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ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

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ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par Gilles le Mer 15 Juin 2011 - 2:34



Les médicaments psychotropes


Ils sont ainsi nommés parce qu’ils influencent le fonctionnement du cerveau, et donc de l’esprit.
Ce sont les anti-dépresseurs, les anxiolytiques, les hypnotiques et les neuroleptiques.
Ils sont conçus pour rétablir progressivement un fonctionnement normal du cerveau, en procurant les substances manquantes, ou en aidant les mécanismes naturels de production de ces substances.
Dans quel cas en prendre ? C’est bien entendu au médecin de le déterminer. En effet, le médicament qui convient à une personne donnée dans une situation donnée peut produire les effets inverses sur une autre personne, ou sur la même personne dans une autre situation de vie.
Un chrétien manque-t-il de foi quand il prend ce type de médicaments ? La foi ne doit-elle pas être suffisante pour vaincre les difficultés ?
J’ai expérimenté des situations dépressives où, même en mettant en œuvre ma foi, en ayant pris du temps avec Dieu pour lire sa Parole, pour reconnaître mes fautes et régler tout ce qui pouvait l’être, même la prière répétée ne faisait pas effet ! J’étais dans un état de fébrilité telle que ces réalités atteignaient certes mon intelligence, mais ne se traduisaient pas au niveau de mon organisme. J’avais beau me pénétrer de l’idée de me « décharger de tous mes soucis », j’avais beau « m’abandonner à la souveraineté de Dieu » en m’efforçant de lui faire totalement confiance, les symptômes physiques reprenaient le dessus.
À ce point, la dépression est une maladie. Il faut donc la soigner, et les médicaments sont faits pour cela.
On peut se dire qu’il s’agit d’une solution artificielle, et que Dieu pourrait (devrait ?) nous guérir directement, par une intervention plus miraculeuse.
On peut à l’inverse considérer la prise temporaire d’un médicament comme étant le remède à une situation de stress parfois elle-même artificielle, car due au mode de vie actuel. Le médicament est alors vu comme un moyen de guérison complétant l’exercice de la foi. Il ne remplace pas la foi, mais favorise son exercice en procurant une accalmie qui permet d’envisager à nouveau les choses plus sereinement.
L’enseignement de la Bible ne s’oppose d’ailleurs pas à l’usage normal de la médecine, surtout lorsqu’on réalise que l’évangéliste Luc - l’un des quatre « biographes officiels » de Jésus - était lui-même médecin, et même appelé par l’apôtre Paul « le médecin bien-aimé » (Colossiens 4:14).
D’un autre côté, il existe certaines situations thérapeutiques où le patient, le médecin, le pharmacien et le laboratoire pharmaceutique coopèrent de manière malsaine : c’est lorsqu’ils prolongent une prise en charge médicamenteuse alors qu’il faudrait regarder la réalité en face et se soigner autrement. Dans ce cas, il est évident que le patient, et le contribuable qui finance le système, s’en porteraient mieux.
Le problème est en effet qu’il semble que ces médicaments induisent une dépendance avec le temps. Je dis « il semble », parce que j’ai lu et entendu des avis divergents sur le sujet. Ce qui est certain, c’est que le sevrage est d’autant plus difficile que l’habitude de prise de médicament a été répétée pendant longtemps.
Sur le plan pratique :

  • Demander conseil au médecin. Certains généralistes peuvent traiter une dépression, mais je pense qu’il faut passer à un spécialiste si la situation ne s’arrange pas avec le premier traitement… tout en ayant adopté une meilleure hygiène de vie.
  • Être patient pour trouver le médicament approprié, et comprendre que même les bons médecins ne peuvent pas toujours le trouver du premier coup, car chaque personne réagit différemment aux substances contenues dans les médicaments. Sans parler de l’influence du moment de la journée (chronobiologie)…
  • Fixer avec le médecin un terme au traitement, afin d’avoir un objectif précis, mais aussi afin de s’obliger à reconsidérer la situation en cherchant à éviter la possibilité de dépendance.
  • Savoir que tout médicament induit des effets secondaires, qui sont souvent d’autant plus perceptibles que le médicament est efficace. Malgré tout, ces effets sont en général moins désagréables qu’une dépression non soignée.
  • Savoir également que ces médicaments ont une période de latence de une à trois semaines, pendant lesquelles ils ne font pas encore (complètement) effet.
    NOTA : La recherche médicale nous promet pour « bientôt » une période de latence réduite, à l’aide de substances agissant plus directement et plus efficacement sur les causes du déséquilibre chimique du cerveau. Patience donc…

Pour plus de détails sur ces médicaments, voir [Lemo99].

Les psychothérapies


Pour traiter les causes profondes, sans se limiter à prendre des médicaments, il peut être nécessaire de recourir à une psychothérapie.
Il en existe trois catégories :

L’approche psychanalytique, qui est dérivée de la théorie freudienne, considère tout trouble comme la conséquence de conflits intra-psychiques remontant à la petite enfance, et dont la signification doit être révélée. Il faut pour cela explorer l’inconscient (souvenir de ces conflits), par une exploration et une compréhension des mécanismes inconscients. La cure psychanalytique comprend une nécessaire phase de transfert impliquant l’analyste (le thérapeute). La cure permet de ramener à la conscience les situations conflictuelles de l’enfance et les résistances intérieures, ce qui se fait sur une durée prolongée.

L’approche comportementale, qui se base sur les lois de l’apprentissage et considère que tout comportement (public ou privé) peut s’apprendre et se « désapprendre ». La thérapie permet de traiter les phobies, les troubles anxieux, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC). On cherche comment le symptôme est apparu, on en évalue l’intensité, puis on élabore le programme de traitement. Le thérapeute suit la progression au moyen des différentes procédures retenues : entretiens structurés, auto-observation, relaxation, jeux de rôle, exercices à domicile, feed-back réciproque. Cette thérapie est limitée dans le temps.

