A propos des noms des ArchangesSeuls trois d'entre eux ont révélé leur nom :
Michel,
Gabriel et
Raphaël. Il faut se mettre en garde contre ceux qui prennent la liberté d'en désigner d'autres avec précision, comme l'avait fait un certain Adelbert ; celui-ci, en 745, à la demande de Saint Boniface, fut condamné dans un synode par le pape Zacharie, pour avoir inventé une prière aux anges Uriel, Raguel, Tubuel, Inéas, Tubuas, Saloac, Simiel, considérés par cette assemblée comme des démons.
Françoise Bouchard, "Les grands miracles de la dévotion", Ed. Résiac, 1996.Nous trouvons en effet dans le
"Dictionnaire portatif des Conciles" (Paris, Veuve Didot, 1767) les lignes suivantes :
"Rome, l'an 745, 25 Octobre, sous le Pape Zacharie, assisté de sept évêques, de dix-sept Prêtres et du Clergé de Rome. On y déposa Adelbert et Clement du Sacerdoce, avec anathème. On y condamna au feu les écrits du premier comme impies et insensés."
La prière composée par Adelbert était ainsi rédigée : "Je vous adresse mes voix et mes supplications, ange Uriel, ange Raguël, ange Tubuel, ange Michel, ange Inias, ange Tubuas, ange Sabaoc, ange Simiel..."
L'abbé Th. Laval précise, dans son ouvrage
"Le Monde invisible ou Traité dogmatique et ascétique des Anges" (Bruxelles, 1909) :
"On a essayé de donner des noms aux quatre autres [archanges]. Le sens de ces noms :
Barachiel, qui signifie Bénédiction de Dieu, -
Jéhudiel, Louange de Dieu, -
Uriel, Feu de Dieu, -
Sealtiel, Prière de Dieu, est irréprochable. Cependant ils ont été réprouvés au Concile de Rome de 745 parce qu'étant d'une valeur toute conjecturale, ils ne peuvent être assimilés aux trois noms donnés par le texte sacré. L'on peut représenter les sept archanges et les honorer ensemble d'un culte spécial ; mais l'
on doit alors s'abstenir de désigner par aucun nom ceux d'entre eux qui ne nous sont pas spécialement connus." (Chap. XII)
Plus tard, en 789, le Concile d'Aix-la-Chapelle confirmera la décision du Concile de Rome en interdisant de fabriquer des noms d'anges en dehors de
Michel,
Gabriel et
Raphaël.
Beaucoup plus récemment, en 2001, le
Directoire sur la Piété populaire et la Liturgie (Les Saints Anges, point 217) a rappelé de façon semblable :
"Il faut aussi réprouver l'usage de donner aux anges des noms particuliers, que la Sainte Ecriture ignore, hormis ceux de Michel, Gabriel et Raphaël." (*)
Voilà qui est clair, et devrait donner à réfléchir à tous ceux qui aujourd'hui prétendent pouvoir donner un nom à tous les Saints Anges Gardiens !
(*) : voir l'intégralité de ce chapitre consacré aux Saints Anges dans ce présent dossier
ICI.
Source: dossier dédié aux Saints Anges !Gilles. Ville de Québec - Canada
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DIEU EST POUR NOUS UN REFUGE ET UN APPUI. UN SECOURS QUI NE MANQUE JAMAIS DANS LA DÉTRESSE.
(Psaumes 46:2)