épervier, ils courent aussitôt se réfugier sous les ailes de leurs mères. Agissons de même : quand les tentations viennent nous assaillir, à l'instant, sans raisonner avec elles, allons nous mettre en sûreté sous le manteau de la Vierge Immaculée.

Prière à Marie, à Son Cœur Immaculé.
(Ci-dessus au 13e jour)

Quinzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

Si nous invoquons Marie dans nos tentations, non seulement le secours viendra, mais encore la victoire nous sera assurée. Marie est cette femme forte qui a vaincu le Démon et lui a brisé la tête, en abattant son orgueil. (Genèse 3). L'esprit superbe se voit, à son grand dépit, abattu et foulé aux pieds par cette Vierge bénie. Semblable à celui qui est fait esclave par le droit de la guerre, Satan est condamné pour toujours à obéir aux ordres de notre Reine. Eve, en se laissant vaincre par le serpent, nous a apporté les ténèbres et la mort ; Marie en domptant le Démon, nous a apporté la lumière et la vie, et Elle a si bien enchaîné notre ennemi, qu'il ne peut plus nuire aux fidèles serviteurs de Marie. Quand nous sommes tentés, recourons à Marie, appelons Marie à notre aide, et nous aurons la victoire !

Prière à Marie, notre défense, assurée

Mère de mon Sauveur, l'ingratitude dont j'ai payé pendant tant d'années les Miséricordes de Dieu et les Vôtres, mérite, je l'avoue, que, par un juste châtiment, Vous me priviez de vos soins ; car l'ingrat n'est plus digne de bienfaits. Mais, ma douce Souveraine, j'ai une grande idée de Votre bonté ; je la crois bien supérieure à mon ingratitude. Ne cessez donc point de secourir un pauvre pécheur qui se confie en Vous. O Refuge des pécheurs, ô Mère de miséricorde, daignez tendre la main à un malheureux qui Vous implore, afin de se relever de ses chutes. O Marie, ou défendez-moi, ou dites-moi à qui je dois m'adresser, pour trouver quelqu'un qui puisse me défendre mieux que Vous. Mais, où irai-je chercher une avocate plus compatissante et plus puissante auprès de Dieu, que Vous qui êtes Sa Mère ? En devenant la Mère du Sauveur, Vous avez reçu la mission de sauver les pécheurs et Vous m'avez été donnée pour mon Salut. O Marie, sauvez celui qui Vous implore. Je ne mérite point Votre Amour ; mais le désir que Vous avez de sauver les coupables, me fait espérer que Vous m'aimez : or, si Vous m'aimez, pourrais-je me perdre ? Ma bien-aimée Mère, si je me sauve par Votre secours, comme je l'espère, je ne serai plus ingrat ; je compenserai par d'éternelles louanges et par la plus vive tendresse mon ingratitude passée et Votre Amour pour moi. Au Ciel, où Vous régnerez éternellement, je chanterai à jamais Vos Miséricordes et je ne cesserai de baiser cette douce main qui m'a délivré de l'Enfer autant de fois que je l'ai mérité par mes péchés. O Marie, ô ma Libératrice, mon Espérance, ma Reine, mon Avocate, ma Mère, je Vous aime et Je veux Vous aimer à jamais. Voilà ma plus chère espérance. Ainsi soit-il.


Seizième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

Un Père missionnaire anglais écrivait qu'il avait vu des pécheurs délivrés à l'instant des vices les plus enracinés, par une prière adressée à Notre Dame du Perpétuel Secours. Le fait suivant s'est passé à Rome. Deux frères de bonne famille se prirent un jour de querelle. Dans la violence de la dispute, l'un deux saisit un Stylet pour frapper son adversaire. A cette vue, la sœur de ce malheureux pousse un cri d'effroi, et s'écrie avec un accent d'indicible terreur : « Notre Dame du Perpétuel Secours, ayez pitié de nous ». A peine le jeune homme, ivre de fureur, eut-il entendu cette invocation, qu'il laissa tomber son arme homicide, puis, semblable à un paisible agneau, il embrassa son frère en lui disant avec calme : « Faisons la paix, je t'en prie ». La pieuse sœur ramassa le stylet et le porta à l'autel de la Madone, comme un trophée de la victoire que cette Reine puissante venait de remporter sur une des passions les plus terribles du cœur humain.

Réciter la « Prière à Marie, notre défense, assurée »,
(Ci-dessus au 15e jour)





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Re: Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

Message par Lumen le Dim 20 Oct 2013 - 21:20



Dix-septième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

Tous les hommes sont pécheurs, dit Saint Jean. Aucun homme, par conséquent, n'est digne de s'approcher de Dieu. Heureusement nous avons un Avocat auprès du Père, c'est Jésus-Christ, le Juste par excellence. Frère Charitable, Il sollicitera certainement notre pardon, et, Fils chéri, Il ne manquera pas d'être exaucé. Mais peut-être que la Majesté Divine qui réside en Lui nous effraie ? Rassurons-nous, car nous avons aussi une Avocate en qui nous n'avons rien à redouter : c'est Marie, Sa Mère et la nôtre. Elle a toutes les qualités propres à nous inspirer une confiance sans bornes. Avocate zélée, Elle prend à cœur notre salut. Avocate très sage, Elle connaît les moyens d'apaiser notre juge. Avocate universelle, Elle ne refuse sa protection à personne. Dans nos chutes et nos rechutes, bien loin de nous décourager, recourons avec une perpétuelle confiance à Notre Dame du Perpétuel Secours.

Prière à Marie, refuge des pécheurs

Voici, ô Mère de mon Dieu, mon unique espérance, voici a vos pieds un misérable pêcheur qui implore Votre pitié. Toute l'Eglise et tous les fidèles vous proclament le Refuge des pécheurs ; Vous êtes donc mon Refuge, c'est à Vous de me sauver. Vous savez combien Votre Divin Fils aime notre Salut ; Vous savez ce que Jésus-Christ a souffert pour me sauver. ô ma Mère, je Vous présente les souffrances de Jésus ; le froid qu'Il endura dans l'étable de Bethléem, les pas qu'Il fit dans le voyage d'Egypte, Ses fatigues, Ses sueurs, le Sang qu'Il répandit, la Douleur qui le fit expirer à Vos yeux sur la Croix. Montrez, en me secourant, que Vous aimez ce Fils Adorable, puisque c'est au nom de Votre Amour pour Lui que je Vous prie de me secourir ; tendez la main à un malheureux qui, du fond de l'abîme, Vous supplie d'avoir pitié de lui. Si j'étais un saint, je ne Vous demanderais pas Miséricorde ; c'est parce que je suis un pécheur que j'ai recours à Vous, la Mère des Miséricordes. Je sais que Votre Cœur compatissant trouve sa consolation à aider les misérables, quand leur obstination ne met pas obstacle à Vos faveurs ; consolez donc Votre Cœur Compatissant et consolez-moi, aujourd'hui que vous avez l'occasion de sauver un malheureux condamné à l'enfer, aujourd'hui que Vous pouvez m'aider, puisque je ne veux pas être obstiné. Je me remets entre Vos mains : dites-moi ce que j'ai à faire, et obtenez-moi la force de l'exécuter. je suis résolu de faire tout ce que je puis pour rentrer dans l'amitié de Dieu. Je me réfugie sous Votre Manteau ; Jésus veut que j'aie recours à Vous, afin que, pour Votre Gloire et pour la sienne, car Vous êtes Sa Mère, je sois redevable de mon salut, non seulement à Son Sang, mais encore à Vos prières ; il m'envoie auprès de Vous, pour que Vous me secouriez. O Marie, me voici, je mets en Vous ma confiance ; Vous priez pour tant d'autres, priez, dites aussi une parole pour moi ; dites à Dieu que Vous voulez mon Salut, et Dieu me sauvera certainement. Dites-Lui que je suis à Vous, je ne vous demande pas autre chose. Ainsi soit-il.