L’approche cognitive, qui reprend les méthodes de la thérapie comportementale (on parle aussi de thérapie « cognitivo-comportementale »). Elle est basée sur l’étude des activités mentales (perception, mémoire, raisonnement, langage, action, réaction), et y intègre les processus émotionnels et affectifs. En effet, elle prend acte du fait que les pensées et les sentiments déterminent le comportement et les conduites. Son fondateur, A.T. Beck, alors psychanalyste, a ainsi énoncé le principe de base appliqué à la dépression : « La personne déprimée pense à elle-même, à son environnement, à son avenir en des termes particulièrement négatifs ».
Parmi ces trois approches, il n’est bien sûr pas possible de déterminer « laquelle est la meilleure », et ceci parce que l’une ou l’autre sera mieux adaptée à une situation donnée.
En fait, il ne s’agit pas de savoirs statiques, mais de méthodes en recherche et en adaptation permanentes : les thérapeutes de chaque école complètent leurs connaissances et leurs modes d’action au fil de leur pratique professionnelle.
J’emploie le mot « professionnel » pour bien distinguer ces méthodes psychothérapeutiques des escroqueries (il n’y a pas d’autre mot) que proposent de trop nombreux charlatans, ainsi que certaines sectes.
Quelles sont les précautions que doit prendre un chrétien dans le choix d’un psychothérapeute ? Voici quelques éléments de réponse :
La personne dépressive doit avoir une confiance sans réserve, sans aveuglement non plus, mais en se sentant suffisamment à l’aise avec son psychothérapeute ;
Elle doit se sentir à l’aise dans les locaux où ont lieu les consultations, car certains choix de décoration et d’ambiance des locaux peuvent dénoter une forte charge philosophico-religieuse propre au thérapeute ;
Si la personne a des problèmes sexuels liés à sa dépression, il est sage qu’elle choisisse un psychothérapeute de même sexe et sans ambiguïté dans son comportement, afin de faciliter des échanges en toute franchise, sans risque de dérive par une implication excessive du patient… ou du thérapeute ;
Si la méthode exposée par le thérapeute semble confuse et surtout si cette méthode comporte des techniques irrationnelles (usage du pendule par exemple), la poursuite des consultations avec ce thérapeute est à déconseiller formellement.
Je pense qu’il est utile, dès le premier entretien, d’être franc en exposant ses propres convictions philosophico-religieuses, et de s’assurer que le psychothérapeute les respecte d’emblée.
Un dernier point de ce chapitre concerne l’ auto-thérapie : quand peut-on la pratiquer ? Peut-elle se substituer à la relation avec un thérapeute ?
Il me semble qu’un auto-traitement n’a de chances de succès que si les conditions suivantes sont réunies :

  • L’auto-traitement est envisageable lorsque l’état dépressif est relativement passager et « pas trop profond » (pas de nécessité de doses fortes de médicaments pour atténuer les symptômes dépressifs) ;
  • L’auto-traitement nécessite que la personne dépressive soit décidée à se prendre en main, prête à être lucide sur elle-même par auto-observation, et de caractère suffisamment volontaire pour mener seule la démarche à son terme.

Si ces conditions ne sont pas réunies, il est illusoire d’espérer se soigner seul, et il FAUT voir un psychothérapeute pour obtenir des résultats à long terme. C’est en particulier le cas si on a déjà rechuté à plusieurs reprises.
Un chrétien ne doit pas hésiter à recourir à une psychothérapie lorsqu’il en a besoin, mais il ne doit pas non plus opposer ce moyen d’action à la prière de son église et à l’aide qu’il peut recevoir de ses frères et sœurs dans la foi. L’homme ne peut jamais prendre la place de Dieu, le Grand Médecin.
On prête parfois à Ambroise Paré, chirurgien de 4 rois successifs, la maxime célèbre : « Je l’ai soigné, Dieu l’a guéri ».
Pour le thème spécifique de l’infiltration du Nouvel Âge dans les pratiques médico-psychologiques, voir [Groo91].
Discipline mentale


La base de la discipline mentale sera, nous le verrons, l’identification des pensées négatives et de leurs effets.
Mais, avant d’y venir, examinons quelques règles simples qui permettront de commencer à « redresser le bateau ».
On se calme !
Tout d’abord, ne touchez à rien !!! D’une manière générale, le moment que vous traversez est le plus mauvais moment pour prendre une décision d’importance. Tout changement qui vous arrive, négatif ou positif, est vécu comme une menace, et vous risquez de prendre une mauvaise décision. Astreignez-vous donc à ne pas envisager de changement professionnel, de déménagement, ou même de vacances prises « sur un coup de tête ». Vous risqueriez de le regretter.
Diminuer la nervosité
Trois règles d’or m’ont permis de diminuer ma nervosité quand je sens que « je m’emballe » :


  1. Se forcer à avoir des gestes plus lents, à ralentir le rythme cardiaque,
  2. Ralentir le rythme respiratoire, et rendre la respiration plus profonde (respiration abdominale), en particulier en ralentissant consciemment mon rythme de parole quand je sens que ma gorge se serre et que ma voix monte vers les aigus, et en ménageant des temps de silence,
  3. Reconsidérer les priorités et les urgences à leur vraie valeur.

