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Carême 2013

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Re: Carême 2013

Message par flou le Sam 9 Mar 2013 - 10:32


La plénitude de joie

La parole de Dieu

Tu m'as montré le chemin de la vie ; devant ta face, débordement de joie.

Psaume 15, verset 11



La méditation


Trois amours : Dieu, ton prochain et toi-même. Trois amours qui n’en font qu’un et qui donnent vie. Tu ne peux aimer « Dieu que tu ne vois pas, si tu n’aimes pas ton frère, que tu vois » (*). Ces trois amours donnent la plénitude de la vie. Tel est le commandement, divin, le « mot d’ordre », qui ouvre à la vie, à la liberté.

Dieu dit encore à tout homme : « Écoute : le Seigneur ton Dieu est l’Unique, tu l’aimeras de tout ton cœur. » (**). « Écoute. » Tout amour commence par là. Écoute ce que Dieu te dit de lui-même ; écoute ce que ton frère porte dans le secret de son être, pour le rejoindre là où il est ; écoute-toi toi-même.

M’écouter moi-même ? Curieux ! Comment te connaîtrais-tu si tu n’écoutes pas ce que tu es au plus profond de toi-même, là où tu es en vérité, en devenir, en croissance vers ce Dieu qui t’a créé et t’appelle chaque jour à le rejoindre ? Il te dit, comme à chacun : « Tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t’aime. » Cet amour premier de Dieu est le moteur de ton amour à toi pour toi-même, pour tous les hommes, et pour Dieu. Il te donnera d’aller de l’avant. Ne l’oublie pas : si tu ne t’aimes pas, tu ne pourras aimer.

Et n’oublie pas non plus que rien n’est jamais bloqué. À tout moment tu peux reprendre le chemin de la vie et avancer vers la plénitude de la joie. Le secret est d’aimer de tout son cœur et faire ce que Dieu aime. Il nous l’a dit : « Sa joie sera en nous, elle sera parfaite » (***), et nul ne pourra nous l’enlever.

* Première lettre de saint Jean, chapitre 4, verset 20
** Livre du Deutéronome, chapitre 6, verset 4
*** Évangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 1




Pour aller plus loin avec la Parole

Ah ! vous tous qui avez soif, venez vers l'eau, même si vous n'avez pas d'argent, venez, achetez et mangez. Venez, achetez sans argent, sans payer, du vin et du lait. Pourquoi dépenser de l'argent pour autre chose que du pain, et ce que vous avez gagné, pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez, écoutez-moi et mangez ce qui est bon ; vous vous délecterez de mets succulents. Prêtez l'oreille et venez vers moi, écoutez et vous vivrez. Je conclurai avec vous une alliance éternelle, réalisant les faveurs promises à David. Oui, vous partirez dans la joie et vous serez ramenés dans la paix. Les montagnes et les collines pousseront devant vous des cris de joie, et tous les arbres de la campagne battront des mains.


Livre d'Isaïe, chapitre 55, versets 1-3 et 12
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Re: Carême 2013

Message par flou le Dim 10 Mar 2013 - 8:57

Retour ou avancée du fils dépensier


La parole de Dieu

Je vais aller vers mon père et je lui dirai...


Évangile selon saint Luc, chapitre 15, verset 18



La méditation


L’Évangile de ce dimanche est souvent appelé « le retour de l’enfant prodigue ». S’agit-il de retourner, de remonter le temps, de revenir à la case péché ? ou plutôt juste avant, pour regagner une âme blanche et pure ?
Quand ce fils dépensier prend durement conscience de son égarement, il ne pense pas « je vais retourner vers mon père » comme s’il pouvait espérer revenir en arrière, retrouver un bonheur évanoui et passé. Il dit au contraire « je vais aller » et cette démarche le projette dans un avenir possible.

Belle chance que ce temps de Carême qui fait sortir de nous-mêmes pour avancer vers la résurrection !
Abraham était heureux sur les terres où il menait ses brebis. La Bible dit même qu’il était très riche en troupeaux, en argent et en or. Pourtant, le Seigneur l’invite à quitter son pays et lui promet une terre nouvelle. Aujourd’hui une terre nouvelle m’est annoncée.

Des Juifs peinaient sous l’esclavage de Pharaon. Par la bouche de Moïse, Dieu invite à sortir d’Égypte. Quand la Mer Rouge semble les arrêter, il n’est pas question de revenir en arrière mais d’avancer. Dieu ouvre les flots pour faire passer son peuple. Si des mers obstruent aujourd’hui ma route, le Christ est là pour tracer le nouvel itinéraire. La parabole du fils dépensier offre au long de cette semaine l’invitation à se mettre en route. C’est l’occasion de réfléchir sur notre démarche de réconciliation et sur le pardon qui sauve.

La complaisance dans la culpabilité enterre dans une faute que je ne peux plus effacer. Je risque l’enfermement dans le cimetière de mes faiblesses et de mes péchés. Comment imaginer un retour ? La démarche de pardon fait aller de l’avant, sinon elle n’est que récit ou inventaire plus ou moins difficile de mes faiblesses, et je ne vais pas plus loin. La demande de pardon oriente vers demain, elle ouvre sur le meilleur. Le pardon doit me mettre en route.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (*). Il ne peut y avoir de réconciliation avec ceux que j’ai blessés si je ne me suis préalablement réconcilié avec moi-même. Comment espérer être aimé de l’autre si je ne m’aime pas ? Comment regarder le salut qu’offre Jésus si je ne m’estime pas sauvable ? Loin de la satisfaction nombriliste, l’acceptation de ce que je suis me permet de sortir de mon trou. Comme ce fils dépensier de la parabole : me lever, me mettre debout, et avancer vers ce Père qui seul peut offrir la nouveauté du pardon. Comme le prodigue : me mettre en route vers un autre horizon.