Dix-huitième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

Oui, telle est la compassion qu'Elle a de nos misères, tel est l'amour qu'Elle nous porte, qu'Elle prie toujours, et recommence toujours à prier, et ne se rassasie jamais de prier, afin de nous préserver des maux qui nous menacent et de nous obtenir les grâces dont nous avons besoin. Son zèle pour notre défense est insatiable. Cette belle expression est de Saint Germain, qui poursuit en s'écriant avec joie : « O Mère de Miséricorde, qui, après Votre Fils, a autant de zèle que Vous pour nous et pour notre bien ? Qui nous protège comme Vous dans les maux dont nous sommes affligés ? Qui, comme Vous, prend la défense des pécheurs, jusqu'à combattre en quelque sorte pour eux ? Certes, ô Marie, Votre patronage est plus puissant et plus affectueux que nous ne saurions le comprendre. Que nous serions à plaindre, nous, pauvres pécheurs, si nous n'avions pas cette grande Avocate ! Elle est si Puissante, si Miséricordieuse, que le Divin Juge, Son Fils, ne peut condamner les coupables qu'Elle entreprend de défendre ».

Prière à Marie, refuge des pécheurs
(Voir ci-dessus au 17e jour).


Dix-neuvième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

Avocate du genre humain, Marie est si bonne qu'Elle ne refuse de défendre la cause de personne. Elle prend soin du Salut de tous. Elle s'intéresse à tous les fidèles, justes et coupables. Elle se glorifie même d'être appelée l'Avocate des pécheurs, comme Elle l'a déclaré à la Vénérable Sœur Marie Villani. « Après le titre de Mère de Dieu, lui dit-Elle, Je Me fais gloire surtout d'être nommée l'Avocate des pécheurs ». Ah ! Celui-là ferait injure au Cœur de Marie, qui appréhenderait d'aller se jeter à Ses pieds. Loin d'avoir rien de sévère et de terrible, Elle n'est que prévenance, amabilité, bonté. Lisez et relisez tant que vous voudrez les Evangiles, et, si vous trouvez un seul acte de sévérité de la part de Marie, craignez alors de vous approcher d'Elle. Mais vous n'en trouverez aucun ; ayez donc recours à Elle en toute confiance, et Elle vous sauvera par Son intercession.

Prière à Marie, réconciliatrice des pécheurs

Voici, ô Sainte la plus élevée de toutes les créatures, que de cette terre d'exil, je Vous salue, moi misérable rebelle à mon Dieu, digne de châtiments plutôt que de grâce, de sévérité plutôt que de Miséricorde. Si je parle ainsi, ô ma Reine, ce n'est point par défiance de votre bonté. Je sais que Vous Vous glorifiez d'être d'autant plus bienfaisante que Vous êtes plus grande ; je sais que, si Vous Vous réjouissez de Vos richesses, c'est qu'il Vous est donné de les communiquer à des misérables tels que nous. Je sais que plus ceux qui Vous implorent sont coupables, plus Vous avez à cœur de les protéger, de les sauver. O ma Mère, offrez à Dieu, je Vous prie, ces précieuses larmes que Vous avez jadis répandues pour moi à la mort de Votre Fils, et, par leur mérite, obtenez-moi une vraie douleur de mes péchés. O Marie, faites que désormais je me garde bien de Vous affliger de nouveau par mon ingratitude. A quoi me serviraient les larmes que Vous avez versées pour moi, si je persistais à pécher ? À quoi me servirait Votre Miséricorde, si, en réitérant mes infidélités, j'allais me damner ? Oh ! Non, ma Reine, ne le permettez pas. Vous qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez et qui exaucez tous ceux qui Vous prient, voici les deux grâces que je Vous demande et que j'attends, et que j'exige même de Vous : être fidèle à Dieu en ne l'offensant plus, et l'aimer le reste de ma vie autant que je l'ai offensé. Ainsi soit-il.


Vingtième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

Consolez-vous, ô âmes craintives. respirez et prenez courage, ô pauvres pécheurs. Cette Auguste Vierge, Mère de votre Juge et de votre Dieu, est l'Avocate du genre humain. Elle accueille tout le monde et ne refuse de défendre personne. Lisez et méditez l'exemple suivant. Un pêcheur vivait depuis longtemps éloigné des Sacrements, et ne pensait à rien moins qu'à retourner à Dieu. La curiosité l'attire un jour dans une église ; là, pendant qu'il examine les objets les plus dignes de son attention, ses yeux tombent tout à coup sur la Vierge du Perpétuel Secours. Il s'arrête, contemple longtemps la Sainte Image. Un trouble inconnu vient bouleverser son âme ; des remords insupportables déchirent son cœur, et la grâce le poursuit tellement que, ne pouvant plus supporter la honte de son ébat, il va se jeter aux pieds d'un Prêtre, se réconcilie avec Dieu et devient ainsi l'heureuse conquête de Notre Dame du Perpétuel Secours.

Prière à Marie, réconciliatrice des pécheurs
(Voir ci-dessus au 19e jour).

Vingt-et-unième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

L'Eglise nous enseigne à faire monter vers cette Mère compatissante nos cris de détresse, nos soupirs, à verser nos larmes dans son sein. Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — Ah ! si mon fils, mon époux, si mon père pouvait revenir à Dieu !... Adressez-vous à Marie ; Elle a un Cœur qui comprendra vos larmes. De même que Ruth trouva grâce aux yeux de Booz, ainsi Marie a trouvé grâce aux yeux du Seigneur, en obtenant le pouvoir de recueillir les épis échappés aux moissonneurs. Les moissonneurs, ce sont les ouvriers évangéliques, les missionnaires, les prédicateurs, les confesseurs, qui, par leurs travaux, gagnent chaque jour des âmes à Dieu. Mais il y a des âmes rebelles et endurcies, que, malgré tout leur zèle, ils se voient forcés d'abandonner. Il n'est accordé qu'à Marie de sauver par Sa puissante intercession, ces épis délaissés. Il n'est pas au monde de pécheur tellement désespéré et plongé dans la fange du vice, que Marie l'ait en horreur et le repousse. Ah ! Qu'il vienne seulement réclamer Son assistance et cette tendre Mère saura bien prouver qu'Elle a la volonté et le pouvoir de le réconcilier avec Son Divin Fils, en lui obtenant Son pardon.