Dans son livre [Hart91], le Dr Hart donne des conseils pratiques pour diminuer son niveau d’adrénaline. Il est en effet prouvé qu’un niveau élevé d’adrénaline combiné à un niveau élevé de cholestérol accroît fortement la probabilité de maladies cardio-vasculaires.
Il est reconnu que les professionnels de l’urgence médicale ont des rythmes internes lents. En situation de crise, ils respirent et parlent plus posément.
« S’économiser la tête »
Durant une dépression, l’aptitude à raisonner clairement est diminuée, et on a de la difficulté à voir les choses comme elles sont vraiment. Les problèmes les plus ordinaires prennent de plus en plus d’importance, et finissent par envahir toute l’existence.
Je suggère donc de diminuer le nombre de stimuli en créant une sorte de « caisson d’isolation nerveuse », à l’image des caissons d’isolation sensorielle.
De manière plus générale, un dépressif devrait chercher à se simplifier la vie, encore plus qu’une personne non dépressive.
Chanter !
Le chant est une thérapie puissante. Il force à respirer plus profondément. Il oblige à se concentrer sur des paroles choisies, et à maîtriser son rythme intérieur.
Sa valeur dépasse l’acte corporel lui-même. Il ex-prime : ainsi sort de moi l’expression de ma souffrance, de ma joie, de mon espérance.
Pendant les périodes où même mes facultés de raisonnement et ma volonté étaient affaiblies, la mémoire de chants appris me revenait. En tant que chrétien, j’ai constaté que l’expression de ma foi se faisait presque malgré moi, à travers ma propre mémoire revenue au moment opportun, la mémoire venant ainsi au secours de la volonté défaillante.
Chanter comme un cri, comme une prière, comme une certitude qu’on se répète.
Pas un « mantra » à valeur magique et vaguement mystérieuse, mais un acte d’affirmation raisonnée et de prise de position. « L’amour (de Dieu) est fort comme la mort » (voir Cantique des Cantiques 8:6).
S’accorder des soupapes de sécurité
Si vous sentez que vous allez « péter les plombs », arrangez-vous pour aller faire un tour à l’air libre, que vous travailliez dans un bureau ou que vous soyez en train de vous exciter tout seul chez vous. Marchez avec le regard au loin, en respirant, et en cherchant à être attentif au chant des oiseaux ou, plus généralement, aux bruits de la nature.
Silence intérieur
La recherche du silence physique n’a d’efficacité que si l’on recherche simultanément le silence intérieur.
Arriver à pacifier le cours des pensées, à stopper l’agitation des soucis qui produisent comme un « bruit permanent » usant pour les nerfs. Concentrer sa pensée sur l’observation de la nature, en prenant son temps. Depuis combien de temps n’avez-vous pas détaillé une fleur, comme à l’école primaire, pour en admirer l’harmonie ?
Au coucher…
Le soir, arrangez-vous pour diminuer, au moins une heure avant le coucher, toute activité mentalement absorbante, en réduisant la lumière pour favoriser la production de mélatonine, hormone naturelle sécrétée par le corps et qui aide à dormir. Prenez un bain, mangez une pomme, buvez un verre de lait, au besoin dans le cadre d’un véritable rite du coucher (à condition de ne pas faire d’insomnie s’il n’y a plus de lait dans le réfrigérateur !).
Cette dernière heure de veille devrait être consacrée à des activités qui n’accaparent pas le cerveau ou même le corps, de manière à se préparer au sommeil et à ne pas se réveiller après quelques heures trop courtes de sommeil dues seulement à l’épuisement.
Responsable, mais pas coupable ?
Si vous vous sentez coupable de quelque chose, regardez cette culpabilité en face. Correspond-elle à une véritable faute de votre part ? Est-ce une fausse culpabilité due à vos scrupules excessifs ? Dans ce domaine, le chrétien possède l’aide précieuse du Saint-Esprit (dont la Bible dit qu’il « habite en lui ») pour lui montrer ses fautes, l’aider à demander pardon, et se réjouir ensuite d’en être libéré !

Source : coeurnet.org/Medicaments-psychotherapies - France
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Gilles
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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par Manuela le Mer 15 Juin 2011 - 4:03

Merci cher Gilles pour cet article trés intéressant avec des précisions et conseils sur l`ensemble de la santé.
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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par yossi08 le Mer 15 Juin 2011 - 5:15

Mon tres cher Gilles,
je tiens à te remercier d'avoir abordé de manière objective,le fait qu'un chrétient même plein de foi,peut être malade et avoir BESOIN d'un TRAITEMENT,entre autre une médication adaptée et une psyquothérapie,ce qui n'empêche pas le chrétient de parler et de vivre sa foi avec le psyquiatre qui prend en compte ce fait primordial dans la vie de son patient!
Si je te remercie Gilles,c'est parce que c'est mon cas,et que j'ai longtemp culpabilisé,je pensai être un mauvais voir pas un vrai chrétient,il m'a fallut des années pour accepter que même chrétient sincère j'ai BESOIN D'UN TRAITEMENT parce que je suis malade,et que je n'ai pas vécu une guérison miraculeuse,je ne doute pas que pour Dieu tout est possible,mais dans mon cas pour l'instant,soit plus de 20 ans c'est une croix que j'ai petit à petit acceptée,avec le traitement médicamenteux indispensable plus l'aide d'un médecin et d'un psyquiatre!Tu n'imagine pas mon Gilles le bien que ma fait ton texte,je te remercie,et prie notre Seigneur de te bénir et te donner les besoins de ton coeur!
fraternelles salutations à tous,
Yossi.
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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par I123346 le Jeu 16 Juin 2011 - 21:29

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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par Gilles le Sam 18 Juin 2011 - 14:33




Dépression et judéo-christianisme :
faut-il prendre des médicaments ?


Un avis n'est pas un conseil' En cas de dépression, faut-il prendre des médicaments ? Si oui, lesquels ? Ceci est-il compatible avec les valeurs judéo-chrétiennes ? On retiendra ici seulement quatre médicaments et pour simplifier, on les classera comme suit : 1) Les antidépresseurs ; 2) Les anxiolytiques ; 3) Les neuroleptiques atypiques ; 4) Les somnifères.