Debout ! En avant !
« Je vais aller vers mon père et je lui dirai… »

* Évangile selon saint Luc, chapitre 10, verset 27
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Re: Carême 2013

Message par flou le Lun 11 Mar 2013 - 20:33

Tarzan, coupable ou sauvé


La parole de Dieu

Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m'apprends la sagesse.

Psaume 50, verset 8



La méditation


Du fond de sa misère, le fils prodigue relit son histoire. Il se regarde le miroir intérieur de sa conscience mise à rude épreuve. Nous passons par cet exercice de lucidité avec plus ou moins de bonheur !

Parfois je cherche le bon chrétien, l’enfant idéal, le parent attentif, le conjoint parfait, le travailleur consciencieux, l’ami indéfectible, bref : le Tarzan que je voudrais être. Je scrute dans ce miroir le rêve de ce que je ne suis pas. L’orgueil blessé m’engloutit alors dans une déception amère. Si j’étais parfait, aurais-je besoin d’être sauvé ?

Ou bien il m’arrive de me complaire dans le regard scrupuleux de mes faiblesses, m’auto-accusant puis m’auto-condamnant. Je m’enferme alors dans une culpabilité qui m’exclut de la miséricorde du Christ et de son pardon. D’autres fois, enfin, je parviens à me regarder en vérité dans ce miroir, ni meilleur ni pire que ce que je suis. C’est cet enfant-là que Jésus vient sauver. C’est la brebis qui se sait perdue qu’il vient retrouver. Rien n’est impossible au Christ, surtout le pardon ! Parce que je me reconnais malade, il vient me guérir.

« J’ai péché contre le ciel et contre toi » (*). Le fils égaré accepte la réalité de ses errements, il peut enfin se lever, se relever et se mettre en route vers le pardon du père. L’humble regard sur moi-même, en se tournant vers le Christ, offre la possibilité du salut. Cette lucidité simple rend pardonnable à ses yeux, elle ouvre les bras du Père qui accueille tendrement l’arrivée du fils égaré.

* Évangile selon saint Luc, chapitre 15, verset 21


Pour aller plus loin avec la Parole


Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! » Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.


Évangile selon saint Luc, chapitre 15, versets 4-7
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Re: Carême 2013

Message par flou le Mar 12 Mar 2013 - 18:19

Un orteil, un pied ou les deux


La parole de Dieu

Nul, s'il ne naît d'eau et d'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Évangile selon saint Jean, chapitre 3, verset 5



La méditation


Les évangélistes Mathieu, Marc et Luc rapportent le dernier repas de Jésus avec ses disciples, et font le récit de l’institution de l’eucharistie. L’évangéliste Jean, lui, retient un autre événement de ce même soir. On peut y voir le récit de l’institution d’un autre sacrement : le pardon du Christ.
Dans l’Évangile selon saint Jean, Jésus se lève de table, enlève son vêtement puis, comme un serviteur, revêt un tablier et se met à laver les pieds des apôtres. Les premiers semblent se laisser faire, probablement surpris. Devant Pierre qui se rebiffe et s’indigne, Jésus dit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi » (*). Il faut se laisser laver par le Christ pour participer à la vie qu’il offre. Les anciennes pratiques de la confession invitaient à s’agenouiller et à dire « Mon Père, je m’accuse de… » Le lavement des pieds, au soir de la Cène, n’est pas le passage devant le juge, devant un tribunal ; c’est au contraire le Christ qui s’agenouille devant moi, s’abaissant plus bas que mon péché pour le recueillir et me laver. Jésus précise que cela est nécessaire pour entrer dans le salut.
Lors du sacrement de réconciliation, le Christ est agenouillé devant moi, et me demande ce que je souhaite qu’il purifie. À moi de décider si j’avance un orteil, un pied ou les deux ! Il lavera ce que je lui présenterai.

Il n’est pas venu pour juger mais pour sauver.
Il est là, serviteur de la réconciliation avec Lui.
« Que veux-tu que je lave pour toi ? »

* Évangile selon saint Jean, chapitre 13, verset 8



Pour aller plus loin avec la Parole

Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ; puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture. Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! » Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »



Évangile selon saint Jean, chapitre 13, versets 3-9
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Re: Carême 2013

Message par flou le Ven 15 Mar 2013 - 0:31

La grammaire du pardon

La parole de Dieu

Mangeons et festoyons. Mon fils était mort et il revit.

Évangile selon saint Luc, chapitre 15, versets 23-24



La méditation


Les lapideurs potentiels se sont retirés. Entendant Jésus dire : « Que celui qui n’a pas péché lui lance la première pierre » (*), ils s’étaient regardés dans le miroir de leur conscience !

Soudain, seul avec la femme, Jésus commence à parler au passé : « Ils ne t’ont pas condamnée » (*), constat sans faille sur lequel il est inutile de revenir. Il ne s’agit pas de tout effacer comme sur une ardoise magique. Ce passé pécheur a bien existé, mais il ne doit pas éternellement emprisonner. Puis Jésus parle au présent : « Moi non plus je ne te condamne pas » (*). Le pardon qu’il offre est ancré dans la réalité du moment de cette rencontre. Il n’est soumis à aucune condition. Il a la gratuité totale de l’instant. Enfin, Jésus lui offre un futur, un avenir possible et nouveau : « Va, et ne pêche plus » (*). À partir de maintenant, ne sois plus enfermée dans ce que tu as été.

Le fils prodigue passe aussi par cette grammaire. D’abord, le regard lucide sur le passé : « J’ai péché contre le ciel et contre toi » (*). Le constat d’un présent différent : « Je ne suis plus digne d’être considéré comme ton fils » (**) et le regard vers demain : « Accepte-moi comme un de tes serviteurs » (**). Son père connaît un autre futur, celui du pardon : « Vite, apportez la plus belle robe… Tuez le veau gras, mangeons et festoyons. Mon fils était mort et il revit » (**).
J’ai moi aussi gaspillé des richesses que l’on m’avait confiées, parfois j’aurais volontiers lapidé.