Prière à Marie pour obtenir une faveur


O Notre-Dame du Perpétuel-Secours, montrez que vous êtes véritablement notre Mère, et obtenez-moi... (On spécifie ici quelle grâce on désire, par exemple : le rétablissement de sa santé, la guérison d'un enfant, la conversion d'un époux, d'un fils, d'un père, la réussite de telle affaire, la victoire sur tel vice, etc., etc..) et la grâce d'en user pour la gloire de Dieu et le salut de mon âme.
O Glorieux saint Alphonse, qui, par votre confiance en la bienheureuse Vierge, en avez obtenu tant de faveurs, et qui nous avez si bien prouvé, dans vos admirables écrits, que toutes les grâces nous viennent de Dieu par l'intercession de Marie, obtenez-moi la plus tendre confiance envers notre bonne Mère du Perpétuel Secoure, et conjurez-là de m'accorder la faveur que je réclame de sa puissance et de sa bonté maternelle.
Père éternel, au Nom de Jésus, et par l'intercession de notre Mère du Perpétuel Secours et de Saint Alphonse, je Vous supplie de m'exaucer, à la plus grande gloire de Dieu et au plus grand bien de mon âme. Ainsi soit-il.


Vingt-deuxième jour
Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — Je tremble pour mon salut.— Ecoutez Saint Bonaventure, cette âme si embrasée de l'Amour Divin, et entrez dans les sentiments de confiance qu'il avait envers notre très aimant Rédempteur Jésus et notre très aimante Avocate Marie. « Le Seigneur m'eût-il l'éprouvé, disait-il, je sais qu'Il ne peut se refuser à quiconque l'aime et le cherche de cœur. Je le serrerai dans les bras de mon amour, et, s'Il ne me bénit, je ne le laisserai point aller ; Il ne pourra se retirer sans m'en traîner avec Lui. Si je ne puis faire autre chose, je me cacherai dans ses plaies. Tant que je demeurerai dans cet asile sacré, Il ne pourra me trouver hors de Lui. Enfin, si mon Rédempteur, à cause de mes péchés, me chasse loin de Lui, j'irai me jeter aux pieds de Sa Mère ; et là, prosterné, je ne partirai point qu'Elle ne m'ait obtenu mon pardon. Car cette Mère de Miséricorde ne saurait être insensible aux misères de ses enfants, ni refuser d'exaucer les misérables qui ont recours à Sa protection, et leur obtenir pardon ».

Prière à Marie pour obtenir une faveur (Voir ci-dessus au 21e jour)


Vingt-troisième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — j'ai tant à souffrir !.... — Courage ! Le Cœur de Marie a tant souffert aussi ! Pouvez-vous craindre qu'Elle ne voit pas vos peines, qu'Elle n'y compatisse point ! Non, certes ; Elle les voit bien mieux que tout autre, et Elle est bien loin d'y être insensible. Entre tous les Saints, il n'en est aucun qui compatisse à nos maux comme la Reine des Saints. « Dans le temps même qu'Elle vivait sur la terre, dit Saint Jérôme, Elle avait le Cœur si compatissant et si tendre envers les hommes, que personne n'a jamais souffert de ses propres peines autant que cette Bonne Mère souffrait de celles des autres ». « Mais, demande ici Saint Pierre Damien, depuis qu'Elle est élevée à la dignité de Reine du Ciel, n'a-t-Elle pas oublié notre misère d'ici-bas ? — A Dieu ne plaise, répond-il, que nous ayons une telle pensée ! Une Miséricorde pareille à celle qui règne dans le Cœur de Marie ne saurait oublier une misère comme le nôtre ».

Prière à Marie pour obtenir sa protection


O ma très Sainte Mère, je vois les grâces que Vous m'avez obtenues, et je vois l'ingratitude dont j'ai usé envers Vous. L'ingrat n'est plus digne de bienfaits ; toutefois, je ne veux point pour cela désespérer de Votre Miséricorde, O ma puissante Avocate, ayez compassion de moi ; Vous êtes la dispensatrice de toutes les grâces que Dieu nous accorde, à nous qui sommes si misérables, et s'Il Vous a rendue si puissante, si riche et si bonne, c'est afin que Vous nous secouriez. Je veux me sauver. Je remets donc entre Vos mains mon Salut éternel, je Vous confie le soin de mon âme. Je veux être inscrit au nombre de vos serviteurs les plus dévoués, ne me Refusez point cette faveur. Vous allez à la recherche des malheureux pour les secourir ; n'abandonnez point un pauvre pécheur qui recourt à Vous. Parlez pour moi ; Votre Divin Fils fait tout ce que vous Lui demandez. Prenez-moi sous Votre protection, et cela me suffit ; car si Vous me protégez, je n'ai rien à craindre ; je ne crains rien de mes péchés, parce que Vous m'en obtiendrez, je l'espère, le pardon de mon Dieu ; je ne crains rien des démons, parce Vous êtes plus puissante que tout l'enfer ; je ne crains même rien de mon divin Juge Jésus-Christ, parce qu'à Votre prière, Il s'apaisera. O ma Mère, protégez-moi donc, et obtenez-moi le pardon de mes péchés, l'Amour de Jésus-Christ, la sainte persévérance, une bonne mort, et enfin le paradis. Il est vrai que je ne mérite point ces faveurs, mais si Vous les demandez pour moi au Seigneur, je les obtiendrais. Priez donc Jésus pour moi. O ma Reine Marie, je mets toute ma confiance en Vous, confiance sur laquelle je me repose, et dans laquelle je veux mourir. Ainsi soit-il.


Vingt-quatrième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

Pour obtenir le perpétuel secours de Marie dans vos perpétuelles misères, honorez-là d'un culte perpétuel qui pourra se pratiquer de la manière suivante : 1° Culte de chaque jour : Réciter chaque jour, matin et soir, trois Ave Maria avec l'invocation suivante : « O Marie, Mère du Perpétuel Secours, priez pour moi ». 2. Culte de chaque semaine : Assister chaque samedi au Saint Sacrifice de la Messe. 3. Culte de chaque mois : Communier et faire la préparation à la mort un dimanche de chaque mois. 4. Culte de chaque année : Célébrer pieusement la fête de Notre Dame du Perpétuel Secours, le 27 juin, par une neuvaine préparatoire terminée par la Sainte Communion le jour de la fête. Ainsi sera réalisé le vrai culte de N.-D. du Perpétuel Secours, qui n'est autre qu'un culte perpétuel envers Marie, un culte de fidélité, de constance et de persévérance, et qui peut se traduire par cette parole : « Si vous êtes fidèle à recourir à Marie, Marie sera fidèle à vous secourir ».

