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Les Fruits de l'Esprit Saint : 2. La Joie

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Les Fruits de l'Esprit Saint : 2. La Joie

Message par Lumen le Jeu 9 Mai 2013 - 19:22


La Joie dans le Seigneur





Parmi les principales qualités de la vie chrétienne nous trouvons la joie, une joie particulière qui fait irruption dès le début de la foi en Jésus-Christ : la joie "dans" le Seigneur.

Le livre des Actes nous apprend que ceux qui croyaient en Jésus-Christ et se convertissaient étaient remplis de joie.

Actes 13:52 ... les disciples étaient remplis de joie et du Saint-Esprit.

Une des principales caractéristiques du Royaume de Dieu c'est la joie :

Romains 14:17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.

Il faut bien noter qu'il s'agit de la joie "par" le Saint-Esprit, donc une joie spirituelle.

Il est remarquable de constater que le Saint-Esprit, le maître d'œuvre du Royaume de Dieu, produit et communique la joie. C'est la joie du Saint-Esprit qui est accordée au sein même des tribulations.

1 Thessaloniciens 1:6 Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en recevant la parole au milieu de beaucoup de tribulations, avec la joie du Saint Esprit.

Nous la trouvons en seconde position dans les choses que l'Esprit de Dieu produit.

Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie... Galates 5:22

Nous ne sommes certainement pas suffisamment conscients que la joie dont il est question ici fait partie de la nature de Dieu. C'est donc une joie spirituelle dont la nature même et l'inspiration, l'origine, sont bien différentes des joies que les choses du monde peuvent procurer.

Nous pouvons affirmer dès à présent que les joies du monde sont passagères et vite ternies par les épreuves de la vie, tandis que la joie du Saint-Esprit, la joie du Seigneur, demeure, même dans les moments les plus difficiles, parce que sa source est en Dieu.

Le message de l'Évangile, associé à l'action puissante de Dieu, est accompagné d'une grande joie :

Actes 8 .5/8

Philippe, étant descendu dans la ville de Samarie, y prêcha le Christ.
Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lorsqu’elles apprirent et virent les miracles qu’il faisait.
Car des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris.
Et il y eut une grande joie dans cette ville.




La Bible, Parole écrite de Dieu, renferme de nombreux passages dans lesquelles il est question de la joie de l'Eternel qui fait notre force et qui se trouve dans la demeure même de Dieu.

1 Chronique 16.23/27 Chantez à l’Eternel, vous tous habitants de la terre! Annoncez de jour en jour son salut;
Racontez parmi les nations sa gloire, Parmi tous les peuples ses merveilles!
Car l’Eternel est grand et très digne de louange, Il est redoutable par-dessus tous les dieux;
Car tous les dieux des peuples sont des idoles, Et l’Eternel a fait les cieux.
La majesté et la splendeur sont devant sa face,

La force et la joie sont dans sa demeure.


... la joie de l’Eternel sera votre force. Néhémie 8.10

C'est la joie de Dieu, que nous trouvons exprimée en Sophonie 3.17

L’Eternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve; Il fera de toi sa plus grande joie; Il gardera le silence dans son amour; Il aura pour toi des transports d’allégresse.

Il existe des joies naturelles et légitimes, qu'il ne faut pas négliger : des joies familiales, la naissance d'un enfant, un mariage, les bienfaits que Dieu dispense chaque jour, la réussite dans une entreprise : un examen, une promotion sociale, une bonne affaire ou de bonnes affaires, de bonnes nouvelles que nous recevons des nôtres ou de nos amis etc. Mais les joies terrestres sont passagères et souvent vite oubliées lorsque les épreuves surviennent.

Il y a des endroits où l'on essaie de fabriquer de la joie par des ambiances, mais cela reste superficiel et fugitif.

La joie dont je vous parle maintenant ne dépend pas des ambiances que l'on pourrait créer, ni des circonstances de la vie.

C'est une joie qui nous est communiquée par le Saint-Esprit :

la joie de Dieu, la joie de Christ, la joie du Sain-Esprit, une joie parfaite parce qu'elle est spirituelle et que sa source est en Dieu.

Psaumes 4:6/7 Plusieurs disent: Qui nous fera voir le bonheur? Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Eternel! Tu mets dans mon cœur plus de joie qu’ils n’en ont Quand abondent leur froment et leur moût.

Cette joie demeure car elle est profonde et réelle, elle vient de Dieu : C'est la joie que le Seigneur nous donne lui-même, une joie parfaite, que personne ne peut nous ravir, qui demeure même dans les afflictions, lorsque nous regardons au delà des épreuves :

Jean 15:11 Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

Jean 16:22 … nul ne vous ravira votre joie.