1) Les antidépresseurs ? c'est mon avis personnel ? portent mal leur nom. Lorsque l'on dit « antidépresseur », ce mot fait trop souvent penser à « drogue contre la déprime ». Or, l'antidépresseur ne devrait pas être considéré, par le malade, comme une drogue ou une substance pour lutter contre la déprime. Le terme « dépression », lui aussi, prête à confusion. Il fait penser à « grosse déprime ». Pourtant, une vraie dépression se manifeste, très souvent, par une souffrance et un épuisement physiques. Ceux-ci sont dus à un dysfonctionnement du système nerveux central qui ne transmet plus, de façon effective, les ordres à tous les organes de notre corps. Chez le vrai dépressif, les neurones, les terminaisons nerveuses ou les neurotransmetteurs ne fonctionnent plus normalement. Dans ce contexte, l'antidépresseur, devrait être considéré, par le malade, comme un médicament, qui permet au système nerveux central, de fonctionner, à nouveau, normalement. C'est d'ailleurs la pure réalité. En effet, le malade de la dépression, souffre, d'une carence, en telle ou telle substance, indispensable, au bon fonctionnement, du système nerveux central. La substance la plus fréquemment citée est la sérotonine. Mais il y en a d'autres. L'antidépresseur permet, en quelque sorte, de « recharger les batteries » qui sont à plat et sans lesquelles le véhicule ne peut plus avancer. Les antidépresseurs de la nouvelle génération sont beaucoup plus précis et efficaces que ceux d'autrefois. Ne pas prendre d'antidépresseur en cas d'épuisement physique, dû à un dysfonctionnement du système nerveux central, revient à ne pas guérir ; à avoir le sentiment de devenir fou ; à avoir envie, sans du tout maîtriser cette envie, de se suicider. Le malade qui accepte de se soigner, ne tombera pas forcément, dès le premier essai, sur l'antidépresseur qui lui convient. Ce n'est pas une raison pour désespérer. Car, même en admettant, qu'il faille essayer, plusieurs antidépresseurs (à chaque fois pendant plusieurs semaines ou même plus longtemps), avant de « tomber sur le bon » (donc plusieurs mois d'essais ou plus au total), on finit toujours par trouver celui qui convient. Quelle que soit la souffrance endurée, il est absolument vital, de garder l'espérance qu'un jour, on tombera, sur l'antidépresseur dont le système nerveux central a besoin.

2) Les anxiolytiques : on parle généralement de calmants, de tranquillisants ou d'anxiolytiques. J'aborderai ici uniquement une catégorie d'anxiolytiques ? médicament contre les états et les crises d'anxiété aiguë ? que l'on appelle les benzodiazépines. L'expérience montre que certaines personnes, demandent à prendre des benzodiazépines, alors qu'elles n'en ont absolument pas besoin. A l'inverse, l'expérience, montre également, que certaines personnes, qui ont besoin de ces benzodiazépines, refusent de les prendre, en raison du risque d'accoutumance. Ici, comme souvent dans la vie, les points de vues extrêmes occultent les solutions réalistes. Mon avis sur la question est simple : il y a des dépressifs, qui ne s'en sortent pas, sans recourir (pendant une période plus ou moins courte ou longue), aux benzodiazépines. C'est notamment le cas ? mais pas seulement ? de beaucoup d'alcooliques dépressifs. La consommation de benzodiazépines, soulève, la question, de l'accoutumance. Le point de vue le plus récent ? et le plus réaliste ? est que l'on peut parfaitement sevrer les benzodiazépines ; mais sous un certain nombre de conditions. Premièrement, les benzodiazépines doivent être prises en plus ? et non pas à la place ? des antidépresseurs. Deuxièmement, le sevrage des benzodiazépines doit se faire, une fois que le malade a fait un chemin de guérison durable et stable (on n'arrête pas un traitement dès que ça va un peu mieux). Troisièmement, le sevrage doit se faire très progressivement. Dans certains cas, il faudra même sevrer le malade, par paliers successifs, de 20% tous les trois mois, sur une période d'un an ou plus. C'est long en apparence. Ce n'est pas long, s'il s'agit de pouvoir, à nouveau, VIVRE, sans de terribles souffrances physiques et morales.

3) Les neuroleptiques atypiques : je ne parle pas ici des neuroleptiques classiques. Je parle uniquement des neuroleptiques atypiques, utilisés comme anxiolytiques. Ils entraînent une accoutumance moins grande que les benzodiazépines. De ce fait, le sevrage est plus facile. C'est pourquoi, ils peuvent tantôt remplacer, tantôt compléter, avantageusement, les benzodiazépines.

4) Les somnifères : là aussi, le corps médical a dit tout et le contraire. Les insomnies légères et occasionnelles ne justifient pas, à mon sens, la prise de somnifères. L'exercice physique et certaines plantes médicinales devraient suffire. Si cela ne suffit pas, alors je dirais que le somnifère est pour ainsi dire indispensable. Quelqu'un qui ne dort pas bien, pendant une période prolongée, risque de « craquer » comme on dit. A ce moment-là, il lui faudra prendre, non seulement des somnifères, mais peut-être aussi les autres médicaments évoqués ci-dessus. Comme toujours, le bon sens et la prudence devraient déterminer le choix que l'on fait. Seulement voilà, ni le bon sens, ni la prudence, ne sont inhérents à notre nature humaine, n'est-ce pas ?

