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Méditation : " Le Souffle de l' Esprit Saint "

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Méditation : " Le Souffle de l' Esprit Saint "

Message par Maud le Jeu 24 Mai 2012 - 11:13

MEDITATIONS

Un souffle tout proche
Un texte paru dans le journal La Croix en 2001

"Ce souffle tout proche nous rappelle maintenant encore les paroles de Jésus"

Les mots de passe

Il est des paroles habitées. Même à propos des petits riens de tous les jours, elles ne parlent pas pour ne rien dire.

Elles ne touchent pas que notre tête.

Elles demandent à trouver en nous leur espace. Elles l'occupent et s'y dilatent.

Secrètement. Amplement. Longtemps, elles font écho en nous.

Elles ne nous arrivent pas sans un silence, une attention, une hospitalité du coeur. Que nous les proférions ou que nous les recevions, de telles paroles nous nourrissent. Elles nous gardent et nous les gardons.

Nous y sommes. Et cela se donne à entendre à une musique, à une justesse de ton, à une vibration de la voix...

Les paroles de Jésus à son Père, prononcées devant ses disciples, sont de celles-là. Il ne faudrait pas que leur épaisseur théologique nous empêchent de les recevoir ainsi.

J'aime les entendre comme les mots du début et de la fin de la vie. Ceux qu'adressent les mères à l'enfant qu'elles portent, quand tous les deux ne font qu'un, vies mêlées l'une dans l'autre, avant toute séparation.

Ou comme les mots rassurants que j'attendais de ma mère, quand elle allait s'éloigner et me laisser seule dans la chambre avant la traversée de la nuit : « Je suis là.

A côté. Je vais revenir. C'est promis ». Ou encore _ mais est-ce tellement différent ? _ comme les balbutiements, les mots d'adieu de celui que la vie lâche, qui remet son souffle et cherche à se rassurer ou à rassurer l'autre, peut-être.


Entre les mots de Jésus à son Père se trouve la présence cachée de l'Esprit. Sorte de présence féminine, comme le suggère le mot hébreu, féminin, du récit biblique de création.

Il est le souffle de la parole consolante qui les lie.

Ce même Esprit, cette haleine vive, ce souffle tout proche dont nous ne savons ni d'où il vient ni où il va, nous rappelle maintenant encore les paroles de Jésus. Il nous garde de les oublier.

L'Esprit nous délivre des grandes peurs premières, celles de l'effroi d'être abandonné, lâché. Il nous sauve de l'angoisse d'être né, nous console d'être livré seul à l'obscur de la mort. Car il est la « divine douceur », la respiration qui accompagne l'irrépressible assuran

ce d'être aimé, non abandonné. Il murmure en nous le rappel de la parole aimante qui toujours nous précède, ce don où nous nous assurons.

Là, nous pouvons habiter. Chez nous. En lieu sûr. Là, nous occupons la place où se trouvait Jésus.

Nous sommes, en ce monde, là où il demeurait, lui qui était « aimé avant la fondation du monde. »

Sans cet air-là, sans le souffle de cette parole-là antérieure à tout, et qui nous vient de loin, nous n'imaginons plus pouvoir vivre.

Cela se sait sans toujours se comprendre. Cela s'éprouve et nous arrive au milieu du fatras de tout ce que le christianisme accumule pour le meilleur et pour le pire.

Dans l'ignorance où nous sommes du mystère de Dieu, cela est sans preuve.

Sinon, celle de la venue au grand large de notre vie. Sinon l'étonnement d'un apaisement. Parfois, la légèreté d'une joie.

Pas d'autre preuve de l'invisible présence de Jésus que notre parole habitée d'un souffle, dans le jeu sans cesse repris de nos échanges. Pas d'autre preuve non plus que notre présence les uns aux autres.


21 mai 2001 - Claude Plettner


Source : http://www.croire.com/Themes/Fetes-religieuses/Pentecote/Meditations/Avec-Claude-Plettner
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Maud
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