2 Corinthiens 6:10 comme attristés, et nous sommes toujours joyeux !

Ecclésiaste 7.3 Car avec un visage triste le cœur peut être content.

C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra, lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi. 1 Pierre 1.3/9

Cependant il y a des choses qui peuvent ternir cette joie et David l'exprime parfaitement dans le psaume 51, lorsqu'il ressent l'amertume et la tristesse que lui cause son péché :

Car je reconnais mes transgressions, Et mon péché est constamment devant moi. (3)
J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.(4)


O Dieu, Dieu de mon salut! délivre-moi du sang versé, Et ma langue célébrera ta miséricorde. (14)

Alors il supplie : Annonce-moi l’allégresse et la joie, Et les os que tu as brisés se réjouiront. (51:Cool

Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne! (51:12)

Il y a dans notre vie d'enfants de Dieu et disciples de Christ, de nombreux sujets de joie dont voici quelques uns :

La joie du salut de Dieu

David exprime le bonheur de celui à qui Dieu a pardonné le péché, lorsqu'il s'écrie :

Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné! Psaumes 32:1

Le prophète Esaïe annonce :

Tu diras en ce jour-là: Je te loue, ô Eternel! Car tu as été irrité contre moi, Ta colère s’est apaisée, et tu m’as consolé.
Voici, Dieu est ma délivrance, Je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien; Car l’Eternel, l’Eternel est ma force et le sujet de mes louanges; C’est lui qui m’a sauvé.
Vous puiserez de l’eau avec joie Aux sources du salut,
Et vous direz en ce jour-là: Louez l’Eternel, invoquez son nom, Publiez ses oeuvres parmi les peuples, Rappelez la grandeur de son nom!
Célébrez l’Eternel, car il a fait des choses magnifiques: Qu’elles soient connues par toute la terre!
Pousse des cris de joie et d’allégresse, habitant de Sion! Car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. Esaïe 12.1/6


Les Actes des apôtres nous rapportent qu'un gardien de prison s'est réjouit d'avoir cru en Dieu.

Actes 16.29/34 Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas; il les fit sortir, et dit: Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé?
Paul et Silas répondirent: Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille.
Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison.
Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens.
Les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu’il avait cru en Dieu.


Il est bon de se souvenir de la grâce de Dieu, par laquelle il nous sauve de l'abîme, la seconde mort, l'étang de feu :

Apocalypse 20:6 Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

Apocalypse 21:8 Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

La joie du salut renferme tout un ensemble de choses pour lesquelles nous devrions dire à Dieu chaque jour notre reconnaissance.

Dès maintenant, ici bas, en pardonnant nos péchés en son Fils Jésus, Dieu nous a réconciliés avec lui, nous ouvrant l'accès à sont trône de grâce pour tous les instants de notre vie.

Hébreux 10.19/22 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.

Hébreux 4:16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Et puis, surtout, il y a cette espérance glorieuse dont souvent nous ne mesurons pas suffisamment l'importance.

C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra, lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi. 1 Pierre 1.3/9

La joie de la présence de Dieu.

Nous devons nous arrêter ici quelques instants, car il s'agit d'une expérience qui touche notre être émotionnel : la sensibilité spirituelle à la présence de Dieu, c'est à dire la conscience intime de sa présence, par le témoignage intérieur du Saint-Esprit.

Nos facultés émotionnelles sont touchées par la grâce de Dieu et la présence du Saint-Esprit. Dieu lui-même nous fait part de ses émotions :

Sophonie 3:17 Il fera de toi sa plus grande joie; Il gardera le silence dans son amour; Il aura pour toi des transports d’allégresse.

Nous pouvons dire que Dieu est présent partout, cependant Il nous exhorte constamment à rechercher sa face, à nous tenir en sa présence et nous devons reconnaître qu'à certains moments nous sommes plus sensibles à sa présence qu'à d'autres, car le Seigneur lui-même en accentue le témoignage par le Saint-Esprit.

J'ai déjà parlé sur ce témoignage du Saint-Esprit, à notre esprit, à notre âme, à notre conscience et il est bon que nous ne le négligions pas car il est une force réelle et d'encouragement spirituel bien utile .

La conscience de la présence de Dieu est une source de force et de joie, qui peut aller jusqu'à nous faire tressaillir d'émotion.

Luc 10:21 En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit, et il dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.

David qui connaissait bien ce genre d'expérience, a su l'exprimer en s'écriant :

Psaumes 16:11 Tu me feras connaître le sentier de la vie; Il y a d’abondantes joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite.