Voilà pour les médicaments. Ajoutons qu'ils ne suffisent pas. Encore devrait-on vivre sa foi et recourir à la prière. La femme de Dieu et l'homme de Dieu (laïcs, religieux, prêtre, rabbin) qui souffrent de manifestations dépressives et anxieuses, dues à une purification des sens, à une purification de l'esprit, à une nuit de l'esprit, doivent-ils prendre des médicaments ? Et doivent-ils prendre des médicaments, selon que la cause, de ces manifestations dépressives et anxieuses, soit la paresse spirituelle ou la nuit spirituelle ? La première réaction sera évidemment de répondre : ? Bien sûr que non voyons ! Pas besoin d'antidépresseur ou autre médicament en pareil cas ! Les Prophètes, les Saintes et les Saints n'en prenaient pas ! ?. J'ai sur cette question un avis différent (un avis n'est qu'un avis et non pas un conseil'). D'abord, parce que le monde d'aujourd'hui, n'a strictement rien à voir, avec celui qu'ont connu le Prophète Jérémie, Sainte Thérèse d'Avila ou Saint Thomas d'Aquin. Ensuite, parce que j'ai connu des religieux qui, pour avoir refusé de prendre des médicaments, ont dû non seulement quitter leur communauté ; mais, en plus, ils ont dû séjourner, pour un temps, en hôpital psychiatrique. Si l'accompagnateur spirituel (prêtre, rabbin, etc.) du religieux (devenu dépressif et anxieux) est un accompagnateur dûment formé, alors, cet accompagnateur ne devrait en aucun cas (ce n'est qu'un avis'), exclure d'office ou prescrire d'office, le recours à des médicaments. De son côté, le religieux malade ne devrait pas décider seul, et sans en avoir parlé à son accompagnateur spirituel, d'aller voir un médecin avec l'intention ferme de lui demander des médicaments.

Miguel Garroté "Dieu est-il dépressif'", Gélim Téroga, Editions St-Joseph, Février 2007Pour commander: miguel.garrote@yahoo.fr

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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par I123346 le Sam 18 Juin 2011 - 16:50

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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par I123346 le Sam 18 Juin 2011 - 16:51

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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par Gilles le Sam 18 Juin 2011 - 18:32




Le trouble obsessionnel-compulsif...

L'obsession - qui se traduit par une fascination pour un objet ou une personne - est un terme fort à la mode ces temps-ci. On a même donné ce nom à un parfum bien connu, laissant entendre ainsi que I'obsession est une émotion acceptable sinon désirable. Pour ceux et celles cependant qui sont affectés du trouble obsessionnel-compulsif, le terme obsession est plutôt synonyme d'intrusions à la fois accaparantes et indésirables de la pensee. Ces intrusions incontrôlables les portent à s'adonner à des gestes rituels (compulsion) qui, parfois, les accaparent chaque jour pendant des heures.
Le trouble obsessionnel-compulsif, (TOC) fait partie des troubles anxieux qui affectent la pensée, le comportement, l'émotivité et les sens d'une personne. Collectivement, ces troubles constituent un des problèmes de santé mentale les plus répandus et on estime qu'une personne sur dix souffre d'un trouble anxieux à un moment quelconque de sa vie.
Bien qu'il soit rare qu'on assiste à un cas de guérison complète, l'application d'un traitement spécialisé permet souvent de soulager les symptômes sur une longue période. Un effort de sensibilisation est avant tout nécessaire si l'on souhaite faire disparaître l'opprobre social et l'ignorance qui empêchent les personnes atteintes de chercher à se faire soigner.


Quand l'anxiété devient obsession
Une certaine dose d'anxiété et d'incertitude, de même que les superstitions et les gestes répétitifs sont monnaie courante chez la plupart des gens. Le trouble obsessionnel-compulsif naît lorsque cette anxiété se mue en obsession et que le comportement ritualisé qui en découle finit par accaparer l'existence même de la personne atteinte. Un peu comme si le cerveau était un disque vinyle sur lequel l'aiguille accrochait sans cesse au même endroit, répétant à l'infini le même fragment musical.
Les obsessions sont des intrusions de la pensée, des impulsions, des images à la fois non désirées et irrationnelles. Parmi ces obsessions, on retrouve la peur démesurée des microbes, le doute chronique (la porte est-elle fermée ou non, les lumières sont-elles éteintes?), de même que des pensées troublantes de caractère sexuel ou religieux. Les personnes souffrant d'obsessions peuvent être maladivement préoccupées par les microbes ou craindre d'avoir blessé quelqu'un par exemple. Elles sont incapables de chasser ces craintes de leur esprit même si elles se rendent compte de leur aspect irrationnel. Ces obsessions sont souvent accompagnées d'un sentiment de peur, de degoût et de résignation (<< il faut le faire >>).
La personne en proie à des obsessions tente de se soulager de celles-ci en effectuant des gestes ritualisés compulsifs sans cesse répétés et souvent en adoptant une certaine << méthode >>. Les gestes compulsifs courants sont le lavage, la vérification et la remise en place d'objets. L'individu se sent alors momentanément soulagé de son obsession.

Cause et effet
On croyait auparavant que le trouble obsessionnel-compulsif était causé par des problèmes familiaux ou des comportements remontant à l'enfance. On considère aujourd'hui que le trouble est plutôt d'origine neurologique. Les recherches en cours se concentrent sur Ie fonctionnement du cerveau et l'impact des facteurs personnels sur le développement de la maladie.
Le TOC peut survenir chez des personnes de tout âge mais il apparaît généralement avant 40 ans. Les études ont démontré que les premiers symptômes faisaient leur apparition à l'adolescence ou durant l'enfance. Les hommes et les femmes sont touchés de façon égale.
Les personnes souffrant de TOC sont soumises à un stress sérieux et l'intensité des symptômes peut varier. Cela peut aller d'un simple bruit de fond à un vrombissement assourdissant. Comme elles peuvent passer plus d'une heure par jour à répéter des gestes rituels compulsifs, on comprend mieux pourquoi leur vie professionnelle ou familiale se trouve souvent fortement perturbée.