Apprends-moi à regarder le futur avec toi.
Ô Christ, fais-moi te demander de revivre.

* Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 7
puis 10, 11 et 19
** Évangile selon saint Luc, chapitre 15, verset 18
puis 19, 22 et 24



Pour aller plus loin avec la Parole


Heureux l'homme dont la faute est enlevée, et le péché remis !
Je t'ai fait connaître ma faute, je n'ai pas caché mes torts.
J'ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés. »
Et toi, tu as enlevé l'offense de ma faute.
Que le Seigneur soit votre joie !
Exultez, hommes justes ! Hommes droits, chantez votre allégresse !
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Re: Carême 2013

Message par flou le Ven 15 Mar 2013 - 14:51


L'eau mélangée au vin !


La parole de Dieu

Car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort.

Deuxième lettre aux Corinthiens, chapitre 12, verset 10



La méditation


À la messe, au moment de la prière d’offertoire, le prêtre verse une goutte d’eau dans le calice contenant le vin. Il dit, malheureusement à voix basse, la prière suivante : « Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous participer à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. » Comprenons bien que cette larme d’eau représente chacun de nous, avec son humanité imparfaite. Une fois mélangée au vin, elle ne peut plus être individualisée mais nous savons qu’elle est là. Et ce vin, lui, deviendra le Sang du Christ.
Le Christ n’exige pas de nous la perfection stérile d’une vie « sans faute ». Le salut qu’il nous offre tient compte de la faiblesse de notre condition. Christian Bobin, dans L’éloignement du monde, écrit : « La sainteté a si peu à voir avec la perfection qu’elle en est le contraire absolu. La perfection est la petite sœur gâtée de la mort. La sainteté a le goût puissant de cette vie comme elle va – une capacité enfantine à se réjouir de ce qui est, sans rien demander d’autre. »
La sainteté est la ressemblance à Dieu que Jésus nous offre par la résurrection. « Désormais, la force de Dieu agit dans ta faiblesse » dit le prêtre dans l’onction des malades.

Ô Christ Sauveur, laisse mon humanité blessée plonger dans l’infini de ta miséricorde.



Pour aller plus loin avec la Parole


Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus. Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau.


Évangile selon saint Jean, chapitre 19, versets 31-34
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Re: Carême 2013

Message par Manuela le Ven 15 Mar 2013 - 19:00

Merci Flou pour tous ces textes en ce temps de carême tellement important à méditer
Je suis vraiment désolée de ne pouvoir être plus présente mais sincérement ce n`est pas de ma faute



Toute mon amitié

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Manuela
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Re: Carême 2013

Message par flou le Ven 15 Mar 2013 - 21:23

@Manuela a écrit:Merci Flou pour tous ces textes en ce temps de carême tellement important à méditer
Je suis vraiment désolée de ne pouvoir être plus présente mais sincérement ce n`est pas de ma faute



Toute mon amitié


Merci Manuela

Oui Le carême est important à méditer
Ce moment qui nous montre à quel point on est esclave de pleins de choses dans notre quotidien, et que l'on peut vivre sans elles en les offrants au Seigneur cheers

je suis bien contente dès que tu es parmi nous, mais on ne peut être partout
L'essentiel c'est que nous sommes uni par la prière, la prière de l'Eglise toute entière.

Un Saint Carême à toi Manuela

Kisses
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Re: Carême 2013

Message par flou le Dim 17 Mar 2013 - 21:55


La première pierre

La parole de Dieu

Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre.

Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 7



La méditation


Ce jour-là, dès l’aurore, Jésus revient du mont des Oliviers où il avait passé la nuit. Assis dans le Temple, il donne à la foule ce qu’il a de meilleur, sa parole vivante.

Les scribes et les pharisiens, spécialistes de la parole écrite, lui amènent une femme adultère. Ils font cercle autour d’elle en récitant la loi qui la condamne. Seulement, ils n’en disent que la moitié. Les textes qui sanctionnent l’adultère expliquent clairement que l’homme et la femme méritent la mort. De l’homme, il n’est plus question. Car leur objectif est d’amener Jésus à transgresser la règle ou à se contredire, lui qui enseigne le pardon.
Jésus se tait et trace de son doigt des signes sur la poussière. Autre façon de leur parler : il leur dit que la lettre devient poussière sans la voix qui lui donne vie. Les autres insistent jusqu’à ce que, se redressant, il leur lance la fameuse phrase sur la première pierre. Fameuse, mais qui peut faire chuter. Faudrait-il être innocent, irréprochable, pour dénoncer le mal et annoncer ce qui est bien ? Vous voyez où cela nous conduirait. Plus personne n’y serait autorisé, ni parent, ni éducateur, ni prêtre, ni magistrat.

Ne faisons pas fausse route. Ici, Jésus ne conteste pas le rappel de la loi, il demande qui sera le premier à jeter la pierre, celle qui tue. Car on sait comment, dans un groupe fanatisé, il suffit que l’un commence pour que la meute se déchaîne. Jésus remet en cause la sanction appliquée à l’adultère, la mort. C’est en contradiction avec le but de toute loi bonne, lequel est de servir la vie humaine, d’humaniser la vie.

Cette page d’Évangile, réduite à la phrase de Jésus, pourrait sembler soutenir l’opposition facile et fausse entre loi rigoureuse, donc forcément inhumaine, et miséricorde à bon marché. Ce qu’elle met en scène, c’est la relation juste entre la loi et la vie. Jésus ne dit pas que la loi va à l’encontre de la vie, ni donc qu’il faut la transgresser pour faire triompher la vie ; pas davantage que nos vies seraient naturellement innocentes, libres de toute obligation, de tout devoir, de toute exigence. Il abat le mur qui sépare la loi telle qu’elle est comprise par les scribes et la vie incarnée par la femme.