Prière à Marie pour obtenir sa protection
(Ci-dessus au 23e jour)




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Re: Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

Message par Lumen le Dim 27 Oct 2013 - 12:07

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours
 Vingt-cinquième jour
Marie est notre Perpétuel Secours dans les calamités
  
Le péché est la cause unique de tous les châtiments que Dieu nous envoie. Comment peut-on être délivré des fléaux, quand on ne veut point cesser d'irriter le Ciel ? Cependant le Seigneur, en nous frappant, ne cherche point notre ruine, mais notre conversion ; voilà pourquoi Il nous a donné Sa propre Mère pour protectrice perpétuelle. La protection de Marie est plus puissante et plus efficace que tout ce que nous pouvons imaginer. « Depuis longtemps, s'écrie saint Fulgence, le monde serait abîmé, si Marie ne l'eût soutenu par son intercession ». Oh ! Que de sentences de châtiment Elle a dû faire révoquer par Ses douces prières en faveurs des pécheurs qui ont eu recours à Elle ! Quel refuge plus assuré pouvons-nous trouver ailleurs que dans le Cœur compatissant de Marie ? Là le pauvre trouve un asile, le malade un remède, l'affligé une consolation, le délaissé un appui. Que nous serions à plaindre si nous n'avions point cette Mère de miséricorde !
 
Prière à Marie, notre unique espérance après Dieu
 
O Mère du Saint Amour, qui êtes notre vie, notre Refuge et notre Espérance, Vous savez que, non content de se faire notre Perpétuel Avocat auprès du Père éternel, Jésus-Christ Votre Fils veut encore que Vous intercédiez Vous-même auprès de Lui pour nous obtenir les Divines Miséricordes : Il a décrété que Vos prières nous aideraient à nous sauver, et Il leur a donné tant d'efficacité qu'elles sont toujours exaucées. Misérable pécheur que je suis, je m'adresse donc à Vous, ô Espérance des misérables ; par les mérites de Jésus-Christ et par Votre intercession, j'espère sauver mon âme. Telle est ma confiance, et elle va si loin, que, si mon Salut éternel était entre mes mains, je le remettrais dans les Vôtres ; car je me fie plus à Votre Miséricorde et à Votre protection, qu'à toutes mes œuvres. O ma Mère, ô mon Espérance, ne m'abandonnez pas, comme je le mériterais ; considérez ma profonde misère, et laissez-Vous toucher de compassion ; ah ! Secourez-moi, sauvez-moi. J'avoue que, bien des fois, mes péchés ont mis obstacle aux lumières et aux secours que Vous m'obteniez de Dieu ; mais Votre compassion pour les misérables et Votre pouvoir auprès du Seigneur surpassent le nombre et la malice de mes iniquités. Le Ciel et la terre savent que Votre protégé ne saurait se perdre. Que toutes les créatures m'oublient donc, mais Vous, ne m'oubliez pas, Ô Mère du Tout-Puissant. Dites à Dieu que je suis Votre serviteur, dites-Lui bien que Vous prenez ma défense, et je serai sauvé. O Marie, je me confie en Vous ; à la vie et à la mort, toujours je proclamerai que Vous êtes toute mon espérance après Jésus. Ainsi soit-il.
 
 Vingt-sixième jour
Marie est notre Perpétuel Secours dans les calamités
  
Que nous serions à plaindre si nous n'avions pas cette Mère de Miséricorde pour nous secourir dans nos malheurs ! Mais béni soit le Dieu de Miséricorde qui nous a donné Marie tout exprès pour être notre perpétuel secours, afin que nous adressant à Son Cœur toujours Maternel, nous puissions échapper aux peines que nos crimes ont méritées ! Aucune créature ne peut, comme Elle, s'avancer jusqu'à arrêter la Main de Dieu armée du glaive de la Justice pour l'empêcher de frapper les coupables. Cette Reine est si Bonne et si Clémente que, lorsqu'un pécheur vient réclamer Son assistance, Elle ne commence point par examiner ses mérites, elle ne demande point s'il est digne ou non d'être exaucé ; mais Elle écoute et secourt tous ceux qui se présentent. Et qui ne connaît la force qu'ont auprès de Dieu les prières de Marie ? Chacune de Ses prières est comme une loi que le Seigneur a sanctionnée et qui garantit une sentence de Miséricorde et de pardon à tous ceux pour qui Elle intercède ;
 
Prière à Marie pour obtenir la sainte persévérance
 
O Reine du Ciel, Très Sainte Vierge Marie, j'ai ou le malheur autrefois d'être esclave du démon ; mais aujourd'hui je veux me consacrer pour toujours à Votre service : je m'offre pour Vous honorer et Vous servir toute ma vie ; acceptez-moi donc pour Votre serviteur ; je Vous en conjure, ne me rejetez pas comme je le mériterais. O ma Mère, j'ai mis en Vous toutes mes espérances. Je bénis et je remercie Dieu, de ce que, dans Sa Miséricorde, il me donne une si grande confiance en Vous. Il est vrai que, par le passé, j'ai eu le malheur de tomber dans le péché ; mais j'espère, par les Mérites de Jésus-Christ et par Vos prières, en avoir déjà reçu le pardon. Cela cependant ne me suffit pas, ô ma Mère ; je puis encore perdre la Grâce Divine, et cette pensée m'afflige. Je suis continuellement exposé au péril ; mes ennemis ne donnent point ; bien des tentations viendront encore m'assaillir. Protégez-moi donc, ô ma Souveraine, secourez-moi dans tous les assauts de l'Enfer. Ne permettez pas que je commette de nouveau le péché et que j'offense encore Jésus, Votre Divin Fils. Non, non, que je n'aie plus jamais le malheur de perdre mon âme, le Paradis, et mon Dieu. C'est la grâce que je Vous demande, ô Marie, ne me la refusez point ; j'espère l'obtenir par Votre intercession. Ainsi soit-Il.
 
 Vingt-septième jour
Marie est le Perpétuel Secours de la Sainte Eglise
  
Qu'est ce que l'Eglise ? C'est l'épouse de Jésus-Christ qui l'a acquise au prix de Son Sang ; c'est donc la Fille bien-aimée de Marie. Saint Augustin dit que « l'Auguste Vierge a coopéré par Sa Charité à la naissance spirituelle de l'Eglise ». Nous pouvons ajouter qu'Elle y a coopéré par Ses douleurs ; car c'est sur le Calvaire, c'est du Côté percé, c'est du Cœur même de Jésus qu'est née l'Eglise. Saint Antonin nous dit en outre que Dieu a mis l'Eglise entière, non seulement sous le patronage, mais encore sous le domaine de Marie. Or, une mère ne peut pas délaisser sa fille dans la détresse, et une reine puissante ne peut abandonner son domaine à ses ennemis. Aussi, à peine le Sauveur fut-Il mort, que les apôtres regardèrent Marie comme leur Perpétuel Secours. Et Marie ne les a pas trompés dans leur attente ; et Marie n'a pas cessé d'assister la Sainte Eglise ; et l'Eglise reconnaissante n'a pas cessé de l'invoquer en tous ses périls et de lui attribuer l'extinction de toutes les hérésies.
 