Je suis dans la joie quand on me dit: Allons à la maison de l’Eternel! Psaumes 122:1

La joie d'être rempli du Saint-Esprit

Écoutons encore le psalmiste annoncer la nature de l'onction qui devait revêtir le Seigneur Jésus-Christ :

Psaume 45.6/8 Ton trône, ô Dieu, est à toujours; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité.
Tu aimes la justice, et tu hais la méchanceté: C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie, par privilège sur tes collègues.
La myrrhe, l’aloès et la casse parfument tous tes vêtements; Dans les palais d’ivoire les instruments à cordes te réjouissent.


Le psalmiste parle d'être oint d'une huile de joie. En effet, une caractéristique du baptême dans le Saint-Esprit c'est une joie débordante, une profonde et grande joie qui remplit et déborde de notre cœur au point parfois d'être bruyante.



La joie du Seigneur nous assure l'équilibre et le bien être :

Proverbes 17:22 Un cœur joyeux est un bon remède, Mais un esprit abattu dessèche les os.Un cœur joyeux est bon remède. Prov. 17.22

Il y a aussi des oeuvres qui sont une source de joie
La pratique de ce qui est juste.


Esaïe 64:5 (64-4) Tu vas au-devant de celui qui pratique avec joie la justice, De ceux qui marchent dans tes voies et se souviennent de toi.

La visite des frères, de l'accueil.

Actes 21:17 Lorsque nous arrivâmes à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie.

Savoir accueillir les frères et les sœurs, exercer l'hospitalité et l'accueil fraternel

Les prières exaucées

Jean 16:24 Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.

Bien sûr il est nécessaire de maintenir une vie de prière constante.

La manifestation des œuvres de Dieu.

Psaumes 126:3 L’Eternel a fait pour nous de grandes choses; nous sommes dans la joie.

Actes 8.6 Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lorsqu’elles apprirent et virent les miracles qu’il faisait. Car des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris. Et il y eut une grande joie dans cette ville.

La joie du service.

Psaume 100.2 Servez l'Eternel avec joie

La joie de donner :

Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie. 2 Corinthiens 9:7

La joie de pardonner …

que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie. Romains 12.8

La joie de la communion fraternelle.

Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur. Actes 2:46

Il est nécessaire de rechercher la communion fraternelle, de réunir avec ceux qui ont la même foi et le même Seigneur. Cela demande des efforts de miséricorde, de support mutuel, de patience et d'humilité.

La joie de venir à la maison de Dieu.

Psaumes 122:1. Je suis dans la joie quand on me dit: Allons à la maison de l’Eternel!

La joie de voir la prospérité de l'Église

Psaume 106.4/5 Eternel, souviens-toi de moi dans ta bienveillance pour ton peuple! Souviens-toi de moi en lui accordant ton secours,
Afin que je voie le bonheur de tes élus, Que je me réjouisse de la joie de ton peuple, Et que je me glorifie avec ton héritage!
La joie de la conversion des pécheurs


Luc 15:10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

Mais aussi la joie de souffrir pour le Seigneur.

Actes 5:41 Les apôtres se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus.

Hébreux 10:34 En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.

Enfin la joie du retour du Seigneur

1 Pierre 1.3/9 lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi.



La joie du Seigneur, s'exprime :

par des actions de grâces et des louanges.

1 Thessaloniciens 3:9 Quelles actions de grâces, en effet, nous pouvons rendre à Dieu à votre sujet, pour toute la joie que nous éprouvons à cause de vous, devant notre Dieu!

par des chants d'allégresse, des cantiques.

Quelqu'un est-il dans la joie ? Qu'il chante des cantiques. Jacques 5.13 -

Chantez avec allégresse à Dieu, notre force! Poussez des cris de joie vers le Dieu de Jacob! Entonnez des cantiques, faites résonner le tambourin, La harpe mélodieuse et le luth!

Sonnez de la trompette à la nouvelle lune, A la pleine lune, au jour de notre fête! Psaume 81-1

par des transports d'allégresse (comme le roi David qui sautait et dansait devant l'arche d'alliance. 2 Samuel 6.14) et des cris de joie Psaumes 32:11 Justes, réjouissez-vous en l’Eternel et soyez dans l’allégresse! Poussez des cris de joie, vous tous qui êtes droits de cœur!

Psaumes 68:3 Mais les justes se réjouissent, ils triomphent devant Dieu, Ils ont des transports d’allégresse.

C'est la joie que le Saint-Esprit communique, son fruit.

Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit. Luc 10.21

Dieu a pour son peuple qu'il sauve des transports d'allégresse. Sophonie 3.17

1 Thessalonic 1:6 Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en recevant la parole au milieu de beaucoup de tribulations, avec la joie du Saint Esprit,

Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Romains 14:17

les disciples étaient remplis de joie et du Saint-Esprit. Actes 13:52

Or il arrive que cette joie s'estompe et que nous ne ressentions plus cet élan intérieur que la joie du Seigneur procure.

Nous avons alors besoin d'être rafraîchis d'une rosée céleste et spirituelle ou d'une huile fraîche.

L'huile fraîche c'est le renouvellement de l'onction du Saint-Esprit. Psaume 92.10

C'est pourquoi tout ce qui attriste le Saint-Esprit dans nos vies : le péché, le relâchement, la désobéissance, etc … nous empêche de garder la joie du Seigneur… Ephésiens 4.30



Le péché nous cache la face de Dieu et l'empêche de nous écouter…Il nous prive de sa présence. Esaïe 59.2 et Jérémie 5.25

Le relâchement spirituel, le manque de zèle, de prière, peut laisser la place à des pratiques religieuses sans réelle conviction, mais la joie du Seigneur a disparu.

La désobéissance à Dieu provoque son silence et le retrait de la joie de l'Esprit



Conclusion :

Romains 15:13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit!

1 Thes.5.16 Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. N’éteignez pas l’Esprit.




Dernière édition par etoilebleue le Mar 14 Mai 2013 - 21:45, édité 1 fois

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Re: Les Fruits de l'Esprit Saint : 2. La Joie

Message par PapillonBleu le Jeu 9 Mai 2013 - 20:09

Sourire.

Ce matin, j'ai écris à une amie (chrétienne de coeur) et je lui ai dis que je me réveillais souvent avec un bonheur ou une joie insoutenable (rires, c'est soutenable, je devrais dire surnaturel).


La joie, c'est le fruit de l'Amour. Celui qui aime génère des cascades de joie, des lacs de bonheur, des rivières de bienheureux.

Merci pour ce texte, j'attends le chapitre 3 ;-)

Que DIEU vous garde !

Cyrille

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Re: Les Fruits de l'Esprit Saint : 2. La Joie

Message par Lumen le Jeu 9 Mai 2013 - 21:38

Tu as Vraiment 15 ans Cyrille ?
Je trouve ton message beau et touchant.
Personnellement je trouve que la joie est le fruit de l'Espérance mais la joie est toujours en relation étroite avec l'Amour, tout comme la Paix y est rattachée aussi.
Lorsque La plénitude de l'Amour de Dieu occupe ton coeur, tu possèdes tous les fruits.
Tu es une fille ou un garçon ? Excuse-moi pour la question mais tous les Cyrille que je connais sont des garçons et dans "ton étiquette" le cadenas est rose.
Je suis enchantée de faire ta connaissance, Cyrille. Ce fil sur la joie n'est pas terminée. il va y avoir une suite.
Le troisième chapitre sera sur la bonté. A bientôt . Merci



"Quand je dis Dieu, c'est un poème,
c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines,
un grand soleil pour aujourd'hui ! "

Lumen
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Re: Les Fruits de l'Esprit Saint : 2. La Joie

Message par Lumen le Jeu 9 Mai 2013 - 23:20






1. La joie, à Dieu, demanderas chaque matin, fidèlement.
2. Calme et sourire montreras même en cas de désagrément.
3. Sans cesse tu t'appliqueras à voir le bon côté des gens.
4. En ton coeur tu te rediras : Dieu qui m'aime est toujours présent.
5. Plaintes et critiques éviteras, il n'est rien de plus déprimant.
6. La tristesse tu banniras de toi impitoyablement.
7. A ton travail t'appliqueras d'un coeur joyeux allégrement.
8. Au visiteur réserveras un accueil toujours bienveillant.
9. Les souffrants réconforteras en t'oubliant totalement.
10. En répandant partout la joie, tu l'auras pour toi sûrement.



Dieu emplit notre bouche de rire

et nos lèvres de chansons


(Psaume 126, 2)


Dès sa naissance, le christianisme a été la proclamation de la joie, de la seule joie possible sur terre... Sans la proclamation de cette joie, le christianisme est incompréhensible. C’est seulement comme joie que le christianisme a triomphé dans le monde, et il a perdu le monde quand il a perdu la joie, quand il a cessé d’en être le témoin... Le contexte fondamental de l’Église est la " grande joie " (Lc 2,10 et 24,52), d’où tout le reste, dans le christianisme, tire et acquiert sa signification... (Alexandre Schmemann, Pour la vie du monde, pp. 25-26.)