Comment le fait-il ? En lançant sa pierre qui ouvre le passage. Cette pierre, c’est sa parole tombant entre deux longs silences qui la laissent résonner. Jésus rend la loi vivante en s’engageant dans une parole qui tranche, qui ferme la bouche aux maudissants. Quant à la femme, il la renvoie vers sa vie, non pas la vie à l’état brut, déréglée, mais vers une vie retrouvée, à l’écoute de Jésus qui dit en même temps la loi – « Ne pèche plus » – et le pardon – « Je ne te condamne pas » (*).

Les autres aussi sont renvoyés à leur vie. Les plus âgés partent les premiers, ils ont vite compris qu’ils n’ont aucun droit à lancer la première pierre. Jésus appelle chacun d’eux, chacun de nous, à faire la vérité dans sa propre vie : c’est une démarche de conversion.

Ce matin-là, Jésus venait de passer la nuit au mont des Oliviers, prélude à une autre nuit dans ce jardin, un peu plus tard. Il sait que le projet des pharisiens était de trouver un motif pour l’éliminer. Mais c’est pour cette heure qu’il est venu, celle de sa vie donnée pour notre salut.

* Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 11




Pour aller plus loin avec la Parole


Jésus s'était rendu au mont des Oliviers ; de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. » Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol. Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t'a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »


Évangile selon saint Jean, chapitre 8, versets 1-11
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Re: Carême 2013

Message par flou le Lun 18 Mar 2013 - 20:12

La parole qui fait voir autrement

La parole de Dieu

Que veux-tu que je fasse pour toi ?


Évangile selon saint Luc, chapitre 18, verset 41



La méditation


À la question de Jésus, l’aveugle répond : « Fais que je voie ! » Et nous, que nous reste-t-il encore à voir après tout ce que le spectacle du monde nous montre en réel et en virtuel ? L’Évangile de ce jour répond : vous ne verrez rien de vraiment nouveau tant que vous n’aurez pas reçu la lumière qui fait tout voir autrement.

Cette lumière ne peut pas venir de ce monde fait de choses et d’hommes traités comme des choses, préoccupé de ce qui se voit, se compte, s’use et finit dans les décharges et les cimetières. La lumière ne peut venir que d’ailleurs, de quelqu’un qui nous dit : le monde visible ne se suffit pas à lui-même, il n’est pas clos, nous n’en sommes pas prisonniers.

Jésus témoigne qu’il est l’envoyé du Père : Oui, il existe une lumière qui donne vie, c’est moi qui viens habiter parmi vous, « Je suis la lumière du monde » (*). Voilà ce qu’il peut faire pour nous. Celui que l’aveugle avait entendu venir de loin, il le voit tout près, maintenant qu’il est guéri : sa foi lui fait voir Jésus, et Jésus lui fait voir toutes choses dans une lumière nouvelle. Aveuglés par les fausses évidences, désorientés par les illusions du spectacle du monde, sur quel chemin inattendu allons-nous le rencontrer pour que nos yeux s’ouvrent à sa lumière ?

Ces paroles furent prononcées au Temple de Jérusalem, fait de ces pierres dont Jésus avait prédit la ruine. Mais l’heure des pierres n’était pas encore venue pour lui.

* Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 12


Pour aller plus loin avec la Parole


De nouveau, Jésus parla aux Juifs : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »
Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n'est donc pas un vrai témoignage. »
Jésus leur répondit : « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant c'est un vrai témoignage, car je sais d'où je suis venu, et où je m'en vais ; mais vous, vous ne savez ni d'où je viens, ni où je m'en vais. Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne. Et, s'il m'arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul : j'ai avec moi le Père, qui m'a envoyé. Or, il est écrit dans votre Loi que, s'il y a deux témoins, c'est un vrai témoignage. Moi, je me rends témoignage à moi-même, et le Père, qui m'a envoyé, témoigne aussi pour moi. »
Les pharisiens lui disaient : « Où est-il, ton père ? »
Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

Il prononça ces paroles alors qu'il enseignait au Temple, du côté du Trésor. Et personne ne l'arrêta, parce que son heure n'était pas encore venue.


Évangile selon saint Jean, chapitre 8, versets 12-20
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Re: Carême 2013

Message par flou le Mer 20 Mar 2013 - 8:18

La lumière de la Croix

La parole de Dieu

Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous saurez que moi, je suis et que je ne fais rien de moi-même.

Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 28



La méditation


Comme la lumière du jour nous est donnée gratuitement et en abondance, nous imaginons que celle que Jésus promet illumine tout naturellement le monde et les hommes. Il n’en est rien : l’opposition est frontale entre sa lumière et ceux qui préfèrent leurs ténèbres.
Cet affrontement dévoile les racines du mal sous toutes ses formes. Ce jour-là, Jésus montre que le mal nous met dans la mort. « Vous mourrez dans votre péché », répète-t-il trois fois (*). Le mal vient aussi obscurcir nos pensées, nos projets. Ainsi, il suffit que Jésus annonce qu’on ne pourra pas le suivre où il va pour qu’on le soupçonne de vouloir se suicider. Y a-t-il pire malentendu ? Comment le dissiper ?