Vivre avec un trouble obsessionnel-compulsif
Un diagnostic précoce et un traitement adéquat peuvent souvent soulager les symptômes du TOC. Le patient peut ainsi mieux résister à la dépression et faire face plus efficacement aux difficultés interpersonnelles qui sont trop souvent le lot des personnes atteintes de cette maladie.
Malheureusement, le TOC est souvent sous-diagnostiqué et en conséquence, sous-traité. Ceci est dû en partie au fait que beaucoup de personnes atteintes ont honte de leur condition et la dissimulent, ou encore qu'elles ne croient tout simplement pas qu'elles souffrent d'un problème quelconque. D'autre part, les professionnels de la santé sont souvent peu renseignés sur la maladie.
On dispose aujourd'hui de deux types de traitements efficaces : la pharmacothérapie et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Utilisés de concert, ces traitements peuvent souvent être bénéfiques.
Les médicaments auxquels on fait appel pour combattre les symptômes du TOC altérent le taux de sérotonine, un agent chimique présent dans le cerveau.
Pour sa part, le traitement psychothérapique fait appel à une technique preventive sur le plan de l'exposition et de la réaction. Ainsi, on invite le patient à demeurer en contact avec l'objet ou le facteur qui déclenche l'obsession et à s'astreindre à ne pas exécuter le rituel compulsif qui normalement le soulage momentanément de cette obsession. On peut constater une amélioration au bout de deux mois ou plus selon l'intensité de la thérapie.

Soutien et compréhension
Le stress est toujours présent chez les personnes souffrant de TOC et leur entourage est également affecté par leur état. La meilleure façon pour aider une personne de votre entourage qui souffre de trouble obsessionnel-compulsif est d'abord de vous sensibiliser aux divers aspects de la maladie. Vous vous sentirez alors mieux armé pour essayer de Ia convaincre qu'il existe des traitements pour améliorer son état de santé.
Si vous souffrez vous-même d'un trouble obsessionnel-compulsif, il est important de comprendre qu'il est parfaitement normal de ressentir malaise et inconfort au cours du traitement éventuel. Collaborez avec votre médecin afin de trouver la dose de médicament appropriée à votre condition et n'hésitez pas à demander une contre-expertise en ce qui a trait à la thérapie cognitive-comportementale recommandée dans votre cas. Sachez qu'une fois que les symptômes auront diminué d'intensité, vous serez en mesure d'éviter les rechutes.

Cas spécial des enfants souffrant de TOC
Plusieurs adultes souffrant d'un trouble obsessionnel-compulsif soulignent qu'ils ont ressenti les premiers symptômes à l'enfance. Il ne fait pas de doute que l'enfant qui est conscient de ses gestes compulsifs embarrassants et qui tente de les dissimuler à son entourage doit être soumis à un stress élevé.
Les enfants qui souffrent d'un TOC risquent fort de souffrir également d'autres problèmes d'ordre psychiatrique tels que la phobie sociale, la dépression, la difficulté d'apprentissage, le tic de l'enfance, le comportement perturbateur et la peur de la dysmorphie corporelle (laideur physique).
La thérapie cognitive-comportementale aidera souvent l'enfant à combattre les symptômes du TOC. Soulignons également que l'on ne prescrit généralement des médicaments aux enfants que lorsque la thérapie n'a pas eu l'effet escompté.

Sources de renseignements utiles
Contactez un organisme comme l'Association canadienne pour Ia santé mentale si vous souhaitez obtenir plus d'informations sur le trouble obsessionnel-compulsif, de même que sur les services d'entraide et autres ressources disponibles autour de vous.

Avertissement

Source:

Le trouble obsessionnel-compulsif




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Gilles
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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par I123346 le Sam 18 Juin 2011 - 18:52

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Dernière édition par IOANNES BENEDICTVS le Jeu 1 Sep 2011 - 11:55, édité 2 fois

I123346
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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par Gilles le Lun 20 Juin 2011 - 3:49


Les 50 plantes les plus efficaces pour guérir...

De plus en plus de Français se tournent vers la phytothérapie. Les plantes soignent, mais se manient avec précaution ! Voici les conseils des meilleurs spécialistes pour vous soigner sans danger.


Les plantes contiennent des principes actifs très puissants. Avant de vous auto-prescrire une substance, consultez votre médecin ou pharmacien, pour connaître les éventuelles interactions avec un traitement et les effets secondaires MaxPPP



En gélules, en feuilles fraîches ou en huile essentielle, les plantes ont la cote, et plus seulement auprès des adeptes des médecines douces. Dans ce secteur au chiffre d’affaire en pleine croissance – 240 millions d’euros en 2008 –, une nouvelle clientèle apparaît : « Depuis trois ans, les ventes en phytothérapie et en aromathérapie ne font qu’augmenter, note Mireille Grand, pharmacienne parisienne. Mais les scandales récents sur des médicaments dangereux poussent les gens à se tourner vers les plantes. » De la pilule Alli au Mediator, les affaires ont échaudé les consommateurs. Et la publication, en février, de la liste des 77 médicaments placés sous surveillance par les autorités sanitaires Afssaps a troublé encore davantage les esprits. A la pharmacie de l’Epoque, à Paris, spécialisée dans la phytothérapie, Xavier Moreau-Defargues voit ainsi défiler « des novices qui se défient des médicaments ». « Une de mes clientes âgées a mal compris l’intérêt de cette liste, elle a jeté toute son armoire à pharmacie à la poubelle, et voulait tout remplacer par des plantes…

Un médicament sur trois issu des plantes

L’efficacité de la phytothérapie, réglementée en France depuis 1986, n’est plus à démontrer. Un tiers des médicaments sont d’ailleurs issus de plantes. Nos grands-mères déjà « faisaient » de la phytothérapie comme M. Jourdain de la prose, sans le savoir, en buvant une infusion de tilleul après le repas. Antispasmodiques, analgésiques, diurétiques : les vertus des plantes sont multiples, à condition de les employer correctement. En France, parmi les quelque 1.500 plantes médicinales, 148 sont en vente libre et peuvent être achetées ailleurs qu’en herboristerie ou en pharmacie. Les industriels ont flairé l’aubaine. Face à la multiplication des produits et compléments alimentaires à base de plantes, médecins et pharmaciens appellent à la plus grande prudence (lire encadré). Car, martèlent-ils, les plantes contiennent des principes actifs très puissants, non dénués d’effets secondaires. Certaines se révèlent dangereuses, ou entrent en interaction avec d’autres traitements. Ainsi, le millepertuis inhibe l’effet de la pilule contraceptive. « Les huiles essentielles, très concentrées, ne conviennent pas aux enfants ou aux femmes enceintes, et nécessitent un mode d’application particulier », avertit Xavier Moreau-Defargues.