LA JOIE : VISAGE DE DIEU DANS L’HOMME

L’homme n’est vraiment homme que par la joie, tout comme le ruisseau n’est ruisseau que par la source. Sans doute les méandres lointains du ruisseau n’en ont-ils aucune conscience, ainsi l’homme, dans son errance, a-t-il oublié l’Essentiel. Alors viennent les philosophes, étymologiquement ceux qui " aiment la sagesse ", celle qui scrute la vie, et ils lui remettent en mémoire, d’Aristote l’ancien (IVe s. av. J.-C.) à Bergson l’actuel (XXe s.), que l’homme ne peut pas vivre sans joie, que seul là où il y a la joie, la vie triomphe... Ils ont plongé leur savoir même très loin, jusqu’à la limite du mystère, puisqu’ils nous enseignent que la joie se révèle comme étant la vérité de notre être, qu’elle est le pouls de l’être, le critère de la vérité, et finalement que joie et vérité sont tout un !

La joie fait aussi chanter les poètes ; c’est même à cause d’elle que leur art est un chant. Paul Claudel pesait ses mots, comme toujours, quand il écrivait : Hors de la joie il n’y a que le néant, et croire au néant, c’est se détruire soi-même, s’installer dans l’inversion spirituelle et vouloir vivre contre le secret de la vie !

Ainsi l’esprit humain a pu creuser profond et certains artistes ont su nous conduire au feu de l’expérience ; la musique n’a-t-elle pas la capacité de nous enflammer, de ravir notre être entier à tel point qu’il se met à danser de joie ? Mais ni les philosophes ni les artistes ne peuvent nous dire le " pourquoi " de tout cela : quel est le nom de la joie, a-t-elle un visage ? Il a fallu les prophètes, ces " haut-parleurs " de Dieu, pour nous révéler la source de toute joie, ce pour quoi l’homme est fait, d’où il vient et où il va :


Moi, j’ai ma joie dans le Seigneur ! (Ps 104, 34)
Venez, crions de joie pour le Seigneur, rocher de notre salut ! (Ps 95, 1)
Joie au ciel ! exulte, la terre...
à la face du Seigneur, car il vient ! (Ps 96, 11)


En effet :

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, sur les habitants du sombre pays, une lumière a resplendi. Tu as multiplié la nation, tu as fait croître sa joie, ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit à la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu le pouvoir sur ses épaules et on lui a donné ce nom : Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père éternel, Prince de la paix... Ceux qu’a libéré le Seigneur viendront, ils arriveront à Sion hurlant de joie, portant avec eux une joie éternelle. La joie et l’allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront... Debout ! Resplendis ! car voici ta lumière, et sur toi se lève la gloire du Seigneur. Tandis que les ténèbres s’étendent sur la terre et l’obscurité sur les peuples, sur toi se lève le Seigneur et sa gloire sur toi paraît...(Isaïe 9,1-5; 35,10 ; 60,1-2).

Rares sont ceux qui lisent et relisent ces textes d’une jubilation inouïe, alors qu’il faudrait les savoir par coeur, par le coeur ; c’est vital de boire constamment à ces sources d’eau vive, afin que cette eau devienne notre sang, notre substance vivifiante. Qui dit tradition dit transmission : encore une fois, comme la source se transmet tout entière au ruisseau, ainsi Dieu se transmet à l’homme qu’il ne cesse de susciter à la vie et de créer. Or cette transmission est d’abord l’expérience d’une joie indescriptible ! Car DIEU EST JOIE; c’est pourquoi les mystiques de l’Orient et de l’Occident ont toujours pu dire : Apprends la joie et tu apprendras Dieu. Celui qui perd la joie est donc dans l’errance, il n’a plus ni Chemin ni but puisqu’il est sans source. Aussi n’est-il pas étonnant qu’on soit arrivé universellement à cette conviction qu’une vie authentiquement spirituelle se mesure au degré de joie qui nous habite ! Du moment que Dieu est joie, cette conclusion n’est alors qu’une simple et incontournable cohérence... Cela d’ailleurs, même les athées les plus endurcis, tel Nietzsche, l’ont considéré comme une évidence: Si Dieu existait, je ne pourrais le concevoir que comme un Dieu dansant, dit-il.

AIMER LA VIE EN RÉVÈLE
LA SURPRENANTE PROFONDEUR


Il est donc clair que nous avons dans la Joie la trame sous-jacente à toute la Bible : elle est une " Bonne Nouvelle " dès les origines et portera explicitement le titre d'Evangile (en français : " bonne nouvelle "), quand celle-ci éclatera dans sa plénitude par la venue du Messie, qui est le visage même de la joie.