Seule la lumière reçue du Père le peut. Ne faisant qu’un avec le Père, Jésus nous donne la lumière créatrice, libératrice, la même qui a révélé le Nom divin à Moïse dans le buisson ardent : « Je suis » (**). Jésus redit de lui-même ce « Je suis ». Cette révélation est trop éblouissante pour nos yeux de mortels.
Il nous faudra les lever vers le Fils de l’homme en croix pour comprendre, c’est lui qui nous donne la clé de son élévation : « Alors vous saurez que je suis et que je ne fais rien de moi-même. » L’œuvre de mort perpétrée par le péché du monde deviendra, acceptée par amour, œuvre de vie pour le salut du monde.

Comment se fait-il que beaucoup crurent en ces paroles de Jésus, si tranchantes ? Il y a bien des manières de croire, la suite montrera que le chemin est encore long. Nous aussi, nous en faisons l’expérience.

* Évangile selon saint Jean, chapitre 8, versets 21 et 24
** Livre de l’Exode, chapitre 3, verset 14


Pour aller plus loin avec la Parole


Jésus leur dit encore : « Je m'en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. »

Les Juifs disaient : « Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit : Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller? »

Il leur répondit : « Vous, vous êtes d'en bas ; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »

Ils lui demandaient : « Qui es-tu donc ? »

Jésus leur répondit : « Je n'ai pas cessé de vous le dire. J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père.

Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné. Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît. »

Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.


Évangile selon saint Jean, chapitre 8, versets 21-30
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Re: Carême 2013

Message par flou le Mer 20 Mar 2013 - 18:20

Que la parole prenne corps



La parole de Dieu

La vérité vous rendra libres.

Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 32



La méditation


Beaucoup crurent dans les paroles de Jésus. Alors il leur dit qu’elles portent en elles une vérité qui les rendra libres. « Comment cela, est-ce que nous ne le sommes pas, libres ? » Dès qu’il est question de liberté, on dresse l’oreille, on est prêt à sortir les drapeaux. Non, tout n’est pas réglé par le simple accueil de sa lumière, par la seule confiance mise en sa parole. Il reste le long travail de délivrance, que seule l’avancée vers la vérité opère en nous. On peut bien se réclamer d’Abraham selon une généalogie traditionnelle, et ne pas faire les « œuvres d’Abraham » (*), ne pas obéir à l’appel.

La parole entendue doit prendre corps, la lumière doit descendre dans la chair : c’est la seule façon de les rendre libératrices. C’est ainsi qu’on sort de l’esclavage et devient fils et filles à demeure dans la maison du Père. La liberté chrétienne n’est pas un droit héréditaire. Elle est un don que le Fils fait à quiconque écoute sa voix et le suit.
C’est à mesure que sa parole pénètre dans le concret de nos vies qu’elle nous libère. Alors nous entrons dans cette vérité que Jésus a entendue de Dieu, et peu à peu nous sortons de cet esclavage dont nous n’étions même pas conscients, et qui pourtant inspire des œuvres de mort : « En ce moment vous cherchez à me tuer » (**).
Jésus ne nous berce pas d’illusions. Sa vérité est dure à entendre, sa liberté est difficile à vivre. Mais il est avec nous : sa parole nous éclaire, sa main puissante nous délivre.

* Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 39
** Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 40




Pour aller plus loin avec la Parole


Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »

Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : Vous deviendrez libres ? »

Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père. »

Ils lui répliquèrent : « Notre père, c'est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu.
Abraham n'a pas agi ainsi.


Évangile selon saint Jean, chapitre 8, versets 30-40
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Re: Carême 2013

Message par flou le Jeu 21 Mar 2013 - 22:32


Des paroles dures comme des pierres


La parole de Dieu

Si quelqu'un garde ma parole, il ne verra pas la mort pour toujours.

Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 51



La méditation


Comment peut-il dire cela ? Joue-t-il sur les mots ? Certainement, car tous les mots ont plusieurs sens. On s’en aperçoit dans les conversations les plus banales. Mais alors comment décrypter le sens des paroles de Jésus ? Leur sens vient du Père, répond-il : « Je le connais et je garde sa parole » (*). Avec les mots de sa langue maternelle, Jésus annonce la parole entendue dans le sein du Père. Il se révèle ainsi dans son mystère : cet homme qui débat avec les Juifs n’est autre que le Fils, la Parole de Dieu vivante et vraie.

Cette révélation culmine par la fameuse proclamation : « Avant qu’Abraham existât, je suis » (**). Jésus joue-t-il encore sur les mots ? Après avoir nié la mort, voilà qu’il nie les quinze siècles qui le séparent d’Abraham. Cette fois, rien ne va plus. Qu’Abraham ait espéré voir le Jour du Fils de l’homme, passe encore, mais prétendre qu’il l’a vraiment vu… Et pourtant il a vu naître le fils qu’il n’espérait plus. Or, c’est bien par son fils Isaac que la promesse et l’alliance ont été tenues. Et au terme, c’est bien Jésus qui a accompli l’une et l’autre pour le salut de tous les peuples. Avec les yeux de la foi, Abraham l’a vu et fut dans la joie.

Dieu a commencé de manifester son amour en de très lointaines préparations. On le comprendra quand il se donnera jusqu’au bout en la personne du Fils, ce Jésus qu’on pourchasse maintenant avec des pierres et qui s’échappe comme un voleur. Or, voici qu’en s’enfuyant du Temple il rencontre un aveugle de naissance, et lui apporte la lumière, encore une fois.

* Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 55
** verset 58



Pour aller plus loin avec la Parole


« Amen, amen, je vous le dis : si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort. »

Les Juifs lui dirent : « Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : Si quelqu'un reste fidèle à ma parole, jamais il ne connaîtra la mort.Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi. Qui donc prétends-tu être ? »

Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ; c'est mon Père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu, alors que vous ne le connaissez pas. Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas, je serai un menteur, comme vous. Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole. Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie. »

Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham ! »

Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.


Évangile selon saint Jean, chapitre 8, versets 51-59
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Re: Carême 2013

Message par flou le Ven 22 Mar 2013 - 22:44


Une pierre dans notre jardin

La parole de Dieu

Pour laquelle de toutes mes œuvres bonnes, voulez-vous me lapider ?