L’automédication est dangereuse

« En matière de phytothérapie, je n’encourage pas l’automédication. Elle est à réserver aux médecins et pharmaciens avertis, qui auront suivi un enseignement universitaire de trois ans », souligne le Dr Bérangère Arnal, médecin gynécologue et phytothérapeute, responsable du plus important diplôme universitaire de phytothérapie, à l’université de médecine de Paris-XIII Bobigny.

Alors, quelles plantes pour quels maux ? S’il est difficile d’établir un traitement standard, les spécialistes que nous avons sollicités ont indiqué une ou plusieurs plantes bénéfiques pour chaque pathologie. Ils précisent leurs effets indésirables, ainsi que leurs éventuelles interactions. Il va de soi que ce guide pratique ne dispense en aucun cas de prendre un avis auprès d’un professionnel qualifié.

Des plantes pour chaque maladie


CŒUR ET VAISSEAUX

Cholestérol

CHRYSANTELLUM AMERICANUM (infusion).

Contre-indications : dyspepsie biliaire.

Effets indésirables : douleurs gastro-intestinales.



ARTICHAUT (extrait fluide, teinture).

Précautions d’emploi : sur avis médical si calculs biliaires.

Contre-indications : allergie aux astéracées ou obstruction des voies biliaires.

Effets indésirables : douleurs gastro-intestinales.



AIL (cru, en poudre sous forme de gélules 300 mg).

Précautions d’emploi : éviter en grande quantité pendant la grossesse et l’allaitement.

Contre-indication : ulcère gastrique.

Effets indésirables : brûlures d’estomac, troubles gastro-intestinaux.

Interactions : anticoagulants et antidiabétiques.

Jambes lourdes

HAMAMÉLIS (infusion de feuilles).

PETIT HOUX (extraits, rhizome).

Effets indésirables : augmentation de la tension artérielle, allergies, troubles gastriques, nausées. Interactions : autres plantes vasoconstrictrices.

Hémorroïdes

MARRON D’INDE.

Contre-indications : grossesse, allaitement, enfants.

Interactions : anticoagulants, aspirine, hypoglycémiants.
Hypertension légère


Si d’origine inconnue (dite essentielle)

OLIVIER (extrait sec ou fluide, infusion feuilles).

Si d’origine nerveuse

AUBÉPINE (extrait, infusion, teinture mère).

PASSIFLORE (teinture, infusion).

TILLEUL (infusion).
TROUBLES NERVEUX

Insomnie

VALÉRIANE (poudre en tisane).

Précautions d’emploi : déconseillé aux enfants, goût amer en tisane.

Contre-indications de prudence : grossesse, allaitement, enfant.

Effets indésirables : à très haute dose, nausée, colique, troubles visuels.



PAVOT DE CALIFORNIE ou ESCHSCHOLTZIA (extrait sec, teinture mère, infusion).

En cas de difficultés à s’endormir.

COQUELICOT (teinture mère). En cas de réveil au milieu de la nuit.

PASSIFLORE (infusion, teinture).

TILLEUL (fleurs bractées en infusion).

Stress, anxiété


GINSENG (poudre).

Précautions d’emploi : ne pas associer à d’autres excitants dont le café, déconseillé pendant la grossesse et chez l’enfant, pas d’usage prolongé en cas de cancer du sein.

Effets indésirables : insomnie, diarrhée, hémorragie, hypertension. Chez l’homme, si usage prolongé et doses excessives, risque de gynécomastie.

LAVANDE VRAIE.

FLEUR D’ORANGER (en infusion ou huile essentielle).

Et aussi : (*) PASSIFLORE, (*) AUBÉPINE (cf. Hypertension légère), VALÉRIANE (cf. Insomnie).
Dépression



MILLEPERTUIS (extraits titrés).

Contre-indications : œstroprogestatif (annule les effets de la pilule contraceptive), anticoagulants, trithérapies AZT.

ÉLEUTHÉROCOQUE (poudre décoction, teinture).

Contre-indications : hypertension artérielle.

Effets indésirables : nervosisme ; après plus de trois mois, insomnie, tachycardie, maux de tête. Interactions : caféine, digoxine, insuline, anticoagulants, certains antibiotiques.
FATIGUE



ARGOUSIER (jus).

CASSIS (jus, baies, infusion).

Précautions d’emploi : une prise le matin.

Et aussi : GINSENG (poudre, cf Stress), ÉLEUTHÉROCOQUE (poudre décoction, cf Dépression)
DIGESTION



Spasmes, ballonnements

Conseil : associer des plantes calmantes (houblon, passiflore, mélisse).

FENOUIL (graines).

Précautions d’emploi : ne pas utiliser en huile essentielle convulsivante, ne pas dépasser 7 g par jour.

Contre-indications : en usage prolongé en cas de cancer du sein.

Interactions : ciprofloxacine.

MENTHE POIVRÉE (infusion de feuilles).

Précautions d’emploi : l’huile essentielle est contre-indiquée chez l’enfant, en cas d’obstruction des voies biliaires, d’inflammation de vésicule ou de problème grave au foie.
Diarrhée



Conseil : associer de l’argile et des probiotiques (alicaments au bifidus).

CAROTTE (purée, soupe).

CAROUBE (en poudre).