C’est cette annonce ou cette Présence joyeuse qu’il faut comprendre et ne jamais oublier quand on lit dans l’Ancien Testament ces textes apparemment anodins qui racontent à quel point l’homme aime la vie. La vraie sagesse pour le Juif, c’est d’abord de goûter la vie telle qu’elle est : Aimer sa vie, c’est aimer son propre bonheur, dit le Siracide (4,12). Ainsi la vie toute simple au quotidien contient déjà tout, que ce soit la joie de la moisson si souvent relevée parce que tellement signifiante, celle de la vendange tout autant, le partage de la vie avec la femme que l’on aime, la venue des enfants, jusqu’au plaisir de boire du vin qui réjouit le coeur de l’homme (Ps 104,15), il n’y a pas une expérience humaine qui soit négligeable et rien qui ne puisse être vécu avec une intensité qui touche à cet étrange mystère en transparence derrière tout instant.

Ainsi tout est épiphanie, manifestation, d’une Présence aimante pour le coeur éveillé. Mais il y a infiniment plus encore, car ce qui donne le vrai poids à cette vie, c’est qu’elle est un don de Celui qui l’habite. En réalité Présence et Don se confondent : Dieu se donne lui-même à travers ce qui nous arrive. Le peuple d’Israël le sait bien : Quand on mange, boit et se donne du bon temps dans son labeur, c’est un don de Dieu, dit Qohelet (3, 13).

Cependant, quand Dieu se donne, ce n’est jamais passivement : c’est une Présence créatrice, vitale, qui suscite l’homme et ne cesse de le libérer, de le mettre en chemin vers un accomplissement. Que ce soit dans la simplicité cachée au creux du quotidien ou lors des grandes libérations historiques du peuple, Israël ne se trompe pas, car c’est le Seigneur qui ramène les captifs de Sion, c’est toujours lui qui emplit notre bouche de rire et nos lèvres de chansons (Ps 126,2). Dans cette joie folle se trouve le coeur de la Bible, sa direction profonde, jusqu’à ce qu’elle éclate un jour dans la venue du Libérateur lui-même, le Messie qui, d’emblée, ouvrira sa mission en révélant qu’il est envoyé pour que les aveugles recouvrent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux soient purifiés, et les sourds entendent et les morts ressuscitent, et les pauvres apprennent la Bonne Nouvelle (Mt 11, 5). Si Jésus reprend ici les termes mêmes du prophète Isaïe (35,5), c’est qu’il entend bien manifester la constante de toute l’histoire : celle d’une libération incessante et qui, avec lui, arrive à terme. Les Psaumes, parce qu’ils sont notre pain quotidien, nous permettent d’assimiler cette Réalité de toute réalité et d’en inscrire à jamais la mémoire dans nos entrailles : Le Seigneur fait droit aux opprimés, il donne du pain aux affamés, il relâche les captifs, redresse ceux qui sont courbés, guérit ceux qui ont le coeur brisé et panse leurs blessures...(Ps 145, 146). À cause de cette joie et pour s’y accorder, les Psaumes sont toujours chantés, alors même qu’on peut avoir " le coeur brisé "... Seule l’exclamation joyeuse et émerveillée peut donner du champ à ce qui nous arrive et permettre de voir les eaux profondes plutôt que la surface agitée seulement de la vie. Parfois l’agitation est telle qu’il nous faut les mots mêmes de l’Esprit Saint à travers la bouche du psalmiste et la joie du peuple rassemblé pour nous rappeler toujours à l’essentiel au milieu de nos tempêtes...