Prière à Marie, secours de ceux gui l'invoquent
 
O Mère de Dieu, Reine des Anges et Espérance des hommes, écoutez une âme suppliante qui Vous implore. Aujourd'hui prosterné à Vos pieds, je me consacre pour toujours à Vous en qualité de serviteur, et je m'engage à Vous servir et à Vous honorer de tout mon pouvoir pendant le reste de ma vie. Vous êtes peu honorée, je le sais, par l'hommage d'un être aussi vil et aussi pervers que moi, malheureux qui ai tant offensé Jésus-Christ, votre Fils et mon Rédempteur ; mais si, malgré mon indignité, Vous me recevez pour Votre serviteur, et si, par Votre intercession, vous me rendez digne de l'être, cet acte même de Votre Miséricorde Vous procurera l'honneur qu'un misérable tel que moi ne saurait Vous rendre. Recevez-moi à Votre service, ô ma Mère, ne me refusez pas. C'est pour chercher les brebis perdues que le Verbe éternel est descendu du Ciel, c'est pour les sauver qu'Il s'est fait Votre Fils, et Vous repousseriez une pauvre brebis qui s'adresse à vous pour retrouver Jésus ! Déjà le prix de mon Salut est acquitté ; déjà mon Sauveur a répandu pour moi Son Sang Divin, ce Sang qui suffirait pour sauver des milliers de mondes ; il ne reste plus qu'à m'en appliquer le mérite, et cela dépend de Vous, ô Vierge bénie ; car, dit Saint Bonaventure, Vous pouvez sauver qui Vous voulez. Secourez-moi donc, ô ma Reine ! Ma douce Souveraine, sauvez-moi, je Vous confie mon Âme ; songez à la sauver. O Salut de ceux qui Vous invoquent, dirai-je en terminant, avec le même Saint, sauvez-moi. Ainsi soit-il.
 
Vingt-huitième jour
Marie est le Perpétuel Secours de la Sainte Eglise
 
Dès que parut à Rome, en 1888, l'Image miraculeuse de Notre Dame du Perpétuel Secours, il n'y eut qu'une voix pour s'écrier que Dieu voulait donner à son Eglise persécutée une protection de plus. Ce fut là le sentiment unanime des Romains, et le glorieux Pontife Pie IX semblait l'avoir partagé. Car, non content de s'empresser de rétablir le culte de la Sainte Image et d'enrichir d'indulgences les prières composées en son honneur, il voulut lui-même, comme le plus humble des fidèles, aller s'agenouiller à ses pieds. Le 6 mai 1800, au moment même où commençait l'exercice du soir dans l'Eglise Saint Alphonse. Pie IX apparut tout à coup et vint prier quelques instants à l'autel de Notre Dame du Perpétuel Secours. Il fut aussi l'un des premiers à inscrire son nom comme membre de l'Archiconfrérie de N.-D. du Perpétuel Secours. Il fit placer une copie de cette Image miraculeuse dans son oratoire, où elle fut un des objets privilégies de sa dévotion. C'est là, sans doute, en la contemplant, qu'il trouva le secret de cette confiance sans bornes qui l'anima au milieu de la crise terrible que traversait l'Eglise.
 
Prière à Marie, pour obtenir diverses faveurs
 
O Sainte Vierge Marie, qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, je Vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu ; dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de la mort. Donnez-moi, ô Charitable Mère, la pensée et l'habitude de recourir toujours à Vous, car je suis sûr que, si je Vous invoque fidèlement, Vous serez fidèle à me secourir. Procurez-moi donc cette grâce des grâces, la grâce de Vous prier sans cesse et avec la confiance d'un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j'obtienne Votre Perpétuel Secours et la persévérance finale. Bénissez-moi, ô tendre et secourable Mère, et priez pour moi, maintenant et à l'heure de ma mort. O Mère du Perpétuel Secours, protégez aussi tous ceux que j'aime : le Souverain Pontife, l'Eglise, ma patrie, ma famille, mes amis, mes ennemis, tous les malheureux, et enfin les pauvres Ames du Purgatoire. Ainsi soit-il.
 
Vingt-neuvième jour
Marie est le Perpétuel Secours des mourants
 
Le saint homme Job a dit avec raison que la vie de l'homme ici-bas est une suite non interrompue de combats (Job, 7). mais de tous ces combats le plus redoutable est sans contredit le dernier, celui que nous appelons agonie, combat non seulement entre la vie et la mort, mais encore et surtout entre le Ciel et l'Enfer, qui se disputent une âme. Oui, c'est alors que l'Enfer déploie ses ruses et ses forces contre cette âme, car il sait qu'il lui reste peu de temps pour la gagner, et que, s'il la perd alors, c'est pour toujours. Ainsi le démon qui la tentait ordinairement pendant la vie, ne vient pas seul alors pour l'attaquer. Et quel homme, me direz-vous peut-être avec Saint Rémi, quel homme sera victorieux dans cette lutte suprême ? je réponds : Celui-là sera victorieux alors et sera sauvé, qui durant sa vie aura été un véritable serviteur de Marie. Cette tendre Mère ne saurait abandonner son enfant au moment décisif ; et Elle ne permettra point qu'il soit à jamais perdu.
 
Prière à Marie, pour obtenir une bonne mort
 
O Marie, Mère de bonté et de Miséricorde, quand je considère mes péchés et que je pense à ce moment où je dois rendre le dernier soupir, je tremble et je frémis. O ma tendre Mère, mes espérances sont dans le Sang de Jésus-Christ et dans Votre intercession. O Consolatrice des affligés, ne m'abandonnez point alors ; ne manquez pas de me consoler dans cette suprême affliction. Si à présent je suis déjà si tourmenté par le souvenir des péchés que j'ai commis, par l'incertitude de mon Salut, par le danger de retomber, par la rigueur de la Divine Justice, que deviendrai-je alors ? Ah ! Ma Souveraine, avant l'heure de ma mort obtenez-moi une vive douleur de mes péchés, un véritable amendement, et une grande fidélité à Dieu pendant le reste de ma vie. Et lorsque je toucherai à mes derniers moments, ô Marie, mon espérance, assistez-moi dans les terribles angoisses que j'aurai à subir ; fortifiez-moi contre le désespoir à la vue de mes péchés, que le démon me remettra sous les yeux ; obtenez-moi la grâce de Vous invoquer alors plus souvent, afin que j'expire ayant à la bouche Votre Doux Nom et celui de Votre Adorable Fils. Vous avez accordé cette grâce à tant d'âmes qui Vous ont été dévouées ; je la désire et je l'espère aussi pour moi. Ainsi soit-il.
 
Trentième jour
Marie est le Perpétuel Secours des mourants
 
Marie ne permettra pas que celui qui a espéré en Elle soit éternellement confondu, perdu. Ce serait imprimer une tâche à Son Nom, à Sa fidélité, à Sa bonté. Savez-vous ce que fait Marie ? Selon Saint Bonaventure, lorsque ses serviteurs sont sur le point de mourir, Elle envoie à leur secours Saint Michel et tous les Anges dont il est le chef ; Elle leur ordonne d'aller les défendre contre les tentations des démons, et de recevoir le dernier soupir de tous ceux qui n'ont pas cessé de se recommander d'une manière spéciale à Sa protection. Saint Vincent Ferrier nous assure la même chose en disant qu'Elle vient en personne recevoir les âmes des mourants. Oui, cette Reine pleine de tendresse les accueille sous Son Manteau et les présente Elle-même à leur Juge, qui est Son Fils ; en leur prêtant ainsi son appui, Elle leur obtient infailliblement la grâce du Salut. Oh ! Quel bonheur pour nous si, à la mort, la Mère de Dieu vient ainsi à notre secours !
 