Évangile selon saint Jean, chapitre 10, verset 32


La méditation


De nouveau, des pierres pour tuer. Les pharisiens ne veulent pas le supprimer pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il prétend être, le Fils de Dieu. Blasphème ! Pourtant, dans leur Loi, qui ne peut être rayée d’un trait de plume, il y a un précédent : les juges sont appelés « dieux » car leur pouvoir a quelque chose de divin. Et pourquoi Jésus ne s’appuierait-il pas sur ses œuvres ? Elles sont dans la droite ligne de celles que Dieu a faites pour son peuple, et elles devraient suffire pour témoigner de la vérité.

On lui en demande toujours plus et on ne croit pas davantage en lui. Ce qu’il veut, c’est qu’on le reconnaisse à travers ce qu’il accomplit : il fait l’œuvre de son Père, et le Père ne veut rien d’autre que ce que fait Jésus. Ils n’ont qu’un vouloir, qu’un agir, le salut du monde. C’est en ce sens nouveau que Jésus se révèle Fils de Dieu, au sens d’une communion qui les fait exister l’un pour l’autre et agir l’un avec l’autre.

Voilà encore une pierre dans le jardin de ses adversaires. Et aussi dans le nôtre, car depuis vingt siècles nous n’en finissons pas de buter sur cette affirmation : « Le Père et moi, nous sommes un » (*). Se dire un avec Dieu, c’était un blasphème qui a conduit Jésus à la plus profonde déchirure, à l’abandon de la Croix. Aujourd’hui, quand nous confessons notre foi en Christ Dieu et homme, savons-nous jusqu’où peut conduire ce témoignage ?

Lui, il le sait, mais il échappe encore une fois à ceux qui cherchent à le tuer. Son heure n’est pas encore venue, elle ne tardera plus très longtemps.

* Évangile selon saint Jean, chapitre 10, verset 30


Pour aller plus loin avec la Parole


« Le Père et moi, nous sommes UN. » Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus.

Celui-ci prit la parole : « J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »

Les Juifs lui répondirent : « Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes : tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu. »

Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J'ai dit : Vous êtes des dieux. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l'Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : Tu blasphèmes, parce que j'ai dit : Je suis le Fils de Dieu.»

Les Juifs cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa.


Évangile selon saint Jean, chapitre 10, versets 30-36 et 39
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Re: Carême 2013

Message par flou le Lun 25 Mar 2013 - 16:07

La mise en abîme, les pierres crient
La parole de Dieu

Christ s'est vidé de lui-même en se faisant vraiment esclave, en devenant semblable aux humains.

Lettre aux Philippiens, chapitre 2, verset 7



La méditation


Il ne s’agit pas de revivre mais de vivre.
La Semaine Sainte n’est pas une commémoration plus ou moins sensible d’événements du passé qu’il nous faut revivre avec émoi.
Le rappel de la Passion de Jésus n’a pas pour but de nous apitoyer sur l’horreur de son supplice, ni de nous faire nous lamenter sur nos péchés, responsables de sa mise en croix.

La Parole de Dieu est pour toi maintenant. Elle te concerne, parle de toi, de ce que tu vis avec Dieu concrètement dans ce monde.
La liturgie des Jours Saints, la Parole de Dieu, sont là pour servir ta propre vie.
Jésus, Fils de Dieu, figure et modèle, est la voie, la vérité et la vie.
Nous, configurés à lui, vivons ce qu’il a vécu.

La croix est une réalité de l’existence de celui qui marche avec Dieu.
Notre passion peut sembler pâle comparée à celle de Jésus, moins dramatique, mais elle n’en est pas moins réelle, de même que notre résurrection.
Nous lisons le dimanche des Rameaux et le Vendredi Saint la fin tragique du Christ. Mais sa Passion débute bien avant, elle est de toujours. La nôtre également. Critiques, oppositions, mépris, incompréhensions, menaces, harcèlements, abus… Ne sommes-nous pas nous aussi dans le don total de notre vie, corps et sang ?

Notre vraie et profonde émotion vient surtout de la grâce qui nous est faite : ses mains tendues, la parole au larron, la révélation absolue d’un amour sans réserve. Notre compassion a aussi sa source dans ce que nous nous reconnaissons en lui : vendu, insulté, enchaîné, battu, dénudé, le cœur transpercé, humilié, laissé par ceux qui soi-disant étaient amis.

Même si nous sommes légitimement bouleversés par ces récits qui nous relatent le faux procès, le supplice, l’agonie de Jésus, nous ne pouvons séparer ces textes de ceux qui les suivent et annoncent sa résurrection.

Si dans notre propre passion, Jésus nous enseigne le chemin inéluctable du sacrifice, il nous assure que la victoire est déjà acquise. Et sa résurrection nous montre que la vie l’emporte et gagne toujours, pour nous comme pour Lui.

Cette passion n’est pas une complaisance dans la souffrance ou le statut de victime, bien au contraire puisque nous en connaissons l’issue. Mais comme pour le Christ, elle résulte de l’écart inévitable entre ce que Dieu et nous désirons, et que le monde refuse.




Pour aller plus loin avec la Parole


Jésus marchait en avant de ses disciples pour monter à Jérusalem. À l'approche de Bethphagé et de Béthanie, sur les pentes du mont des Oliviers,

il envoya deux disciples : « Allez au village qui est en face. À l'entrée, vous trouverez un petit âne attaché : personne ne l'a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Si l'on vous demande : “ Pourquoi le détachez-vous ? ” vous répondrez : “ Le Seigneur en a besoin“ » . Les disciples partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit. Au moment où ils détachaient le petit âne,

ses maîtres demandèrent : « Pourquoi détachez-vous cet âne ? »

Ils répondirent : « Le Seigneur en a besoin. » Ils amenèrent l'âne à Jésus, jetèrent leurs vêtements dessus, et firent monter Jésus. À mesure qu'il avançait, les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin.
Déjà Jésus arrivait à la descente du mont des Oliviers, quand toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu'ils avaient vus :

« Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! »

Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, arrête tes disciples ! »

Mais il leur répondit : « Je vous le dis : s'ils se taisent, les pierres crieront» .