TRANSFORMER LA VIE
EN UNE NOCE PERPETUELLE


En effet, si la joie peut être permanente, c’est parce qu’elle émane d’une Présence nuptiale, il s’agit de la joie de l’Alliance : l’amour fou de Dieu est celle d’un Époux. Il est présent en tout, et pas seulement dans la nature, mais aussi en tout espace, dans l’air que nous respirons, dans le temps et à l’intérieur de l’événement qu’il véhicule, en toute situation, dans la petite histoire banale et insignifiante, dans sa trame secrète jusqu’au filigrane..., à travers tout Dieu cherche l’homme comme le Fiancé en quête de sa bien-aimée, tout le Cantique des Cantiques en témoigne : Il veut faire de sa vie le lieu même de cette Alliance. De la vie de l’homme, la plus concrète et réaliste, peut-être " profane " à nos yeux de païens, Dieu veut faire une communion avec lui. C’est déjà le royaume des cieux, car, dira Jésus lui-même il est comparable à des noces ! (Mt 22,2) Saint Maxime le Confesseur (Vie s.) a montré admirablement comment l’homme qui se laisse séduire (Jr 20,7) et accepte d’entrer dans une réciprocité amoureuse avec Dieu, devient réellement le prêtre d’une " Liturgie Cosmique ". De moment en moment, là où il se trouve, il reçoit le monde des mains de Dieu et l’offre à nouveau à Dieu dans une infinie reconnaissance. Cette gratitude est le fond de l’amour, c’est une action de grâces continuelle qui transforme sa vie en une Vie en Dieu, en communion. Le Père Schmemann dit que la définition première, fondamentale de l’homme se trouve dans ce sacerdoce : comme prêtre il se tient debout au centre du monde, il lui donne son unité en bénissant Dieu pour tous ses dons et en rendant grâce d’être tout en tous. En perdant cette vie eucharistique, l’homme a perdu la vie de la Vie même et le pouvoir de la transformer en la Vie par la louange. Ayant cessé d’être le prêtre du monde, il en est devenu l’esclave et ne cesse de communier à la mort à travers une vie morte, puisque vide de Dieu (Cf. Alexandre Schmemann, Pour la vie du monde, Desclée de Brouwer.)

Mais au sein même de sa déchéance, Israël crie de sa profondeur vers Dieu (Ps 130,1) et continue à espérer, car un jour le Seigneur fera disparaître pour toujours la mort, il essuiera les larmes sur tous les visages et ôtera l’opprobre de son peuple (Is 25,Cool. Aussi, quelle que soit la conscience de sa trahison et de ses infidélités face à Dieu, l’âme juive soupire toujours, secrètement, après la Gloire de son Seigneur : Dieu, c’est toi mon Dieu, je te cherche, mon âme a soif de toi, après toi languit ma chair, terre altérée, sans eau (Ps 63,2). En effet, comme dit le Siracide : Qui pourrait se lasser de contempler sa Gloire ? (42,25). Alors le culte au Temple était toujours là pour raviver la flamme et remettre l’homme dans sa vraie tonalité. C’est là, dans ces explosions de joie liturgique où éclatait l’enthousiasme de tout le peuple pour son Dieu, que chacun pouvait être constamment régénéré et rafraîchir sa mémoire défaillante. La conscience d’une plénitude de vie naissait dans cette dimension communautaire du bonheur. Seul on peut être victime de ses sentiments, mais cela est impossible lorsqu’on fait partie d’une tradition porteuse d’une libération par la joie. On ne peut se réjouir que tous ensemble, parce que c’est le peuple tout entier qui est dépositaire d’une Promesse extraordinaire.

C’est cette Promesse qui fait battre le coeur d’Israël, qui habite sa formidable nostalgie, qui fait du temps, de chaque instant même, le signe d’une Venue en cours. La Gloire de Dieu, sa Présence, qui habite à l’intérieur de toute chose et de tout événement, va, en effet, montrer son visage. Celui qui ne cesse de libérer l’homme, qui déjà le suit comme son ombrage et qui le garde de jour et de nuit pour que jamais son pied ne trébuche (Ps 121), il va bientôt se manifester à visage découvert au grand Jour, jour de lumière (Am 5,18) et ce sera la plénitude des temps (Ga 4,4 ; Ep 1,10). Cette espérance du bonheur messianique fonde en réalité l’expérience de toute joie du peuple juif. La joie simple au quotidien vaut, bien sûr, par elle-même, car elle est Présence réelle, pleine, mais en même temps, et cela la décuple, elle ouvre sur l’immensité d’une attente, elle est l’annonce d’une radicale nouveauté, toute éblouissante qu’elle soit elle n’est que le Germe (Jr 23, 5) de prodiges et de merveilles inimaginables (Is 48,6). Le poème d’allégresse du prophète Sophonie vibre dans le sang de tout juif bien-né : Réjouis-toi, fille de Jérusalem ! Le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi... il exultera pour toi de joie, il te renouvellera par son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête ! (So 3, 14-20). C’est une joie sans limites, infinie, car en elle germe la libération de toute l’humanité dont Israël est le berceau. En lui naîtra le Messie mais pour apporter alors la délivrance à tout homme. On ne peut être heureux qu’ensemble et cette joie ne sera parfaite et définitive que lorsque le Christ aura vaincu tout ce qui la menace constamment : la guerre, la violence, le mal sous toutes ses formes, la maladie, la souffrance, la mort (Is 25,Cool. Il remplira toute la terre de la grande paix messianique annoncée par le prophète Isaïe (11, 1-16) et du fond de sa joie chaque homme s’entendra dire : le Seigneur est pour toi une lumière éternelle, ton Dieu est ta splendeur (Is 60,19). Ce sera une joie sans ombre qui présidera au grand rassemblement de tous les hommes auxquels est proposée l’Alliance Nouvelle.