Prière à Marie, consécration de soi-même
 
Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, que j'aime tant à honorer sous le beau titre de Mère du Perpétuel Secours, moi, N... quoique très indigne d'être Votre serviteur, excité néanmoins par Votre admirable Bonté et par le désir de Vous servir, je Vous choisis aujourd'hui en présence de mon Ange Gardien et de toute la Cour Céleste, pour ma Souveraine spéciale, mon Avocate et ma Mère ; je prends la ferme résolution de Vous aimer et de Vous servir toujours désormais, et de faire tout ce qui sera en moi pour que Vous soyez aimée et servie aussi des autres. O Mère de Dieu, ma bonne et très aimable Mère, par le Sang de Votre Divin Fils répandu pour moi. Je Vous supplie de me recevoir pour toujours au nombre de Vos enfants et de Vos serviteurs dévoués. Assistez-moi dans toutes mes pensées, mes paroles et mes actions, jusqu'à la fin de ma vie, en sorte que tous mes pas et tous mes soupirs tendent à la plus grande gloire de Dieu ; faites, par Votre puissante intercession, que je n'offense plus Jamais mon Bien-Aimé Jésus, mais que je le glorifie et que je l'aime. Faites que je Vous aime aussi, ô ma chère et Bien-Aimée Mère, afin que j'aie un jour le bonheur de Vous voir et de Vous aimer dans le Saint Paradis durant tous les siècles. Ainsi soit-il.
 
Trente-et-unième jour
Marie est le Perpétuel Secours des mourants
 
Grande sera notre joie à l'heure de la mort, si nous pouvons alors nous rendre le témoignage d'avoir aimé cette Bonne Mère, toujours fidèle à récompenser ceux de ses enfants qui ont été fidèles à la servir et à l'honorer par des visites, par la récitation du chapelet, etc. Nous ne serons pas même privés de cette consolation pour avoir vécu un temps dans le péché, si désormais nous tâchons de nous bien conduire et de servir fidèlement cette Reine si Clémente et si généreuse. Dans les angoisses de notre agonie et dans les tentations de désespoir que le démon nous inspirera, Elle nous fortifiera et portera la bonté jusqu'à venir Elle-même nous assister à nos derniers moments. Et pourquoi notre confiance n'irait-elle pas jusqu'à espérer que Marie viendra alors nous consoler par Sa présence, si nous la servons avec amour tout le reste de notre vie ! Elle a promis à Sainte Mechtilde d'accorder cette précieuse faveur à tous ceux qui la servent fidèlement en ce monde. Oh ! Quelle consolation de voir Marie à l'heure suprême !
 
Prière à Marie, consécration de sa famille
 
O Notre Dame du Perpétuel Secours. Vierge bénie et Immaculée, notre Reine et notre Mère, Refuge et Consolation de tous les malheureux, prosterné devant Votre Trône avec toute ma famille, je Vous choisis pour ma Souveraine, ma Mère et mon Avocate auprès de Dieu. Je me consacre pour toujours à Votre service, avec tous ceux qui m'appartiennent ; et je Vous prie, ô Mère de Dieu, de nous recevoir au nombre de vos serviteurs, en nous prenant sous Votre protection, en nous secourant durant notre vie et plus encore au moment de notre mort. O Mère de Miséricorde, je Vous établis maîtresse et gouvernante de toute ma maison, (de mes enfants), de mes intérêts, de toutes mes affaires ; ne refusez point d'en prendre soin, et disposez de tout selon Votre bon plaisir. Bénissez moi donc avec toute ma famille, et ne permettez pas qu'aucun de nous offense jamais Votre Divin Fils. Défendez-nous dans les tentations, délivrez-nous des dangers, pourvoyez à nos besoins, conseillez-nous dans les doutes, consolez-nous dans les afflictions, assistez-nous dans les maladies et principalement dans les angoisses de la mort. Ne souffrez pas que le démon se glorifie jamais de nous tenir sous son esclavage, puisque nous Vous sommes désormais consacrés ; mais faites que nous allions remercier, louer et aimer notre Rédempteur Jésus et Vous dans la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il.
 
Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.

Lumen
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Re: Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

Message par Lumen le Jeu 5 Déc 2013 - 18:55

« La prière de Juin : Le Christ Maître et Souverain - 30ème neuvaine de messes pour la France »
Rosaire pour la France le 27 juin

Par Admin le vendredi 21 juin 2013, 10:32 - PRIERES POUR LA FRANCE - Lien permanent

Geneviève nous propose pour la Fête de Notre Dame du Perpétuel Secours :
Un Rosaire perpétuel pour la France le 27 juin 2013

Nous pouvons nous inscrire à une heure bien précise pour que ce rosaire soit continu toute la journée. Nous proposons aussi la Prière à Notre Dame du Perpétuel Secours qui se trouve à la fin.

Dans un premier temps remplissons les cases vides, mais il peut y avoir aussi plusieurs personnes la même heure.

Inscrivez vous à contact @ prions-pour-la-france.com ou en laissant un commentaire.

Les Soeurs de plusieurs Carmel dont de Lourdes sont inscrites

L'abbaye Bénédictine de Belloc est inscrite (64)

. 0 - 1 H Françoise - Marie - Joseph - Gilbert

. 1 - 2 H Philippe - Jeannette

. 2 - 3 H Geneviève - André - Hélène - Geneviève

. 3 - 4 H Michèlle
. 4 - 5 H Marie-Ange

. 5 - 6 H Geneviève
. 6 - 7 H Andrée - Anna
. 7 - 8 H Germaine - Ginette - Marie Rose
. 8 - 9 H Laurent - Françoise
. 9 - 10 H Victoire - Abel - Anne -Marie - Monique
. 10 - 11 H Marius - Jeanne - Elise - Annie - Nicole - Maria
. 11 - 12 H Armande - Geneviève - Nicole
. 12 - 13 H Nadine - Yvette
. 13 - 14 H Jean-Norbert - Jeannette - Jeanne
. 14 - 15 H Béatrice - Madeleine - Alain - Paulette - Annie - Isabelle - Jean Louis
. 15 - 16 H Michelle - Françis - Nissa - Danielle - Nicole - Thérése - Christiane - Xavier
. 16 - 17 H Jean-Louis - Gisèle
. 17 - 18 H Jeanne - Madeleine
. 18 - 19 H Pierre - Marie-Eugénie - Claude
. 19 - 20 H Bernadette - Madeleine
. 20 - 21 H Robert - Léontine - Régis - Nicolas
. 21 - 22 H Marie-Thérèse - Françis - Claudie
. 22 - 23 H Marie-Françoise - Fernand - Marie Thérèse
. 23 - 24 H Marie-Agnèle - Marie-Joseph

Inscrivez vous à contact @ prions-pour-la-france.com

Prière à Notre Dame du Perpétuel Secours



O sainte Vierge Marie,

qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes,

avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel-Secours,

je vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu:

dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés,

dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de ma mort.

Donnez-moi, ô charitable Mère,

la pensée et l'habitude de recourir toujours à vous;

car je suis sûr que, si je vous invoque fidèlement,

vous serez fidèle à me secourir.

Procurez-moi donc cette grâce des grâces,

la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d'un enfant,

afin que, par la vertu de cette prière fidèle,

j'obtienne votre Perpétuel Secours et la persévérance finale.