Évangile selon saint Luc, chapitre 19, versets 28-40
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Re: Carême 2013

Message par flou le Lun 25 Mar 2013 - 16:11


La mise à nu, trois cents deniers
La parole de Dieu

Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare.


Évangile selon saint Jean, chapitre 12, verset 10



La méditation


Taire et faire taire.
Le meurtre reste le même qu’il s’agisse du Christ, de Lazare ou de toi. Déjà, à la naissance de Jésus, Hérode fait massacrer des innocents. Quand la parole s’incarne, elle déclenche l’homicide.

Les événements de la vie du Christ ne peuvent pas être contemplés isolément. Il nous faut considérer l’ensemble.
C’est le même, ce fils qui monté sur un âne se laisse ovationner comme fils de David.
C’est le même, cet homme qui s’enfonce dans l’humanité et que bientôt nous verrons défiguré.
C’est le même, ce réprouvé qui en dépit d’un corps meurtri conserve sa réalité divine et glorieuse.
C’est le même, ce fils qui sort victorieux du tombeau et conserve sa réalité humaine humiliée mais transfigurée.

Une personne ne se réduit pas à ce qu’elle est en train de vivre. Il n’y a pas un Jésus roi, puis un Jésus crucifié, puis un Jésus revivant.
Il y a une seule et même personne, une chair tout entière, unique et éternelle, vulnérable et incorruptible.

Cette chair mise à nu nous est exposée successivement dans les événements d’une histoire mais elle n’est pas fragmentée.
Quoi que nous vivions, il en est de même pour nous. Il en est ainsi de ceux qui proviennent de Dieu et y retournent.


Pour aller plus loin avec la Parole


Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum.

Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait.

Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. »

Évangile selon saint Jean, chapitre 12, versets 3-8
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Re: Carême 2013

Message par flou le Mer 27 Mar 2013 - 10:27


La mise à prix, chante le coq

La parole de Dieu

Je serai glorifié aux yeux du Seigneur, et mon Dieu a été ma force.

Livre d'Isaïe, chapitre 49, verset 5



La méditation


À l’opposé de la honte.
La gloire abonde dans l’Écriture, elle est assurée au faible, au pauvre, à l’humilié.
Cet enjeu cependant a un prix que nous acquittons, non pas à Dieu bien sûr mais à la jalousie et à la convoitise des hommes.

Une rançon, c’est aux ravisseurs qu’elle est versée. Attention ! La rançon n’est pas exigée par Dieu mais bien par le mal. C’est la mort qui prend la vie en otage. Le mal et la mort veulent garder l’homme captif. Dieu lui-même paye la dette.

Celui qui se fait serviteur de la vie des autres, aptitude commune de tous ceux qui marchent avec Dieu, participe pour sa part aussi à ce rachat. À l’inverse du monde, où la gloire s’obtient par accaparement de fortune et de pouvoir, ici, dans le royaume de Dieu, elle procède du don de soi sans réserve.

Un dévouement jusque dans la souffrance, une oblation qui traverse la violence endurée.
Il n’est pas question de faire l’apologie de la souffrance. Elle est une réalité pénible et écrasante de notre humanité. La souffrance n’est pas en elle-même rédemptrice mais notre foi, notre espérance et notre charité peuvent lui donner sens.

Chaque lutte de ton corps, chaque bataille de ton âme, chaque victoire de ton cœur, tous tes combats, s’ils servent ta chair et le monde, sont appelés à être glorifiés.


Pour aller plus loin avec la Parole


Satan entra en Judas, appelé Iscariote, qui était au nombre des Douze
; Judas s'en alla parler avec les chefs des prêtres et les officiers de la garde du Temple, pour voir comment il leur livrerait Jésus.
Ils se réjouirent et ils décidèrent de lui donner de l'argent.
Judas fut d'accord, et il cherchait une occasion favorable pour le leur livrer quand il serait en dehors de la foule.

Évangile selon saint Luc, chapitre 22, versets 3-6
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Re: Carême 2013

Message par flou le Mer 27 Mar 2013 - 10:33

La mise en jeu, le livrer
La parole de Dieu

Serait-ce moi, Seigneur ?

Évangile de Matthieu, chapitre 26, verset 25



La méditation


Provocation gratuite.
Il joue, défie avec arrogance, il vérifie si Jésus sait. Judas a décidé de vendre son maître, il a déjà parlé aux prêtres. Sa question à Jésus n’est qu’une trahison de plus. Auparavant il voulait dérober, ravir l’argent du parfum, s’en emparer.

Cet homme toujours veut mettre la main sur les biens et les personnes que, d’ailleurs, il ne distingue pas.
Celui qui esquive, élude, escamote, tandis que le serviteur, lui, ne se dérobe pas, n’échappe pas. Au contraire, il se dénude, s’abandonne, se livre.

Il y a deux façons de connaître la traîtrise : trahir ou être trahi. Dépouiller les autres ou se laisser écorcher. Saisir ou se prêter. Celui qui trahit n’a personne devant lui, pas de face à face, pas de vis-à-vis. L’autre est nié ; et s’il existe, il doit être anéanti.

Nous le savons bien, il n’y a pas de petite trahison, le moindre reniement est déjà un attentat contre la vie de l’autre.