LA JOIE : PREMIER ET DERNIER MOT DE L’ÉVANGILE

Avec l’avènement du Messie, l’histoire du monde bascule des ténèbres dans la lumière et la joie définitives. L’Incarnation de Dieu en Jésus Christ, c’est le temps lui-même qui s’accomplit et entre dans sa plénitude, la création est à son achèvement, la terre-mère enceinte depuis des millénaires enfante Dieu en personne, l’Emmanuel, qui signifie : " Dieu avec nous ". C’est cette Joie indescriptible qui est l’aboutissement de toutes les Écritures et la réalisation des prophéties ancestrales. Bien plus : cet événement est au coeur même de l’aventure cosmique. L’expansion des galaxies, la naissance et la réussite de la vie sur notre planète, l’apparition et l’histoire de l’homme, tout converge vers cet instant : c’est en lui, le Verbe de Dieu, que tout a été créé. L’univers a mis des milliards d’années à composer son Chef d’oeuvre. Depuis, le plus antireligieux des hommes compte les jours et les siècles à partir de cette date unique qui partage l’histoire en deux: " Avant Jésus Christ " et " Après Jésus Christ "! En lui, l’Absolu s’est fait visage, l’ultime réalité a dévoilé son nom en Jésus Christ : DIEU EST JOIE ! On comprend alors pourquoi la joie est le premier et le dernier mot de son Évangile. Dès que l’Ange proclame aux bergers la bonne nouvelle de la naissance du Christ, il dit : Je vous annonce une grande joie qui sera celle de tout le peuple (Lc 2,10). C’est ainsi que tout commence, mais c’est également ainsi que tout se termine dans la vie terrestre du Christ, lorsqu’il se rendra invisible le jour de son Ascension : Les disciples l’adorèrent et retournèrent à Jérusalem avec une grande joie (Lc 24,52).

Sans cette joie le christianisme lui-même, comme tel, est incompréhensible et l’Église inutile. Avec ou sans elle, je peux à chaque instant traduire l’Amour ou le trahir ! C’est pourquoi Jésus demande à ses disciples d’être joyeux de cette grande joie... Peu de chrétiens savent que c’est là même un commandement : Que la joie qui est en moi soit aussi en vous et que votre joie soit parfaite ! (Jn 15,11)

Plus que cela, il n’y a pas de sainteté sans joie, elle est vraiment le test que nous sommes sur le Chemin : Soyez joyeux, devenez parfaits (2 Co 13,11), et saint Paul insiste constamment : Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le répète encore : réjouissez-vous ! Motif : Le Seigneur est proche ! (Ph 4,4)

Notre joie réside dans le seul fait bouleversant que Dieu existe et qu’il soit venu chez nous, dans notre intimité. Dieu est, cela suffit. Se réjouir à plein de ce qu’il est, lui, et rendre grâce en tous temps et en tous lieux à cause de lui-même, c’est poser l’acte le plus élevé du détachement de soi, le plus opposé à l’égoïsme, c’est entrer dans le dépouillement total de la crèche et ne plus voir que la splendeur de Jésus. Sa beauté nous métamorphose...

Père Alphonse Goettmann
http://www.pagesorthodoxes.net/pages-choisies/joie/joie1.htm







Dernière édition par etoilebleue le Mar 14 Mai 2013 - 21:48, édité 1 fois

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Re: Les Fruits de l'Esprit Saint : 2. La Joie

Message par Lumen le Ven 10 Mai 2013 - 12:20





HYMNE

Dieu, ma joie,
Tu es le souffle de ma vie,
Tu es la source de mon chant,
Tu es le rythme de mon sang,
Tu es le feu qui m'a saisie.


Dieu, ma joie,
Tu as fait de ma pauvreté
Ta demeure de silence
Où tout être peut adorer
le secret de ta présence.


Dieu, ma joie,
TOI Seul est Saint,
Ton amour est puissance,
Et dans tes mains
le monde prend naissance.


Dieu, ma joie,
Tu disperses les vaniteux
comme la paille dans le vent,
mais tu chéris le malheureux
comme un enfant.


Dieu, ma joie,
Tu renverses tous les rois,
Tu dépouilles les nantis,
mais Tu combles les petits
dont le coeur a faim de Toi.


Dieu, ma joie,
Tu es fidèle à tes promesses
depuis hier jusqu'à demain
Car ta tendresse n'a pas de fin.




http://www.dieumajoie.com/hymnedmj.htm

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