Bénissez-moi, ô tendre et secourable mère,

et priez pour moi, maintenant et à l'heure de ma mort.

Ainsi soit-il.



http://www.prions-pour-la-france.com/post/2013/06/21/Rosaire-pour-la-France-le-27-juin





Prière du XI° siècle

"Dieu Tout-Puisant et Eternel, qui avez établi l'empire des Francs, pour être dans le monde l'instrument de Vos divines volontés, le glaive et le bouclier de Votre Sainte Eglise, nous Vous en prions, prévenez toujours et partout de Votre céleste lumière, les fils suppliants des Francs, afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser Votre règne en ce monde et que, pour accomplir ce qu'ils auront vu, ils soient remplis de charité, de force et de persévérance.
Par Jésus-Christ Notre Seigneur.
Ainsi soit-il."

Prière du XI° siècle, récitée dans les églises des Gaules.
In Mgr Gay, Sainte Clotilde et les origines chrétiennes de la nation et monarchie françaises, éd. Enault et Vuaillat, Paris, 1867.




Acte de rénovation des promesses baptismales de la France chrétienne

"Au nom des saints évêques et des saints moines qui ont pétri, dans la Justice et dans la Vérité, dans l'amour du Beau et du Bien, l'âme de notre patrie ; au nom de ces anges visibles de la France qui s'appelèrent Clotilde, Geneviève, Jeanne d'Arc : souvenez-vous de vos miséricordes, ô mon Dieu, et refaites avec notre pays régénéré en ses formes sociales modernes, l'alliance que votre serviteur Rémi a signée jadis avec nos pères, les Francs du V° siècle, innova dies nostros sicut a principio ! (1) Souvenez-vous des temps anciens, de notre fidélité séculaire aux serments des premiers jours, memento dierum antiquorum ! (2) Car la France qui vous implore aujourd'hui, c'est la France de Clovis qui fit triompher la foi de Nicée de l'hérésie arienne ; - la France de Charles Martel, qui ferma à l'Islam les portes de l'Occident ; - la France de Pépin et de Charlemagne, qui défendit contre les Barbares le patrimoine de saint Pierre et assura pour mille ans, par son épée, l'indépendance du siège apostolique ; - la France d'Urbain II, qui provoqua et soutint avec ses chevaliers l'héroïque mouvement des Croisades ; - la France de saint Louis, qui réalisa au milieu des nations le type idéal du gouvernement chrétien ; - la France religieuse et dévote, à qui sa piété envers la Vierge, mère de Dieu, a valu le titre glorieux de royaume de Marie ; - la France des missions catholiques, dont le sang n'a cessé de couler sur les plages lointaines pour rendre témoignage au Christ Jésus ; - la France ardente et généreuse, qui a multiplié, comme aucun autre peuple ne l'a fait, les sacrifices pour toutes les saintes causes, et dont le nom est resté synonyme d'apostolat, de dévouement et de charité.
[…]
Ô Christ Rédempteur, qui êtes la lumière du monde, la Voie, la Vérité et la Vie, à qui tout pouvoir appartient sur la terre comme dans les cieux, nous reconnaissons votre souverain domaine sur nous, sur nos familles, sur la nation tout entière.
Que votre Nom soit glorifié par le peuple français !
Que votre règne social s'établisse parmi nous !
Que votre divine volonté inspire et dirige tous ceux qui nous gouvernent !
Ô Christ Jésus, qui seul avez les paroles de la vie éternelle, nous aussi, fils de la France chrétienne, héritiers de ses promesses et solidaires de ses fautes, nous revenons à vous pour renouveler, dans une protestation de fidélité et d'amour, les saints engagements de notre baptême. Nous avons transgressé vos lois et nos péchés se sont multipliés : Pardon, Seigneur, pour nos offenses personnelles ! Oubliez nos iniquités et entendez notre prière ! Car nous sommes résolus désormais à affirmer sans faiblesses, par des paroles et par des actes, notre foi de catholiques et de Français.
Nous croyons fermement tout ce que l'Eglise, interprète infaillible de la Vérité, nous enseigne ! Nous répudions les doctrines qu'elle réprouve ! Nous tenons pour suspectes et mauvaises les œuvres et les sociétés qu'elle condamne. Votre Evangile sera la règle de notre conduite, et nous consacrons à votre divin Cœur, ô Jésus, nos personnes et nos biens, nos foyers, notre patrie, la France qui se repent, qui souffre et qui espère.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Ainsi soit-il."

Extraits de l'Acte de rénovation des promesses baptismales de la France chrétienne, 1896.

(1) : Lamentations 5.
(2) : Deutéronome 32, 7.




Prière pour demander l'avènement du Règne du Sacré-Coeur

Au nom du Sacré-Cœur de Jésus et par l'intercession de Marie Immaculée, très humblement prosternés devant Votre Majesté, ô Dieu Tout-Puissant, nous Vous supplions de bien vouloir envoyer Saint Michel pour qu'il nous secoure dans notre détresse.
Daignez Vous souvenir, Seigneur, que dans les circonstances douloureuses de notre histoire, Vous en avez fait l'instrument de vos miséricordes à notre égard. Nous ne saurions l'oublier. C'est pourquoi nous Vous conjurons de conserver à notre patrie, coupable mais si malheureuse, la protection dont Vous l'avez jadis entourée par le ministère de cet Archange vainqueur.
C'est à vous que nous avons recours, ô Marie Immaculée, notre douce Médiatrice, qui êtes la Reine du Ciel et de la terre. Nous vous en supplions très humblement, daignez encore intercéder pour nous. Demandez à Dieu qu'Il envoie Saint Michel et ses Anges pour écarter tous les obstacles qui s'opposent au règne du Sacré-Cœur dans nos âmes, dans nos familles et dans la France entière.
Et vous, ô Saint Michel, prince des milices célestes, venez à nous. Nous vous appelons de tous nos vœux ! Vous êtes l'Ange gardien de l'Eglise et de la France, c'est vous qui avez inspiré et soutenu Jeanne d'Arc dans sa mission libératrice. Venez encore à notre secours et sauvez-nous ! Dieu vous a confié les âmes qui, rachetées par le Sauveur, doivent être admises au bonheur du Ciel. Accomplissez donc sur nous la mission sublime dont le Seigneur vous a chargé. Nous plaçons tous nos intérêts spirituels, nos âmes, nos familles, nos paroisses, la France entière, sous votre puissante protection. Nous en avons la ferme espérance, vous ne laisserez pas mourir le peuple qui vous a été confié !
Combattez avec nous contre l'enfer déchaîné, et par la vertu divine dont vous êtes revêtu, après avoir donné la victoire à l'Eglise ici-bas, conduisez nos âmes à l'éternelle Patrie. Ainsi soit-il.

Composée par Martin Drexler (1902), cette prière a reçu l'imprimatur du Cardinal Richard, Archevêque de Paris. La Sainte Vierge avait déclaré au voyant, qu'avec les prières de Léon XIII après la messe, ces supplications obtiendraient le triomphe de l'Eglise et le salut de la France. « Je suis toute miséricorde, lui dit-elle. Je veux sauver la France, mais il faut prier Saint Michel. Si on ne le prie pas, il n'interviendra pas ».




