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La montée et la chute de la « pharmacratie »

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La montée et la chute de la « pharmacratie »

Message par n111 le Mar 18 Déc 2007 - 21:30

La montée et la chute de la « pharmacratie »

Par Christophe Kent, DC, JD

Le psychiatre Thomas S. Szasz (1) a considérablement écrit sur la médicalisation de la politique américaine. La médicalisation est définie comme un procédé ou une tendance où le phénomène, qui appartenait à un autre champ telles l'éducation, la loi, la religion, et ainsi de suite, a été redéfini comme un phénomène médical. (2) Ainsi, la médicalisation est un procédé par lequel la profession médicale affirme son autorité sur une sphère de la vie précédemment surveillée par les gardiens de la moralité.

Szasz décrit les idéologies de la légitimation : la théocratie (le pouvoir de Dieu) ; la démocratie (le pouvoir du peuple) ; le socialisme (l'égalité sociale) ; et la pharmacratie (l'État thérapeutique). L'apparition de l'État thérapeutique est un produit du vingtième siècle.

La montée du gouvernement dans les soins de santé

De 1776 à 1914, le gouvernement fédéral n'a joué aucun rôle dans la médecine civile. En 1914, la première législation antinarcotiques a été promulguée. Comme le siècle progressait, le rôle du gouvernement fédéral dans la médecine a explosé. Szasz énumère les statistiques suivantes :

- En 1950, les subventions à l'Institut national pour la santé mentale étaient de l’ordre de moins de 1 million $. En 1992, elles ont atteint 1 milliard $.
- En 1965, lorsque Medicare et Medicaid ont été promulgués, leurs coûts étaient d’approximativement 65 milliards $. En 1993, ils atteignaient presque 939 milliards $.
- Entre 1960 et 1998, les dépenses publiques pour les soins de santé ont augmenté de plus de 100 fois, de 35$ à 3 633$.
- En plus de tous ces coûts, les dépenses gouvernementales, en général, ont augmenté d'un budget de 13,6 milliards $ pour l’année fiscale de 1941, à 1,65 trillions $ en 1998.

Une des plus grandes perspicacités de Szasz est sa description du procédé où la contrainte s’est transformée en thérapie médicale :

1. La « condition » du sujet est diagnostiquée comme une maladie.
2. L'intervention imposée est définie comme un traitement.
3. Les législateurs et les juges ratifient ces catégorisations comme des
« maladies » et des « traitements ».

La contrainte devient une mesure de santé publique

Le rôle traditionnel de contrainte comme une mesure de santé publique traitait de la transmission de maladies transmissibles. Les personnes avec des maladies transmissibles étaient mises en quarantaine (comme pour la rougeole) ou bannies (comme pour la lèpre). Pourtant, comme un nombre grandissant de comportements étaient définis comme des « maladies », des traitements forcés ont été ajoutés à l'armada disponible pour la santé publique et aux autorités.

Les conditions des médicalisés incluent des dispositions aussi diverses que la passion du jeu (3), fumer (4), les violences armées (5) et le racisme (6). La contrainte n'est pas uniquement utilisée pour isoler les personnes avec des maladies transmissibles, mais pour forcer des traitements sur les personnes atteintes de la tuberculose, de l'alcoolisme, et une pléthore de maladies mentales où le sujet est estimé comme une menace envers « lui-même et les autres ». Les enfants sont particulièrement susceptibles aux interventions médicales contraintes, s’étendant de la vaccination aux drogues qui modifient leurs comportements pour des diagnostiques aussi douteux que le ADD/ADHD. Même lorsque les parents choisissent des sources alternatives de soins de santé, des tribunaux ont ordonné des traitements dangereux contre la volonté des deux parents. La pharmacratie a mené à une déférence sans aucune critique pour les interventions allopathiques par les corps législatifs et les tribunaux.

Heureusement, la pharmacratie est un paradigme du vingtième siècle. Comme nous approchions le tournant du siècle (et le nouveau millénaire), une révolution subtile se dessinait à l’horizon. Malgré des mesures économiques décevantes et les autorités culturelles de la médecine, les Américains ont cherché à reprendre le contrôle de leurs vies et se sont tournés vers des sources « alternatives » de soins en nombre sans précédent.

