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L'abus de benzodiazépines augmenterait le risque de démence

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L'abus de benzodiazépines augmenterait le risque de démence

Message par sylvia le Lun 1 Oct 2012 - 12:04


L'abus de benzodiazépines augmenterait le risque de démence
rfi.fr
ven., 28 sept. 2012


Il y aurait 50% de risque de plus de présenter une maladie d’Alzheimer parmi les consommateurs réguliers de benzodiazépines
Certains somnifères et anxiolytiques pris de façon prolongée augmenteraient le risque de développer une démence de type Alzheimer, selon une étude publiée vendredi 28 septembre dans The British Medical Journal. Ces travaux ont été menés par des chercheurs de l'Inserm, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.

C'est une habitude qui a la vie dure. En France, la prescription de somnifères est très courante, particulièrement chez les personnes âgées, souvent aux prises avec un sommeil haché. Ainsi, environ 30% des plus de 65 ans prennent régulièrement des benzodiazépines ; cette classe de médicaments inclut notamment des somnifères - indiqués en cas d'insomnie - et des anxiolytiques destinés à atténuer l'anxiété. La proportion frôle même les 40% chez les plus de 85 ans.

Bernard Bégaud, professeur de pharmacologie à l'université de Bordeaux et directeur d'une unité de recherche à l'Inserm, a voulu savoir s'il existait une association entre la prise prolongée de benzodiazépines et la survenue d'une démence, type Alzheimer, comme le laissent penser certains travaux scientifiques menés dans le passé. Avec son équipe, le Pr Bégaud a donc conduit une étude sur plus de 1 000 personnes en s'appuyant sur une base de données regroupant des personnes de plus de 65 ans suivis pendant 15 ans.

L'étude a consisté à comparer deux groupes de sujets. Le premier était constitué de personnes qui consommaient des benzodiazépines de manière prolongée, c'est-à-dire pendant plusieurs années. Dans le deuxième, les personnes n'en prenaient pas. Résultat : « Nous avons constaté qu'il y avait 50% de risque de plus de présenter une maladie d'Alzheimer dans le groupe des consommateurs », souligne Bernard Bégaud. Pas question pour autant d'affirmer qu'il y un lien de cause à effet - ce type d'études, dites épidémiologiques, ne le permet pas. Les scientifiques parlent plutôt d'association statistique.

Reste que si ces résultats sont exacts, et si lien causal il y a, l'extrapolation à l'échelle de tout un pays aurait de quoi faire frémir. « Ces 50% de risque en plus correspondraient alors, dans un pays comme la France, à plusieurs milliers de cas supplémentaires de maladie d'Alzheimer par an », estime le Pr Bégaud.

Seulement 10 à 20% d'insomnies réelles

Cet effet délétère potentiel viendrait aussi s'ajouter à d'autres risques, bien documentés, comme le risque de chutes dues à la baisse de vigilance, ou l'accoutumance. Autant de raisons de mettre fin aux prescriptions abusives et aux renouvellements systématiques.
« Il faut vraiment respecter les indications de ces médicaments, insiste le docteur Armelle Leperre-Desplanques, responsable du service des programmes pilotes au sein de la Haute autorité de santé (HAS). La prescription des benzodiazépines dans le cadre des troubles du sommeil est indiqué pour des insomnies avérées aiguës, et la durée de traitement est alors de 3 à 5 jours ; quand il s'agit d'insomnies chroniques, il ne faut pas dépasser les 4 semaines de traitement », précise-t-elle.

Et la HAS de rappeler que « seules 10 à 20% des plaintes du sommeil sont de véritables insomnies. (...) Les techniques de relaxation et les thérapies cognitivo-comportementales peuvent être appropriées à la prise en charge des insomnies ». Reste donc à changer les habitudes des patients et des médecins. Une campagne d'information va être lancée à ce sujet
http://fr.sott.net/article/9972-L-abus-de-benzodiazepines-augmenterait-le-risque-de-demence
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sylvia
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