Prière à Saint Michel pour la France

Grand Prince de la milice céleste, établi par la Providence divine le protecteur spécial de la France, de grâce ne transportez pas à une autre nation le glorieux privilège de vous avoir pour Ange tutélaire.

Ah ! ne souffrez pas que notre Patrie cesse d’être la fille aînée de l’Eglise et que son glorieux titre passe à un autre peuple !

Opposez à ses défaillances actuelles la fidélité séculaire de son passé. Souvenez-vous que cette terre confiée à votre sollicitude, fécondée par les sueurs et le sang de nombreux apôtres et martyrs, fut illustre entre toutes par les vertus de ses enfants, depuis Saint Germain et Sainte Geneviève jusqu’aux âmes généreuses qui, de nos jours encore, réagissent contre les envahissements du mal par l’énergie de leur foi et la sainteté de leurs oeuvres.

Ô glorieux Archange, faites-vous notre avocat devant le Très-Haut.

Obtenez pour la France, notre chère Patrie, la paix dont elle a tant besoin à l’intérieur et à l’extérieur.

Obtenez-lui un prompt et sincère retour à l’antique foi, source de sa force et de sa grandeur, afin qu’après avoir été humiliée sous les châtiments du Ciel pour ses fautes, elle se relève purifiée et retrempée, capable des mâles vertus qui ont fait sa gloire dans les siècles passés.

Ainsi soit-il.

Prière Indulgenciée

Source : Chrétienté.info


Marcel Van (1928-1959)

"Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton Amour et lui en montrer toute ta tendresse. Fais que, remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester à jamais fidèles et de travailler d'un coeur ardent à répandre ton Règne dans tout l'univers. Amen".

Cette prière a été dictée par le Christ le 14 novembre 1945 au jeune novice rédemptoriste Marcel Van (1928-1959). Jésus la lui avait ainsi présentée : "Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent." Il lui dit ensuite : "Ô mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon coeur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter. Quant à toi, mon enfant, je veux que tu la récites aussi, mais tu la réciteras également en français."

A visiter : Les Amis de Van


Marthe Robin (1902-1981)

"O Père, ô mon Dieu, délivrez, sauvez maintenant votre France. Préparez le cœur de vos enfants à la mission qu'ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations, pour l'Eglise tout entière.
O Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent maintenant à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir.
Conduisez-les, ô mon Dieu, chacun à sa place et chacun à sa mission.
Imposez-leur vous-même tout ce que vous voudrez de chacun d'eux et de tous.
Que rien ne soit l'effet de leur propre choix mais uniquement de votre unique volonté d'amour.
Vierge immaculée, ne les laissez pas s'égarer ni se tromper.
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Saints et saintes de France, intercédez pour nous."

Marthe Robin (1902-1981), cité in "La France, textes fondateurs du roi David à Jean-Paul II", p.112 (éd. F.-X. de Guibert, Paris, 1996)


Pie XII (1876-1958

"O Mère céleste, Notre-Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, aidez-la à s'abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent stériles, ou tout au moins bien peu féconds, qu'elle s'unisse à tous les gens de bien des autres peuples, parvienne à s'établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l'harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière. Amen."

Pie XII (1876-1958).


Jean-Paul II (1920-2005)

"Ici, sur cette terre de France, je confie, ô Mère de Dieu, à ton amour maternel les fils et les filles de ce peuple. Ils n'ont pas cessé de t'honorer, dans leurs traditions, dans l'art de leurs cathédrales, dans leurs pèlerinages, dans la piété populaire comme dans la dévotion des auteurs spirituels, sûrs de demeurer proches du Christ en te contemplant, en t'écoutant, en te priant. Beaucoup ont tenu à se consacrer à toi, y compris des rois, comme l'a fait Louis XIII au nom de son peuple.
O Marie, obtiens pour ces frères et sœurs de France les dons de l'Esprit Saint, afin de donner une nouvelle jeunesse, la jeunesse de la foi, à ces chrétiens et à leurs communautés, que je confie à ton Cœur Immaculé, à ton amour maternel."

Jean-Paul II (1920-2005), Lourdes, 14 août 1983.




Prière à Notre-Dame de France, Reine de la Paix

"O Marie, Vierge immaculée, sainte Mère de Dieu, exaltée par le Seigneur comme la reine de l'Univers pour être plus totalement conformée à votre Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort, nous venons à vous pleins de confiance et d'affection filiale.
Nous nous réjouissons de pouvoir vous saluer, avec les saints et les saintes de notre terroir, comme reine de France.
Nous voulons, pour notre part, ratifier les engagements du baptême de notre pays à Reims. Nous voulons, en notre temps, renouveler la consécration à Dieu de nos personnes par l'intercession de votre Cœur immaculé.
A votre exemple et avec votre assistance, nous voulons nous engager à la suite du Christ, votre divin Fils, dans une vie authentiquement évangélique.
Par l'adoration et la louange à Dieu ;
Par notre fidélité aux commandements du Seigneur et à l'esprit des béatitudes ;
Par notre conversion personnelle et permanente ;
Par notre solidarité effective avec tous ceux qui sont privés de biens spirituels et matériels.
Nous voulons, ô reine de la Paix, nous mettre à votre écoute pour être des artisans de miséricorde et de paix, dans nos familles, nos professions, nos cités, dans la société tout entière et ainsi "construire la civilisation de l'amour".
Notre-Dame de France, Reine de la Paix, intercédez pour nous !"

Prière rédigée à l'occasion de l'érection de la statue de Notre-Dame de France à Baillet-en-France, le 15 octobre 1988.
Imprimatur de l'évêché de Pontoise, 7 octobre 1988.

A consulter :
La France – Textes fondateurs du roi David à Jean-Paul II
Paris, Editions F-X de Guibert, 1996
Association pour le XV° centenaire de la France (496-1996)
B.P. 10414
75814 Paris Cedex 17


(*) : L'expression "Fille aînée de l'Eglise", employée par Jean-Paul II lors de son voyage en France et jamais remise en question, mérite cependant une précision : la France n'est pas la première nation à avoir été baptisée, mais l'Arménie - qui mériterait donc ce qualificatif de "Fille aînée de l'Eglise".

Frère Maximilien-Marie rappelle fort utilement les précisions suivantes sur son blog :

1. C’est en l’an 301 que le Roi d’Arménie Tiridate IV et tout son peuple embrassent la foi chrétienne à la suite de la prédication de Saint Grégoire l’Illuminateur. Le premier Etat qui devint officiellement chrétien, est le Royaume d’Arménie.

2. Esuite, entre 320 et 340, c’est l’Ethiopie (en ce temps-là on parlait plutôt d’Abyssinie) qui se convertit grâce à l’apostolat de Saint Frumence : le Roi Ezana fit du christianisme la religion d’Etat de son royaume.

3. Ce n’est qu’ensuite, en 380, que l’édit de Théodose 1er le Grand fit du christianisme la religion officielle de l’Empire Romain.

4. Le baptême de Clovis et la conversion de son peuple n’arrivent enfin qu’en quatrième position : en 496 selon la date couramment admise.




Lumen
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