Une étude par Eisenberg (7) a révélé qu’en 1990, 34 % des personnes interrogées ont utilisé au moins une intervention « non conventionnelle » dans l'année précédente. En effet, leurs visites aux praticiens « alternatifs » dépassaient leurs visites aux praticiens médicaux de soins primaires pour cette année. Un suivi de l’étude (Cool en 1997 a rapporté que l’utilisation de soins de santé « alternatifs » avait augmenté à 42,1 %. Les dépenses totales pour les frais complémentaires ont doublé.

Et la tendance se poursuit. Kessler (9) a rapporté que 67,6 % des personnes interrogées avaient utilisé au moins une approche « complémentaire » ou « alternative » aux soins de santé dans leur vie. Selon l'article, cette utilisation par les Baby Boomers se situe à 50 %, et l'utilisation par la génération après les Baby Boomers (qui a atteint l'âge de 33 ans) est de 70 %.

La révolution du bien-être

Cependant, la vraie révolution ne se situe pas dans la recherche de techniques différentes pour traiter la maladie. C'est l'apparition d'une perspective différente sur la condition humaine. C’est la distinction entre « le traitement alternatif » et le « bien-être ». Les gens ont réalisé que les valeurs d’un traitement médical peuvent être dans le bon contexte, que ça ne concerne pas les problèmes de centres vitaux à propos de la condition humaine.

L'économiste légendaire Paul Zane Pilzer (10) a écrit, « Ce que nous appelons le commerce des « soins de santé » est vraiment le commerce de la maladie. La somme de 1,4 trillions $ que nous consacrons aux soins médicaux concerne le traitement des symptômes de la maladie. Ça concerne très peu le fait d’être plus forts ou plus en santé ». Pilzer prédit que le bien-être des gens est destiné à devenir une industrie de trillions de dollars.

Pilzer a écrit, « Je définis le « bien-être » comme de l'argent dépensé pour vous faire sentir plus en santé, même lorsque vous n'êtes pas « malades » selon les termes médicaux standards. Tant que nous nous fixons sur les bénéfices financiers et de style de vie du commerce, le véritable bénéfice est ce que vous pouvez faire pour changer une vie, et les vies de toutes les personnes qui sont touchées par cette vie ».

La chiropratique est parfaitement positionnée pour fournir le leadership pour le mouvement de bien-être des gens, laquelle a une révolution et une renaissance. Nous avons l'occasion d'amener plus de plénitude et de joie à l'humanité que jamais auparavant. Relèverons-nous le défi ou abdiquerons-nous notre droit d’aînesse en limitant notre vision? Ouvrez votre esprit, ouvrez votre cœur, et laissez briller la lumière. Relevez le défi et changez le monde.


Références

1. Szasz TS: The therapeutic state: the tyranny of pharmacracy. The Independent Review 2001;5(4):485.
2. Sato A: Medicalization and medicalization theories
3. Potenza MN, et al: Pathological gambling. JAMA 2001;286(2):141.
4. Antidepressant therapy may help COPD patients stop smoking. Reuters. London. 7/26/01.
5. New AMA president takes on gun lobby. Reuters. Chicago. 6/21/01.
6. Racism as mental illness. ABCNews.com. 6/1/01.
7. Eisenberg DM, et al: Unconventional medicine in the United States. Prevalence, costs, and patterns of use. New England Journal of Medicine 1993;328(4):246.
8. Eisenberg DM, et al: Trends in alternative medicine use in the United States, 1990-1997. JAMA 1998;280(18):1569.
9. Kessler RC, et al: Long-term trends in the use of complementary and alternative medical therapies in the United States. Annals of Internal Medicine 3001;135(4):262.
10. The next trillion. Interview with Paul Zane Pilzer. Network Marketing 2001 3(5):40.



http://articles.mercola.com:80/sites/articles/archive/2007/11/29/the-rise-and-fall-of-pharmacracy.aspx

Traduit par Oscar Blais
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n111
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