Serait-ce toi ? Pose-toi la question en vérité. De quel côté as-tu décidé d’être ?
Comment plonges-tu la main dans le plat ? Pour tout prendre ?

Ou bien, pour toi, l’occasion favorable est-elle toujours celle de l’autre pour l’autre aux dépens de ta propre vie ?



Pour aller plus loin avec la Parole


Pendant le repas,

il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous va me livrer. »

Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? »

Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! »

Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? »

Jésus lui répond : « C'est toi qui l'as dit ! »


Évangile selon saint Matthieu, chapitre 26, versets 21-25
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Re: Carême 2013

Message par flou le Sam 30 Mar 2013 - 11:27


La mise à mort, brebis muette


La parole de Dieu

Il a été compté parmi les criminels.


Livre d'Isaïe, chapitre 53, verset 12



La méditation


Obéissant à la vie jusque dans la mort.

Nous contemplons la chair de notre chair, Jésus, broyé dans un présent éternel. Ses pieds sont entravés pour lui interdire de fouler la terre des hommes. Ses mains sont clouées pour l’empêcher de toucher les malheureux. Son front est serré d’épines pour barrer l’étreinte, éloigner la consolation. Son côté est déchiré pour que nul disciple ne puisse plus s’y reposer.

Bourreaux, gardes, pharisiens, passants entourent Jésus et le pressent. En vérité, tous ceux-là sont étrangers à lui et à l’écart de ce qui se passe. Mais ils sont familiers du mensonge, curieux d’humiliation et gourmands de condamnation.

Tandis que les proches regardent de loin, parce qu’ils ne peuvent pas côtoyer l’horreur. L’épouvante les tient à distance. Plus tard, au pied de la croix, quelques femmes seulement, avec un disciple, et pourtant tout l’amour du monde sera là.

Dans le récit, certains sont signalés par leur nom, comme Marie de Cléophas et Marie Madeleine. D’autres sont désignés autrement, comme le disciple bien-aimé qui est anonyme. Ainsi ce peut être toi ou moi. Les deux larrons, malfaiteurs, sont également sans nom. Ce peut être toi ou moi. L’un pressent Dieu et demande tout, l’autre se contente de vouloir sauver sa peau. Le centurion, lui non plus, n’est pas nommé. Il est le plus étranger dans ce groupe par sa citoyenneté romaine, par son état militaire, par sa mission d’occupant. Lui le païen, il voit Dieu, rend grâce et témoigne. Ce peut être toi ou moi.

Pour se faire obéissant jusqu’à la mort comme le Christ, il ne s’agit pas de se soumettre à quiconque, surtout pas à la mort ; mais d’acquiescer aux nécessités, de céder aux événements, d’accueillir ce qui arrive, d’agréer la vie jusqu’à toucher à la rive. Le Vendredi Saint doit être pour nous un jour heureux parce que la Croix demeure notre triomphe, notre étendard, notre bénédiction. Là est la vérité d’un don, la preuve d’une passion éternelle pour l’humanité. Là est la manifestation d’un amour de toujours pour chacun de nous.


Pour aller plus loin avec la Parole


Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique ; c'était une tunique sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l'aura. »
Ainsi s'accomplissait la parole de l'Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C'est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait,

dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. »

Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout

Jésus dit : « J'ai soif. » Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre,
Jésus dit : « Tout est accompli. »

Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit.


Évangile selon saint Jean, chapitre 19, versets 23-30
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Re: Carême 2013

Message par flou le Sam 30 Mar 2013 - 11:32


La mise en demeure, où es-tu ?
La parole de Dieu

Dieu appela Adam : Où es-tu ? Il répondit : Je t'ai entendu dans le jardin, j'ai eu peur, parce que j'étais nu et je me suis caché.


Livre de la Genèse, chapitre 3, versets 9-10



La méditation


Le creux de l’absence.
Le fils de Dieu est mort et mis en terre. Ce temps est intermédiaire, qui relie.

Le Samedi Saint est entre deux rives, entre nuit et jour, entre ombre et lumière, entre sol et ciel, entre apparence du monde et réalité divine, entre vie ici-bas et plénitude de gloire en Dieu.

Ce jour où le Christ visite les enfers nous redit le combat à vie contre la mort. Cette lutte que Jésus a menée tout au long de son passage sur terre et que je mène moi aussi constamment.

Chaque fois que je relève la tête, que je risque une parole authentique. Chaque fois que perméable à l’Esprit je ne suis pas englouti par l’humiliation, submergé par le mal. Chaque fois que je fais triompher la liberté, chaque fois que je fais échec au mensonge, chaque fois que je paye le prix pour la vérité… Où demeures-tu, interroge l’homme ?

Croire sans voir implique et intègre les questions et le doute. Il me faut accepter d’en savoir si peu sur Dieu, sur ce qui m’entoure, sur l’autre, aussi mon plus proche.

Un non-savoir qui ne m’empêche pas d’être sûr. Dieu n’est pas au fin fond du ciel, éloigné. Il se fait proche du pauvre, prochain de l’homme écrasé, intime du perdu.
Probablement est-il tout près de toi.

Où es-tu, te demande Dieu ? D’où es-tu ? As-tu décidé d’habiter les tombeaux du monde, l’image flatteuse, l’intérêt personnel, le profit malgré les mensonges et les compromissions ?
Ou bien vas-tu du côté du serviteur dans le don de toi-même, quel que soit le prix ?


Pour aller plus loin avec la Parole


Puis [Joseph d'Arimathie] le descendit de la croix, l'enveloppa dans un linceul et le mit dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne encore n'avait été déposé. C'était le vendredi, et déjà brillaient les lumières du sabbat. Les femmes qui accompagnaient Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. Puis elles s'en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.



Évangile selon saint Luc, chapitre 23, versets 53-56
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Re: Carême 2013

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