SALICAIRE (extrait sec, poudre, tisane).
Constipation


MAUVE (feuilles et fleurs en infusion).

Précautions d’emploi : respecter un délai d’une heure entre l’absorption de la tisane et tout traitement.

Interactions : alcool, tanins, sels de fer.

HUILE D’OLIVE (une cuillère à soupe, à jeun).

MÉNOPAUSE

Bouffées de chaleur

MÉLISSE (infusion de feuilles).

SAUGE SCLARÉE (infusion de feuilles).

Contre-indications : cancer du sein.

Interactions : alcool.
CICATRISATION



Petites plaies, brûlures, piqûres d’insecte

ALOE VERA (gel et jus).

Précautions d’emploi : déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement.

GERME DE BLÉ (huile).
TRAUMATISMES SANS PLAIE



Hématomes, coups, entorses

ARNICA MONTANA (huile).

Précautions d’emploi : en frictions deux à trois fois par jour, après avoir appliqué de la glace pendant trente minutes.
DOULEURS



Mal de dents

CLOU DE GIROFLE (appliquer contre la dent douloureuse).

SAULE BLANC (infusion).
Mal de tête

MENTHE POIVRÉE (infusion de feuilles).

Contre-indications : grossesse.



* GRANDE CAMOMILLE (infusion).


DOULEURS ARTICULAIRES



Arthrite, arthrose, rhumatisme

HARPAGOPHYTUM.

Précautions d’emploi : en cas d’ulcère digestif, de grossesse, d’hypertension artérielle.



(*) CASSIS (feuilles, huile de pépins, teinture mère).

Précautions d’emploi : une prise le matin.

SAULE BLANC (infusion ou cataplasme).

Précautions d’emploi : contient de l’aspirine, éviter en cas d’ulcère à l’estomac, gastrite.
PEAU



Conseil : associer plantes drainant le foie (artichaut, romarin, curcuma) et apaisantes (houblon, passiflore).
[Acné

BARDANE (cataplasme ou décoction).

Contre-indications : grossesse.

SOUCI DES JARDINS (cataplasmes).

Précautions d’emploi : toxicité aiguë non négligeable. Réserver à l’application locale.

Contre-indications : allergie aux astéracées.
Brûlures, irritations



(*) HAMAMÉLIS (décoction).

(*) LAVANDE VRAIE (huile essentielle).

Précautions d’emploi : applicable sur la brûlure.

ALOE VERA (gel et jus).

Précautions d’emploi : déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement.
Eczéma



(*) MÉLISSE (infusion).

BOURRACHE (huile).

Précautions d’emploi : en infusion, contre-indication : grossesse, interaction avec médicaments anticoagulants et épilepsie.
MAL DE GORGE

Extinction de voix

(*) HERBE AUX CHANTRES (infusion).

(*) RONCE (infusion de feuilles).

(*) CASSIS (infusion, jus).
Angine

Aromathérapie : huiles essentielles

THYM, LAVANDE, SARRIETTE.

(*) PROPOLIS (spray ou extrait).

PLANTAIN (infusion).

Contre-indication : grossesse.

Effet indésirable : allergies possibles.

Toux sèche

(*) EUCALYPTUS GLOBULUS (infusion, inhalation).

(*) RÉGLISSE (infusion).

(*) LIERRE TERRESTRE (teinture mère).

Toux grasse

Aromathérapie : huiles essentielles

(*) THYM (infusion, gargarisme, inhalation).

(*) FLEURS DE SUREAU NOIR (décoction). Bien infuser.

INFECTIONS URINAIRES

* BRUYÈRE (infusion).

CANNEBERGE (jus, baie).

Effets indésirable : à haute dose, diarrhée.

Interactions : augmente l’effet anticoagulant.

BUSSEROLLE (décoction, sinon infusion de feuilles séchées).

Contre-indications : grossesse, allaitement, estomac fragile.

Effets indésirables : constipation si surdosage.

Conseil : ajouter des feuilles de menthe pour éviter l’irritation de l’estomac.

RÈGLES DOULOUREUSES

ACHILLÉE MILLEFEUILLE (infusion).

Contre-indication : allergie aux astéracées.

(*)Produits ne présentant ni contre-indication, ni effet indésirable, ni interaction.

Liste établie avec la collaboration de :

Dr Bérangère Arnal, médecin gynécologue-obstétricien, responsable du diplôme universitaire de phytothérapie à la faculté de médecine Paris-XIII, auteur de Cancer du sein, prévention et accompagnement par les médecines complémentaires, éd. Eyrolles (2010) ; Dr Emmanuel Grassart, homéopathe acupuncteur phytothérapeute, médecine morphologique et antiage, enseignant à Paris-XIII et à l’Institut supérieur d’ostéopathie de Lille, expert clinique agréé par le ministère de la Santé ; Dr Paul Goetz, médecin généraliste et phytothérapeute, enseignant de phytothérapie à Paris-XIII, coauteur avec les Dr Arnal et Grassart et le Pr Paris, de Phytothérapie : la santé par les plantes, éd. Vidal-Sélection du Reader’s Digest (2010) ; Dr Thierry Telphon, médecin généraliste et phytothérapeute, auteur de L’ABC des huiles essentielles et L’ABC des tisanes et décoctions, éd. Grancher (2003 et 2006).

Par Juliette Demey

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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

Message par Invité le Mar 21 Juin 2011 - 16:23

Je pars du principe que au minimum de médicaments au mieux c'est. Je me souviens avoir vu à la télévision des personnes qui prenaient 5.6 voir 7 médicaments ou plus.

Je prie pour ces gens dans la pensée qu'ils diminuent leur dose et pour ceux qui sont dans le même cas que moi. Je prends des médiacament bien que pas beaucoup.

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Re: ANXIÉTÉ -NERVOSITÉ - DÉPRESSION : CHRÉTIENS ET MÉDICAMENTS...

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